Archive for the presse et média Category

In Memoriam El Viejo …

Posted in actualité, militantisme alternatif, presse et média, résistance politique with tags , , on avril 15, 2014 by Résistance 71

Comme beaucoup dans les médias alternatifs, nous avons lu, sans le connaître, les traduction d’El Viejo, Résistance 71 s’associe à l’hommage rendu à un traducteur dont l’abnégation fut le seul salaire. Notre équipe de traducteurs salue la mémoire d’un combattant de l’ombre.

Salud compañero

– Résistance 71 –

 

lundi 14 avril 2014, par SWM

 

url de l’article:

http://www.lavoiedujaguar.net/In-Memoriam-El-Viejo

 

L’ami et traducteur qui signait El Viejo nous a quittés en ce mois d’avril 2014. Le site « la voie du jaguar », qui doit tant à sa disponibilité, à son art de traduire et à sa ténacité, salue sa mémoire et se joint à l’hommage que lui rend le compañero SWM.

Honneur au défunt

On ne dira jamais assez l’importance de la traduction dans la tentative de réalisation de l’humanité.

Aujourd’hui encore, on connaît la pensée des Anciens uniquement grâce à des femmes et à des hommes qui ont voulu comprendre et communiquer d’autres pensées, d’autres rivages, d’autres désirs, d’autres volontés…

On a brûlé des livres, on a tué des pensées au nom de la vérité du pouvoir et de l’oppression.

Plus près de nous, des samizdats ont souvent dû être recopiés à la main pour pouvoir être transmis loin des sales pattes des obscurantistes de tous bords.

Pour faire savoir.

De nombreuses personnes, souvent s’improvisant traducteurs et traductrices, ont partout dans le monde œuvré pour contribuer à faire évoluer les mentalités, à faire changer les choses, par simple envie de partager le plaisir ou encore pour soutenir un esprit dans lequel on se reconnaît.

El Viejo était de ceux-là.

Après leur lente organisation dans le secret, la deuxième victoire des zapatistes a été de gagner la bataille de la communication de leur existence et de leur projet : romper el cerco.

Avec d’autres, pas si nombreuses, pas si nombreux, dans le monde, El Viejo a fait résonner la voix des sans-voix. Et il l’a fait avec goût, avec rigueur, avec esprit.

Le pont tendu résiste encore, vingt ans plus tard.

Pas si mal dans ce monde du brouillage permanent.

Je viens lui rendre ce simple hommage, moi qui, comme tant d’autres, ne l’ait connu qu’à travers ses traductions.

Good bye, Old Nick !

Internet et Nouvel Orde Mondial: Attaque fausse-bannière cybernétique pour un contrôle gouvernemental de l’internet…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on avril 10, 2014 by Résistance 71

Nous l’avons dit et répété: L’empire doit torpiller l’internet et il s’y emploie ardemment. Il est urgent de créer un internet parallèle, s’il reste encore des génies de l’informatique qui ne se sont pas vendus aux banquiers et au dieu fric…

– Résistance 71 –

 

Heartbleed ou quand l’internet évolue vers un contrôle gouvernemental

 

Kurt Nimmo

 

9 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.infowars.com/heartbleed-moving-toward-government-control-of-the-internet/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De graves avertissements au sujet de Heartbleed, un risque cybernétique sérieux à la sécurité de l’internet et affectant des millions de sites internet, se répercutent au travers de la toile aujourd’hui. Il est décrit comme une malfonction de l’OpenSSL la technologie libre (open source) d’encryptage, de codage, utilisé par la vaste majorité des serveurs internet. Heartbleed is said to put HTTPS e-commerce websites at risk.

Le défaut “peut donner accès aux hackers aux données personnelles comme les numéros de cartes de crédit, les noms d’utilisateurs, les mots de passe et peut-être ce qui est plus important, les clefs cryptographiques, ce qui permettrait aux hackers de prendre l’identité ou de contrôler les serveurs”, a dit Lily Hay Newman.

Le risque a été découvert par un chercheur de Google à Codenomicon, une entreprise finlandaise se spécialisant dans le développement d’ “outils de brouillage” pour assurer la sécurité des réseaux informatiques. La base de données des clients de Codenomicon inclut l’industrie de la défense et des agences gouvernementales et, comme stipulé plus bas, a des connexions plus que suspectes avec le régime Obama, le DHS (NdT: sécurité de la patrie, la Stasi du pays du goulag levant) et le FBI.

L’alarme actuelle concernant Heartbleed joue parfaitement dans le sens de la propagande du gouvernement pour forger une infrastructure de cybersécurité liant le public et le privé.

La dernière mise en garde provient du directeur des communications pour Willis Global Energy Practice au cours d’un séminaire qui s’est tenu à Londres. Il y a dit que “l’industrie de l’énergie est assise sur une bombe constituée d’attaques cybernétiques non assurées”, à cause en grande partie de systèmes de contrôle basés sur la toile qui sont non sécurisés et ce de manière routinière.

En 2010, l’effort de dépeindre l’internet comme vulnérable et ayant besoin d’une protection gouvernementale a pris la forme d’une attaque cybernétique simulée. La manœuvre de guerre fut organisée par le Bipartisan Policy Center, un think-tank de gens du métier et promu par “des entreprises qui avaient des billes financières dans le future de la cyber-défense, General Dynamics étant l’une d’entres elles, mais aussi d’entreprises dont les transactions sont la ligne de vie de l’économie américaine et qui voulaient déclencher un plus grand sens de l’urgence parmi le public et les législateurs, faiseurs de politiques”, d‘après Mark Ambinder de The Atlantic. Les attaques cybernétiques semblent souvent apparaître pour souligner la législation et les points d’une politique de cybersécurité du gouvernement. Par exemple en février, une attaque DoS (Denial of Servive) d’une amplitude inédite s’est produite plusieurs jours après que la loi du National Cybersecurity and Critical Infrastructure Protection Act fut remis à l’assemblée pour révision. La législation, soutenue à la fois par les républicains et les démocrates, codifie “une association à part égale entre l’industrie privée et le département de sécurité de la patrie, DHS.”

Le gouvernement considère cette fusion entre le gouvernement et les opérations d’entreprises privées, corporatisme, comme le définît en son temps Mussolini (cf sa définition du fascisme), si essentielle que le sénateur Jay Rockefeller a essayé de faire inclure la loi sur la cybersecurity de 2013 comme amendement à la loi du National Defense Authorization Act (NdT: le fameux controversif liberticide NDAA ).

Plus tôt ce mois-ci, l’ancien sénateur Evan Bayh, démocrate de l’Indiana, a dit à l’association du barreau américain qu’une législation sur la cyber-sécurité avait peu de chance de passer la session de printemps du congrès.

“Je pense qu’il est fort peu probable qu’il y ait une action législative en la matière”, a dit Bayh. “Dommage. Il faudra sûrement une attaque cybernétique qui touchera gravement le pays avant que nous puissions réconcilier le débat à Washington au sujet de cette législation.”

Bayh a dit qu’une attaque cybernétique de grande envergure aurait sûrement pour résultat “la mise en application de standards de sécurité qui rendront ce qui est proposé maintenant presque insignifiant, parce que nous avons toujours une sur-réaction après une attaque et des deux côtés il est important que cela soit envisagé, parce que cette attaque arrive.” A t’il dit.

Bayh qui a siégé au comité de sélection du sénat sur le renseignement est maintenant au comité de conseil de la CIA. Donc, sa mise en garde et sa prédiction, exprimées de manière conclusive, ont un poids non négligeable.

Finalement, notons qe Howard Schmidt, l’ancien coordinateur à la cyber-sécurité et assistant spécial d’Obama, siège au comité directeur de l’entreprise Codenomicon.

Schmidt, qui a aussi travaillé pour le FBI et le DHS (NdT: Stasi made in USA), “était responsable de la coordintaion de la politique de développement de la cyber-sécurité inter-agences et de la mise en œuvre d’engagement coordonné entre les états fédéral, locaux, international et les partenaires du secteur privé de la cyber-sécurité, “ révèle une page du Codenomicon Defensics. Elle dit qu’une entreprise ayant des connexions avec Google, avec ses connexions connues du renseignement et qui a un membre de son bureau directeur connecté directement avec l’administration Obama et son initiative sur la cyber-sécurité en plus de connexions avec le FBI et le DHS, devrait découvrir un réseau de vulnérabilité et supplier l’intervention du gouvernement.

Ingérence impérialiste en Ukraine: Les banksters à l’ouvrage pour le pillage de l’Ukraine…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on mars 5, 2014 by Résistance 71

L’Ukraine tombe sous le coup des banquiers fascistes

 

Dean Henderson

 

4 mars 2014

 

url de l’article:

http://deanhenderson.wordpress.com/2014/03/04/ukraine-falls-under-fascist-bankster-thumb/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Leurs terroristes d’Al Qaïda lourdement défaits par les forces du Hezbollah en Syrie, les banksters de la City de Londres ont tourné leurs vues sur une Ukraine riche en ressources. Ils savaient que le président russe Vladimir Poutine serait tenu par les JO de Sotchi, ainsi que par le barrage de menaces et de propagande mené à ses dépends par ces sionistes fascistes diaboliques et leurs larbins des médias occidentaux.

C’est le modus operandi des banksters qui ont un temps et des finances illimités à leur disposition. Ils attaquent là où ils voient une opportunité, se retirent lorsque mis en échec ou battus, puis attaquent un autre secteur de la planète quelques jours plus tard, le tout basé sur la vulnérabilité et les ressources.

L’Ukraine a déclaré son indépendance de l’ancienne URSS en 1990. En 2004-05, des ONG occidentales ont travaillé avec des membres de la CIA, du Mossad et du MI6 britannique pour déclencher une fausse révolution colorée, dite “révolution orange”. Victor Youchenko devint premier ministre, mais fut empoisonné durant la campagne. Les médias occidentaux blâmèrent la Russie, mais ceci fut vraisemblablement une opération du Mossad, puisque celle qui prît alors sa succession fut Youlia Tymochenko, qui était bien plus alliée des banksters en tant que milliardaire bien à droite.

Tymochenko avait co-mené la révolution orange et est une des personnes les plus riches d’Ukraine. En 2005, la magazine Forbes l’avait nommé la 3ème femme la plus puissante au monde. En 2007, elle vint aux Etats-Unis pour rencontrer le vice-président Dick Cheney et la conseillère d’alors à la sécurité Condolizza Rice , afin de parler énergie. Tymochenko devint riche en tant qu’exécutrice au sommet d’une grosse entreprise de gaz naturel. L’Ukraine se retrouvait branchée dans la force politique énergétique de Dick Cheney, celle-là même qui ouvrit le monde à l’exploration pétrolière et gazière dérégulée, incluant la fracturation hydraulique. Tymochenko a privatisé 300 entreprises d’état durant son règne au sommet de l’état ukrainien.

Mais le peuple ukrainien a senti l’enfumage.

En 2010, il vota pour le premier ministre Victor Ianoukovitch avec 48% des suffrages, Son parti des régions fit encore échec au parti Fatherland de Tymochenko aux élections législatives de 2012.

Tymochenko fut condamnée pour détournement de fonds publics et pour abus de pouvoir. Elle fut condamnée à 7 ans de prison et à une amende de 188 millions de dollars. Les crimes se produirent au sein du secteur du gaz naturel, Il y a deux semaines, Tymochenko fut libérée de prison suite à un accord secret entre Ianoukovitch, l’UE, l’OTAN et des officiels russes, affaire qui fut en premier lieu rapportée par William Engdhal dans un article publié sur Veterans Today. Peu de temps après sa libération, l’enfer se déchaîna en Ukraine.

Les amis fascistes du Mossad

Le 22 février, des tireurs d’élite ouvrirent le feu depuis les toits sur la place Maïdan de Kiev. Engdhal dit que ces tireurs étaient membres de la cellule fasciste d’extrême droite connue sous le nom d’Assemblée Nationale Ukrainienne, Self-Defense du peuple ukrainien (UNA-UNSO).

Mené par un certain Andreï Shkil, le groupe a des liens avec le parti néo-nazi allemand du Parti National Démocratique. D’après les sources de renseignement d’Engdhal l’UNA-UNSO fait partie d’une cellule secrète Gladio de l’OTAN et a été impliquée dans des conflits allant de la Georgie au Kosovo à la Tchétchénie, comme faisant partie d’une stratégie de la tension dirigée vers la Russie.

Shkil a aussi des liens directs avec Tymochenko, tout comme le fraîchement installé premier ministre Alexandre Tourchinov, un prêtre baptiste et ancien conseiller de Tymochenko qui pris la succession de Ianoukovitch après que celui-ci se soit enfuit en Russie suite à des menaces de mort.

En 2006, des procureurs d’état avaient ouvert une procédure criminelle contre Tourchinov, qui était accusé de détruire les dossiers qui montraient les liens de Tymochenko avec des patrons du crime organisé comme Semion Mogilevitch. Avec Tourchinov comme premier ministre de l’Ukraine, le pays est maintenant sous le joug de criminels fascistes organisés connus collectivement sous le nom de Secteur Droite.

Ce fut donc sans surprise que Press TV rapporta qu’à la fois les quotidiens Haaretz et le Times of Israel se sont ouvertement vantés du comment un groupe “d’anciens militaires” israéliens connus comme les casques bleus de Maïdan, ont mené les manifestants de la place de Kiev sous le commandement d’un homme répondant au nom de code de Delta. D’après Paul Craig Roberts, ces “manifestants” étaient aussi payés par l’UE et les Etats-Unis.

Un coup d’état du Mossad a amené Secteur Droite au pouvoir, poussant de côté des voix plus modéréesb, financés et soutenus par les Etats-Unis, comme l’a révélé la désormais célèbre vidéo/audio de la vice-ministre des AE Victoria Nuland discutant au téléphone avec l’ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt (tous deux des taupes isrraéliennes au ministère des AE), de qui ils voulaient installer comme premier ministre une fois qu’ils se seraient débarrassés de Ianoukovitch.

Une saisie de ressources

Comme d’habitude ce putsch des banksters emmenés par les Rothschild est à cause des ressources naturelles. L’Ukraine se situe dans une région hautement stratégique, avec accès à la fois à la Mer Noire et à la Mer d’Azov, l’Ukraine est aussi le grenier à blé de l’Europe orientale. En 2011, elle était le 3ème exportateur de grain au monde et se classe parmi les 10 premiers pays au monde pour les terres arables convoitées.

L’Ukraine possède la seconde plus grande armée en Europe après la Russie et l’OTAN, outil des Rotschild, n’aimerait rien de moins que de sortir la flotte russe  de la Mer Noire hors de son port d’attache de Sébastopol en Crimée, un symbole de la puisance navale russe depuis le XVIIIème siècle.

L’Ukraine possède de très grandes réserves gazières et une base industrielle développée et elle est un carrefour stratégique important pour la connexion des pipelines de gaz et de pétrole des quatre cavaliers de l’énergie de la Mer Caspienne avec les consommateurs européens. En 2009, une dispute entre Poutine et Tymochenko au sujet du fret du gaz russe trans-ukrainien avait causé une grosse hausse des prix du gaz en Europe.

En octobre 2013, le FMI a rencontré des officiels ukraniens pour discuter la soi-disante “crise budgétaire” du pays. Le bras coercitif des banksters (le FMI et la Banque Mondiale) avait demandé que l’Ukraine double le prix de consommation du gaz naturel et de l’électricité, dévalue sa monnaie, fasse des coupes drastiques dans les budgets éducatifs et pour le 3ème iage et lève une interdiction de vendre ses terres arables riches à des étrangers. En retour de tout cela, l’Ukraine avait eu la promesse d’un maigre package de 4 milliards de dollars.

Ianoukovitch a dit au FMI d’aller se faire voir ailleurs et la Russie s’en vint proposer de l’énergie à meilleur marché et faisant une promesse de 15 milliards de dollars sous la forme d’achats d’obligations ukrainiennes (donc de sa dette). Dès lors, Ianoukovitch se trouva sur la liste noire des banksters des personnes à éliminer, le reste nous le connaissons.

La Russie a répondu au coup en Ukraine en envoyant des troupes en Crimée afin de protéger à la fois sa flotte de la Mer Noire mais aussi la population parlant russe qui y vit. Ce fut ici, il y a 160 and que la grande Catherine de Russie lança une campagne majeure pour saisir la Crimée des mains des sultans ottomans. Durant la seconde guerre mondiale, les Tatars, ethnie de Crimée collaborèrent avec Hitler en brièvement saisissant la région avant que Staline ne les sorte et vire les séparatistes Tatars. Beaucoup sont retournés depuis.

Alors que ce drame se déroule, regardez bien les médias occidentaux des banksters qui vont créer une quelconque “crise humanitaire” impliquant les Tatars et il y aura plus de troubles en Crimée.

Mais les Russes ont répondu rapidement, tout comme l’ensemble des médias alternatifs. Ce n’est plus comme au bon vieux temps où les coups d’état des banksters n’étaient ni remarqués, ni questionnés. Le peuple ukrainien ne va pas non plus tolérer cette clique fasciste longtemps. Il a déjà bien vu les promesses creuses amenées par le dernier évènement en date des banksters: la révolution orange. Le peuple ukrainien a déjà une expérience en la matière.

Les banksters illuminati démoniaques de la City de Londres ont peut-être des ressources de temps et d’argent illimitées, mais les peuples se réveillent. L’esprit humain a un potentiel illimité. Nous sommes plus proche du début de cette histoire que de la fin.

Ingérence occidentale en Ukraine: Les trois composants de Washington… Prétention, arrogance crâne et malfaisance (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on mars 4, 2014 by Résistance 71

La prétention, l’arrogance crâne et la méchanceté de Washington ont établi un créneau pour la guerre

 

Paul Craig Roberts

 

3 mars 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/03/03/washingtons-arrogance-hubris-evil-set-stage-war/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En certains endroits, l’attention du public rattrappe les dires et analyses des Stephen Lendman, Michel Chossudovsky, Rick Rozoff, moi-même et quelques autres, dans la réalisation du grave danger qui a été créé par Washington avec cette crise en Ukraine.

Les politiciens marionnettes que Washington avait l’intention de placer en charge de l’Ukraine ont perdu le contrôle au profit de néo-nazis armés et bien organisés, qui attaquent les juifs, les Russes et qui intimident les politiciens ukrainiens. Le gouvernement de Crimée, une province russe que Kroutchev avait transféré à la république socialiste d’Ukraine dans les années 1950, a désavoué le gouvernement illégitime qui a saisi le pouvoir illégalement à Kiev et a demandé la protection russe. Les forces militaires régulières ukrainiennes de Crimée se sont jointes à la Russie. Le gouvernement russe a également annoncé que la Russie protégerait de même les anciennes provinces russes de l’Ukraine orientale.

Comme l’avait signifié Alexandre Soljénitsine, ce fut une folie de la part du parti communiste soviétique que de transférer des provinces historiques russes à l’Ukraine. A l’époque, il avait semblé au leadership soviétique que c’était de fait une bonne idée. L’Ukraine faisait partie de l’Union Soviétique et avait été contrôlée par la Russie depuis le XVIIIème siècle. Ajouter un territoire russe à l’Ukraine servait à diluer les éléments nazis de l’Ukraine occidentale, qui s’étaient battus aux côtés d’Hitler durant la seconde guerre mondiale. Un autre facteur fut peut-être aussi le fait du patrimoine ukrainien de Kroutchev lui-même.

N’importe comment, ceci ne fut d’aucune importance jusqu’à ce que l’URSS et l’ancien empire soviétique ne se disloquent. Sous la pression de Washington, l’Ukraine devint un pays séparé retenant les provinces russes, mais la Russie gardait sa base navale de la Mer Noire en Crimée.

Washington essaya, mais échoua de récupérer l’Ukraine en 2004 avec la “révolution orange” financée par Washington. D’après la vice-ministre des AE Victoria Nuland, depuis cet échec, Washington a “investi” 5 milliards de dollars en Ukraine afin de fomenter une agitation en faveur d’une adhésion de l’Ukraine à L’Union Européenne (UE). Si l’Ukraine devenait membre de l’UE, cela ouvrirait le pays au pillage par les banques occidentales et les entreprises multinationales, mais le but principal de Washington est d’établir des bases de missiles américaines à la frontière russo-ukrainienne, de virer la Russie de sa base navale de Crimée sur la Mer Noire et de ses industries militaires de l’Ukraine orientale. Pour l’Ukraine, devenir membre de l’UE veut dire devenir membre de l’OTAN.

Washington veut des bases de missiles en ukraine afin de dégrader la dissuasion nucléaire russe, ainsi réduisant la capacité de la Russie à résister à l’hégémonie américaine. Il n’y a que trois pays qui demeurent sur la route de l’hégémonie totale de Washington sur le monde: la Russie, la Chine et l’Iran.

L’Iran est encerclé par des bases militaires US et a la flotte américaine patrouillant ses côtes. Le “pivot vers l’Asie” annoncé par le régime va t’en guerre d’Obama est en train d’encercler la Chine de bases navales et aériennes. Washington encercle la Russie avec des bases de missiles US et de l’OTAN. Les gouvernements corrompus de Pologne et de la République Tchèque ont été payés pour accepter des bases de radars et de missiles américaines sur leur territoire, ce qui rend ces pays des cibles de prédilection pour une annihilation nucléaire. Washington a acheté l’ancienne province soviétique et russe de Georgie, lieu de naissance de Joseph Staline (NdT: de son nom de famille bien georgien Dougachvili) et est en train de pousser cette marionnette au sein de l’OTAN.

Les marionnettes d’Europe de l’Ouest de Washington sont trop après son argent pour reconnaître le fait que ces mouvements des plus provocateurs sont des menaces directes à la Russie. L’attitude générale des gouvernements européens occidentaux semble être “après moi le déluge”.

La Russie a été lente à réagir aux nombreuses années de provocations de Washington, espérant que des signes de bon sens et de bonne volonté émergeraient de l’occident. Au lieu de cela, la Russie a fait l’expérience d’une montée de sa diabolisation de la part de Washington et des capitales européennes et de la haine, bave aux lèvres par ses dénonciations vicieuses, de la pressetituée occidentale à la botte. La vaste majorité des populations d’Europe de l’Ouest et des Etats-Unis est conditionnée à ne pas voir les problèmes occasionnés par l’ingérence perpétuelle de Washington en Ukraine, pour mieux le blâmer sur la Russie. Hier j’ai entendu sur une radio nationale, un pressetitué de ces médias dire que Poutine était le problème.

L’ignorance, l’absence d’intégrité et le manque d’indépendance des médias américains (NdT: et du reste du monde occidental…) ajoute de beaucoup à la perspective d’une guerre. L’image qui est tracée pour le public américain insouciant est totalement fausse. Un peupe informé aurait éclaté de rire lorsque le ministre des AE John Kerry a dénoncé la Russie pour “avoir envahi l’Ukraine” en “violation de la loi internationale”. Kerry est le ministre des affaires étrangères d’un pays qui a totalement illégalement envahi l’Irak, l’Afghanistan, la Somalie, a organisé le renversement de gouvernement en Syrie, attaque les populations civiles au Pakistan et au Yémen avec des drones et leurs missiles, menace constamment d’attaquer l’iran, a lâché des personnels militaires entraînés américains, israéliens et georgiens sur la population russe en Ossétie du Sud et menace maintenant la Russie de sanctions pour aider des Russes et ses intérêts stratégiques. Le gouvernement russe a noté que Kerry avait monté l’hypocrisie à un nouveau niveau.

Kerry n’a aucune réponse à cette question: “Depuis quand le gouvernement des Etats-Unis souscrit-il de manière véritable et défend-il le concept de souveraineté et d’intégrité territoriales ?”

Kerry, comme toujours, ment comme un arracheur de dents. La Russie n’a pas envahi l’Ukraine. La Russie a envoyé quelques troupes supplémentaires rejoindre celles déjà stationnées dans sa base de la Mer Noire en Crimée en vue des déclarations et actions violemment anti-russes émanant de Kiev. Comme les troupes régulières ukrainiennes stationnées en Crimée sont passées de l’autre côté, l’envoi des troupes supplémentaires ne fut pas vraiment nécessaire à l’usage.

Kerry l’idiot, vautré dans son arrogance, sa crânerie et sa malfaisance, a directement menacé la Russie. Le ministre russe des AE a balayé les menaces de Kerry comme étant “inacceptables”. La scène est mise en place pour la guerre.

Notez bien l’absurdité de la situation. Kiev a été subjuguée par des ultra-nationalistes néo-nazis. Une clique de voyous ultra-nationalistes est la dernière chose dont a besoin l’UE en tant qu’état membre. L’UE est en train de centraliser le pouvoir et supprimer la souveraineté des états membres (NdT: Ce qui est en ligne avec un Nouvel Ordre Mondial fasciste supranational tel que le veut “l’élite” auto-proclamée). Notez également l’alignement du régime néo-conservateur Obama sur les néo-nazis antisémites. La clique néo-conservatrice qui a dominé le gouvernement américain depuis le régime Clinton est lourdement juive, dont beaucoup sont des double-nationaux israélo-américains, Les néo-conservateurs juifs, la vice ministre des AE Victoria Nuland et la conseillère à la sécurité Susan Rice, ont perdu le contrôle de leur coup d’état néo-nazi qui prêche la “mort aux juifs”.

Le quotidien israélien Haaretz a rapporté le 24 février que le rabbin ukrainien Moshe Reuven Azman a conseillé “aux juifs de Kiev de quitter la ville et même le pays”. Edward Dolinsky, chef d’une organisation protectrice de juifs ukrainiens, a décrit la situation pour les juifs ukrainiens comme étant “difficile” et a demandé l’aide d’Israël.

Ceci est la situation que Washington a créé et défend tout en accusant la Russie de faire suffoquer la démocratie ukrainienne. Une démocratie élue, voilà ce qu’avait l’Ukraine auparavant, avant que Washington ne la renverse.

A ce moment précis, il n’y a pas de gouvernement légitime en Ukraine.

Tout le monde doit vraiment bien comprendre que Washington ment au sujet de l’Ukraine tout comme Washington a menti au sujet de Saddam Hussein et des armes de destruction massive en Irak, tout comme Washington a menti au sujet des armes nucléaires iraniennes, au sujet des armes chimiques utilisées par le président Al-Assad en Syrie, tout comme Washington a menti au sujet de l’Afghanistan, de la Libye, de l’espionnage de la NSA, de la torture. En fait, à propos de quoi Washington n’a t’il pas menti ?

Washington comprend trois éléments: Prétention, crâne arrogance et malfaisance. Il n’y a rien d’autre là-bas.

Affaire Dieudonné (suite… et fin pour l’heure en ce qui nous concerne): Recul, mesure et intelligence…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on janvier 17, 2014 by Résistance 71

Mesure, recul et intelligence émanent de cet excellent article / analyse de cette "affaire d’État Dieudonné", publié dans le Quotidien d’Oran. Nous désirons relayer cet article car il représente, et de loin à notre sens, ce que nous avons lu de plus intelligent sur toute "l’affaire"…

Rideau (provisoire) donc sur le saltimbanque quenelleur…

– Résistance 71 –

 

Dieudonné ou David contre Goliath

 

par Djamel Labidi

 

16 janvier 2014

 

url de l’article original:

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5192870

 

En France, une campagne d’une violence inouïe a été menée contre l’humoriste Dieudonné. Tout le pouvoir d’Etat, tous les médias français, les partis politiques de droite comme de gauche se sont mobilisés, acharnés, contre un seul homme. Dieudonné avait toujours affirmé qu’il menait son combat contre «le système» et que ce système était une réalité. «Le système» vient d’en donner lui-même la preuve.

Sur les plateaux de chaines de télé françaises, pas un seul débat contradictoire. Pas une seule voix pour dire qu’il faut au moins donner la parole à l’accusé, qu’il n’est pas bon pour la vérité qu’il n’y aitqu’un seul son de cloche, et qu’il faut un minimum de débat démocratique. On assiste, en direct, à un véritable lynchage médiatique. Le seul point de vue différent toléré est celui consistant à douter de l’efficacité de la méthode d’interdiction du spectacle de Dieudonné, et encore faut-il, avant, montrer patte blanche, reconnaître que Dieudonné est "antisémite" et "raciste", et faire assaut d’injures à son égard. "Abject", ignoble" "infect" "lâche", tel est le lexique employé sur les médias concernant Dieudonné.

La violence de la campagne est si grande qu’elle va effrayer,tétaniser ceux qui ont la velléité de s’yopposer. Ainsi, le 10 janvier, sur France 2(émission "Ce soir ou jamais), le président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) demandera à tous les participants au débat de ne plus employer le mot humoriste en parlant de Dieudonné. Puis, parlant d’une autre personne, il dira qu’elle est "un pseudo écrivain". Un des participants au débat essaie alors de lui faire remarquer qu’il n’est pas qualifié pour en décider, et qu’il s’agit là d’une dérive dangereuse mais sa remarque est sitimide, sa voix si faible qu’il n’est pas entendu.

La campagne contre Dieudonné révèle la dérive totalitaire du système médiatique français aussi bien dans le contenu de l’information que dans les méthodes.La connivence entre le monde politique et le monde médiatique s’affiche au grand jour, sans qu’on se soucie même de sauver les apparences. Sur les plateaux de télé, journalistes et hommes politiques renchérissent les uns sur les autres dans une entente parfaite. La pensée est unique. La campagne est monolithique. Cela devient de la pure propagande. Les mêmes thèmes, et même les mêmes mots sont utilisés aussi bien par les responsables politiques que par les animateurs des chaines et émissions d’informations: "Dieudonné n’est plus un humoriste""c’est un antisémite, un raciste" "ses spectacles sont des meetings politiques""ce sont des entreprises de la haine "etc. La ministre de la culture françaisevient, elle-même, le proclamer, sur toutes les chaines sans se soucier des exigences de sa fonction et des précédents sinistres qu’évoquecette intervention du pouvoir dans le domaine de la culture. Des extraits de vidéos, toujours les mêmes, sont passés en boucle sur les chaines télé. Ce ne sont même pas des extraits du spectacle, "Le mur", mis en cause, mais des extraits de vidéo internet d’interventions de Dieudonné sur son site. Rien n’est dit de la grande variété de sujets qu’abordent les sketchs de Dieudonné. Tout doit laisser penser qu’il a une obsession: les juifs. Mais personne, sur les plateaux pour s’étonner de ces procédés. D’ailleurs, comme cela apparaîtra vite,fait notable: pas un de ceux qui s’acharnent sur Dieudonné, Crif(Conseil représentatif des institutions juives de France), Licra, hommes politiques, députés, journalistes, n’a même vu un seul des spectacles de Dieudonné. Il semblerait même que ce soit le cas du Conseil d’Etat lorsqu’il a statué.

Taubira et Anelka

Répétés, assenés, les mensonges tiennent lieu de vérités et servent ensuite de base à d’autres accusations contre Dieudonné. Les extraits de vidéo à charge contre Dieudonné ont été soigneusement choisis et retirés de leur contexte. Sur l’un d’eux, on entend Dieudonné direque "la vérité est intrinsèquement antisémite". La phrase est présentée au premier degré alors que Dieudonné veut dire tout simplement là, que, dans le contexte du système régnant en France, toute vérité qu’il énonce est systématiquement qualifiée de discours antisémite par ses détracteurs.Sur une chaîne d’informations, on va affirmer que Dieudonné s’est attaqué"comme par hasard uniquement à des artistes juifs", ici, en l’occurrence Gad Elmaleh, Patrick Timsit, Patrick Bruel, Arthur et son ancien partenaire Elie Semoun. La chaîne oublie simplement de préciser que ce sont eux qui se sont attaqués soudainement, l’un après l’autre,à lui dans une campagne qui s’annonçait déjà et qu’il n’a fait que leur répondre. Sur la chaînefrançaise d’information Itélé, dans une présentation de Dieudonné, on signale " qu’il a fait le salut nazi dans une émission de télévision". On omet de préciser que ce geste accompagnait un jeu de mots "Isra-Heil !" qu’il avait fait pour résumerle fait que les méthodes d’Israël contre les palestiniens lui rappelaient les méthodes nazis. Le public du plateau de télé (France 3, émission "on ne peut pas plaire à tout le monde", 1er décembre 2003) avait alors bien ri de ce sketch mais le spectacle avait déclenché de vives réactions officielles, y compris du Premier ministre de l’époque, Jean Pierre Raffarin et du CSA français (Conseil supérieur de l’audiovisuel). C’est depuis ce jour qu’il avait été frappé d’ostracisme dans les médias français. Cela fait plus de 10 ans…

Il reste de tout cela une impression très forte de manipulation de l’opinion. Jusqu’aux sondages réalisés qui donnent eux-mêmes l’impression de participer à la manipulation tant ils sont contradictoires. Le 30 Décembre, deux sondages (journaux "Le Point" et "Le Progrès") donnent plus de 70% d’opinions contre l’interdiction des spectacles de Dieudonné. Mais ils sont 52% à être, soudainement, en faveur de l’interdiction, dans un sondage du CSA publié le 8 janvier 2014. Il devient difficile de vérifier la véracité d’un sondage, dés lors que la crédibilité du sondeur n’est pas soumise à la réalité des faits, comme c’est le cas par exemple pour la prévision du résultat d’élections.

Les méthodes sont elles aussi totalitaires. Elles visent à avilir l’adversaire, à ternir son image. Dieudonné est présenté" comme un petit entrepreneur faisant commerce de l’antisémitisme", que "ce qu’il fait, il le fait pour le fric", que"l’antisémitisme est pour lui une entreprise juteuse". Dans des insinuations, à connotation raciste, on laisse entendre que Dieudonné Mbala Mbala "prépare sa retraite au Cameroun" et "aurait blanchi" de l’argent dans ce but. Comme dans toute pression totalitaire, celui qui veut rester neutre ou se tait, en devient lui-même suspect. Il va en être ainsi de la ministre de la justice française, Mme Taubira, qui va se voir reprocher, dans les médias, son silence. Ceux qui expriment leur sympathie pour Dieudonné sont menacés de sanction ouvertement dans les médias, comme le fait la ministre de la jeunesse et des sports pour le joueur de football Anelka, et beaucoup préfèrent se taire par peur pour leur carrière.

La Quenelle

Et puis, il y a l’aboutissement final de toute vision totalitaire: le délireparanoïaque. Le geste de protestation, de provocation et de dérision de Dieudonné, " la quenelle", est qualifié de "salut nazi inversé". Dieudonné, en quittant le Zénith de Nantes, où son spectacle vient d’être interdit, fait de loin, à son public, un petit geste d’adieu rapide et affectueux de la main. Mais son bras est levé et l’animateur de l’émission de 22h d’" Itélé " (" Itélé ", émission d’information de 22h de Olivier Galzi, 10 janvier) y voit "un geste ambigu", un "salut nazi". "L’information" va être reprise immédiatement en boucle par les médias.

Il y a donc dérive totalitaire lorsque ces deux pouvoirs se confondent, celui politique et celui de la presse, plus généralement des médias.Un autre aspect de cette dérive, c’est lorsque le pouvoir politique s’approprie le pouvoir judiciaire. La campagne contre Dieudonné va être émaillée de tels empiétements. Les contradictions entre l’arrêt du tribunal administratif de Nantes avec celui du Conseil d’Etat, l’un autorisant le spectacle, l’autre l’interdisant, comme les contradictions avec toute la jurisprudence précédente sur la liberté d’expression, donnent la mesure évidente des énormes pressions politiques qui se sont exercées sur les instances judiciaires. L’opération anti Dieudonné se dessine dans la deuxième semaine de Décembre dans la grande presse écrite et télévisée française, "Le Monde ", " Le Figaro ", "BFM TV","France 2" etc…Elle est centrée contre le signe de ralliement de Dieudonné, "la quenelle". Pourquoi celle-ci ? En réalité, ce qui inquiète c’est la large diffusion dans la jeunesse, dans tous les milieux, et surtout dans les corps constitués, l’armée, la police, de ce geste que Dieudonné qualifie conne un geste antisystème. C’est Alain Jacubowicz, président de la Licra, qui, le premier s’était alarmé, dans une lettre écrite le 9 Septembre 2013 au Ministre de la Défense français "avec copie au ministre de l’intérieurfrançais "Manuel Valls", de la reprise de ce geste par des soldats. Et c’est d’ailleurs lui, dans la même lettre, quidéfinit alors, de façon hallucinante, ce geste comme "correspondant au salut nazi inversé signifiant la sodomisation des victimes de la Shoah".

Le 11 Décembre 2013, le journal "Le Monde" consacre un long article à "la Quenelle". Le 13 Décembre, la chaine d’information française BFMTV publie un reportage:" le succès tabou et inquiétant de Dieudonné". Immédiatement Dieudonné annonce qu’il va porter plainte pour diffamation contre les médias participant à cette campagne ainsi que contre Manuel Valls qui multiplie les interventions publiques contre lui. Le 27 Décembre, en pleine "trêve des confiseurs", le ministre de l’Intérieur, celui qui, on s’en souvient, était revenu, selon la boutade de François Hollande, "sain et sauf d’Algérie", annonce qu’il " étudie les moyens d’interdire les spectacles de Dieudonné".

Les 2 et 3 Janvier, étrange coïncidence, Arno Klarsfeld, annonce que lui et sa famille vont manifester contre le spectacle de Dieudonné au Zénith de Nantes et appelle "les non juifs" aussi à le faire.L’argumentaire du "risques de trouble à l’ordre public" est mis en place. Les Klarsfeld n’iront jamais manifester à Nantes, ni les" non juifs" d’ailleurs. L’arrêté pris par le préfet de Nantes d’interdiction du spectacle permettra à la famille Klarsfeld, selon le fils, "d’annuler la manifestation de Nantes". Arno David Emmanuel Klarsfeld est le fils de Serge et Beate Klarsfeld, un couple rendu célèbre par son opiniâtreté dans "la chasse aux nazis". Il est franco-israélien. Il a pris la nationalité israélienne à 37 ans, en 2002, et s’est engagé dans l’armée israélienne (unité des gardes frontières), sur laquelle il a fait un long reportage apologétique. Il est avocat. Mais surtout,il est, par nomination de l’ex Président Nicolas Sarkozy et depuis 2010, membre du Conseil d’Etat, la plus haute instance judiciaire administrative française. Or, on va retrouver,aussi bien dans la circulaire de Manuel Valls ordonnant aux préfets d’interdire le spectacle de Dieudonné que dans les arrêts du Conseil d’Etat entérinant ces interdictions,exactement les deux principaux arguments développés ouvertement par Arno Klarsfeld sur les plateaux de télé, ceux "d’atteinte à la dignité humaine" et de "risques de trouble pour l’ordre public.

L’Inquisition

Au milieu de cette campagne contre Dieudonné, ma fille, révoltée, m’envoie un email où elle me dit: "C’est un procès en sorcellerie, ils n’ont plus qu’à le brûler sur un bucher, on se croirait au Moyen âge ! " J’ai été surpris de voir comment la nouvelle génération résumait de façon simple la situation.

Il s’agit bien en effet d’Inquisition. La nouvelle génération est sur Internet. Le nombre de visiteurs du site de Dieudonné, comme de celui de son ami Alain Soral, qui a été d’ailleurs lui aussi l’objet d’accusations de même nature,se compte par centaines de milliers, c’est-à-dire bien plus que les journaux français et même que les médias traditionnels, tels que les chaines téléd’information.Internet échappe jusqu’à présent au contrôle et à l’emprise que l’establishment français a acquis sur les médias traditionnels. La campagne contre Dieudonné a donc été aussi une campagne contre Internet au cours de laquelle ont été réclamées des mesures de contrôle par l’Etat sur "la Toile". Certains, sur les medias, sont allés jusqu’à faire le parallèle entre les mesures prises sur l’Internet contre les sites pédophiles aux mesures à prendre contre le site de Dieudonné. Dieudonné serait donc le diable. N’est-ce pas là un procès en sorcellerie de quelqu’un, accusé, comme l’avait été Socrate, de pervertir la jeunesse.

C’est un aspect récurent de l’Histoire: le progrès technologique a toujours exigé de nouveaux progrès sociaux en même temps qu’il rencontrait l’hostilité des forces conservatrices et leur peur de perdre le contrôle de la société. L’inquiétude de l’establishment français rappelle celle des institutions religieuses, à la sortie du Moyen Age, lorsque l’invention de l’imprimerie représentait alors le progrès technologique. Le livre imprimé avait représenté un progrès formidable dans la communication et la diffusion des idées. Il avait été interdit alors dans bien des universités au profit du maintien du vieux manuscrit.

Il s’agit aussi d’Inquisition lorsque des personnes investis du pouvoir d’Etat, tels les ministres français de l’Intérieur, de la culture, de la jeunesse et des sports, ou des organisations civiles, telles que la Licra, le Crif, la Ligue de Défense juive décident de quoi on doit rire et de quoi on ne doit pas rire, qui est un humoriste et qui est un "pseudo humoriste", qui est un écrivain et qui est un "pseudo écrivain". Tour cela s’est fait au nom de la lutte contre l’antisémitisme. Reste à comprendre alors pourquoi un thème aussi légitime peut aboutir à une chasse aux sorcières, et pourquoi c’est précisément sur ce thème que s’est faite la mobilisation de tout "le système" contre un seul homme.

Antisionisme ou antisémitisme

Dieudonné se situe comme antisioniste. La campagne menée contre lui a voulu montrer que l’antisionisme n’était pour lui qu’un masque à son antisémitisme,certains allants jusqu’à affirmer que l’antisionisme est par nature un antisémitisme.

Or la réalité est exactement à l’inverse: c’est le sionisme qui se cache régulièrementderrière l’argument de la lutte contre l’antisémitisme. Le sionisme est arrivé, jusqu’à présent, à s’assurer le soutien de la plus grande partie des juifs dans le monde, et le quasi-monopole de leur représentation en s’appuyant sur le sentiment exacerbé d’appartenance, de solidarité et d’identité qui a suivi l’antisémitisme européen et leurs terribles souffrances de la deuxième guerre mondiale. Mais se faisant, il leur a fait courir le risque de s’isoler au fur et à mesure qu’il apparaissait comme une idéologie nationaliste agressive et qu’il se mettait au service de l’entreprise occidentale de contrôle des richesses énergétiques du Moyen Orient. Beaucoup de juifs, de plus en plus, ressentent ce danger d’isolement et expriment leurs réserves à l’égard du sionisme. Dieudonné avait fait d’ailleurs participer deux rabbins antisionistes à l’un de ses spectacles, ce qui ne lui avait pas été pardonné par certaines organisations juives.

Le sionisme, depuis plus de 60 ans, avec la création de l’Etat d’Israël, s’est donc retrouvé au cœur du système de domination occidentale du Moyen Orient. En faisant la critique du sionisme, Dieudonné faisait celle du système. Celui-ci ne pouvait l’accepter même, et peut être encore moins, sous la forme humoristique. Le rire ou le sourire que fait naître l’humoriste n’est-il pas celui du plaisir que donnent l’esprit critique et la liberté.

Mais l’offensive contre Dieudonné ne pouvait se faire, sur le plan des idées, en prenant le contre pied de sa dénonciation du sionisme. Le terrible isolement moral de celui-ci et de l’Etat d’Israël est apparu dernièrement encore clairement aux funérailles de Nelson Mandela où les dirigeants israéliens ont été les seuls dans le monde à ne pouvoir y assister, pour avoir soutenu jusqu’au bout le régime de l’apartheid en Afrique du Sud. Et tout récemment, les funérailles d’Ariel Sharon, et le peu de sympathies et de résonance qu’elles ont soulevées à l’échelle internationale, comparées à celle, on s’en souvient, de Yasser Arafat, ont confirmé cet isolement.

C’est donc la lutte contre l’antisémitisme qui a servi d’argumentaire à l’opération anti Dieudonné. L’accusation d’antisémitisme offre en effet, l’avantage de pouvoir s’appuyer en France sur une base juridique, la loi Gayssotde 1990, qui est susceptible d’être utilisée pour faire l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme.

Cette loi Gayssot veutréprimer"tout acte raciste, antisémite ou xénophobe". Mais elle a introduit une nouveauté puisqu’elle va plus loin que le cadre juridique classique, celui de répression des actes, pour considérer comme délit aussi toute expression niantdes" crimes contre l’humanitétels que définis par le tribunal militaire international" de Nuremberg en 1945.

C’est la fameuse question du "révisionnisme" concernant les crimes commis contre les juifs pendant la deuxième guerre mondiale.Dans ce domaine délicat de l’expression et de son interprétation forcément arbitraire, car subjective, politique ou idéologique, il y a précisément matière à manipulation comme de qualifier d’antisémitisme le simple fait d’accuser le sionisme d’instrumentaliser, à des fins de domination,les persécutions subies par les juifs.

C’est le procès fait d’ailleurs à Dieudonné. L’argument d’antisémitisme offre aussi l’avantage de faire appel à des ressorts émotionnels et passionnels. Tous ces éléments additionnés peuvent expliquer qu’on puisse arriver à une atmosphère d’interprétations délirantes, d’Inquisition, comme cela a été le cas dans la campagne officielle contre Dieudonné.

Cette atmosphère violente et passionnelle tranchait avec celle du public de Dieudonné, empêché du spectacle de son humoriste favori et qui restait bon enfant.Il réclamait la liberté d’expression. Il était difficile d’y voir la description fantasmatique qu’en donne les médias français.

De tout cela, il reste, au fond, un grand motif d’espoir et de réconfort.

Tel David contre Goliath, Dieudonné a osé affronter "le système" et ses énormes moyens. Mais "le système", en se mobilisant contre Dieudonné, a fourni la preuve qu’un homme seul, sans moyens, par sa seule force morale et celle de son talent, pouvait lui résister. C’est là le secret de l’immense popularité accumulée par Dieudonné depuis 10 ans et qui fait que les gens n’ont jamais voulu le laisser seul.

Résistance politique au colonialisme: La Françafrique du néo-colonialisme au néo-esclavagisme…

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on janvier 16, 2014 by Résistance 71

Excellente analyse qui trouve un écho également chez les nations autochtones des Amériques et d’Océanie…

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux libérés du dogme de la pensée colonialiste se tenant aux côtés des peuples opprimés depuis plus de cinq siècles par l’occident chrétien génocidaire.

– Résistance 71 –

 

Code noir du néo-colonialisme au néo-esclavagisme

 

Dr Cheik Diabate

 

14 janvier 2014

 

url de l’article:

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-13842.html

 

Devoir de mémoire: à tous les patriotes africains, la rédaction de cameroonvoice recommande vivement cet article

L’Afrique, ce continent tant convoité et tant méprisé aura tout donné à l’Occident pour « deux pots et demi de farine de manioc » ! (voir article 22 du « Code Noir » de Colbert).

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Croyant ce système odieux de l’esclavage aboli, le continent noir a subi sur son propre sol  un siècle de colonisation avec son cortège de ségrégation, de travaux forcés et de discrimination (Code de l’indigénat).

Après 4 siècles d’esclavage de 1648, date de la mise en œuvre du code noir, jusqu’en 1848 date de l’abolition de l’esclavage dans les îles françaises et après encore un siècle de colonisation, les années soixante sont apparues comme les années de la libération pour une bonne partie des colonies françaises d’Afrique. Les pays colonisateurs affaiblis par deux guerres ont décidé de donner de la main droite, l’indépendance qu’ils ont reprise de la main gauche à travers des accords de coopération (charte de l’impérialisme).

50 ans après, ces anciennes puissances coloniales, connaissant une suite de crises financières aussi aiguës les unes que les autres, semblent regretter les indépendances octroyées et toutes autres formes d’autonomie. On assiste, donc, à la mise en place de nouveaux schémas d’appropriation de l’Afrique par ses anciens colons.
Tous les actes actuels des États occidentaux semblent être calqués sur le code noir et paraissent conduire le continent africain dans une spirale néo-esclavagiste avec l’appui de quelques « affranchis ». Nous entendons par « affranchis », tous ces commis placés ou cooptés à la tête des États pour satisfaire les intérêts occidentaux au détriment des besoins réels de la population.

Examinons l’essence du code noir de 60 articles et ses similitudes avec les pratiques actuelles des États occidentaux en Afrique avec l’appui de leurs « affranchis ».

Article 1

Voulons que l’édit du feu Roi de Glorieuse Mémoire, notre très honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos îles; ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser de nos dites îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d’en sortir dans trois mois à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens.
Aujourd’hui en Afrique, ceux qui sont à chasser ne sont pas les Juifs mais les Chinois. Tout est mis en œuvre pour empêcher l’Afrique d’accueillir les Chinois. Pire, les partenariats stratégiques interafricains et la coopération Sud-Sud sont considérés comme une forme d’émancipation donc craints et donc à bannir.

Article 2

Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine. Enjoignons aux habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés d’en avertir dans huitaine au plus tard les gouverneurs et intendant desdites îles, à peine d’amende arbitraire, lesquels donneront les ordres nécessaires pour les faire instruire et baptiser dans le temps convenable.

Pour dépersonnaliser les Africains débarqués sur des terres inconnues d’Amérique et afin de les empêcher à recourir à leurs pratiques religieuses et culturelles de peur de se libérer de la tutelle de leur maître, les esclavagistes ont eu l’ingénieuse idée de se servir d’une interprétation de la bible faisant du Noir le descendant de « Cham » maudit par NOÉ et condamné par Dieu à l’esclavage et ne pouvant avoir son salut qu’en aliénant sa liberté à ses maîtres blancs. Le baptême était donc une adhésion au statut d’esclave et une acceptation du maître blanc. La dépersonnalisation était une condition nécessaire de l’aliénation de l’esclave.

Les articles 3 à 14 du code noir sont consacrés à la pratique religieuse de l’esclave pour éviter toute échappatoire à lui et à ses descendants.

Depuis la crise des années 80, l’Afrique est envahie par toute sorte d’églises. Le marketing religieux a remplacé l’obligation d’adhésion. Les croyances ancestrales qui sont décrites comme de l’animisme sont traduites comme des pratiques sauvages et sans fondement. Tout est mis en œuvre pour convaincre les plus incrédules ou réticents à faire le bon choix au risque de vivre l’enfer sur terre. Les salles de cinéma, les lieux de travail, les places publiques et les maisons privées se sont transformés en lieu de culte. La musique et les films religieux complètent l’arsenal de propagande. Il y a même un risque d’exclusion sociale pour ceux qui ne font pas de choix. L’objectif est clair : donner une interprétation biblique au malheur de l’Afrique dirigée par ses fils « maudits  par Dieu » et préparer les esprits à accepter le retour du maître.

Article 15 et 16

Défendons aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons, à peine de fouet et de confiscation des armes au profit de celui qui les en trouvera saisis, à l’exception seulement de ceux qui sont envoyés à la chasse par leurs maîtres et qui seront porteurs de leurs billets ou marques connus.

Défendons pareillement aux esclaves appartenant à différents maîtres de s’attrouper le jour ou la nuit sous prétexte de noces ou autrement, soit chez l’un de leurs maîtres ou ailleurs, et encore moins dans les grands chemins ou lieux écartés, à peine de punition corporelle qui ne pourra être moindre que du fouet et de la fleur de lys; et, en cas de fréquentes récidives et autres circonstances aggravantes, pourront être punis de mort, ce que nous laissons à l’arbitrage des juges. Enjoignons à tous nos sujets de courir sus aux contrevenants, et de les arrêter et de les conduire en prison, bien qu’ils ne soient officiers et qu’il n’y ait contre eux encore aucun décret.
Les deux articles, ci-dessus, ont pour objectif de priver tout droit politique et civil à l’esclave et le déposséder de tout moyen de défense pour avoir comme unique protecteur le maître, sous peine de punition corporelle ou de peine de mort. La protection du maître lui sera donc accordée en contrepartie de sa soumission. L’article 17 complète l’arsenal juridique de répression.

Aujourd’hui en Afrique, les armées nationales sont progressivement remplacées par des armées des pays colonisateurs sous le couvert de l’ONU pour la défense du territoire ou la protection de la population civile. Dans un environnement d’insécurité généralisée par des conflits internes alimentés en armes et en ressources financières par le pays colonisateur. L’exercice des droits civils et politiques est devenu risqué et interdit de fait. Les contrevenants sont conduits au cimetière, en prison, en exil ou subissent des traitements inhumains et dégradants.

Article 28

Déclarons les esclaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à leurs maîtres; et tout ce qui leur vient par industrie, ou par la libéralité d’autres personnes, ou autrement, à quelque titre que ce soit, être acquis en pleine propriété à leurs maîtres, sans que les enfants des esclaves, leurs pères et mères, leurs parents et tous autres y puissent rien prétendre par successions, dispositions entre vifs ou à cause de mort; lesquelles dispositions nous déclarons nulles, ensemble toutes les promesses et obligations qu’ils auraient faites, comme étant faites par des gens incapables de disposer et contracter de leur chef.

Les articles 18, 19, 20, 21 interdit le droit d’exercer des activités commerciales sauf en cas de tâches commerciales confiées par le maître.

L’article 28 dépossède l’esclave de tout bien au profit de son maître même ceux obtenus par industrie ou par libéralité d’autres personnes.

Depuis les années 1990, la politique de privatisation et de libéralisation privent les peuples africains de tout bien acquis par industrie ou par libéralité. Les accords de coopération avaient déjà organisé la main mise sur les matières premières et les réserves financières. De même qu’il n’est pas permis à un esclave d’avoir un revenu, il n’est pas permis aux pays africains de disposer des revenus de leurs matières premières exportées. Ces revenus sont déclarés biens propres du maitre.

Nous assistons donc, depuis 1990 à l’exclusion des africains de l’activité du grand commerce et de l’industrie pour les orienter vers des activités de subsistance (lutte contre la pauvreté) lui permettant d’assurer les deux pots et demi de poudre de manioc. L’article 22 est éloquent à ce sujet :

Article 22

Seront tenus les maîtres de faire fournir, par chacune semaine, à leurs esclaves âgés de dix ans et au-dessus, pour leur nourriture, deux pots et demi, mesure de Paris, de farine de manioc, ou trois cassaves pesant chacune 2 livres et demie au moins, ou choses équivalentes, avec 2 livres de boeuf salé, ou 3 livres de poisson, ou autres choses à proportion : et aux enfants, depuis qu’ils sont sevrés jusqu’à l’âge de dix ans, la moitié des vivres ci-dessus.

Les maîtres doivent donc fournir la nourriture à leur esclave. Le strict minimum pour entretenir la force de travail et assurer la reproduction de cette force de travail, c’est-à-dire la descendance de l’esclave.

L’Afrique, dépouillée de ses richesses par des accords de coopération et une politique de privatisation, ne vit que de l’aide de ses maîtres pour payer des salaires de misère assurant à peine les deux pots et demi de poudre de manioc.

La masse des paysans qui produisent pour le marché international ne reçoit qu’une rémunération à peine suffisante pour assurer les deux pots et demi de poudre de manioc.

Article 31

Ne pourront aussi les esclaves être parties ni être (sic) en jugement en matière civile, tant en demandant qu’en défendant, ni être parties civiles en matière criminelle, sauf à leurs maîtres d’agir et défendre en matière civile et de poursuivre en matière criminelle la réparation des outrages et excès qui auront été contre leurs esclaves.
Comme l’esclave qui ne peut actionner la justice, les victimes des atrocités ne peuvent saisir directement la fameuse Cour Pénale Internationale (CPI). Seul leur maître a le droit de le faire pour eux. C’est pour quoi seul le conseil de sécurité, le procureur de la CPI et les États (dirigés par les affranchis) peuvent saisir la CPI. Évidemment, ces derniers n’agissent qu’au nom des intérêts du maître. Les textes de résolution pour les pays africains sont décidés, écrits et déposés au conseil de sécurité de l’ONU par le pays colonisateur en dehors de toute participation voire consultation de l’Union Africaine (UA).

Article 32 et 33

Pourront les esclaves être poursuivis criminellement, sans qu’il soit besoin de rendre leurs maîtres partie, (sinon) en cas de complicité: et seront les esclaves accusés, jugés en première instance par les juges ordinaires et par appel au Conseil souverain, sur la même instruction et avec les mêmes formalités que les personnes libres. 
L’esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse ou le mari de sa maîtresse, ou leurs enfants avec contusion ou effusion de sang, ou au visage, sera puni de mort.

La mise à mort politique ou physique pour ceux qui défient ou remportent des victoires démocratiques contre le gré de leur maître s’apparentent à « l’esclave qui frappe son maître ». ces transgresseurs sont jugés par le « conseil souverain » c’est-à-dire par ce qui a pris la forme de Cour Pénale Internationale ou punis par la peine de mort.

Article 38

L’esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l’aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lis une épaule; s’il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d’une fleur de lys sur l’autre épaule; et, la troisième fois, il sera puni de mort.

L’exemple des massacres du Beach au Congo Brazzaville lors du retour des réfugiés de la guerre civile congolaise, le gel des avoirs des réfugiés et la tentative d’assassinat des exilés ivoiriens au Ghana en sont les meilleures illustrations.

Article 44

Déclarons les esclaves être meubles et comme tels entrer dans la communauté, n’avoir point de suite par hypothèque, se partager également entre les cohéritiers, sans préciput et droit d’aînesse, n’être sujets au douaire coutumier, au retrait féodal et lignager, aux droits féodaux et seigneuriaux, aux formalités des décrets, ni au retranchement des quatre quints, en cas de disposition à cause de mort et testamentaire.

Dans les pays militairement occupés, les Africains ont perdu tous droits civils et politiques et sont devenus des biens meubles de la communauté internationale. Leur appartenance, leur rattachement et leur tutelle dépendent de la communauté internationale. Ces pays occupés n’ont donc pas le droit de choisir les limites de leurs territoires et leurs dirigeants. Ces derniers étant choisis parmi les « affranchis » par la communauté internationale. Ce sont les maîtres qui disposent des Africains. Le maître d’un pays peut toujours changer, car les biens de la communauté connaissent une redistribution au gré des événements comme à la conférence de Berlin en 1885. Il ne faudrait donc pas être surpris de voir la Françafrique cohabiter avec l’Américafrique, puisque, depuis un moment, l’on constate le partage de l’Afrique au profit du bloc atlantiste, États-Unis en tête, qui entendent diriger les opérations et superviser progressivement l’ancien pré-carré français, la France étant maintenue à un rôle de gendarme.

Articles 56 et 57

Les esclaves qui auront été fait légataires universels par leurs maîtres ou nommés exécuteurs de leurs testaments ou tuteurs de leurs enfants, seront tenus et réputés, les tenons et réputons pour affranchis.
Déclarons leurs affranchissements faits dans nos îles, leur tenir lieu de naissance dans nosdites îles et les esclaves affranchis n’avoir besoin de nos lettres de naturalité pour jouir des avantages de nos sujets naturels de notre royauté, terres et pays de notre obéissance, encore qu’ils soient nés dans les pays étrangers.
Les « affranchis », les « boys à tout faire », sont ceux qui sont choisis par la « communauté internationale » pour tenir en laisse le peuple. Formatés dans leurs institutions, ils sont imposés à la tête de nos États par les « bombes démocratiques », par coups d’État, par des rébellions sanglantes ou encore à la suite de hold-up électoral en piétinant toute souveraineté c’est-à-dire la constitution.

CONCLUSION

En parcourant le code noir de 60 articles, l’on est frappé par l’analogie entre ce dernier et  le comportement non codifié des rapports actuels de l’occident avec l’Afrique. L’on constate que l’esprit du « Code noir » a toujours inspiré les rapports entre l’occident et l’Afrique en changeant les lettres, dans ses différentes variantes historiques (code de l’indigénat, charte de l’impérialisme, accords de coopération). Il n’y a point de doute comme le déclare les sénateurs français que « l’Afrique est l’avenir de la France ». Cet avenir est en œuvre avec comme objectif, 5 siècles après, de réchauffer encore une vieille recette en reformulant le code noir avec de nouvelles lettres mais en conservant l’esprit.

Le néo-colonialisme s’est rompu, Le néo-esclavagisme est donc en marche.

Sans une riposte intellectuelle appropriée, L’Afrique noire vivra les pages les plus sombres de son histoire. Dans une économie dite mondialisée, à l’exception de quelques « affranchis », les Africains seront dépouillés de tout et parqués dans des camps de réfugiés sans même pouvoir bénéficier de ces fameux "deux pots et demi de poudre de manioc".

Par le Dr Cheik DIABATE ,
Enseignant Chercheur ,Université du Colorado, USA

Affaire Dieudonné (suite…): Les conseils d’avocats de la Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans…

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Vue juridique de l’actualité de l’affaire Dieudonné

 

Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans (LDJM)

 

6 Janvier 2014

 

url de l’article:

http://www.lepouvoirmondial.com/archive/2014/01/06/tres-urgent-a-l-attention-des-avocats-de-dieudonne-qui-est-v-5263898.html

 

La polémique concernant l’humoriste Dieudonné M’bala M’bala – dit Dieudonné – ne cesse d’enfler. Le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, devrait adresser, dès demain, une circulaire à l’ensemble des préfets dont le but affiché est celui d’interdire les représentations de l’artiste, qui démarre une nouvelle tournée dès jeudi à Nantes. La candidate PS à la mairie de Paris demande – quant à elle – la fermeture du Théâtre parisien de la Main d’Or, tandis que Arno Klarsfeld appelle sciemment au "trouble à l’ordre public" jeudi afin d’empêcher les représentations de l’artiste. 

Tout d’abord, concernant l’interdiction des spectacles – réunions publiques – souhaitée par le Ministère de l’Intérieur, il s’agit de préciser qu’au point de vue juridique aucune interdiction ne peut être prononcée avant une représentation, car le principe constitutionnel et conventionnel de liberté d’expression prévaut. En outre, les réunions publiques sont régies par la loi du 30 juin 1881 sur la liberté de réunion. Cette loi dispose notamment qu’elles ‘ne peuvent être tenues sur la voie publique’, ‘ni se prolonger au-delà de 23 heures’, mais indique avant tout qu’elles sont ‘libres’. Cette liberté – à savoir la liberté de réunion – est fondamentale en droit français, et n’a pour seule limite que le trouble à l’ordre public, qui doit être dûment justifié. Dans le cas où un arrêté préfectoral ou municipal interdit un spectacle, le Tribunal administratif pourra être saisi en référé afin d’obtenir la suspension de cette mesure (référé-suspension de l’article L521-1 du Code de Justice Administrative), parallèlement à une action au fond en recours pour excès de pouvoir. Le juge estimera si l’interdiction est proportionnée ou non au risque de trouble à l’ordre public.

Ensuite, concernant les déclarations de la candidate PS à la Mairie de Paris, qui souhaite fermer le Théâtre de la Main d’Or, il convient de préciser, très simplement, que ce théâtre est un théâtre privé et, à ce titre, aucune autorité, si tant est municipale, ne saurait disposer des compétences afin d’obtenir la fermeture – du point de vue juridique – de ce théâtre.

Quant à celles d’Arno Klarsfeld, deux éléments, très simples, sont à relever. D’une part, appeler à troubler l’ordre public s’analyse juridiquement comme la provocation à l’attroupement. Le délit d’attroupement est prévu à l’article 431-3 du Code pénal aux termes duquel "Constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l’ordre public". L’article 431-6 du Code pénal prévoit que "La provocation directe à un attroupement armé, manifeste soit par des cris ou discours publics, soit par des écrits affichés ou distribués, soit par tout autre moyen de transmission de l’écrit, de la parole ou de l’image, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Lorsque la provocation est suivie d’effet, la peine est portée à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende". Le Procureur de la République pourrait donc se saisir des déclarations d’Arno Klarsfeld, tout autant que le Bâtonnier de l’Ordre des avocats. D’autre part, Arno Klarsfeld étant avocat, inscrit au Barreau de Paris, il est soumis aux règles déontologiques à l’instar de l’ensemble du corps de cette profession. À ce titre, un avocat ne peut – quand bien même cela se ferait hors de son rôle professionnel – appeler les gens à l’émeute ou la rébellion. 

Enfin, afin de conclure, intéressons nous à la loi Gayssot. La loi Gayssot est la désignation courante de la loi française no 90-615 du 13 juillet 1990, « tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe ». L’article 9 de cette loi introduit un article 24 bis dans la loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse. Cet article qualifie de délit la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, tels que définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg, qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de ce statut soit par une personne reconnue coupable de tels crimes. La compatibilité de cette loi avec la liberté d’expression – à portée constitutionnelle (article 11 DDHC) et conventionnelle (article 10 CESDH) est contestable. Cette loi n’a jamais été soumise à un contrôle du Conseil Constitutionnel, ni dans le cadre d’un contrôle a priori, ni dans le cadre d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) – contrôle a posteriori. Or, la conformité à la Constitution de cette loi est sujet à discussion. Le Conseil Constitutionnel a déclaré, le 28 février 2012, la "loi visant à réprimer la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi" comme contraire à la Constitution. Le fondement de la censure résidait dans l’atteinte que porte en elle-même à la liberté d’expression et de communication l’incrimination de la contestation de l’existence et de la qualification juridique de crimes reconnus et qualifiés comme tel par la loi. 

Dès lors, se pose la question de la constitutionnalité de la loi Gayssot, qui pourrait être tranchée par le biais d’une QPC de Dieudonné…

Karim ACHOUI et Samim BOLAKY
 Président et membre de la LDJM

Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans – LDJM 
https://www.facebook.com/LigueDeDefenseJudiciaireDesMusul…

Karim Achoui : "La LDJM est la force judiciaire dont le combat contre l’islamophobieavaitbesoin"
http://oumma.com/20222/karim-achoui-ldjm-judiciaire-dont-…

 

Liberté d’expression et totalitarisme: Affaire Dieudonné… La parole à l’accusé…

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Tellement facile de réprimer en disant n’importe quoi pourvu que çà soit dans le sens du poil oligarchique… Il faut toujours voir l’autre côté du miroir, ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle…

– Résistance 71 –

Dieudonné: “Je veux aller en prison”

 

Olivier Mukuna

 

2 Janvier 2014

 

url de l’article:

http://www.alterinfo.net/Dieudonne-Je-veux-aller-en-prison_a98296.html

 

 

Des médias au gouvernement français, en passant par une partie de l’opinion, on fustige ou nazifie « la quenelle  » … Depuis plus de trois mois, ce geste est reproduit dans toute la France par des citoyens de tous âges et de toutes catégories sociales. Phénomène d’essence subversive ou « bras d’honneur » revisité sur fond de crise et de ravages socioéconomiques ? Manuel Valls et les médias mainstream ne répondront pas à cette question. Obsédé par la loi non écrite du « deux poids deux mesures », le ministre de l’Intérieur français a choisit de s’illustrer dans l’irrationnel en voulant interdire les spectacles de l’inventeur du geste : Dieudonné M’Bala M’Bala.  Humoriste antisioniste franco-camerounais. Provocateur et diabolisé depuis dix ans par les médias et la sphère politique francophones ; condamné en justice à plusieurs reprises pour « antisémitisme  et incitation à la haine raciale » sur plaintes des associations pro-israéliennes ; illégalement interdit de se produire en spectacle à Bruxelles. Depuis 2012, l’artiste controversé, dont la popularité dérange le pouvoir, refuse toute interview à la presse subventionnée . Hors la scène, il s’exprime via son site et ses vidéos dont deux ont été visionnées plus de deux millions de fois . En exclusivité, Dieudonné a accepté de répondre aux questions de FDC.

Femmesdechambre.be : Quel est votre sentiment face à l’agression récente d’un citoyen par un groupe d’individus « anti-quenelles » à Lyon ? 

Dieudonné : J’attends de voir la réponse de la justice face à ces actes criminels et de séquestration. Je m’étonne également de voir que les six coupables présumés ont directement été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Je pense rencontrer la semaine prochaine la victime de ces agressions et voir comment l’aider à organiser sa défense. Parce qu’on est tous visés par ces agressions…

FDC : S’appuyant sur un extrait de Complément d’enquête (France 2) diffusé le 19 décembre, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a annoncé vouloir interdire vos spectacles qu’il qualifie de « réunion publiques »…

D. : Tout d’abord : je pars bientôt en tournée à travers la France. La seule possibilité pour le gouvernement d’interdire mes spectacles, c’est de faire passer une loi … une loi qui porterait peut-être mon nom : bon courage ! Je ne vois pas comment on interdirait à un citoyen de travailler ?! Après le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, qui m’a soumis à une imposition fiscale démentielle et tenté de faire saisir mon bien immobilier, c’est désormais Manuel Valls qui veut m’interdire de travailler. Soit me condamner à une peine de mort sociale! On verra … Soit ils interdisent ma tournée et on fera, comme d’habitude, casser cette interdiction avec un arrêté, à la suite duquel ils devront me rembourser. Avec l’argent public, celui des Français. Je ne crois pas qu’en temps de crise, cette perspective soit très judicieuse…

Le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls étudie « tous les moyens juridiques » pour interdire les spectacles de Dieudonné.

FDC : Valls et les médias vous accusent à nouveau d’antisémitisme pour vous être attaqué, dans votre dernier spectacle, au journaliste Patrick Cohen en évoquant les chambres à gaz

D. : Ici aussi, on attend la nature de la plainte… En réalité, il n’y a pas « d’affaire Cohen ». Juste un énorme bruit médiatique nourri par un amoncellement de mensonges. L’extrait de France 2 sur lequel se base cette histoire est frauduleux. L’objet du « délit » est un vol revendiqué d’images auquel ils font dire ce qu’ils veulent. J’ai confié l’affaire à mes avocats et ne vois pas comment je pourrais être condamné pour ça.

Nicolas Anelka « assume totalement son geste » en solidarité avec l’humoriste et s’estime « ni antisémite, ni raciste ».

FDC : Samedi passé, Nicolas Anelka a fait « une quenelle » après avoir marqué un but en championnat d’Angleterre, provoquant la colère de la ministre française des Sports comme la possibilité d’une sévère sanction à son encontre. Votre réaction ?

D. : Avant cela, il y a eu Jean-Marie Bigard qui a fait une quenelle. Dans un moment où il ne faut pas en faire. Ça m’a touché parce que, comme moi, c’est un laborieux, un agriculteur de l’humour. Mais cela faisait des années que j’attendais notre «Mohammed Ali français ». Le voilà : il s’appelle Nicolas Anelka … Il a dit qu’il avait fait cela par amitié à mon égard. Or, pour moi, Nicolas n’est pas un ami : c’est un frère ! Ce panache est aussi lié à son histoire antillaise. Ses arrières grands-parents doivent être très fiers de lui. Faire ce geste, en ce moment très précis, c’est tout simplement héroïque. Nicolas a toujours été un nègre marron et il a rendu leur fierté à ses ancêtres. C’est notre champion !

FDC : Pensiez-vous que la quenelle prendrait, à la fois, la tournure d’un phénomène populaire et serait désigné par les élites comme un « salut nazi inversé » ?

D. : Non, pas du tout. Au départ, en 2005, c’est un geste dans un sketch… Puis, la définition a évolué (rires) … Glisser une petite quenelle, c’est une sorte de bras d’honneur au système avec une dimension, heu … dans le cul, quoi ; carotte dans le cul. Bon, on parle d’une quenelle, donc c’est un peu mou, moins violent : le truc en lui-même n’est pas très agressif. Puis, il y a une première évolution où j’ai repris le geste durant la campagne de la liste antisioniste aux élections européennes de 2009. Ce n’était pas un signe de ralliement des antisionistes à ce moment-là, mais disons que c’était une virgule supplémentaire dans cette démarche antisioniste. Et puis, selon moi, il y a eu Romain … Je parle de ce jeune garçon de 17 ans atteint d’un cancer qui nous a quitté, il y a un an. Selon moi, c’est lui qui a donné la dimension qu’il fallait à ce geste de la quenelle. Avant de mourir, Romain a été approché par l’association Make a wish (« Fais un vœu », ndlr) censée réaliser le vœu d’enfants très malades. Romain leur a demandé à pouvoir me rencontrer et l’association a refusé. La mère de Romain a donc entrepris la démarche et j’ai rencontré son fils. Le peu de temps où nous avons communiqué ensemble et partagé des moments sur  scène restent gravés dans mon esprit. Lorsqu’il a fait cette quenelle devant le scanner de l’hôpital à l’adresse de l’Institution médicale, pour moi, c’était vraiment le panache. Il a apporté à la quenelle une dimension héroïque. Face à la mort et face à la peur, eh bien : quenelle !

FDC : Ce temps passé avec Romain intervient donc avant « la diffusion virale » de la quenelle, pour reprendre l’expression médicale des médias ?

D. :  Oui, tout à fait. A l’époque je l’expliquais déjà comme cela : de mon esprit est sortie une expression et la meilleure définition que l’on peut en donner, c’est celle qu’en a donné Romain.

FDC : Il y a plusieurs facteurs d’explication à l’apparition d’un phénomène. Est-ce la crise socioéconomique qui radicalise une partie croissante des citoyens ou l’incompétence moralisatrice des gouvernants actuels qui explique le succès de la quenelle ?

D : Bon, moi, je suis un humoriste … On essaye de politiser à outrance mon discours alors que l’essentiel de mon temps, je le passe à faire rire les autres. Je vais donc essayer de limiter mon analyse à ce que je connais : c’est-à-dire que je prends le pouls de cette société dans les salles de spectacle. Je vois les sujets sur lesquels le public réagit, aime rebondir, les tabous qui sont en train de sauter. Nous sommes dans une société qui se libère d’un poids et, effectivement, la crise pousse l’opinion publique à une sorte d’appétit pour la subversion. Il y a un esprit subversif très vivant en ce moment. Et puis, cette vie qui est difficile, dans le travail, dans  l’économie, fait que les gens ont besoin d’espace, d’oxygène, de sensations de liberté. Je pense que la quenelle leur apporte ça : c’est un acte subversif qui libère. C’est un peu l’émancipation de l’esclave qui veut sortir du jeu.

Au-delà même de la crise économique, je pense que les dirigeants n’avaient pas vu la gravité de la crise de confiance. A partir du moment où vous persistez à jouer un jeu auquel les gens ne veulent plus jouer, ils n’y croient plus. Il faut inventer un autre jeu. La République et la démocratie se sont construites avec le temps. Il a fallu y croire, partager avec un maximum de gens cette utopie qu’était la démocratie. Pour un petit nombre, elle est devenue réalité mais pour beaucoup, elle ne l’a jamais été. Aujourd’hui, ce système est en crise. Personnellement, je pense que la démocratie n’a jamais existé  mais ceux qui en profitent grassement n’arrivent plus à nous faire croire que ce projet est réalisable tel quel …

FDC : Dans le film « Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?  » (2009), vous espériez « une révolution » : s’en approche-t-on aujourd’hui ?

D. : Oui, mais cette révolution ne viendra pas de ce système qui est complètement fermé. Prenons simplement le vote électronique que vous avez aussi en Belgique : il faut avoir une foi indestructible dans le ministère de l’Intérieur pour croire en la démocratie, puisque c’est ce ministère qui se charge du dépouillement virtuel. Cela n’a plus aucun sens ! Il faudrait avoir confiance. Or, nous sommes dans une période de doute absolu … Donc, cette histoire de vote électronique, il faut arrêter ça et revenir au moins au dépouillement manuel. Pour que les gens raccrochent un peu… Je pense que malheureusement ce n’est pas l’objectif. L’objectif de ceux qui nous dirigent, c’est de tenir en force ou peut-être ont-ils anticipé ce qui est train de se passer et que, finalement, cette crise sert une sorte de « guerre civile » qui leur profiterait ? En fait, la révolution, c’est Internet ! Lorsque Roger Cukierman (président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France, ndlr) essaye de m’interdire de  communiquer sur Internet, on sent bien que c’est par là que ça se passe. C’est par la toile que des millions de gens vont se rassembler et puis vont mener des actions de résistance. La révolution ? Oui, on s’en rapproche… J’ignore si on peut les qualifier de « révolutionnaires », mais on a vu qu’au départ des printemps arabes, il y avait les réseaux sociaux. La France et l’Europe n’échapperont pas à cette libération-là. En tout cas, j’y crois !

FDC : Dans le même film, vous estimiez que « les médias travaillent à leur propre disparition ». Vous persistez aujourd’hui ?

D. : Oui, il n’étaient déjà pas en forme en 2009, mais alors aujourd’hui … Je suis certainement un élément révélateur : il y a quelques années mes vidéos postées sur Youtube faisaient 100.000 ou 200.000 vues ; aujourd’hui, on dépasse le million voire plus de deux millions. En termes de visibilité, je dépasse donc certaines émissions du service public. Ce qui est amusant d’ailleurs, car les responsables de ces émissions viennent désormais me voir pour me proposer de faire des choses (rire).  Encore dernièrement, c’était Complément d’enquête (France 2). Je leur ai répondu ceci : « Venez avec vos caméras et moi, j’aurais les miennes. Vous me posez les questions que vous voulez ; moi, je vous pose les questions que je veux et puis : chacun fait son programme !». Évidemment, ils ont refusé. En conséquence, j’ai décliné toute interview et leur ai interdit l’accès à mon théâtre. Mais les responsables de ce média traditionnel ont quand même envoyé leurs journalistes filmer mon spectacle en cachette. Ils se sont fait passer pour des spectateurs, ont payé leur billet pour mieux voler des images et les recéler. Donc, j’ai mis mes avocats sur le coup et j’ai déposé plainte … Non seulement ces médias de l’ancien système s’effondrent mais en plus, ils sont fiers de leurs méthodes de voyous. Si je faisais la moitié du quart de ce que fait France 2 en volant des images, j’aurais déjà le parquet de Paris sur le dos !

 

A l’instar d’un sondage de l’hebdo Le Point, les résultats du quotidien Le Parisien dégage une nette majorité désapprouvant l’éventuelle interdiction des spectacles de Dieudonné.

FDC : De 2003 à 2012, vous acceptiez les demandes d’interviews des médias traditionnels: désormais, vous refusez de parler aux journalistes français ?

D. : Oui, je n’ai plus aucun intérêt à les aider dans leur entreprise. Mes salles de spectacle sont pleines ; je communique avec des millions de personnes grâce à d’autres réseaux. Pour moi, ils n’existent plus : je n’ai aucune raison de collaborer avec eux. Donc, quand ils viennent me voir, ils passent au guichet comme les autres. C’est 35 € la place ou moins, ça dépend s’ils ont une réduction : à priori, ils ne sont pas encore chômeurs, mais ils pourraient le devenir assez rapidement …

C’est vrai qu’ils n’apprécient pas trop ma façon de voir le journalisme parce que, selon moi, le seul journalisme qui vaille aujourd’hui est celui d’Internet. Il faut évidemment le professionnaliser pour qu’il devienne une activité normale et rentable pour ceux qui fournissent ce travail. C’est en train de se mettre en place même si c’est un peu long. Lorsque cet objectif sera atteint, je pense que ça va libérer beaucoup de journalistes du joug de ces rédacteurs en chef qui ne sont que des marionnettes du système en place.

A l’image de Benoît Duquesne, le rédacteur en chef de Complément d’enquête. Je l’ai eu au téléphone pendant environ 30 minutes, avant la diffusion de son émission (le 19 décembre, ndlr). Il m’a dit qu’il voulait bien m’inviter en plateau. Ce à quoi j’ai répondu : « Tout ce qui est montage ne m’intéresse pas ». Si ce n’est pas en direct, je n’y vais pas ! Ou alors, c’est la réciprocité : ils me filment ; mes caméras les filment et puis chacun fait son émission. Duquesne m’a alors dispensé « une leçon de journalisme, d’honnêteté et d’intégrité ». A la fin, je lui demande quel est mon intérêt de passer dans son émission ? Là, il me répond : « Eh bien, vous passerez dans une émission de qualité. C’est vrai que vous n’avez pas besoin de nous, Dieudonné – j’en suis parfaitement conscient ! -, mais il s’agit quand même d’une émission qui possède une aura de prestige et de sérieux dans sa réalisation » …

Il a donc essayé de se faire le commercial de son imposture. Non seulement, cet homme est un menteur mais il ignore qu’il appartient à un système en train de disparaître. Il est obligé, pour exister, d’envoyer une de ses équipes dans mon théâtre afin de voler des images parce que l’opinion  publique se trouve là ! Elle ne le regarde plus ! En me mentant de manière outrancière au téléphone, en venant chaparder quelques images, l’attitude  de cet homme est hallucinante.

Sans doute que Duquesne a l’impression d’avoir fabriqué un message, d’avoir répondu à une commande, mais comme d’habitude, ça va se retourner contre eux. Sur le propre site de l’émission, la plupart des internautes l’insultent, lui et ses journalistes …  Ils ont tellement quitté le sens de la réalité ; ils sont sur le terrain du mensonge et ne retrouvent plus leur chemin.

Après la représentation de Foxtrot à Saint-Etienne, le quotidien Le Progrès a vu dans ce spectacle « un résultat d’une richesse incontestable, portée par une maîtrise du rythme, des mots et de la scène ».

FDC : En parlant d’insultes : avez-vous des nouvelles de notre compatriote Myriam Leroy ?

D. : Pour ce qui est du spectacle humoristique, le public est derrière moi. Sans publicité, sans promotion, je remplis autant que les stars du système du show-business. Sur un plan purement professionnel, c’est se tirer une balle dans le pied que de m’en mettre une. Alors, la pauvre Myriam Leroy…  La « stagiaire » qu’on envoie au front : je ne lui ai rien demandé. Bon, j’ai tenté d’être le plus délicat possible, même si … je devais lui balancer une petite crotte de nez dans sa face parce qu’elle s’était lâchée. Elle a voulu se frotter au jeu de l’humour et c’est un métier qui est quand même difficile. Cela fait presque trois dizaines d’années que je le pratique et je dois dire qu’elle aurait dû être plus prudente dans son approche. La scène, jouer dans des autocars, dans des champs, pendant des années, c’est une expérience qu’elle n’a pas … Parce qu’elle avait intégré une enseigne, Canal +, elle a cru qu’elle pouvait se permettre un tas de choses : elle a été rattrapée par la réalité ! Elle s’est aperçue qu’elle n’avait pas le niveau nécessaire pour pouvoir amuser sur un sujet qui est drôle, certes, mais il faut aussi avoir le talent pour le mettre en scène. C’était très très lamentable ce qu’elle a pu faire et je crois qu’elle doit le regretter aujourd’hui.

FDC : Estimez-vous être un « pionnier » dans votre secteur : soit un artiste qui, par son travail et Internet, peut vivre de son art sans passer par la médiatisation positive des médias ?

D : Je m’aperçois de cela … Le système avait organisé quelques défenses qui aboutissaient, d’une certaine façon, à une séparation entre le monde du sérieux et celui de la dérision. Il y a d’abord eu Coluche qui a fait un peu trembler le premier monde. De par son investissement dans le champ politique qui a suscité un engouement. Malgré qu’il était complètement encadré par le système, Coluche a eu envie de s’amuser à un moment donné et il leur a fait peur… Après lui, se sont ouvertes les vannes du one-man-show, du spectacle humoristique et d’autres artistes ont pu s’exprimer. La grande différence avec Coluche et Desproges, c’est que je n’aurais pas « leur distanciation ». C’est ce que m’a reproché le dernier juge que j’ai vu. Ce magistrat à qui je faisais visiblement peur me parlait ensuite de « distanciation » (rire). Oui, au plus profond de lui-même, cet homme a peur de ce qui est en train de se passer et, effectivement, certaines personnes ont peur de moi…

Mais pour revenir à votre question, les tenants du système n’avaient pas vu que la sacralité du sérieux allait fondre comme neige au soleil, qu’allait apparaître une expression de la vérité qu’ils ne maîtrisaient absolument pas : l’humour. Drapés dans une posture historique, scientifique, professorale, ils nous expliquent qu’ils ont raison, que ce sont des gens sérieux et que le reste n’est que bouffonnerie. En fait, Ils n’ont pas vu que par la bouffonnerie arrivait l’expression de la vérité. Contre laquelle ils n’ont pas d’armes parce qu’ils ne sont pas drôles et n’arrivent pas à l’être. Souvent , certains disent : « la quenelle, ce n’est pas drôle : c’est vulgaire ! ». Or, d’une part, la vulgarité n’est pas le problème, d’autre part, pour certains comme Romain, la quenelle, c’est quelque chose de fort, de mystique. Contre ça, ils n’ont pas d’armes.

La grossièreté, c’est eux. La vraie vulgarité, aujourd’hui, elle est en cols blancs et  cravates. Elle parle bien, avec des mots ampoulés, parfaitement ciselés, mais il n’y a que du caca qui sort de ces idées. C’est-à-dire la supercherie, le mensonge, le vol, l’escroquerie. Ils ont un Dieu : l’argent. Et leur objectif est d’intégrer une sphère, une élite richissime, vivre entre eux tout en continuant à exploiter une partie de la population. Mais ils n’avaient pas anticipé la force du rire : la quenelle est un phénomène qui vient du rire, de la bouffonnerie. Même si c’est « je te la mets dans le cul », la quenelle ne sera jamais plus vulgaire que le discours de François Hollande, de Nicolas Sarkozy ou de ceux d’avant et de ceux d’après. La vraie vulgarité est démasquée par cette vulgarité potache et ils sont piégés.

FDC : Dans votre dernier spectacle, vous déconseillez pourtant à votre fils d’entreprendre une carrière d’humoriste ; vous dites que « l’humour n’a plus d’avenir » et que vous vous « y employez tous les jours » … 

D. : Je pense qu’à un moment donné lorsque le rire se rapproche du soleil de la vérité, eh bien, celui-ci illumine … Je parlais de Coluche, qui a carrément amené l’humour aux élections présidentielles ; moi, dans ce bâton de relais qu’on se donne, j’amène le rire jusqu’aux portes de la raison. C’est-à-dire que « nous » sommes la raison et « le sérieux » n’était pas raisonnable. Ceux qui le représentent n’étaient pas raisonnables, regardez où ils nous ont conduit ; avec leurs règles et leurs dogmes extrêmement sérieux, regardez ce qu’ils ont fait de nous …  Tout se recoupe, notamment lorsqu’on discute avec des gens qui ont la foi, je pense que Jésus comme le Prophète de l’Islam avaient de l’humour. C’était des hommes qui souriaient. Des personnes qui avaient une paix intérieure qui leur permettait d’avoir un sourire permanent sur la vie et sur les gens. Ce sourire est l’origine du rire. Même si le rire est une outrance, une forme un peu excessive du sourire. Quand je dis à mon fils que « c’est bientôt fini », j’estime qu’on va passer du rire au sourire. Et on va enfin, tous ensemble, sourire sur ce qui est vrai et ce qui est faux.

FDC : Depuis dix ans, vous avez connu divers détracteurs, y compris violents, qui vous ont agressé ainsi que certains de vos spectateurs et récemment votre régisseur Jacky. Aujourd’hui, des hackers ont piraté votre site, divulgué l’identité et les coordonnées des abonnés comme des personnes qui vous ont envoyé leurs photos de « quenelles » … Votre sentiment là-dessus ?

D. :  J’ai effectivement eu droit à tout l’éventail des pressions possibles. On s’en est pris à moi verbalement, physiquement, médiatiquement, politiquement, judiciairement et fiscalement. Ici, avec ces hackers, l’idée est de faire peur aux gens qui pourraient adhérer au mouvement de pensées que je sers, qui m’anime et pour lequel je travaille. Je crois qu’ils se trompent. Après m’avoir diabolisé, ils vont tenter de diaboliser les gens qui, comme moi, ont décidé de se libérer. Puisque, sur le terrain du raisonnement, ils n’ont plus aucun argument : ils ressortent les fouets ! En fait, les esclavagistes et leurs sbires retrouvent leur nature. Ils étaient parvenus à nous faire croire que l’esclavage n’existait plus : on étaient devenus de sages consommateurs. Puis, on s’est dit : «  on va rire, quand même ». Ils nous ont répondu : « Non, on ne peut plus rire ! ». Alors, on s’est dit : « la vie ne mérite pas d’être vécue sans le rire » et donc, nous, on va continuer à rire. La quenelle est devenu notre signe de ralliement et on s’évade de notre « champs de cannes à sucre »; à savoir, ce champs de la pensée dans lequel on nous avait enfermé. Alors, évidemment, ils vont rattraper quelques esclaves et les punir. Comme ils m’ont puni. Je leur ai craché à la gueule et continuerai à le faire. D’autres feront pareil, d’autres abandonneront et il y en a qui diront : « pardon, maître ! »…

Même en Suisse, deux pompiers genevois ont fait l’objet d’une enquête pour avoir effectuer « la provoc qui ne passe pas ».

FDC : Que dites-vous à ces citoyens qui ont peur, à ceux qui ont déjà perdu leur travail pour avoir été pris en photo en train de faire « une quenelle » ?

D. : Vous êtes des héros ! Voilà ce que je leur dis. Vous êtes en train d’écrire l’Histoire et cela ne se fait pas sans certaines pressions. Les résistants français ont éprouvé les mêmes techniques de délation et, pour eux, ça pouvait se terminer de façon beaucoup plus dramatique … Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, nous a prévenu de ce qu’il allait mettre en œuvre. On essaye de nous faire croire que nous avons affaire à de petits pirates. Or, un hacker isolé n’a pas accès à France Info et n’y parle pas avec une voix cryptée ! Si les Autorités, notamment le parquet de Paris, faisaient réellement leur travail, ce délinquant serait déjà intercepté pour avoir commis un acte totalement illégal. Le hacking, c’est du cambriolage, du vol de données ! Mais non, on voit que c’est tout le contraire qui se passe … Attendons un petit peu : on va voir si ce hacker ne va pas être invité chez Drucker, se présenter aux élections ou encore devenir ministre de la Communication (rire). En réalité, c’est la politique israélienne qui donne le « la ». On est dans une société qui se cale sur un racisme officiel et revendiqué issu de « la seule démocratie du Moyen-Orient ». On l’a bien vu avec François Hollande qui est allé se prosterner et s’agenouiller là-bas… A partir du moment où Israël définit une « démocratie » plus dure, plus violente, avec un peuple qui doit rester sur cette terre et un autre qui doit disparaître, cela doit s’appliquer ici, en France…

FDC : Vous avez récemment déposé la marque de « la quenelle » et…

D. : Non, c’est une déformation mensongère relayée partout, encore une fois à dessein. A l’origine, la quenelle est un plat traditionnel français. Déposer ce terme n’a donc pas plus de sens que de déposer les mots « crêpes » ou « choucroute ». Par contre, lorsque vous voulez déposer un projet à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle, ndlr) ce qui est effectivement mon cas, vous avez une liste d’une trentaine de catégories. Notre équipe a déposé deux projets bien précis sous deux de ces catégories. Et si vous ne faites pas ce dépôt vous ne pouvez pas réaliser votre projet… Mais le mot « quenelle » n’ a pas été déposé comme marque : c’est impossible, ça n’a pas sens et ne veut rien dire.

FDC : Dans une de vos vidéos, vous avez affirmé : « La quenelle me dépasse ; elle ne m’appartient plus ». Ensuite, la presse annonce que vous auriez déposé le mot dans un but commercial : aucun démenti de votre part. Beaucoup y ont vu une contradiction sinon un double discours …

D. : Non, non, il y aura une belle surprise… Mais on attend début 2014. Là, vous en saurez plus. Bon, on a déposé les termes « Quenelle + ». Ce sera le titre d’une émission que je vais animer et vous aurez la surprise de découvrir où et sur quel support. Pour le second projet, c’est également très drôle, ça devrait bien fonctionner et plaire à pas mal de gens. Patience : en 2014, vous en saurez plus …

En réalité, autour de ce dépôt, il y a eu une volonté d’essayer de ternir la dynamique de la quenelle. En n’en réduisant les motivations à une question d’argent. Là-dessus, je suis assez à l’aise : si j’avais vraiment voulu gagner beaucoup d’argent, j’aurais fait comme Gad Elmaleh ou Dany Boon

L’argent n’a jamais été le moteur de mon travail. C’est amusant de voir les marchands du temple essayer de me discréditer ou de me salir en parlant d’argent, de leur argent … C’est un problème schizophrénique : Dieudonné est comme eux : « Il aime l’argent !» et à la fois : « Il vaut casser la société et le système !» … Faudrait savoir (rire) ?! Si je voulais être un chef d’entreprise, spéculer au Cac 40 et être un « fou du fric », je serais alors « respectable », me semble-t-il ? Non, si je ne suis pas respectable à leurs yeux – ce que je peux tout à fait comprendre -, c’est justement parce que l’argent n’a aucune valeur pour moi. Attention : je ne suis pas stupide et sais m’en servir ! Mais je n’ai jamais été le serviteur de cette chose.

Le fameux « mur des cons » épinglant des personnalités (dont l’humoriste entouré en rouge) dans le hall du Syndicat de la magistrature de Paris.

FDC : Vous en êtes à six condamnations judiciaires. Le Monde estime que vous ne payerez probablement pas vos amendes, car vous voulez aller en prison : vous confirmez ?

D. : Oui, je veux y aller !  Ces procès n’ont pas de sens de toute façon … Je me souviens d’une phrase d’Alain Jakubowicz (président de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme, ndlr) qui avait dit  lors d’un de mes procès : « De toute façon, les médias l’ont condamné : la justice devra suivre ! ». Pour lui, c’est clair : ce sont les médias qui jugent et déterminent. La pression qui est mise sur les magistrats est énorme. En outre, tous ceux qui me jugent à Paris appartiennent au Syndicat de la magistrature. Or, l’année dernière, un journaliste a divulgué que dans le hall de ce Syndicat existait un « mur des cons » où, entre autres, il y avait ma photo dessus ! Je suis donc jugé par des personnes qui appartiennent à un Syndicat où ma photo est épinglée sur un « mur des cons » : c’est un peu étonnant en termes d’objectivité et de neutralité…

FDC : Depuis dix ans, vous êtes accusé de racisme anti-juifs : où en êtes-vous aujourd’hui avec le racisme ? Voulez-vous encore le combattre ou seulement en rire ?

D. : Le racisme est aujourd’hui un argument politique. Moi, j’ai une mère bretonne, un père camerounais, une femme blanche et des enfants de toutes les couleurs. Le concept de races m’est quand même particulièrement étranger. Mais d’accord : je peux être considéré comme « raciste » par certaines personnes. Alors, envers qui serais-je « raciste » ? En fait, selon ces gens, je serais plutôt antisémite, j’aurais une haine particulière envers des gens qui seraient adeptes du Judaïsme, je serais donc très critique à l’endroit d’une religion ? C’est vrai que je suis très critique sur la notion de « peuple élu » mais je n’en veux pas aux adeptes de cette religion. Je dis simplement  que je suis très critique sur cette façon de voir : c’est une très mauvaise façon d’avancer ensemble ! Et le communautarisme exacerbé me paraît dangereux. Lorsque ces deux notions mises bout à bout donnent le Crif (Conseil Représentatif des Institutions juives de France, ndlr), on a une France qui … Je pense que c’est important de combattre le communautarisme ! Et si l’on vous considère comme « raciste » parce que vous vous attaquez au communautarisme, eh bien, tant pis ! Ce qui ne signifie pas que je développe des raisonnements fondés sur une crainte des personnes qui ont les yeux plissés, le nez pointu ou les cheveux roux. Non, profondément ! Je ne raisonne pas comme ça.

FDC : Beaucoup – dont votre ex-collaborateur Ahmed Moualek – s’interrogent ou fustigent votre compagnonnage avec Alain Soral, polémiste racialiste : que fait Dieudonné avec Soral ?

D. : Oui, on a fait un bout de chemin ensemble et nous sommes encore côte à côte. C’est une rencontre qui date d’une dizaine d’années. Il ne m’a personnellement jamais déçu et a toujours été un homme de parole, d’honneur. Nous venons d’univers très différents, comme il l’a dit récemment dans une vidéo (BFMTV – ERTV). Nous ne sommes pas « amis » au sens où on va manger chez l’un ou chez l’autre. Néanmoins, nous participons chacun à écrire une page de l’histoire de ce pays…

FDC : Dans cette vidéo , Soral s’estime « Français de souche » et vous qualifie de « Français de branche »: ça ne vous dérange pas ?

D. : Tout se discute et je pense que le soleil passe par les branches… On est complémentaire et ça ne me dérange pas d’être vu comme un Français  de branche.

FDC : Lorsque Soral fait cette distinction, il établit aussi une hiérarchisation…

D. : Si, dans son esprit, il y a une hiérarchisation, si c’est plus important d’être « de souche » que « de branche », c’est son problème ! Pour moi, ce n’est pas le cas : nous sommes complémentaires. Mais je dois dire que je suis aussi Camerounais. C’est comme ça. Mon père, mon grand-père et mon arrière-grand-père sont enterrés là-bas. J’ai la moitié de ma famille qui vit au Cameroun; j’aime y aller et m’y sens chez moi. Donc, cela ne me dérange pas de discuter avec des personnes qui me disent que je suis « Français de branche ». J’ai également des racines françaises profondes, bretonnes par ma mère. J’ai aussi des « souches » bretonnes…

FDC : Vous êtes donc Français « de souche » et « de branche » : pourquoi reprenez-vous ces qualificatifs inutiles, sauf pour ceux qui veulent établir une hiérarchie ?

D. : Oui, je suis de souche et de branche. Et je pense que cette expression de Soral amène effectivement un débat. Il serait là, on pourrait en parler…  Je comprends en même temps : l’un de mes deux parents n’est pas Français et ce n’est pas un problème pour moi : c’est une grande richesse ! Sans cela, je n’aurais pas eu accès à ce peuple extraordinaire et merveilleux qu’est le peuple béti dont je suis l’enfant. Alors, quand Soral me qualifie de cette expression, il me rappelle que, oui, je suis : « Evratang enam M’Bala » ! Et ça me fait très plaisir.

FDC : Comment voulez-vous faire croire que vous n’êtes pas raciste en vous associant à un leader d’opinion qui a tenu des propos anti-juifs et négrophobes ?

D : En fait, sur Soral, il est important d’accepter l’idée qu’il est bon de ne plus s’opposer. Que ce soit « la souche » ou « la branche », ce qui compte, c’est l’arbre, c’est la France !  Avec ce que nous avons construit chacun dans notre spécialité, on a rassemblé un spectre plus large. Il est beaucoup plus compliqué de détruire ce que nous avons construit tous les deux que d’anéantir un individu, seul, avec une histoire. Tout est fait pour que chacun reste « chez soi » et il était plus facile de mettre Soral dans la case du « nazi » et moi dans celle de « l’islamo-bamboula ». Notre association nous a rendu plus forts contre cela. Et l’un et l’autre. Et a contribué à rendre plus forte cette révolution qui se met en marche… Il y a des gens qui continueront à penser qu’Alain est un raciste ou un racialiste. Comme du côté de Soral, il y a des personnes qui continueront à penser que je suis anti-blancs. Peu importe. Je crois qu’on a réussi à mettre en marche quelque chose. Dans un combat aussi important, il faut parvenir à faire abstraction de certaines différences et nous, on a réussi à le faire, à montrer que c’était possible.

FDC : Soral est aussi qualifié de « girouette ». Avant-hier, marxiste, hier au FN, antisioniste sur votre liste en 2009, il se dit aujourd’hui « national-socialiste », puis déclare que vous et lui êtes « la France Black-Blancs-Beurs » ; il a récupéré la quenelle durant des années mais veut aujourd’hui labelliser à son compte le « bras d’honneur », un geste « très français sans ambiguïté », pour « ne pas effrayer les juifs honnêtes du quotidien » … Difficile à suivre, non ?

D. : Une aventure est faite de rebondissements, de doutes, d’hésitations, mais on peut juger une personne sur l’entièreté du parcours. Et je pense qu’Alain fait partie de ces rares « Français de souche », comme il dit, à être monté sur la liste antisioniste de manière aussi frontale. Je n’en connais pas d’autres. Il a une histoire, certes, et a eu dans son environnement des gens qui pensent qu’il existe « une race noire inférieure » ; comme j’ai eu aussi dans mon environnement des gens qui pensent que « tous les blancs sont finalement des esclavagistes en puissance ». Or, il faut que tout le monde comprenne bien que notre émancipation, on la réalisera tous ensemble. C’est dans cette division que l’Empire et nos élites existent et perdurent. Il est donc très important de se rassembler. Malgré toutes les différences et les choses qui passent, ce qu’on a réussi à faire avec Alain, c’est quelque chose qui marquera l’Histoire. Parce que ce n’était pas dans le programme. Qu’on puisse se rencontrer, se parler et faire ce qu’on a fait : ce n’était pas écrit et on a réussi à le faire.

En avril 2013, à Rennes, 3000 personnes étaient venues acclamer l’humoriste controversé.

FDC : Que vous inspire le fait que Marine Le Pen (FN) a jugé que la quenelle n’était pas « une chose sérieuse  » ?

D. : Je pense qu’elle répond de manière politique. Elle dirige une entreprise politique, c’est son activité professionnelle. Néanmoins, elle a fait les choses relativement proprement : c’est le « service minimum ». D’ailleurs, ça lui a été reproché, car il est de bon ton de condamner la quenelle, de manière claire et instantanée. Alors, remettre la quenelle dans le champ du burlesque et de l’humour, bon, c’est finalement l’origine du geste. Maintenant, je pourrais lui répondre : « Vous parlez de sérieux, Marine Le Pen, croyez-vous vraiment que les gens pensent que la politique est exercée par des gens sérieux ? Vous prennent-ils au sérieux ? Ou est le sérieux dans la société dans laquelle nous vivons ? ». Nous dire que la quenelle, ça n’est pas sérieux, certes, mais c’est assumé ! Mais vous, Marine Le Pen, votre parti et ce que vous faites,  c’est sérieux ?

FDC : Par contre, avec certaines réserves, Tariq Ramadan soutient le geste qui, selon lui, signifie : « Cessez de nous prendre pour des imbéciles, nous ne nous laisserons ni manipuler ni faire !  »…

D. : Cela ne m’étonne pas. J’ai toujours eu un rapport très fraternel avec Tariq Ramadan. Il y a un lien qui dépasse le champ politique. Chez lui, il y a une compréhension de cette société qui est … Depuis toujours, il fait partie de ces personnes avec qui j’ai un excellent rapport, sans trop se parler, et même si les années passent avant qu’on ne se revoie. J’ai adoré sa définition de la quenelle qui, en même temps, lui correspond bien. Je vous parlais de celle de Romain, celle de Tariq me va. Mais ce n’est même plus à moi d’en juger. La quenelle, effectivement, ne m’appartient plus, de même que cette révolution : j’en suis un serviteur. Contrairement à ce que certains essayent de faire croire avec cette histoire de dépôt de marque, je ne suis pas un gourou ni un leader politique. D’une part, parce que je suis inéligible et, d’autre part, parce que je n’en ai aucune envie : je suis un humoriste !

FDC : Vous êtes inéligible ? Depuis quand et sur base de quel motif ?

D. : C’est tombé en mai dernier : je suis inéligible pour trois ans. On ne peut donc pas me dire que je suis un homme politique : je suis moins qu’un homme politique puisque je suis moins qu’un citoyen : je n’ai plus le droit de me présenter à une élection. Le Conseil constitutionnel a déclaré que je n’avais pas remis les comptes   (de campagne de la liste antisioniste, ndlr) dans le délai autorisé. La réalité, c’est que la personne qui devait remettre les comptes est tombée malade et a été hospitalisée. Celle-ci n’a effectivement pas respecté les délais. L’usage veut qu’avec ce type d’excuse médicale, on accorde une certaine tolérance … Ici, non : c’était pratique de pouvoir se saisir de cet élément pour m’écarter du champ politique pour les trois prochaines années.

Selon Dieudonné, Mamadou Sakho, le buteur de la qualification de l’équipe de France pour le Mondial 2014, a bel et bien été « piégé » … Mais par le service de communication du footballeur.

FDC : Au lendemain de la qualification inattendue de l’équipe de France de foot pour la Coupe du monde 2014, grâce aux 2 buts de Mamadou Sakho devenu « héros national », vous avez diffusé une photo de ce joueur faisant avec vous une quenelle. D’aucuns estiment que vous avez instrumentalisé Sakho et l’avez, quelque part, « mis dans la merde » …

D. : Cette perception, c’est si l’on juge que je devrais prendre en considération le fait que je suis une personne justement diabolisée parce que dangereuse. Or, je ne me considère pas comme ça et Mamadou Sakho est venu amicalement voir mon spectacle – je ne lui ai pas demandé de le faire. Il vient ensuite amicalement me saluer dans ma loge. Et, de manière spontanée, on me demande à faire une photo avec lui et sa compagne. Et hop, on fait une quenelle ! Je ne sais même plus si c’est une idée collective ou si c’est Sakho qui l’a demandé. Mais tout cela s’est déroulé de façon spontanée et sans contraindre qui que ce soit. Comme avec Tony Parker, Teddy Riner et plein d’autres qui sont venus faire des quenelles dans ma loge ! Oui, Sakho est venu me voir et j’ai trouvé que ce n’était pas gênant de diffuser cette photo.

En plus, je viens d’apprendre aujourd’hui même (le 21 décembre 2013, ndlr) que c’est un service de communication qui a écrit « sa réponse » sur twitter : « Je me suis fait piéger ». Donc, ils ont parlé à la place de Mamadou Sakho ! Or, à l’évidence, Sakho ne s’est pas fait piéger et cette réponse est évidemment un problème. Qui dit « piégé » dit que Sakho ne savait pas qu’il faisait une quenelle, après avoir vu mon spectacle où je parle de ça pendant 1h20 …

Bref, si on vient après dans ma loge faire une quenelle avec moi, c’est en toute connaissance de cause. Aujourd’hui, je crois comprendre qu’il a bien été piégé, mais pas par moi : par son service de communication… Je lui souhaite maintenant de devenir un excellent sportif. À la fois sur le plan technique et du jeu – comme c’est le cas actuellement – mais  également dans la vie, sur le plan des valeurs. Il a aussi un rôle à jouer dans l’émancipation de tous ces gens qui réclament justice et vérité. Mais lui plus que d’autres. Parce que cela m’a été rapporté, beaucoup, dans son environnement, lui ont dit : « Mais non, Mamadou, tu ne t’es pas fait piéger : on fait tous la quenelle à la maison ! Et chez toi ? On ne fait pas la quenelle ? ». Ben évidemment, chez Mamadou, à la maison, on fait tous la quenelle, je sais ! (rire). Il faut désormais qu’il devienne plus imperméable aux pressions, tout en restant ce sportif de très haut niveau…

Le 7 novembre 2013, le quotidien belge La Dernière Heure annonçait l’abandon par le parquet de Bruxelles des poursuites contre Dieudonné pour « propos antisémites et incitation à la haine raciale ».

FDC : La dernière fois que vous êtes venu à Bruxelles, il y avait 200 policiers  pour censurer manu militari votre spectacle, sur ordre du Bourgmestre de l’époque, Freddy Thielemans … Où en est le dossier judiciaire ?

D. : Mes avocats belges, Me Courtoy et Me Laquais ont fait un excellent travail ! La dernière étape remarquée de ce dossier fût l’abandon des poursuites contre moi par le parquet de Bruxelles. Mais bien sûr : aucun article en France ! Néanmoins, c’est une affaire qui risque de devenir une affaire d’État. Lorsqu’on va s’apercevoir que l’action de la police était illégale, il va falloir des responsables.  Qui a donné cet ordre illégal ? Comment ? Pourquoi ? Soit les motivations précises de cette action de censure. Pour les Belges, ça va être un débat important et intéressant de société.

FDC : Allez-vous revenir vous produire à Bruxelles ?

D. : On va tout faire pour revenir jouer en 2014 … C’est toujours un problème de censure et de pressions. C’est uniquement ça ! Autrement, je serais déjà revenu jouer depuis longtemps. C’est un des publics que j’adore et c’est à côté de Paris, en plus…

FDC : Au niveau idéologique et politique, avez-vous conscience que vous ne pouvez l’emporter dans le rapport de force avec les lobbies français pro-israéliens (Licra, Crif, AIPAC) et l’État d’Israël ?

D. : Il est clair que, sur papier, le combat pour l’émancipation de l’esclave est un combat perdu d’avance. Mais c’est la raison pour laquelle il doit être mené ! Peu importe : le but, c’est l’état d’esprit dans lequel on accomplit le parcours. Il s’agit de se libérer. Même si la libération intervient quelques générations plus tard. Au moins, on se sera inscrit dans ce chemin-là.

Source: http://www.femmesdechambre.be/dieudonne-je-veux-aller-en-prison/

 

 

Intervention française coloniale en Centrafrique: Un trouffion français arbore un écusson portant une devise nazie sur son uniforme…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, presse et média, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on décembre 23, 2013 by Résistance 71

Le vrai visage du colonialisme quel qu’il soit… 

~ Résistance 71 ~

 

Un soldat français arbore une devise nazie sur son uniforme en Centrafrique

 

Opex 360

 

21 décembre 2013

 

url de l’article:

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-13670.html

 

Peu au fait de l’histoire militaire française (les hussards de la mort de Kellermann lors de la Révolution ou encore l’insigne peint sur l’avion de Nungesser lors de la Grande Guerre), le quotidien Libération s’en était indigné.

“L’image devient d’un coup violente, le message que l’homme véhicule est très clair : je suis venu apporter la mort”, avait-il  écrit, en janvier dernier, au sujet du légionnaire photographié au Mali avec un foulard à tête de mort.

Serval a eu sa polémique. Sangaris en a une également. Sauf que cette fois, l’affaire de ce militaire français photographié arborant un insigne d’épaule sur lequel est écrit “Meine Ehre heißt Treue” (“Mon honneur s’appelle fidélité”), c’est à dire la devise des waffen SS, sur un fond tricolore, est d’une toute autre nature.

Qui plus est, ce cliché a été diffusé sur la page Facebook de l’Etat-major des armées (EMA), avant d’en être retirée… après avoir été repérée par BFM TV. Honnêtement, il fallait avoir l’oeil affûté pour remarquer cette devise nazie sur le patch en question… lequel ne pouvait qu’attirer l’attention étant donné qu’il n’est nullement règlementaire.

“C’est une affaire qui est entre les mains du commandement sur le terrain, aucune sanction n’a encore été prise”, a commenté le colonel Gilles Jaron, le porte-parole de l’EMA, interrogé par la chaîne d’informations. “Ce qui est dramatique, c’est que ça ternisse l’image d’une institution qui condamne cela. C’est absolument inadmissible au moment où les hommes sont engagés dans une situation extrêmement difficile”, a-t-il ajouté.

Joint par le Huffington Post, le colonel Jaron a précisé que “la photo a été postée le 19 décembre sur Facebook. Il est apparu ensuite que le soldat arborait un insigne d’épaule qui n’appartient pas à l’uniforme de l’armée française et véhiculant une idéologie que nous condamnons sans équivoque”. Et d’ajouter : “Dès que ce soldat aura été identifié, il sera immédiatement suspendu”.

Escroquerie de la "guerre contre le terrorisme": Un ponte d’Human Rights Watch (CIA) financier d’Al Qaïda (Al CIAda)…

Posted in actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on décembre 21, 2013 by Résistance 71

L’Al Qaïda de la CIA découverte dans l’association Human Rights Watch de la… CIA

 

Kurt Nimmo

 

20 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/cias-al-qaeda-discovered-in-cias-human-rights-watch/

 

~ Résistance 71 ~

 

Pas sûr de savoir oû le journaliste David Frum veut en venir avec ceci:

(traduction de tweets):

“Un activiste qui travaillait de manière intime pour Human Rights Watch faisait un doublon en tant que financier d’Al Qaïda ~ Terroriste pour les droits de l’Homme ~ Le gouvernement américain a dit cette semaine que le patron d’une ONG des droits de l’Homme, travaillant pour des prisonniers politiques islamistes, était aussi un financier pour Al Qaïda.”

A la fois l’ONG Human Rights Watch et Al Qaïda sont des opérations de la CIA. Human Rights Watch est financée par la notoire Fondation Ford (NdT: intérêts Rockefeller, la FF est gérée depuis des lustres par des cadres de l’empire Rockefeller) et est aussi financièrement soutenue par le milliardaire mondialiste George Soros.

Dans les années 1950, le bankster John McCloy (NdT: fiduciaire de la Fondation Rockefeller de 1946 à 1949 et président de la Banque Mondiale 1947-49…) fit rentrer les opérations de la Fondation Ford au sein de la CIA. “Depuis son origine, il y a eu des inter-relations très proches structurellement au niveau du personnel et aux plus hauts niveaux entre la CIA et la FF”, écrit James Petras. “La FF a développé une stratégie sophistiquée de financement des groupes militant pour les droits de l’Homme.”

La même chose s’est déroulée avec Al Qaïda, qui est 100% CIA pur sucre du bas vers le sommet. Ceci est considérée comme une théorie du complot de fêlés et ce malgré les amples preuves soutenant cette affirmation, Robin Cook, l’ancien ministre des affaires étrangères britannique, a fait cette affirmation, ainsi que l’ancien secrétaire à la défense britannique Michael Portillo, la deux fois première ministre du Pakistan Benazir Bhutto, le prince Bandar Bin Sultan d’Arabie Saoudite et des douzaines d’experts et de chercheurs universitaires.

Quoi qu’il en soit, les garde-chiourmes et universitaires de l’establishment, disent que l’idée que la CIA ait soutenu les arabes afghans et les moudjahidines, qui devinrent ensuite Al Qaïda et les Talibans est total non-sens et “pure fantaisie”, simplement “un mythe populaire”. Allez voir le lien sur Wikipedia sur la controverse (http://en.wikipedia.org/wiki/CIA–al-Qaeda_controversy#Opposing_view ). Beaucoup de personnes y sont citées comme le journaliste de CNN Peter Bergen, qui est en conflit d’intérêt avec le narratif sur Al Qaïda.

Quant à Frum, le Canadien a littéralement construit sa carrière en diffusant le narratif officiel sur Al Qaïda en y apportant en plus le fameux “axe du diable”, avec cette idée que l’Iran, la Corée du Nord et pathétiquement l’Irak, construisaient des armes nucléaires pour les utiliser contre nous, les amoureux de la paix et de la liberté. Cet axe suspicieux s’il en est, fut utilisé en partie pour pousser à l’invasion de l’Irak et ultimement pour massacrer plus d’un millions d’Irakiens.

Il est certainement très possible qu’Al Qaïda se soit frayé un chemin dans l’ONG Human Rights Watch de la CIA. Cela est parfaitement raisonable de l’envisager et fera de belles manchettes pour les néocons comme David Frum qui en salivent par avance.

 

 

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