Archive for the Social & Retraite Category

Résistance politique: Bilberberg 2014… Les deux options pour le monde…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, sciences et technologies, Social & Retraite with tags , , , , , , , , , , , , , , on 2 juin 2014 by Résistance 71

L’occident alarmé par l’arc Russie-Iran-Chine

 

Press TV

 

1er Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/06/01/365080/iranrussiachina-arc-lays-waste-to-west/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les gouvernements occidentaux, emmenés par les Bilderbergers, sont inquiets au sujet de l’alliance croissante entre l’Iran, la Chine et la Russie, écrit un analyste pour Press TV.

“La première priorité des “Bilderbergers”… est la montée de l’Iran, de la Russie et de la Chine”, écrit Kevin Barrett dans un article pour Press TV et se référant à la conférence Bilderberg de cette année, se tenant au Danmark jusqu’au 1er Juin.

Il a mis en exergue un accord gazier important juste signé entre la Russie et la Chine ainsi que “la défense efficace de la Syrie par la Russie et l’Iran contre l’agression menée par l’OTAN”, comme des facteurs ayant “levé des questions graves au sujet de savoir si l’occident emmené par le Bilderberg peut continuer son plan de domination mondiale.

Barrett a aussi dit que d’autres développements causant des préoccupations pour les membres du groupe Bilderberg, incluent l’initiative de la Russie de former une union économique eurasienne avec la biélorussie et le Kazakhstan ainsi que l’appel de la Chine pour une “alliance asiatique pour la sécurité” avec la Russie et l’Iran.

Tout ceci, en plus de l’accord de gazoduc russo-chinois, suggère que le monde est en train de virer hors du contrôle des Bilderbergers”, a écrit Barrett.
Le mois dernier, le président chinois Xi Jinping a appelé pour la création d’une nouvelle organisation asiatique pour la coopération sur la sécurité avec la participation de l’Iran et de la Russie.

Jeudi dernier, le président russe Vladimir Poutine a signé un traité d’établissement d’une union économique eurasienne avec le président biélorusse Alexandre Loukatchenko et le président kazakh Noursultan Nazarbaïev.

Barrett dit que les Bilderbergers vont peut-être maintenant chercher à “opter pour une transition pacifique mais graduelle vers un monde multi-polaire en faisant la paix avec l’Iran et en se réfrénant d’une agression excessive envers la Russie et la Chine”.

Ou alors donneront-ils le feu vert aux néoconservateurs qui déclencheront alors une énorme attaque fausse-bannière du style du 11 Septembre afin de lancer la prochaine étape de conquêtes impérialistes ?” a t’il ajouté.

Crise économique: Le pays du goulag levant économie du tiers-monde (Paul Craig Roberts)

Posted in actualité, économie, crise mondiale, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, Social & Retraite, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2013 by Résistance 71

Comprenons bien une chose qu’il est bon de toujours rappeler:

L’oligarchie financière transnationale utilise son arme de destruction massive économique: l’état et la pathétique fraude internationale qu’est "l’économie de marché", pour éviscérer les sociétés, créer le plus de chaos possible duquel surgira leur solution toute prête de gouvernance mondiale.

Tout ceci est planifiée de longue date. Seul salut: Refuser de jouer leur jeu, en masse et renverser la table où repose l’échiquier du jeu truqué… Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais, c’est pourtant simple à comprendre…

– Résistance 71 –

 

Les Etats-Unis sont déjà une économie du tiers monde (Paul Craig Roberts)

 

Press TV

 

24 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/10/24/331063/us-already-third-world-economy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un économiste américain très connu dit que les Etats-Unis sont déjà devenus une économie du tiers-monde alors que la super-puissance mondiale continue inlassablement à délocaliser son PIB.

“Si la délocalisation du travail continue, les Etats-Unis seront une économie du tiers-monde déclarée dans moins de 20 ans”, a écrit Paul Craig Roberts dans une colonne pour Press TV Jeudi.

“L’Amérique est dans les toilettes et le reste du monde est au courant”, a t’il écrit, notant au passage que “toujours plus de petites entreprises disparaissent, que les cartes de membres diminuent dans les clubs de golf, que de plus en plus de diplômés des universités retournent vivre chez leurs parents, qui utilisent leurs économies pour vivre.”

“Avec le monde qui se détache du dollar afin de règler les dépenses internationales, alors que la réserve fédérale en imprime toujours plus, la vitesse à laquelle les détendeurs d’avoirs en dollars vont vendre leurs porte-feuille va s’accélérer,” a écrit Roberts.

L’économiste a ajouté que les néo-conservateurs américains qui dirigent à Washington et leurs alliés israéliens sont néanmoins déterminés à ce que “Washington commence encore plus de guerres afin de créer un Lebensraum (espace vital) pour Israël.”

Un nouveau rapport d’activité publié Mardi, montre que l’économie américaine ne récupère pas et que bon nombre d’économistes avertissent que les luttes fiscales constantes de Washington ne font que rendre la situation bien pire.

L’économie américaine a ajouté 148 000 emplois en Septembre tandis que le taux (NdT: bidouillé comme tous les chiffes du chômage, partout…) est retombé à 7,2% (NdT: le chiffre officieux étant de 21% quand on inclut tout le monde sans emplois, Roberts l’avait expliqué dans un article précédent…), ont rapporté les économistes fédéraux Mardi. Le rapport ne remplit pas les attentes alors que les estimations des économistes étaient de 185 000 emplois créés (NdT: qui ne sont pour la plupart que des petits boulots, souvent temporaires et mal payés, comme l’avait aussi expliqué Roberts ultérieurement).

“Le déclin dans la valeur marchande du dollar et l’inflation domestique qui en résulte forceront la Fed à arrêter la planche à billets. Qu’est-ce qui couvrira alors le trou béant entre les rentrées et les dépenses ? La réponse plus que probable est: les fonds de pension et tout ce sur quoi Washington pourra mettre la main.” A noté Roberts dans son article.

Des analystes disent que le récent “shutdown” du gouvernement américain pourrait brouiller la valeur des rapports des deux prochains mois, ce qui veut dire qu’une image plus claire du marché du travail n’appaîtra pas avant le rapport de Décembre qui sera publié en Janvier (NdT: c’est à dire après la sacro-sainte orgie de dépenses des fêtes de fin d’année pour laquelle les yankees iraient en guerre si on leur supprimait, pour acheter des tonnes de conneries inutiles pour lesquelles ils paieront des 25-30% d’intérêt par an le reste de leurs vies pathétiques de consommateurs décérébrés…).

(pseudo) résistance politique… Syndicats foie jaune, demandez le programme…

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Les falsificateurs

 

Le Monde Libertaire

 

12 Septembre 2013

 

url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/syndicalisme/16578-les-falsificateurs

 

C’est reparti le mauvais feuilleton sur une énième réforme pourrie qu’on essaie de nous vendre. Gouvernement, patronat, direction de la CFDT et médias vont, comme en 2010, utiliser tous les subterfuges, tous les mensonges, toutes les falsifications pour faire passer la réforme des retraites du premier sinistre Ayrault.

Certes, comme c’est un gouvernement de gauche, on nous fait le coup du dialogue social, de la concertation, en l’occurrence de la conférence sociale qui dure tout l’été. Le principe est simple : on dit aux syndicats, les fameux partenaires sociaux, à quoi on veut aboutir et à eux de trouver les moyens de faire avaler la couleuvre. Les ficelles sont connues. On fait fuiter à droite à gauche quelques informations laissant croire que les coups seront particulièrement rudes (44, voire 45 annuités, remise en cause du Code des pensions.) et au final c’est un peu moins brutal, ce qui permet de dire à certaines directions syndicales qu’on s’en tire bien. On ajoute un petit couplet antifonctionnaires qui seraient des nantis, ça peut pas faire de mal pour entretenir la division. Le procédé est breveté.

Si l’on ajoute une propagande médiatique quotidienne pour reprendre les propos des tenants du pouvoir sur l’espérance de vie, blabla, le coût du travail, blabla, la compétitivité, blabla… Vous vous rendez pas compte mon bon monsieur comme on a du mal quand on est patron…

Bien évidemment, la direction de la CFDT est à la pointe de ce dispositif de truands, tout comme elle l’était il y a quelques mois pour signer l’accord de la honte qui détruisait une partie du Code du travail, transposé depuis en loi.

Face à cette falsification organisée, il importe d’abord de rétablir les faits et la réalité de ce que vivent les salariés du privé comme du public, les chômeurs, les jeunes et les retraités.

Certes, l’espérance de vie augmente (quelle honte ces pauvres qui veulent profiter un peu de leur retraite) mais l’espérance de vie en bonne santé diminue (attaque contre le système de santé, déremboursement, conditions de travail dégradées) pour se situer aujourd’hui autour de 63 ans. Augmenter les annuités nécessaires jusqu’à 43 ans pour la génération 1973, c’est pousser inéluctablement soit à une retraite de misère, soit à une retraite à 67 ans, compte tenu de l’âge moyen du premier boulot. Bref, le rêve des exploiteurs, mettre en place la retraite des morts !

Certes, le nombre de retraités a augmenté mais la productivité a été multipliée par cinq depuis 1960, ce qui signifie qu’un « actif », comme l’on dit, produit cinq fois plus de richesse en 2013. Richesse accaparée de plus en plus par les actionnaires et spéculateurs de tous poils.

Les patrons, avec leur nouveau chefaillon, Gattaz junior, pleurnichent tous les matins sur les salariés français qui ne travaillent pas assez longtemps et sur le «coût exorbitant des charges» qui leur incombent. Ils oublient de dire que les entreprises sont les premières à se débarrasser des « seniors » lors des plans sociaux qui se multiplient et qu’elles bénéficient chaque année de 30 milliards d’exonérations (ce qui correspond à véritable hold-up de notre salaire différé), exonérations qui permettraient à elles seules de revenir aux 37,5 annuités !

Ce devoir de vérité établi, le problème ensuite est de construire un véritable rapport de force susceptible de les faire reculer. De ce point de vue, la situation a tout de même changé depuis 2010. L’axe CFDT-CGT qui avait à l’époque programmé l’échec du mouvement, malgré des millions de manifestants, s’est fissuré. Non pas que l’appareil CGT ait changé et que Thierry Le Paon ait découvert les vertus de la lutte de classe, mais la base CGTiste a fait bouger les lignes et la toute dernière trahison de la CFDT concernant le droit du travail a conforté la rupture actuelle. L’appel national unitaire du 8 juillet (CGT-FO- FSU- Solidaires) pour une « journée de grèves et de manifestations » plus clair que d’habitude est un point d’appui. De même les déclarations de Jean-Claude Mailly – « Nous ferons tout pour les faire reculer » – donnent un ton déterminé. Cela dit, pas d’illusion, nous n’obtiendrons que ce que nous irons chercher par la grève et le blocage du pays. Et c’est pas gagné. Outre tous les ennemis déjà identifiés (État, patronat, direction de la CFDT), les appareils risquent d’opposer aux salariés la « machine à perdre » que constitue le dispositif de journées saute-mouton. Ainsi une partie de la direction de la FSU n’aurait pas été contre une journée «éducation nationale» à la mi-septembre et cela manœuvre aussi du côté des fédérations de fonctionnaires pour organiser une journée qui réintégrerait des thèmes «consensuels» de l’Unsa et de la CFDT fidèles et zélés serviteurs du gouvernement. Division, diversion, confusion.

Bref, soit on se résigne, ce qui ne sera jamais le cas des militants anarchistes et anarcho-syndicalistes, soit on fait tout pour que boîte par boîte, administration par administration, on construise la grève interprofessionnelle, celle qui tape à la caisse du patronat, celle qui bloque le système, celle qui rassemble tous les exploités, celle qui décide elle-même hors des bureaucraties et des partis de la conduite du mouvement.

Fabrice (groupe La Sociale)

Autisme syndical: Lutte des classes ?… Quésaco ?…

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Excellente analyse succinte et directe sur la relation État, forces actives du travail, syndicats et entreprises. Le constat est simple: les syndicats foie jaune ne sont plus là pour lutter, mais pour arrondir les angles de façon à profiter des mannes et privilèges offerts aux moutons serviles.

Arrêtons cette mascarade ! Il est plus que temps de reprendre le chemin de la conscience politique. Question simple: Où est l’intérêt commun et qui s’en occupe ? Qui en a même encore simplement conscience ?…

– Résistance 71 –

 

La société que nous préparent le MEDEF et la CFDT

 

Pierre Bance

 

19 Juin 2013

 

url de l’article:

http://www.autrefutur.net/La-societe-que-nous-preparent-le

 

La loi du 14 juin 2013 sur la sécurisation de l’emploi a été validée pour l’essentiel par le Conseil constitutionnel. La loi est une reprise, sans modification majeure, de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013. Signé entre le patronat d’un côté, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC de l’autre, cet accord, pour scélérat qu’il soit, ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans une longue marche visant à réformer le droit du travail pour l’adapter aux contraintes d’une économie mondialisée.

Le droit du travail est le reflet de la lutte des classes. Quand les travailleurs avancent l’État et le patronat concèdent des améliorations aux conditions de travail. Quand ils reculent, parce que les conditions économiques sont peu favorables et les syndicats peu combatifs, les employeurs reprennent ce qu’ils avaient lâché.

Jusqu’en 1981, globalement, le droit du travail s’était amélioré, fruit d’un siècle de luttes ouvrières. Avec l’arrivée au pouvoir des socialistes, et dans un contexte de « crises » économiques, les choses vont changer. En la personne de la CFDT, patronat et sociaux-libéraux vont trouver un partenaire syndical qui accepte de collaborer pour construire un autre modèle de société qui n’est pas sans rappeler les systèmes corporatistes ou, si l’on veut être moderne, une version possible de projet libertarien. Patronat et syndicats réformistes adaptent le droit du travail à ce qu’ils considèrent comme les impératifs de l’économie de marché mondialisée, sous le regard bienveillant de l’État maintenu à ses strictes fonctions régaliennes : faire respecter l’ordre social par sa justice, et encore le moins possible ; par la force, si besoin.

C’est la thèse développée par Pierre Bance dans l’article ci-dessous, version actualisée de celle parue dans Le Monde libertaire, n° 1707 du 23 au 29 mai 2013.

À l’origine, l’État se construit par la force, Dieu la légitime, le droit la sert. Celui qui possède les moyens de la contrainte physique impose son État par la violence pour son profit. Celui qui possède la puissance financière achète la violence qui lui permettra de contrôler l’État pour étendre son pouvoir et grossir son capital [1]. L’inégalité et l’injustice entre les tenants du pouvoir, les forts, les riches, leurs protégés et ceux qui les subissent, les exploités, les faibles, les pauvres se révélèrent, au cours des siècles, de plus en plus insupportables avec le progrès des sciences et des techniques, avec les idées nouvelles. Les plus intelligents des exploiteurs comprirent qu’il fallait donner une autre légitimité au pouvoir d’État que la désignation divine. 
Á partir de la Révolution française, se construisit la démocratie inspirée de l’enseignement des philosophes des Lumières. Les révolutionnaires de 1789 décrétèrent que la légitimité du gouvernement de l’État ne viendrait plus de la violence expropriatrice des chefs barbares, du Dieu des rois et empereurs. Elle viendra du peuple. On entrait dans la modernité. La nouvelle puissance politique et économique, la bourgeoisie, conçut en moins d’un siècle cette merveille de l’exploitation paisible qu’est la démocratie parlementaire qu’Alain Badiou appelle le capitalo-parlementarisme [2]. Elle permet à la classe dominante de conserver la propriété des moyens de production et de contrôler le pouvoir tout en laissant croire à une égalité entre tous les citoyens. Le principe électoral est la base de cette illusion. Chacun imagine avoir sa part dans la conduite du pays alors que, quel que soit le gouvernement, l’État joue un rôle régulateur au profit de la propriété ; il veille à ce que certains exploiteurs n’aillent pas trop loin pour éviter des désordres ; il anticipe ou répond à la grogne des exploités pour désamorcer leur révolte. Le droit du travail, agissant sur la relation primaire du capitalisme, l’exploitation du travailleur salarié [3], le plus dangereux pour l’ordre établi, est l’exemple approprié pour comprendre l’enjeu et le mécanisme de la régulation démocratique.

Le droit du travail accessoire du droit des affaires

Quand les travailleurs sont en situation de force, l’État oblige le capital, s’il ne le comprend pas lui-même, à leur concéder des droits ou des avantages ; quand les travailleurs sont en situation de faiblesse, l’État laisse les exploiteurs les leur reprendre ou les limiter. Ce mouvement alternatif est inhérent à la lutte des classes et s’articule avec les fluctuations de l’économie. Quand cette dernière est en expansion, le patronat est disposé à partager pour éviter la confrontation sociale et si celle-ci se produit, il cède. Quand elle est en récession, du fait des dysfonctionnements de sa propre machine, le capital est prompt à inverser la tendance, invoquant la nécessité de réformer pour le bien commun, de restreindre dans l’intérêt général, de faire preuve de réalisme pour revenir à la prospérité.

En 1945, et les années qui suivent, la classe ouvrière, aguerrie dans la Résistance, bien organisée dans ses syndicats, est en mesure de mener une révolution, au moins une insurrection. Pour éviter l’une ou l’autre, l’État lui concède des droits importants : institution des comités d’entreprise et relance des délégués du personnel, statut « avantageux » des salariés des entreprises nationalisées, installation de la sécurité sociale et participation des syndicats à sa gestion, nouvelle loi sur les conventions collectives renforçant le rôle des syndicats par la représentativité, etc.

On pourrait aussi prendre pour exemple l’après-Mai 68 avec la loi sur les délégués syndicaux et la section syndicale d’entreprise, la mensualisation, le développement de la formation professionnelle, la loi de 1973 sur la cause réelle et sérieuse du licenciement, etc.

Á chaque situation comparable, l’État fait ainsi d’une pierre deux coups : en améliorant le sort des salariés, il désamorce la contestation tout en renforçant son emprise sur les organisations ouvrières enserrées dans un filet juridique les contraignant à collaborer au système d’exploitation.

Après la victoire socialiste de 1981, les lois Auroux de 1982, du nom du ministre du travail Jean Auroux, accordent de nouveaux droits non négligeables sur la représentation du personnel, la négociation collective, la durée du travail, la limitation des contrats à durée déterminée et du recours à l’intérim… Dans la foulée sont aussi votées la retraite à 60 ans et la cinquième semaine de congés payés. Mais, parallèlement, ces lois promeuvent des idées consensuelles telles que la « démocratie économique », les travailleurs « citoyens de l’entreprise », l’« entreprise citoyenne » qui préparent, perfidement, la déconstruction du droit du travail. Avant même le « tournant de la rigueur » de 1983, la première pierre en est posée par la loi du 13 novembre 1982 qui permet aux accords d’entreprise de déroger, en moins favorable, à des dispositions législatives et réglementaires lorsque lesdites dispositions l’autorisent. Les socialistes et la fraction éclairée du patronat s’étaient entendus pour, d’un côté, accorder des droits indispensables à la crédibilité des premiers, de l’autre, pour moderniser le droit du travail dans le sens voulu par la mondialisation de l’économie [4]. Le virus d’une remise en cause radicale de cent ans d’avancées sociales était instillé par une gauche phagocytée par les sociaux-chrétiens venus de la Confédération française démocratique du travail (CFDT).

Les choses se dégradent au long des années. La précarité de l’emploi pénètre le droit du travail par de multiples fissures légales et conventionnelles dont les plus significatives furent les lois Aubry de juin 1998 et janvier 2000 sur les 35 heures hebdomadaires, échangeant une réduction de la durée du travail contre sa flexibilité et la modération salariale ; cette réduction qui n’était pas une revendication première, fut un mauvais deal dont les salariés ne perçurent pas le vice sur le coup [5]. De retour au pouvoir en 2002, la droite pouvait parfaire le travail et accentuer le repli des droits des travailleurs. Notamment, les lois Fillon du 4 mai 2004 et Sarkozy-Fillon du 20 août 2008 étendent les cas où les accords d’entreprise peuvent déroger à la loi et leur permettent de contenir des dispositions moins favorables que la convention de branche. Pris dans un complexe jeu politique, les syndicats ne bougent pas voire encouragent le repli comme la CFDT approuvant la réforme scélérate des retraites en 2003 ce qui lui vaudra de perdre quelques dizaines de milliers d’adhérents [6]. Le programme de la gauche en 2012 n’a pas à son ordre du jour d’améliorations des droits sociaux. Tout occupé à leur faire accepter les fermetures d’entreprises, le gouvernement socialiste abandonne les travailleurs en rase campagne invoquant une énième crise plutôt que leur impuissance devant les multinationales. Pendant ce temps, la droite se droitise, l’extrême-droite prospère, les organisations syndicales sont bâillonnées par leurs bureaucraties politiciennes, surtout… s’affaiblit la conscience de classe. Le capitalisme oblige les ouvriers au recul : ils acceptent le développement de la flexibilité et de la précarisation, ils concèdent des retours en arrière sur les salaires, la durée du travail, la productivité, sous la menace de fermeture, de chantage aux délocalisations. L’État accompagne le mouvement et le prolonge avec la législation nécessaire en allongeant l’âge des départs en retraite et la durée de cotisation, en diminuant l’indemnisation du chômage comme les remboursements de l’assurance maladie. Les travailleurs fragilisés, menacés ne négocient plus le maintien de l’emploi mais les conditions de sa suppression quelquefois après des luttes dures, souvent désespérées.

L’ANI, comme une résurgence corporatiste

Désormais, la négociation sociale intègre la logique patronale des fatalités économiques telles les contraintes de la compétitivité internationale et la nécessité de délocaliser donc, l’impérative obligation de licencier. L’œuvre dévastatrice s’accélère avec l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi du 11 janvier 2013 signé entre le Medef, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises et l’Union professionnelle artisanale d’un côté, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, de l’autre ; accord entériné, sans modification majeure, par la loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi [7]. Objet d’un recours de parlementaires UMP pour non-conformité à la Constitution de certaines de ses dispositions, la loi a été validée par le Conseil constitutionnel [8]. Après cette validation, le ministre du Travail, Michel Sapin, a déclaré : « la loi sur la sécurisation de l’emploi fera date dans l’histoire de nos relations sociales, elle contribuera à renforcer notre compétitivité et donc l’emploi en France, tout en s’inscrivant dans la filiation des lois améliorant les droits de salariés » [9]. Oui, Monsieur le ministre socialiste, elle fera date, mais non pour ce que vous dites…

Ce texte était initialement intitulé : projet de loi pour un « nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi ». La sobriété nouvelle de son titre n’en a pas modifié le contenu [10]. Reste la quadrature du cercle : être au service de la compétitivité des entreprises en préservant l’emploi des travailleurs. Reste ce qui paraît le plus probable : construire un nouveau modèle économique et social. D’inspiration néo-libérale, celui-ci tend à remettre l’élaboration de la norme aux partenaires sociaux, de préférence au niveau de l’entreprise qui serait le mieux adapté. La mission régulatrice de l’État est circonscrite au minimum, avec la tentation de limiter son rôle à homologuer ce qui a été négocié, sa justice se chargeant seulement de le garantir. Ainsi, voit-on que la crise, selon un schéma éprouvé, sert l’adaptation du capital aux nouvelles données économiques. S’agissant du droit social, base juridique de l’exploitation, un système, à visée quasi libertarienne, se met en place ; il repose sur trois principaux piliers :

  • Cogestion de la précarisation. L’entreprise doit être gérée par l’employeur avec des syndicats qui adhèrent à cette idée folle de préserver l’emploi en le précarisant [11]. Les accords signés dérogeront de plus en plus largement à la loi et se soustrairont de plus en plus à l’appréciation du juge déclaré incompétent en matière économique, voire hostile au marché. Renaît le mythe du juge rouge.
  • Fait majoritaire. Les accords signés par des syndicats représentant une majorité de salariés, voire moins, s’imposeront à tous les salariés lesquels ne pourront plus opposer les clauses plus favorables de leur contrat de travail et seront légitimement licenciés s’ils rejettent les dispositions conventionnelles [12]. Peut-être, à l’avenir, pourront-ils ne pas être licenciés mais considérés comme démissionnaires au nom de leur liberté individuelle.
  • Privatisation de la protection sociale. Petit à petit le patronat reprend en main la gestion et le contrôle de la protection sociale avec pour objectif de la privatiser ne laissant qu’une sécurité sociale résiduelle, une aide médicale pour ceux qui n’ont rien.

Les ambivalences et les évolutions du droit social se prolongent dans le domaine de la santé, il faut avoir une population bien portante pour bien produire ; de l’éducation qui doit former des corps professionnels compétents et dociles si possible ; du logement pour parquer le bétail salariés ; des transports et des infrastructures dont l’objet principal est de faciliter la circulation des marchandises et l’acheminement de la main-d’œuvre. Entre la rapacité du capital contrariée par ses obligations économiques, sa volonté d’appropriation du commun par la privatisation et la volonté de la population d’améliorer sa vie quotidienne s’établit, au mieux, un consensus qui maintient en place la société capitaliste, et que l’on voudrait provisoire, au pire, une collaboration de classes qui concourt à son adaptation voire à sa transformation. Ce dilemme hante le syndicalisme depuis ses origines mais c’est sa face la plus noire qu’il nous présente aujourd’hui.

Pour que l’on se libère de ces dominations économiques, juridiques et idéologiques, il faut que les syndiqués de la CFDT empêchent la poursuite de la rédaction, par leur centrale et le Medef, de la nouvelle Charte du travail, modèle pour une société corporatiste. Le veulent-ils ? Il faut que les syndiqués de la CGT jettent par-dessus bord cette absurdité de « syndicalisme rassemblé » vide de sens, pour revenir au syndicalisme de lutte des classes, au syndicalisme révolutionnaire. Le peuvent-ils ? Seuls les travailleurs organisés sont en mesure de stopper la fuite en avant de l’alliance du patronat et des sociaux-libéraux, de subvertir la passivité des bureaucraties syndicales par la grève générale.

Texte libre de droits avec mention de l’auteur : Pierre Bance, et de la source : Autrefutur.net, espace d’échanges ouvert à toutes les composantes anti-autoritaires, autogestionnaires et libertaires du mouvement ouvrier et révolutionnaire (www.autrefutur.net).

[1] Pour Norbert Elias, l’État se construit par la force incarnée dans l’armée, la violence légitime, et par la levée des impôts, un racket légitime (La Dynamique de l’Occident [1977], Calmann-Lévy, « Pocket, Agora », 2003, 320 pages).

[2] Pour une lecture militante d’Alain Badiou, voir Pierre Bance, « Badiou cerné par l’anarchisme », Un Autre futur, 2 février 2012 (http://www.autrefutur.net/Badiou-ce…).

[3] Il convient d’ajouter aux travailleurs salariés, les faux indépendants, tous ces travailleurs aux frontières du salariat.

[4] Martine Aubry, alors jeunes conseillère de Jean Auroux, faisait-elle déjà le relai avec le grand patronat chrétien ?

[5] Pour un constat critique, Paul Bouffartigue, Temps de travail et temps de vie. Les nouveaux visages de la disponibilité temporelle, Paris, Presses universitaires de France, « Le travail humain », 2012, 232 pages, voir notamment les pages 64 et suivantes.

[6] Pour Michel Noblecourt dans Le Monde du 20 novembre 2012, les départs dépassèrent les 80 000.

[7] Loi n° 2013-504 du 14 juin 2013, Journal officiel du 16 juin 2013, page 9958. Lors du dernier scrutin à l’Assemblée nationale, le 24 avril, ont voté pour le Parti socialiste, les radicaux de gauche et les centristes ; contre le Front de gauche, quatre socialistes et deux UMP ; se sont abstenus l’UMP, les écologistes et seize socialistes. C’est évidemment par pure inhibition politicienne que la droite n’a pas voté pour.

[8] Décision du Conseil constitutionnel n° 2013-672 DC du 13 juin 2013, Journal officiel du 16 juin 2013, page 9976. Le Conseil constitutionnel a cependant censuré la disposition permettant d’imposer, par une convention de branche, un ou plusieurs organismes chargés d’assurer la couverture complémentaire de tous les salariés de la branche estimant, comme les sénateurs et députés UMP, qu’elle méconnaissait « la liberté contractuelle et la liberté d’entreprendre ».

[9] Communiqué de presse du ministère du Travail du 13 juin 2013 (http://travail-emploi.gouv.fr/actua…).

[10] Sans pouvoir entrer, ici, dans le détail de multiples dispositifs, rappelons quelques points forts du de la loi issu de l’accord : – Mise en place – a minima – d’une mutuelle pour tous les salariés. – Le plan de sauvegarde de l’emploi (plan social assorti de licenciements collectifs) devra faire l’objet d’un accord signé par les syndicats représentant la majorité des salariés à défaut, d’une homologation du plan de l’employeur par l’administration du travail. – Un accord majoritaire pourra proposer une réduction de salaire ou un aménagement du temps de travail contre un maintien dans l’emploi pour une durée maximale de deux ans. En cas de refus individuel, le salarié fera l’objet d’un licenciement économique. – Un accord signé par les syndicats représentant 30 % des salariés pourra autoriser l’employeur à mettre en place une mobilité obligatoire professionnelle ou géographique. Là aussi, en cas de refus, le salarié fera l’objet d’un licenciement économique. Pour un résumé de l’ANI voir La Nouvelle Vie ouvrière du 25 janvier 2013, page 26 ; pour une étude de la loi voir le dossier de La Nouvelle Vie ouvrière du 31 mai 2013, page 19, illustré par Babouse, les titres de chapitre de ce dossier sont éloquents : – Des accords de chantage à l’emploi. – Les salariés contraints à la mobilité. – Temps partiel, une durée minimale mais des dérogations à foison. – L’accès à la justice entravée pour les salariés. – Des contreparties bien modestes pour les salariés. – Les institutions représentatives du personnel fragilisées. – Licenciement, un nouveau plan de sauvegarde de l’emploi.

[11] Employeur qui n’est souvent, même dans les petites et moyennes entreprises, que le gérant d’une multinationale lointaine, d’un fonds spéculatif mystérieux.

[12] Le résultat des élections de représentativité donnant, au niveau national, une majorité à la triplette CFDT-CFTC-CGC, 44,73 %, contre 42,71 % à la CGT et FO qui ne pourront faire opposition à l’ANI, est une heureuse surprise pour le camp de la collaboration (Voir le site du Ministère du travail : http://travail-emploi.gouv.fr/espac…).

Résistance politique ici et maintenant…

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De la résistance à l’autogestion, le 14 mai à Paris

 Alternative Libertaire

 

3 Mai 2013

 

url de l’article:

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article5325

 

Pendant combien de temps va-t-on encore continuer à nous prendre pour des imbéciles ?

Quand on entend qu’il faut se serrer la ceinture et accepter l’austérité alors que les riches continuent de s’enrichir et que, depuis 20 ans, les actionnaires n’ont pas cessé de s’engraisser sur le dos des travailleurs-euses…

Quand on sait que la fraude fiscale représente entre 60 et 90 milliards d’euros et qu’on voit éclater au grand jour les magouilles et les scandales où se croisent les hommes politiques et les plus grosses fortunes…

Quand on nous promet le changement et qu’en même temps on continue à pourchasser les Rroms, à faire la chasse aux immigré-es, à laisser faire les patrons qui licencient à tour de bras…

Quand on voit un gouvernement soi-disant de « gauche » inscrire dans la loi l’une des pires attaques contre les droits des travailleurs-euses : le fameux « Accord national interprofessionnel » imposé par le MEDEF et une CFDT complice…

Face à cela, l’alternative est simple. Soit on s’écrase et on subit l’exploitation patronale, en laissant la rue aux parades réactionnaires et aux milices fascistes. Soit on se bouge pour répondre à l’austérité par la solidarité, pour lutter contre la loi du plus riche et résister à l’offensive capitaliste avec, en ligne de mire, la reprise en main de l’économie et la transformation de la société.

Parce que nous sommes persuadé-es qu’on ne peut pas attendre un changement venu « d’en haut », parce que nous croyons que c’est par nos résistances et par nos luttes que nous pourrons renverser le rapport de force actuel, parce que nous pensons que c’est par en bas que se construira une société réellement démocratique et égalitaire, nous vous invitons à venir discuter et débattre avec nous le mardi 14 mai, à 20h, au local d’Alternative libertaire.

Meeting le 14 mai, 20h, au 92, rue d’Aubervilliers, Paris 19e (métro Stalingrad, Riquet ou Marx-Dormoy)

 

Et ensuite…

Ne ratez pas la 2e Foire à l’autogestion à Montreuil, les 8-9 juin

Forums, débats, ateliers pratiques, stands, guinguette, cinéma, théâtre, espace enfants…

Une centaine de structures participantes.

www.foire-autogestion.org

*  *  *  *  *  *  *  *  *

Programme de la Foire à l’Autogestion 2013:

 

Samedi 8 juin

Lieu : la Parole errante à Montreuil (9 rue François-Debergue, métro Croix-de-Chavaux).

Stands, buvette, restauration, animation musicale avec Johnny Montreuil, cycle cinéma, vidéos, ateliers, débats… Une centaine de structures participantes.

10 h : Ouverture de la Foire à l’autogestion

10 h-19 h : Espaces permanents

● Village du logiciel libre, avec les associations Parinux, la coopérative Cliss XXI (Liévin)…
● Espace enfants avec, cette année : la construction collective d’une cabane proliférante
● Répar’Café sur le thème du petit électroménager : apprenez à réparer vous-mêmes, plutôt que de dépendre du SAV de Darty !
● Atelier Récup’ : apprenez à recycler utilement (et artistiquement) les objets de la vie quotidienne (quelques exemples ici). 
● Atelier d’écriture collective d’un scénario de jeu. Ou comment mettre en place une activité de loisir imaginatif autogérée à travers l’exemple de l’écriture de scénarios. Organisé par la Mare aux diables sur son stand, 20 participant-e-s max. S’inscrire ici.
● Atelier d’autoréparation de vélo, avec l’association Cyclofficine (Ivry-sur-Seine), accueil auto-réparation air-huile, avec mise à disposition de l’outillage de base pour apprendre à réparer soi-même sa bicyclette. Toute la philosophie Do it yourself tient sur deux roues !
● Atelier vidéo : venez avec votre caméra (même un simple appareil photo numérique) et apprenez les bases du cadre vidéo avec Holistic Productions ; 5 à 8 participant-e-s max. S’inscrire ici.

11 h-13 h : forum « Éducation et pédagogie alternative »

Comment sortir de l’école de la reproduction sociale ? L’éducation : au service de qui ? de quoi ? Pour quels savoirs et quels programmes ?

Débat avec :

● Charlotte Nordmann, auteure de La Fabrique de l’impuissance (éd. Amsterdam, 2008) ;
● Un intervenant du Lycée autogéré de Paris

11 h-13 h : Atelier : Créer son propre fanzine

Par Bernard (Autre Futur) ; max. 10 participant-e-s. S’inscrire ici.

12 h-14 h : Débat : Retour critique sur l’autogestion yougoslave (1950-1990)

L’expérience ambiguë de « l’autogestion socialiste » en Yougoslavie a, dans les années 1960 et 1970, fait couler beaucoup d’encre dans les courants anticapitalistes cherchant une alternative au modèle soviétique. De par les rapports conflictuels qu’elle a révélé avec l’État et avec l’économie de marché, l’expérience de l’autogestion yougoslave n’a pas fini de nous apporter d’utiles enseignements.

● Catherine Samary (auteure de Le marché contre l’autogestion, l’expérience yougoslave, La Brèche, 1988) ;
● Vladimir Fisera (auteur de Prague, la révolution des conseils ouvriers, Seghers, 1978).

11 h-14 h : ciné-débat : Douce France, la saga du mouvement beur, de Mogniss Abdallah et Ken Fero, 77 min, IM’Média, 1993.

Synopsis : Des affrontements des Minguettes à la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983, de Rock against Police à la lutte contre la double peine, de la lutte des ouvriers arabes dans l’usine Talbot-Poissy au mouvement étudiant de 1986 et aux lois Pasqua… Ce documentaire retrace les temps forts du "mouvement beur" des années 1980. Trente ans après la marche de 1983, ce film est l’occasion d’en faire un état des lieux, de revisiter les mémoires d’un certain nombre d’acteurs et d’exposer la diversité des options prises dans la lutte contre le racisme. Voir des extraits.

Projection suivie d’un débat avec :

● Mogniss Abdallah, coréalisateur du film ;
● Éric Louis, participant à Convergence 84, la « deuxième Marche », en 1984.

14 h-17 h : Atelier : Initiation à l’autodéfense féministe

Un stage axé sur la prévention des situations d’agression et la mise en pratique de défenses physiques simples. Possibilité d’adapter le contenu du stage à la demande des participantes.

Organisé par Irène (AL Orléans) ; max. 20 participantes (non mixte). Pas de tenue de sport nécessaire. S’inscrire ici.

14 h-16 h : Forum : « Auto-organisation et lutte des travailleurs migrants »

Avec, entre autres :

● Bernard Gilles (bureau confédéral CNT-SO) ;
un-e militant-e du syndicat du Nettoyage CNT-SO, qui évoquera la défense des droits des migrants et ses difficultés propres (barrière du langage, racisme…) ;
● Michael Hoare (Comité pour l’avenir des foyers), qui nous parlera de l’enjeu de la rénovation des foyers de travailleurs migrants, et de la lutte des résidents pour le maintien d’espaces de solidarité collective ;
● un délégué du Foyer de travailleurs migrants du Centenaire, qui évoquera l’expérience de ce foyer montreuillois autogéré de facto.

14 h-16 h : Débat : la noblesse des biffins, c’est le recyclage

Traqués par la mairie de Paris, les biffins (chiffonniers) s’auto-organisent contre la misère. Débat avec :

l’Association des marchés économiques locaux individuels et organisés du recyclage (Amelior), qui fédère 200 biffins en région parisienne.

15 h-17 h : Présentation du livre Syndicalistes et libertaires. Une histoire de l’UTCL (1974-1991)

Raconter l’action de l’Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL) dans le syndicalisme des années 1970-1980, c’est raconter la période de « l’insubordination ouvrière » de l’après Mai 68, la lutte contre le recentrage de la CFDT, l’émergence des gauches syndicales, l’irruption des coordinations de grévistes, la formation des SUD… A travers les pratiques du petit groupe d’ouvriers turbulents qui formait l’UTCL, on s’interrogera sur la portée révolutionnaire du syndicalisme d’action directe. Débat avec :

Théo Rival (AL Orléans), auteur du livre ;
● plusieurs anciennes et anciens de l’UTCL.

16 h-18 h : Débat : le logement alternatif, c’est possible. L’exemple du Mietshaüser Syndikat

En Allemagne, il existe une tradition de lieux alternatifs et ouverts dans lesquels s’épanouit une culture alternative. Ces Hausprojekte, terme que l’on pourrait traduire en français par « maisons autogérées », sont à la fois des lieux de vie et d’activités collectives et politiques. Pour renforcer leur indépendance, une structure associative basée à Fribourg, le Mietshaüser Syndikat a imaginé un montage juridique et financier original qui fait sortir de manière définitive les bâtiments du marché immobilier spéculatif. En France, cette initiative a inspiré la création du CLIP, qui se bat pour la propriété d’usage, contre la propriété marchande. Débat avec :

un-e représentant-e du Mietshaüser Syndikat ; 
● un-e représentant-e du CLIP.

17 h-19 h : ciné-débat : Le Champ commun, ensemble on va plus loin, de Marie-Josée Desbois, 26 min, 2012.

Synopsis : La toute jeune coopérative Le Champ commun a ouvert en 2010 une épicerie et un bar-café-concert à Augan (Morbihan). Fort de 96 associés, un groupe de 8 salariés travaille pour créer une alimentation générale de qualité et un lieu de rencontre et de culture en milieu rural. Leur devise : « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Projection suivie d’un débat sur l’auto-organisation de circuits de production, de transformation et de distribution alternatifs, avec :

● Consom’Solidaires,
● la coopérative Le Champ commun,
● la coopérative Minga,
● l’association Andines,
● la coopérative TerraUna.

17 h-19 h : forum « Lutte contre les licenciements et reprise des entreprises »

Avec, entre autres :

● Gérard Cazorla (CGT-Fralib), qui évoquera la lutte des salarié-e-s de l’usine de Gémenos pour la reprise de la production ;
● Laurent Lacoste (Solidaires-Industrie), qui évoquera la campagne pour le droit de veto des CE sur les licenciements collectifs ;
● Une militante d’une entreprise en lutte pour la reprise par ses salarié-e-s ;
● Yannis Androulidakis (revue grecque Rocinante), qui parlera de la « proto-autogestion » dans les entreprises récupérées en Grèce.

18 h-20 h : débat : Le sport (collectif) pour populariser les pratiques autogestionnaires

Avec :

● Nicolas Kssis, militant à la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) et rédacteur à So Foot ;
● Wally Rosell, auteur d’Éloge de la passe, changer le sport pour changer le monde, Éditions libertaires, 2012.

Au terme du débat, rendez-vous sera donné pour une mise en pratique le lendemain matin, avec un match de foot à 7.

21h-22h : Théâtre : Side in/Side out, avec Tom Nanty (compagnie Un jour aux rives)

A la sortie de sa performance de dragking, Tom retrouve le calme de sa loge. Une voix le renvoie aux galères quotidiennes de sa situation de banlieusard. Tom nous fait alors partager ses réflexions sur les inégalités sociales, les travers de l’urbanisme et l’élitisme culturel, pendant qu’il se change après son spectacle et poursuit la transition d’homme en femme. Un dossier sur le spectacle ici. Suivre l’événement sur les réseaux sociaux ici.

Dimanche 9 juin

Lieu : la Parole errante à Montreuil (9 rue François-Debergue, métro Croix-de-Chavaux).

Stands, buvette, animation musicale, vidéos, ateliers, débats… Une centaine de structures participantes.

9 h : match de football à 7

Rendez-vous à 9 heures, « à la fraîche », sur le terrain de foot de proximité Espoir, dans la cité de l’Espoir, à 5 minutes à pieds du site de la Foire à l’autogestion.

Le football à 7 est une version non compétitive du football, davantage fondée sur le jeu, avec équipes mixtes (hommes-femmes, jeunes-vieux…), qui se joue en 2 x 25 minutes, éventuellement même auto-arbitré.

● L’encadrement sera assuré par Nicolas Kssis (FSGT) Wally Rosell (FA).

10 h : ouverture de la Foire à la Parole errante

10 h-19 h : Espaces permanents

● Village du logiciel libre, avec les associations Parinux, la coopérative Cliss XXI (Liévin)…
● Espace enfants avec, cette année : la construction collective d’une cabane proliférante
● Répar’Café sur le thème du petit électroménager : apprenez à réparer vous-mêmes, plutôt que de dépendre du SAV de Darty !
● Atelier Récup’ : apprenez à recycler utilement (et artistiquement) les objets de la vie quotidienne (quelques exemples ici). 
● Atelier d’écriture collective d’un scénario de jeu. Ou comment mettre en place une activité de loisir imaginatif autogérée à travers l’exemple de l’écriture de scénarios. Organisé par la Mare aux diables sur son stand, 20 participant-e-s max. S’inscrire ici.
● Atelier d’autoréparation de vélo, avec l’association Cyclofficine (Ivry-sur-Seine), accueil auto-réparation air-huile, avec mise à disposition de l’outillage de base pour apprendre à réparer soi-même sa bicyclette. Toute la philosophie Do it yourself tient sur deux roues !
● Atelier vidéo : venez avec votre caméra (même un simple appareil photo numérique) et apprenez les bases du cadre vidéo avec Holistic Productions ; 5 à 8 participant-e-s max. S’inscrire ici.

11 h-12 h : L’expérience du Centre autogéré Espace noir, de Saint-Imier (Suisse)

La pratique du centre socio-culturel Espace noir de Saint-Imier, dans le Jura Suisse historique. Nous verrons comment les principes de socialisation du pouvoir, de l’information, de la communication et d’autres principes liés au savoir, à la culture d’entreprise, à la constitution de réseaux, sont appliqués au quotidien par un centre autogéré.

● Par Yves Deconinck (formateur), qui prépare un livre sur cette initiative.

11 h-13 h : forum « Luttes rurales et défense des terres agricoles péri-urbaines »

La« zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est devenue emblématique du slogan « Résister, c’est créer ». Mais ce n’est pas le seul endroit où l’on s’oppose à la destruction des terres agricoles pour de grands projets inutiles. On peut également citer la résistance au projet Europa City, porté par Auchan à Gonesse (Val-d’Oise) ou à la ferme des Bouillons à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime). Un forum organisé par les Amis de la Confédération paysanne, avec :

Blaise Martin, Collectif pour le Triangle de Gonesse (www.cptg.fr) ; 
Rémy Querbouet, Alternatifs, Collectif d’opposants NDDL ;
un-e représentant-e de la ferme des Bouillons à Mont-Saint-Aignan.

11 h-14 h : ciné-débat : Lorraine-Cœur d’acier : une radio dans la ville de Jean Serres et Alban Poirier , 72 min, 1982

Créée par la CGT en vue de la grande manifestation des sidérurgistes le 23 mars 1979, Paris Radio LCA ne s’est pas cantonné à l’action syndicaliste. Passées les premières semaines d’antenne, les journalistes Marcel Trillat et Jacques Dupont ont choisi de faire tourner leurs micros. Politiques de tout bord, habitants du bassin, femmes d’ouvriers, travailleurs immigrés et même enfants de la cité de fer ont participé à l’aventure LCA. L’antenne était régulièrement brouillée par les forces de l’ordre mais, pendant plus d’un an de lutte, elles ne sont pas venues à bout des habitants du bassin de Longwy qui faisaient bloc pour défendre la radio… Voir un extrait.

Projection suivie d’un débat avec :

Michel Olmi, sidérurgiste, secrétaire de l’UL-CGT de Longwy de 1974 à 1980 ;
● Daniel Cano, de l’association Minga, de Longwy.

12 h-14 h : Rencontre : Monter une entreprise autogérée

Créer une coopérative de production, c’est bien ; lui appliquer une éthique égalitaire et autogestionnaire, c’est mieux. Partage d’expériences, conseils, échanges, avec les coopératives du réseau REPAS :

● la scierie coopérative Ambiance Bois (Creuse),
● la filature coopérative Ardelaine (Ardèche),
● l’épicerie coopérative Le Champ commun (Morbihan),
● la coopérative de communication La Navette (Creuse),
● la boulangerie coopérative La Conquête du pain (Montreuil),
● et d’autres encore…

14 h-16 h : forum « Féminisme et auto-organisation: enjeux et pratiques d’émancipation  »

Le Planning 93 et la bibliothèque grenobloise Antigone présenteront la façon dont ils articulent en pratique féminisme et autogestion, et les implications politiques, dans les contextes où ils agissent. Cela permettra de lancer le débat, qui occupera l’essentiel de la durée du forum. Avec :

● Corinne Mélis (Planning familial 93) ;
● Cécilia (bibliothèque Antigone, Grenoble) ;
● François (bibliothèque Antigone, Grenoble).

14 h-17 h : Atelier : prendre la parole sans prendre le pouvoir

On explorera les comportements et cadres de pensée qui peuvent entraver la libération de la parole, créer des frustrations, de l’aliénation et favoriser les jeux de pouvoir dans un groupe ; et on verra ceux qui favorisent la coopération, l’entraide, la décrispation sur les enjeux de pouvoir/territoire.

Par Adeline (AL), Pascal (LAP) et Jean-Pierre (FRAP) ; max. 15 participant-e-s. S’inscrire ici.

14 h-17 h : Débat sur les monnaies locales et théâtre de l’Opprimé

Avec Michel Lepesant (MOC Drôme) ;
● Création d’une saynète selon la méthode du théâtre de l’Opprimé.

15 h-17 h : Rencontre : L’autogestion… ça ne marche pas toujours !

Débat organisé par le Syndicat unique du bâtiment et des travaux publics (SUBTP-CNT) de la Région parisienne.

Au printemps 2010, le SUBTP-CNT se lance dans l’aventure coopérative avec ses deux camarades travailleurs-coopérateurs en fondant La Belle équipe, une coopérative ouvrière de production dans tous les corps d’état du bâtiment. Il s’agit d’un outil nouveau pour les camarades qui retroussent leurs manches et souhaitent vivre dignement de leur métier, comme pour le syndicat qui peut mettre en pratique ses discours et ses valeurs. La coopérative est fondée sur des statuts clairs, qui placent le syndicat comme légataire en cas de défaillance d’un membre, et lui interdisent de compter des actionnaires non producteurs en majorité, ce qui limite à un seul en l’espèce. Cette coopérative s’insère dans la vie syndicale avec ses actions de formation aux métiers et à la sécurité sur le chantier, avec le placement de militants licenciés pour fait syndical … et reçoit en retour l’appui juridique, pédagogique, logistique et relationnel du SUBTP-CNT. Cette coopérative est depuis fin 2012 en sommeil.

Le SUBTP-CNT propose, en présence de camarades travailleurs-coopérateurs, une intervention et un retour critique sur les points suivants :
a) Histoire et chronologie du projet de la Belle Équipe ;
b) Activités de la Belle Équipe et relations entre les travailleurs-coopérateurs et le syndicat; rôle du syndicat ;
c) Avancement et évolution de la scop (formation, travail sur les chantiers…) ;
d) Analyses et retours critiques sur la mise en sommeil de la scop ;
e) Perspectives pour la création, le développement et la pérennité de nouvelles coopératives dans le bâtiment.

15 h-18 h : Atelier: Brasser sa bière soi-même

« Pensez global, buvez local ! », « Brasser sa bière, un acte révolutionnaire ! » Démonstration pratique, de façon intermittente, sur trois heures, avec :

● la microbrasserie montreuilloise Zymotic, qui désaltèrera la Foire cette année !

17 h-19 h : forum « Autogestion et projet de société »

Comment concevoir une économie postcapitaliste, placée entre les mains des producteurs et des consommateurs ? Selon quels critères décider de qu’il faut produire et comment le répartir ? Autant de questions qui bouleversent les codes actuels de l’économie et notre système de pensée. On cassera donc les codes pour repenser quelques idées fondamentales avec :

● Anselm Jappe, universitaire, un des théoriciens de la « nouvelle critique de la valeur » ;
● Clément Homs, de la revue Sortir de l’économie.

 

Résistance politique: La convergence d’intérêt unit l’oligarchie et la fait agir… Pourquoi pas nous ?

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Notre intérêt commun dans la société va à l’opposé de celui des oligarques, ceci n’est pas nouveau, encore faut-il vraiment bien le comprendre. Il faut cesser de jouer le jeu truqué depuis le départ et dont les oligarques changent les règles au fur et à mesure que le "jeu" se déroule. Pourquoi le "Monopoly" est-il le jeu de société le plus vendu au monde ? Les grands monopolistes ont une convergence d’intérêt et focalisent leur lutte contre nous les peuples. Il est grand temps que nous fassions enfin de même.

Les oligarques dépendent de nous plus que nous ne dépendons d’eux ! Il suffit de dire non et c’est en notre pouvoir. Pour pouvoir le faire, il faut S’UNIR et faire converger les luttes, c’est la seule façon viable. Bien sûr le jeu de l’oligarchie est de nous maintenir divisés, elle y parvient bien jusqu’ici. Quand assez est-il assez ?

– Résistance 71 –

 

 

Qu’est-ce que la convergence des luttes ?

 

Alternative Libertaire

 

6 Avril 2013

 

url de l’article:

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article5252

 

La convergence des luttes est une stratégie centrale lorsqu’on combat le capitalisme. Lorsque des salarié-e-s, des chômeurs et chômeuses, des habitantes et habitants d’un quartier, des étudiants et étudiantes, des élèves de lycée, etc. sont en lutte dans un secteur d’activité, ces mobilisations sont souvent déconnectées les unes des autres. Pourtant, il est clair qu’elles combattent des attaques similaires et cohérentes entre elles. Et qu’en s’unissant, elles seront plus fortes. Faire converger les luttes, c’est donc faire émerger les liens qui existent entre elles, pour non seulement riposter aux attaques immédiates que chacun subit en fonction de sa situation, mais aussi construire un rapport de forces collectif contre le capitalisme. En s’organisant ensemble, celles et ceux qui luttent peuvent prendre conscience des logiques communes, patronales, étatiques, qui sous-tendent ce qu’ils combattent.

La stratégie de la convergence des luttes s’oppose au corporatisme, qui vise à défendre ses propres intérêts comme s’ils n’avaient aucun rapport avec ceux des autres exploité-e-s. Mais elle se distingue aussi d’une simple démarche de soutien, quand une poignée de militants et militantes vont prêter main forte à une grève, une occupation ou une action. En effet, la convergence des luttes consiste à construire des luttes fortes dans chaque secteur, qui se renforcent les unes les autres en participant à des actions communes, en s’organisant dans des assemblées générales interprofessionnelles par exemple.

La convergence des luttes réside dans cette dialectique, entre l’approfondissement d’un mouvement dans son lieu de travail ou d’études, dans son quartier… et le travail d’articulation avec les autres luttes. Sans cela, elle en reste au niveau du témoignage de solidarité – premier pas nécessaire mais non suffisant. Mais l’objectif est de construire des mobilisations larges pour apporter un renfort substantiel à celles et ceux avec lesquel-le-s on converge. Ce n’est pas quelque chose d’évident, et il ne suffit pas de décréter la nécessaire convergence des luttes pour qu’elle se produise. Chaque groupe social a ses habitudes de lutte, ses préoccupations particulières, ses revendications sectorielles, et la domination que nous subissons toutes et tous se nourrit de ces divisions. C’est pourquoi la convergence des luttes suppose un patient travail commun de discussion, d’élaboration des actions, de détermination de nos intérêts communs. C’est une condition nécessaire à un véritable bouleversement de la société, car c’est quand la lutte se propage à différents secteurs, et que des mobilisations ancrées dans des réalités diverses se coordonnent, que gouvernements et capitalistes tremblent.

Crise financière et économique: Les Banskters ont commencé les raids de saisies d’argent des citoyen, 1ère étape "test": Chypre…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, ingérence et etats-unis, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, Social & Retraite, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , on 18 mars 2013 by Résistance 71

çà arrive chez nous bientôt… Ceci n’est que le début !

Jusqu’à quand nous laisserons-nous tondre ? La solution n’est pas dans la rue, la solution est de court-circuiter les institutions financières , étatiques et économiques par le boycott et l’autogestion. Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura JAMAIS… Il est grand temps de s’en rendre compte et d’agir en conséquence.

– Résistance 71 –

Confiscation: Des Européens paniqués (Chypre) se ruent sur les distributeurs de billets alors que les leaders européens agissent pour saisir l7argent directment sur les comptes particuliers

Marc Slavo

 

Le 16 Mars 2013

 

url de l’article original:

http://www.shtfplan.com/headline-news/confiscation-european-leaders-move-to-seize-funds-directly-from-bank-account-holders_03162013

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ces dernières années les leaders politique et financier en Europe et aux Etats-Unis ont mis en place des politiques, des règlementations et des packages de sauvetage qui coûtent des milliers de milliards de dollars aux contribuables avec la promesse que ces mesures vont mener à une croissance et une récupération économiques.

Ce qui vient de se passer en Europe aujourd’hui est une preuve supplémentaire s’il en fallait une, que rien de ce qui a été fait n’aide à fixer les problèmes fondamentaux sous-jacents aux évènements qui ont menés au crash financier de 2008.

Pour ceux qui ne croient toujours pas que les gouvernements sont préparés à des mesures extrêmes incluant la saisie des comptes et fonds de pensions, des comptes courants ou d’épargne et même de l’or, ne regardez pas plus loin que Chypre, le dernier récipient en date des sauvetages des banques.

En ce moment même, les citoyens de Chypre se démènent pour retirer leurs fonds de leurs comptes en banque après que l’UE, avec accord du gouvernement chypriote, ait annoncé qu’ils allaient décimer les fonds des comptes courants jusqu’à 10% des sommes actuellement en dépôt.

Oui, vous avez bien lu…

L’Union Européenne est déterminée à ce que les citoyens de Chypre soient maintenant responsables des centaines de milliards de dollars de mauvais paris qu’ont fait leur gouvernement et les financiers des banques et ils sont en train d’agir pour confisquer l’argent directement des comptes courants de chaque citoyen dans le pays.

Des restrictions viennent d’être imposées pour empêcher les gens de vider leur compte en banque ou de bouger leur argent hors du pays après que le gouvernement chypriote ait annoncé que jusqu’à 10% de la valeur des sommes sur tous les comptes en banque seront saisis et utilisés pour soritir le système banquier de l’île de l’impasse financière dans laquelle il se trouve.

Cet accord avec les ministres des finances d’autres pays de la zone euro représente la première fois que des dépôts de citoyens ordinaires vont être directement saisis de cette façon.

Un expatrié furieux a dit: “Ceci est un vol pur et simple. J’aimerai que quelqu’un m’explique pourquoi cela n’en serait pas un.”

Sous cet accord, tous les dépôt bancaires de plus de 100 000 Euros seront soumis à une taxation de 9,9%, les sommes en dessous de ce plafond seront taxées à 6,75%.

Ceci a déclenché une panique et de violentes protestations hier alors que des foules essayaient désespérément de retirer leur argent des distributeurs automatiques.

“Pourquoi devriez-vous prendre le risque de metre votre argent dans une banque grecque, espagnole ou portugaise après ceci ?”

Des expatriés britanniques étaient choqués par la nouvelle, beaucoup étant coincés avec les restrictions sur les comptes.

Les distributeurs automatiques marchaient, mais bon nombre d’entre eux n’avaient plus d’argent à cause des retraits en panique.

Mais des experts financiers ont dit que le raid, mis en place afin d’éviter que Chypre ne sorte avec perte et fracas de la zone Euros, détruisant potentiellement la monnaie, enverrait des ondes de choc à travers la zone euro.

Si les épargnants d’autres nations à problème prennent peur que leurs comptes puissent être les prochains sur la liste, ils pourraient retirer leur argent et déclencher une ruée catastrophique sur les banques.

Source: Daily Mail

Ils appellent cela “une taxe”.

Comme le note Karl Denninger de Market Ticker’s: “Si vous ne croyez pas cela ils vont en diront une autre… Ceci est une confiscation directe de l’argent des gens qui eux n’ont rien fait de mal !”

Ceci devrait maintenant être évident. Il n’y a pas de sortie de crise. Il n’y en a jamais eu.

Peu importe où vous vivez, votre gouvernement est certainement en train de préparer des mesures pour gérer l’effondrement financier et économique qui arrive. Ceci veut dire qu’ils vont venir chercher tout ce qui a une valeur, tout sur quoi ils pourront mettre la main.

Si vous avez la majorité de votre filet protecteur dans des comptes en banque, investi dans le marché des changes, des plans de retraite, en bourse ou sont placés dans des “investissements sûrs” comme recommandé par votre conseiller fnancier, vous êtes en train de jouer à la roulette russe…

La différence est que dans cette version du jeu… Il y a une cartouche dans chaque chambre…

Lorsqu’ils vont venir, ils vont prendre tout ce qu’il peuvent… Tout…

Résistance et lutte sociale… Revoir les fondamentaux pour être efficace…

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Ils voudraient nous briser

«Tous les journalistes sont des menteurs et des putes. Ils sont professionnellement obligés de mépriser leur travail, leurs organes, et de se mépriser eux-mêmes en permanence. »

Jean-Patrick Manchette

 

Guillaume Goutte

 

Le Monde Libertaire

 

Mars 2013

 

url de l’article original:

http://www.monde-libertaire.fr/syndicalisme/16241-ils-voudraient-nous-briser

 

 

« Désormais, quand il y a une grève, on ne la voit pas. » Ça, c’était en juillet 2008, sous Sarkozy. Aujourd’hui, en 2013, sous François Hollande, les choses ont quelque peu changé : les grèves, on les voit bien et on les redoute tant, d’ailleurs, que le ministère de l’Intérieur en vient à demander publiquement aux services de renseignements de la police de surveiller de près les usines plongées dans des mouvements sociaux pour garder un œil sur les éléments syndicalistes radicaux. C’est que le gouvernement n’aimerait pas à nouveau se confronter à la colère et à la rage légitimes du monde du travail. Et sans doute garde-t-il en tête le souvenir de certains hauts faits du syndicalisme de lutte des classes, comme, par exemple, ces grèves de la métallurgie de 1979 où les ouvriers, équipés de barre de fer et de billes de plomb, jouaient au base-ball ou au bowling avec les CRS. Et le gouvernement a raison de craindre pour sa peau, car la radicalisation est bel et bien en marche, du moins dans certaines entreprises, comme à la fonderie DMI où les salariés ont désormais recours à la bonne vieille méthode des bouteilles de gaz pour faire pression sur la direction. Si les politicards redoutent ces pratiques d’action directe, c’est avant tout parce qu’ils les savent profondément efficaces et qu’elles traduisent l’émergence, chez les travailleurs, d’une désillusion toute légitime vis-à-vis des procédés légaux et institutionnels de résolution des conflits qui, jusqu’à maintenant, ne mènent à rien, si ce n’est à la satisfaction des principaux souhaits du patronat.

Bref, les ex-RG (Renseignements généraux), devenus DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) vont donc désormais zoner dans les alentours des usines en grève, peut-être même assister à quelques assemblées générales, prendre quelques photos, manger quelques merguez… C’est là la seule réponse de l’État socialiste aux salariés victimes de plans sociaux à répétition : derrière les engagements hypocrites promis se cultivent les mêmes logiques de répression que sous la droite. D’autant que les tentatives de neutralisation du syndicalisme revendicatif ne se limitent pas à l’envoi de James Bond ratés aux abords des piquets de grève. Vendredi 1er février, deux grévistes de PSA Aulnay étaient convoqués par le commissariat de police de Bobigny suite à des plaintes déposées par des vigiles de l’usine, l’un pour s’être fait prendre ses papiers, l’autre pour avoir été bousculé. Mercredi 6 février, dans sa lettre d’information, la CGT écrivait : « Comme les huissiers ne trouvent rien à constater, ils en sont réduits à aller porter plainte eux-mêmes… pour eux-mêmes. »

De leur côté, les grands médias se font à nouveau les porte-parole de la bourgeoisie et du gouvernement. Sur France Info, par exemple, l’idiot utile de l’État Emmanuel Cugny n’a pu s’empêcher de nous faire partager ses brillantes analyses politiques et sociales : « Quel est le rôle originel d’un syndicat si ce n’est de mobiliser, certes, mais aussi et surtout de canaliser le mécontentement, d’encadrer le mouvement et de calmer l’ardeur des plus fougueux. » Pour s’informer davantage sur le « rôle originel » du syndicat, on le renverra à ses livres d’histoire et à quelques écrits autrement plus brillants que sa prose fade et servile (au choix, parmi les grands classiques maintes fois conseillés dans ces colonnes : L’Action directe d’Émile Pouget, L’ABC syndicaliste de Georges Yvetot, Histoire des bourses du travail de Fernand Pelloutier). Quant à France Inter, on retiendra l’émission de l’infâme Pascale Clark du mercredi 6 février à 9 h 10 et notamment ses pleurnicheries sur l’absence de journaux en kiosque : « Encore une grève à Presstalis, encore un coup du Livre CGT. Bonjour tristesse. Moi je veux des mains sales, des pages qui se tournent et se froissent, je veux des mises en page. Je veux de la vie. » Encore la faute à ces salauds de grévistes, à ces voyous du syndicat du Livre et donc, bien sûr, en bon journaliste, pas un mot sur le plan de restructuration en cours à Presstalis à l’origine du mouvement social. La greluche de la gauche bourgeoise de l’Hexagone voulait ses petits journaux pour salir ses petites mains blanches et lire… « des brèves » (un article, ce serait sans doute déjà trop lui demander) ! Et peu lui importe les 1 250 suppressions d’emplois prévues par la direction. Chez les enfants, on appelle ça un caprice ; chez les adultes, le cynisme. Le samedi suivant, France Inter remettra ça avec, cette fois, Christophe Barbier, qui inondera les ondes de ses geignements néolibéraux, tout bouleversé qu’il était de cette grève qui le privait, lui le grand journaliste, de ses petits journaux sans lesquels il n’aurait probablement rien à dire. Il nous ressortira la soupe habituelle : une CGT « passéiste », « de mauvaise foi », une grève comparable à une prise d’otage, etc. Le discours du pouvoir, en somme, auquel la grande presse est depuis longtemps inféodée.

Côté syndical, les directions des centrales ne sont, pour l’heure, pas très loquaces et aucune d’entre elles n’a encore condamné la politique répressive du gouvernement à l’égard des luttes actuelles dans le monde du travail. Entre celles qui servent de béquille au gouvernement et celles – toutes ? – qui voient d’un mauvais œil tous ces syndicalistes de base épris de radicalité, gageons qu’elles resteront muettes ou qu’elles prendront la parole pour, à leur tour, stigmatiser les militants qui leur échappent. Mais, au fond, qu’importe ? Les syndicalistes ont-ils impérativement besoin du soutien affiché des directions (soutien qui est souvent synonyme de compromis et de négociations) pour organiser la résistance ? Non. Les luttes émergent des bases et doivent rester entre leurs mains, sans quoi les salariés prennent le risque de se voir confisquer leur combat par des individus aux intérêts bien différents des leurs. Que Bernard Thibault affiche sa solidarité, c’est bien, mais on s’en fout. Tout ce qui compte, c’est l’usine, le piquet de grève, les assemblées et les liens qu’on peut tisser avec d’autres luttes, d’autres boîtes, d’autres syndicats, toujours dans une démarche horizontale et unitaire, la seule réellement susceptible de servir les intérêts des travailleurs.

 

France: Un petit bilan de 7 mois de néolibéralisme de "gauche"…

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A ce bilan il convient maintenant d’ajouter une nouvelle guerre colonialiste: celle que la France a déclenché au Mali, en bon pays satellite de l’empire anglo-américain.

Aucune limite a la connerie humaine dit-on… Pas à celle des politiciens à la botte de l’oligarchie financière, çà c’est sûr.

– Résistance 71 –

 

Sept mois au pouvoir et on en a déjà marre…

 

Groupe Salvador-Seguí de la Fédération anarchiste

 

Le 17 Janvier 2013

 

url de l’article original:

http://www.monde-libertaire.fr/france/16141-sept-mois-au-pouvoir-et-on-en-a-deja-marre

 

Ça y est, 2013 a pointé le bout de son nez, mais, dans les foyers, le champagne n’a pas été ouvert car, aujourd’hui comme hier, il n’y a pas grand-chose à fêter. La dernière élection présidentielle, qui mit le Parti socialiste (PS) au pouvoir, a donné à quelques-uns, trompés par le nom dudit parti, un peu d’espoir. L’espoir d’une société plus juste, plus libre, plus fraternelle. L’espoir de voir balayer en un revers de main (gauche) les années du sarkozysme et son lot de discours haineux et de pratiques ô combien antisociales. Mais les espérances d’un réel changement furent de courte durée et la désillusion s’est vite emparée de ceux qui ont à nouveau osé y croire.

Au niveau du travail, les patrons se sont vus gratifiés des milliards d’euros de cadeaux tandis que la condition des travailleurs, elle, n’a pas bougé d’un iota : le prétendu retour sur la réforme des retraites de 2010 ne concerne même pas 100 000 salariés, les chiffres du chômage ne cessent d’augmenter et les entreprises de fermer ou de supprimer des emplois (Fralib, ArcelorMittal, Technicolor, Sanofi, Air France, PSA, Virgin, etc.). On nous avait promis des sauvetages à la pelle, on se retrouve avec un poignard entre les omoplates.

On nous promettait, durant la campagne électorale, une stricte renégociation du traité budgétaire européen, mais, une fois le PS élu, ledit traité a été signé sans résistance, instaurant l’austérité comme règle d’or de la gestion.

Au niveau social, les mal-logés sont toujours aussi nombreux et, quand ils osent s’emparer de logements vacants en pleine période hivernale, on envoie les flics pour les déloger manu militari et les remettre à la rue (et, dans cette affaire, même le Parti communiste s’y met : le 19 décembre 2012, il a demandé l’expulsion de squatteurs d’un immeuble du XIVe arrondissement de Paris).

On nous avait promis la fin de la TVA sociale instaurée sous Sarkozy, mais, quelques mois à peine après l’élection de Hollande, on nous annonce une hausse de 3 % de cette taxe profondément injuste qui touche directement à la consommation des ménages, sans distinction de revenus.

Au niveau sécuritaire, on nous promettait la fin de la haine et des politiques discriminatoires, mais, à peine Hollande monté sur le trône de la république bourgeoise, le « socialiste » ministère de l’Intérieur, en la personne du roquet Manuel Valls, expulsait par dizaines les campements de Roms et poursuivait la même politique vis-à-vis des sans-papiers : rafles, arrestations, internements et reconduites à la frontière.

Au niveau écologique, l’alliance du PS avec Europe écologie-Les Verts nous promettait un avenir un peu plus sain. Mais, pour l’heure, le nouveau gouvernement s’acharne juste à réprimer avec violence les opposants au projet d’aéroport gigantesque et inutile de Notre-Dame-des-Landes, qui engloutira des quantités énormes d’argent public pour la seule satisfaction de l’ego démesuré de son instigateur, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Au niveau de la culture, on nous promettait la « sanctuarisation » (sic !) du budget qui lui est consacré, mais, aujourd’hui, on nous annonce une baisse de 4,3 % de ce dernier.

Nous pourrions continuer encore longtemps la liste des promesses non tenues, mais celles-ci suffisent largement à prouver que, une fois encore, l’alternance politique ne change rien au problème social. Ce n’est pas le Parti socialiste qui nous sauvera, ni même le Front de gauche, le Nouveau Parti anticapitaliste ou les Verts, et encore moins le Front national ou l’Union pour un mouvement populaire.

L’avenir que nous voulons, une société garantissant à tout un chacun un maximum de liberté et un accès égal à la satisfaction des besoins réels, la fin de l’exploitation des travailleurs par l’actionnariat et le patronat, toutes ces belles idées, tous ces beaux principes ne pourront devenir réalité que si nous décidons nous-mêmes, dans nos entreprises, dans nos quartiers, dans nos villes, dans nos foyers, de nous mobiliser, de nous organiser et de nous battre, sans déléguer à personne nos revendications, sans remettre dans les mains de quiconque nos espoirs, sans faire confiance aux vaines promesses hypocrites des partis politiques.

Syndicats, collectifs, organisations : les outils sont là, alors emparons-nous d’eux et construisons ensemble, dès maintenant, un mouvement social de masse qui puisse enfin mettre un terme à ce système inique.

Pas besoin, pour enclencher ce mouvement, d’appels incantatoires à la révolution généralisée : commençons d’abord par refuser l’exploitation et les humiliations quotidiennes, par rompre le silence et l’isolement, surtout sur nos lieux de travail qui sont autant de fondations du système capitaliste, principal responsable de la misère sociale et de l’oppression politique.

Crise économique et sociale: le modèle antisocial grec modèle pour une oppression et une destruction généralisées

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, Social & Retraite, société libertaire, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 13 décembre 2012 by Résistance 71

Grèce, Espagne, Portugal, Irlande, puis Italie, France, Grande-Bretagne et Allemagne, l’oligarchie produit son effet domino pour l’élimination économique et sociale des états souverains et l’appauvrissement généralisé des populations pour mieux les réduire plus avant en esclavage.

Qu’à cela ne tienne, saisissons cette opportunité, prenons l’initiative du contre-pouvoir autogestionnaire. Tout comme une entreprise n’a pas besoin de patrons pour tourner, une société n’a pas besoin d’état pour bien (mieux) fonctionner !

Il est plus que temps que la vaste majorité se rende compte de ce fait.

– Résistance 71 –

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"Aussi existe t’il non seulement des sociétés sans état, mais également des sociétés sans pouvoir." (Pierre Clastres, "La société contre l’État", 1974)

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Tragédies grecques : un nouveau paquet de mesures antisociales

 

Le Monde Libertaire

 

Le 13 Décembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.monde-libertaire.fr/international/16088-tragedies-grecques-un-nouveau-paquet-de-mesures-antisociales

 

Le vote du mercredi 7 novembre

Le Parlement grec a voté un nouveau paquet de mesures d’austérité, incluant un grand nombre de licenciements, une baisse supplémentaire des salaires, des pensions et des avantages. Ainsi, ils détruisent ce qui était resté debout après trois années d’austérité.

L’âge de la retraite augmente de deux ans, ce qui signifie que la majorité des travailleurs partiront à la retraite à 67 ans. Réduction des retraites entre 5 % et 15 %, réduction des primes de Noël et de Pâques pour tous les retraités et les fonctionnaires, réduction, voire arrêt des prestations sociales, de même que des indemnités chômage, des aides contre la pauvreté, des prestations familiales et même des prestations pour les handicapés.

Ils introduisent également une modification rétrospective de la convention collective nationale du travail déclarée anticonstitutionnelle par une commission spécialisée du Parlement – ce qui ne semble pas déranger le gouvernement. Selon cette modification, le salaire minimum sera gelé et, à partir d’aujourd’hui, réglementé par le ministre du Travail lui-même. Il n’y aura pas d’augmentation pour quiconque, les employeurs ont le droit de donner un préavis plus court avant le licenciement, une prime de licenciement plus faible, une contribution moindre aux caisses de retraite et de santé. Enfin, les employeurs ne sont pas obligés de suivre la convention nationale s’ils ne veulent pas la signer !

On constate aussi de nouvelles hausses d’impôts indirects, des mesures contre le revenu des agriculteurs, des licenciements dans le secteur public et la flexibilité totale pour les fonctionnaires. Le paquet de mesures contient la poursuite de la privatisation du secteur public, renforçant la privatisation des soins hospitaliers, comprenant un forfait d’hospitalisation (un patient hospitalisé devra payer 25 euros), ce qui, pour un pays avec plus de 30 % de chômage, signifie que des milliers de gens ne vont plus être en mesure de payer un traitement médical.

La grève générale des 6 et 7 novembre

La Confédération générale des syndicats grecs a appelé à la grève générale les 6 et 7 novembre.

Mardi 6 novembre, premier jour de la grève générale. Il semble que les grèves

continues dans le secteur des transports et les grèves générales au cours de la dernière période ont empêché les gens d’y participer en masse. Malgré la présence d’un grand nombre d’escadrons de police anti-émeute, les manifestants ont occupé la place Syntagma, jusqu’à une heure du matin. Ce fut une journée de grève calme et assez décevante !

Le deuxième jour, mercredi 7 novembre, les choses ont été différentes. Dans l’après-midi, quand le paquet de mesures a été soumis au vote, il y a eu plusieurs appels à se rassembler à l’extérieur du Parlement. Beaucoup de grévistes ont été arrêtés par la police, dont les unités ont attaqué et bloqué les manifestants qui tentaient de se rendre au point de rassemblement. De plus, des stations de métro dans le centre d’Athènes ont été fermées par la police qui, à plusieurs reprises, a procédé à des arrestations préventives afin d’empêcher les manifestants d’atteindre la place Syntagma.

Malgré la mobilisation de la police, au moins 100 000 manifestants se sont rassemblés à 18 h 30 devant ou près du Parlement grec. À 19 heures, les manifestants ont commencé à pousser les grilles qui protégeaient le Parlement et dès qu’ils ont réussi à en détruire une petite partie, les unités de police antiémeute sont intervenues et ont utilisé pour la première fois des canons à eau contre des personnes en grève.

Il y a eu des affrontements en dehors du Parlement et autour de la place Syntagma pendant des heures. Mais la combinaison des gaz lacrymogènes et de la pluie a rendu la place irrespirable pour la majorité des manifestants. Quand les groupes de grévistes ont quitté la place, les unités de police les ont attaqués, causant un grand nombre de blessés. Au moins 40.

Après une ultime tentative pour reprendre la place Syntagma, vers 22 heures, des unités de police anti-émeute ont finalement quitté les lieux sous une pluie battante. Il y eut 103 interpellations, 5 arrestations, au moins 40 manifestants et 7 policiers blessés. Le sévère paquet de mesures d’austérité a été voté et adopté par le Parlement à minuit.

Ce n’est pas fini

Dehors, les flics avec leurs APC (blindés légers anti-émeute), des produits chimiques, des fusils, des motos, et, pendant ce temps, à l’intérieur, le Parlement qui a voté d’une manière éhontée une augmentation sans précédent des mesures antisociales.

L’État a de l’argent. Il a de l’argent pour faire respecter un État policier dans les rues, pour acheter des tonnes de produits chimiques et des APC, pour armer les unités spéciales de répression.

Peu importe combien de flics ils ont mis en place, cette lutte ne va pas s’arrêter. Peu importe les mesures qu’ils prennent au Parlement, le nombre de voix aux élections, rien n’est fini et nous lutterons pour les empêcher de réaliser leur sinistre projet.

Nous n’avons rien d’autre à faire que de donner une place à la rage, comme le dit un récent slogan anarchiste écrit dans une rue d’Athènes.

 

Groupe de communistes libertaires

Athènes

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