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Nécro-agriculture: La horde malfaisante OGM (Monsanto, Syngenta, BASF, Novartis, etc…) à l’assaut de l’Afrique…

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Les multinationales des nécro-technologies à l’assaut des semenciers industriels africains

 

Dominique Guillet

 

12 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://blog.kokopelli-semences.fr/2014/10/les-multinationales-des-necro-technologies-a-lassaut-des-semenciers-industriels-africains/

 

L’Association Kokopelli vient de publier une analyse encore plus complète des Catalogues Nationaux du GNIS, en particulier en ce qui concerne les espèces de grande culture (Maïs, Orge, Soja, Tournesol, Blé et Colza) afin de mettre en valeur que seules quelques multinationales des nécro-technologies contrôlent la quasi-totalité des variétés (ou clones) inscrites dans ces catalogues. (1) Le quatrième semencier du monde, Limagrain, est en première position, dans les Catalogues Français, pour la plupart des espèces potagères et pour quelques espèces de grande culture, dont le maïs et l’orge. Ce sont, ainsi, quatre groupes qui contrôlent 60% des 1425 variétés F1 de maïs – enregistrées dans le catalogue du GNIS – dont Limagrain, Monsanto et Syngenta. Alors que nous commencions à faire circuler cette analyse, Vandana Shiva nous fit parvenir l’alerte sonnée par certaines alliances Africaines qui s’insurgent contre une nouvelle vague de rachat de semenciers Africains par les-dites multinationales, à savoir Limagrain, Monsanto, Syngenta et DuPont (Pioneer Hi-Bred).

Avant de passer en revue les derniers épisodes de cette nouvelle offensive à l’encontre de l’autonomie Africaine, il nous parait important de bien souligner que les multinationales de la semence et de l’agrochimie n’ont pas attendu de racheter les semenciers industriels Africains pour envahir le continent avec leurs technologies biocidaires. Rappelons qu’en 2004, par exemple, au Sénégal, alors que l’Association Kokopelli oeuvrait depuis plusieurs années afin de disséminer des semences de Vie et que nous tentions de briser les inerties locales (et les routines bien confortables de certaines ONGs) afin d’installer une banque de semences dans la région de Guédé, près du Fleuve Sénégal, nous avons été les témoins de la distribution de sacs de semences de maïs, par le gouvernement, qui ne portaient aucune mention d’origine, aucun nom de variété… Ces maïs croissaient fort bien mais sans produire d’épis! Il s’avéra que les paysans Sénégalais étaient vraisemblablement les cobayes, à leur insu, d’expérimentations avec des variétés de maïs transgéniques de Monsanto – variétés qualifiées subséquemment de thermo-réactives par des groupes de paysans de l’Inde qui en furent également les victimes.

Monsanto sévit en Afrique du sud depuis 1968, avec 19 herbicides homologués, et il y introduisit son Roundup vers 1975. Il est relativement facile de retracer son histoire car Monsanto n’a pas changé de nom: cette multinationale assume, sans vergogne et sans états d’âme, son image dévastée par une pléthore de scandales au fil des années: agent orange au Vietnam, hormone bovine, procès à l’encontre des paysans US, effets dévastateurs du glyphosate, corruption des hommes politiques, etc. D’autres multinationales sont plus enclines à pratiquer l’art du rideau de fumée et il est parfois difficile de s’y retrouver dans le labyrinthe des changements de dénomination, dans les fusions, dans les prises d’actions minoritaires et majoritaires, dans les partenariats… C’est le cas de Syngenta, créée en 2001, mais qui sévit, aussi depuis 1968, en Afrique du sud par exemple, avec l’un des herbicides les plus mutagènes de la planète, l’atrazine, commercialisée par Geigy, par Ciba-Geigy, par Novartis…

“Novartis”, le nouvel art en latin, à savoir, dans le cas des multinationales de la mort, l’art de mentir, de bluffer, de menacer, de corrompre, de s’affubler de logos pompeux “sciences de la vie” tout en détruisant la biosphère, tout en envoyant ses milices assassiner les paysans en Paraguay, par exemple.

Syngenta initie, ainsi, sa dynamique de rachats semencière en Afrique par une offensive en justice pour lutte contre les monopoles! On croit rêver. En effet, en 2012, Syngenta attaque devant les tribunaux (3) (au titre de la lutte anti-trust!!) pour empêcher DuPont (Pioneer Hi-Bred) d’acquérir Pannar Seed, en Afrique du sud, au prétexte que Monsanto et DuPont seront dans une situation de monopole dans ce pays – qui constitue, en fait, la source principale du business de Syngenta sur le continent Africain. Syngenta est débouté et décide de reporter ses ambitions d’envahissement de l’Afrique, un peu plus au nord, à savoir sur le Ghana, la Tanzanie, la Mozambique, la Côte d’Ivoire…

En 2012, Syngenta déclare que le marché Africain des semences, estimé à 1,5 milliard de dollars (3% du marché mondial des semences) va doubler et que le marché Africain des herbicides et autres biocides, estimé à 1 milliard de dollars (2% du marché mondial) va quadrupler dans les 10 années à venir.

En 2013, Syngenta annonce «qu’elle va acquérir MRI Seed Zambia Ltd et MRI Agro Ltd (MRI), un des leaders du développement, de la production et de la distribution de semences de maïs blanc en Zambie. Les perspectives de croissance du marché de maïs blanc sont considérables et ces cultures sont essentielles au devenir de la sécurité alimentaire de l’Afrique.» (2) Le rachat de cette compagnie semencière de Zambie est finalisé en fin d’année 2013 et il est accompagné de la litanie habituelle, de type Orwellien, des multinationales des nécro-technologies, à savoir: renforcement de la sécurité alimentaire, prospérité des petits paysans, développement durable, solutions intégrées, développement des communautés rurales, productivité accrue de 50% et plus, préservation des potentiels des sols, etc. Et sur le plan du business pur et dur, Syngenta déclare s’engager à créer un marché de l’ordre d’un milliard de dollars d’ici 2022, en Afrique, en y investissant 500 millions de dollars. On ne sait d’ailleurs pas quel type de variétés hybrides F1 de maïs distribue actuellement MRI Seed Zambia car leur site internet est en reconstruction. Il n’existe pareillement aucune information sur MRI Agro si ce n’est le fait qu’ils sont en partenariat avec USAID (le fer de lance des multinationales), ce qui est toujours une mauvaise nouvelle pour l’autonomie des peuples.

Ce rachat constitue une belle aubaine pour Syngenta car MRI est réputé posséder l’une des plus belles collections de ressources génétiques “maïs”, en Afrique, avec des variétés adaptées à des milieux tempérés, sub-tropicaux et tropicaux. Gageons qu’une partie de cette collection de maïs Africains est, aujourd’hui, bien au froid dans la morgue de Svalbard en Norvège. Les multinationales des nécro-technologies sont très friandes de ce biopiratage à grande échelle. On se rappelle que le même Syngenta tente de s’approprier, en 2002, de l’immense collection de riz de l’Université Agricole Indira Gandhi à Raipur en Inde, créée par le très respecté Professeur Richcharia: 19 000 variétés de riz traditionnels.

C’est donc en 2013 également, en juillet, que Pioneer Hi-Bred finalise son rachat de la société semencière d’Afrique du sud, Pannar Seed, après avoir convaincu les tribunaux d’Afrique du sud de sa bonne foi et de ses objectifs humanitaires. C’est selon un document interne de ces tribunaux (4) et selon les termes de Pioneer «un mouvement stratégique préventif à l’encontre de la compétition». De la compétition humanitaire, s’entend, au service de la prospérité de l’Afrique! En effet, si l’on en croit le site internet de Pioneer Hi-Bred, leur présence en Afrique n’est motivée que par le souci de bien-être des communautés rurales, le développement durable, l’éducation des jeunes, l’amélioration de la nutrition des populations…(19). Extrêmement pathétique. L’art du rideau de fumée, une nouvelle fois.

Qui est Pannar Seed (5): une entreprise créée en Afrique du sud en 1958 et qui a commencé à créer ses propres hybrides F1 de maïs dès les années 1960. Pannar se considère comme un membre important et respecté de l’industrie semencière internationale. Pannar possède plusieurs filiales dont Kombat (Afrique du sud. Agrochimiques), Pidelta (Afrique du Sud. Production de semences hybrides F1), Starke Ayres (Afrique du sud. Semences de légumes et de fleurs), Kay Star Seed/King Seed (South Dakota aux USA. Racheté en 2001) et Pau Seeds (USA. Semences de maïs. Racheté à Bayer en 2005).

Pannar Seed est considérée comme l’entreprise semencière la plus importante en Afrique avec une présence déclarée dans une vingtaine de pays du continent. Tout comme le semencier MRI, c’est une belle aubaine sur le plan du biopiratage car ce rachat confère à Pioneer Hi-Bred la main-mise sur l’une des plus vastes collections en ressources génétiques “maïs” d’Afrique – l’héritage peut-être de milliers d’années de sélections paysannes car il est quasiment certain que le maïs, en Afrique, ne date pas de Christophe Colomb.

Si l’on en juge par les photos de leur site internet, Pannar Seed pratique l’intégration raciale selon un mode que d’aucuns considéreraient quelque peu vieillot: à savoir les blancs dans les équipes de direction, et les équipes commerciales bien sûr, et les noirs dans les champs. Pas une once d’exclusivité, non plus, dans leur alliances transgéniques: Pannar Seed distibue des maïs chimériques intégrant tout autant les “événements de transformation” de Monsanto (Technologies YieldGard et Roundup Ready) que ceux de Syngenta (Technologies Agrisure de lutte contre la pyrale et de tolérance au glyphosate) ou que ceux, encore, de Pioneer (Technologies BioGene). L’universalisme génétique de Pannar va même jusqu’à intégrer la technologie Clearfield de BASF dans les variétés de tournesols hybrides F1 qu’ils créent et commercialisent en Europe et en Amérique Latine.

Rappelons que la technologie Clearfield de BASF consiste à pouvoir inonder les champs de tournesols libéralement avec l’herbicide Pulsar, l’imazamox, (appartenant à BASF) sans que les tournesols en soient quelque peu génés quant à leur croissance. La dissémination, en toute impunité, de ce type de variétés résistantes aux herbicides, à d’autres espèces agricoles, (par le biais de la mutagenèse) a pour conséquences une augmentation considérable des quantités d’herbicides utilisées dans les champs et surtout l’émergence de plus de 400 espèces d’adventices, sur la planète, devenues totalement résistantes aux herbicides. D’ailleurs, cette semaine-même, la Weed Science Society of America (9) vient de publier un nouveau rapport pour récuser deux mythes concernant les “super-weeds”, ces adventices qui ont la capacité de métaboliser sans soucis tous les herbicides du monde. Selon eux, tout d’abord, s’il est vrai que le transfert de gènes existe entre les plantes cultivées et les adventices, la résistance de ces dernières relèverait surtout de la très mauvaise habitude des agriculteurs de n’utiliser qu’un seul type d’herbicide. La Weed Science Society of America prône donc un universalisme herbicidaire et conseille aux agriculteurs de concocter des coktails d’herbicides dont le marché abonde grâce à la diligence de Monsanto, de Syngenta, de DuPont, de Bayer, de BASF… Secondement, selon eux, les “super-adventices” n’existeraient pas: ce sont simplement des adventices résistantes aux herbicides mais qui ne sont pas plus agressives que leurs cousines non résistantes, en l’absence d’herbicides. Très intéressant mais on ne voit pas quelle différence cela fait pour les agriculteurs qui sont souvent (depuis 10 ans) obligés d’abandonner leurs cultures de soja ou de maïs à la voracité de ces adventices évolutives. Il n’est pas précisé, sur leur site, quelle est la source de leurs financements.

Et pour en finir avec l’universalisme biocidaire de Pannar, la société distribue également des variétés de blés dont les semences sont directement enrobées des fongicides de Bayer et des semences de soja Roundup Ready de l’incontournable Monsanto. Pannar Seed est, en effet, une entreprise semencière bien respectable de l’industrie semencière internationale!

Quid, d’ailleurs, des malfaisances semencières, en Afrique, du n°1 des nécro-technologies? Monsanto est un pionnier des «mouvements stratégiques préventifs à l’encontre de la compétition» sur ce continent. C’est, en effet, en 1998 et en 2000, que Monsanto a acheté deux des plus grandes compagnies semencières d’Afrique du Sud, Carnia et Sensako (en licenciant (8), par la même occasion, 25% de leurs employés au titre de la restructuration et consolidation). En 1970, Sensako fut la première entreprise semencière d’Afrique à mettre en place un programme de développement de variétés de blés hybrides F1. En 1980, Sensako établit un partenariat avec la société Dekalb (qui est rachetée par Monsanto en 1998 pour 2,3 milliards de dollars) et le premier blé hybride F1, SNK 108, est proposé en Afrique du sud en 1982. Durant les années suivantes, Sensako continue ses programmes de recherche en blés hybrides en utilisant des agents d’hybridation, produits par Schell, et fournis par l’entreprise semencière Nickerson (rachetée par Limagrain en 1990). Parallèlement à ces recherches, l’entreprise agro-alimentaire Cargill propose, vers la fin des années 1980, trois variétés de blés hybrides – Carina, Caritha et Carrol – créées par la société semencière d’Afrique du sud, Carnia, que Cargill rachète d’ailleurs à Omnia (société de fertilisants de synthèse en Afrique du sud) en 1997 et qui tombe dans l’escarcelle de Monsanto, en 1998, lorsque ce dernier rachète le secteur semences de Cargill.

Ces transactions permettent, à l’époque, à Monsanto (déjà très présent depuis 1968 en Afrique du sud) de s’accaparer d’une partie importante du marché des semences de maïs et de blés du pays (et de continuer à obliger les paysans à utiliser son Roundup alors que le glyphosate est tombé dans le domaine public). En 2004, le marché des semences de maïs y représente déjà 160 millions de dollars et en 2013, 350 millions de dollars – pour les seuls maïs F1. Cette même année 2004, le Catalogue National d’Afrique du sud présente plus de 400 variétés hybrides F1 (et transgéniques pour la grande majorité) de maïs jaunes ou blancs commercialisés par 18 compagnies dont 4 seulement  en contrôlent la quasi-totalité: Pannar (40%), Monsanto (23%), Pioneer Hi-Bred (18%) et Syngenta (16%). Quant aux variétés de blés hybrides F1 de la liste, Monsanto en contrôle alors 48%.

Quinze années plus tard, Monsanto vient de récidiver dans le secteur semences Africain par le biais de son partenaire Indien Mahyco (dont il possède 26% du capital). En effet, le semencier Mahyco vient de racheter au semencier Africain, SeedCo, une grande partie des actions qu’il possède dans Quton – l’unique compagnie semencière Africaine de coton qui est basée au Zimbabwe. Cette transaction manque, en fait, quelque peu de clarté car le directeur de SeedCo, Morgan Nzwere, évoque un rachat de 43 à 49% des actions pour un montant d’environ 10 millions de dollars tandis que l’Agence Ecofin mentionne un rachat de 60% des actions de Quton. Mahyco n’a pas encore issu de communiqué de presse en Inde concernant ce rachat qui aurait dû être finalisé d’ici la fin septembre 2014. Morgan Nzwere aurait affirmé que «Le business des semences cotonnières est actuellement un véritable cauchemar, à l’instar de l’industrie cotonnière en générale. Aussi désirons-nous nous en désengager de façon significative.»

En Inde, Monsanto et Mahyco ont créé une joint venture à 50/50, Mahyco-Monsanto Biotech (MMB), dont l’objectif déclaré est de sous-traiter les technologies transgéniques Bollgard et Bollgard II à 28 compagnies semencières de l’Inde afin qu’elles intègrent elles-mêmes ces technologies au génome des 300 variétés hybrides F1 de coton qu’elles commercialisent dans le pays. Ainsi que l’évoque Million Belay (7), le coordinateur de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), ce n’est sûrement pas fortuit que Mahyco/Monsanto jette son dévolu sur l’unique société semencière Africaine productrice de semences de coton. De plus, toujours selon Million Belay, Quton serait l’unique société semencière Africaine proposant des variétés de coton non-hybrides, à savoir en pollinisation ouverte. Nous n’avons pas pu vérifier cette information car il n’existe pas, sur internet, de présentation officielle des semences distribuées par Quton. Le site officiel de SeedCo, très étrangement, ne présente aucune information sur la page consacrée à sa filiale Quton (18). Les seules informations disponibles sur la toile mentionnent le fait que Quton a reçu des prix d’excellence de par l’introduction de nouvelles variétés de coton transgéniques intégrant des résistances aux herbicides et aux insectes.

Rappelons que les variétés de coton transgénique de Monsanto sont un désastre avéré en Inde, qu’elles ont provoqué le suicide d’un nombre incroyablement élevé de paysans et qu’elles ont éliminé des terroirs de l’Inde toutes les variétés traditionnelles paysannes en pollinisation ouverte. Le rachat partiel de Quton par Mahyco/Monsanto est bien sûr la porte ouverte à un tel processus d’érosion génétique en Afrique sans parler du fait que Mahyco/Monsanto peut maintenant s’accaparer des variétés traditionnelles de coton sélectionnées par la paysannerie Africaine. Et par là-même, empêcher que ces variétés en pollinisation ouverte trouve le chemin de l’Inde afin que Mahyco/Monsanto puisse conserver son hégémonie 100% F1 (et transgénique de préférence) sur le sous-continent. De plus, Mahyco ne fait pas l’unanimité en Inde et commence à se confronter avec un certain nombre de difficultés. Ce n’est, donc, sûrement pas une coincidence si la directrice de Mahyco, Usha Barwale Zehr, vient d’être récemment nommée (6) au conseil d’administration de l’AGRA (l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique), un gang criminel mené par Kofi Annan et composé des pires psychopathes de la mafia de la pétro-pharma-agrochimie, dont l’objectif est de piller l’Afrique de ses richesses et de mettre en place un eugénisme discret mais toujours plus performant. La mort de 36 000 personnes, tous les jours, par affamement, accompagnée de quelques larmes de crocodiles de la FAO, n’est-elle pas une forme d’eugénisme discret mais performant alors que tous les ans 1700 milliards de dollars sont dépensés pour les armements dans le monde entier?

Et toujours dans le même registre du positionnement de l’Inde dans les affaires semencières de l’Afrique, ce n’est sûrement pas une coincidence, non plus, si un partenariat a été signé récemment, en novembre 2012, entre Krishidhan Seeds (23), Arcadia Biosciences, ICRISAT en Inde et USAID (24) afin de développer de nouvelles variétés transgéniques de millet pour l’Afrique.

Qu’en est-il maintenant de la position, en Afrique, du quatrième larron du Gang des quatre premières multinationales de la semence, à savoir Limagrain? En 1999, alors que Monsanto initie la dynamique de rachat des plus grands semenciers de l’Afrique, Limagrain s’installe discrètement en Afrique du sud par le biais de trois de ses filiales, Harris Moran (USA, rachetée en 1997 à Rhône-Poulenc), Clauze (rachetée en 1997) et Tézier (rachetée en 1979) en formant CHMT Seeds. Il semble ensuite que Limagrain se préoccupe avant tout de consolider son programme de rachat (initié en 1975 avec le rachat de Vilmorin) de dizaines de sociétés semencières et agro-alimentaires dans les autres continents du monde (France, USA, Japon, Belgique, Hollande, Israël, Brésil, Chine, Australie, Chili, …) car il faut attendre l’année 2013 pour que Limagrain reparte à la chasse aux semences sur le continent Africain. C’est en effet cette année-là que Limagrain acquiert la compagnie semencière Africaine, Link Seed, à hauteur de 80% de son capital. Cette compagnie d’Afrique du sud ne commercialise que des variétés hybrides F1 de maïs, et des variétés de soja, intégrant toutes les technologies chimériques de Monsanto: Roundup Ready and YieldGard.

«Avec cette opération Vilmorin & Cie renforce la mondialisation de son activité en semences de maïs et poursuit son implantation stratégique sur le marché africain… Cette prise de participation majoritaire, à hauteur de 80 % du capital de la société, permet à Vilmorin & Cie de s’implanter durablement sur un marché d’avenir où les semences génétiquement modifiées sont déjà très largement adoptées par les agriculteurs.»

En 2013, également, Limagrain acquiert 15% de SeedCo, une compagnie semencière basée au Zimbabwe. Cette compagnie vient juste de déclarer (17) que Limagrain va investir une seconde tranche de 28 millions de dollars, d’ici la fin de l’année 2014, montant ainsi son acquisition de SeedCo à 28%. SeedCo existe depuis 1983. Elle achète Sementes de Moçambique (Semoc) en Mozambique en 1997 mais cette compagnie semencière, depuis lors, a été reprise dans son entièreté par l’Etat de Mozambique. En 2001, SeedCo crée une joint venture en Afrique du sud, Syngenta Seed Co, avec Syngenta Seed. SeedCo achète ensuite Quton, la compagnie de semences de coton, en 2006. SeedCo est présente dans 15 pays d’Afrique et commercialise des semences de maïs, de blé, de sorgho, d’arachides et de soja. Il est à noter que ses variétés de maïs, si elles ont toutes hybrides F1, ne sont cependant pas chimériques. Il est à noter également que toutes les autres variétés de blé, de sorgho, d’arachide et de soja semblent être à pollinisation ouverte et non chimériques.

Tout cela nous prouve que les ambitions de Limagrain en Afrique vont bien au-delà de la commercialisation de petites fleurs et de tomates. Dans ma traduction du communiqué de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique, je me suis permis de commenter qu’il n’est pas exact d’affirmer que «Par conséquent, cela signifie que trois des plus importantes multinationales des biotechnologies, Monsanto, Dupont et Syngenta ont fermement pris pied sur le continent Africain afin de pouvoir influer sur les marchés de deux parmi les trois plus importantes espèces modifiées génétiquement, globalement parlant: le maïs et le coton» (13).

Amis Africains, prenez-garde, votre industrie semencière “hi-tech” (et “nécro-tech”, en très grande partie) est assiégée par le cartel des quatre plus importantes multinationales des nécro-technologies: Monsanto, DuPont, Syngenta et Limagrain. Ce n’est pas de très bon augure pour la survie des variétés paysannes traditionnelles de l’Afrique et pour le développement de techniques agro-écologiques respectant l’intégralité de la biosphère. On se rappelera que, de nombreuses années en arrière, Monsanto avait déclaré qu’un jour toutes les variétés traditionnelles de maïs de l’Afrique seraient contaminées par les chimères génétiques…

La multinationale Limagrain (qui continue de s’auto-identifier comme une “coopérative”, n’est-ce pas émouvant?) est l’un des promoteurs les plus importants des chimères génétiques (par exemple, création de variétés potagères chimériques en Amérique Latine depuis 1985) et l’un des leaders incontestés sur le marché mondial des semences de maïs, donc de maïs chimérique. L’attaque de Limagrain sur le secteur semencier industriel Africain du maïs est dans la logique inexorable de ces prédateurs. Il n’est que de décliner ses différentes acquisitions, dans ce secteur maïs, depuis 2009, en Asie, aux USA et en Amérique Latine:

– En novembre 2009: Prise de participation au capital d’Arcadia Biosciences (7,25%), basée à Davis en Californie.  Cette société est spécialisée dans la création de chimères génétiques résistantes à la sécheresse. Arcadia Biosciences vient de signer, en janvier 2014, un accord de partenariat (10) avec Genective S.A (une joint-venture créée en 2013 par Limagrain et KWS, le cinquième semencier mondial) afin de développer de nouveaux hybrides F1 de maïs en y incorporant sa technologie chimérique WUE (Water Use Efficiency). Limagrain a, de plus, signé un accord de partenariat avec Arcadia, en 2011, pour développer de nouvelles variétés de blés résistantes à la sécheresse et gérant mieux l’azote. Des variétés transgéniques? C’est ainsi que le présente l’article de la France Agricole (22).

Nous voyons donc, d’ailleurs, se profiler une triangulation très intéressante entre Limagrain, Arcadia Biosciences (détenue en partie par Limagrain) et Mahyco/Monsanto. Sur le continent Africain, nous venons de le mentionner, SeedCo vient d’être pris en pinces, par Limagrain, d’un côté, et par Mahyco, de l’autre. Alors qu’en Inde, Mahyco vient de mettre en place, très récemment (11), un nouveau partenariat avec Arcadia Biosciences (12) pour développer des variétés chimériques de riz résistantes à la sécheresse. (16)

– En fin 2009: Acquisition de Dahlco, aux USA, spécialisée dans la distribution de maïs, de soja et de luzerne.

– En mai 2010: Acquisition de Mesa Maize aux USA. «Vilmorin & Cie renforce sa position concurrentielle sur le marché du maïs doux américain par l’acquisition de Mesa Maize. Cette opération permet à Clause de disposer de ressources génétiques bien adaptées à la demande des consommateurs et d’un positionnement global sur le marché du maïs doux.»

– En février 2011: Acquisition des actifs maïs de Sementes Guerra basée à Pato Branco dans l’Etat du Parana au Brésil. «Programmes de sélection et ressources génétiques, outils de production et réseau de commercialisation constituent les principaux atouts qui permettent ainsi à Vilmorin & Cie de se déployer sur ce nouveau territoire.»

– En août 2011 : Acquisition des activités maïs de Brasmilho basée à Goianésia dans l’Etat du Goiás au Brésil. «Brasmilho dispose de ressources génétiques de qualité…»

– En février 2012: Acquisition du fonds génétique de Genetica Agricola dans l’Etat du Mato Grosso au Brésil. «Ce programme de sélection, implanté dans le deuxième Etat producteur de maïs au Brésil, et dont les superficies progressent régulièrement, dispose d’un matériel génétique de qualité très bien adapté aux conditions de culture spécifiques de ces nouveaux territoires».

– En mai 2012: Projet de création d’une joint venture avec Anhui Hengji Seeds. «Dans le cadre de sa stratégie internationale dans le maïs, le quatrième semencier mondial a conclu un accord visant à créer une joint-venture de recherche, de production et de commercialisation de semences en Chine avec la société Anhui Hengji Seeds, a indiqué Vilmorin dans un communiqué. Si Pékin donne son feu vert, Vilmorin détiendra 45% des parts de la nouvelle entité.»

– En février 2013: Acquisition des fonds génétiques Genessed et KSP au Brésil. «Vilmorin & Cie poursuit l’enrichissement de son portefeuille de ressources génétiques avec l’acquisition de 2 nouveaux fonds génétiques de grande qualité: Geneseed, situé à l’est du Brésil dans l’Etat de Minas Gerais, et KSP au sud  dans l’Etat du Parana. Ces ressources génétiques contribueront à la création de nouveaux produits.»

– En mars 2013: Prise de contrôle intégral de Bisco Bio Sciences en Inde. «Elle vise à accélérer le déploiement des activités de Vilmorin & Cie sur le marché des grandes cultures en Inde, caractérisé par un taux de croissance élevé et des perspectives de développement extrêmement dynamiques. Basée à Hyderabad, Etat d’Andhra Pradesh, Bisco est un des tout premiers acteurs indiens en semences de maïs. Son portefeuille de produits couvre également des espèces importantes localement, telles que le millet, le sorgho et le riz.»

– En février 2014: Prise de contrôle intégral de la société Seed Asia, spécialisée en maïs tropical hybride, à Bangkok en Thaïlande.

On remarquera que dans tous ces rachats de semenciers, revient sans cesse la notion de contrôle et d’accaparement de ressources génétiques, de collections, de fonds génétiques (les citations sont extraites du site de Vilmorin/Limagrain). C’est le nerf de la Guerre des Semences: à savoir, le biopiratage, le recel des ressources génétiques développées par la paysannerie au fil des nombreux millénaires.

Et pour conclure avec cette pléthore de rachats de sociétés semencières par Limagrain, signalons le rachat, en novembre 2013, d’Eureka Seeds (Californie. USA), spécialisée dans la production de semences de tournesol; en octobre 2013 de Shamrock (Californie. USA), spécialisée dans la production de semences potagères; en octobre 2012, de Campbell’s Seeds (Californie. USA) spécialisée dans la production de semences potagères; en octobre 2012, de Century Seeds, en Inde, spécialisée dans la production de semences potagères.

Il faut également préciser que Limagrain crée, en 2000, avec l’Allemand KWS, le cinquième semencier mondial, une compagnie semencière aux USA (joint venture à 50/50), AgReliant, qui se dédie à la création et à la commercialisation de variétés chimériques de maïs et qui occupe la troisième place sur le marché des semences de maïs transgéniques aux USA.

Limagrain récidive de nouveau avec KWS (14), en juin 2013, en créant Genective S.A, une joint-venture à 50/50, dont l’objectif est de développer, faire approuver et commercialiser de nouvelles variétés de maïs génétiquement modifiés.  Limagrain et KWS précisent que les traits chimériques qu’ils souhaitent incorporer à ces nouvelles variétés de maïs concernent la résistance à la sécheresse, la résistance aux herbicides, la résistance aux insectes et une meilleure gestion de l’azote. «L’objectif est de disposer d’une technologie propriétaire (traits OGM) pour le développement de variétés de maïs génétiquement modifiées. KWS et Limagrain travaillent déjà ensemble depuis plus de dix ans avec beaucoup de succès au sein d’AgReliant, notre joint-venture 50/50 pour la sélection, la production et la commercialisation du maïs en Amérique du Nord. La création de cette nouvelle JV s’appuie sur la confiance existant entre les partenaires, avec l’ambition ensemble de renforcer leur capacité à rester indépendants à long terme.»(15)

La conclusion que nous tirons de ce bilan désastreux est la suivante. Il est clair, bien évidemment, que le rachat de tous ces semenciers industriels Africains favorise les processus de concentration semencière sous le contrôle de quelques multinationales des nécro-technologies dont une dizaine, sur toute la planète, rappelons-le, contrôlent les 3/4 des semences commercialisées; Monsanto étant au premier rang.

Mais, avec une telle panoplie, présentée par ces semenciers industriels Africains, de semences transgéniques (coton, maïs, soja), de variétés hybrides (blés et maïs) et de techniques culturales – indissociables de ce type de semences – prônant l’usage libéral des biocides et autres fertilisants de synthèse, que Pannar Seed, Quton, SeedCo, MRI Seed, Carnia et Sensako restent indépendantes ou qu’elles soient dans le giron de Pioneer Hi-Bred, de Monsanto, de Limagrain et de Syngenta, on ne voit pas trop, franchement, quelle grande différence cela fait pour la souveraineté alimentaire, la protection de la biodiversité cultivée paysanne et le développement de l’agro-écologie en Afrique.

Alors que nous sommes confrontés à l’ultime épisode de l’offensive des multinationales à l’assaut des semenciers industriels Africains, la question fondamentale est maintenant de savoir comment les organisations paysannes et les communautés rurales de l’Afrique vont pouvoir protéger ce qu’il leur reste des variétés authentiquement paysannes Africaines.

Et comment ils vont pouvoir se protéger également d’AGRA (l’un des principaux vecteurs de l’invasion actuelle de l’Afrique par les chimères génétiques), de l’UPOV et autres ARIPO (28) (Organisation Régionale Africaine de la Propriété Intellectuelle), des Fondations (Gates, Rockefeller, Ford, Pioneer, Syngenta…), des organisations internationales (ONU, FMI, Banque Mondiale…), des institutions agricoles (CGIAR, IRRI, CIMMYT,…), de REDD (20) (Réduction des émissions dues la déforestation et de la dégradation des forêts), des nouvelles Alliances entre Arcadia Biosciences, USAID et CIMMYT (21), et bien sûr des multinationales spécialisées dans les vaccins (Sanofi-Aventis, Novartis, Merck, GlaxoSmithKline…).

Puis-je renvoyer les lecteurs intéressés à l’un des quatre articles (25) que je rédigeai en septembre/octobre 2009, dans le but déclaré de dénoncer l’arnaque du réchauffement climatique anthropique. C’est un article de 29 pages, dense et renvoyant à pas moins de 218 liens et notes: Effets de “Serres” et Révolution Verte Eugénique. Et je concède qu’il faut sans doute être très courageux pour lire un tel pavé dans la mare du conformisme “humanitaire” – qui ne veut que du bien à notre chère Afrique, n’est ce pas? – et pour digérer un tel catalogue de catastrophes annoncées sur le continent Africain.

“Effets de Serres” est une allusion directe aux mécanismes de prédation qui ont été mis en place, depuis de nombreux siècles, à l’encontre de l’Afrique et des Peuples Africains. “Révolution Verte Eugénique” résume en quelques mots ce dont je suis convaincu depuis plus de 20 années: à savoir que cette nouvelle pseudo Révolution Verte est l’ultime épisode d’une guerre déclarée aux Peuples Africains. La destruction des agricultures vivrières, les monocultures imposées, la destruction de la biodiversité locale, la destruction des grandes forêts primaires, l’empoisonnement par les pesticides et autres biocides, les campagnes de vaccination, le sida, le virus ébola, la malaria, le non accès à l’eau potable, les guerres civiles armées par les industries Occidentales de l’armement, la malnutrition, la mort par affamement, etc, constituent les outils et vecteurs privilégiés partageant du même objectif: vider l’Afrique de ses populations.

L’Afrique constitue le dernier front des globalistes criminels qui ont déclaré la guerre à la Vie et nous sommes témoins, ces dernières années, d’une accélération exponentielle des processus de prédation au détriment des populations de ce continent. Des processus de prédation qui sont confortés par une militarisation généralisée dans certains pays de l’Afrique (par les USA, par la France), une militarisation  d’autant plus aisée que l’un des derniers remparts de l’autonomie Africaine a été détruit, par l’Alliance Occidentale, lors de la “libération” de la Libye en 2011, avec des dommages collatéraux qui ne sont jamais évoqués par la presse à la botte des criminels de guerre: à savoir le génocide de 150 000 civils Libyens sous les bombes à uranium appauvri “made in France”, un état de chaos généralisé à tout le pays, la confiscation des 1800 tonnes d’or appartenant à la Libye, le contrôle de leur pétrole, etc. Les petits caniches Français, de tous bords politiques, à la solde de l’Impérialisme, voulaient, en 2011, une guerre en Afrique pour se refaire la main; ils sont en train d’en préparer de nouvelles.

A l’image des deux guerres mondiales, fomentées par les multinationales Occidentales de la finance et de l’armement, afin de détruire les paysanneries de l’Europe de l’ouest et d’imposer en 1947 une agriculture de guerre hypermécanisée (par le biais du plan Marshall), les multinationales de l’alimentaire, de l’agro-pétrochimie et des semences n’ont besoin que d’une poignée d’esclaves, mal nourris de préférence pour les empêcher de réfléchir et de se révolter – en sus de l’artillerie lourde de la mécanisation agricole – pour transformer les terres Africaines en immenses greniers à nourriture et à nécro-carburants pour les estomacs humains et animaux des nations riches ainsi que pour les réservoirs des véhicules motorisés de ces mêmes nations. Il en est de même, d’ailleurs, pour les multinationales de l’industrie qui, elles aussi, n’ont besoin que d’une poignée d’esclaves et d’énormes machines pour extraire, des sols Africains, l’or, le diamant, le nickel, l’uranium, le gaz… et le pétrole dont l’Afrique abonde, à l’est, au centre, à l’ouest (26). Et, à ce sujet brûlant, nous ne pouvons que conseiller la lecture du dernier article de William Engdahl (27) “Ebola : une nouvelle guerre US pour le pétrole ?”.

Amis Africains, prenez garde aux campagnes de vaccination “pétrolébola” qui sont en train d’être organisées, en Afrique de l’ouest, par la même mafia qui a créé ex nihilo, en 2009, la pandémie de la grippe H1N1, qui a organisé avec l’OMS des campagnes de vaccination avec des vaccins anti-tétanos contenant des hormones destinées à stériliser les femmes, etc, etc, ad nauseam. (Note 1). Et aux âmes effarouchées par de telles informations, je poserais la question suivante: pourquoi les programmes de génocides, sous le couvert de “campagnes de vaccination”, seraient-ils plus choquants que l’outil géopolitique de la faim utilisé, tous les jours de l’année, pour dépeupler la planète de plus de 30 000 êtres humains?

Face à cette offensive généralisée des psychopathes déments et criminels à l’encontre de l’Afrique, nous ne pouvons qu’espérer qu’un jour étoilé, peut-être demain, les Tribus Africaines du Futur se mettent en chemin et fassent résonner les Tambours de Gaïa, notre Terre-Mère. A l’assaut des citadelles de l’Empire.

Dominique Guillet. Président-fondateur de Kokopelli.

Note 1: Dans “Semences de destruction”, ouvrage de William Engdahl. «La Fondation Rockefeller est l’un des soutiens financiers d’un programme de l’OMS en “santé de la reproduction” qui a développé un vaccin contre le tétanos qui contiendrait des hormones cachées de contrôle de naissance. Selon un rapport du Global Vaccine Institute, l’OMS a mis en place des campagnes de vaccination massives au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines depuis le début des années 1990. Le Comité Pro Vida de Mexico, une organisation catholique, a testé de nombreuses fioles du vaccin et a découvert qu’elles contenaient une Gonadotrophine chorionique humaine (hCG), une hormone naturelle nécessaire au maintien d’une grossesse. Lorsque cette hormone est associée avec un vecteur de toxoïde tétanique, elle stimule une formation d’anticorps contre la hCG, ce qui interrompt la grossesse humaine. Des rapports similaires de vaccins truffés d’hormones hCG ont été reçus des Philippines et du Nicaragua.

Cette organisation a mis en valeur plusieurs autres phénomènes troublants concernant les programmes de vaccination de l’OMS. Le vaccin anti-tétanique n’était donné qu’à des femmes âgées de 15 à 45 ans, mais ni à des hommes ni à des enfants. La présence de hCG est la preuve irréfutable d’une contamination du vaccin. Elle ne fait sinon aucun sens. Avec le soutien financier de la Fondation Rockefeller, de la Banque Mondiale, du Population Council, de la Fondation Ford, parmi d’autres, l’OMS a oeuvré durant 20 ans pour développer un vaccin anti-fertilité en utilisant la hCG avec le tétanos, et d’autres vaccins, selon des articles scientifiques publiés sur ces campagnes de l’OMS. Tout cela a été certifié par l’OMS et par d’autres, dont la revue médicale Britannique respectée , le Lancet, le 11 juin 1988: “Essais cliniques d’un vaccin de contrôle des naissances de l’OMS”.

Jusqu’en 1993, l’OMS a dépensé un total de 365 millions de dollars sur de telles recherches en “santé de la reproduction” dont la recherche sur l’intégration de hCG au vaccin anti-tétanique. L’OMS n’a pas pu répondre aux questions concernant la présence d’éléments anti-hCG chez les femmes vaccinées. Leur réponse discrète a été que cette présence était “non significative”. Le vaccin était fabriqué par les Laboratoires Connaught (Rhone-Poulenc) au Canada et les Laboratoires Intervex et CSL en Australie.

Depuis les années 1920, la Fondation Rockefeller est l’un des principaux sponsors des programmes mondiaux de réduction de la population. Si les rapports concernant les vaccins de contrôle des naissances sont véridiques, il n’est pas difficile de soupçonner que la Fondation Rockefeller fait partie de ceux qui ont programmé d’utiliser la technologie des semences génétiquement modifiées comme un moyen potentiel de contrôler la population mondiale par l’entremise du contrôle futur des ressources alimentaires».

Ébola au pays du goulag levant: Incompétence, crime ? Les deux mon adjudant…

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L’ébola aux Etats-Unis… Une question politique

 

André Damon

 

18 Octobre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/lebola-aux-etats-unis-une-question-politique/5408489

 

Chaque nouvel événement dans l’éruption de l’Ebola aux États-Unis révèle davantage le caractère incompétent, indifférent et irresponsable de la réaction officielle américaine à ce que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a qualifié de « crise aiguë de santé publique indéniablement la plus sévère des temps modernes ».

Mercredi 15 octobre des responsables américains ont annoncé qu’une deuxième infirmière de l’hôpital ayant soigné Thomas Eric Duncan, malade de l’Ebola décédé la semaine dernière, s’était avérée atteinte de la maladie. On lui avait permis de prendre deux vols sur un avion de ligne, un aller-retour Dallas Cleveland après avoir été exposée à la maladie. Plus tard elle a déclaré qu’elle avait eu de la fièvre pendant le vol de retour.

Mardi 14 octobre, le plus important syndicat d’infirmiers américain National Nurses United a révélé que les infirmiers de cet hôpital avaient reçu des instructions de l’administration de soigner Duncan, un ressortissant du Libéria, avec une partie du visage et du cou non protégée. On leur a dit de compenser leur équipement de protection inadéquat en enveloppant la peau exposée de ruban adhésif médical.

Malgré les protestations des infirmiers, Duncan a été laissé pendant des heures dans une aire d’attente avec d’autres malades, pouvant donc les infecter. Ses échantillons de laboratoire sont passés sans protection à travers le système de tubes de l’hôpital avec la possibilité de contaminer le système tout entier. On a ordonné par la suite aux infirmiers qu’on avait obligés de soigner Duncan avec des vêtements de protection inadéquats d’assurer leurs activités habituelles à l’hôpital, rendre visite à d’autres malades avec la possibilité de les infecter.

Ces violations scandaleuses des protocoles de base anti-contamination Ebola ont eu lieu après qu’on ait amené Duncan à l’hôpital pour la seconde fois dans une ambulance parce que des membres de sa famille se doutaient qu’il avait contracté la maladie.

Mercredi 15 octobre le président Obama a réagi à l’inquiétude croissante du public et aux critiques en se faisant photographier avec des membres de son cabinet dont le secrétaire à la Défense Chuck Hagel et la conseillère à la Sécurité nationale Susan Rice. Il a prononcé une déclaration brève et superficielle et n’a répondu à aucune question de la part des médias dans ce qui était clairement une tentative de limiter les dégâts.

On ne peut rien croire de ce que dit Obama ni aucun responsable gouvernemental. Leur préoccupation primordiale est de cacher leur responsabilité pour ce désastre et non de dire la vérité à la population ou de faire le nécessaire pour la protéger.

Les premières victimes connues de la négligence des responsables gouvernementaux et hospitaliers ont été des travailleurs médicaux dont la vie a été mise en danger sans aucun souci des conséquences. L’indifférence vis-à-vis de la sécurité et de la santé de ces travailleurs résume bien l’attitude de la classe dominante envers le bien-être de la population entière. Ce n’est pas la première fois qu’une crise a démasqué le fait que la santé et les conditions sociales du public en général n’intéressent aucunement ceux qui détiennent le pouvoir économique et politique aux Etats-Unis.

Voilà neuf ans, la quasi destruction de la Nouvelle-Orléans par l’ouragan Katrina a révélé au grand jour le manque total de mesures préventives pour combattre l’impact d’une inondation majeure dans une région inondée maintes fois par le passé, ou pour protéger la vie de la classe ouvrière dans une grande ville américaine. Ce désastre a jeté une lumière crue sur des conditions de pauvreté choquantes et sur la réaction tardive, dérisoire et totalement inadéquate du gouvernement, qui a conduit à un bilan de presque 2000 morts.

Juste cinq ans plus tard, une fuite de pétrole gigantesque dans le Golfe du Mexique, le résultat d’une explosion sur la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, montrait une fois de plus la négligence criminelle des grandes sociétés et la complicité du gouvernement. Ce désastre a été entièrement d’origine humaine, le résultat d’économies et de méthodes dangereuses de la part de BP qui ont été facilitées par les organismes gouvernementaux de réglementation. La campagne de nettoyage a été confiée à la société responsable du désastre en premier lieu. Entre-temps il y a eu d’innombrables explosions d’usine, incendies, désastres miniers et accidents industriels dans des villes de par les États-Unis.

L’élite dirigeante américaine et ses représentants comme Obama abordent les questions de sécurité et le bien-être de la population américaine comme des agacements. Celles-ci nuisent à la génération des profits toujours plus importants des grandes entreprises et des fortunes toujours plus vastes des riches et des super-riches. Comme tout autre aspect de l’infrastructure sociale des Etats-Unis, le système de santé s’est détérioré en conséquence des coupes budgétaires et des bénéfices rapaces réalisés par les groupes pharmaceutiques, les chaînes privées d’hôpitaux et les groupes d’assurances.

Pendant qu’on savait depuis des décennies qu’une éruption d’Ebola pouvait se produire aux Etats-Unis, aucun effort n’a été engagé pour y faire face. Aucun vaccin n’a été mis au point. Au contraire, les ressources nécessaires pour s’occuper des questions urgentes de santé ont été détournées au profit de la guerre et de la conquête à l’étranger et de l’enrichissement grandissant de l’aristocratie financière américaine. Cette semaine encore, le directeur-général de l’Organisation Mondiale de la Santé, Dr. Margaret Chan a expliqué le manque d’intérêt pour développer un vaccin contre l’Ebola, en disant qu’une « industrie motivée par le profit n’investit pas dans les produits destinés aux marchés qui ne peuvent pas payer. »

Le Docteur Francis Collins, dirigeant des Instituts nationaux américains de Santé, a informé le Huffington Post de ce qu’un vaccin serait très probablement déjà disponible si des coupes budgétaires de milliards de dollars n’avaient pas eu lieu dans la recherche médicale.

Ces désastres montrent la faillite et l’échec non seulement d’un gouvernement, mais du système de profit capitaliste lui-même. La subordination de toute question sociale, y compris la santé, à la recherche des profits par les entreprises et la vénalité de l’élite dirigeante, qui s’accompagne d’une division irrationnelle du monde en Etats nationaux rivaux, rendent impossible le développement rationnel et l’utilisation socialement bénéfique des forces productives. Au lieu de quoi on trouve des niveaux de richesse immenses et obscènes entre les mains d’une minorité alors que les services sociaux de base se décomposent et que la pauvreté augmente pour la masse des gens.

Une campagne sérieuse pour stopper l’épidémie grandissante d’Ebola en Afrique et sa propagation aux Etats-Unis et à d’autres pays nécessite:

  • ▪ La création d’une équipe internationale de médecins, scientifiques et professionnels de santé afin d’enlever la réponse à la crise des mains des gouvernements aux services de la grande entreprise. Cette équipe, en développant un plan d’action global, doit se voir attribuer toutes les ressources nécessaires – quels que soient le nombre de milliards de dollars à dépenser – pour traiter ceux qui sont déjà malades et empêcher la propagation de la maladie.
  • ▪ Un programme de recherche financé par l’Etat, qui soit complètement indépendant de l’industrie de santé orientée vers le profit, des entreprises pharmaceutiques et des sociétés géantes d’assurance, doit être mis en place pour développer rapidement et rendre disponible pour tous un vaccin anti-Ebola comme un premier pas vers l’éradication de cette maladie infectieuse et de toute autre liée à la pauvreté.

Ceci n’est pas simplement une tâche scientifique. C’est une question politique.

Il est nécessaire de tirer les conclusions appropriées de l’éruption d’Ebola et de la série de catastrophes qui l’a précédé. La mise en œuvre d’une réponse humaine et rationnelle à la crise d’Ebola, comme à tous les autres fléaux sociaux propres à une société fondée sur l’exploitation, nécessite une lutte de la part de la classe ouvrière pour réorganiser la société sur des fondations socialistes afin de répondre aux besoins sociaux, et non au profit privé. Cela comprend l’élimination du profit du domaine de la Santé et la fourniture, comme un droit social, de soins médicaux de haute qualité.

Santé et propagande: Voix alternative africaine sur la « pandémie ébola »…

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« Paroles africaines sur le virus ébola »

 

L’immense arnaque de la pandémie ouest africaine de la fièvre ébola

 

Nana Kwame

 

9 octobre 2014 publié par Al Manar le 17 Octobre

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=197646&cid=21&fromval=1&frid=21&seccatid=416&s1=1

paru le 15 Octobre sur Globale Presse:

http://globalepresse.com/2014/10/15/limmense-arnaque-de-la-pandemie-ouest-africaine-de-fievre-ebola/

 

L’auteur de l’article traduit ci-dessous est un citoyen US d’origine ghanéenne, installé au Ghana depuis un certain temps où il est chef d’entreprise (un bar-restaurant). Il a écrit ce texte sur son compte Facebook le 9 octobre dernier. Suite à une prise de contact personnelle, M. Kwame explique qu’il a écrit ce texte depuis les USA, où il est en visite chez sa famille.

Ce texte est devenu « viral » sur l’Internet anglophone et nous avons décidé de vous le retranscrire ici.

Par Nana Kwame, le 9 octobre 2014



Les gens du monde occidental doivent savoir ce qui se passe ici en Afrique de l’Ouest. ILS VOUS MENTENT!!! Le virus « Ebola » en tant que tel n’existe PAS sur place et n’est PAS en train de « se propager ». La Croix-Rouge a apporté une maladie à quatre pays spécifiques pour quatre raisons spécifiques et elle n’est attrapée que par ceux qui reçoivent un traitement et des injections des mains de la Croix-Rouge. C’est pourquoi des Libériens et des Nigérians ont commencé à virer la Croix-Rouge de leurs pays et à rapporter la vérité dans les informations. Restez avec moi:

LES RAISONS

La plupart des gens bondissent sur l’idée de « dépopulation », une chose qui est assurément à l’esprit de l’Occident quand il s’agit de l’Afrique. Mais je vous assure que l’Afrique ne pourra JAMAIS être dépeuplée en tuant 160 personnes par jour alors qu’il y a des milliers de naissances quotidiennes. Les vraies raisons sont donc beaucoup plus concrètes.

Raison 1

Cette maladie inoculée par vaccination qui se fait appeler «Ebola » a été introduite en Afrique de l’Ouest dans l’objectif ultime de déployer des troupes sur le sol du Nigeria, du Liberia et de la Sierra Leone. 
Si vous vous en souvenez nous (les USA, ndlr) étions en train d’essayer d’entrer au Nigeria à cause de « Boko Haram ». FOUTAISES. Mais c’est tombé à l’eau quand les Nigérians ont commencé à raconter la vérité. Il n’y a PAS DE FILLES QUI MANQUENT. Le soutien international s’est fait la malle, et il a fallu trouver une nouvelle raison pour déployer des troupes au Nigeria pour y voler les nouvelles réserves pétrolières qui viennent d’y être découvertes.

Raison 2

Le Sierra Leone est le plus grand fournisseur de diamants au monde. Les mineurs ont été en grève depuis quatre mois, refusant de produire des diamants à cause d’horribles conditions de travail et de salaires de misère.

L’Occident ne paiera pas un salaire décent pour ces ressources parce que l’idée c’est de faire que ces gens ne puissent s’offrir que des sacs de riz et recevoir de l’aide étrangère afin de rester des esclaves corvéables à merci, pour toujours.

Il fallait aussi trouver une raison pour débarquer des troupes sur le sol du Sierra Leone pour forcer la fin des grèves des mineurs de diamants. Ce n’est pas la première fois que cela s’est fait. Quand les mineurs refusent de travailler la troupe est sonnée et même s’ils doivent tous les tuer et tous les remplacer, leur seul désir est de voir à nouveau les diamants s’écouler hors du pays.

Bien sûr, lancer des campagnes multiples pour envahir chacun de ces pays serait BEAUCOUP trop louche. Mais un truc comme « Ebola » donne l’accès à toute une région d’un seul coup…

Raison 3

En plus de voler le pétrole nigérian et de forcer le Sierra Leone à retourner au fond des mines, des troupes ont aussi été envoyées pour FORCER la vaccination sur ces Africains qui ne sont pas assez stupides pour la prendre volontairement. 3000 soldats sont envoyés pour s’assurer que ce « poison » continue de se répandre, parce qu’encore une fois il ne se répand qu’à travers la vaccination. 

Tandis que de plus en plus d’articles d’information sont publiés comme celui-ci provenant du Liberia, (Daily Observer) (traduit en français par La Conscience du peuple),  informant les populations des mensonges et des manipulations US, de plus en plus d’Africains refusent d’aller voir la Croix-Rouge.

Les soldats vont contraindre ces gens à la vaccination pour assurer l’apparence visible d’une pandémie d’Ebola. Et en plus ils protègeront la Croix-Rouge de ces Libériens et Nigérians qui ont de plein droit commencé à les expulser de leur pays.

Raison 4

3000 soldats… Le virus Ebola craint-il les balles? Absurde.

Dernière raison mais pas la moindre, l’APPARENCE de cette « pandémie» d’Ebola (si jamais les citoyens US ne comprenaient pas l’arnaque) servira à effrayer d’innombrables millions de personnes pour qu’ils prennent le « vaccin anti-Ebola » qui en réalité EST LA PANDÉMIE. Ils ont déjà commencé avec des histoires affirmant qu’il ait été ramené aux USA et ait fait son apparition à Dallas, que des médecins blancs ont été guéris mais que les Noirs infectés n’ont pas accès au traitement.

Tout ce que cela va faire va être de POUSSER les Noirs à VOULOIR le vaccin, parce qu’il apparaît que « l’antidote » est refusé aux Noirs. Ils vont sortir en masse pour l’obtenir et il y aura de sérieux problèmes. Avec toutes les révélations que nous avons eues à propos des vaccins cette année vous auriez pensé que nous aurions appris la leçon. Tout ce que je peux faire c’est l’espérer, parce qu’ils comptent largement sur notre ignorance pour faire aboutir leurs agendas. Posez-vous la question, si le virus Ebola se propageait vraiment par le contact entre personnes, plutôt que par une propagation contrôlée effectuée par vaccination – alors POURQUOI le CDC (Center for Disease Control, centre anti-épidémie US, ndlr) et le gouvernement US continueraient-ils à autoriser des vols vers et depuis ces pays sans aucun contrôle? 

Nous devons commencer à réfléchir et à partager l’information globalement parce qu’ils ne nous donnent pas la réelle perspective que vivent les gens ici en Afrique de l’Ouest. Ils mentent pour leur propre profit et il n’y a pas assez de voix là dehors avec la plateforme nécessaire pour aider à partager notre réalité.

Des centaines de milliers ont été tués, paralysés et handicapés par ces «nouveaux » vaccins tout autour du monde et nous commençons enfin à en prendre conscience. Maintenant qu’allons-nous FAIRE avec toute cette information?

Résistance politique: « Il n’y a aucun mal que Washington ne soit pas capable de faire ou d’infliger » (Paul Craig Roberts)

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Il est important aujourd’hui d’être du bon côté de l’histoire…

– Résistance 71 –

 

Poutine parle espérons que Washington écoute

 

Paul Craig Roberts (Press TV)

 

17 Octobre 2014

 

url de l’article :

http://www.presstv.ir/detail/2014/10/17/382580/putin-speaks-hope-that-washington-hears/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un entretien cette semaine avec le journal serbe Politika, le président russe Vladimir Poutine a dit qu’il était futile et dangereux pour les Etats-Unis et ses marionnettes européennes d’essayer de faire chanter la Russie et que la “nation exceptionnelle” et ses vassaux devraient condidérer les risques qui sont inhérents aux disputes agressives entre des pays lourdement armés nucléairement parlant.

Poutine a fait remarquer qu’Obama avait adopté une attitude hostile envers la Russie dans son discours à l’assemblée générale de l’ONU le 24 Septembre dernier lorsqu’obama avait déclaré que la Russie était une des trois menaces auxquelles le monde devait faire face avec l’État Islamique et Ébola. Le président Poutine a dit que des actions punitives et unilatérales prises contre la Russie pourraient provoquer une crise et que si le but de Washington était “d’isoler notre pays, alors ceci est un but illusoire et absurde.”

Voici quelques citations du président Poutine:

“Comment pouvons-nous parler de désescalade en Ukraine tandis que des décisions sur de nouvelles sanctions sont introduites presque simultanément avec les accords sur le processus de paix ?”

“Avec des sanctions contre des segments entiers de notre économie, cette approche ne peut être qualifiée de rien d’autre que d’hostile.”

“Nous espérons que nos partenaires vont réaliser la futilité des tentatives de faire chanter la Russie et se rappeler quelles conséquences des désaccords entre des super-puissances nucléaires peuvent apporter à la stabilité stratégique.”

Si nous ne mourrons pas tous de détonations nucléaires, de radiations et de l’hiver nucléaire inévitable qui s’ensuivra, ce sera grâce à l’humanité et au bon sens commun, qui manquent tous deux à Washington, du président de la Russie.

Regardez autour de vous. Les économies et les marchés boursiers de la civilisation occidentale sont en totale retraite. Des autorités publiques stupides et incompétentes ont amené Ébola en Amérique et que fait Washington ? Les énergies du gouvernement exceptionnel sont focalisées à combattre un État Islamique, créature créée de toute pièce par Washington et à diaboliser la Russie.

Y a t’il une seule nation, où que ce soit sur Terre, à quelque période que ce soit de l’histoire qui a été si mal dirigée que les Etats-Unis ?

Les Américains ont besoin de comprendre que leur gouvernement n’est pas juste incompétent et immoral, mais qu’il est diabolique, qu’il est le mal absolu. Washington se cache derrière un langage moral mais est lui-même totalement dénué de morale et de conscience. Il n’y a aucun mal que Washington ne soit pas capable de faire ou d’infliger. Ceux qui soutiennent Washington, soutiennent le Mal.

Lettre au pape pour la répudiation officielle de la bulle Inter Caetera (1493) fondement de la doctrine coloniale occidentale (Oceti Sakowin, Sioux)

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C’est la seule solution pour détruire la pseudo légitimité territoriale de l’empire. Le colonialisme depuis le XVème siècle jusqu’à aujourd’hui, car nous vivons toujours et sans doute plus que jamais dans un monde colonial et non pas « post-colonial » comme veut le faire ingurgiter la pensée unique criminelle dominante, est fondé sur le racisme, le génocide et l’acceptation par la force puis la propagande, que l’occident et sa « civilisation » a le droit « divin » de dominer le monde: dominum christianorum.

Forcer le pape à répudier officiellement la doctrine chrétienne de la découverte inscrite dans la bulle Inter Caetera de 1493 qui sert de fondement à la loi coloniale depuis lors, privera instantanément l’empire de sa base territoriale usurpée et un empire sans territoire s’effondre. Nous l’avons dit et le répétons, c’est le talon d’Achille de l’empire anglo-américain et c’est là qu’il faut frapper. Les mouvements de lutte amérindiens doivent être solidaires là-dessus et nous devons les soutenir ! Pourquoi ? Parce que « Nous sommes tous des colonisés ! »

Les deux bulles papales fondement de la doctrine coloniale occidentale: Romanus Pontifex (Nicolas V, 1455) et Inter Caetera (Alexandre VI, 1493)

– Résistance 71 –

 

Une lettre au pape François 1er: Abolissez la bulle papale qui est derrière la colonisation !

 

Ruth Hopkins

 

14 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/10/14/letter-pope-francis-abolish-papal-bull-behind-colonization

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Très saint père,

Han (Hello).

Mon nom est Cankudutawin (femme du Chemin Rouge). Je suis une Améridienne de la nation Sioux, Oceti Sakowin. Nous datons de bien avant les Etats-Unis. Nos terres traditionnelles sont les grandes plaines de l’Amérique du Nord (NdT: qui s’étendent au centre sur ce que sont actuellement les Etats-Unis et le Canada), je suis née à Fort Yates dans le Dakota du Nord sur la réserve Sioux de Standing Rock et je suis un membre enrôlé du peuple Sisseton Wahpeton Oyate.

Mes grands-mêres Katherine Ray et Stella Pretty Sounding Flute étaient toutes deux de ferventes catholiques. Les gens disent que vous êtes bon, que vous êtes unique et différent de vos prédécesseurs. Les gens parlent autour de moi et disent qu’il y a une chance que vous m’écoutiez, moi, une simple femme d’une réserve indienne.

Après la venue de Christophe Colomb en 1492, l’existence des peuples indigènes des Amériques du nord et du sud ont changé à tout jamais. La trajectoire historique de mon peuple fut aussi changée. Au-delà d’avoir été infectés par des maladies inconnues de nous comme la variole pour laquelle nous n’avions aucune immunité, on nous a affamé, brutalisé et massacré. Des millions d’indigènes du continent furent massacrés au nom de la Destinée Manifeste, née des doctrines de la découverte, en particulier édictée par la bulle papale de 1493 (Inter Caetera).

La bulle papale de 1493, Inter Caetera, un édit solennel écrit par le pape Alexandre VI, donna aux chrétiens la domination sur les terres indigènes et appela à la subjugation des peuples natifs indigènes pour le but de propager la doctrine chrétienne. En fait, les chrétiens furent chargés de la tâche de renverser les nations autochtones afin de les convertir au christianisme et les héritiers chrétiens furent aloués “plein et libre pouvoir, autorité et jurisdiction de toute sorte”. Ceux qui tentèrent de s’opposer à ce document papal furent menacés d’être exposés “à la colère de dieu tout puissant et de ses saints apôtres Pierre et Paul.”

Ce que cette bulle accordait est le droit de conquête. La colonisation a commencé avec l’Espagne et le Portugal et toutes les autres puissances européennes ont suivi leur exemple. Les envahisseurs européens qui ont volés les terres et les vies des autochtones furent autorisés de le faire sous couvert et autorité de l’église, qui était le fondement de la loi des états. Quelques trois cents ans après que le pape Alexandre VI ait invoqué “deprimantur” contre mes ancêtres, John Marshall le 4ème juge de la cour suprême des Etats-Unis, prit le principe du “droit de réduction” de la bulle papale Inter Caetera, fondée sur le concept chrétien latin de dominorum christianorum et fit de la domination chrétienne une loi en regard de l’invention de la doctrine chrétienne de la découverte.
La doctrine elle-même n’a aucune base légale. Utilisant le raisonnement d’Inter Caetera, la cour suprême des Etats-Unis abrogea les demandes de droit de propriété des peuples autochtones, dont les ancêtres vécurent en Amérique du Nord pendant des milliers et des milliers d’années et a donné le titre aux colons américains qui étaient gouvernés par des leaders chrétiens.

Sans cette bulle papale, les Etats-Unis d’Amérique seraient forcés de réviser les politiques de termination et d’assimilation qu’ils ont mis en pratique contre nous, les habitants originels de la terre, le vol des terres indigènes et de leurs ressources, les violations des traités et le génocide qui fut appliqué au travers de nombreux massacres comme ceux entr’autres de Sand Creek, Wounded Knee et Whitestone Hill. Les Etats-Unis et autres pays coloniaux ont justifié ces atrocités en se cachant derrière l’église.

Tant que la bulle papale Inter Cetera demeure effective, les peuples indigènes continueront à souffrir. Toute la loi américaine concernant les Indiens d’Amérique est fondée sur la trilogie de Marshall, celle de la doctrine chrétienne de la découverte. Le droit de réduction, sous le déguisement de la doctrine de la découverte, est utilisé pour nourrir la bête coloniale et utilisé pour donner toujours plus de pouvoir au capitalisme, alors que les entreprises multi-nationales utilisent des concepts religieux quasi-légaux comme cette doctrine de la découverte, pour voler les peuples indigènes du monde entier. A la poursuite de ressources naturelles comme le bois, le pétrole, le gaz, les diamants, l’uranium et autres richesses, ils ignorent et balaient nos vies.

Je vous adresse cette lettre avec humilité et respect, comme quelqu’un qui reconnait l’autorité de Celui qui guérit ceux aux cœurs brisés et soignent leurs plaies ; Celui qui n’est pas venu pour condamner le monde, mais pour le sauver.

Pour le bien de tous, nous vous demandons de révoquer formellement la bulle papale Inter Caetera de 1493. Le faire, restaurera les droits humains fondamentaux et amènera la cicatrisation aux peuples autochtones et à son tour, au monde entier. Seul vous avez le pouvoir de faire ceci.

S’il vous plaît, rencontrez-moi en tant que représentante du pays indien pour un entretien lors de votre prochaine visite aux Etats-Unis l’an prochain. Mitakuye Oyasin.

Mes meilleurs vœux à votre sainteté,

Salutations distinguées,

Cankudutawin, Red Road Woman

Ruth Hopkins

“Bénis soient les faiseurs de paix, car ils seront appelés les enfants de dieu.” Mathieu 5:9

Ruth Hopkins (Sisseton Wahpeton & Mdewakanton Dakota, Hunkpapa Lakota) est écrivain, blogueuse, biologiste, activiste et juge.

La racine de la poussée hégémonique finale de l’empire: Le crime d’état du 11 septembre… encore et toujours… (Paul Craig Roberts)

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 16 octobre 2014 by Résistance 71

Paul Craig Roberts, économiste, ancien sous-secrétaire d’état aux finances sous Reagan, connait le système de l’intérieur, depuis le haut de la pyramide. Écœuré de ce que son pays est devenu, il a retiré les gants depuis un moment et travaille le monstre au buffet dans les cordes… Paul Craig Roberts est sans doute un des derniers héros pré-pays du goulag levant. Nous ne sommes pas politiquement d’accord avec lui sur les solutions à apporter à ce marasme, mais voir quelqu’un comme lui, qui pourrait à son âge se la couler très, très douce dans le système, tirer à boulets rouges sur les crimes continuels de ses pairs, cela ne peut qu’inspirer le respect et certainement fait garder espoir en l’humanité. Merci Mr Roberts !

– Résistance 71 –

 

Le 11 Septembre, les attaques à l’anthrax et au-delà

 

Paul Craig Roberts

 

15 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://www.presstv.ir/detail/2014/10/14/382278/911-anthrax-attacks-and-beyond/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La tragédie du 11 Septembre 2001 va bien plus loin que la mort de ceux qui périrent dans les tours et celle des pompiers et personnels d’urgence qui ont succombé de maladies suite aux inhalations des poussières toxiques. Depuis 13 ans, une nouvelle génération d’Américains est née avec et sous le mythe du 11 septembre qui a été utilisé pour créer de toute pièce l’état américain policier et de guerre prerpétuelle.

Les régimes corrompus de Bush et d’Obama ont utilisé le 11 septembre pour tuer, estropier, déposséder et déplacer des millions de musulmans dans sept pays différents, dont aucun n’a quoi que ce soit à faire avec le 11 Septembre.
Une génération complète d’Américains est née avec le dédain et la méfiance des musulmans.
Une génération d’Américains est née dans un état policier dans lequel la vie privée et les protections constitutionnelles n’existent plus.

Une génération d’Américains est née dans un état de guerre permanent tandis que les besoins des citoyens ne sont plus satisfaits.

Une génération d’Amércains est née dans une société dans laquelle la vérité a été remplacée par une suite sans fin de mensonges et de falacies.

D’après la version officielle du 11 septembre, le tant vanté état de sécurité nationale de la seule super-puissance au monde a été vaincu par quelques jeunes Saoudiens armés de cutters. Le gigantesque appareil de la sécurité de l’état a été sans aucune défense et a reçu la plus grosse humiliation jamais infligée à un pays clâmant être une super-puissance.

Ce jour là, absolument rien de ce qui représente la sécurité de l’état n’a fonctionné. Tout a foiré, d’un coup.

L’armée de l’air américaine, pour la toute première fois de son histoire n’a pas pu lancer un seul de ses jets intercepteurs. Le Conseil de la Sécurité Nationale échoua.

Toutes les seize agences de renseignement américaines ont été défectueuses d’un coup, en même temps, tout comme celles des alliés de l’OTAN et d’Israël.

Le traffic aérien n’a plus fonctionné.

La sécurité des aéroports a gravement échoué quatre fois au même moment et le même jour. La probabilité mathématique d’un tel échec est… zéro.

Si une telle chose s’était actuellement vraiment déroulée, il y aurait eu des demandes d’enquête en provenance de partout: de la Maison Blanche, du Congrès, et des médias. Des officiels auraient été tenus pour responsabales, des têtes auraient roulé dans la sciure.

Au lieu de cela, la Maison Blanche a résisté un an aux demandes des familles des victimes du 11 Septembre pour l’ouverture d’une enquête. Finalement, on rassembla des politiciens pour qu’ils écoutent le compte rendu du gouvernement et qu’ils le couchent par écrit. Le président, le vice-président et le conseiller juridique de la commission ont tous dit que des preuves avaient été cachées à cette commission, que des mensonges ont été dits devant cette commission et que finalement cette commission avait été mise en place “pour échouer”. La plus grosse faute de sécurité de l’histoire n’a même pas vu une personne perdre son boulot. Personne ne fut tenu pour responsable.

Washington a alors conclu que le 11 Septembre a été rendu possible à cause du manque d’état policier. Le Patriot Act, qui attendait l’évènement, fut tranquillement passé par les idiots du congrès. La loi (d’exception) a établi l’indépendance du pouvoir exécutif vis à vis de la loi et de la Constitution. La loi et les mesures qui s’en suivirent ont institutionnalisé un état policier dans le “terre des hommes libres”. (NdT: en référence au motto du pays se jugeant “indispensable”: “Land of the free, home of the brave”, c’est à dire “terre de l’homme libre, patrie du courageux”…)

Oussama ben Laden, un agent de la CIA, mourant d’insuffisance rénale, fut blâmé malgré le fait qu’il renia toujours explicitement sa responsabilité dans les attentats. Durant les 10 années qui suivirent, ben Laden fut l’épouvantail qui donna une excuse à Washington de tuer un nombre incalculable de musulmans. Puis, soudainement, le 2 Mai 2011, Obama annonça qu’un commando des Navy SEAL avait tué ben Laden au Pakistan. Les témoins occulaires sur place contredisaient la version de la Maison Blanche. Oussama ben Laden devint le premier humain à survivre un arrêt rénal pendant plus de 10 ans. Il n’y avait pas de machine à dialyser dans la maison retranchée où Ben Laden soi-disant vivait. Les nombreux faire-parts de décès le concernant en Décembre 2001 furent jettés aux oubliettes et les membres de cette équipe de Navy SEAL (Team 6) moururent bizarrement dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan plusieurs semaines après le “raid”. Les milliers de marins à bord du porte-avion sur lequel fut soi-disant rappatrié le corps de Ben Laden pour être jetté à la mer, ont écrit qu’aucune funérailles de la sorte n’avaient eu lieu sur le navire.

L’histoire à dormir debout du meurtre de ben Laden par la Seal Team 6 a servi à mettre fin au défi lancé par des démocrates déçus à la nomination d’Obama pour un second terme à la présidence. Cela libéra aussi Washington de la restriction ben Laden pour sa “guerre contre la terreur”. Washington voulait attaquer la Libye, la Syrie… des pays où tout le monde savait que ben Laden n’avait pas de point d’attache ; de plus la succession de vidéos de ben Laden dans lesquelles celui-ci rajeunissait de prise en prise alors que le faux ben Laden endorsait la responsabilité des attaques, avait commencé à perdre la confiance des experts ainsi que toute crédibilité.

En regardant les tours jumelles du WTC ainsi que la tour #7 s’effondrer, il m’était apparu comme évident que la chute de ces bâtiments ne pouvaient pas être dûe à des dégâts structurels. Lorsqu’il devint clair que la Maison Blanche avait bloqué une enquête indépendante sur les trois gratte-ciels d’acier au monde qui se sont effondrés sur eux-mêmes en résultat de basses températures émanant d’incendies de bureaux, il devenait alors évident qu’il y avait une opération de maquillage.

13 ans plus tard, de moins en mois de gens aux Etats-Unis et a l’étranger trouvent l’histoire du gouvernement crédible. Le cas mis en évidence par des experts indépendants est maintenant si fort que les médias se sont ouverts à la possibilité. Voici Richard Gage Architects & Engineers for 9/11 Truth on C-SPAN:

http://www.youtube.com/watch?v=3Zbv2SvBEec#t=23

Après des années de persistance, un groupe de New York a sécurisé le nombre suffisant de signatures valides pour faire mettre aux voix une enquête sur l’effondrement des trois tours du WTC. La version officielle, si elle est correcte, veut dire que les codes de sécurité d’incendie dans les bâtiments sont insuffisant pour protéger le public et que donc toutes les autres structures d’acier de même type sont sujettes à potentiellement subir le même sort. Le groupe a été très habile quant à sa façon de cadrer le débat sur la sécurité publique et non pas sur la vérité sur le 11 septembre. Les autorités de New York bien entendu, continuent à s’opposer à cette initiative. La question reste maintenant sujette à la décision d’un juge. Il est très difficile de concevoir qu’un juge aille contre le gouvernement de manière si puissante, mais le groupe aura établi que le gouvernement n’a aucune confiance en la véracité de sa propre histoire.

Ces 13 dernières années, des physiciens, chimistes, architectes, ingénieurs et des spécialistes des premiers secours ont fourni des preuves massives qui démentent catégoriquement la version officielle de l’effondrement des trois tours. La réponse à ces experts a été pour les non-experts de qualifier les experts de “théoriciens du complot”. En d’autres termes, les défenseurs de l’histoire du gouvernement n’ont aucune preuve scientifique ni factuelle sur lesquelles ils peuvent tenir leur position. Alors ils ne peuvent qu’insulter l’opposition.

Le 11 septembre fut utilisé pour altérer de manière fondamentale la nature du gouvernement américain et sa relation avec son peuple. Un pouvoir exécutif irresponsable et ne devant de compte à personne a remplacé le processus de la loi et la régulation fournie par la constitution américaine. Au nom de la sécurité nationale (NdT: en France appelée “la raison d’état”…), le pouvoir exécutif ne connaît plus de limites. Essentiellement, aujourd’hui, les citoyens américains n’ont plus aucuns droits si le gouvernement décident de les cibler.

Ces Américains nées après le 11 septembre 2001 sont nés dans un pays différent de ceux nés avant. N’ayant jamais fait l’expérience d’un gouvernement constitutionnel, ils ne sauront JAMAIS ce qu’ils ont perdu.

Les attaques à l’anthrax d’Octobre 2001 (NdT: Anthrax = maladie du charbon) ont été oubliées, mais le professeur Graham McQueen dans son livre “Le mensonge de la maladie du charbon de 2001” (Clarity Press, 2014), montre bien que les attaques à l’anthrax ont joué un rôle essentiel dans l’acquisition par le gouvernement de pouvoirs d’état policier. Deux présidents de comités sénatoriaux démocrates, Thomas Daschle et Patrick Leahy, furent perturbés par l’extension du régime Bush et sa carte blanche pour tous les pouvoirs et ils étaient en position de pouvoir bloquer la légilsation mettant en place l’état policier et la capacité pour la branche exécutive seule de mener les Etats-Unis à la guerre (NdT: de par la constitution des Etats-Unis seul le congrès peut déclarer la guerre, depuis 2001, toutes les interventions, guerres, menées par les US se sont passées de l’aval du congrès et ont été menées sur décision de la Maison Blanche exclusivement. C’est à dire que toutes les actions guerrières de l’empire depuis lors, sont anticonstitutionnelles…).

Les deux sénateurs reçurent alors des lettres contenant des spores d’anthrax, comme également de majeures organisations médiatiques. Les présentateurs de journaux télévisés comme Dan Rather, qui comparaient les effondrements des tours du WTC à des démolitions contrôlées n’avaient pas encore été virés par les républicains sur des accusations fabriquées.

Initialement, les lettres à anthrax, qui ont causées la mort de plusieurs employés des postes, furent vues comme la seconde étape des attaques du 11 septembre. La peur décupla. Les sénateurs et les médias se turent. Puis il fut découvert que l’anthrax utilisé était un type de produit unique produit par un laboratoire militaire du gouvernement américain.

La réponse à ce pavé dans la mare de la propagande du gouvernement, fut la mise en accusation fabriquée par le FBI d’un homme décédé, Bruce Edwards Ivins, qui avait été employé dans le laboratoire militaire qui avait produit cette souche d’anthrax et qui fut mené au suicide par les fausses accusations. Les collègues du mort ne crurent par un mot de la fausse histoire montée par le gouvernement et rien dans le passé du décédé ne pouvait indiquer quelque motif ou instabilité mentale que ce soit qui auraient pu le mener à ce type d’action.

Initialement, le gouvernement américain avait essayé de cadre un certain Jay Hatfill, mais malgré tous les efforts du New York Times (NdT: Rappelons-nous… La voix de la CIA…) et de Nicholas Kristof, la tentative échoua. Hatfill reçût 5 millions de dollars du gouvernement en dédommagement des accusations qui ont ruinées sa vie. Puis le gouvernement corrompu s’est acharné sur Ivins.

Irvins était mort et ne pouvait plus se défendre, mais ses collègues le firent pour lui.

Cet épisode pue jusqu’aux cieux. La justice est quelque chose qui existe en dehors des frontières des Etats-Unis. Ne vous attendez jamais à trouver une forme de justice aux Etats-Unis.

La plupart des Américains ne sont pas au courant à quel point le gouvernement fédéral possède les experts qui peuvent contredire ses propres histoires à dormir debout. Par exemple, aucun physicien compétent ne peut croire en la version officielle de la destruction des trois tours du WTC ; mais les départements de physique des universités américaines sont très dépendants de l’argent fédéral pour leurs recherches. Tout physicien qui dirait ce qu’il pense non seulement mettrait en danger sa propre carrière mais aussi celle des ses collègues. Le physicien Steven Jones, qui fut le premier à pointer sur la thermite dans la destruction des tours, a dû avant de parler, être d’accord pour que son université lui rachète sa “tenure” (NdT: emploi garanti jusqu’à la retraite) ou son université aurait dû faire face à la perte du financement fédéral.

La même chose se produit dans le secteur privé bien entendu. Les architectes de grattes-ciel et les ingénieurs de structure qui expriment des doutes au sujet de l’explication officielle de l’effondrement des trois tours du WTC sont vus, tout comme leurs client potentiels, comme des prosélytes du fondamentalisme islamique et des fondus conspirationnistes. Les clients, bien sûr, n’ont aucune connaissance experte sur laquelle se fonder pour juger de l’affaire, mais ils sont endoctrinés avec la répétition incesssante et le lavage de cerveau en règle que les attentats du 11 septembre furent perpétrés par Oussama ben Laden. Leur endoctrimement les immunise contre les faits.

Le mensonge du 11 septembre a persisté depuis 13 ans maintenant. Des millions de musulmans ont payé ce mensonge de leur vie, de la destruction de leurs familles et de la dislocation de leurs sociétés. La plupart des Américains demeurent confortables avec le fait que leur gouvernement a détruit entièrement ou en partie sept pays en ayant pour fondement un mensonge que Washington a instruit de couvrir le crime qu’il a perpétré pour lancer la folle poussée néo-conservatrice de Washington pour l’empire et l’hégémonie mondiale,

La fourberie de l’empire… La Turquie (OTAN) bombarde les Kurdes et laissent l’EI tranquille à l’instar des yanks qui tiennent l’armée syrienne à distance…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 octobre 2014 by Résistance 71

L’EIIL / EI est l’armée mercenaire de l’OTAN. Objectif: réaliser la partition du Moyen-Orient pour un contrôle impérialiste. De fait, l’EI est la nouvelle armée coloniale de l’occident… Les terroristes sont à Washington, Londres, Paris, Ankara au chaud dans les gouvernements… ou plutôt les extensions de conseils d’administration des banques, compagnies pétrolières et marchands de canons…

– Résistance 71 –

 

Washington parviendra t’il à faire nettoyer ethniquement le nord de la Syrie ?

 

Thierry Meyssan

 

14 octobre 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185560.html

 

À Kobané et dans sa région, où plus de 300 000 Kurdes syriens sont menacés d’extermination par l’Émirat islamique, chacun peut mesurer la duplicité de l’Otan. Alors que la Coalition états-unienne déclare lutter contre l’Émirat islamique, un membre de l’Otan, la Turquie, lui fournit l’assistance militaire et médicale dont il a besoin, empêche les civils de fuir et les combattants du PKK de venir à leur aide.

Dans le théâtre antique grec, chaque spectateur connaissait à l’avance la fin tragique de la pièce. Les personnages, aveuglés par les Dieux, poursuivaient en actes ce qu’ils prétendaient rejeter en paroles. Mais le chœur révélait aux spectateurs les projets du Destin.

La tragédie qui se joue à Kobané (en arabe Aïn al-Arab) a été écrite pour se clore par le génocide annoncé de 300 000 Kurdes syriens. L’Émirat islamique a déjà pris le contrôle de plusieurs quartiers de la ville et de nombreux villages alentour. Si l’Armée arabe syrienne ne parvient pas à franchir les lignes de l’Émirat islamique pour les sauver, ils seront tous massacrés.

La population kurde est défendue par le PYG (parti autonomiste soutenant la République arabe syrienne), mais la Turquie a fermé sa frontière de sorte que les civils ne peuvent pas fuir et que les renforts du PKK turc (parti indépendantiste lié au PYG) ne peuvent arriver.

Les forces kurdes sont commandées par Mahmoud Barkhodan, assisté de Narine Afrine (de son vrai nom Mayssa Abdo). Le choix d’une femme comme commandant en second a semé la panique au sein de l’Émirat islamique, les jihadistes étant convaincus qu’ils ne peuvent entrer au paradis s’ils sont tués par une femme.

Face à la résistance kurde, l’Émirat islamique a transféré l’essentiel de ses forces en Syrie pour écraser Kobané.

Selon notre analyse, maintes fois répétée dans ces colonnes et dans de nombreuses émissions de radio et de télévision en Amérique latine, en Russie et dans le monde musulman, l’Émirat islamique est une création des États-Unis chargée de nettoyer ethniquement la région de manière à pouvoir la remodeler. Chacun peut constater que les déclarations lénifiantes des dirigeants états-uniens sont démenties par leur action militaire sur le terrain, non pas contre, mais en faveur de l’Émirat islamique.

La Coalition a procédé à six vagues de bombardements à Kobané. Elle n’a jamais ciblé des positions de l’Émirat islamique et ne lui a causé aucune perte. Elle tient par contre à distance, plus au Sud et à l’Ouest, l’Armée arabe syrienne qui ne parvient pas à ouvrir une brèche pour sauver la population.

Le Gouvernement régional du Kurdistan irakien (pro-Israélien) refuse d’aider les Kurdes syriens, avec lesquels il est en conflit depuis longtemps. Il argue de ne pas avoir d’accès direct à la Syrie pour justifier sa passivité.

Membre de l’Otan, la Turquie refuse de porter assistance aux populations menacées de génocide tant que les Kurdes syriens ne renoncent pas à leur statut autonome en Syrie et qu’ils ne rejoignent pas le combat de l’Otan contre la République arabe syrienne et son président élu Bachar el-Assad.

Selon les combattants du PYG, la Turquie fournit quotidiennement des armes à l’Émirat islamique et accueille ses blessés dans ses hôpitaux, alors que eux-mêmes ont les plus grandes difficultés à acheminer les blessés kurdes en Turquie pour y être soignés.

En Turquie, le groupuscule islamiste kurde Hür Dava Partisi (anciennement dénommé Hezbollah de manière à créer une confusion avec la résistance libanaise) est entré en guerre contre le PKK (parti kurde majoritaire dans le pays). Le Hüda-Par (abréviation du Hür Dava Partisi) est soutenu en sous-main par l’AKP du président Recep Tayyip Erdoğan à la fois pour lutter contre l’indépendantisme kurde et pour soutenir les Frères musulmans.

Le 30 août, un leader de l’Émirat islamique, Hikmet, et deux de ses gardes du corps ont été tués par le PKK à Istanbul où ils séjournaient à l’invitation du Hüda-Par et sous la protection de la police turque.

Dans un SMS envoyé à tous ses militants, le PKK a donné instruction d’éliminer physiquement tous les membres du Hüda-Par, accusés de travailler pour le gouvernement turc et d’aider l’Émirat islamique.

Établissant une comparaison avec le massacre de Srebrenica (Yougoslavie, 1995) l’émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a mis en cause le 10 octobre la responsabilité turque en cas de chute de Kobané et de génocide de sa population. Il a exigé vainement que la Turquie ouvre sa frontière.

Le chef de la Coalition états-unienne, le général John Allen, a également publiquement sommé la Turquie d’ouvrir sa frontière et d’empêcher le génocide des Kurdes de Kobané. Toutefois, il ne semble pas que le refus turc ait altéré les relations entre Washington et Ankara, bien au contraire.

Le nouveau ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, a affirmé que son pays n’interviendrait pas tant que la Coalition formée par les États-unis contre l’Émirat islamique (et dont la Turquie fait partie) ne déciderait pas d’imposer une zone d’exclusion aérienne au nord de la Syrie et ne se donnerait pas pour objectif de renverser la République arabe syrienne.

Au demeurant, le Parlement turc a autorisé son gouvernement à combattre à la fois l’Émirat islamique et le PKK.

Recevant M. Çavuşoğlu à Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a appuyé l’idée de la création d’une « zone de sécurité » au Nord de la Syrie, sans préciser ce qu’il entendait exactement par là, mais soulignant son accord avec la Turquie.

La France, également membre de l’Otan, fournit directement des armes au Gouvernement régional séparatiste du Kurdistan irakien, sans autorisation du Gouvernement central irakien. Le Gouvernement régional du Kurdistan irakien a étendu son territoire de 40 % de manière coordonnée avec l’Émirat islamique lorsque celui-ci s’emparait de la zone arabe sunnite irakienne. Durant les années précédentes, la France soutenait politiquement le PKK turc (pro-Syrien), elle aide désormais militairement le Gouvernement régional du Kurdistan irakien (pro-Israélien).

Actuellement, l’espace aérien au Nord de la Syrie est contrôlé par la Coalition menée par les États-Unis. L’Émirat islamique dispose d’avions (des Mig volés à la Syrie et des F-15 volés à l’Irak), mais n’a que peu de pilotes et de personnel technique pour les utiliser. La création d’une zone d’exclusion aérienne par l’Otan en territoire syrien, outre qu’elle constituerait une violation flagrante du droit international, n’aurait donc aucune incidence sur les combats en cours.

L’idée de la création d’une zone de non-survol en Syrie a été promue par Israël qui y voit un moyen de démembrer à terme ce pays, sur le modèle de ce qui fut fait de 1991 à 2003 en Irak (au profit de l’actuel Gouvernement régional du Kurdistan). Cependant, la seule comparaison valable doit être faite avec la zone tampon imposée en 1983, durant la guerre civile libanaise. Ressentie comme une recolonisation ouverte du Liban, elle tourna au fiasco après l’élimination de 300 soldats états-uniens et français.

En Turquie, le PKK multiplie les manifestations pour contraindre le gouvernement Erdoğan à rouvrir la frontière. 31 personnes ont déjà été tuées par la police durant la répression de ces manifestations.

La seule question est de savoir combien de temps encore les Kurdes syriens pourront résister seuls aux jihadistes armés et financés par les États-unis en vertu d’un vote du Congrès, réuni en séance secrète en janvier 2014. En d’autres termes : quand Washington et ses alliés parviendront-ils à faire nettoyer ethniquement le Nord de la Syrie par leur créature, l’Émirat islamique ?

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