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Escroquerie du réchauffement climatique anthropique… La fadaise des 97% de "consensus" scientifique exposée !…

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Le consensus sur le climat n’est pas de 97% mais de 100%

 

Christopher Monckton

 

11 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://wattsupwiththat.com/2014/07/11/the-climate-consensus-is-not-97-its-100/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Nouvelle choquante depuis la 9ème Conférence Internationale sur le Changement Climatique (CICC9) du Heartland Institute: parmi les 600 délégués, le consensus qui dit que l’Homme contribue au réchauffement climatique n’était pas de 97% mais de 100%.
= Note du traducteur: Le Heartland Institute est un “think tank” “libertarien” (pas libertaire, “libertarien”…) de Chicago qui organise des conférences, notamment des conférences réunissant des climato-sceptiques scientifiques et d’autres communautés. =

Durant mon intervention à la tribune, j’ai nommé la ravissante Diane Bast comme mon adjudicatrice. Elle a lu posément 6 questions à l’audience, une par une. J’ai invité ceux qui répondraient “Non” à chaque question de lever la main. D’après mon adjudicatrice, pas une seule main ne s’est levée en réponse à ces 6 questions.

Voici ces six questions:

1. Le climat change t’il ?

2. La concentration de gaz carbonique (CO2) a t’elle augmentée depuis la fin des années 1950 ?

3. Est-il probable que l’Homme ait pu contribuer à l’augmentation du CO2 mesuré depuis la fin des années 1950 ?

4. Les autres facteurs étant égaux, est-il probable que l’ajout de CO2 dans l’atmosphère causera quelque réchauffement global ?

5. Est-il probable qu’il y ait eu un quelconque réchauffement global depuis la fin des années 1950 ?

6. Est-il probable que les émissions humaines de CO2 et aures gaz à effet de serre aient pu contribuer au réchauffement global mesuré depuis la fin des années 1950 ?

Dans cette conférence regroupant 600 “négationnistes du changement climatique”, et bien pas un seul délégué a nié que le climat change. De la même manière, pas un n’a nié que nous avons contribué à un réchauffement global depuis 1950.

Une des malhonnêtetés fondamentale dans le débat climatique est cette fausse impression créée de toute pièce par les Thermageddonites et leurs alliés des médias, que les climato-sceptiques répondraient “Non” à la plupart voire à toutes ces 6 questions.

Cette malhonnêteté fondamentale était au cœur même de l’article de “consensus” de Cook et al. publié l’an dernier. Les auteurs listèrent trois “niveaux d’accord” soutenant un quelconque consensus sur le climat.
Le niveau 1 reflétait la définition de consensus du GIEC, c’est à dire, que la vaste majorité du réchauffement global depuis 1950 est du fait de l’Homme.
Les niveaux 2 et 3 reflétaient l’acceptation explicite ou implicite que l’Homme avait causé quelque réchauffement. L’opinion unanime des délégués de Heartland tombe dans la catégorie, niveau 2.

Cook et al. ayant spécifié ces trois “niveaux d’accord” et ayant été au travers de la lecture et du marquage en conséquence de 11 944 extraits/résumés d’articles scientifiques, n’ont pas publié leur évaluation du nombre de résumés marqués tombant dans chacune des trois catégories, niveaux d’accord définis au préalable. Au lieu de cela, ils publièrent un total général unique, combinant les trois catégories/niveaux.

Leur manque de rapporter totalement leurs résultats fut ce qui me rendit leur article suspicieux, celui-ci manquant aux standards d’intégrité qu’un homme de bon sens occupant tout omnibus aurait attendu d’un article se disant scientifique.

Le dossier du texte enregistrant les résultats de l’étude de Cook fut mis à disposition plusieurs semaines après la publication de l’article ; durant cette période, l’article clâmant qu’il y avait un consensus scientifique de 97% sur le changement climatique a reçu toute la publicité internationale nécessaire de la part des médias. Même le Twitteratus de Mr Obama l’a cité et endorsé indiquant que “le réchauffement climatique global est réel, anthropique et dangereux.”

L’algorithme informatique a compté le nombre de résumés que Cook avait alloué à chaque niveau d’accord. Lorsque l’ordinateur sortit les résultats, j’ai pensé qu’il devait y avoir comme une erreur. L’algorithme n’avait trouvé que 64 des 11 944 articles, ou 0,5%, marqués comme tombant dans la catégorie/niveau 1, celui reflétant le consensus du GIEC disant que le réchauffement récent était majoritairement de cause humaine.
J’ai donc procédé à une vérification manuelle utilisant la fonction recherche du logiciel Microsoft Notepad. Et de manière juste, il n’y avait que 64 données en “1”.

Ensuite, j’ai lu les 64 résumés d’articles et découvris et ce pas à ma grande surprise, que seulement 41 avait dit explicitement que l’Homme était la cause d’un réchauffement climatique global ce dernier demi-siècle.

Dans les journaux/magazines scientifiques peer reviewed, il n’y a donc que 41 des 11 944 articles, soit 0,3%, et non pas 97,1%, qui avaient endorsé la définition de la proposition du consesnsus, à laquelle le GIEC et son 5ème rapport d’évaluation de 2013, ont donné de 95 à 99% de confiance.

Maintenant que nous avons les résultats de l’étude de la conférence Heartland, la pleine étendue du “grand vague” des suspects usuels sur le “consensus climatique” peut-être révélé.

Cook et al. ont agglutiné ensemble les 96,8% qui, comme les 100% d’entre nous à la CICC9, ont endorsé la proposition que nous causons “un certain” réchauffement, avec le 0,3% qui a endorsé la proposition du GIEC que nous causons la “plupart” du réchauffement depuis 1950.

En défi total de la preuve enregistrée dans leur propre fichier de données, ils ont ensuite explicitement déclaré, à la fois dans leur article mais aussi dans un article postérieur, que 97,1% des scientifiques avaient endorsé la proposition consensuelle du GIEC.

Propagande contre la science:

99,7% de 11 944 articles scientifiques de climatologie n’ont pas dit que le réchauffement climatique récent était causé par l’Homme.

De manière amusante, 96,8% est 97% de 97,1%. En d’autres termes, 97% des résumés qui ont formé la base de l’affirmation par Cook et al. du “97% de consensus”, n’ont pas endorsé la définition de consensus du GIEC, comme l’article a faussement clâmé qu’ils firent. Quoi qu’il en soit, ces résumés ont endorsé la définition plus scientifique et crédible de Heartland.

Parmi les ignobles représentants des médias qui vinrent à la conférence de Heartland pour effectuer des entretiens condescendants avec des “négationnistes climatiques”, se trouvait un disgracieux journaliste de la chaîne CNN.

Il me demanda de ce ton hautain dont nous avons tous l’habitude, comment ce faisait-il que moi, pauvre hère du commun, avait l’audace d’affirmer que j’en savais plus et mieux que les 97% des climatologues publiés. Je le référais donc à Legates et al. (2013), la réfutation peer reviewed de la notion que 97% des scientifiques endorsent l’assertion du GIEC que la plupart du réchauffement depuis la fin des années 1950 était anthropique.

Le journaliste de CNN me dit alors que le résultat de Legates et al. n’était que mon “interprétation” de la chose. J’ai alors montré du doigt une rangée de stations internet près de nous et dit: “Si je compte ces stations et en trouve disons 12 et que vous les comptez et que vous en trouvez également 12, alors notre résultat n’est pas sujet à interprétation. C’est une affaire factuelle, que n’importe quel tiers pourra également vérifier.”

Je l’ai alors mis au défi, avant qu’il ne diffuse quoi que ce soit sur les ondes, de partir et d’aller compter combien des 11 944 résumés d’articles listés dans le dossier de données de Cook et al. étaient marqués par les auteurs eux-mêmes comme tombant dans la catégorie / niveau 1. S’il en comptait 64, alors lui ai-je dit, son compte serait en accord avec le mien et nos comptes ne pourraient plus être des “interprétations” mais des faits, dont la justesse ou l’erreur pourra très bien être établie par une tierce partie faisant exactement le même compte que nous.

Il m’a dit qu’il le ferait, mais avec cette lueur dans le regard qui dit le contraire.

Les résultats de mon étude des 600 délégués de Heartland révèlent que la différence entre les Thermageddonites et nous est bien moindre que ce que veut bien en penser le monde. Comme la plupart d’entre eux, nous tombons dans le niveau d’accord au GIEC 2 ou 3. A leur encontre, nous ne clâmons pas savoir si la plupart du réchauffement après 1950 fut du fait de l’Homme, car cela est couramment au-delà de ce que la science actuelle peut nous dire.

Par dessus tout, à leur encontre, nous ne renversons pas un consensus de 0,3% en consensus à 97,1%.

Vous pouvez également vérifier les résultats enregistrés par vous-même. J’ai demandé à Anthony d’archiver le fichier que vous pouvez trouver ici: cook.pdf ).
[Mise à Jour: David Burton écrit:  J’ai mis les données de Cook 2013 en format Excel, ce qui rend les données plus facile à analyser que dans le format .pdf, il y a un lien depuis mon site internet ici: http://sealevel.info/97pct/#cook ]

Si le journaliste de CNN qui m’a interviewé lit ceci, j’espère sincèrement qu’il fera ce compte lui-même et qu’il me recontactera une fois fait. D’ici là… Je ne vais pas non plus retenir mon souffle…

Le Canada complice des crimes israéliens contre l’humanité…

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Le Canada n’est bien évidemment pas le seul. La GB, la France, le pays du goulag levant bien entendu… Tous complices de crimes contre l’humanité dans le cas de Gaza, acteurs de ces crimes dans le cas de l’ex-Yougoslavie, de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye, indirectement pour la Syrie… La liste est longue.

Sur les bases établies par ces mêmes nations lors du procès de Nüremberg, l’empire et ses pays satellites sont 1000 fois coupables de crimes contre l’humanité, à quand des tribunaux populaires de droit coutumier pour les faire condamner ?

– Résistance 71 –

 

L’implication du Canada dans les bombardements de Gaza

 

WhatsUpIC

 

13 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://dprogram.net/2014/07/13/canadian-hands-involved-gaza-bombings/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La complicité du Canada dans les crimes de guerre commis par Israël contre les Palestiniens de la bande de Gaza est profonde.

Le gouvernement conservateur d’Ottawa n’a pas hésité à offrir un soutien total aux attaques en cours d’Israël et plus généralement à la politique d’apartheid perpétrée, une politique qui se base sur une complicité ouverte des précédents gouvernements libéraux (dit de “gauche”).
Mis à part le rôle de pom-pom girl diplomatique joué par le gouvernement conservateur, un élément clef de l’implication du Canada qui est moins visible à l’œil du public mais qui demeure très important, est le rôle majeur joué par de nombreuses entreprises canadiennes dans la fabrication d’engins militaires et de leur technologie, connus pour être la source des attaques meurtrières dans les raids aériens de bombardement sur Gaza.

Un rapport récent de la revue “Foreign Affairs, Trade & Development Canada” sur les états d’exportation militaire qui sont “une priorité de la politique étrangère du Canada pour le maintien de la paix et de la sécurité”, des idéaux qui sont constamment pris à contre-pied dans le monde, comme par exemple avec des exportations militaires vers des régimes autoritaires comme au Bahreïn et en Arabie Saoudite, mais aussi des idéaux complètement réduits au silence avec des exportations directes d’armement à Israël.

L’information rassemblée par la Coalition d’opposition au Commerce des Armes détaille qu’un minimum de 50 fabricants d’armes canadiens exportent leurs produits directement vers Israël aujourd’hui ; un chiffre qui doit certainement être croissant alors que les conservateurs continuent de tisser des liens plus étroits avec l’état d’Israël. La récente mission diplomatique, entrepreneuriale et militaire du Canada en Israël, une des plus grosses délégations étrangères envoyées de l’histoire du Canada, qui comprenait plus de 200 personnes, a certainement creusé plus avant la complicité avec l’apartheid d’Israël, complicité rendue plus profonde depuis les couloirs du pouvoir à Ottawa.

Les exemples spécifiques d’équipement militaire et d’engins produits au Canada et maintenant déployés par la Force de Défense Israélienne (FDI) et l’Armée de l’Air Israélienne (AAI), sont nombreux et incriminatoires.

Des moteurs pour l’hélicoptère Bell Cobra, nommé “vipère” sur le site des forces armée israélienne, sont produits dans la région de Montréal par Pratt & Whitney Canada. L’armée israélienne utilise aussi des hélicoptères produits à Mirabel au Québec par Bell Helocopter Textron Canada, une entreprise représentée dans la délégation récente du gouvernement conservateur en Israël.

CAE également, une entreprise de Montréal qui se spécialise dans les simulateurs de vol et les “systèmes opérationnels en temps-réel”, a securisé des contrats importants pour développer la technologie pour l’armée israélienne, visant à entrainer le personnel militaire à manœuvrer la “nouvelle génération d’appareil de combat”.

Alors que les bombes pleuvent du ciel au dessus de Gaza, pensons aux technologies d’entrainement au vol utilisées par les pilotes israéliens et qui sont fabriqués ici à Montréal par CAE.

Au-delà d’Israël, d’autres contrats liés à CAE incluent la production de systèmes de simulation de vol pour drones à destinations des Etats-Unis, contrat signé ces dernières années dans le cadre du projet unilatéral du gouvernement Obama pour ses guerres de drone qui de manière très claire sont totalement illégales en regard du droit international (NdT: dont tout le monde se fout en occident de manière évidente…).

L’entreprise Alphacasting Inc. basée dans la ville de St Laurent, fabrique “des équipement de précision pour l’aviation, des systèmes de vision nocturne, des radars, des fusils, des chars d’assaut, des missiles, et des drones” d’après leur propre site internet, entreprise pointée du doigt par la Coalition contre le Commerce des Armes. L’entreprise exporte directement vers Israël.

Toutes les corporations mentionnées ci-dessus sont étroitement liées avec la Canadian Association of Defence and Security Industries (CADSI), une organisation très importante au Canada représentant le production industrielle orientée vers l’armée et qui entretient des liens très étroits avec le régime d’apartheid israélien.

Au-delà des entreprises militaires le gouvernement canadien continue d’appronfondir ses liens avec Israël, un processus qui remonte au premiers accords de “libre échange”, signés avec Israël en 1997. Aussi vu dans le plus large et récent “accord de sécurité publique”, sous lequel Israël a nommé un attaché militaire à Ottawa pour la toute première fois, au travers duquel les agences israéliennes visent “à renforcer la coopération” entre les institutions étatiques israéliennes et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), les services de renseignement canadiens (CSIS et CBSA).

La collaboration du Canada avec l’apartheid israélien croît, processus qui lie maintenant des systèmes de la matrix sécuritaire entre les deux pays coloniaux. La délégation la plus importante cette dernière année en Israël sous la houlette de Harper formalise juste une collaboration de longue haleine, sécurisant juste la scène pour une réalité qui voit une complicité totale et sans retenue de Canada ainsi qu’un soutien avec la politique d’état d’Israël.

Bien que cette alliance politique soit maintenant exprimée sans détour et est de plus en plus reconnue, regardons maintenant comment ces relations intimes entre le Canada et Israël se transfèrent sur le terrain à Gaza.

Il y a certainement maintenant une grande partie de la technologie militaire produite au Canada qui est devenue une partie importante de la machine de guerre israélienne, machine impliquée dans la mort de plus de 100 Palestineins à Gaza ces derniers jours. Sur un plan diplomatique, un soutien total du Canada envers la violence d’état horrible d’Israël équivaut à plus d’espace de manœuvre politique pour Israël pour affirmer sa violence et son narratif colonial qui déshumanise et tente d’effacer la lutte légitime du peuple palestinien.

Dans les jours à venir, alors que les gens vont manifester dans les rues de bon nombre de villes au Canada en solidarité avec le peuple palestinien qui vit maintenant la réalité de l’apartheid israélien et sa violence militaire, attirons clairement l’attention sur la complicité manifeste du Canada dans ces crimes.

Renforcer la campagne mondiale du Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) ici au Canada est clairement prioritaire alors que l’évidence de la complicité est à nue. Il y a déjà un bon nombre de campagnes et d’initiatives qui sont en cours, soutenons et étendons ces efforts inspirés.

En regardant les images ignobles de la souffrance humaine sur le terrain à Gaza à l’heure où nous parlons, focalisons nos énergies et nos efforts pour rendre publiquement responsables certaine entreprises spécifiques canadiennes et ce gouvernement conservateur pour leurs liens étroits et directs avec les crimes de guerre qui sont maintenant perpétrés contre le peuple palestinien de Gaza.

 

Source: Whats Up IC

Anthropologie politique: L’illusion occidentale de la nature humaine 1ère partie (Marshall Sahlins)

Posted in actualité, altermondialisme, économie, documentaire, guerres imperialistes, militantisme alternatif, philosophie, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 10 juillet 2014 by Résistance 71

En complément de cet article de Marshall Sahlins que nous avons traduit et publions en deux parties, il convient de lire la fascinante recherche de l’anthropologue français Pierre Clastres (CNRS). Marshall Sahlins, Pierre Clastres et Robert Jaulin sont les chefs de file d’une anthropologie du "milieu", à savoir une anthropologie qui se démarque des deux grands courants classiques que sont le structuralisme évolutionniste et le marxisme. Ces penseurs et chercheurs de terrain sont indispensables à une autre compréhension de l’Homme , à une approche de la societé débouchant sur un véritable progressisme. A lire et diffuser sans modération.

– Résistance 71 –

 

La Nature Humaine une illusion occidentale

 

Marshall Sahlins

(2008, extraits)

1ère partie

2ème partie

 

Emphase visuelle de texte ajoutée par Résistance 71

 

Avertissement

Au cours de ces dix ou vingt dernières années, l’enseignement connu sous le nom de «civilisation occidentale» a progressivement perdu de son importance dans le cursus des étudiants américains. L’objectif de cet ouvrage est d’accélérer ce processus en réduisant la «civi occidentale» à trois heures de lecture. J’en appelle au principe nietzschéen: les grands problèmes sont comme des bains d’eau glacée, il faut en sortir aussi rapidement qu’on y entre.

Depuis plus de deux mille ans, ceux qu’on appelle les «Occidentaux» ont toujours été hantés par le spectre de leur nature: à moins de la soumettre à quelque gouvernement, la résurgence de cette nature humaine cupide et violente livrerait la société à l’anarchie (Note: lire “chaos”). La théorie politique de l’animal sans foi ni loi a souvent pris deux partis opposés: ou bien la hiérarchie, ou bien l’égalité; ou bien l’autorité monarchique, ou bien l’équilibre républicain; ou bien un système de domination idéalement capable de mettre un frein à l’égoïsme naturel des hommes grâce à l’action d’un pouvoir extérieur, ou bien un système auto-régulé où le partage égal des pouvoirs et leur libre exercice parviendraient à concilier les intérêts particuliers avec l’intérêt commun.

[...]

Je m’inscris en faux contre le déterminisme génétique, si en vogue aux États-Unis aujourd’hui, et qui prétend expliquer la culture par une disposition innée de l’homme à rechercher son intérêt personnel dans un milieu compétitif. Cette idée est soutenue par les «sciences économiques» qui considèrent que les individus ne cherchent qu’à assouvir leurs désirs par un «choix rationnel», sans parler des sciences du même acabit, et pourtant si populaires, comme la psychologie évolutionniste et la sociobiologie qui font du «gène de l’égoïsme» le concept fourre-tout de la science sociale. Mais, comme Oscar Wilde le disait à propos des professeurs, l’ignorance est le fruit d’une longue étude. Oubliant l’histoire et la diversité des cultures, ces fanatiques de l’égoïsme évolutionniste ne remarquent même pas que derrière ce qu’ils appellent la nature humaine se cache la figure du bourgeois. À moins qu’ils ne célèbrent leur ethnocentrisme en prenant nos us et coutumes pour des preuves de leurs théories du comportement humain. Pour ces sciences-là, l’espèce, c’est moi.

Prétendre que la méchanceté innée de l’homme est propre à la pensée occidentale va aussi à l’encontre du discours dominant, j’entends par là le postmodernisme et son désir d’indétermination. Cette affirmation doit être nuancée. On pourrait tout aussi bien trouver des idées similaires dans d’autres systèmes étatiques qui aspirent à contrôler leurs populations, par exemple dans la pensée confucéenne, où l’hypothèse selon laquelle l’homme est bon par nature (Mencius) ou capable par nature de faire le bien (Confucius) côtoie l’hypothèse inverse, celle de la méchanceté naturelle de l’homme (Hsün Tzu). Et pourtant, je pense que de toutes les traditions, pensée chinoise incluse, la tradition occidentale est celle qui méprise le plus l’humanité et la misérable cupidité originelle de notre nature, en soutenant que la nature s’oppose à la culture.

[...]

Hobbes et Adams, deux thucydidéens

En 1763, le jeune John Adams écrivit un court essai intitulé «Tous les hommes seraient des tyrans s’ils le pouvaient». Adams ne publia jamais cet essai, mais il le retravailla en 1807 pour en reprendre la conclusion: toute forme «simple» (non mixte) de gouvernement, y compris la démocratie pure, mais aussi toutes les vertus morales, les capacités intellectuelles, la richesse, la beauté, l’art et la science, ne peuvent rien contre les désirs égoïstes qui font rage dans le cœur des hommes et qui donnent naissance aux tyrannies. Il justifie le titre de son essai ainsi:

Il ne signifie rien de plus qu’un simple constat sur la nature humaine, et tout homme qui a jamais lu un traité de morale ou qui a fréquenté le monde se fait souvent la même réflexion: les passions égoïstes sont plus fortes que le lien social, et les premières prévaudront toujours sur ce dernier si on laisse l’homme aller au gré de ses propres émotions, et qu’aucun pouvoir extérieur ne le contraint ou ne le surveille.

Telle fut la conviction profonde d’Adams; il croyait en outre qu’un gouvernement aux pouvoirs équilibrés était le seul moyen de contenir la bête. En 1767, il déclarait qu’après avoir scruté pendant plus de vingt ans les «ressorts secrets» des actions humaines, il était persuadé que «depuis la chute d’Adam jusqu’à aujourd’hui, l’humanité en général avait échoué, s’était vautrée dans l’illusion, avait cédé aux plus viles affections, à la convoitise et aux appétits brutaux»

[...]

La Grèce antique

[..] La guerre civile entre les élites et les factions populaires continua à faire rage dans de nombreuses cités grecques pendant plus d’un siècle. D’abord d’obédience aristocratique, les élites furent progressivement associées aux ploutocrates. Dans la République, Platon affirme qu’une cité abrite en réalité plusieurs cités, et se divise tout d’abord en une polis des riches et une polis des pauvres, toujours en guerre, puis se divise encore au sein de ces groupes. Comme nous l’avons vu, pendant la guerre du Péloponnèse, cette lutte endémique se doublait d’une confrontation généralisée dans toute la Grèce entre la démocratie soutenue par Athènes, et l’oligarchie soutenue par Sparte, deux formes des «cultures antithétiques» de la période archaïque. Si les termes «démocratie» et «oligarchie» sont attestés chez Hérodote au milieu du e siècle, ils deviennent chez Thucydide, dans son récit de l’intervention d’Athènes et de Sparte dans la guerre civile de Corcyre, deux causes idéologiques pour lesquelles on meurt. Mais à cette époque, la devise bienfaitrice de l’impérialisme athénien, isonomie, «égalité», avait déjà contaminé les cosmologies et les théories politiques; et elle se propageait dans les philosophies du corps et dans l’ontologie des composants élémentaires de la nature.

Selon Hérodote, isonomie est «le plus beau nom qui soit». Le principe de l’isonomie dont Athènes était le modèle impliquait la participation égale de tous les citoyens dans un régime commun, régi par un corps souverain qui se réunissait à l’Assemblée. Puisque les femmes, les esclaves et les étrangers ne possédaient pas ce droit, la démocratie était en réalité fondée sur des principes hiérarchiques extra-constitutionnels pour le moins autoritaires (indépendamment de la question historique de l’esclavage, on retrouve les mêmes contradictions chez les Américains qui se félicitent de «vivre dans une démocratie», alors qu’ils passent la plupart de leur temps dans des institutions non démocratiques comme la famille, l’école, les hauts lieux du capitalisme, sans compter l’armée et la bureaucratie du gouvernement lui-même. Regardez, la démocratie est toute nue!). Pour les citoyens athéniens, l’isonomie signifiait l’égalité devant la loi, l’égalité de parole et de vote à l’Assemblée, et une chance égale de participer au Conseil des Cinq-cents (la Boulê) qui établissait les ordres du jour de l’Assemblée et remplissait des fonctions diplomatiques et judiciaires importantes. Au Conseil, chacune des dix tribus constituées par la réforme de Clisthène en 507 était composée de cinquante hommes tirés au sort, pour une durée d’un an. Alternativement, pour une période de 36 ou 37 jours, chaque tribu assurait la présidence et la responsabilité de l’ensemble du Conseil. Ce système de rotation égalitaire est particulièrement intéressant en ce qu’il établit et comprend un principe hiérarchique dans l’isonomie (nous verrons qu’il en va de même chez les médecins hippocratiques). En effet, la rotation répond à l’idéal aristotélicien d’un régime où les citoyens sont tour à tour gouvernants et gouvernés. Si l’on compare Athènes avec les royaumes de Mycènes et de Minos, la transformation de la souveraineté, de la monarchie à la démocratie, est à la fois multiple et radicale. Reprenons l’analyse de Vernant sur cette  comparaison: les royaumes anciens, gouvernés par une personne privée, dont la force mystique émane du palais, ont fini par céder à l’apparition de la polis où les prérogatives gouvernementales reviennent à une collectivité, de manière égale et publique. Rassemblés au centre de la cité (sur l’agora), les citoyens recourent à la raison et à la persuasion pour statuer sur les affaires de la cité, pour concilier leurs propres intérêts privés avec l’intérêt et le bien de la cité – du moins en principe.

[...]

En un mot, qu’elle soit créatrice d’ordre ou de désordre, sous sa forme policée ou le contraire, dans sa vérité nue ou sous une forme déguisée, la nature humaine sera toujours la nature humaine. C’est l’histoire d’une lutte où la nature humaine agit contre la nature humaine, et où, indétrônable, elle sort toujours vainqueur. C’est elle qui règle la politique impérialiste américaine dans l’histoire, à ceci près que les États-Unis qui propagent l’individualisme dans le monde l’ont rebaptisée «liberté individuelle». Mais en tout état de cause, la volonté d’instaurer partout la démocratie néolibérale repose sur l’antique présupposé que la culture est un vernis superficiel et sensible aux attaques de l’avidité naturelle de l’homme, renforcée par la loi du plus fort. Que dit Full Metal Jacket, le film de Stanley Kubrick sur la guerre du Vietnam? Quelque chose comme: «derrière chaque Viet, il y a un Américain qui attend d’être libéré.» On présuppose que la propriété personnelle, alias le «désir de liberté», est une aspiration commune à tous les hommes, et qu’une fois débarrassée des coutumes locales, au besoin en utilisant la force, elle permettrait à tous les peuples d’être heureux et justes, comme nous. Dans un livre récent sur la guerre en Irak, George Packer commente la fameuse sortie de Donald Rumsfeld, alors secrétaire américain à la Défense, à propos des pillages après l’arrivée des troupes américaines en Irak: «ce sont des choses qui arrivent»; le sophisme est évident:

Les mots que Rumsfeld a utilisés, et qui allaient faire le tour du monde, supposent toute une philosophie politique. Le secrétaire à la Défense voit dans une situation d’anarchie les premiers pas d’une démocratie. Pour lui, et pour d’autres membres de l’administration Bush, la liberté est l’absence de contrainte. Dieu a donné à la nature humaine la liberté; elle n’est pas le produit des institutions ou des lois humaines. Détruisez une tyrannie qui a duré trente-cinq ans, et vous verrez bientôt apparaître la démocratie, parce que tous les peuples veulent être libres.

Une autre conception de la nature humaine

Sans doute l’opposition entre nature (physis) et culture (nomos) est-elle devenue problématique au moment de l’apparition de l’État, lorsque ce dernier empiétait sur les liens «naturels» de la parenté; mais la question demeure: pourquoi en Grèce, et pas dans les sociétés qui connaissaient le même développement? En tous les cas, il convient de souligner que les conflits violents entre l’État et les structures de parenté, qui depuis Homère étaient devenus un lieu commun chez les poètes, impliquaient une réflexion approfondie du partage nature-culture. Dans l’Antigone de Sophocle, la tragédie repose sur l’incompatibilité, incarnée par la défiance d’Antigone vis-à-vis de Créon, alors tyran de Thèbes, entre les principes de parenté et les prescriptions de la cité. En lui interdisant d’inhumer son frère, mort sous les coups de la cité dont il était l’ennemi, Créon fait primer la loi de l’État sur les devoirs familiaux d’Antigone. L’intransigeance de Créon perdure jusqu’à ce qu’il devienne victime de la même opposition, la loi qu’il avait édictée entraînant la mort de son fils. La morale de cette histoire n’est peut-être pas simplement une variante du dualisme qui oppose la nature et le bien à la culture et au mal. L’injonction du devoir familial implique une conception de la condition humaine que nos philosophies de la nature humaine n’avaient sans doute pas soupçonnée, car que signifie l’«intérêt personnel» dès lors que la personne et l’intérêt sont des relations interpersonnelles et non des propriétés des individus?

Au-delà des controverses habituelles sur la nature humaine et leurs conséquences sur la notion de culture, la tradition occidentale a depuis toujours abrité une autre conception de l’ordre et de l’être, celle que les anthropologues ont souvent étudiée: la communauté fondée sur la parenté. Il est vrai que l’Occident n’insiste pas tellement sur cette dimension de la condition humaine, même si (ou peut-être parce que) les relations familiales et de parenté sont la source de nos sentiments et de nos attaches les plus profonds. Nos philosophies de la nature humaine qui ignorent cette dimension proviennent la plupart du temps de grandes sociétés organisées selon des principes radicalement différents. Ce que nous préférons voir dans la nature humaine, ce sont les désirs des hommes adultes et bourgeois, en excluant massivement les femmes, les enfants, les anciennes coutumes, au détriment du principe universel de la sociabilité humaine, la parenté. On pourrait penser que la nature humaine naît au foyer, mais il faudrait alors renoncer à l’idée d’intérêt personnel dans la mesure où la charité a toujours été là.

Cette contradiction latente permet d’expliquer certaines prescriptions étonnantes concernant les liens de parenté dans la communauté et la constitution de la subjectivité chez les Anciens. Platon et saint Augustin ont tous deux élaboré un système de parenté de type hawaïen en guise de modèle de société pour l’ensemble de l’humanité: Augustin affirmait que la famille constitue le premier ordre social de l’humanité, émané de Dieu, tandis que Platon imaginait une société civile idéale constituée d’élites dans sa République utopique. Dans les systèmes de parenté hawaïens, chacun est relié à tous les autres membres de la communauté en tant que mère, père, frère, sœur, fils ou fille. Tout ceci n’est pas en vain, déclare Augustin: l’amour universel de Dieu nous rend tous descendants d’un seul ancêtre, et fait de l’humanité une seule et même famille.

[...]

C’est pourtant Aristote, dans l’Éthique à Nicomaque, qui a donné de la parenté la meilleure définition. En lisant les chapitres sur les liens d’amitié entre les différents parents, on croirait lire Marilyn Strathern (sur les hauts plateaux de Nouvelle-Guinée) ou Janet Carsten (sur les insulaires d’Indonésie) qui définissent la parenté comme un ensemble de relations à autrui constitutives de l’identité subjective et objective de la personne. Car pour Aristote, ceux qui sont liés par la parenté partagent une même identité dans deux sujets différents; les enfants sont les autres «moi» de leurs parents; les frères, les cousins, et autres parents plus éloignés sont liés par un sentiment d’entre-appartenance, même à des degrés divers:

Ainsi les parents aiment leurs enfants comme eux-mêmes (les êtres qui procèdent d’eux sont comme d’autres eux-mêmes, «autres» du fait qu’ils sont séparés du père) et les enfants aiment leurs parents comme étant nés d’eux; les frères s’aiment entre eux comme étant nés des mêmes parents, car leur identité avec ces derniers les rend identiques entre eux, et de là viennent les expressions être du même sang, de la même souche, et autres semblables. Les frères sont par suite la même chose en un sens, mais dans des individus distincts. (…) La communauté de sentiments entre cousins ou entre les autres parents dérive de celle des frères entre eux, parce qu’ils descendent des mêmes ancêtres. Mais ils se sentent plus étroitement unis ou plus étrangers l’un à l’autre suivant la proximité ou l’éloignement de l’ancêtre originel.

Si je puis me permettre une généralisation: la parenté désigne une relation mutuelle. Les parents s’appartiennent mutuellement. Cette mutualité peut se manifester sous la forme d’une identité, comme chez les frères ou les descendants d’un même ancêtre. Mais elle peut également prendre la forme d’une relation de réciprocité et de complémentarité, comme chez le mari et la femme. Dans tous les cas, la relation à l’autre, et donc à l’autre soi-même, définit intrinsèquement l’existence de chacun.

[...]

Les études ethnographiques parlent d’un «moi inter-personnel» (les Indiens d’Amérique), ou d’un moi comme «lieu de relations sociales ou de biographies partagées» (les îles Carolines), ou encore de personnes comme de «lieux multiples et composites des relations qui les constituent» (les hauts plateaux de Nouvelle-Guinée). À propos de la notion africaine d’«individu», Roger Bastide écrit: «il n’existe que dans la mesure où il est “extérieur” ou “différent” de lui-même.» Il est clair que dans ces sociétés, le moi ne se confond pas avec l’individu bien défini, unique et autonome que nous connaissons – comme cet individu en particulier de nos théories sociales, sinon de notre propre système de parenté. La personne individuelle est plutôt le lieu de multiples moi avec lesquels elle est liée par des relations mutuelles; pour la même raison, chaque «moi» est plus ou moins disséminé dans d’autres personnes. C’est McKim Marriott qui, remarquant ce phénomène en Inde, fut le premier à lui appliquer un traitement anthropologique:

Les personnes au sens d’acteurs individuels ne sont pas perçues comme des «individus» en Asie du Sud, c’est-à-dire des unités bien définies et indivisibles comme dans la théorie sociale et dans la psychologie occidentales, ou même pour le sens commun. Les personnes semblent plutôt considérées en Asie du Sud comme «dividuelles» ou divisibles. Pour exister, les personnes dividuelles se nourrissent d’influences matérielles hétérogènes. Elles doivent également céder des particules de leur substance propre, comme des essences, des résidus, ou d’autres sources actives d’influence. Elles peuvent alors se reproduire dans d’autres objets dont la nature est celle des personnes où elles ont pris naissance.

[...]

L’égoïsme serait-il naturel? Pour la majeure partie de l’humanité, l’égoïsme que nous connaissons bien n’est pas naturel au sens normatif du terme: il est considéré comme une forme de folie ou d’ensorcellement, comme un motif d’ostracisme, de mise à mort, du moins est-il le signe d’un mal qu’il faut guérir. La cupidité exprime moins une nature humaine présociale qu’un défaut d’humanité. Elle creuse un abîme dans les relations mutuelles qui définissent l’existence humaine. Si le moi, le corps, l’expérience, le plaisir, la peine, l’agentivité et l’intentionnalité, et peut-être même la mort, sont des relations interpersonnelles pour tant de sociétés, et selon toute vraisemblance dans la totalité de l’histoire humaine, alors, la notion occidentale de la nature animale et égoïste de l’homme est sans doute la plus grande illusion qu’on ait jamais connue en anthropologie.

La monarchie médiévale

De la pensée théologique de saint Augustin à la sociologie d’Émile Durkheim, la société repose sur ce qu’il y a de pire en nous. Du Moyen Âge aux Temps modernes, on a considéré que la société était l’antidote coercitif nécessaire à notre égoïsme. De plus, cette méchanceté inhérente à notre nature, il n’y a que l’homme qui en soit l’auteur. Paul Ricœur remarque que le propre de la cosmogonie occidentale est de ne considérer le mal ni comme une condition originaire ni comme une tragédie orchestrée par les dieux; il relève uniquement de la responsabilité de l’homme, de cet homme imbu d’amour de soi, qui désobéit à Dieu pour se flatter lui-même. Ève et le serpent ont certes leur part de responsabilité, mais seul Adam est coupable. De plus, puisque la semence est contenue dans le sperme d’Adam, selon saint Augustin, «nous nous retrouvons tous en cet homme». Peu importe les divergences des Anciens sur l’innéité du caractère de l’homme, le péché originel a marqué de son sceau notre présence au royaume du Christ pour les siècles à venir. La notion augustinienne du péché originel, selon Elaine Pagels, «constituait une interprétation de la nature humaine qui devint, pour le meilleur et pour le pire, l’héritage commun de toutes les générations de chrétiens en Occident, et influença profondément la psychologie et la pensée politique». Le trait le plus marquant de la pensée politique fut un consensus presque unanime sur la fonction du gouvernement en général, et de la monarchie en particulier: réprimer la bestialité humaine.

En l’absence de gouvernement, les hommes se dévoreraient entre eux comme des poissons ou des bêtes sauvages. Le désir sans borne de la chair mènerait à une guerre sans fin: dans chaque homme, entre les hommes, et contre la Nature. «Voyez comment ils se persécutent les uns les autres», écrit saint Augustin, «et voyez comment ils s’entre-dévorent ! Et lorsqu’un poisson plus gros a dévoré le plus petit, il est à son tour dévoré par un plus grand.» Irénée de Lyon avait déjà emprunté cette histoire de poissons à une tradition rabbinique plus ancienne. «Dieu a donné la loi terrestre pour le bien des nations, afin que par crainte de la loi, les hommes ne s’entre-dévorent pas comme des poissons.» L’image totémique du gros poisson qui dévore un plus petit pour représenter la nature humaine est largement répandue au Moyen Âge, et on l’emploie encore comme une image satirique du capitalisme néolibéral (il y a quelques années pour Noël, un jouet de cette sorte avait été conçu spécialement pour les cadres d’entreprises). La fable chrétienne de la nécessité d’un pouvoir terrestre s’est servie d’une idée assez proche: les hommes sont pires que des bêtes entre elles – «car jamais les lions ni les tigres ne se sont fait la guerre comme les hommes», lit-on dans la Cité de Dieu. «Qu’on retire à la cité ses chefs, et nous passerons notre vie, moins raisonnables encore que des bêtes, à nous mordre et nous entre-dévorer», dira Jean Chrysostome. La cité: on doit se souvenir que c’est Caïn qui fonda la première cité; Caïn, l’aîné fratricide issu de l’union incestueuse entre Adam et Ève, qui à son tour peupla la cité en s’unissant avec une femme anonyme, probablement sa sœur à moins que ce ne fût sa mère.

Quand règne la loi, la cité est gouvernée par la raison et par Dieu, dit Aristote, mais lorsque ce sont les hommes qui gouvernent «on ajoute le gouvernement d’une bête sauvage, car c’est ainsi qu’est le désir, et la passion fait dévier les magistrats, même quand ils sont les meilleurs des hommes». Augustin se méfiait également du grand banditisme d’état, mais malgré tout, la violence institutionnalisée qu’exerçaient ceux qui étaient au pouvoir était indispensable à l’humanité déchue. Augustin pouvait approuver non seulement le pouvoir du roi, mais aussi la peine de mort que prononçait le juge, le crochet du bourreau, les armes du soldat et même la rigueur du bon père de famille. «Tant que ces derniers inspireront la crainte», conclut-il, «les méchants seront maîtrisés, et les justes pourront vivre en paix parmi les méchants.»

Les médiévistes ont coutume d’appeler la politique du péché originel l’augustinisme politique. Le principe général était que la loi, venant d’en haut et de l’au-delà, s’appliquait à une population naturellement encline au vice, et cette loi valait autant pour le seigneur féodal que pour l’empereur ou le roi, ainsi que pour l’évêque et le pape. En théorie, il s’agissait d’un système hiérarchique de la vertu, où la majesté et le pouvoir des chefs, «les gens de bien», étaient légitimés par leur capacité à maîtriser leurs désirs. Le contrôle exercé sur leur propre bestialité leur donnait le droit de dominer la bassesse des classes inférieures, où le péché originel et la brutalité s’étaient durablement installés – et qui affleuraient périodiquement au cours de rituels rabelaisiens du «bas matériel et corporel».

[...]

En plus d’être vice-régent de Dieu, le roi pouvait être Son vicaire, Son successeur sur terre, Dieu fait homme, comme le Christ. Le corps mortel du roi était la demeure temporaire d’un pouvoir immortel régissant les affaires humaines, d’où la dimension christique et duelle du personnage. Le gouvernant au Moyen Âge devint un christomimétès, celui qui «joue» le rôle du Christ, qui l’«imite». Tel est le personnage qu’il devient par consécration ou par la grâce, comme dans le texte de l’anonyme normand (c. 1100) repris par Kantorowicz:

Le pouvoir du roi est le pouvoir de Dieu. Ce pouvoir appartient à Dieu par nature, et au Roi par la grâce. Le roi est donc aussi Dieu et le Christ, mais par la grâce; quoiqu’il fasse, ce n’est pas en tant qu’homme qu’il le fait, mais en tant qu’il est devenu Dieu par la grâce.

[...]

La peur généralisée est le pendant du pouvoir coercitif; Augustin le savait déjà et Hobbes en fit un pilier de sa théorie du contrat social, où chacun échange sa peur d’une mort violente contre une peur collective engendrant pour tous la paix et la sécurité.

[...]

Saint Thomas a largement contribué à réduire le proverbe aristotélicien, que l’homme est un animal politique, à une fonction économique, en insistant sur le fait que les hommes s’associent dans la polis comme un moyen d’assurer leur existence matérielle. Aristote avait pourtant dit que la polis n’avait pas pour fonction immédiate de satisfaire un intérêt particulier, mais visait le bonheur général de ses citoyens. Cependant, pour Thomas d’Aquin (et ses disciples comme Jean de Paris), la société était naturelle au sens où c’est seulement en s’associant en nombre suffisant que les hommes pourraient continuer à vivre. Seuls, ou sans famille, ils ne pourraient subsister. Seule la cité pouvait fournir la population requise, les savoir-faire et la division du travail. Paradoxalement, saint Thomas satisfaisait ici une condition du bonheur aristotélicien, l’autosuffisance ou l’autarcie, qui rendent l’homme proche de la divinité, en plaçant au cœur de la formation de la société le besoin, le désir et l’intérêt, ou en d’autres termes, le péché originel plus ou moins naturalisé. (L’idée que la société trouve son origine dans les besoins matériels est toujours d’actualité en sciences sociales, comme elle l’était également chez Helvétius, le Baron d’Holbach, ou d’autres matérialistes des Lumières.) Chez Thomas d’Aquin, l’état originel de la société est un état petit-bourgeois, où chaque producteur indépendant ne se soucie que de son propre bien tout en étant dépendant des échanges avec les autres. En l’absence d’autorité extérieure, ce compromis ne présage rien de bon. Comme Aristote, saint Thomas pense que «la tendance à ne rechercher que son propre bien est présente dans l’âme de chaque homme», et que «ceux qui sont riches voudront toujours l’être davantage», aucun bien sur terre ne pouvant leur procurer la paix. Ce dont les hommes ont besoin est un roi dont la vertu est capable de dépasser l’égoïsme de ses sujets, lui permettant de concilier leurs conflits au profit de l’intérêt commun. «Car si plusieurs hommes devaient vivre ensemble, chacun ne produisant seulement ce dont il a besoin pour lui-même, la communauté se disperserait en autant de parties, à moins qu’un d’entre eux ne prenne la responsabilité du bien de la communauté en son ensemble.» En naturalisant le péché originel sous la forme de l’égoïsme matériel, saint Thomas justifie une idéologie de la royauté qui, d’un point de vue plus général, est une version adoucie de l’augustinisme politique.

Cela permet de comprendre pourquoi le philosophe Alan Gewirth voit une certaine ressemblance entre la théorie politique de Thomas d’Aquin, et – devinez qui? – Thomas Hobbes.

[...]

Saint Thomas était connu pour avoir amélioré sa défense de la royauté en préconisant de distribuer certains pouvoirs à l’élite et au peuple, comme dans un gouvernement mixte de type polybien. Mais au bout d’un moment, l’ordre monarchique pâtit de ses propres contradictions. On connaissait au sein du système féodal les notions de liberté, de contrat, de représentation et de consentement des gouvernés. La royauté perdit progressivement sa dimension d’extériorité, sa prétention à être au-dessus et au-delà de la société, pour en devenir l’instrument, soumis à ses propres lois. Ajoutons à cela la règle selon laquelle le roi possède un pouvoir que le peuple lui a délégué, et on allait se battre pour déterminer à qui appartenait le pouvoir souverain, comme cela fut le cas pour savoir si le consentement du peuple signifiait une abdication définitive de son pouvoir. Par la suite, les cités, les guildes et les communes sont devenues de plus en plus autonomes. Marc Bloch relate ainsi les longues luttes, parfois violentes, des paysans pour l’autonomie à partir du IXe siècle. Inspirée par des mouvements vers l’autonomie dans de nombreuses villes pendant le XIe siècle, cependant que la bourgeoisie faisait le serment de s’entraider, la paysannerie s’intéressa de plus en plus à une forme d’«égalitarisme primitif» des Évangiles. Et en effet, tous ces compromis en termes d’autorité pouvaient recevoir un certain soutien et encouragement dans la négation critique que la chrétienté médiévale nourrissait depuis le début: du point de vue du jardin d’Éden et des Écritures, les hommes étaient égaux devant Dieu, et formaient une communauté dans le corps du Christ.

[...]

A suivre…

Fukushima: Désastre nucléaire, mensonge et meurtre de masse…

Posted in actualité, écologie & climat, média et propagande, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 5 juillet 2014 by Résistance 71

Les enfants de Fukushima sont gravement malades

 

SOTT

 

4 juillet 2014

 

url de l’article:

http://fr.sott.net/article/22087-Les-enfants-de-Fukushima-sont-gravement-malades

 

Quelque 39 mois après les multiples explosions à Fukushima, le taux de cancers de la thyroïde chez les enfants des environs sont montés en flèche, dépassant de 40 fois la normale.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima, vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes. Le taux est en voie d’accélération.

Plus de 120 cancers infantiles ont été relevés quand on ne s’attend qu’à trois seulement, déclare Joseph Mangano, directeur exécutif du Projet Radiation et Santé Publique. L’industrie nucléaire et ses chantres continuent de nier cette tragédie sanitaire.

Certains ont en fait affirmé que « pas une seule personne » n’a été affectée par la libération massive des radiations de Fukushima, qui, pour certains isotopes, a dépassé de presque 30 fois celle d’Hiroshima. Mais l’épidémie mortelle de Fukushima concorde avec les impacts subis par les enfants après l’accident de Three Mile Island en 1979 et l’explosion de Tchernobyl en 1986, de même qu’avec les conclusions rapportées pour d’autres réacteurs commerciaux. La probabilité que l’énergie atomique puisse causer de telles épidémies a été confirmée par la Commission Canadienne de Sécurité Nucléaire, qui dit qu’une « augmentation du risque de cancers infantiles de la thyroïde » accompagnerait une catastrophe nucléaire.

Dans l’évaluation des perspectives de la construction d’un nouveau réacteur au Canada, la Commission dit que le taux "augmenterait de 0,3 % à une distance de 12 kilomètres de l’accident. Mais cela suppose la distribution de comprimés d’iodure de potassium et une évacuation d’urgence, ce qui ne s’est produit ni à Three Mile Island, ni à Tchernobyl, ni à Fukushima. Les chiffres ont été analysés par Mangano. Il a étudié les impacts des radiations créées par des réacteurs sur la santé humaine depuis les années 80, démarrant son travail avec un radiologue légendaire, le Dr Ernest Sternglass et le statisticien Jay Gould. Mangano confirme que la santé globale au sein de populations sous le vent (des réacteurs) s’améliore quand on ferme les réacteurs et décline quand ils sont ouverts ou ré-ouverts. Les enfants à proximité ne sont pas les seules victimes de Fukushima. L’un des responsables de la centrale, Masao Yoshida est mort à 58 ans d’un cancer de l’œsophage. Masao a héroïquement refusé d’abandonner Fukushima au pire moment de la crise, sauvant probablement des millions de vies.

Les ouvriers du site employés par des entrepreneurs indépendants – dont de nombreux sont dominés par des syndicats du crime – sont souvent laissés sans aucune surveillance pour l’exposition aux radiations. La colère du public augmente avec les plans du gouvernement pour obliger les familles – dont certaines avec de nombreux enfants – à retourner dans la région lourdement contaminée autour de la centrale. Suite à l’accident de 1979, les propriétaires de Three Mile Island ont nié que le réacteur avait fondu. Mais une caméra robot l’a confirmé ensuite. L’état de Pennsylvanie a mystérieusement fait disparaître la liste d’enregistrement des cancers, puis a dit qu’il n’y avait "aucune preuve" d’un quelconque décès.

Mais un large éventail d’études indépendantes confirme les taux en élévation de mort d’enfants et d’un excès de cancers parmi la population générale. Morts en excès, mutation et taux de maladies parmi les animaux du secteur ont été confirmés par le Département d’Agriculture de Pennsylvanie et les journalistes locaux. Dans les années 80, un juge fédéral, Sylvia Rambo, a bloqué un recours collectif de quelques 2400 habitants de Pennsylvanie sous le vent, déclarant qu’il n’y avait pas eu suffisamment de radiations libérées pour affecter quiconque. Mais 35 ans après, personne ne sait la quantité de radiations qui s’est échappée ou sa direction. Les propriétaires de Three Mile Island ont tranquillement payé des millions de dollars aux victimes sous le vent en échange de leur silence.

À Tchernobyl, le rassemblement de 5000 études a montré un nombre supérieur à 1 million de décès. Les effets des radiations sur les jeunes sous le vent en Biélorussie et en Ukraine ont été horribles. Selon Mangano, 80 % des "enfants de Tchernobyl" nés sous le vent depuis l’accident ont été affectés par un large éventail d’impacts allant de malformations et de cancers de la thyroïde à des maladies à long terme du cœur, du système respiratoire et mentales. Les résultats signifient que seul un jeune sous le vent sur cinq peut être reconnu en bonne santé. Les Médecins pour la Responsabilité Sociale et la branche allemande des Médecins Internationaux pour la Prévention des Guerres Nucléaires ont averti de problèmes parallèles près de Fukushima. Le Comité Scientifique des Nations-Unies sur les effets des radiations atomiques (UNSCEAR) a récemment publié des rapports qui minimisent les impacts des catastrophes sur les humains.

L’UNSCEAR est intimement lié à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, dont le mandat est de promouvoir l’énergie nucléaire. L’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique) a depuis toujours l’ordre de contrôler en les bâillonnant les conclusions des Nations-Unies sur les impacts sanitaires des réacteurs.

Pendant des dizaines d’années l’UNSCEAR et l’OMS ont entretenu une couverture protectrice sur la propagation des impacts sanitaires de l’industrie nucléaire. Fukushima a prouvé qu’elle n’était pas une exception. En réponse, les Médecins pour la Responsabilité Sociale et les médecins allemands pour la prévention des guerres nucléaires ont émis une réfutation en dix points, avertissant le public sur la crédibilité compromise des Nations-Unies.

La catastrophe est "en cours" disent les groupes, et doit être surveillée pendant des décennies. "Les choses auraient pu être bien pires" si les vents avaient soufflé vers Tokyo plutôt que vers le large (et vers l’Amérique). Il existe toujours un risque pour l’irradiation de produits, et parmi les ouvriers du site dont les doses et les impacts sur la santé ne sont pas sous surveillance. Estimer la dose actuelle parmi les ouvriers et ceux sous le vent est sujet à caution et une attention spéciale doit être montrée pour les sévères impacts sur les embryons. Les études de l’UNSCEAR sur les rayonnements ambiants sont également "trompeurs" et il doit y avoir de nouvelles études sur les effets génétiques des radiations ainsi que sur les "maladies non-cancéreuses".

L’assertion des Nations-Unies disant "qu’aucun effet sanitaire discernable relié aux radiations n’est attendu parmi les membres exposés" est "cynique", disent les groupes. Ils ajoutent que les choses se sont empirées par le refus officiel de distribuer de l’iodure de potassium, qui aurait pu protéger le public des impacts thyroïdiens dus aux libérations massives d’iode-131 radioactif. Par dessus tout, les terribles nouvelles de Fukushima ne peuvent que s’aggraver. Les radiations des trois cœurs fondus sont toujours charriées dans le Pacifique.

La gestion des barres de combustible des piscines suspendues dans l’air et éparpillées autour du site reste périlleuse. Le régime pro-nucléaire de Shinzo Abe veut rouvrir les 48 réacteurs restant. Il a fortement incité les familles qui ont fui la catastrophe à réoccuper les maisons et les villages irradiés.

Mais Three Mile Island, Tchernobyl et le fléau de mort et de maladie qui fait aujourd’hui surface près de Fukushima dit trop clairement que le coût humain de telles décisions continue de s’aggraver – avec nos enfants les premiers et les pires touchés.

Source : Eco Watch (Harvey Wassermann) Traduction : BBB (Hélios)

Les quatre piliers de la résistance au Nouvel Ordre Mondial…

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“Soyez le changement que vous voulez pour le monde.”

~ Mahatma Gandhi ~

 

Les quatre piliers d’une résistance collective efficace au Nouvel Ordre Mondial

 

Résistance 71

 

3 Juillet 2014

 

Nous n’allons pas ici revenir sur les détails du comment nous en sommes arrivés à cette conclusion, car depuis maintenant plus de quatre ans, nous publions, analysons, réfléchissons sur le comment et le pourquoi notre société en est arrivée là où elle en est aujourd’hui.

Nous suggérons à tous nos nombreux lecteurs (que nous remercions au passage de leur fidélité et de leur volonté de comprendre avant d’agir) de lire ou de relire plus avant la nombreuse documentation socio-politique de nos archives (plus de 2500 articles, traductions et analyses essayistes depuis 2010) que vous trouverez sur la page d’accueuil en haut à droite sous la rubrique “pages”. En ce qui concerne les articles originaux de Résistance 71, sont archivés sur la page “articles résistance 71”. Vous y trouverez au fil de la lecture les éléments qui nous ont permis d’arriver à cette ébauche de stratégie collective afin de rendre au peuple une égalité, une solidarité (fraternité) sans lesquelles la liberté n’est pas possible.

Nous l’avions dit dès janvier de cette année, s’il est toujours bien sûr important de continuer à fouiller l’information non dite, de divulguer les turpitudes de l’empire dans sa quête incessante d’instauration de son Nouvel Ordre Mondial fasciste transnational, il est aussi devenu plus important de réellement commencer à penser solution alternative. Il est bien beau de dire que la dissidence gronde, monte et amplifie, mais au bout du compte, lorsqu’on regarde le paysage médiatique alternatif qu’il soit francophone ou anglophone et que l’on observe ce que propose comme solution la “dissidence” au Nouvel Ordre Mondial, que trouve t’on ? Essentiellement les sempiternelles inepties de la classique voie conformiste de la “réforme” ou de ce que l’on pourrait appeler la “radicalité encadrée”. Quelles sont-elles ? Les classiques du genre:

  • Réformons de l’intérieur. C’est à dire, votons pour d’autres Bozo pour remplacer les clowns Kiri déjà en poste. Vous savez… voter pour ces honnêtes politiciens (antinomie absolue) qui croient “vraiment” au changement par les urnes ? Ceux qui amènent toujours tant de changement à l’aristocratie… Pas d’erreur ici, la “république” est conçue comme une aristocratie, relisez l’inénarable Platon.
  • Passons par les extrêmes: droite ou gauche mon colonel ? c’est du kif. On ressort Marx, Lénine et Trotsky (ces bons vieux agents de Wall Street et de la City de Londres) des placards, et le système relance en parallèle le bon vieux nationalisme patriotique crétin d’extrême droite, histoire de continuer à jeter de l’huile sur le feu politico-social et à maintenir la division politique et sociale sans laquelle les oligarques seraient déjà passés à la trappe depuis bien longtemps.
  • Un peu plus nouveau tout en demeurant pathétique: la résurgence catho-monarchiste, ramenons le roitelet Dagobert et sa floppée de curetons, sentez-vous ce parfum fétide montant des cachots inquisitoriaux ? Ce sera comme maintenant en fait, mais avec ce petit côté rétro féodal sans le préfixe “néo” que le N.O.M veut appliquer à sa société post-industrielle tout aussi féodale…
  • Mettons l’ultra-libéralisme forcené à la barre, celui cher à l’école “économique de Vienne” (Friedriech Hayek et Carl Menger), celui prôné par le mouvement dit “libertarien”, qu’il ne faut pas confondre avec libertaire qui veut dire anarchiste. Libertaire c’est nous… Libertarien, ce sont ceux qui disent sans rire: aux chiottes le gouvernement et l’état (jusque là on est d’accord), c’est maintenant que çà se gâte: et… accrochez-vous bien… laissons faire les marchés. Ces braves bêtes s’auto-régulent comme des grands, s’ajustent et la libre-entreprise capitaliste gérée par les “lois naturelles du marché” va nous mener à la réalisation du bonheur sur terre. La ligne de gens comme Alex Jones au pays du goulag levant, pour qui la solution au marasme oligarchique actuel qu’il a si bien dénoncé et analysé depuis plus de 15 ans, c’est de voter Ron Paul le libertarien, qui est en retraite mais a mis son fils à sa place, qui pédale pour… le parti républicain, comme son père avant lui. Bref… Votons une fois de plus pour le “politicien honnête et visionnaire”… Dude ! T’as rien d’autre en stock ??
  • Réécrivons citoyennement la constitution. De loin l’approche la plus positive que nous ayons vu, mais qui à notre sens ne pourrait fonctionner qu’en tant que texte fondateur d’une confédération de communes libres. Sans abandonner l’État, coercitif et anti-réformiste par essence et par construction, une telle initiative est vouée à l’échec, car l’État ne validera jamais une réécriture citoyenne de la constitution, c’est l’évidence même. Il faut d’abord sortir de l’État, pour ce faire une seule solution: le détruire, car il ne laissera rien lui faire de l’ombre… N’oublions jamais que l’État n’est que l’outil coercitif de l’oligarchie, qui avec le temps est devenu le gardien du statu quo.

Qu’ont en commun ces quelques exemples principaux que nous avons cité ? Évident non ? Tous, demeurent ancrés dans un système étatique plus ou moins fort ou centralisé, mais néanmoins, aucune de ces “solutions” ne remet en cause la hiérarchie, la pyramide du pouvoir, le consensus du statu quo oligarchique. C’est pourtant cela qu’il faut non seulement briser, mais empêcher qu’il puisse revenir. Comment ?

En attaquant collectivement, de concert ce que nous avons identifié comme les quatre piliers porteurs du système hiérarchique oppresseur et coercitif en place. De ces quatre piliers, deux sont d’ordre socio-politique, deux autres d’ordre économique. Notons brièvement au passage ici que nous n’avons abolument aucune prétention de penser que nous avons raison à 100% et que ce que nous avançons est la seule marche à suivre possible. Ceci n’est qu’une réflexion, une ébauche, résultant de quelques années d’analyse et de pratique. Tout ce qui sera dit à partir de maintenant n’est en rien définitif, est parfaitement discutable, ce n’est qu’un os à ronger…

Les quatre piliers à attaquer par voie d’information et de boycott:

 

  • Les Institutions: “Concluons sans crainte que la formule révolutionnaire ne peut plus être ni législation directe, ni gouvernement direct, ni gouvernement simplifié, elle est: Plus de gouvernement du tout.”
    ~Pierre-Joseph Proudhon~

    Boycott des institutions tant que faire se peut. Quelles institutions ? Toutes, celles de l’État menant à la désobéissance civile organisée dès que possible, avoir des comités citoyens organisés localement qui se dressent contre toute incartade du système, qui sont légions à l’échelon local d’une ville et qui demandent des comptes en permanence avec suivi et celles des institutions privées comme les banques et tous les parasites avenant.
    Dans le même temps, il convient de mettre en place des structures locales organisées par les citoyens cherchant à en impliquer toujours plus. Le but étant pas à pas, de créer un contre-pouvoir par la solidarité, la communication et l’échange. Ce contre-pouvoir, qui se voudra auto-gestionnaire, égalitaire, non-hiérarchique, devra veiller à remplir des fonctions de bien commun et à ne pas se laisser subvertir, coopter par le système qui avant la répression brutale possible de dernière instance essaiera avant tout de pervertir, de diviser le mouvement. Il est essentiel à ce niveau de fonctionner sans hiérarchie, sans chef, de façon à n’offrir rien ni personne sur quoi s’aggriper. A ce niveau, il est essentiel de se méfier des infiltrations d’agents de l’état et des organisations de “gauche”, surtout trotkistes et de leurs infiltrateurs professionnels, dont le but est toujours le même: instaurer la tactique du diviser pour mieux régner. Ceci se situe sur le plan politico-social local, de loin le plus important. Le changement radical de société doit venir de la base, de nous, avant tout dans un élan individuel et collectif de reprise de contrôle de nos vies, de nos lieux de travail et d’habitation. Arrêtons de croire les fadaises de l’ingénierie sociale oligarchique nous expliquant depuis des générations jusqu’à plus soif que nous ne sommes que des idiots, des incapables, des fainéants, que nous ne pouvons fonctionner que dirigés par une “élite” (auto-proclamée bien évidemment) éclairée qui nous mènera sur le chemin de la lumière et du bonheur sur terre et que sans eux et leurs institutions faites pour notre bien commun, il n’y aura que chaos, mort, maladie et désolation sur terre. Il est vrai que lorsque l’on observe le monde d’aujourd’hui et d’hier… On se demande vraiment pourquoi nous voudrions tant être “livrés à nous-mêmes” ?
  • L’idéologie et la pratique coloniale: “L’infériorisation est le corrélatif indigène de la supériorisation européenne. Ayons le courage de le dire: C’est le raciste qui crée l’infériorisé.” ~ Frantz Fanon ~
    Le colonialisme est le bras expansionniste et hégémonique de l’occident raciste et dominateur depuis le XVème siècle. Il lui sert à piller le monde et à l’asservir pour assoir son hégémonie raciste et eurocentriste sur laquelle règne sans partage une petite clique d’oligarques, les fameux 1%, plus proches en fait de 0,0001% de la population.
    Nous l’avons déjà évoqué à maintes reprises sur ce blog, l’empire anglo-américain sévissant sur le monde depuis le XIXème siècle, dont la dominante actuelle est américaine, repose sur un territoire volé, usurpé depuis l’implantation des premières colonies anglaises (et françaises) sur le “nouveau monde”, particulièrement en Amérique du Nord, au XVII ème siècle. A l’avenant, les satellites impérialistes de la “couronne” (lire la City de Londres et la Banque d’Angleterre) comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, sont tous aussi édifiés sur des terres volées et usurpées. Ainsi, priver un empire de son territoire, à plus forte raison si ce territoire est purement fictif car usurpé, résulterait immanquablement son effondrement de facto.
    Est-ce réalisable ? La réponse est oui. Comment ? En soutenant activement les mouvements de résurgence indigène qui fleurissent dans tous les territoires autochtones au pays du goulag levant, au Canada, en Australie en Nouvelle-Zélande, sans oublier bien sûr en Palestine occupée, toute aussi occupée que le sont les terres ancestrales des nations amérindiennes du nord et du sud, des aborigènes d’Australie et des Maoris de Nouvelle-Zélande et leurs cousins ethniques de l’archipel hawaiïen.
    Nous sommes de ceux qui pensent que l’avenir de l’humanité passe par les occidentaux libérés de l’idéologie colonialiste, se tenant côte à côte de leurs frères autochtones pour l’édification d’un monde libre et juste, fondé sur l’égalité et la solidarité inter-ethnique, car nous sommes tous embarqués dans le même navire et il en va de notre intérêt commun à tous de fonctionner fraternellement, sans division politique générant inégalités, troubles et chaos perpétuels comme l’a historiquement prouvé la société hiérarchique étatique occidentale.
    Il y a en ce moment même une grande résurgence autochtone au pays du goulag levant, au Mexique et au Canada. Nous essayons de relayer l’information au mieux afin d’éveiller l’attention. Parlons-en, soutenons-les, ils luttent pour leur autonomie, leurs terres ancestrales, la fin du génocide dont ils sont les victimes depuis 1492.
    La véritable lutte contre le terrorisme commence par là: Les Indiens luttent contre le terrorisme occidental depuis 1492, depuis la venue de Cristobal Colòn, littéralement “le colon porteur de la croix”, le génocidaire dûment mandaté par l’église romaine criminelle et ses laquais royaux.
    Émancipons-nous de l’idéologie colonialiste qui nous opprime aussi à un degré différent certes et tenons-nous debout aux côtés de nos frères autochtones où qu’ils soient. Ils luttent pour la Terre-Mère que nous ne faisons qu’emprunter aux générations futures…
  • Les dogmes de la pseudo-science: “L’unique mission de la science, c’est d’éclairer la route… La science étant appelée désormais à représenter la conscience collective de la société, doit vraiment devenir la propriété collective de tout le monde.” ~ Michel Bakounine ~
    Pour imposer sa volonté hégémonique, l’oligarchie doit pervertir la science, la façonner à son image, celle du mensonge, de la déception, de la veulerie et de la partialité doctrinaire. Alors bien évidemment tous les scientifiques, universitaires et ingénieurs ne font bien évidemment pas partie d’un vaste complot. Beaucoup sont intègres et font leur métier avec passion et objectivité… dans le cadre qui leur a été imparti. Là réside toute l’astuce: il ne sert à rien de corrompre tout le monde, ce ne serait d’ailleurs pas possible, mais corrompre par le haut, corrompre par la source nécessaire à la recherche scientifique, le nerf de la guerre en toute chose dont il faudra se départir à un moment donné: l’argent et corrompre quelques personnes clefs mises en place aux bons endroits stratégiques est suffisant. Les directeurs de laboratoires, les recteurs, directeurs de recherches universitaires, les maisons d’édition qui publient les ouvrages “références”, les journaux et magazines scientifiques, les médias, les commissions “scientifiques” institutionnelles nationales et internationales, etc…
    De quoi parlons-nous ? Qu’est-ce qui a été falsifié ? La réponse facile serait: Tout ! Tenons-nous en à ce qui nous concerne dans le monde d’aujourdhui: les sciences sociales recherches et enseignement (histoire, ethnologie, anthropologie, socio-biologie…), corrompus par les dogmes pervasifs du malthusianisme, du darwinisme-social, de l’histoire tronquée, biaisée, édulcorée ; la médecine: les scandales des vaccins, celui du cancer, comment croire une science dont les cadres formateurs au pays du goulag levant entre autres, dans les écoles de médecine et les écoles de médecine elles-mêmes ont été achetés par la Fondation Rockefeller (versée dans la chimie depuis le départ, tiens, tiens…) dès le début du XXème siècle…
    La génétique: qui est l’activité de remplacement de l’eugénisme après que celui-ci ait eu mauvaise presse après la seconde guerre mondiale et pour cause. Que dire de l’empire du mal et du mensonge Monsanto, Sygenta, DuPont, Dow Chemical, BASF, Bayer, entreprises (dont certaines résultantes du démantèlement de convénience d’I.G Farben après 1945) ?
    La géologie partie intégrante de la science pétrolière et son escroquerie de l’origine biotique, “fossile” du pétrole et du gaz naturel ainsi que de sa résultante induite: le dogme quasi-religieux du “pic pétrolier” de cet ingénieur de la Shell Hubbard datant de 1955…
    Ceci nous amène immanquablement à la nouvelle religion pseudo-scientifique mais véritablement économico-politique: l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique, rebaptisé “changement climatique (anthropique)” depuis l’affaire du ClimateGate de Novembre 2009. La falsification de données, le mensonge permanent des entités politique du GIEC et pseudo-scientifique de l’université d’East Anglia, ont fait de la climatologie la risée de la science moderne.
    Faisons sauter les verrous, boycottons et dénonçons ces dogmes d’une science relevant plus de la magie noire et reprenons les rênes pour permettre aux honnêtes scientifiques, chercheurs, ingénieurs et techniciens d’œuvrer pour un véritable progressisme dans un monde bien meilleur.
    Des quelques exemples enumérés ci-dessus, nos lecteurs savent que nous sommes particulièrement sensibles au sujet du pétrole pour la simple et bonne raison qu’il est, avec le contrôle de la nourriture, le cheval de bataille le plus important de l’oligarchie. En effet, si une petite clique de parasites arrivent à contrôler les ressources énergétiques et alimentaires de la planète, que croyez-vous qu’il se passera ? Qu’essaie de faire l’oligarchie depuis plus de 30 ans ? Contrôler la nourriture et les ressources énergétiques planétaires, par les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés), la destruction de l’agriculture paysanne partout au profit de l’agro-alimentaire de masse de préférence OGM et de contrôler les ressources énergétiques (pétrole et gaz) par monopole et contrôle des prix par l’astuce du dogme du “pic pétrolier”, qui est une fraude supplémentaire. Le pétrole brut est abiotique et inépuisable à l’échelle humaine. Il est à notre sens des plus important de le faire plus savoir afin de mettre un terme à cette dictature de la rareté d’un produit qui est partout, absolument partout et dont les réserves ne dépendent que des éléments primordiaux inclus à la formation de la Terre il y a plus de 4 milliards d’années. Faire admettre cette vérité scientifique, largement prouvée et documentée, fera chuter les prix, mènera les pétroliers à la banqueroute, forcera les énergies alternatives à sortir des tiroirs et placards, résoudra bien des problèmes de pollution et mettra fin aux guerres permanentes pour le contrôle de cette saloperie, guerres qui ont tuées des millions de personne jusqu’à ce jour.
    Double effet: Retirer la terre usurpée à l’empire et lui retirer dans le même temps sa source la plus importante de revenus et de pouvoir: le pétrole et le gaz… Ouch ! Là on commence à causer sérieusement !
  • La société de consommation et ses piliers économiques:
    “La propagande est de plus en plus utilisée en raison de son efficacité reconnue pour obtenir l’adhésion du grand public… Un stimulus souvent répété finit par créer une habitude, une idée souvent réitérée se traduit par une conviction.” ~ Edward Bernays ~
    La société de consommation est l’arme psychologique la plus subversive jamais inventée par l’Homme. Elle remplit deux objectifs en un: Elle remplit les poches des oligarques et elle réduit en esclavage les populations. Au XXIème siècle, le règle du jeu est celle des monopoles économiques qui achètent le politique (ceci a été mis en place depuis la 1ère révolution industrielle et a été peaufiné depuis). Les monopolistes sont parfaitement identifiables dans tous les domaines. Ce sont eux qu’il faut faire souffrir et attaquer là où çà fait le plus mal: au porte-feuille. Identification des pontes du CAC40 et des leaders des places boursières et boycott tant que faire se peut, dans TOUS LES DOMAINES possible. Il nous faut décider en masse, collectivement de boycotter les grosses boîtes et favoriser le commerce localisé avec les produits les plus locaux possibles. Depuis plusieurs mois par exemple en Espagne, un énorme effort de boycott a été fait contre Coca-Cola, qui a vu ses ventes baisser en Espagne de plus de 48%… çà fait mal et les oligarques le sentent. Généralisons ces pratiques contre les grosses boîtes industrielles et renforçons le contre-pouvoir local en créant la substitution. Très vite les populations s’organisent de manière efficace pour palier à certains manques. On peut parfaitement vivre sans une grande partie de la merdouille offerte par la société de consommation à outrance, on vit même mieux et on recentre les pôles d’intérêts et les priorités. C’est salvateur à terme.
    Ceci nous refait toucher du doigt les éléments de notre pilier #1, ce qui veut dire que… la boucle est bouclée.

“Qu’ai-je appris au cours de ma vie ? Que les plus petits actes de résistance à l’autorité, s’ils sont persistants, peuvent mener à de larges mouvements sociaux. Que les personnes du commun sont capables d’actes extraordinaires de courage… Peut-être la chose la plus importante que j’ai apprise fut au sujet de la démocratie. Que la démocratie n’est pas nos gouvernements, nos constitutions, nos structures légales ; que bien trop souvent ceux-ci sont de fait, les ennemis de la démocratie.”
~ Howard Zinn
, “On ne peut pas être neutre dans un train en marche”, autobiographie, 1994 ~ Historien, professeur de science politique, Université de Boston.

Nous l’avons déjà dit sur ce blog: Compagnons ! La balle est dans notre camp. Elle l’est en fait depuis un moment… A nous de jouer, ensemble, à un jeu dont NOUS ferons les règles cette fois, car nous n’avons besoin de personne pour le faire !

Fraternellement vôtre !

 

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: Facebook, Twitter et les programmes psychologiques du Pentagone

Posted in actualité, altermondialisme, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 3 juillet 2014 by Résistance 71

Pour ceux qui douteraient encore de l’escroquerie totale de ces plateformes "sociales" en ligne qui ne sont que des laboratoires pour la guerre psychologique et le contrôle des populations.

Cette traduction est dédiée à ceux qui parfois nous demandent pourquoi on ne trouve pas Résistance 71 sur Facebook ou Twitter… La réponse ci-dessous.

Notre solution ? BOYCOTT de toute cette fange inutile et nuisible !!

– Résistance 71 –

 

Les expériences de contrôle de la pensée faites par Facebook liées à une recherche du ministère de la défense sur les troubles à l’ordre public

 

RT

 

2 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/169848-pentagon-facebook-study-minerva/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’expérience de Facebook sur plus d’un demi-million d’utilisateurs insouciants a pris une nouvelle forme avec la révélation qu’un chercheur connecté à un programme financé par le ministère de la défense américain dont le but est d’utiliser l’armée américaine pour réprimer une insurrection civile (NdT: ce qui est toujours anticonstitutionnel aux Etats-Unis au regard de l’amendement dit “Posse Comitatus”, sauf en application de la loi martiale…), avait aussi participé à l’expérience.

Les sites en ligne de médias sociaux ont explosé le week-end dernier après qu’il ait été révélé que Facebook, jamais étranger à la controverse ces temps-ci, avait secrètement manipulé des posts/publications vus par près de 700 000 utilisateurs en 2012 afin de permettre aux chercheurs d’étudier comment des états émotionnels sont transmis sur la plateforme en ligne. Les résultats de cette recherche d’une semaine menée par des chercheurs à Facebook, à l’université Cornell et à l’université de Californie, sont apparus dans l’édition de juin du journal “Comptes-rendus de l’académie nationale des scientifiques” (Proceedings of the National Academy of Scientists” ou PNAS) sous le titre plutôt insidieux de: “Preuve expérimentale d’une contagion émotionnelle à grande-échelle au travers des réseaux sociaux”.

Facebook a modifié le contenu montré sur certains apports d’information d’utilisateurs pour contrôler le nombre de posts qui contiendrait des mots chargés en émotions positives ou négatives. L’équipe a conclut son étude financée par l’argent fédéral en disant que “les émotions se propagent comme une contagion au travers d’un réseau”. Lorsqu’il fut connu sur internet que Facebook conduisait une politique orwellienne de contrôle de la pensée, un raz-de marée de condamnations électroniques submergea l’entreprise créée par Mark Zuckerberg. Un des auteurs de l’étude, Adam Kramer, utilisa son compte Facebook pour donner plus une explication que de fournir des excuses pour cette étude secrète. “Nous avons senti le besoin de l’importance d’enquêter sur le souci commun de voir la publication par des amis de commentaires positifs, mener chez les gens à un sentiment négatif ou d’être laissé pour compte,” a dit Kramer. “Dans le même temps, nous étions concernés par le fait qu’être exposé à la négativité d’amis pourrait conduire les gens à éviter de visiter Facebook. Nous n’avons pas clairement cité nos objectifs dans l’article.

L’attaque sur Facebook apparaît empirer alors qu’il a été découvert qu’un des auteurs de l’étude psychologique de la plateforme, Jeffrey T. Hancock de l’université de Cornell, avait aussi reçu un financement du programme du Pentagone “Miverva” (Minerva Research Initiative) pour faire une étude similaire intitulée: “Le modelage de la parole et les dynamiques sociales dans les régimes autoritaires”. Le programme Minerva du Pentagone, finance quiconque d’après le site internet “d’enquêteurs privés aux plus grands consortiums multi-universitaires… incluant des chercheurs de 32 institutions académiques et de quatre organisations industrielles et à but non lucratif”. Le programme va allouer 6 millions de dollars en 2014 et 17 millions entre 2015 et 2017.

La page descriptive internet de Hancock sur le site de l’université de Cornell cite “les dynamiques psychologiques et interpersonnelles du média social, mensonge et langage”, comme étant ses points de focus dans la recherche universitaire. L’étude de Hancock est apparue en 2009, un an avant que l’Institut Stratégique de l’école de Guerre de l’Armée de l’Air américain ait averti dans une étude différente et dans l’immédiat futur de l’effondrement économique, que les Etats-Unis pourraient faire l’expérience d’insurrections civiles suite à une série de crises étiquetée: “Choc stratégique".

Le rapport au titre très rumsfeldien: “Inconnues connues: Chocs stratégiques non-conventionnels dans un développement de stratégie de défense”, suggérait que l’armée pourrait être appelée pour restaurer l’ordre public dans le cas d’une énorme fracture sociale.

Une violence civile généralisée dans les Etats-Unis forcerait l’establishement de la défense à réorienter ses priorités dans un cas extrême afin de pouvoir défendre la sécurité publique de base”, lit le rapport publié par le Lt-Colonel Nathan Freir. Dans le même temps, l’université de Cornell participa à une autre étude sous la Minerva Research Initiative du Pentagone et supervisée par le bureau de recherche scientifique de l’armée de l’air, étude qui visait à “prédire les dynamiques de la mobilisation des mouvements sociaux et leurs effets de contagions.” Le projet pense pouvoir prévoir “la masse critique” de troubles sociaux et de révéler et suivre leurs “traces digitales” à partir d’évènements récents, incluant la “révolution” égyptienne de 2011 et les manifestations de Gezi Park en Turquie de 2013. Dans le même temps, les apports Twitter et les conversations seront examinés “afin d’identifer les individus mobilisés dans une contagion sociale et de savoir à partir de quand ils se mobilisent.

Facebook apologizes after psychological experiment caused outrage

Survenant si tôt après les fuites orchestrées par Snowden, l’idée d’un chercheur étroitement affilié avec une étude commanditée par le Pentagone et une de ses études sur l’examen secret du comportement des utilisateurs de Facebook sous des “conditions contrôlées” va certainement causer une alerte conséquente et justifiée. Ce dernier scandale en dit aussi long sur la fréquence inopportune et dérangeante de la coopération si directe des institutions éducatives américaines avec des programmes militaires qui n’ont pas les meilleures des intentions envers la société civile au cœur de leurs actions.

Capitalisme monopoliste: Le pétrole saoudien, ARAMCO, Exxon-Mobil (Rockefeller) et Royal Dutch/Shell (Rothschild)…

Posted in actualité, économie, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 juin 2014 by Résistance 71

Imbroglio et déstabilisation au Moyen-Orient ne sont dûs qu’à une seule chose: le pétrole et les luttes d’influence pour son contrôle, le tout fondé sur l’escroquerie d’une doctrine pseudo-scientifique de contrôle du produit: la théorie de l’origine biologique ("fossile") des hydrocarbures et de la fabrication du dogme du "pic pétrolier" servant les intérêts des 4 cavaliers de l’apocalypse petrolière: Chevron et Exxon-Mobil (intérêts Rockefeller) pour sa partie américaine et British Petroleum (BP) et Royal Dutch/Shell (intérêts Rothschild) pour sa partie européenne, comme l’explique très bien ci-dessous Dean Henderson dans son article sur la création du consortium pétrolier saoudien… sous contrôle !

Tout, absolument tout ce qui se passe au Moyen-Orient depuis les années 1930, a à voir avec cet empire. Y compris la création d’Israël, qui n’est qu’un pion du contrôle de la région…

Consulter notre dossier sur le pétrole abiotique et la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde du pétrole et des hydrocarbures plus lourds que le méthane.

– Résistance 71 –

 

ARAMCO et la Maison des Saoud

 

Dean Henderson

 

15 Février 2011

 

url de l’article original:

http://deanhenderson.wordpress.com/2011/02/15/aramco-the-house-of-saud/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La seule chose qui était plus notable que le cynisme de l’Amérique en provenance d’une droite paranoïaque et d’une gauche démotivée, envers le “printemps arabe” était l’ignorance journalistique de cette nation en ce qui concerne cette région du Moyen-Orient.

Les experts comparent l’Iran révolutionnaire, où le vaste secteur pétrolier est toujours nationalisé et fait se lècher les babines hypertophiées de profits de la grosse industrie pétrolière privée, à l’Algérie et au Yémen, où les intrigues de la CIA ont installé des gouvernement réactionnaires en lieu et place de progressistes qui s’opposèrent à la guerre du Golfe en 1991. Ils comparent une Syrie socialiste avec les monarchies marionnettes des Etats-Unis du Bahreïn et de la Jordanie.

En général, il y a deux types de gouvernements arabes au Moyen-Orient. Les plus démocratiques ont été nos ennemis. Les monarques et autres dictateurs de tout poil ont été nos amis. Et le but du jeu a toujours été… Le pétrole.

Avec 261 milliards de barils de pétrole dans ses sous-sols, l’Arabie Saoudite demeure le pivot essentiel dans la saisie internationale du pétrole présidée par les 4 cavaliers du pétrole contrôlés par les dynasties Rothschild/Rockefeller. Si la révolution vraiment prend forme au Moyen-Orient, alors elle devra payer visite à la monarchie la plus corrompue de toutes: La Maison des Saoud.

Comme l’a dit l’analyste du Moyen-Orient et ancien exécutif d’ARAMCO Joseph Story: “Il n’y a qu’un seul facteur d’impliqué quant à savoir où va aller le prix du pétrole: l’Arabie Saoudite.”

En 1933, la Standard Oil Company de Californie (Rockefeller), la SOCAL négocia une première concession pétrolière avec l’Arabie Saoudite et son ministre des finances Abdullah Soulaiman. Les Saoudiens devaient recevoir 30 000 Livres Sterling de prêt et 5000 Livres Sterling pour la première année de location, le tout payable en or. Mais le président Franklin Delano Roosevelt (FDR) venait juste de mettre un embargo sur l’exportation de l’or en réponse à la grande dépression des années 30 et la requête de SOCAL pour en être exempté fut refusée par le ministre des AE de FDR, Dean Acheson.

La SOCAL contourna l’embargo en se procurant l’or depuis la branche londonnienne de la Morgan Guaranty Trust (NdT: la même qui finançait Hitler à plein pot en ces années là.. cf les travaux de recherche du Professeur Antony C. Sutton). Lorsque les Saoudiens demandèrent aux officiels de la SOCAL ce qu’ils devaient faire de leur nouvelle fortune acquise, la SOCAL recommanda qu’ils la dépose à la Morgan Guaranty Trust, ce qu’ils firent.

En 1938, La SOCAL qui changea plus tard son nom en CHEVRON, trouva du pétrole en Arabie Saoudite et au Qatar et fonda l’Arabian American Oil Company ou ARAMCO. Chevron amena très vite en partenariat la Standard Oil du New Jersey (toujours Rockefeller), qui devint plus tard MOBIL et une autre entreprise dépendante TEXACO comme associées. Cette moitié américaine des 4 cavaliers du pétrole allaient développer ARAMCO en la plus grosse compagnie pétrolière au monde, représentant environ trois fois la capacité de la Royal Dutch / Shell (des Rotshchild).

Tandis que British Petroleum (BP) et la Royal Dutch/Shell, les deux cavaliers européens, possédaient les plus grosses part de l’Iraqi Petroleum Company et dominaient l’Iranian Consortium, les cavaliers américains avaient quant à eux leurs serres dans la plus grosse proie jusqu’à ce jour: ARAMCO.

D’autres accords furent également conclus dans la région. CHEVRON et TEXACO formèrent une entreprise de marketing: CALTEX, tout en possédant conjointement la Bahrain Petroleum Company. BP rejoignît la famille Mellon qui contrôlait la Gulf Oil et développait les champs pétroliers du Koweit. Dès 1949, BP et Royal Dutch/Shell contrôlaient 52% des réserves de pétrole du Moyen-Orient, tandis que cinq géants américains du pétrole en contrôlaient 42%: EXXON, MOBIL, CHEVRON, TEXACO et GULF OIL.

ARAMCO posséda bientôt le plus champ petrolier au monde à Ghawar et le plus gros champ offshore à Safanyia. Elle clâma aussi les champs étendus de Berri et Abqaiq. En tout, ARAMCO contrôle maintenant plus d’un quart de toutes les réserves de pétrole brut au monde. Dans le sillage de l’embargo pétrolier de 1973, ARAMCO s’embarqua dans le le projet industriel le plus cher de l’histoire de l’humanité: la création de l’énorme complexe de raffinage et de pétrochimie de Jubail. L’entreprise possède et gère aussi le plus grand port en eaux profondes du monde à Ras Tanoura sur la côte du Golfe Persique saoudienne.

Le gouvernement saoudien affirme avoir nationalisé son secteur pétrolier domestique. La clinquante ARAMCO World, qui tend à s’afficher un peu partout aux Etats-Unis dans les bibliothèques et chez les dentistes est le bras propagandiste de l’entreprise. Elle prétend que le gouvernement saoudien a pris 25% de parts dans ARAMCO en 1973, augmentant ainsi sa prise de parts à 60% en 1974 et 100% en 1980, où l’entreprise a changé de nom pour Saudi Aramco. La vérité est un peu plus complexe.

Jusqu’à au moins 1988, les 4 géants pétroliers américains étaient en charge d’ARAMCO, même si le gouvernement saoudien en était le propriétaire. La déclaration de revenus d’EXXON en 1990, listait qu’Exxon Overseas possédait 28,33% des parts d’ARAMCO. Jusqu’à ce qu’il souffre d’une embolie cérébrale, le roi Fahd d’Arabie était à la tête du conseil suprème de Saudi ARAMCO, mais les membres du bureau directeurs incluaient les anciens patrons d’EXXON et de CHEVRON ainsi qu’un banquier américain très influent.

Peu importe qui possède ARAMCO, les 4 cavaliers prennent toujours les décisions au travers des contrats de gestion, des accords de services et des activités de partenariat. De fait, ces niches de marchés en aval sont là où sont les véritables marges de profit et c’est dans cette direction qu’on a vu bouger les 4 cavaliers du pétrole depuis le début des années 1980 dans leurs opérations mondialisées.

Les partenariats de Saudi ARAMCO incluent l’énorme raffinerie de Yanbu connue sous le nom de MOBIL Yanbu Refining Company et une autre raffinerie toute aussi massive à Djeddah qui est la co-propriété à 50% de la Royal Dutch / Shell (Rothschild) MOBIL possède une majorité d’intérêts dans LUBEREF, un raffineur de pétrole saoudien et dans PETROLUBE, un mélangeur qui exporte dans plus de 40 pays différents. MOBIL et Royal Dutch / Shell sont propriétaires à 50% de producteurs d’éthylène, un à Yanbu et l’autre à la Jubail Industrial City.

SHELL possède 50% de la Saudi Petrochemical Company et de Saudi Arabian Markets & Shell Lubricants, 49% d’à la fois Al Jomaih & Shell Lubricating Oil et de Modern Automotive Services Company, ainsi que 25% dans Peninsular Aviation Services Marketing, Motiva est un partenariat entre la SHELL et Saudi ARAMCO aux Etats-Unis avec des raffineries à Norco et Convent en Louisianne.

EXXON est propriétaire et fait fonctionner à la fois Al Jubail Petrochemical Company, la plus grosse entreprise de Jubail Industrial City et EXXON CHEMICAL ARABIA Inc. Sa succursale belge Essochem Belgique a un partenariat avec la riche famille saoudienne Algosaïbi connue sous le nom de Oil Field Chemical Company.

TEXACO a deux partenariats avec Saudi ARAMCO aux Etats-Unis: Texas Refining & Marketing et Star Enterprises. La Sappco-Texaco Insulation Products est un partenariat entre TEXACO et Saudi Olayan Group, qui est contrôlé par Soulaiman Olayan. En 1990 TEXACO faisait venir 92% de son pétrole brut d’Arabie Saoudite.

D’après Platt’s Oilgram News, la Saudi ARAMCO fournit aussi les grosses entreprises pétrolières avec du brut discounté en leur donnant 5US$ de rabais au barril. Un représentant d’ARAMCO James McPherson, démissionna de dégoût parce que l’entreprise se protégeait de la concurrence directe avec les cavaliers américains. McPherson révéla par la suite une fraude fiscale de 17 millions de dollars d’ARAMCO aux autorités saoudiennes.

Abdullah Tariki, le directeur saoudien de Petroleum & Minerals rendit publiques les accusations et annonça un nouveau tarif de transit qui serait appliqué aux cavaliers pour compenser de cette escroquerie. Les jours suivants la proclamation, Tariki fut viré de son poste par le roi Fahd d’Arabie soi-même.

L’avocat principal d’ARAMCO était John McCloy, qui fut PDG de la Chase Manhattan Bank (Rockefeller) et président de la Banque Mondiale. McCloy aida David Rockefeller a exfiltrer rapidement le Shah de Téhéran et il fut un des “six sages” qui conseillèrent le président Lyndon Johnson, il fut un membre influent de la commission Warren, qui “enquêta” sur l’assassinat de JF Kennedy.

En 1990, ARAMCO produisait plus de 8 millions de barrils de brut par jour, assurant le rôle saoudien de “swing producer”. Pendant la guerre du Golfe en 1991, ARAMCO s’agrandït et produit maintenant 10 millions de barrils jour. Le Shah d’Iran viré, la moitié saoudienne des piliers jumeaux a pris une plus grande importance.

Tandis que les Israéliens et le ministères des AE américain tentent d’utiliser la “révolution” égyptienne comme couverture pour fomenter des manifestations de contre-révolution en Iran et en Syrie, la véritable révolution commence dans les rues d’Alger, de Sana’a et d’Aman (NdT: Henderson a écrit cet article en Février 2011, c’est à dire avant même les évènements fausse-bannière de Syrie…)

Les manifestations ont atteint le Koweit la semaine dernière, une des monarchies installées par les britanniques qui garde les champs pétroliers du Golfe Persique pour les banquiers Illuminati. Si plus de troubles se répandent en Arabie Saoudite, alors les choses vont devenir vraiment intéressantes. A ce point, ni le cynisme ni l’ignorance des maïtres coloniaux occidentaux ne feront une différence. Nous serons à l’orée d’une révolution mondiale.

Pseudo-science et Nouvel Ordre Mondial: L’entreprise de mort et de destruction totale… Monsanto petite histoire d’un monstre

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L’histoire complète de Monsanto, l’entreprise mondial du mal absolu

 

E Henzai

 

20 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.wakingtimes.com/2014/06/20/complete-history-monsanto-worlds-evil-corporation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De toutes les méga-corporations devenues folles et hors de contrôle, Monsanto a toujours été au-delà de toutes ses rivales et de loin, gagnant la couronne de l’ “entreprise la plus maléfique de la planète” Non satisfaite de simplement demeurer sur son trône de la destruction, elle demeure concentrée sur toujours plus de manières nouvelles et scientifiquement élaborées de faire du tort à la planète et à ses habitants.

1901: L’entreprise est créée par John Francis Queeny, un membre de l’ordre des Chevaliers de Malte, un vétéran de 30 ans de l’industrie pharmaceutique, marié à Olga Mendez Monsanto, en l’honneur de laquelle est nommée l’entreprise Monsanto Chemical Works. Le premier produit fabriqué par l’entreprise est une saccharine chimique, vendue à Coca-Cola comme édulcorant.

Alors, le gouvernement sachant que la saccharine était toxique attaqua en justice pour faire stopper la production mais perdit devant les tribunaux, ouvrant ainsi la boîte de pandore Monsanto pour commencer l’empoisonnement du monde par les boissons gazeuses.

 

Années 1920: Monsanto étend son influence sur les produits chimiques industriels et les médicaments, devenant le plus gros manufacturier au monde d’aspirine, d’acide acétylsalicyclique (toxique bien entendu). Ce fut aussi le temps où tout commença vraiment a partir en vrille pour la planète avec l’empressement d’introduire les biphénols polychlorinés (BPC ou PCB en anglais)

“Les BPC sont considérés comme des merveilles chimiques industrielles, une huile qui ne brûle pas, indégradable et qui a des applications sans limite. Aujourd’hui les BPC sont considérés comme une des principales menaces sur la planète. Largement utilisés comme lubricants, fluides hydrauliques, films étanches et liquides de renfort d’étanchéité, ils sont de puissants carcinogènes et ont été directement impliqués dans des désordres de la reproduction, du développement physiologique et du système immunitaire chez l’humain. Le centre mondial de production de BPC était l’usine de Monsanto de la banlieue de St Louis dans l’Illinois, ville qui a le plus haut taux de mort fétale et de naissances prématurées de l’état de l’Illinois.” (1)

Bien que les BPC furent éventuellement interdits après un demi-siècle de dévastation, ils sont toujours présents dans tous les tissus, cellules et sangs humains et animaux dans le monde. Des documents qui furent présentés ultérieurement en cour de justice montrèrent que Monsanto était tout à fait au courant des effets néfastes et mortels du produit, mais les dissimula de manière criminelle aux yeux du public de façon à conserver le train des bénéfices à pleine vitesse !

Années 1930: Crée sa première semence hybride de maïs et étend son influence dans les domaines des détergents, des savons, des produits de nettoyage industriels, des caoutchouc synthétiques et des plastiques. Ah oui ! Tous toxiques bien sûr!

Années 1940: Commence la recherche sur l’uranium afin qu’il soit utilisé dans le Projet Manhattan du Pentagone pour la fabrication de la bombe atomique, qui sera larguée en 1945 sur Hiroshima puis sur Nagasaki, tuant quelques centaines de milliers de Japonais, de Coréens et de militaires américains tout en empoisonnant des millions d’autres.

L’entreprise continue sa frénésie de la mort en créant des pesticides pour l’agriculture, produits contenant de la dioxine mortelle, qui empoisonne la nourriture et l’eau potable. Il fut découvert plus tard que Monsanto ne divulga pas le fait que la dioxine était utilisée dans un grand nombre de ses produits parce que le faire aurait impliqué que l’entreprise était en train de créer un enfer environnental sur la planète.

Années 1950: Lie des liens étroits avec Walt Disney Company, Monsanto crée plusieurs attractions au parc Disney Tomorrowland, épousant les gloires des produits chimiques et des plastiques. Leur “Maison du Futur” est entièrement construite en plastique toxique non biodégradable comme ils en font la promotion (d’être biodégradable…). Quoi ? Monsanto a menti ? Choquant !

“Après avoir attiré un nombre total de 20 millions de visiteurs entre 1957 et 1967, Disney finalement détruisit la maison, mais découvrît qu’elle ne serait pas abattue sans une bonne bagarre. D’après le magazine de Monsanto, les énormes boules butoir de destructions rebondirent sur les murs de fibre de verre et de matériaux en polyester renforcés. Chalumeau, marteaux-piqueurs, tronçonneuses et pelles et pioches de chantiers n’y firent rien. Finalement des câbles de compression furent utilisés pour écraser la maison en segments qui furent emportés par camions. (2)

La vision Disney du futur de Monsanto:

Années 1960: Monsanto, en partenariat avec son associé dans le crime Dow Chemical, produit le tristement célèbre “agent orange” chargé en dioxine, un défoliant qui sera utilisé massivement lors de la guerre du Vietnam. Résultats ? Plus de 3 millions de personnes contaminés à la dioxine, 500 000 civils vietnamiens tués, 500 000 bébés nés avec des défauts de naissance et des milliers d’anciens combattant américains souffrant ou mourant de ses effets aujourd’hui encore !

Monsanto est encore trainé en justice et des mémos internes montrent qu’ils savaient parfaitement les effets mortels de la dioxine contenue dans l’agent orange lorsqu’ils le vendirent au gouvernement. De manière incroyable, Monsanto est autorisé à présenter sa propre “étude scientifique” concluant que la dioxine était saine et ne posait aucun danger que ce soit pour la santé. Satisfaits, les juges et procureurs corrompus se rangèrent du côté de Monsanto et démirent l’affaire, qui bénéficia d’un non-lieu. Ce n’est que bien plus tard qu’il fut avéré que Monsanto avait menti sur sa recherche et qu’une véritable étude du produit démontra la haute toxicité de la dioxine.

Un mémo interne fuité en 2002 indiqua:

“Que l’évidence prouvant la persistance de ces composés et leur présence universelle en tant que résidus dans l’environnement est indiscutable… le public et les pressions légales pour les éliminer afin de prévenir une contamination mondiale sont inévitables. Le sujet a un effet boule-de-neige. Où allons-nous à partir de là ? Les alternatives: faire faillite, en vendre le plus possible tant qu’on peut et ne rien faire d’autre, essayer de rester en course, avoir des produits de remplacement.” (3)

Monsanto s’associe avec I.G. Farben, fabricant de l’aspirine Bayer et le producteur du IIIème Reich pour le Zyklon B utilisé dans les camps. Les entreprises utilisent leur expertise collective pour introduire l’aspartame (édulcorant) un autre produit neuro-toxique mortel à terme, qui entre dans les aliments. Quand des questions font surface concernant la toxicité de la saccharine, Monsanto exploite cette opportunité pour introduire un autre de ses poisons à un public qui ne doute de rien.

Années 1970: Monsanto s’associe avec G.D. Searle, produit un bon nombre de recherches internes qui clâment que l’aspartame est sans danger, tandis que la recherche faite par la FDA (Food and Drug Administration) révèle quant à elle clairement que la substance cause des tumeurs et des trous géants dans le cerveau des rats avant qu’ils ne meurent. La FDA initie une enquête par un grand jury sur G.D Searle pour “induire volontairement en erreur et cacher des faits matériels ainsi que procéder à de faux témoignages”, et ce afin de prouver que l‘aspartame est un produit sain.

Pendant ce temps, Searle fait venir stratégiquement de Washington le politicien Donald Rumsfeld, qui fut ministre de la défense sous le présidence de Gerald Ford et de George W. Bush par la suite, Rumsfeld est nommé CEO de G.D. Searle le but majeur de l’entreprise étant d’utiliser le savoir-faire du politicien dans l’art de tuer les gens et son influence politique pour graisser la patte de la FDA pour qu’elle joue dans leur camp.

Quelques mois plus tard, Samuel Skinner reçoit “une offre qu’on ne peut pas refuser”, se retire de l’enquête et démissione de son poste au ministère de la justice pour aller travailler pour la firme légale de Searle. Cette tactique de gangster fait caler l’affaire en justice suffisamment longtemps pour que la prescription puisse jouer et ainsi toute la procédure d’enquête par grand jury est abandonnée.

Années 1980: Durant la recherche indiscutalbe qui révèle les effets toxiques de l’aspartame, le Dr. Jere Goyan, alors patron de la FDA, était sur le point de signer une pétition en loi mettant l’aspartame hors du marché, mais Donald Rumsfeld appelle Ronald Reagan pour qu’il lui fasse une faveur le jour après sa nomination. Reagan vire Goyan l’empêcheur de tourner en rond et nomme le Dr Arthur Hayes Hull à la tête de la FDA, qui de suite fait pencher la balance en faveur de Searle et le fameux NutraSweet est approuvé pour la consommation humaine sous sa forme sèche. Triste ironie du sort, Ronald Regan qui était connu pour être très friand de jelly bean et de bonbons, souffrira de la maladie d’Alzheimer durant son second terme, un des effets les plus horrible de la consommation d’aspartame.

Le but réel de Searle était en fait d’avoir l’aspartame approuvé comme édulcorant de boissons gazeuses car des études ont révélé qu’à une température de 29oC, il “se décompose en des toxines bien connues le Diketopiperazines (DKP) et le méthyle (alcool de bois) ainsi qu’en formol”. (4) devenant ainsi bien plus toxique que dans sa forme sèche.

L’Association Nationale des Boissons Gazeuses (NSDA) est outragée dans un premier temps, craignant les poursuites judiciaires coûteuses à venir de la pert de consommateurs ayant subits des dommages permanents en buvant leur poison. Lorsque Searle est capable de montrer que l’aspartame sous forme liquide, quoi que mortel, est bien plus addictif que le crack ou la cocaïne, la NSDA est convaincue que les ventes au travers du plafond générées de boissons gazeuses contaminées à l’aspartame seront plus que suffisantes pour contrebalancer les effets légaux potentiels et futurs. Ainsi, la veulerie corporatrice l’emporte et le consommateur de boissons gazeuses à l’aspartame le paie de sa santé.

Coca Cola mena une fois de plus la danse macabre (vous vous rappelez de la saccharine ?) et commença à empoisonner les buveurs de Diet Coke avec de l’aspartame dès 1983. Comme prévu, les ventes battirent tous les records alors que des millions de personnes devinrent dépendantes et furent rendues malades par le poison sucré contenu dans les boîtes. Le reste de l’industrie des boissons gazeuses aima ce qu’elle vît et emboîta rapidement le pas, oubliant au passage de manière fort convéniente, leurs réserves initiales concernant l’aspartame comme étant un produit chimique mortellement dangereux. Il y avait un paquet de pognon à faire et c’est en fait tout ce qui importait !

En 1985, non-affectée par la masse de corruption et les accusations multiples sur les recherches frauduleuses faites par Searle, Monsanto achète l’entreprise et forme une nouvelle succursale de l’aspartame appelée NutraSweet Company. Quand une multitude de scientifiques et de chercheurs indépendants continuent de mettre en garde au sujet des effets toxiques de l’aspartame, Monsanto passe à l’offensive, corrompant le National Cancer Institute et fournissant leurs propres documents frauduleux pour que l’institut affirme que le formol ne cause pas le cancer de façon à ce que l’aspartame puisse demeurer sur le marché.

Les effets connus de l’ingestion d’aspartame sont: “démence, rage, violence, cécité, douleurs articulaires, fatigue, excès pondéral, douleur thoracique, spasmes, irritabilité, nausée, surdité, perte de mémoire, éruptions cutanés, vertiges, maux de tête, épilepsie, anxiété, palpitations cardiaques (tachycardie), perte de connaissance, crampes, diarrhée, crise de panique, sensation de brûlure dans la bouche. Les maladies et malfonctionnements déclenchés par sa consmmation incluent le diabète, sclérose en plaque, épilepsie, maladie de Parkinson, tumeurs, fausse-couche, stérilité, fibromyalgie, mort infantile, maladie d’Alzheimer… Source: US FDA. (5)

De plus, 80% des plaintes enregistrées par la FDA sont au sujet des additifs alimentaires et de l’aspartame, qui est maintenant dans plus de 5000 produits alimentaires incluant les sodas diet et non-diet (allégés et non-allégés), les boissons sportives, les rafraichissants d’haleine, les chewing gum, les desserts surgelés, les biscuits, les gâteaux et pâtisseries industriels, les vitamines, les produits pharmaceutiques, les produits laitiers comme les yaourts et yaourts liquides, les thés et cafés instantannés, les petits pots pour bébés et dans bien d’autres aliments (6). Lisez bien les étiquettes et n’achetez rien qui contienne cet horrible meurtrier !

Alors que la mort et la maladie font rage, Arthur Hull de la FDA démissionne dans une nébuleuse de corruption et est immédiatemment employé par le département de relations publiques (marketing) de Searle en tant… que consultant scientifique chevronné. Non, non, ce n’est pas une blague ! Monsanto, la FDA et bien des agences régulatrices gouvernementales sont devenus une et une seule entité ! Il semblerait que la seuls condition requise pour devenir commissaire ou patron à la FDA est d’avoir passé du temps soit chez Monsanto ou dans un des corps criminels constitués du cartel pharmaceutique.

Années 1990: Monsanto dépense des millions de dollars pour battre les législations fédérales et des états qui désapprouvent la continuité forcenée de l’entreprise de déverser de la dioxine, des pesticides et autres poisons cancérigènes dans les systèmes phréatiques. Ils sont attaqués en justice un bon nombre de fois pour provocation de maladies chez les ouvriers, chez les gens vivant à proximité des zones de production et pour des malformations de naissance.

Les coffres remplis des milliards de bénéfices engrangés, les arrangements hors tribunaux à coup de 100 millions de dollars sont considérés comme moindre coût pour pouvoir continuer à faire des affaires, merci au passage à la FDA, au congrès des Etats-Unis et à la Maison Blanche, les affaires demeurent excellentes. Si bonnes du reste que Monsanto est poursuivi pour donner du fer radioactif à 829 femmes enceintes pour une étude faite pour voir ce qui allait se passer chez ces sujets.

En 1994, La FDA approuve une nouvelle fois de manière criminelle la dernière monstruosité de Monsanto: L’hormone de croissance synthétique bovine (rBGH), produite à partir d’une batérie E.Coli génétiquement modifiée et malgré la levée de boucliers de la communauté scientifique au sujet des dangers encourus. Bien sûr, Monsanto affirme que du lait contaminé au pus, plein d’antibiotiques et d’hormones est non seulement sain, mais en fait très bon pour vous !

Pire encore ! Les compagnies laitières que refusent d’utiliser ce pus toxique de vache et étiquettent leurs produits comme étant “sans rBGH” sont attaquées en justice par Monsanto qui affirme que cela leur donne un avantage injuste dans le marché envers la concurrence utilisant ces produits. Monsanto dit en substance que “oui, nous savons que la rBGH rend les gens malades, mais ce n’est pas juste si vous faites de la pub comme quoi vous ne l’utilisez pas dans vos produits.”

L’année suivante, l’entreprise maléfique commence à produire des cultures d’organismes génétiquement mondifiées (OGM), qui sont tolérant à son herbicide toxique le Roundup. L’huile de colza Roundup-ready, le soja, le maïs, le coton Bt, commencent à arriver sur le marché avec des campagnes publicitaires à l’avenant, déclarant que ces cultures sont plus saines et de meilleures alternatives à leurs rivales non-OGM. Apparemment la propagande marcha puisqu’aujourd’hui plus de 80% du colza sur le marché est sa variété OGM.

Ce que vous voulez définitivement éviter dans votre régime alimentaire sont les OGM suivants; soja, maïs, blé et huile de colza et ce malgré le fait que beaucoup d’experts en “santé naturelle” nous disent que cette huile est bonne pour la santé. Ele ne l’est pas. Attention elle pollue beaucoup de produits alimentaires sur les étagères des supermarchés.

Parce que ces cultures OGM ont été créées pour l’auto-pollinisation, elles n’ont pas besoin de dame nature et des abeilles pour le faire. Il y a un autre agenda bien sombre derrière tout cela, c’est celui d’éliminer de la surface du globe le plus grand pollinisateur naturel: les abeilles.

Monsanto sait très bien que les oiseaux et surtout les abeilles, l’empêche de monopoliser la pollinisation des plantes, créant ainsi naturellement de la nourriture en dehors de l’ “agenda de contrôle et de domination totale” de l’entreprise. Quand des abeilles essaient de polliniser une plante ou une fleur GM, elles s’empoisonnent et meurent. De fait, l’effondrement des colonies apicoles a été reconnu et est devenu récurent depuis que les premières cultures OGM furent introduites.

Pour contrer ces accusations de causer délibérément ce génocide des abeilles, Monsanto achète diaboliquement Beeologics, la plus grande firme de recherche apicole dédiée à l’étude du phénomène de l’effondrement des colonies apicoles et dont la recherche extensive nomma le monstre comme étant le responsable principal de cette catastrophe ! Après cela ce fut “les abeilles ? Quelles abeilles ? Tout va bien”.. Une fois de plus je n’ai pas inventé cette affaire, j’aimerai que ce fut le cas.

Vers la mi-90. Ils décident de réinventer leur entreprise diabolique comme une entreprise qui se concentre sur le contrôle de la production de nourriture mondiale au travers de moyens biotechnologiques artificiels afin de préserver la vache-à-lait qu’est devenu le roundup, et en évitant de perdre des parts de marché face à des produits concurrents bien moins toxiques. Voyez-vous le Roundup est tellement toxique, qu’il élimine les cultures non-OGM, les insectes, les animaux, la santé humaine et l’environnement dans le même temps. Efficace non ?

Parce que les cultures Roundup-ready sont faites pour être en fait des pesticides toxiques déguisés en nourriture, elles ont été interdites dans l’Union Européenne, mais pas en Amérique ! Y a t’il une quelconque connexion entre cela et le fait que les Américians, malgré les hauts coûts et la disponibilité des assurances maladies, sont collectivement le peuple le plus malade du monde ? Bien sûr que non !

Comme le prévoyait Monsanto dès le départ, toute culture agricole qui n’est pas de Monsanto sera détruite, forçant les agriculteurs du monde à n’utiliser que des semences terminator. Monsanto s’est assuré que ceux qui refuseraient de rejoindre le fret, seraient conduits à la faillite ou attaqués en justice pour violation des “droits de patente” lorsque des semences terminator viendrait polluer leurs champs bio avec l’effet éolien.

Ceci donna virtuellement un monopole à l’entreprise car les semences terminator et le Roundup fonctionnent la main dans la main l’un avec l’autre alors que les cultures OGM ne pourrait pas survivre dans un environnment non chimique, forçant les fermiers à acheter les deux.

L’étape suivante fut de dépenser des milliards dans le monde pour racheter le plus d’entreprises semencières possible et de les transformer en semenciers terminator dans un effort d’éliminer tous rivaux et aussi d’éliminer toute nourriture organique/bio de la surface de la terre. Pour Monssanto, toute nourriture sur terre doit-être sous son contrôle absolu et être génétiquement modifiée ou elle n’est pas saine à manger !

Ils font semblant d’être choqués lorsque leurs critiques au sein de la communauté scientifique demandent s’il est vraiment sain de manger des produits alimentaires qui ont été génétiquement modifiés avec des gènes de porcs, vaches, araignées, singes, poissons malades, des vaccins et des virus. La réponse à cette question est bien évidemment un gros EN AUCUN CAS !

Vous penseriez que l’entreprise serait si fière de sa nourriture OGM qu’elle la servirait à ses employés, mais non. En fait, Monsanto a INTERDIT toute nourriture OGM d’être servie à ses employés dans les cafétérias de l’entreprise. A cela, Monsanto répond: “Nous croyons dans le pouvoir du choix”. Ce que l’entreprise veut en fait dire est: “Nous ne voulons pas (encore) tuer ceux qui nous aident”.

Par contre, il n’y a rien à dire quant à forcer les nations pauvres et les Américains à manger ces monstruosités modifiées et de les promouvoir comme moyen de mettre un terme à la famine, dans la mesure où les morts ne sont plus des bouches à nourrir ! Je parie que ce à quoi pensent les gens en ce moment est que Monsanto est clairement concentré sur l’eugénisme et le génocide, plutôt que de fournir de la nourriture au monde. Comme avec l’associé de Monsanto Disney et sa Belle au Bois Dormant, la sorcière psychopathe donne aux gens la pomme empoisonnée OGM qui les fera dormir à tout jamais !

Années 2000: A ce moment, Monsanto contrôle la plus grosse part du marché mondial des OGM. A son tour, le gouvernement US dépense des centaines de millions de dollars pour financer des épandages aériens de Roundup, causant ainsi une dévastation envrionnementale sans précédent. Poissons et animaux terrestres par dizaines de milliers meurent quelques jours après avoir inspiré et les maladies respiratoires et décès par cancers chez les humains battent tous les records. Mais tout ceci est considéré comme n’étant que coincidentel et les épandages continuent. Si vous pensiez que Monsanto et la FDA étaient une seule entité, vous pouvez maintenant y ajouter le gouvernement fédéral.

Le monstre grandit: Monsanto fusionne avec Pharmacia & Upjohn, puis se sépare de ses affaires chimiques et de renomme en tant qu’entreprise agricole. Oui, c’est bien çà une entreprise chimique dont les produits ont dévasté l’environnment, tué des millions de personnes et la vie sauvage au travers des années et du monde veut maintenant nous faire croire qu’elle produit de la nourriture saine et sans danger qui ne tuera plus personne. Dur à avaler… Ce qui constitue le pourquoi l’entreprise continue ses partenariats et fusions secrets.

Parce que sa grande rivale DuPont est bien trop importante pour pouvoir fusionner, les deux entreprises se sont engagées dans un partenariat secret où chacune a accepté de laisser tomber les poursuites judiciaires contre l’autre pour violation de droits de patentes etc et ont commencé à partager la technologie OGM pour leur bénéfice mutuel. En termes plus triviaux: Nous serons bien plus puissantes ensemble et bien mieux politiquement connectées, pour que rien n’y personne ne puisse plus s’opposer au monopole sur les produits agricoles en répondant au vieil adage: “Contrôlez la nourriture et vous contrôlez les gens!”

Mais tout n’est pas toujours rose tandis que le monstre est en bataille judicaire engageant des centaines de millions de dollars car ayant causé maladie, déformités infantiles et mort en déversant de manière illégale ses BPC dans les eaux de sous-sols et en continuant à mentir sans cesse au sujet de la sécurité de ses produits, les affaires doivent bien continuer…

Le monstre persévère souvent et prouve qu’il est difficile à abattre alors qu’il commence à engager des poursuites judiciaires frivoles contre des agriculteurs qu’il affirme enfreignent les patentes/brevets sur ses semences terminator. Dans virtuellement tous les cas présentés, des graines non désirées ont été amenées par le vent dans les champs des fermiers voisins des champs contenant les semences terminator. Non seulement ces cultures détruisent les cultures bio des agriculteurs, mais en plus les affaires légales les amènent à la faillite, tandis que la cour suprême des Etats-Unis annulent les décisions des tribunaux locaux qui seraient en faveur des agriculteurs et se tient systématiquement aux côtés de Monsanto.

Dans le même temps, le monstree commence également à enregistrer des brevets sur les techniques de reproduction des porcs, clâmant que si des animaux se reproduisaient de manière similaire à sa patente, que cela lui en donnerait la propriété. La façon dont l’enregistrement du brevet fut fait rendît évident que le but était de clâmer que tous les élevages de porcs dans le monde seraient une violation des droits de patente de Monsanto.

Le terrorisme agricole mondiale se répandît en Inde alors que plus de 100 000 fermiers furent mis en faillite par l’échec de leurs cultures OGM (Coton Bt, riz) et qu’un grand nombre d’entre eux se suicidèrent en buvant le Roundup de façon à ce que leurs familles puissent toucher les assurances contractées en cas de décès. En réponse à cela, le monstre tire avantage de la situation en alertant les médias d’un nouveau projet d’assistanat des petits paysans indiens en leur donnant ce qui a causé l’échec des cultures dans le pays en premier lieu ! Le magazine “Forbes” nomma ensuite Monsanto “Entreprise de l’année”. A gerber, mais vrai !

Plus troublant, l’entreprise Whole Foods, la corporation qui s’étiquette elle-même Bio, naturelle et éco-responsable, est prouvé être cela mais… Elle refuse de soutenir la proposition 37 de la législature californienne visant à faire étiqueter les produits contenant des OGM, mesure que Monsanto et ses potes du business des OGM aidèrent à mettre en échec.

Pourquoi ? Parce que Whole Foods est au lit avec Monsanto depuis un bon moment, remplissant secrètement ses étagères avec des produits plus que douteux, chers et profitant d’une publicité mensongère pour être “naturels & Bio”, alors que les produits sont gavés d’OGM de pesticides, de rBGH, d’hormones diverses et d’antibiotiques. Alors bien sûr ils ne veulent pas d’un étiquetage obligatoire de produits contenant des OGM, car cela exposerait Whole Foods pour n’être que Whole Frauds, ce qu’ils sont en réalité !

Quoi qu’il en soit, lorsque plus de 20 entreprises amies de la bio-technologie comme WalMart, Pepsico et ConAgra se réunirent récemment avec la FDA en faveur de lois d’étiquetage obligatoire et ce après s’être battues bec et ongles pour mettre en échec la proposition 37, Whole Foods voit une opportunité pour sauver les apparences et devient la première chaîne de distribution qui va étiqueter ses produits OGM en… 2018. Merci pour cette turpitude !

Si vous pensez que ses pairs ont soudainement changé de conscience, penses-y à deux fois ! Ils ne font en fait que réagir au tollé public au sujet de la défaite de la Proposition 37 en Californie en créant un écran de fumée trompeur sur les lois d’étiquetage des OGM afin de parer à tout changement réel, conservant ainsi le consensus du statu quo.

Plus insultant, Monsanto et ses associés dans le crime Archer Daniels Midland, Sodexo et Tyson Foods écrivent et sponsorisent, soutiennent le Food Safety Modernization Act de 2009: HR-875. Cette “loi” criminelle donne un monopole virtuel aux fermes usines de l’agro-business pour contrôler toute la nourriture partout, incluant les cours privées et donnent de lourdes pénalités et condamnation à la prison à ceux qui n’utilisent pas de produits chimiques et d’engrais chimiques. Le président Obama a trouvé cela tout a fait raisonnable et a approuvé la loi.

Avec cette loi, Monsanto affirme que seuls la nourriture OGM est saine et que la nourriture bio, et les cultures potagères privées peuvent potentiellement disséminer des maladies et doivent ainsi être régulées et ne plus exister pour la sécurité du monde. Si manger des boules de pesticides est leur idée d’une nourriture saine, je pense que le reste du monde est suffisamment intelligent pour ne pas entériner cette idiotie.

Alors que de plus amples révélations ont fait surface au sujet des véritables intentions de ce géant de la malfaisance, Monsanto a ciselé la loi HR 933 Continuing Resolution, alias le Monsanto Protection Act, qu’Obama a signé en robot- loi. Cette loi stipule que quelque soit la dangerosité des cultures OGM Monsanto et quelque soit la dévastation qu’elles amènent au pays, les tribunaux fédéraux ne peuvent en aucun cas empêcher Monsanto de planter ses poisons où bon lui semble. Oui, c’est juste ! Obama a signé en loi une provision qui permet à Monsanto d’exister au dessus de toute loi et la rend plus puissante encore que le gouvernement lui-même. Nous sommes en droit de nous demander qui est vraiment en charge de ce pays, car ce n’est certainement pas le président !

Il y a un point de bascule cependant, lorsqu’une entreprise devient si malfaisante et que le monde résiste… fort ! Beaucoup de pays continuent de condamner Monsanto pour crimes contre l’humanité et ont banni les OGM, disant aux pitres de “sortir et de rester dehors!”

Le monde a commencé à se réveiller du fait que le monstre entrepreneurial ne veut pas le contrôle de toute la production agricole mondiale pour des raisons de pur profit. Non, il est devenu très clair après plus d’un siècle de mort et de destruction que le but primordial est de détruire la santé humaine et l’environnement, transformant le monde en un enfer de Mon-satan sur Terre !

Une recherche sur le nom lui-même révèle qu’il provient du latin qui veut dire “mon saint”, ce qui explique pourquoi ses critiques réfère souvent à “Mon-Satan”. Encore plus intéressant pour les fervents conspirationnistes: les Franc-Maçons et autres sociétés ésotériques assignent des nombres à chaque lettre de notre alphabet latin dans un système 6. Dans ce système numérique, quelle est la somme pour Monsanto ? bien sûr 6-6-6 !

Sachez que tout n’est pas perdu. Le mal finit toujours par perdre une fois qu’il a été largement mis à jour et dénoncé à la lumière de la vérité comme cela est fait en ce moment même un peu partout. Le fait que le gouvernement mené par Monsanto trouve nécessaire de dicter des législations désespérées pour protéger son vrai leader prouve ce point. Viré de partout, les Etats-Unis sont la dernière chance de Monsanto pour s’affirmer.

Et pourtant, même ici, beaucoup ont commencé à lutter en retour en protestant et en rejetant en masse cette monstruosité OGM. Beaucoup de gens ont choisi de faire pousser leurs propres cultures et d’acheter aux fermiers locaux, aux marchés locaux au lieu des grosses boîtes de distribution de l’agro-alimentaire soutenues par Monsanto.

Le réveil des gens commence à se voir aussi dans la compréhension qu’ils ont été menés sur la mauvaise route par les truqueurs entrepreneuriaux et les criminels du gouvernement fédéral, empoisonnés par trop de pouvoir, de contrôle, de veulerie, qui ont mené à la création de cette bête corporatrice monstrueuse et hors de contrôle.

Notes

(1,3) http://bestmeal.info/monsanto/company-history.shtml
( 2) http://www.sourcewatch.org/index.php/Monsanto

Mensonge et environnement: Le désastre du gaz de schiste…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , , , on 25 juin 2014 by Résistance 71

De plus n’oublions jamais une chose: Tous les hydrocarbures plus lourd que le méthane ne sont pas biotiques, "fossiles", mais abiotiques, d’origine non organique profonde. Les réserves de pétrole et d e gaz naturel sont inépuisables à l’échelle humaine, nus nageons littéralement dedans, aucun besoin de cette ineptie de gaz de schiste, pompa à fric, pompe à gogos, plus désastreux sur un plan envronnemental. Faut-Il trouver une alternative aux hydrocarbures ? Bien sûr ! Pour ce faire il faut commencer par remettre le prix du baril de pétrole à sa véritable valeur: 10 US$ le baril, c’est tout ce que çà vaut, aucune rareté du produit. Si les prix chutent, alors les alternatives viendront comme par enchantement, le tout sera de ne pas les laisser approprier par les mêmes ordures monopolistes !

Voir notre dossier Pétrole Abiotique.

– Résistance 71 –

 

Gaz de Schiste: la bulle à gogos

 

Georges Stanéchy

 

23 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2014/06/gaz-de-schiste-la-bulle-a-gogos.html

 

« Cette pensée, moins faible qu’elle n’est débile, capitule en réalité devant le scientisme et son compère le (libéralisme de) Marché. »
Augustin Berque  (1)

Les digues de la censure craquent de toutes parts…

Une à une, maintenant par paquets, les informations, surnageant, se répandent. Dans tous les sens.

Oui, le mirage du "Gaz de Schiste" que les pétroliers, avec leur colossal appareil de "désinformation-intoxication", nous présentaient comme la pierre philosophale, la révolution de "l’Indépendance Energétique", se révèle pour ce qu’il est : une arnaque à la crédulité. Une escroquerie pour "gogos" béats, anesthésiés, imperméables à tout esprit critique.

Malgré les mises en garde répétées de nombreux spécialistes, observateurs et analystes. (2) Etouffées, il est vrai, par nos médias s’autoproclamant "décrypteurs de l’information"…

L’un des géants du métier ExxonMobil, dans son rapport 2013, nous assurait qu’à partir de 2025, grâce aux gaz de schiste, les Etats-Unis deviendraient exportateurs nets d’hydrocarbures !…
Prévisions confortées auparavant par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), dans son rapport 2012, annonçant qu’à partir de 2017, l’Arabie saoudite perdrait sa place de premier producteur mondial de pétrole au profit des Etats-Unis… (3)

Normal…

Le secteur de l’énergie et celui des mirobolantes "Nouvelles Technologies" ne sont-ils pas des adeptes de ces effets d’annonce, créations de bulles à répétitions ?… Relevant davantage de divagations rocambolesques, étayées par d’impitoyables calculs cyniques, pour faire les poches du chaland, que d’une approche sérieusement industrielle et scientifique.

Fantomatiques " réserves prouvées "

Souvenons-nous de l’arnaque Enron

Gigantesque entreprise de production, de négoce, d’énergie électrique et de gaz naturel, dont le siège était à Huston au Texas, qui atteignait un chiffre d’affaires, en 2000, de 101 milliards de dollars. Classée six années consécutives par la célèbre publication Fortune, spécialisée dans la finance et l’économie mondiales, comme étant la société américaine la plus innovante ("America’s Most Innovative Company")…

Avant de faire faillite le 2 décembre 2001, pour multiples, systématiques, remarquablement organisées, fraudes et manipulations comptables. Entraînant dans sa chute le célèbre cabinet international d’audit et de certification Arthur Andersen

En écritures comptables, le gaz de schiste n’échappe pas à des cabrioles similaires… Plus particulièrement dans la surévaluation des « réserves prouvées » de gaz de schiste. "Prouvées" comment ? Par qui ? L’entreprise elle-même, agissant en juge et partie ?…

La décrue commence. Par prudence, la plupart des intervenants sur le marché nord-américain viennent de revoir à la baisse l’évaluation de ces actifs artificiellement gonflés dans leurs bilans, publications et déclarations. Déjà en 2013, ils ont diminué collectivement de plus de 35 milliards de dollars leurs estimations de réserves antérieurement « prouvées » (BHP Billiton, British Petroleum, Chesapeake Energy, EnCana, SouthWest Energy, etc.). Soit une diminution moyenne de 20%… (4)

Encore plus impressionnant : le mirifique gisement gazier de Marcellus (Marcellus Shale), réputé un des plus importants bassins de gaz de schiste du monde, vient d’être révisé à la baisse… Situé, réparti, dans les sous-sols de quatre Etats : Etat de New-York, Ohio, Pennsylvanie, et Virginie de l’Ouest. Chute vertigineuse dans l’actualisation du chiffrage des réserves : de 410 "tcf" (trillion cubic feet) on tombe à 50 "tcf" !… Huit fois moins.

Drastique révision qui n’épargne pas, non plus, un autre des gisements "géants" de l’Amérique du nord, celui de Monterey en Californie. La "US Energy Information Administration" (US EIA) vient de lui infliger un cataclysmique  coup d’éponge : moins 96 % !… (5)  Alors que les "pétroliers" affirmaient qu’il représentait, d’après leurs "scientifiques mesures" : 64 % des réserves en gaz de schiste des Etats-Unis…

C’est à partir de telles estimations exagérées que de multiples "études", certaines cautionnées par des universités (l’Université de Californie dans le cas du gisement de Monterey), avaient élaboré courbes et certitudes sur la création de millions d’emplois, de fabuleuses rentrées fiscales, et autres rêves à  la Perrette et son pot au lait

Jusqu’à l’AIE, qui reconnaît son erreur d’appréciation et de prospective !

Infirmant ses triomphales annonces sur les "100 ans à venir d’indépendance énergétique" grâce au gaz de schiste. Non seulement les réserves de gaz de schiste s’avèrent un mythe, par la faiblesse des réserves et leurs coûts d’exploitation prohibitifs, mais les grands gisements traditionnels s’épuisent : Bakken dans le Dakota du Nord et Eagle Ford au Texas.

Pour admettre dans son rapport de ce mois de juin que, dès 2020, les Etats-Unis vont connaître une forte baisse de leur production nationale d’hydrocarbures :
"… output from North America plateaus [from around 2020] and then falls back from the mid-2020s onwards." (6)

Et, comme les Etats européens, devenir : "fortement dépendants des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient" (increasingly dependent on Middle East supplies)…

Y déverser le Mississipi…

Les techniques de forage des gaz de schiste par fracturation des roches, d’où l’appellation "fracking" employée par les professionnels, avec un mélange sous pression, d’eau, de sable et de produits chimiques, nécessite de titanesques besoins en eau. Dans le meilleur des cas, la quantité d’eau injectée sous pression n’est réutilisable qu’à proportion de la moitié. Les relevés et constats actuels affichant des chiffres de consommation impressionnants (7) :
« … un forage nécessite quelque 20 millions de litres d’eau, soit la consommation quotidienne d’environ 100.000 habitants ! ».

Compte tenu du fait qu’il est nécessaire, à production équivalente, de forer entre 50 et 60 puits, à faible "durée de vie extractive", contre un seul puits pour les forages d’hydrocarbures traditionnels du Moyen-Orient ou de Mer du nord par exemple, dont la "durée de vie" est quatre ou cinq fois supérieure, quels seraient les besoins en eau d’un pays pour assurer son "indépendance énergétique" à partir de l’extraction du gaz de schiste ?…

En clair, pour arriver à  propulser les Etats-Unis devant un pays producteur d’hydrocarbures classiques, Arabie saoudite ou autre, il faudrait des millions de puits alimentés par un débit en eau équivalent à celui du Mississipi… Oui : pourquoi ne pas détourner le Mississipi dans un réseau de tuyaux, en toiles d’araignée connectées, pour alimenter cette forée de forages au paradis du gaz de schiste ?…

C’est, pour nos oligarchies, prendre leurs désirs pour la réalité. Ou, considérer leurs concitoyens en "abrutis" dont la crédulité tiendrait de la béatitude imbécile. L’arnaque étant ficelée avec de la corde de chanvre aux couleurs zébrées "fluo".

Dans nos pays, où l’eau devient de plus en plus une denrée rare en raison de la consommation exponentielle de nos modes de vie citadins, comment trouver ces millions de m3 pour extraire des gaz de schiste aux « réserves prouvées – introuvables » ?… Question encore plus préoccupante, dans des régions ou pays, du fait de leur contexte climatique, où l’eau constitue un enjeu majeur, voire de survie ?…

Phénomène encore plus curieux : voir surgir, fabuleux mirages, des projets pharaoniques d’exploitation de gaz de schiste dans des pays leaders mondiaux de la production de gaz naturel, comme l’Algérie, soumis à un conditionnement climatique les obligeant à la plus grande vigilance dans la gestion de l’eau… (8)

De nombreux Algériens ont réagi devant l’énormité de l’esbroufe concernant leur pays, en formulant de pertinentes réflexions critiques sur le sujet, et le cœur du problème : l’eau !… Démasquant, au passage, les manœuvres de certains Etats occidentaux. (9)

A ces aberrations aussi coûteuses que désastreuses s’ajoutent d’autres, tout autant dévastatrices. Deux, tout particulièrement.

L’une : la multiplication des glissements de terrain, effondrements de sols, et tremblements de terre localisés, conséquences de l’impact des techniques de fracturation des roches souterraines. En atteste la densification des alertes émises par de nombreux géologues et stations d’observation spécialisées.

Multipliés par 6 entre 2000 et 2011, aux Etats-Unis. Contrecoups telluriques extrêmement dangereux dans les zones habitées, ou comportant des ouvrages d’infrastructure aux paramètres de stabilité géologique impératifs, type barrages, etc. (10)

L’autre : l’extrême toxicité des produits chimiques employés dans cette technique d’extraction pour renforcer le pouvoir pénétrant et dissolvant de l’eau sous pression. L’eau ainsi polluée, restée prisonnière des roches, par migration souterraine pénètre, et se mélange avec, les nappes phréatiques. Créant des menaces aux conséquences inimaginables pour la santé humaine dans son alimentation en eau potable, mais aussi via les productions agricoles et l’élevage.

Des parlementaires américains se sont préoccupés des risques. Dans un rapport publié en 2011, soigneusement étouffé par les médias pendant 3 ans, ils estiment qu’entre 2005 et 2009, les entreprises d’extraction ont utilisé sur le territoire américian environ 94 millions de gallons (1 gallon = 3,7879 litres) de 279 produits chimiques toxiques. (11)

Chacun de ces fluides ou adjuvants contenant au minimum un produit chimique inconnu, volontairement ou involontairement, de bonne ou de mauvaise foi, de l’utilisateur. Les sociétés chimiques, fournissant les agents toxiques, lui opposant le principe du "secret de fabrication".

La commission parlementaire, effarée par cette insolente manifestation de "la main invisible du marché", livrant un constat accablant d’inconscience :

« Les entreprises d’extraction injectent donc des fluides contenant des produits chimiques qu’elles sont incapables d’identifier »

(In these cases, the companies are injecting fluids containing chemicals that they themselves cannot identify). (12)

Parmi ceux-ci, des substances fortement cancérigènes, tout spécialement : le naphtalène, le benzène et l’acrylamide. Ou encore, des polluants atmosphériques ravageurs, tels que le fluorure d’hydrogène, le plomb et le méthanol. (13)

Le plus stupéfiant est de voir, en France, au moment où les escrocs au gaz de schiste sont pris les doigts dans le pot de confiture en Amérique du nord, médias et lobbies soutenir pareille absurdité, économique, environnementale. Suicidaire.

S’insurgeant, dans leur zèle inquisitorial, accusateur, contre le "principe de précaution", fustigeant la "ringardise" de leurs compatriotes, "analphabètes" des bienfaits du "progrès technique"…

Dissimulant avec soin, derrière l’arnaque de leurs vertueuses postures au méticuleux cynisme, projets et montages de fructeuses spéculations boursières sur les actions et obligations des sociétés concernées (introductions, cotations, augmentations de capital, etc.). Ou, plus occultes : pompes à subventions, niches et exonérations fiscales, entourloupes comptables pour minorer les bénéfices imposables (14), au nom du "soutien à l’innovation", à la "compétitivité", et autres anesthésiants atomiseurs de poudres de perlimpinpin…

Pour l’unique profit de multinationales, affairistes, et politiciens, dont la rapacité n’a que faire de l’avenir et du bien-être de nos collectivités.

Encore moins, de notre planète…

L’extraction du gaz de schiste  :  un vandalisme affairiste

 

1.  Augustin Berque, Ecoumène – Introduction à l’étude des milieux humains, Editions Belin, 2009, p. 303.
2.  Nafeez Ahmed, Gaz de schiste – La grande escroquerie, Le Monde Diplomatique, mars 2013,
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823
3.  Gaz de schiste – La Grande escroquerie, Op. Cit.

4.  Nafeez Ahmed, The inevitable demise of the fossil fuel empire, The Guardian, 10 juin 2014,
http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jun/10/inevitable-demise-fossil-fuel-empire

5.  Dylan & Jo Murphy, A Big Blow to the Fracking Industry – Downgrading the Monterey Shale, CounterPunch, 16 juin 2014,
http://www.counterpunch.org/2014/06/16/a-big-blow-to-the-fracking-industry/

6.  Nafeez Ahmed, US shale boom is over – energy revolution needed to avert blackouts, The Guardian, 6 juin 2014,
http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jun/06/shale-oil-boom-over-energy-revolution-blackouts
7.  Futura Environnement, Exploitation du gaz de schiste : quels dangers ?, 19 décembre 2012,
http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/qr/d/pollution-exploitation-gaz-schiste-dangers-4511/

8.  Abdou Semmar, Entretien – La ruée vers le gaz de schiste en Algérie : les risques, les coûts et les enjeux, Algérie-Focus, 22 mai 2014,

http://www.algerie-focus.com/blog/2014/05/entretien-la-ruee-vers-gaz-de-schiste-en-algerie-les-risques-les-couts-et-les-enjeux/

9.  Cf. le commentaire d’Abdelkader Dehbi dans El Watan du 5 juin 2014 :
http://www.elwatan.com/economie/sellal-aucun-contrat-n-a-ete-signe-concernant-l-exploitation-du-gaz-de-schiste-05-06-2014-260043_111.php
ou
http://abdelkader.dehbi.elctron-libre.over-blog.com/article-commentaire-sur-le-quotidien-el-watan-123831001.html

10.  Frank Joshua, Frack Rattle and Roll, CounterPunch, 4 juin 2014,
http://www.counterpunch.org/2014/06/04/frack-rattle-and-roll/
11.  Chemicals Used in Hydraulic Fracturing, rapport du Comité sur l’Energie et le Commerce, US House of Representatives, rapporteurs Waxman-Markey-DeGette, Avril 2011.

12.  Chemicals Used in Hydraulic Fracturing, Op. Cit.

13.  Alfredo Jalife-Rahme, Le secret des substances chimiques associées à la fracturation hydraulique, la Jornada, Mexico, 6 juin 2014,
http://www.voltairenet.org/article184047.html

14.  On y retrouve les tours de passe-passe habituels, qu’adorent les groupes aux "bilans consolidés" (et leurs "Commissaires aux Comptes"…) jonglant avec marges et profits d’une filiale à l’autre, avec transit par des paradis fiscaux. Manipulations comptables plus ou moins "relookées" : provisions pour "risques", dépréciations d’actifs et de stocks "bidons", amortissements "accélérés", etc. Pour blanchir, travestir et diminuer la surface imposable…

Ingérence occidentale en Syrie et en Irak… Une guerre entre compagnies pétrolières par mercenaires interposés…

Posted in actualité, écologie & climat, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 24 juin 2014 by Résistance 71

Excellent article de Thierry Meyssan qui apporte un angle d’analyse inédit sur la partition en cours du Moyen-Orient en accord avec la carte du projet de "Grand Moyen-Orient" des criminels néo-cons yankees et qui utilisent le système de guerre par proxy de Zbigniew Brzezinski. Le Moyen-Orient est en pleine guerre d’influence des compagnies pétrolières Exxon-Mobil (Rockefeller) et ARAMCO (Arabie Saoudite) pour le pétrole et les hydrocarbures volés en Syrie et en Irak et revendus en parallèle. Une chose très importante dite par Meyssan au sujet des prix spéculatifs du pétrole, le barril étant retourné à 115 US$ comme en 2013, ce n’est pas à cause de l’offre, Meyssan nous confirme que les "marchés sont excédentaires", mais à cause de l’approvisionnement et la fermeture des oléoducs.

Une chose à dire ici de nouveau: Si nous voulons en finir à tout jamais avec la spéculation pétrolière dont les entreprises criminelles pétrolières font leur choux gras, il faut une fois pour toute faire comprendre qu’il n’y a pas de PENURIE d’hydrocarbures. Ceux-ci ne sont pas "fossiles" mais d’origine abiotique profonde (voir notre dossier sur l’origine du pétrole abiotique). Ils sont inépuisables à l’échelle humaine et donc les prix sont PUREMENT SPECULATIFS, rien d’autre. En prendre conscience est de plus en plus vital pour en finir avec l’escroquerie mondiale sur le pétrole. Nous nageons dedans. Les compagnies en découvrent à tire-larigot. La vérité se doit d’être divulguée pour mettre fin à l’hégémonie des criminels de la mafia du pétrole et son racket organisé planétaire !

Nous divergeons néanmoins avec Meyssan sur un point: Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une "lutte d’influence" encore moins d’une guerre entre ARAMCO et Exxon-Mobil pour la raison suivante: Les deux géants pétroliers ont le même propriétaire des plus importants: Rockefeller.

Explication succinte: John D. Rockefeller a fondé la Standard Oil Company. Cette entreprise, qui fit en son temps plus d’argent sur le transport des produits pétroliers que l’extraction elle-même, donna naissance à des branches régionales:

  • Standard Oil California: SOCAL qui devint ensuite CHEVRON
  • Standard Oil New Jersey: qui devint ensuite EXXON
  • Stand Oil New York, qui devint ensuite MOBIL

Exxon, Mobil entrèrent en partenariat avec Texaco et ensemble fondèrent l’Arabian American Oil Company ou ARAMCO en Arabie Saoudite dont la maison Saoud devint bien sûr une gros actionnaire et la poigne dynastique dictatoriale locale. ARAMCO est devenu la plus grosse compagnie pétrolière mondiale et représente 3 fois la taille de Royal Dutch / Shell qui représente les intérêts Rothschild. Tout ceci n’est qu’une prise de contrôle et une répartition à l’amiable entre des milliardaires alliés depuis plusieurs générations. Pas de lutte là-dedans… Juste la sempiternelle convergence d’intérêts.

– Résistance 71 –

 

Djihadisme et industrie pétrolière

 

Thierry Meyssan

 

23 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article184370.html

 

Pendant que les médias occidentaux présentent l’Émirat islamique en Irak et au Levant comme un groupe de jihadistes récitant le Coran, celui-ci a débuté la guerre du pétrole en Irak. Avec l’aide d’Israël, l’ÉIIL a coupé l’approvisionnement de la Syrie et a garanti le vol du pétrole de Kirkouk par le gouvernement local du Kurdistan. La vente sera assurée par Aramco qui camouflera ce détournement en augmentation de la production « saoudienne ».

Pour la presse atlantiste, l’Émirat islamique en Irak et au Levant (ÉIIL) qui vient d’envahir le Nord et l’Ouest de l’Irak est un groupe de jihadistes animé par leur foi, le Coran dans une main et la kalachnikov dans l’autre. Pour ceux qui ont subi leurs exactions, notamment en Syrie, c’est une armée privée —composée de mercenaires venus des quatre coins du monde et encadrée par des officiers états-uniens, français et saoudiens— qui divise la région pour mieux permettre son contrôle par les puissances coloniales.

Si l’on conçoit les membres de l’ÉIIL comme des croyants armés, on ne peut imaginer derrière leur attaque de sombres intérêts matériels. Mais si l’on admet qu’il s’agit de voyous manipulant la religion pour donner l’illusion qu’Allah bénit leurs crimes, on se doit d’être plus attentif.

Tout en versant une larme de crocodile pour les milliers de victimes irakiennes de cette offensive, la presse atlantiste s’émeut des conséquences de ce nouveau conflit sur le prix du pétrole. En quelques jours, le baril est remonté à 115 $, c’est-à-dire au niveau de septembre 2013. Les marchés se sont inquiétés lors des combats pour la raffinerie de Baïji, près de Tikrit. En réalité, cette raffinerie ne produit que pour la consommation locale, qui pourrait se trouver rapidement à court de carburant et d’électricité. La hausse du pétrole n’est pas imputable à l’interruption de la production irakienne, mais à la perturbation des livraisons. Elle ne durera donc pas, les marchés étant excédentaires.

L’Arabie saoudite a annoncé qu’elle allait augmenter considérablement sa production de manière à pallier à la baisse de l’offre consécutive à l’interdiction de commercialisation par l’ÉIIL. Mais les spécialistes sont sceptiques et soulignent que jamais le royaume n’a produit beaucoup plus de 10 millions de barils par jour.

La presse atlantiste, qui dénie le parrainage de l’Otan, explique doctement que l’ÉIIL est devenu subitement riche en conquérant des puits de pétrole. C’était déjà le cas au Nord de la Syrie, mais elle ne l’avait pas remarqué. Elle s’était efforcée de traiter des combats entre le Front al-Nosra et l’Émirat islamique comme d’une rivalité exacerbée par le « régime », alors que ceux-ci visaient à accaparer les puits de pétrole.

Cependant, une question se pose à laquelle la presse atlantiste et du Golfe ne répond toujours pas : comment des terroristes peuvent-ils vendre du pétrole sur le marché international, si surveillé par Washington ? Au mois de mars, les séparatistes libyens de Benghazi avaient échoué à vendre le pétrole dont ils s’étaient emparés. L’US Navy avait intercepté le tanker Morning Glory et l’avaient reconduit en Libye [1].

Si le Front al-Nosra et l’ÉIIL sont capables de vendre du pétrole sur le marché international, c’est qu’ils y sont autorisés par Washington et sont liés à des compagnies pétrolières ayant pignon sur rue.

Le hasard fait que le congrès mondial annuel des compagnies pétrolières se tenait du 15 au 19 juin à Moscou. On pensait y parler de l’Ukraine, mais il y fut question de l’Irak et de la Syrie. On y a appris que le pétrole volé par le Front al-Nosra en Syrie est vendu par Exxon-Mobil (la société des Rockefeller qui règne sur le Qatar), tandis que celui de l’ÉIIL est exploité par Aramco (USA/Arabie saoudite). Rappelons au passage que durant le conflit libyen, l’Otan avait autorisé le Qatar (c’est-à-dire Exxon-Mobil) à vendre le pétrole des « territoires libérés » par al-Qaïda.

On peut donc lire les combats actuels —autant que tous ceux du XXème siècle au Proche-Orient— comme une guerre entre compagnies pétrolières [2]. Le fait que l’ÉIIL soit financé par l’Aramco suffit à expliquer que l’Arabie saoudite déclare être en mesure de pallier à la baisse de la production irakienne : le royaume apposera simplement son tampon sur les barils volés pour les légaliser.

La percée de l’ÉIIL lui permet de contrôler les deux principaux pipe-lines : l’un part vers Banias et approvisionne la Syrie tandis que l’autre transporte le brut vers le port turc de Ceyhan. L’Émirat islamique a interrompu le premier, provoquant des coupures d’électricité supplémentaires en Syrie, mais étrangement, il laisse fonctionner le second.

C’est que ce pipe-line est utilisé par le gouvernement local pro-Israélien du Kurdistan pour exporter le pétrole qu’il vient de voler à Kirkouk. Or, ainsi que je l’expliquais la semaine dernière [3], l’attaque de l’ÉIIL est coordonnée avec celle du Kurdistan afin de couper l’Irak en trois petits États, conformément à la carte du remodelage du « Proche-Orient élargi » établie par l’état-major états-unien en 2001, que l’armée US ne parvint pas à imposer en 2003, mais que le sénateur Joe Biden fit adopter par le Congrès en 2007 [4].

Le Kurdistan a débuté son exportation du pétrole de Kirkouk via le pipe-line contrôlé par l’ÉIIL. En quelques jours, il a réussi à charger deux tankers à Ceyhan, affrétés par Palmali Shipping & Agency JSC, la compagnie du milliardaire turco-azéri Mubariz Gurbanoğlu. Cependant, après que le gouvernement al-Maliki —qui n’a toujours pas été renversé par Washington— ait publié une note dénonçant ce vol, aucune des compagnies travaillant habituellement au Kurdistan (Chevron, Hess, Total) n’a osé acheter ce pétrole. Ne parvenant pas à trouver d’acquéreur, le Kurdistan s’est déclaré prêt à solder ses cargaisons à moitié prix, à 57,5 $ le baril, tout en continuant son trafic. Deux autres tankers sont en cours de chargement, toujours avec la bénédiction de l’ÉIIL. Le fait que le trafic continue en l’absence de débouché montre que le Kurdistan et l’ÉIIL sont convaincus qu’ils parviendront à vendre, donc que leur trafic dispose des mêmes soutiens étatiques : Israël et l’Arabie saoudite.

La possible division de l’Irak en trois ne manquera pas de rebattre les cartes du pétrole. Devant la percée de l’ÉIIL, toutes les compagnies pétrolières ont réduit leur personnel. Certaines beaucoup plus que d’autres : c’est le cas de BP, de Royal Deutsch Shell (qui emploie cheikh Moaz al-Khatib, le géologue ex-président de la Coalition nationale syrienne), de Türkiye Petrolleri Anonim Ortaklığı (TPAO), et des compagnies chinoises (PetroChina, Sinopec et CNOOC).

Les perdants sont donc les Britanniques, les Turcs et surtout les Chinois qui étaient de loin les premiers clients de l’Irak. Les gagnants sont les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite.

Les enjeux n’ont donc aucun rapport avec un combat pour le « véritable islam ».

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