Archives de désobéissance civile

Résistance politique: Du parallèle de la cause palestinienne et de la cause aborigène des Amériques…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le mai 24, 2013 par Résistance 71

Deux causes même effet

 

Mohawk Nation News

 

23 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/05/23/double-jeopardy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Canada et Israël sont comme “cul et chemise” en tant que colonisateurs. Les deux existent par le truchement de la dépossession ou du déplacement des populations indigènes pour s’accaparer nos ressources naturelles et nos terres. Ils appellent leur système de gouvernement autocratique des “démocraties libérales”, qui ne rendent de compte à personne quant à leurs vols et leurs crimes contre l’humanité. Ces entités entrepreneuriales dominent par le terrorisme d’état organisé !

Tous deux veulent être à la tête ou du moins une partie prenante importante des empires militaires mondiaux. Le Canada serait le leader de l’extraction des ressources volées indigènes. Israël menace d’un holocauste nucléaire en utilisant un armement “made in USA” avec des ressources canadiennes. Israël menace constamment d’annihiler les Palestiniens indigènes. Le Canada punit les Palestiniens pour résister au génocide en menaçant de boycotts et de mettre un terme aux aides.

Notre terre et nos ressources sont mises sur le marché. Tout comme un vulgaire vendeur de voitures d’occasion malhonnête, le premier ministre Harper arpente le monde aux dépends de propriétés indigènes volées. Nous payons les factures du Canada de notre Indian Trust Fund de 110 000 milliards de dollars volés. Jusqu’à très récemment, personne n’´était au courant de notre compte secret. Maintenant le monde observe tandis que le Canada essaie de le distribuer parmi les veules banquiers internationaux qui sont les actionnaires de l’entreprise privée appelée Canada et propriétaire d’Israël. Les banquiers ont besoin des dépôts massifs du Canada provenant des ressources naturelles indigènes pour continuer à financer leur vol de la Palestine, qui est aussi une terre indigène qui n’a ni abandonnée ni donnée.

Harper veut personnellement briser le territoire naturel communal indigène en plots individuels. Les banquiers multinationaux veulent y avoir accès au plus tôt.

Harper a annoncé qu’il appelle pour une élection le 25 Octobre afin de faire perdurer sa fausse majorité. Il veut installer un voleur de la longue lignée des voleurs, le prince Charles d’Angleterre, pour “gouverner” le Canada en tant que “régent”! Ceci est une moquerie même des royaumes dictatoriaux moyen-orientaux gouvernés à vie par des marionnettes du contrôle.

Des systèmes de corruption extensifs comme les conseils “indiens” de bandes entretenus par la corporation Canada, permettent le développement capitaliste pour les bénéfices du tout petit nombre.

Le Canada et Israël ne pourraient pas exister sans attaquer la résistance au travers un système législatif et militaire répressif. Les violations ouvertes et nombreuses des droits de l’Homme ne sont pas une préoccupation pour eux. Ils abaissent délibérément les standards de vie de leurs cibles indigènes afin qu’elles vivent une existence de pittance.

Les egos démesurés de ces despotes les masquent complètement de la réalité. Leurs “royaumes” de gérance d’un homme seul ne fonctionnent que sur la base d’une corruption ouverte. La sécurité est devenue l’obsession de tous les instants. Le Sheikh Harper porte, paraît-il, un soutien-gorge pare-balles !

Nos garde-fous sont de conserver nos terres collectivement: de nous séparer des conseils de bandes et de tribus entrepreneuriaux et de ces conseils intégrés dans la grille de contrôle, de confronter le mal et de vaincre la peur. Comme le chantait Tom Petty: “Et bien je ne renoncerais pas, Non, je ne renoncerais pas. Vous pouvez me mettre devant les portes de l’enfer, mais je ne renoncerais pas.”

Note du traducteur: Visionnez la vidéo ci-dessous: Tom Petty en concert (2006). Super chanson !

I wont back down

confessions of NWO Zionists

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http://www.newsocialist.org/695-why-are-the-harper-conservatives-so-pro-israel

Obsolescence du système économique: L’illusion fait-elle toujours illusion ?…

Posté dans actualité, altermondialisme, économie, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique avec des tags , , , , , , , , , , , , , le mai 22, 2013 par Résistance 71

Un MEDEF sur la banquise

 

Georges Stanechy

 

21 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/un-medef-sur-la-banquise…-2

 

« Aujourd’hui, au sommet de leur achèvement, le capitalisme et le libéralisme engendrent les inégalités, la violence, la pauvreté, l’aliénation des travailleurs et la destruction d’un monde viable pour les générations futures ; bref, l’exact opposé du progrès humain. »

Jacques Généreux (1)

 

Contes, légendes, et croyances…

Quoi de plus rafraichissant, apaisant, en ces temps de crises aux multiples facettes ! Face à l’inéluctable, croire au merveilleux. Se nichant souvent dans des endroits inattendus.

Un des plus distrayants, actuellement, pétille à grosses bulles dans l’élection du président du MEDEF. L’effervescent syndicat des “grands patrons”.

En fait, dans la désignation du porte-parole officiel du grand patronat.

Car, détenant tous les médias de l’audiovisuel et de la presse, la bonne parole de cette caste de grands prêtres est entretenue en permanence. Au point d’être devenue la Bible, le Coran, ou les Mantras, de nos politiciens de tous bords.

Oui, nous sommes bien face à la nouvelle religion formatant nos sociétés, en France et ailleurs.

Partout où s’impose la croyance au “Dieu Marché”…

Qui, de sa main invisible, magnanime, agit en “Grand Régulateur” de nos collectivités. Répartissant, dans la neutralité de sa justice, ses récompenses pour les bons, les méritants, les ineffables entreprenants ou entrepreneurs, ce qui revient au même.

Et, inévitablement, ses sanctions pour les moins méritants, inaptes à comprendre l’impérieuse nécessité pour tous de se plier à la loi des plus forts et des plus intelligents. De se comporter en dignes serviteurs zélés à l’égard des détenteurs du “génie d’entreprendre”.

En commençant par se serrer la ceinture sur commande, et vider quotidiennement ses poches (le denier du nouveau culte se dénommant TVA) au seul profit de ce vorace clergé escorté de ses bedeaux. Sans oublier, autres bénéficiaires obligés, leurs ascendants, collatéraux et descendants.

Ma fibre républicaine et laïque s’étonne toutefois du profond silence, intergalactique par sa subite dimension en expansion permanente, des énergiques défenseurs de la “laïcité républicaine”…

La République, m’a-t-on ânonné depuis le biberon, accueille avec bienveillance toutes les croyances et légendes, mais s’insurge implacablement, rigoureusement, dès lors qu’une tentative d’imposer un credo, quel qu’il soit, à l’ensemble des citoyens pointe le nez. Pire, prétendant l’imposer par des lois.

Mais, où sont-ils ces chevaliers courageux défenseurs de “la laïcité”, inquisiteurs implacables de la pureté républicaine ?… Si agités et vibrionnant d’habitude, bondissants d’un média à l’autre, dès qu’il y a un voile ou un foulard en vue.

Soudainement, muets comme des fers à repasser.

Certains assurent qu’ils seraient “vendus”. Ce sont des médisants. Moi, je ne le crois pas. Je les imagine, au contraire, plongés en méditation transcendantale pour préparer une riposte à cette mainmise sur nos institutions, à ce pillage de notre collectivité. A ce despotisme spoliateur.

C’est vrai, à entendre les prêches de cette caste d’êtres exceptionnels, la planète, depuis des millénaires, leur doit ses progrès. Exigeant des privilèges leur revenant, en conséquence, de droit.

Ces grands patrons, en fait “grands actionnaires”, devrait-on dire, qu’imposent-ils à la collectivité qu’ils régentent ?…

Des dogmes.

L’avantage, le confort, de cette religion, je le reconnais, c’est le simplisme de sa métaphysique :

« Tout pour Moi – Rien pour les Autres ».

Pas d’impôt, évidemment, comme toutes les castes d’élus de droit divin l’ont exigé dans l’Histoire de l’Humanité. Ou si peu, qu’il en devient symbolique.

Productivité” oblige, affirment-ils !… Pas d’impôts ! Pas de “charges” !

Oui !… “Améliorer la Compétitivité” passe par le licenciement et la fermeture d’usines dans nos pays, pour employer de la main-d’œuvre de contrées lointaines dans conditions d’exploitation et d’esclavage innommables. Le Bengladesh, en ce mois de mai, vient de nous le rappeler : une “usine” de confection de 9 étages, sous-traitante des grandes marques internationales s’est écroulée, tuant plus de 1.155 personnes

Par de multiples privilèges fiscaux, sur leurs revenus, sur la transmission de leurs patrimoines, sur leurs châteaux (souvent entretenus aux frais de l’Etat en tant que “patrimoine historique”), tableaux ou œuvres d’art, et autre “signes extérieurs”, discrets ou pas, de richesse. Surtout, ne jamais toucher aux revenus de la spéculation.

Encore moins, aux paradis fiscaux (Ciel ! Mon Yacht et ma Caisse Noire “logés” aux Bahamas !…)! Comment ne pas les comprendre ?… Eux, envoyés directement du Paradis sur Terre, pour apprendre le bonheur à leurs ouailles, trop stupides pour ne pas bêler de reconnaissance du matin au soir.

Ah !… L’ingratitude…

Ne jamais remettre en cause les oligopoles qu’ils ont édifiés, en complicité avec les politiciens dont ils assurent la carrière : une poignée de clans se répartissant un marché national (grande distribution, marchands de canons, télécoms, audiovisuels, banques, assurances, distributeurs d’électricité, d’eau, et autres services publics…).

La “libre concurrence” ne s’appliquant qu’aux artisans, commerçants, ou petites entreprises. Jamais à Eux, “Les Elus” !

Maintenir la vieille et inusable recette du “génie d’entreprendre” : « Privatiser les profits – Etatiser les pertes ».

Récemment la France, suivant en cela les autres oligarchies adoratrices du “Dieu Marché”, aux caisses prétendues vides, s’est illustrée dans une magnifique démonstration de son obéissance à la théologie imposée. Déversant 500 milliards d’euros pour renflouer des banques en faillite après avoir joué à l’économie-casino.

Refuser “l’intervention de l’Etat”, mais l’obliger à lui accorder aides et subventions permanentes. Comme financer la recherche et le développement, par des fonds gratuits, déguisés en « crédits d’impôts », ou l’apport scientifique non rémunéré, mais fondamental, des universités…

Nous sommes nombreux, néanmoins, à nous demander depuis longtemps ce que ce “génie d’entreprendre” serait en mesure d’accomplir s’il vivait seul, sur la banquise… (2)

Il réclamerait, immanquablement, à la collectivité des ingénieurs, cadres, techniciens et ouvriers qualifiés, pour mettre en œuvre son “idée géniale”, son “dynamisme entrepreneurial”, de la conception au processus d’élaboration, sinon…

Il réclamerait, fatalement, le support de l’épargne de la collectivité, publique et privé pour financer la réalisation de sa “géniale idée “…

Il réclamerait, assurément, à la collectivité des locaux, des infrastructures, pour acheminer son matériel, de production, de fabrication, de stockage, d’expédition et de transport. Jusqu’à des terrains viabilisés, tels ces terres agricoles transformées en zones industrielles et commerciales, sur les fonds publics, et cédées à deux sous pour arrondir les patrimoines immobiliers.

Il réclamerait, certainement, à la collectivité, un “bassin de consommateurs” sur son territoire ou ailleurs, pour acheter, vendre, louer, etc. Sans clients, surtout captifs sous forme de services publics privatisés, le génie s’essoufflerait vite …

Finalement sur la banquise… Sans la collectivité, sans un Etat, que vaut le “génie d’entreprendre” ?…

Et, si ce n’était que de l’esbroufe imposée par une secte spécialisée dans l’arnaque à la crédulité ?…

Crédulité dans des dogmes, maintenue par lavage, ou lavement forcé, de cerveau.

.

(1) Jacques Généreux, L’Autre Société – A la recherche du progrès humain, tome 2, Seuil, collection Essais, 2009, p. 390.

(2) Cf. Jacques Généreux, Op. Cit., P. 342.

 

Résistance à l’empire: Une petite bourgade sicilienne tient tête à la mondialisation de la guerre…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , le mai 22, 2013 par Résistance 71

Les merdias de masse ne nous en disent rien… Ah ben pourquoi ?

Il est tout de même symptomatique et effarant de constater que de grandes avancées technologiques ne se font que pour et par les complexes militaro-industriels ou industriels à des fins essentiellement destructrices, de profits et de contrôle des populations… Il est quand même sérieusement temps de reprendre tout cela en main, nous les peuples, sans intermédiaires privés ou étatiques et pour le bien commun pour changer !…

– Résistance 71 –

 

Muos: Niscemi résiste à l’empire

 

Manlio Dinucci

 

21 Mai 2013

 

url de l’article en français:

http://www.voltairenet.org/article178555.html

 

Une petite ville italienne résiste à l’implantation de Muos sur une base militaire. Muos ? C’est le système ultra-sophistiqué qui devra relier toutes les unités combattantes des États-Unis et de l’OTAN. Niscemi ? C’est le petit village sicilien qui résiste à l’Empire et défend la paix en Syrie…

 

Lockheed Martin —compagnie étasunienne aérospatiale et de « sécurité globale » qui a 120 000 salariés et des ventes nettes de 50 milliards de dollars annuels— vient juste de livrer le second satellite Muos à Cap Canaveral, d’où il sera lancé en juillet. Le premier satellite est déjà opérationnel depuis 2012. La constellation entière de quatre satellites de ce nouveau système de communications de la U.S. Navy sera en orbite d’ici 2015.

En attendant, la firme General Dynamics —autre géant de l’industrie guerrière, avec 90 000 salariés et des ventes annuelles de plus de 30 milliards de dollars— construit les quatre stations terrestres du Muos : deux en territoire étasunien, en Virginie et aux Iles Hawaï, une en Australie et une en Sicile. Chacune dotée de trois grandes paraboles de 18 mètres de diamètre.

General Dynamics est en train de fournir aux forces étasuniennes les premières radios portatives An/Prc-155 : des smart phones pour la guerre qui, à travers le Mobile User Objective System à très haute fréquence, transmettent en mode crypté, simultanément, voix, vidéos et données en streaming (diffusion et lecture en flux continu, NdT).

Avec le second satellite, le système sera utilisable par plus de 20 000 des terminaux actuels : ceux-ci seront ensuite remplacés par les nouveaux, qui transmettent une mole de données 16 fois supérieures. Sous-marins et navires de guerre, chasseurs-bombardiers et drones, véhicules militaires et services terrestres seront ainsi reliés à un seul réseau de commandements et de communications, pendant qu’ils sont en mouvement, dans n’importe quelle partie du monde où ils se trouveront.

Les stratèges qui ont conçu cette machine de guerre globale ne se seraient par contre jamais attendus à ce que les habitants d’une petite ville de Sicile, Niscemi, aient osé résister. Quand le projet Muos est lancé par Lockheed en 2004, le gouvernement Berlusconi autorise en secret l’installation en Sicile d’une des stations terrestres. C’est Sigonella qui est choisie, mais une étude réalisée par une société étasunienne prévient que les très fortes émissions électromagnétiques des antennes peuvent faire exploser les engins présents sur la base (base militaire étasunienne, NdT). On choisit donc Niscemi, où se trouve déjà un centre étasunien de transmissions radio navales avec 41 antennes. L’autorisation est donnée, secrètement toujours, par le gouvernement Prodi et, en 2007, la Région Sicile donne son feu vert à l’installation. Feu vert que les habitants et la Municipalité de Niscemi, par contre, ne donnent pas, conscients des dommages sanitaires que représentent les émissions électromagnétiques. Ainsi naît le mouvement populaire No Muos qui se diffuse aussi dans les communes limitrophes et, en mars dernier, le nouveau président de la Région, Rosario Crocetta, révoque définitivement l’autorisation pour le Muos de Niscemi.

C’est alors qu’éclate la contre-offensive. Les actions non-violentes des militants No Muos sont durement réprimées et condamnées par l’ambassade étasunienne à Rome et par le ministère italien de la Défense, qui attaque la Commune de Niscemi au Tribunal administratif régional (TAR) en demandant un gros dédommagement pour l’interruption des travaux. Tandis qu’on attend la réponse de l’Institut supérieur de la santé (dont il n’y a pas grand-chose à attendre) et que le physicien John Oetting de la Hopkins University assure que les antennes Muos émettent moins de radiations qu’un four à micro-ondes, des parlementaires Cinque Stelle (mouvement du comédien Beppe Grillo, NdT), après avoir visité l’installation, assurent que « les travaux sont à l’arrêt et que les paramètres montrés par le consul Moore sont au-dessous des limites de la dangerosité ».

Déclarations contestées par les manifestants qui, avec des inscriptions comme « No war in Syria » et « Contre le Muos pour une Méditerranée de paix », montrent que leur lutte est aussi une résistance aux politiques de guerre.

Manlio Dinucci

Traduction 
Marie-Ange Patrizio

Source 
Il Manifesto (Italie)

Résistance politique indigène au Canada: Le mouvement Idle No More coopté… Il est temps de passer à la vitesse supérieure…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , le mai 21, 2013 par Résistance 71

Nation indigène: Au-delà du mouvement Idle No More

 

Gerald Taiaiake Alfred

 

29 Janvier 2013

 

url de l’article:

https://www.commondreams.org/view/2013/01/29-0

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Notre action collective dans le mouvement Idle No More (INM) a montré qu’il y a un soutien réel parmi les Canadiens pour un mouvement qui personnifie l’opposition de principe à la destruction de la terre et à l’expansion de la justice sociale pour les indigènes. Quand nous, les personnes aborigènes, avons un agenda politique qui est consistent avec nos enseignements originaux traditionnels, une relation de respect avec la terre et l’environnement naturel et une relation respectueuse entre toutes les nations qui partagent cette terre, nous avons vu que cela devient une grande motivation pour beaucoup de gens de nos propres nations tout aussi bien que de la société plus vaste (non-aborigènes).

Il est aussi maintenant clair que le mouvement a atteint un plateau. La plupart de la passion, de l’urgence et de l’attention que le mouvement INM a généré dans le sillage de la grève de la faim du chef Theresa Spence et de la “déclaration en 13 points” soutenue par chef Spence, l’AFN et les deux partis d’opposition canadiens, que trop de gens dans le mouvement représentent, a mené à la récupération des demandes du mouvement par les chef de l’AFN (NdT: dénoncée par beaucoup comme étant les agents du système…) en soutien de leurs négociations perpétuelles et des processus bureaucratiques de longue haleine qu’elles suscitent.

La question qui vient à l’esprit de beaucoup de gens du mouvement qui sont motivés pour continuer à lutter pour des buts plus sérieux de transformation, est de savoir comment raviver le momentum vers un changement fondamental comme celui que nous avions au début du mouvement ? Je pense que le seul moyen de maintenir ce mouvement dans la bonne direction est que nous voyons nos actions faites au sein d’INM comme faisant partie d’un engagement plus profond et de plus longue haleine vers la restauration du système de nation indigène.

Nous devons recentrer notre activisme sur la racine du problème à laquelle nous devons faire face collectivement: Notre dépossession et notre mauvaise représentation en tant qu’indigènes. Maintenant est venu le temps de nous replacer sur nos terres spirituellement et physiquement et de détourner notre soutien du système de l’Indian Act et de commencer à énergiser la restauration de nos propres gouvernements (traditionnels). Nos gens, nos langues et nos cérémonies traditionnelles devraient saturer nos patries et territoires. Nos leaders devraient nous répondre et non pas au ministre des Affaires Indiennes et à ses sbires. Nos gouvernements devraient être des cercles autour desquels chacun s’assied en égal et y participe totalement et devraient être là où nos voix se font entendre et non pas celles des systèmes de hiérarchie et d’exclusion, légitimisés et renforcés par les lois canadiennes. Restaurer notre sentiment de nation de cette manière est une lutte fondamentale. Notre concentration devrait être de restaurer notre présence sur la terre et de régénérer notre véritable nation. Ceci va la main dans la main et l’un ne peut pas se faire sans l’autre.

Idle No More a été utile et nécessaire. Comme des milliers d’autres personnes ces derniers mois, je suis fier d’avoir été un participant motivé à éduquer un public plus large, de faire la connexion entre les droits natifs et les droits démocratiques de tous les citoyens et d’avoir argumenté pour la protection de notre environnement sous la bannière Idle No More. Mais les limites du mouvement sont claires et beaucoup de gens commencent à réaliser que le type de mouvement que nous avons mené sous la bannière d’Idle No More n’est pas suffisant en lui-même pour décoloniser ce pays et même de produire des changements signifiants dans la vie des gens.

Ceux d’entre nous demeurant au sein du mouvement doivent se poser cette difficile question: Qu’avons-nous accompli au travers d’Idle No More ? Il y a eu une politisation de quelques indigènes. Il y a eu une certaine attention des médias. Il y a eu des rallies et des manifestations. De superbes créations artistiques et musicales en ont découlé. Tout ceci est très bien. Mais en termes de changement signifiant dans la vie des gens et de la lutte pour la justice, les choses ne sont pas différentes qu’avant que ce mouvement ne démarre. Le gouvernement fédéral n’a pas répondu, n’a pas senti le besoin d’adresser à quelque niveau que ce soit, le défi que nous lui avons proposé. Nous sommes en danger de devenir institutionnalisé (NdT: c’est déjà fait à notre avis…) et d’être trop prévisible en tant que mouvement, ou pire même, de devenir un genre de grand mouvement râleur sur Facebook et d’entrer dans un circuit fermé trop facile à ignorer et qui n’a plus rien de tangible avec ce qu’il se passe quotidiennement dans la vie des gens. Ce que cela veut dire si nous demeurons motivés à produire le changement et à parvenir à la justice pour nos gens, est que nous devons changer nos stratégies et nos tactiques pour présenter un défi bien plus sérieux sur la base de forcer le gouvernement fédéral à engager notre mouvement et à nous répondre de manière sérieuse.

Je pense que ce dont notre mouvement a besoin, c’est d’une mobilisation des gens sur la base de la nation indigène, emmenée par nos chefs traditionnels et les clans des mères, des hommes médecines, des anciens et des jeunes, de commencer à agir directement sur nos droits inhérents sur la terre et de demander le respect de nos gouvernements traditionnels. En termes pratiques, nous devons aller au delà des manifestations et des rassemblements publics dans les centres commerciaux, la voie publique et les législatures et nous devrions commencer à réoccuper nos sites ancestraux culturels, traditionnels et sacrés, utiliser les sites pour ré-établir notre présence sur notre terre et de cette façon, d’éduquer les Canadiens à nos connexions continuelles avec ces endroits et signifier leur importance pour notre existence en tant que peuples indigènes.

Si nous faisons cela, nous pourrons, une fois de plus, faire que l’Assemblée des Nations Premières (AFN), les médias de masse et les partis d’opposition, entendent la véritable voix des peuples indigènes dans ce pays et si nous sommes forts et pugnaces en faisant part de notre engagement à défendre ces buts, alors nous pourrons forcer le gouvernement fédéral à nous prendre sérieusement.

Maintenant vient le temps de la transgression (désobéissance civile), de la réoccupation, du soulèvement… en tant que peuples indigènes !

Éducation et pédagogie: La Foire à l’Autogestion des 8 et 9 Juin… Apprenons !… Échangeons !…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique avec des tags , , , , , , , , , , , , , , le mai 21, 2013 par Résistance 71

Entrée libre à la seconde Foire à l’Autogestion !

vendredi 17 mai 2013

 par Foire-Autogestion

 

La Foire à l’autogestion dure deux jours : les 8 et 9 juin, à la Parole errante, 9 rue François-Debergue, à Montreuil, métro Croix-de-Chavaux.

On y attend des dizaines de structures associatives, syndicales, coopératives et politiques, et 1500 à 2000 visiteurs.

L’entrée est libre. Vous donnez ce que vous voulez à l’entrée pour financer l’édition de l’année suivante.

Consultez le programme !

Carte et plan des lieux

Politique française: Mise au point sur la supercherie de la "gauche" et de la "gauche de la gauche"…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , le mai 17, 2013 par Résistance 71

Il n’y a pas de solution au sein du système !…

– Résistance 71 –

 

Le parti du peuple en marche

Le Monde Libertaire

 

16 Mai 2013

 

Url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/france/16421-le-parti-du-peuple-en-marche

 

Périodiquement, la gauche française recherche un nouveau leader plus ou moins charismatique pour faire la nique au PS. Mélenchon s’y colle, populisme en avant.

Voici plusieurs mois déjà que le Front de gauche (FdG), emmené par le tribun Jean-Luc Mélenchon, occupe une partie du devant de la scène politique. La manifestation parisienne du 5 mai a été l’occasion d’une nouvelle démonstration. Revenons sur cette force que l’on dit montante.

Nous savons que, périodiquement, la gauche française recherche un nouveau leader plus ou moins charismatique pour faire la nique au PS. Tour à tour, Arlette Laguiller de LO puis Olivier Besancenot du NPA furent ces nouveaux visages médiatiques ; plus ou moins soumis à un ordre électoral et communicationnel, ils incarnaient – pour un temps – l’espoir d’un vent de révolution. C’est pourtant des rangs du PS que vient le nouveau leader d’un électorat en mal de perspectives politiques. La première réussite de J.-L. Mélenchon fut d’agréger diverses organisations au sein d’un front de gauche, dont le PCF. Ce front de gauche, très inspiré par des expériences similaires en Europe (Syriza en Grèce, Die Linke en Allemagne), réunit des associations politiques et organisations parfois sur le déclin, des réseaux et des groupements nés de récentes scissions, en mal d’ancrage et de moyens. Aujourd’hui, certains de ces partenaires s’efforcent même de manœuvrer pour desserrer l’étau constitué par le PCF et le Parti de gauche et tenter d’exister dans cette cohabitation.

Des mots, des idées

Sur le plan politique, le FdG s’inspire beaucoup des mouvements sociaux mondiaux ; dernier exemple en date, vouloir calquer les modèles de mobilisations espagnoles des « marées » pour la France. Évidemment, les charismatiques Evo Morales et Chavez sont des figures de proue de cette rénovation d’une certaine gauche française. S’adressant aux déclassés, à partir d’une inspiration qui fait appel à Robespierre, Jaurès ou Guevara, c’est l’image du travailleur qui est surtout convoquée pour galvaniser les nostalgiques d’une gauche puissante. Dans les meetings, les chants entonnés, de La Marseillaise à L’Internationale, balaient un spectre qui invoque l’esprit de la patrie républicaine en danger ou celui de 1917. Les références à la « nation », à Marianne, à « la France belle et rebelle », à la « patrie républicaine », à l’exemplarité universelle de ce mouvement qui se met en marche… mêlent ainsi des valeurs et des conceptions qui peuvent toucher largement un électorat nostalgique d’une France jacobine des droits de l’homme, des mythes d’un peuple émancipateur, et qui rêve encore au plein emploi.

On ne peut pas nier que contester la prédominance du FN sur son propre terrain est ambitieux, mais on se demande où veut en venir Mélenchon quand il explique qu’il faut défendre les travailleurs menacés comme s’ils étaient les membres d’une même famille, lorsqu’il réaffirme toujours et encore qu’avec lui c’est le « peuple » qui est en marche, et qu’il prend pour cible les Chinois et autres Qataris, ces investisseurs qui achètent le patrimoine français. Ce tribun affirmait récemment que l’usage des mots choisis pour ses déclarations étaient très réfléchis avec son équipe de campagne. Dont acte.

Il n’y a aucune mauvaise foi à écrire ici que si le FdG rejette des institutions européennes et les fonctionnements de la Ve République, il assume déjà le fait d’avoir des députés et sénateurs à Paris comme à Strasbourg. Par rapport au Parti socialiste, la manœuvre étant de rééquilibrer le rapport de force, le secrétaire du FdG, François Delapierre, n’écarte pas de participer à un gouvernement avec des socialistes (entendu sur France Info le 6 mai). Quant aux incantatoires appels à « l’insurrection citoyenne », que penser de la déclaration de Mélenchon sur France Inter le 6 mai : « Je suis un démocrate, je crois aux élections, je crois à l’articulation entre mouvement social et mouvement électoral, tous les gens normaux sont comme ça. » Une insurrection qui finirait donc dans les urnes ?

Cette conception toute partidaire de la contestation sociale qui doit trouver son débouché dans les urnes n’est pas bien originale ; elle est surtout un bel accroc à la notion d’indépendance des mouvements sociaux, chère aux libertaires, entre autres. La vision de banderoles de syndicats (CGT) lors de la manifestation du 5 mai est une belle démonstration d’une conception décalée de l’indépendance syndicale. Toute l’Europe des nouvelles contestations sociales réfléchit au dépassement du capitalisme et de la dépendance au vieux système des partis, mais le FdG, lui, cherche à canaliser électoralement les colères légitimes de ceux qui souffrent du capitalisme.

Une stratégie en trompe-l’œil

Dès lors, la journée du 5 mai s’est inscrite tout naturellement dans la stratégie de conquête d’un pouvoir confisqué depuis des décennies par le PS. Celui-ci avait mis au ban des pestiférés le Parti communiste d’alors, en lui volant électoralement les millions de sympathisants qui votaient pour ses candidats. Mélenchon essaye donc de faire retrouver le lustre d’antan d’une organisation dans laquelle les marxistes-léninistes sont toujours influents. Et qui ne voient pas d’un bon œil le second rôle que veut faire jouer au PCF le leader du Parti de gauche (PG). Mais les différentes étapes imposées par le PG vont dans leur sens. En effet, les prolongements proposés du 18 mai avec la Marche des femmes contre l’austérité et le week-end de manifestations régionales des 1er et 2 juin sont de la même veine : occuper la rue, sur des revendications économiques, pour permettre aux colères de s’exprimer dans un cadre prédéfini. N’oublions pas que, l’année prochaine, il y aura les élections municipales et les élections européennes. Dès lors, la revendication par le FdG d’une VIe République va paraître bien futile au regard des futures élections qui vont déterminer les rapports de force à l’intérieur de la gauche. Le PS ne s’y trompe pas. La situation économique ne joue pas en sa faveur et ses secrétaires fédéraux sont déjà dans une minimisation des résultats à venir.

La VIe République en question

Mais revenons à cette VIe République qui serait celle qui redonnerait « le pouvoir au peuple ». La date du 5 mai n’a pas été prise au hasard. Elle correspond historiquement à l’ouverture des États généraux de 1789, qui furent les deniers de l’Ancien Régime et préfigurent la Révolution française quelques mois plus tard, puisque, face à la grogne de la bourgeoisie, une Assemblée constituante va être mise en place et va se substituer à la monarchie.

La Constituante permet à une société de définir les différents organes politiques, judiciaires… Durant l’élection présidentielle, le Front de gauche appelait déjà, s’il venait au pouvoir, à changer la Constitution de 1958. Les arguments tenus par les responsables du FdG sur la nécessaire évolution de cette Constitution, du fait des changements notoires à la fois dans nos vies quotidiennes, dans l‘évolution des mœurs, du changement des catégories socioprofessionnelles, paraissent

recevables au regard de l’accroissement démographique en cinquante ans. Mais peut-on croire réellement qu’en changeant les règles du jeu démocratique de l’État, on changera le fait que certains sont attirés par le pouvoir ? Et qu’est-ce qui, réellement, va changer dans les modes de décision ?

N’oublions pas que l’État met tout en place pour préserver sa reproduction. Le déterminisme social fait que les classes dirigeantes sont pour la plupart issues d’écoles d’élites. Rares sont ceux qui ont bénéficié d’une ascension sociale et ont été acceptés comme tels par leurs pairs. Dès lors, en quoi une VIe République serait-elle plus avenante pour les libertaires ? Certaines propositions sont alléchantes : le référendum révocatoire par exemple, qui semble être proche de ce que nous appelons la révocabilité des élus. Mais le continuum est là. À aucun moment, le capitalisme n’est remis en cause. Seul, le monde de la finance est montré du doigt !

Or l’affaire Cahuzac a permis de montrer cette connivence entre les oligarchies économiques et politiques. Celles qui se gavent grâce aux intérêts de la dette de l’État, et par là même dictent leurs conditions économiques et sociales à toute la société française et européenne. Pourtant, cette notion de République, les anarchistes peuvent la faire leur. La res publica, la chose publique, nous l’avons toujours mise en avant dans nos expériences autogestionnaires.

Ce que nous ne pouvons prendre à notre compte, c’est l’État, car c’est lui qui crée cette oligarchie. Qui nous dit que ceux qui veulent la disparition de l’ancienne ne vont pas en créer une nouvelle ? Cette élite partidaire que l’on retrouve au sein du Parti de gauche, du Front de gauche, semble être dans cette logique.

Ce n’est pas d’un ravalement de façade dont nous avons besoin, c’est d’une véritable démocratie directe dans les entreprises et les quartiers, au niveau local, puis régional et national. Mais il nous appartient de la construire dans les faits.

 

Daniel, groupe Gard-Vaucluse

Jérôme, liaison Villeurbanne

Résistance politique au colonialisme rampant…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, guerres imperialistes, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , le mai 16, 2013 par Résistance 71

Roi du Canada ?

 

Mohawk Nation News

 

16 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/05/15/king-of-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La lignée héréditaire des banquiers d’Europe essaie de conserver le contrôle des 105 000 milliards de dollars de l’Indian Trust Fund. L’île de la Grande Tortue (NdT: les territoires ancestraux natifs qui sont aujourd’hui le Canada, les Etats-Unis et le Mexique) est gouvernée par la loi de la terre, Kaianerehkowa, la Grande Loi de la Paix. L’entreprise Canada n’a aucun droit sur notre terre, nos ressources et notre argent.

Pour perpétuer la fraude, ils proposent un régent dans la lignée du sang pour être placé sur le trône du Canada. Le prince Charles d’Angleterre est un autre masque de la structure entrepreneuriale qui légitimise leur vol et leur meurtre. Ils vont fomenter une résistance, envoyer l’armée et obtenir le soutien des citoyens, comme ils l’ont déjà fait lors de l’opération psychologique de Whiskey Trench en 1990. Lorsque les colons rejoignent leurs Indiens, l’ensemble de la dette héritée, la guerre, l’escroquerie frauduleuse est fini. La lignée sera “abattue et renvoyée d’où elle vient pour le reste de l’éternité”.

Un terroriste du sérail doit être le détendeur du titre héréditaire du Canada, déplaçant les populations indigènes. Lorsque l’armée arrive, plus personne n’a de droits civils. Les Canadiens ne les accueilleront pas à bras ouverts, comme les Autrichiens l’ont fait d’Hitler en 1936. Il n’y a pas de constitution ratifiée, ainsi les cours de justice n’ont pas à la suivre.

Le chef ne sera plus un gouverneur général du Canada, mais un prince de sang. La loi sur le gouverneur général fut un ordre du conseil signé par le premier ministre St. Laurent en 1952. Elle n’a jamais été approuvée par les parlements britannique ou canadien. Par construction, le premier ministre est un dictateur. Il peut s’enquérir du gouverneur général et court-circuiter le parlement, à ce moment le Canada se retrouve immédiatement sous la loi martiale.

Le premier ministre Harper a annoncé qu’il démantelait la souveraineté du Canada en faveur du globalisme (corporatisme transnational). Les peuples indigènes sont les seuls peuples réellement souverains de Great Turtle Island. Il a déclaré qu’il allait se débarasser de nous et que ses patrons (les actionnaires de l’entreprise Canada), posséderaient tout de plein droit ! Sa récompense sera placée sur les comptes grossissants de sa femme dans les paradis fiscaux.

La hiérarchie est le mensonge originel. Quand elle sera démantelée, alors la grille de contrôle pyramidale s’effondrera sur elle-même et nous aurons une paix éternelle sur terre. Le prince Charles nous dit vraiment qui il est, comme Mick Jagger le chantait dans sa chanson “Sympathy for the Devil”: “Permettez-moi de me présenter, Je suis un homme de richesse et de goût, j’existe depuis de très très longues années, j’ai volé beaucoup d’âmes et de foi humaines, j’étais déjà là lorsque Jesus Christ a eu son moment de doute et de douleur.”

Montreal Gazette story

Harper’s speech on sovereignty

Governor General position

Charles Regent of Canada http://www.montrealgazette.com/news/national/Charles+Prince+Regent+would+send+Canadian+Crown+into/8378934/story.html

 

Résistance politique: 65 ans de résistance palestinienne…

Posté dans actualité, altermondialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , le mai 15, 2013 par Résistance 71

Palestine 65 ans de résistance contre le colonialisme

 

14 mai 2013 – Comité Action Palestine

 

url de l’article:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article13527

 

« Jour après jour, le choix de la résistance apparaît comme étant le seul qui préserve notre cause et nos droits légitimes, qui protège l’unité et les constantes de notre peuple, et en premier lieu le droit à la libération et au retour… La résistance connaît parfaitement la nature de cette entité spoliatrice, qui ne comprend que le langage de la force  »

Le 14 mai 1948 est le jour de la création de l’Etat israélien, mais cette date est commémorée par les Palestiniens comme la Nakba, la catastrophe. L’idée initiale selon laquelle la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » a constitué l’un des plus grands mensonges de l’histoire et a servi de justification à la politique sioniste de colonisation.

Cette catastrophe prend d’abord la forme d’une prétendue légitimité internationale lorsque l’Onu adopte, le 29 novembre 1947, la Résolution 181, recommandant la partition de la Palestine, partition refusée par les Palestiniens. Non seulement ils étaient spoliés de leur terre, mais en outre 56 % du territoire palestinien étaient attribués aux Juifs, qui constituaient moins du tiers de la population et possédaient jusque-là à peine 7 % des terres. Cette catastrophe, c’est aussi la destruction, entre 1947 et 1949, de plus de 500 villages palestiniens, dont le plus connu est Deir Yassine, avec ses 250 habitants massacrés par les forces militaires juives.

Cette catastrophe enfin, c’est 800 000 Palestiniens expulsés de leurs terres sans que leur droit au retour ne soit encore reconnu dans les faits. Chassés de leurs terres et niés de tous, les réfugiés palestiniens, qui sont aujourd’hui 7,2 millions, attendent toujours de retourner chez eux.

Depuis son implantation en Palestine, le sionisme n’a jamais eu d’autres buts que le nettoyage ethnique. Terre conquise et non terre promise, telle est la réalité de cette colonisation de la pire espèce.

Face à ce colonialisme, les Palestiniens n’ont jamais eu d’autres options que la résistance : des révoltes menées dans la Palestine historique en 1936-1939 par Ezzedine al Qassam aux organisations de libération de la Palestine établies dans les camps de réfugiés de Jordanie, de Syrie ou du Liban ; des Intifadas de 1987 et de 2000 à la victoire de la résistance armée à Gaza en 2009 et en 2012, en passant par la libération de cette partie de la Palestine en 2005, les Palestiniens ont toujours fait preuve d’une détermination sans faille. Leur combat rejoint celui de tous les peuples de la région. Car Israël est l’instrument du mouvement sioniste mondial et la base géographique de l’impérialisme, stratégiquement placé au cœur du monde arabe et musulman.

Ainsi, le combat pour l’émancipation des peuples arabes est directement lié à la libération de la Palestine. Parce que l’Occident, avec l’aide de son bastion sioniste a voulu maintenir toute la région sous son emprise, il a soutenu les pires dictatures, du Maroc à l’Egypte jusqu’aux pétromonarchies du Golfe ; il a partout veillé à emprisonner les peuples par des régimes autoritaires aux ordres et à confisquer leurs ressources. Récemment, l’Afghanistan et l’Irak furent envahis pour réduire à néant toute volonté d’indépendance. L’Iran est la prochaine cible. La guerre contre la Libye en 2011 et aujourd’hui contre la Syrie obéissent à la même logique : interventionnisme des forces de l’Otan ou de l’entité sioniste avec la collaboration active de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et du Qatar. En Syrie, la stratégie est claire. Il s’agit d’affaiblir l’axe de la résistance au sionisme en s’attaquant à son maillon faible. Il s’agirait également de contrôler tous les Etats situés sur les nouvelles voies d’acheminement des hydrocarbures entre le Moyen Orient et l’Europe, afin de garantir la « sécurité » de l’approvisionnement à partir du Qatar et d’Israël.

Mais malgré toutes ses tentatives depuis 2 ans, l’impérialisme n’a pas réussi à faire tomber le régime syrien. La récente attaque israélienne sur Damas avait principalement comme objectif d’apporter un peu d’air aux mercenaires qui combattent l’armée syrienne, alors que cette dernière était en passe de reprendre toutes les villes tombées aux mains de ses adversaires.

Dans ce combat contre le sionisme et l’impérialisme, la lutte pour la libération de la Palestine constitue depuis près d’un siècle, et surtout depuis 1948, un enjeu central. Aujourd’hui les Palestiniens d’al-Quds, qui se battent au quotidien contre la judaïsation galopante de la ville et l’épuration ethnique, symbolisent cette résistance. Les prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis des mois témoignent, quant à eux, de la détermination de cette résistance. Enfin les groupes armés ripostant à chaque attaque sioniste sur Gaza annoncent la victoire à venir. Comme le déclare le représentant du Mouvement du Jihad islamique au Liban, Hajj Abou Imad Rifa’i :

« Jour après jour, le choix de la résistance apparaît comme étant le seul qui préserve notre cause et nos droits légitimes, qui protège l’unité et les constantes de notre peuple, et en premier lieu le droit à la libération et au retour… La résistance connaît parfaitement la nature de cette entité spoliatrice, qui ne comprend que le langage de la force  »

Dans cette perspective, le combat pour le droit au retour des 7,2 millions de réfugiés palestiniens (75 % de la population palestinienne) se poursuit, et ce malgré les tentatives de liquidation de ce droit. Il signe l’illégitimité d’Israël et démontre, qu’après avoir surmonté de multiples attaques, le peuple palestinien, comme les peuples de la région, n’abdiquera pas. Le cours de l’histoire ne s’est pas arrêté aux portes d’Israël. Bien au contraire, les jours de l’entité sioniste sont comptés.

Le Comité Action Palestine œuvre pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien, c’est-à-dire la libération de la terre arabe de Palestine.

Il réaffirme les quatre principes suivants :

o La condamnation du sionisme comme mouvement politique colonialiste et raciste.

o Le soutien inconditionnel à la résistance du peuple palestinien et à son combat pour son auto-détermination et son indépendance nationale.

o La reconnaissance du droit inaliénable au retour de tous les réfugiés chez eux.

o La libération de tous les résistants emprisonnés.

Résister à l’hégémonie oligarchique: Emma Goldman et la lutte de terrain…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, démocratie participative, documentaire, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , le mai 13, 2013 par Résistance 71

«Le communiste moyen, qu’il soit fidèle à Trotsky ou à Staline, connaît à peu près autant la littérature anarchiste et ses auteurs que, disons, un catholique connaît Voltaire ou Thomas Paine. L’idée même que l’on doit s’enquérir de la position de ses adversaires politiques avant de les descendre en flammes est considérée comme une hérésie par la hiérarchie communiste.» (Emma Goldman)

 

A propos d’Emma Goldman

 

Yves Coleman

Ni Patrie Ni Frontières, 2002

 

EMMA GOLDMAN (1869-1940) est un personnage de premier plan de l’histoire de l’anarchisme et du féminisme. Née en Russie sous le tsarisme, elle connaît dès son enfance les pogroms antisémites, la répression sanglante contre les populistes russes et travaille à l’âge de 15 ans comme ouvrière, suite aux revers de fortune de ses parents. Refusant le mariage que veut lui imposer son père, elle s’enfuit à 16 ans aux États-Unis où elle épouse brièvement un Américain, ce qui lui permet de s’établir dans le pays et d’être naturalisée.Révoltée par la pendaison de cinq anarchistes à Chicago en 1887, elle s’investit à fond dans le mouvement libertaire local. Militante infatigable, oratrice talentueuse, elle sillonne les États-Unis pendant plus de vingt ans afin de récolter des fonds pour diverses causes et défendre ses idées. «Emma la Rouge», comme l’appelle la grande presse, combat pour le droit des femmes à l’égalité et à l’indépendance. Elle aide les ouvrières dans leur lutte pour s’organiser en syndicats et obtenir la journée de 8 heures. Vivant chichement de toutes sortes de petits boulots, elle collectionne les arrestations et les peines de prison à cause de ses discours sur la contraception, puis plus tard contre la guerre. Emma Goldman irrite les féministes américaines qui ne comprennent pas pourquoi elle refuse de combattre pour le droit de vote des femmes et qui sont scandalisées par ses positions sur l’amour libre, contre le mariage et pour la révolution sociale. Et elle exaspère aussi certains de ses camarades anarchistes: elle ira jusqu’à fouetter, à la tribune d’un meeting, le grand dirigeant anar de l’époque, Joachim Most, avant de quitter dignement la salle, parce que Most refusait de soutenir Alexandre Berkman condamné à 22 ans de prison après avoir tenté d’assassiner un patron de choc.

Avec Berkman, Emma Goldman anime pendant seize ans un hebdomadaire d’agitation Mother Earth (La Terre Mère) qui lui occasionne bien des déboires avec la police et la justice. Son opposition résolue à la conscription obligatoire et ses positions antimilitaristes durant la Première Guerre mondiale lui valent une condamnation à deux ans d’emprisonnement. Elle est ensuite déchue de sa nationalité américaine (pour y parvenir, le gouvernement américain ira jusqu’à dénaturaliser son premier mari!) et expulsée des États-Unis en 1919 en compagnie de 248 autres militants russes, ouvriers anarchistes pour la plupart. Après un séjour de deux ans en URSS, elle perd toute illusion sur le bolchevisme et réussit à quitter la «patrie du socialisme» avant d’y laisser sa peau. Elle vit alors en Angleterre, en Espagne et enfin au Canada où elle continue, dans des conditions d’extrême précarité, son combat pour la révolution jusqu’à sa mort, en 1940.

La vérité sur le bolchevisme est paru dans Mother Earth en 1918. Cet article très permet de comprendre pourquoi certains libertaires, dont Emma Goldman, ont soutenu avec enthousiasme Lénine et les bolcheviks au début de la révolution.

Comment j’ai perdu mes illusions sur la Russie (1923), est la postface d’un livre qui constitue le pendant du Mythe bolchevik d’Alexandre Berkman, puisque les deux auteurs se trouvaient à la même époque en Russie. Ce chapitre offre un point de vue plus général sur la Russie, la révolution et l’anarchisme. Malgré ses faiblesses évidentes (notamment sa croyance en la «virginité» politique du peuple russe et en son «instinct» révolutionnaire), ce texte démontre qu’il n’y avait pas besoin d’attendre L’Archipel du Goulag et les années 70 pour savoir ce qui se passait en URSS… et le dénoncer d’un point de vue révolutionnaire.

Le communisme n’existe pas en Russie a été écrit en 1935.

Trotsky proteste beaucoup trop… a été publié en 1938 sous forme de brochure à Glasgow, en Écosse, par la Fédération anarchiste communiste (Anarchist Communist Federation) et constitue une réponse à un article de Trotsky publié la même année.

Emma Goldman parle d’abord en témoin, puisqu’elle a séjourné en URSS entre décembre 1919 et octobre 1921, à un moment charnière de l’histoire de la révolution. Sans se perdre dans des considérations théoriques fumeuses, elle va droit à l’essentiel: les conditions de vie de la population, la mobilisation des ouvriers et des paysans contre la dictature du Parti bolchevik, la solidarité entre les marins de Cronstadt et les ouvriers affamés de Petrograd. Elle démonte également certains mécanismes de ce qu’il faut bien appeler L’École trotskyste de déformation de l’histoire, école qui continue à sévir de nos jours, bien que les groupes se réclamant de l’Opposition de gauche puis de la Quatrième Internationale aient été eux-mêmes victimes d’une longue campagne de calomnies (et d’assassinats) menée par les partis staliniens.

Tout en polémiquant sans pitié avec Trotsky, Emma Goldman exprime son empathie vis-à-vis des dures épreuves personnelles que son adversaire politique a traversées, attitude suffisamment rare pour être soulignée. Elle n’oublie jamais qu’elle débat avec un être humain, et se garde de le démoniser, comme c’est le cas si souvent dans les débats politiques.

Ce texte se termine par quelques lignes sur la guerre d’Espagne, durant laquelle Emma Goldman déploya tous ses efforts pour soutenir les anarchistes, sans pour autant leur ménager ses critiques («Dès le moment où les dirigeants de la CNT-FAI sont entrés dans les ministères et se sont soumis aux conditions imposées par la Russie soviétique en échange de quelques armes, j’ai pressenti le prix que nos camarades allaient inévitablement payer (…). La participation des anarchistes au gouvernement et les concessions faites à la Russie ont causé un dommage presque irréparable à la révolution», juillet 1937, «L’Espagne et le monde»).

Puissent ces quatre textes d’Emma Goldman sur la révolution russe contribuer à faire réfléchir ceux qui, encore aujourd’hui, croient qu’un Parti omniscient peut se substituer à la classe ouvrière pour faire son bonheur…

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: En souvenir de résistants…

Posté dans 11 septembre, actualité, altermondialisme, économie, CIA et traffic de drogue, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique avec des tags , , , , , , , , , le mai 12, 2013 par Résistance 71

Excellente compilation au sujet des lanceurs d’alerte décédés, certains de maladie, d’autres dans des circonstances plus que douteuses… Un hommage particulier est rendu à deux grands résistants contre le N.O.M: Aaron Russo et le Mohawk Splitting the Sky, décédé "accidentellement" il y a un peu plus d’un mois et auquel nous avions également rendu rendu hommage sur ce blog.

L’article ci-dessous est truffé d’excellentes références vidéos, qui devraient tenir éveiller nos lecteurs pour un bon moment, tout y passe: le 11 Septembre, le système financier, la répression et privation de liberté, l’état policier grandissant sans cesse partout…

– Résistance 71 –

 

Vigies libres contre extorqueurs et va t’en guerre: In memoriam, faisons du vacarme !

 

Yvon Panouferterre

 

10 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.alterinfo.net/Vigies-libres-contre-extorqueurs-et-va-t-en-guerre-In-memoriam-faisons-du-vacarme_a90180.html

 

 

« Votre société violente et chaotique, (…) porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l’orage », disait Jaurès. Et dans ce royaume ténébreux régi par de sombres exploiteurs, les éclaireurs reçoivent leur lot de traques et de contrats sur la tête. Défendons la mémoire et l’honneur des dissidents trop tôt disparus en explorant leurs idées et en rendant hommage à leur conscience inquiète le plus fidèlement possible.

 

 

Huit jours après la disparition d’Hugo Chavez le 5 mars, Mr. Splitting the Sky (« Déchirant le ciel », comme la foudre), une autre incarnation du reproche populaire et de l’activisme pacifiste, ayant d’ailleurs écrit à Chavez, périssait dans une chute fatale. Assez étrange. Kissinger, de son côté, avait fait une chute le jour de la mort de Chavez, mais, en dépit de son âge, il s’en est remis après une journée à l’hôpital, aussi « immédiatement » qu’un Etat « commet des choses illégales », alors que « l’inconstitutionnel demande plus de temps », selon sa correspondance dévoilée la semaine dernière par Wikileaks. Sa mort intervient presque quatre ans après avoir tenté une première fois une « arrestation citoyenne » groupée de G.W. Bush à Calgary le 17 mars 2009. Il avait alors protesté contre les agressions guerrières et les actes de torture US en violation des conventions de Genève, et lors du procès, il avait reçu l’appui de l’ancien procureur Ramsey Clark qui avait dénoncé des agressions sans précédent depuis la 2e Guerre mondiale. Splitting représentait les Indiens d’Amérique et Chavez se sentait indien. A leur manière ou à leur suite, certains indigènes ou nouveaux indigènes indésirables de l’Empire US ont émis avec émotion et courage quelques éclairages dérangeants, pour que les peuples se réveillent, de vérité ou de dignité outragée, au faîte de leur parcours, avant parfois la chute. Faisant donc échouer les éventuelles tentatives de réduire ces dissidents au silence.

Les véritables semeurs de terreur, de désordre, de choc et d’effroi débusqués

Dans une interview célèbre du début de l’année 2007, six mois avant son décès dû à un cancer, Aaron Russo, pas anti-Chavez, qui fustigeait les banquiers à la fin de sa vie. estimait que le 11/9 avait été fait par le gouvernement et le système bancaire US pour perpétuer l’état de peur dans le peuple américain. Il citait apparemment Nick Rockefeller quant à un « hoax géant » entourant de futures guerres en Afghanistan, au Pakistan et en Irak où il n’y aurait pas de réel ennemi. Pour Russo, les terroristes ne faisaient pas la guerre aux Etats-Unis puisqu’il n’y avait pas eu d’autres attentats au moyen d’avions après le 11/9.

Honnête petit juif de Brooklyn ayant promu Janis Joplin et Led Zeppelin, soucieux de l’avenir de l’humanité, ennuyé par le fisc, il avait dit, dans une interview de 2006 pour Conscious Media Network (18’15", 21’46", 31’00", 36’15") : « Je veux que les gens se réveillent et savent ce qu’il se passe vraiment dans ce pays et le monde (…) d’abord [les banquiers centraux] veulent constituer des blocs : les Européens, les Asiatiques, les Amériques, ; et ensuite ils vont réunir tout ça (…) Si tout le monde se focalise sur le système de la Réserve Fédérale, comme un rayon laser, et jette tous les autres trucs temporairement, et si on la ferme, alors on a une chance de sauver ce pays (…) ces banques centrales du monde entier travaillent ensemble (..) elles contrôlent les gouvernements et elles peuvent contrôler les lois du monde (…) voilà la priorité : il faut viser la tête de la Bête. Et la tête de la Bête c’est la Réserve Fédérale et les quelques uns qui sont derrière elle ». La fermer pouvait selon lui se faire par un simple vote du Congrès.

 

 

 

Aaron Russo: interview sur le film "L’Amérique… by Agent__001

De même, Chavez avait émis ses doutes en 2006 sur l’infâme massacre du 11-septembre, qui déclencha la guerre contre les terroristes ou leurs co-responsables extrémistes. Un attentat aux relents méphistophéliques de soufre (un composé des bombes, de la thermate, du placo-plâtre ou du diesel contenu dans l’énorme groupe électrogène de la tour 7) et de « soupe de métaux lourds » en poussières ou en scories retrouvés par les experts de la FEMA ou de l’USGS dans les ruines ! « L’hypothèse n’est pas absurde … que ces tours puissent avoir été dynamitées (…) Un immeuble ne s’écroule jamais comme cela, à moins d’une implosion (…) L’hypothèse se renforce – comme il a été dit à la télévision hier soir et cela pourrait bientôt éclater – que c’est ce même pouvoir impérial US qui a planifié et exécuté cette terrible attaque terroriste et agi contre son propre peuple et des citoyens du monde entier. Pourquoi ? Pour justifier l’agression qui s’en est suivie immédiatement en Afghanistan, en Irak ainsi que les menaces contre nous tous et contre le Vénézuela aussi » (NBC news 12 septembre 2006). Voir cette vidéo à partir de la 45e seconde :

Une semaine après, Chavez disparaissait. L’opposant à l’Empire Splitting-the-Sky issu des natifs d’Amérique, cofondateur de la confédération des peuples premiers en Amérique (la LISN), lui-même étant à moitié d’origine Mohawk. Splitting se sentait proche de lui et lui avait écrit une longue lettre à la fin de l’année 2009, où il développait la base juridique l’ayant poussé à vouloir faire arrêter Bush à Calgary sur le sol canadien le 17 mars 2009, environ quatre ans avant sa mort. Opération qu’il avait récidivé en octobre 2011 à Surrey avec l’aide de Lawyers Against the War (Avocats contre la guerre). Il y appelait également à des auditions internationales sur l’arnaque du 11 septembre avec comme premiers coupables potentiels Bush, Cheney, et les banquiers de Wall Street. Un an auparavant il avait expliqué dans une vidéo (Exposing the real criminals behind 9-11) que la nation Mohawk, dont une prophétie annonçait une prochaine guerre nucléaire, avait vocation, en tant que « gardienne des portes de l’Est » à dire que le 11/9, qui avait eu lieu sur son territoire, « était un inside job » [dans son sens premier = un coup de ceux qui ont les clefs ou ont les accès]. « Nous devons alerter le monde, nous devons obtenir la vérité sur ce qui s’est réellement passé ce 11/9 pour appréhender les criminels et créer un tribunal de guerre du style Nuremberg (…) pour empêcher l’avènement d’une guerre nucléaire ».

Splitting aurait péri d’un choc à la tête apparemment contre une marche d’escalier et il aura fallu 24 heures après l’heure du décès pour que son corps soit retrouvé. Splitting avait prédit à ses proches : « si on vous dit que je suis mort d’une glissade ou d’une chute ne vous faites pas avoir par ça ». C’était un combattant qui clamait tout haut que le 11/9 était un « inside job » (un délit commis par une personne de confiance ayant un accès privilégié à certains lieux). Il en connaissait les risques : « Pourquoi personne ne nous fait de procès pour diffamation ?» . « Parce que (…) dans la seconde cela va devant un tribunal et cela devient un sujet. Pourquoi est-ce qu’ils ne m’ont pas tué ? Un partisan très franc que le 11/9 était un coup monté de l’intérieur. Eh bien s’ils ne me tuent pas, c’est parce que quelqu’un va dire mais pourquoi est-ce qu’il est mort ? Alors qu’il n’y a qu’à aller voir mon site et vous comprendrez pourquoi j’ai été tué. Parce que je parlais trop. Mais cela créerait beaucoup plus de questions. Et je ne crois qu’ils se fichent vraiment du nombre de gens qu’ils tuent. Parce qu’ils vont continuer à tuer, et tuer, et tuer pour du profit, pour maintenir le contrôle » (1h06′)

Après l’opération « Geronimo » pour « tuer » un Ben Laden sans défenses au nom du maintien de l’hégémonie américaine, il se peut donc qu’on ait visé un autre et vrai combattant Indien — dont la disparition aurait eu l’avantage de faire moins de bruit que celle de l’activiste et historien Ward Churchill bardé de titres académiques qui se contente de dénoncer le fait que le gouvernement a pris prétexte du 11/9 pour faire passer le Patriot Act qui devait selon lui être dans les tuyaux depuis 10-20 ans).

Connu aussi sous son nom administratif de John Boncore (bon cœur !) Splitting était un militant anti-impérialiste d’une surprenante ferveur insurrectionnelle qui avait derrière lui de nombreux combats. Il avait été parmi les prisonniers d’Attica réprimés en 1971 suite à un premier coup de poing contre un gardien : une répression qui avait fait 43 victimes, sur ordre du sénateur Nelson Rockefeller, comme John Lennon l’avait immortalisé dans sa chanson « Attica State ». Il avait aussi fait partie des quelques familles indigènes qui, cas unique aux USA, avaient récupéré en 1977 par les armes au bout de trois ans un territoire de l’Etat de New York à 19 km du Canada. Plus récemment Splitting s’opposait au pipeline d’Enbridge à Alberta qui devait traverser des territoires habités par des nations premières.

Mais à partir de 2008, on l’entendait décidément beaucoup contre la version officielle du 11-septembre, lors de meetings où il en appelait à être nombreux pour mettre les menottes aux traîtres et aux meurtriers de guerre, où qu’ils soient, y compris aux réunions du Bilderberg. Refusé de micro chez Amy Goodman mais aussi chez Alex Jones à qui il avait envoyé plusieurs e-mails restés sans réponse (voir à la minute 21′), il était apparu plusieurs fois dans le Corbett Report/ (juin 2010, octobre 2011). Son présentateur lui a récemment rendu hommage en vidéo (à noter vers la fin un proche de Splitting, Mr. Pinkney, pour qui Obama est un « Bush sous stéroïdes » !) :

La vidéo énergique 9/11 : Follow the money venait d’être relayée vers le 10 mars 2013 – trois jours avant sa mort – sur la chaîne YouTube de Charles Ewing Smith, le co-producteur et co-réalisateur avec Mr. Battaglia de 9/11 explosion evidence, experts speak out, documentaire phare de AE911truth.org, diffusé sur une chaîne payée par les spectateurs filiale de la chaîne de diffusion publique PBS. Mr. Smith soulignait dans la description que Splitting donnait des noms (« he was naming names »). Depuis, la vidéo a été retirée de sa chaîne. A la fin, Splitting rappelait une série d’attaques sous faux drapeau : Lavon affair, USS Liberty, Operation Northwoods.

9/11 : Follow the money (voir, en anglais, les minutes 14′, 23′, 24′, 1h06, 1h23) :

Aux dernières nouvelles, Splitting travaillait lui-même sur un livre traitant des délits d’initiés entourant le 11-septembre. L’état d’avancement du livre était inconnu de l’auteur de l’info, un proche visiblement, qui renvoyait néanmoins à ce premier développement introduit par un journaliste, sur un sujet rappelons-le ignoré avec une incroyable superbe par la commission officielle, et abandonné par la SEC, le FBI…

Si vous êtes dissident, laissez des copies de vos travaux dans des endroits sécurisés, dites comme Jessie Ventura, que jamais vous n’auriez l’intention de vous suicider, et voyagez toujours accompagné. Deux meurtres ou deux suicides feraient beaucoup, quoique cela vient peut-être de se passer…

Auto-dafés dans l’œuf par arme à feu

Par une étrange malédiction, un mois avant la disparition de Splitting, Philip Marshall, un ancien pilote de barbouzes de la CIA, qui était sur le point de sortir un nouveau livre sur le 11-septembre (le troisième, plus poussé que son précédent qui explorait la piste saoudienne, The Big Bamboozle), se serait officiellement suicidé. En fait, selon Wayne Madsen, il a dû être abattu avec un silencieux ainsi que ses enfants et son chien vers le 7 février car les voisins, qui pouvaient normalement entendre du bruit chez eux, n’avaient rien entendu. Est-ce un traitement spécialement réservé aux agents de la CIA qui se retourneraient ?

Le cas Marshall ressemble, en pire, à l’assassinat, également au moyen d’un silencieux d’Hunter Thompson, devenu assez tôt sceptique du 11/9 et chroniqueur tout en noirceur et en coups de gueule des eaux sales de la politique voire des mœurs de son pays. C’était le 20 février 2005, deux mois et demi après le suicide, de deux balles dans la tête, du journaliste Gary Webb, lequel avait dévoilé l’origine gouvernementale du trafic de crack chez les afro-américains, une sorte d’esclavage chimique et un moyen de réduire leur population. Webb aussi allait sortir un livre.

Sa femme au téléphone, de même que son fils à un autre étage, auraient entendu un cliquetis ou bruit sourd, comme un livre qui tombe. Il aura fallu attendre six mois pour que son biographe D. Brinkley mentionne dans Rolling Stone (l’équivalent des Inrocks là-bas) un détail repris sur CNN, à savoir qu’il avait écrit une note « au marqueur » quatre jours avant le suicide. La plupart des versions parlent cependant d’une note à la machine à écrire et il n’y a pas d’original, ni sur Rolling Stone ni sur google image. Or il ne s’agissait pas d’un dernier feuilleton flamboyant à la verve redoutable, mais de quelques lignes où il se parlait à lui-même et se décrivait comme de mauvaise humeur et « avare ». D’autant plus curieux qu’il attribuait ce trait à ses cibles, comme en 1988 pour le prédicateur ressuscitant les morts Oral Robert « fou d’avarice », ou, deux ans avant de se prendre une balle dans la bouche, à ces « mesquins petits assassins avares » de la clique de Bush, vicieux, cruels, stupides, racistes, nazis dans la gorge desquels il pissait.

Or, comme l’a reconnu dans « Alexander Pope in a prose convertible » un ami journaliste du Toronto Globe and Mail, Paul William Roberts, auteur d’un livre sur les mensonges de la guerre en Irak, cette fin était « ironique » pour un Thompson « qui déplorait avant tout la tendance des médias à s’auto-censurer ». Il y mettait en scène la façon dont il « imaginait que devait commencer un hommage à Hunter » : Thompson l’appelant la veille de sa mort pour dire qu’on était autour de lui pour l’empêcher de publier une histoire révélant l’utilisation d’explosifs dans les fondations des tours du WTC. Et Roberts d’informer ses lecteurs qu’ « en effet », Thompson préparait « un tel article » (sur les tours du 11-septembre donc), même si ce n’était pas ce qui l’avait tué – et de nous rappeler que Thompson considérait qu’il voulait pouvoir mettre fin à sa vie à tout moment pour ne pas se sentir piégé. Confirmation, un mois plus tard, sur Online Journal que Thompson était sur une « histoire longue comme un livre » sur l’implication du gouvernement dans le 11/9, avec des preuves explosives sur l’utilisation de bombes au WTC, de la plume du journaliste new-yorkais Jerry Mazza (Murdering the messengers), qui évoquait un autre sujet en cours de la part du journaliste gonzo : un réseau d’esclaves sexuels à la Maison Blanche. Mr. Mazza ne pouvait laisser passer la thèse du suicide. Bush était également alors pointé du doigt par les médias sur la drogue qu’il avait pris quand il était jeune. Hunter connaissait une ou deux choses et s’en était ouvert à l’Independent en 2004 en se censurant lui-même, l’une d’elle étant qu’il l’avait croisé accompagnant un vendeur de cocaïne en 1974 à une fête d’Hunter pour le Super Bowl à Houston, et en compagnie de dilettantes de la coke de la jeunesse dorée. On sait ce qui est arrivé au biographe James Hatfield, qui le trouvait tout aussi insignifiant, et qui avait soulevé ces questions de drogue, mais aussi la coopération entre Bush et un frère de ben Laden, Salem, qui avait investi dans Arbusto par l’intermédiaire de James Bath, et, ensuite dans ses interviews l’illégalité du financement de la campagne de 2000, via Cheney.

 

On ne sait, hélas, ce que sont devenus les articles. Dommage qu’il n’en ait pas fourni de copie à des proches, s’il se sentait menacé. Dans une interview du 29 août 2002 donnée à la célèbre radio australienne, Australian Broadcasting Corporation pour le National’s Media Report, Thompson avait expliqué qu’on ne savait rien sur le Qui, le Quoi, le Quand, etc. du 11-septembre. Il avait tendance à se dire « à qui cela avait profité ? ». Qui avait la motivation, les moyens et l’opportunité de commettre ce crime ? Et il se rendait compte que les membres de l’administration avaient utilisé cet événement « comme tremplin pour faire tout ce qu’ils voulaient ». Il « ne savait s’il voulait creuser cela sur une radio internationale », mais, puisqu’on l’invitait à poursuivre, il expliquait que cela avait permis de faire diversion du fait que l’économie s’écroulait (or « il y a toujours une récession drastique quand un Bush arrive au pouvoir »…). Et d’ajouter qu’il avait passé suffisamment de temps autour de la Maison blanche et dans les campagnes électorales, pour savoir comment pensaient certains responsables : « la version publique des actualités ou de n’importe quel événement, n’est jamais ce qui s’est vraiment passé ». Cette interview a ensuite été censurée. Ce qui illustre à quel point des analyses sans illusions de sa part dérangeaient fortement. En mars 2004, dans une interview, il évoquait les « questions sans réponse » « et voyons, eh bien, les mensonges ! ». Ex : on n’avait vu que l’approche finale du second avion et pas la minute précédente. Or d’après des témoins, calmes, dont un chauffeur qui se trouvait au Centre Environnemental de Meadowlands, à l’Ouest, le deuxième avion s’était d’abord approché, avait dévié sa trajectoire, avant de faire une demi-boucle et de revenir viser à nouveau la tour avant de la percuter, manœuvres impossibles à réaliser pour des pilotes amateurs et sans doute avec le système de correction du pilotage installé dans les Boeing. Une manœuvre pour éviter des missiles se trouvant sur des bateaux de guerre, peut-on se demander ? Depuis, il devait sans doute être sur écoute, Patriot Act aidant ou pas, afin que certains conspirateurs haut-placés aient un temps d’avance en cas de bombe médiatique de sa part sur l’utilisation d’explosifs le 11/9, et à travers toute la presse puisqu’il avait passé 40 ans à se faire des relations dans ce milieu et avec quelques politiciens plutôt droits (Pat Buchanan, Clinton – celui, hélas, qui a dit l’air menaçant à un truther « comment osez-vous dire que le 11/9 était un inside job !»).

A faire taire : le témoin d’un double hold-up, sur l’argent et sur les débris des tours

Même en Argentine, Kurt Sonnenfeld et sa nouvelle épouse se disent sur écoutes au mépris de la souveraineté de ce pays. Réfugié, ce caméraman est en ce moment-même l’objet d’une tentative « finale » d’extradition (New York Post, Hiding behind the ‘truther’, April 7, 2013). Unique personne autorisée par la FEMA (agence fédérale gérant les états urgences) à filmer les ruines du WTC (les vidéos des autres journalistes étaient confisquées), il avait été bizarrement appelé à New York alors même que le deuxième avion n’avait pas encore frappé la deuxième tour (la FEMA était même déjà présente le 10 septembre, tandis qu’il avait fallu 10 jours avant qu’elle ne soit déployée après l’ouragan Katrina malgré l’alerte préalable). Sonnenfeld craint pour sa vie s’il est extradé aux Etats-Unis. Il estime qu’on le poursuit pour des motifs politiques, comme Bobby Fischer ou Abraham Bolden. Il a eu droit à des effractions dans ses différents domiciles parce qu’il en sait trop, et ce depuis le suicide de sa femme en 2002 (elle aurait laissé plusieurs cahiers et une note sur ses intentions) et ce qu’il a dit à ses collègues de la FEMA alors qu’il était en prison. Il a néanmoins réussi – grâce à son exil – à sortir un livre avant de se faire descendre. Mais on est toujours à ses basques pour « tuer le messager » : un livre de Kirk Mitchell, The Spin Doctor, vient de sortir le 29 novembre 2012, basé sur les témoignages de deux « mouchards en prison » à qui il se serait confié. Or on sait que les mouchards ont tout intérêt à mentir et ne se gênent généralement pas pour le faire, car dans le système américain, leurs peines sont allégées s’ils font les balances (voir Snitch Culture : « culture de mouchards »). Ce journaliste de Denver ou celui du New York Post, trouve utile de citer un proche des victimes du 11/9 qui l’accuse d’être « fou ». Et le livre l’accuse d’avoir assassiné sa femme avec qui il s’était disputé à propos de ses problèmes d’alcool et d’héroïne en plus d’avoir fait venir deux prostituées, alors que les procureurs de Denver l’avaient une première fois affranchi de toute accusation, tout en étant maintenu sans raison en détention quatre mois durant, avant d’être à nouveau poursuivi deux ans plus tard en septembre 2004, avant le départ de l’administration Bush et alors qu’il avait envoyé une démo de ses vidéos à un producteur TV. « Une semaine après, le 31 août, Interpol m’a arrêté. Je trouve cette coïncidence extrêmement simultanée ». Ses enregistrements vidéos prouveraient une complicité du gouvernement. Par exemple, s’était-il confié au Réseau Voltaire : les débris des tours avaient été très vite évacués, les débris d’avion étaient trop intacts (pneu non brûlé) ou trop petits (partie de moteur), ou une chambre-forte des douanes US dans le sous-sol du WTC 6 complètement vidée vraisemblablement avant la chute des tours jumelles étant donné les dommages qui furent et qui auraient été créés (la porte en acier, cassée, n’était que partiellement ouverte, elle était donc fermée avant la chute), ce qui montrait une connaissance préalable de leur démolition. Désormais, nombre de personnes le soutiennent en Argentine, dont le prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel.

De l’argent disparu ? Eh bien, justement, suivons l’argent

A écouter Splitting dans 9/11 : Follow the money : « devinez quoi les 38 sociétés sur lesquelles d’énormes profits en put options » ont été réalisés étaient possédées « par l’empire Rockefeller et Rothschild » (minute 8’14", et 34′ sur ce qu’il veut dire par ces 38 sociétés : « salopards »). Sa source ? Un article de Ian Mulgrew dans le Vancouver Sun ou plutôt de quelqu’un qui se prétend journaliste du Vancouver Sun qui se basait sans doute sur un article beaucoup plus long intitulé SEC Secret probe de Tbrnews dont il est difficile de retracer les sources y compris par nom de journal ou personnes citées, sans parler du graphique de sociétés contrôlées par Rockefeller et Rothschild où ces sociétés apparaîtraient – en fait pas toutes mais beaucoup selon le texte de Splitting de 2008 introduit par Peter Zaza). Visiblement préoccupé par les Rockefeller, peut-être depuis la répression de la prison d’Attica, il racontait que lors de la promo de son autobiographie à New York du 1er au 10 septembre 2001 environ, un membre de la famille Rockefeller du nom de William O’Neill dont la mère serait la sœur de David Nelson Rockefeller (mais il n’est pas sûr exactement à 46′) lui aurait proposé de dormir à l’hôtel Mariott où périrent des pompiers). Enfin, il renvoyait son auditoire à d’autres suspects et l’invitait à « taper sur google Richard Andrew Grove 9-11, Jerry Mazza 9-11, Marsch Mc Lellan 9-11 ».

Aux premières loges du 11/9 : Maurice Greenberg, Paul Bremer, Jérôme Hauer, pour l’accès aux tours, et, pour contrôler le message ou faire taire, Henry Kissinger et Hauer…

Paul Bremer aurait bénéficié via des options de vente de la catastrophe du 11/9 car les bureaux de sa société, Marsh & McLellan étaient dans les tours. Kissinger l’avait employé jusqu’en 2000 et Bremer avait annoncé à l’époque un danger terroriste pouvant faire des « dizaines de milliers de victimes » si bien que « le peuple américain crierait pour une réponse » (min 1h15’30). Il allait finir par gouverner lui-même l’Irak, avec, pour y privatiser l’économie, Michael Fleischer, le frère d’Ari, celui qui disait à Bush quand il pouvait parler le 11/9…

On notera qu’au départ, l’homme qui devait diriger la commission officielle sur le 11/9 était Kissinger (mais qui fait signer les ordres de guerres ? Ki-ssin-ger si on veut un moyen mnémotechnique). Ce pro-israélien et pro-inervention de longue date a bien des fois été en partenariat avec des membres de la Fed. Goldman Sachs, co-actionnaire de la Fed, avait financé avec trois autres banques le lancement de Kissinger Associates dans les années soixante-dix à hauteur de 350 000 $ (Jim Marrs citant Walter Isaacson p.122 de Inside Job, Unmasking the 9/11 Conspiracies, Origin Press, San Rafael, CA). Geithner devenu président de la Fed de New York en 2003 avait travaillé pour Kissinger Associates. Et, relevait précisément Splitting (à 1h17), vers 2000 Kissinger Associates avait fait affaire avec Maurice Hank Greenberg vice-président et ex-directeur de la Fed de New York et PDG d’AIG, qui avait empoché (comme Mc Lellan dirigée par un fils de Greenberg) un maximum en « put options ». Ils avaient créé Blackstone Group (une société de conseils financiers, sans toutefois de lien connu avec les mercenaires de Blackwater comme le formulait Splitting) dirigée par un certain Peterson de la CIA. Blackstone contrôlait Kroll Inc. la principale société responsable de la sécurité du WTC dirigée par Jérôme Hauer, qui aurait, spéculait Splitting, permis au Mossad de câbler les tours pour la démolition. A 1h30, il en rajoutait peut-être sur la présence de C4 et de thermite dans le van des Israéliens, en plus des cutters « nécessaires à la démolition », mais interprétait tout de même assez ingénieusement la photo où l’on voyait les Israéliens de l’équipe de Syvan Kurzberg allumer un briquet devant les tours en feu ou en ruine : c’était indiquer dans leur tête qu’ils avaient « permis au détonateur d’exploser » ! Dans la même veine, Alan Sabrosky, juif, mais ayant juré fidélité aux Etats-Unis, affirma que la société de sécurité des tours était israélienne. Dans un article, il était plutôt question d’accès des tours donné au Mossad, ou à des membres de la CIA et de l’armée, mais seulement avec l’accord d’Israël. Les poseurs de bombes ayant dû disposer avant toute chose d’un certain niveau de « soutien local ». Mais le soutien venait aussi d’assez haut. C’était donc un « local » et un « federal job ». Rappelons que selon Hicham Hamza dans le Grand Tabou, la compagnie Urban Moving Systems, qui employait des agents du Mossad travaillant près des tours et assurait pourtant une besogne de mauvaise qualité en matière de déménagement, avait bénéficié, en juin 2001, d’un prêt fédéral de 498 750 dollars. Et le soutien fédéral continue, puisque les plaintes d’Elen Mariani etc. contre les compagnies de sécurité aériennes viennent d’être déboutées en février 2013 par la Cour Suprême et sont canalisées vers le juge Hellerstein, qui propose des compensations au lieu d’un procès, car, a-t-il dit lors d’une audience « l’argent est le lubrifiant universel ». Quand à son fils, il travaille pour une société d’avocats de Tel Aviv qui défend ICTS (minutes 10′ et 18′). Qui a dit conflit d’intérêts ?

La sécurité des tours était assurée par Securacom, avec la famille Bush à la direction, et par Kroll, contrôlée par AIG et donc Maurice Raymond "Hank" Greenberg né à Chicago, lui-même ancien chef de la Fed de New York. A la télé, on entendit souvent Paul Bremer et le PDG de Kroll, Jérôme Hauer, formé à l’université John Hopkins, passé par IBM, et nommé en 1996 par le maire Giuliani à la tête de l’Office of Emergency Management, qui remplaçait désormais le département de la police pour superviser les états d’urgences. C’est aussi Jérôme Hauer qui avait suggéré au maire Giulani de construire ce qui est devenu le bunker situé dans le bâtiment N°7 du WTC. Et Hauer avait mené à sa perte l’agent du FBI et éminent spécialiste d’Al Qaïda John O’Neill, en l’affectant la veille du 11-septembre à son nouveau poste dans un bureau des Twin towers.

Mr. Hauer, lors d’une de ses nombreuses apparitions télévisées avait, en réponse à une question soulevant la possibilité de bombes pré-positionnées, immédiatement répondu « non », coupant presque le journaliste pour étouffer toute contestation. Il pensait « juste » « simplement », que les effondrements étaient dus aux feux intenses, à l’impact commis par les avions sur la structure, et à la « vélocité » des avions (joli terme technique bien appris à l’avance et répété deux fois !). Il pointait du doigt, cette-fois après la suggestion d’un journaliste peut-être mis sur la voie, la possibilité que cela ait « les empreintes de Ben Laden » sans forcément d’Etat derrière. Ce qui permet de viser tous les pays qui abritent des terroristes… Dans une autre interview il avait annoncé que l’on « s’inquiétait de l’instabilité du building 7 ». N’avait-il pas bien préparé, et la version officielle, et le terrain.

D’autres « Geronimos » rattrapés à cause du 11-septembre ?

Contrairement à Hunther Thomson, Philip Marshall, et Splitting the Sky, les disparitions de personnes âgées ou de femmes beaucoup plus âgées semblent moins violentes. Lynn Margulis vit ses jours interrompus par un accident vasculaire cérébral hémorragique quasi-foudroyant à son domicile, le 22 novembre 2011. Cette éminente scientifique, plutôt très âgée, avait été directement interviewée par AE911truth peu avant. Elle disait notamment la chose suivante des conclusions du NIST sur la chute des trois tours (après la 7e minute) :

« Prouver un modèle qui est sans précédent dans l’histoire des immeubles qui s’effondrent, donc là ce n’est pas de la science à quoi on a affaire, ce n’est pas de la mauvaise science, ce n’est juste pas de la science du tout. C’est mon propos. Donc pour moi ce qui est le plus impressionnant puisque je travaille au microscope à longueur de journée ce sont les très très nombreux échantillons microscopiques qui montrent ces extrêmement euh totalement uniques cristaux rouges et gris rouge et gris sur le même cristal et ça a été trouvé dans tous les échantillons de poussière (…) et ce sont des produits incendiaires à très hautes températures ».

AVC aussi le 21 février 2013 pour Jane Pollicino, âgée de 60 ans, pendant ses vacances au Mexique. Cette femme était aussi en première ligne pour la réouverture du procès aux côtés de AE911truth.org. Comme Mme Margulis, elle ne souffrait pas de surpoids, un facteur normalement favorisant.

 

Francesco Cossiga, ancien ministre de la Défense, de l’Intérieur et président de la République souvent connu pour ses révélations (Bologne, Ustica), a été le premier homme politique d’envergure, à considérer, le 14 septembre 2001 dans la Stampa, comme « pas pensable que Ben Laden ait tout effectué lui-même ». Selon lui, il avait dû y avoir des infiltrations dans le personnel des radars et de la sécurité aérienne. Personne âgée au verbe haut, il allait s’éteindre en août 2010 – le même mois où la résidence fantôme de Ben Laden aurait été repérée, avec les mensonges à la clef qui allaient s’ensuivre… Après trois nouvelles années de silence, fin octobre 2010, Oussama se mettait, par exemple, à menacer la France de Sarkozy. Cossiga fut admis une semaine à l’hôpital à Rome. « L’état de santé de M. Cossiga s’améliorait progressivement. Mais, dans la nuit de lundi à mardi, son état s’est brusquement détérioré et il est mort en milieu de journée vers 11H00 GMT d’un arrêt cardiaque » (par respiration/insertion/bombage de monoxyde de carbone pour le priver d’oxygène, comme le cardiaque Vladimir Volkoff qui s’opposait à la guerre en Afghanistan ?)

C’est qu’en novembre 2007 il avait brillé par une sortie déroutante relayée dans le monde entier par d’innombrables conspirationnistes. Et ce, le jour même de l’annonce d’une bien inattendue déclaration de Ben Laden après trois ans de silence – assez alambiquée d’ailleurs, contradictoire ou trafiquée : « les événements de Manhattan (New York) étaient la réponse aux massacres par l’alliance américano-israélienne de notre peuple en Palestine et au Liban. Je suis le responsable. Les Afghans, gouvernement et peuple, n’en avaient aucunement connaissance (…) L’Amérique savait (qui était responsable, ndlr [ou plutôt quel était le mobile profond NDLR2]). Quelques ministres afghans étaient tombés prisonniers aux mains des Américains. Ils avaient été interrogés. Le gouvernement des taliban avait exigé des preuves sur les accusations avant l’invasion. L’Amérique n’en a apporté aucune et s’est obstinée à envahir l’Afghanistan, et l’Europe l’a suivie ».

Cossiga s’était donc empressé de laisser échapper le jour même dans une longue digression innocemment reprise par le Corriere (tout en deuxième degré, ce dont il avait le secret), ses doutes sur les revendications sonores d’Al Qaïda à propos d’une bande audio où Ben Laden « menaçait Berlusconi ». Le Réseau Voltaire l’avait assez mal cité à la fois en rajoutant des mots au début pour mieux clarifier son raisonnement, et en omettant ce passage : « avec l’aide du monde sioniste ». Reopen911 n’a pas relayé ses bons mots. Quant à Solidarité et Progrès ils avaient simplement évacué tout caractère tonitruant et politiquement très incorrect à la digression de Cossiga alors même que celui-ci évoquait pour appuyer ses dires le « Palais Chigi », « l’environnement proche » des « services secrets italiens » qu’il ne se serait tout de même pas amusé à ridiculiser. De plus, on ne voit pas en quoi Cossiga, du centre, aurait ironisé sur ce que savaient « les milieux démocrates aux Etats-Unis et en Europe ». D’autant qu’il est peu probable qu’un croyant en la version officielle dirait, même dans la bouche de ses adversaires, que le fait que Ben Laden revendique les attentats est en soi douteux. Un croyant en la version officielle ne se raccrocherait pas à la toute dernière bande audio pour rappeler que Ben Laden revendiquait les attentats. Par ailleurs pour Solidarité et Progrès, Cossiga reprochait au centre gauche un manque de soutien à Berlusconi. En fait Ben Laden ne menaçait pas Berlusconi : « Ce n’est un secret pour personne: (Tony) Blair, (Gordon) Brown, (Silvio) Berlusconi, (José Maria) Aznar, (Nicolas) Sarkozy et leurs semblables aiment se mettre dans l’ombre de la Maison Blanche » ). Donc tout le discours de Cossiga comme quoi cette cassette mettait en avant Berlusconi était une exagération pour parler de la fausse revendication de Ben Laden. Nous reprendrons donc avec une phrase supplémentaire au début, la traduction de Carlo Revelli, malheureusement incomplète pour montrer tout l’art oratoire ayant permis à l’honnête président de glisser quelques vérités :

« Dans l’environnement proche du Palais Chigi, qui est le centre névralgique des renseignements italiens, on note que la non-authenticité de la vidéo est certifiée par le fait qu’Oussama Ben Laden y confesse qu’Al Qaïda était [maintenant la traduction de C. Revelli] l’auteur de l’attaque du 11 septembre 2001 sur les deux tours de New York, alors que tous les milieux démocrates américains et européens, et parmi eux le centre gauche italien, savent très bien que cette attaque désastreuse a été planifiée et exécutée par la CIA américaine et le Mossad avec l’aide du monde sioniste afin d’accuser les pays arabes et pour persuader les puissances occidentales d’intervenir tant en Irak qu’en Afghanistan ».

Petit bestiaire des assassins US : porcs avares et amoraux aux commandes, contre animaux stupides du peuple

Au cœur même de l’Empire, les dissidents mâchent moins leurs mots, à leurs risques et périls. Alex Jones emploie souvent le terme de scum ou scumbag (ordure, pourriture, racaille), à l’instar d’Hunter Thompson, qui en 1979, livrait aussi cette réflexion : « Dans une nation dirigée par des pourceaux, tous les porcs sont en déplacement vers le haut, et nous autres on est baisés jusqu’à ce qu’on rassemble nos actions : pas forcément pour gagner mais surtout pour ne pas perdre complètement ». L’auteur de Génération de porcs en 1988, y déplorait que dans le monde des médias télévisés les hommes bons mourraient « comme des chiens sans raison valable ». En 2004, il relevait encore que trois journalistes américains avaient été tués comme des chiens en Irak par l’armée US.

Il faut dire, comme le rappelait Splitting, que pour Kissinger lui-même : « les militaires sont des animaux bêtes et stupides qu’on peut utiliser » comme des pions en politique étrangère. Ils sont les automates zombies d’Amérique… Les journalistes Woodward et Bernstein rajoutaient dans le même passage qu’il avait dit de manière marquée au général Alexander Haig « Al, si tu es un bon garçon, je t’en donnerai une autre » d’étoile à l’épaule.

De son côté, Splitting se plaisait à considérer le maire de New York comme « le pire porc fasciste que vous pourriez jamais voir et rencontrer dans votre vie et pour tout vous dire les porcs ont plus de moralité qu’il n’en a ». Il avait même voulu interpeler Giuliani au Canada avant d’être poussé en dehors du building. Giuliani aurait bien fait d’être « sur ses gardes » car Splitting était « comme un limier sur sa trace pour son implication avec d’autres porcs capitalistes, pour leur implication dans le 11/9, et un jour ça va lui revenir comme une morsure dans le cul » (minutes 23’30 à 24′). En voilà un qui n’en démordait pas !

Selon Kevin Barrett, Splitting pratiquait une sorte de yoga tantrique, le kundalini (avec « respiration du feu »), qui lui permettait de charger sa colonne vertébrale et son cerveau en électricité. D’où peut-être son énergie survoltée. Energie manifeste également dans cette harangue :

« Nous devons savoir comment nous allons appréhender ces criminels. Allons-nous créer un tribunal de crime de guerre ? » (1h06′). « Nous devons être la conscience de la masse des gens pour arrêter cela (…) je ne suis pas la victime de ce que je ne connais pas. Ce que je sais me donne du pouvoir, de la force (…) nous devons nous unir et faire répondre ces gens pour leur crime (…) votre temps est expiré. Vous ne nous volerez plus, ne nous tuerez plus, ne nous mutilerez plus, ne nous emprisonnerez plus, ne nous appauvrirez plus, à cause de votre avarice et de votre stupidité. Vous, votre règne a pris fin ; vous aller répondre au peuple parce que les peuples du monde sont les seuls qui gouvernent les nations (…) Nous allons faire les lois et allons changer les choses, et nous le ferons avec moralité et éthique (…) Tous les fascistes et les dictateurs vont répondre de leurs crimes » (1h23)

Hélas son vœu n’aura pas été exaucé de son vivant.

Etats-Nuisibles d’âmes étiques

« Les États-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence, sans jamais avoir connu la civilisation », auraient dit Oscar Wilde ou Albert Einstein (quelquefois politiquement incorrect jusqu’à réclamer en Israël l’égalité complète pour les citoyens arabes début 1955, mais pas tant qu’on l’aurait espéré dans son dernier manuscrit resté inachevé juste avant sa mort en avril 1955, peu après la visite de l’ambassadeur et du consul d’Israël venus l’aider à préparer ce discours pour célébrer la création d’Israël).

Longtemps, la politique états-unienne a été machiavelienne. A cet égard, l’après 11-Septembre ne constitue pas tant que cela l’effondrement d’une quelconque droiture. Toutefois, selon une perspective de temps long, il aura marqué un léger tournant, mesurable en terme d’intensité comme de moralité. Pour reconstruire les forces armées ou pour continuer à conquérir, des criminels en haut lieu ont eu l’intention de laisser tuer ou de tuer des civils à l’intérieur de leurs frontières métropolitaines. Ceci dit, quelle différence aux yeux des puissants ? Comme l’avait dit plusieurs fois Jérôme Hauer de Kroll à la télévision, qui la jouait encore plus profil bas et regard insensible que Paul Bremer, le 11/9 était un « incident » dévastateur. Un incident diplomatique en quelque sorte ne faisant qu’accroître la tension aux frontières… mais permettant comme à leur habitude aux USA de déclencher des guerres … environ tous les deux-cinq ans… ou d’implanter leurs troupes loin de leurs frontières soit tous les cinq-dix ans quoique pendant plus longtemps sans doute.

Pour Léo Strauss, le pape des néo-conservateurs, les dirigeants réalisent qu’il n’y a pas de moralité et peuvent manipuler le public comme du mastic pour qu’ils obéissent à un leader fort les protégeant contre les menaces extérieures. Selon Shania Dury présentant Strauss, il serait même « capital » que « la tromperie soit « perpétuelle » car les gens ont tendance à être individualistes et dissidents alors qu’ils ont « besoin d’être dirigés » pour être protégés. A fortiori si on veut éviter la chute d’un Empire à la manière de Rome, souvent étudiée par les néo-conservateurs. La cohérence d’un Empire est alors entretenue par une menace extérieure. Et pour Kissinger « les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts ». On peut alors penser que les attaques sont à la mesure du pouvoir hégémonique et des invasions envisagées contre de prétendus ennemis.

Les guerres servent aussi des intérêts étrangers au peuple, voire à la nation. Brzezinsky voulait contrôler le gaz du Caucase face à la Russie, et les néo-conservateurs remodeler l’environnement autour d’Israël, enlever Saddam Hussein, et redessiner la Syrie (voir A clean break … Securing the Realm). Vastes objectifs. Les guerres extérieures sont, dans 1984 d’Orwell, une affaire intérieure permettant de maintenir la hiérarchie de la société. « La guerre est un racket » disait le Général Smedley Butler, qui préconisait que l’armée US ne s’éloigne pas à plus de 200 miles des côtes. Tant que le contribuable ne se rebiffe pas contre la pseudo menace extérieure et avale la propagande en se laissant tondre, tout fonctionne. S’il rétablit la vérité sur l’origine profonde des attaques, il sème l’anarchie. Le problème pour les dissidents est que les visées des élites néo-conservatrices semblent avoir enflé. Elles ont pris la grosse tête. Elles veulent servir des intérêts étrangers ou veulent dominer le monde d’un pôle à l’autre. Les Etats-Unis, dénués de toute colonne morale ne sont alors plus qu’une « larve qui grossit mais n’évolue jamais » (feu Jean-Edern Hallier), et dont l’âme s’amaigrit à mesure de son engraissement. Raison de plus pour tuer en quelque sorte le cochon en mettant sa gueule bien grasse sur un grill, dans une Cour pénale internationale rendant des comptes aux citoyens floués, pillés et massacrés.

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