Archives de la Catégorie politique et lobbyisme

Muselage de la presse alternative dérangeante: Arrestation à Madrid d’un écrivain turc anti-guerre…

Posté dans actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , , le juin 19, 2013 par Résistance 71

Il devient de plus en plus évident que la répression contre la dissidence au Nouvel Ordre Mondial, au chaos organisé par les banksters et leurs laquais politicards en place et dûment contrôlés, monte d’un cran. Le totalitarisme étatique est l’arme des banquiers pour nous écraser. Il n’y a pas de solutions politiques au sein du système, de plus il n’y a pas de solutions politiques envisageables tant que l&hégémonie économique existe.

Il faut prendre le problème à sa source et détruire le monopole des cartels banquiers et industriels…

– Résistance 71 –

 

Bahar Kimyongür arrêté: La vérité dérange, Milquet se venge

 

Michel Collon

 

18 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/Bahar-Kimyongur-arrete-La-verite.html?lang=fr

 

 

On vient d’arrêter à Madrid notre ami et collègue Bahar Kimyongür, auteur du livre Syriana et de nombreux articles démontrant l’hypocrisie des gouvernements européens sur la Syrie. Ces dernières semaines, il s’était activement mobilisé pour aider les parents désemparés de ces jeunes qui partent en Syrie. Il est attendu au débat que nous coorganisons sur ce thème à Bruxelles mardi 25 juin.

Bahar est menacé d’extradition vers la très démocratique Turquie. Nous sommes très inquiets et convaincus que le gouvernement belge est complice : Bahar dérange, la vérité dérange.

D’ailleurs, la chronologie est très claire :

22 mai, communiqué de la ministre de l’Intérieur : "Joëlle Milquet a longuement rencontré ce matin, lors d’un déjeuner, le directeur de l’Organisation du renseignement national turc, Hakan Fidan. Lors de cet échange très constructif, plusieurs modalités de collaboration et d’échanges d’informations dans les différents dossiers évoqués ont été précisées et renforcées, en ce qui concerne notamment la présence de ressortissants belges en Syrie mais aussi le suivi et le contrôle des différents groupements terroristes".

28 mai : la Turquie délivre en secret un nouveau mandat d’arrêt international contre Bahar (qui avait été acquitté il y a dix ans par la Justice belge pour ces accusations arbitraires).

13 juin : A la RTBF radio, la ministre Milquet soutient le "démocrate" turc Erdogan : "Je pense que les services secrets turcs sont sincères" (sic). (Et aussi ses tortionnaires et ceux qui emprisonnent des journalistes en masse ?) Elle diabolise Bahar comme "soutien d’Assad" alors que celui-ci a, dans son livre, dénoncé ses aspects dictatoriaux.

17 juin : Bahar est arrêté par des civils alors qu’il visitait avec son épouse Deniz et ses deux petits enfants la cathédrale de Cordoue (Espagne). En présence de ses enfants pour bien marquer le coup !

Ce jeudi 20 juin, il passe devant le juge à Madrid.

Nous appelons chacun à dénoncer cette violation du droit d’expression, cette basse vengeance des politiciens qui s’alignent sur les Etats-Unis, Israël et la Turquie !

Faites circuler ce message sur le Net, facebook et partout, interpellez vos mandataires politiques et les médias.

Demandez des comptes à la ministre Milquet. Elle ne bouge pas pour aider les parents désemparés, mais se rend complice d’Erdogan pour arrêter Bahar :

Cabinet du ministère de l’Intérieur, 2 rue de la Loi, 1000 Bruxelles

Tél : 02 504 85 40 Attaché de presse : Geoffroy Kensier : 0478 59 41 51

www.milquet.belgium.be

Liberté pour Bahar ! Liberté d’expression contre la guerre !

Résistance politique: Le double jeu et l’insanité de Washington mènent le monde à la 3ème guerre mondiale (Paul Craig Roberts)

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , le juin 18, 2013 par Résistance 71

Washington est fou

 

Dr. Paul Craig Roberts

 

17 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/17/washington-is-insane-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Au XXIème siècle, la propagande vieille de plus de 200 ans qui dit que le peuple américain contrôle son gouvernement a été complètement pulvérisée. Les deux régimes de Bush et d’Obama ont rendu parfaitement clair que le peuple américain n’a aucune influence, encore moins de contrôle, sur le gouvernement. Aussi loin que soit concerné Washington, le peuple n’est rien d’autre que fétus de paille dans le vent.

Les sondages récents montrent que 65% de la population américaine est opposée à une intervention américaine en Syrie. Malgré cette claire indication de la volonté du peuple, le régime Obama pousse sa propagande pour plus d’armement des mercenaires de Washington envoyés en Syrie pour renverser le gouvernement séculier syrien et pour établir une “zone d’exclusion aérienne” au dessus de la Syrie, qui, si nous nous fions à l’exemple libyen, veut dire des attaques de l’aviation américaine ou de l’OTAN sur l’armée syrienne au sol, servant ainsi de force d’appui aérien pour les mercenaires importés de Washington, nommés par doux euphémisme “les rebelles syriens”.

Washington avait déclaré il y a un moment que la “ligne rouge” qui mènerait la Syrie sous une attaque US serait que le gouvernement d’Assad utilise des armes chimiques de destruction massive contre les mercenaires de Washington. Une fois cette annonce faite, tout ceux ayant encore un cerveau, ont immédiatement su que Washington allait fabriquer de faux rapports de renseignement disant qu’Assad avait utilisé des armes chimiques, tout comme Washington avait présenté aux Nations-Unies le mensonge intentionnel via le ministre des affaires étrangères de l’époque Colin Powell que Saddam Hussein en Irak avait de dangereuses armes de destruction massive. Vous rappelez-vous de l’image utilisée par la conseillère à la sécurité Condoleeza Rice du “champignon au dessus des villes américaines” ? Les mensonges propagandistes étaient à l’ordre du jour de Washington.

Et ils le sont toujours. Maintenant Washington a fabriqué de fausses preuves et le président obama a annoncé sans sourciller, que la Syrie d’Al-Assad a utilisé du gaz sarin en plusieurs occasions et qu’entre 100 et 150 personnes “de son propre peuple”, doux euphémisme pour les mercenaires soutenus par les Etats-Unis, ont été tuées par l’arme de destruction massive.

Pensez-y une minute. Aussi infortunée que soit la mort provenant de la guerre, est-ce que la mort de 100-150 personnes est une “destruction massive” ? D’après des estimations très conservatrices, l’invasion de la Syrie par des mercenaires à la solde des Etats-Unis, a coûté environ 93 000 vies, ces 150 vies représentent donc 0,0016 d’entre elles.

En d’autres termes: 92 850 vies perdues n’ont pas franchi la “ligne rouge”, mais ces 150 supposées là.. oui…

Oui je sais… La position de Washington n’a aucun sens. Mais quand a t’elle eu un sens ?

Poussons le bouchon un peu plus loin. Assad sait au sujet de la “ligne rouge” de Washington. Ceci a été rabâché encore et toujours plus afin de marteler dans les esprits du public américain distrait, qu’il y a une raison véritable et valide d’attaquer la Syrie. Pourquoi donc Assad utiliserait-il des armes de destruction massive prohibées pour tuer quelques 150 mercenaires alors que son armée balaie ces mercenaires américains sans l’utilisation de gaz et alors qu’Assad sait très bien que l’utilisation d’une telle arme amènerait l’armée américaine contre lui ?

Comme le gouvernement russe l’a clarifié, les accusations de Washington ne sont pas crédibles. Aucune personne informée ne peut y croire. Pas de doute, quelques Américains, portant leur patriotisme à fleur de peau seront convaincus du dernier mensonge de Washington, mais personne d’autre dans le monde ne le sera. Même les marionnettes de l’OTAN alliées de Washington, appelant pour une attaque de la Syrie, savent que la justification de celle-ci est un mensonge. Pour les marionnettes de l’OTAN, l’argent de Washington dépasse leur intégrité, qualité qui rapporte peu.

Les Russes savent très certainement que Washington ment. Le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a dit: “Le gouvernement Assad, comme l’opposition le dit ouvertement, a obtenu de grands succès militaires sur le terrain. Le régime Assad n’est pas le dos au mur. Quel sens cela a t’il pour lui d’utiliser des armes chimiques de surcroi en si petite quantité.”

Lavrov est une personne relativement civilisée dans le rôle du diplomate principal russe. Mais d’autres officiels russes peuvent être plus acerbes dans leur réfutation des derniers mensonges flagrants de Washington. Yuri Ouchakov, aide du président Poutine a dit: “Les Américains ont essayé de nous présenter des informations sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime du président Al-Assad, mais franchement nous avons pensé que tout cela n’était pas convaincant. Nous ne voudrions pas invoquer (le tristement célèbre mensonge) Colin Powell (à l’ONU expliquant le cas des ADM irakiennes), mais les faits ne paraissent pas convaincants à nos yeux.” Alexeï Pouchkov, le président du comité des affaires étrangères de la Douma (parlement russe) a lui coupé court: “Les données concernant l’utilisation par Assad d’armes chimiques sont fabriquées par la même entreprise qui avait fabriquée les mensonges à propos des ADM de Saddam Hussein. Obama marche sur le chemin de George W. Bush.”

Ici en Amérique, personne ne tiendrait une telle ligne de parole et de pensée au sein de la pressetituée américaine.

Le double langage orwellien est dorénavant le langage du gouvernement des Etats-Unis. Le ministre des affaires étrangères John Kerry a d’un côté, condamné Assad pour avoir endommagé “les discussions de paix”, tandis que les Etats-Unis arment de l’autre côté les mercenaires en Syrie.

Le double-langage de Washington est maintenant évident pour tout le monde. Non seulement Assad, mais aussi les Russes, les Chinois, les Iraniens et tous les états marionnettes des Etats-Unis incluant les nations de l’OTAN et le Japon, sont parfaitement au courant que Washington est en train de mentir une fois de plus comme un arracheur de dents. Les Russes, les Chinois et les Iraniens essaient d’éviter la confrontation avec Washington, car la guerre avec les armes modernes nucléaires voudrait dire la destruction de toute vie sur terre. Ce qui est stupéfiant, c’est que malgré le lavage de cerveaux s’opérant 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 par la pressetituée, une grande majorité de la population américaine est opposée à la guerre d’obama en Syrie.

Ceci est une bonne nouvelle. Cela veut dire que plus d’Américains développent une capacité de penser indépendamment des mensonges dont Washington les gave quotidiennement.

Ce que les nazis néo-conservateurs, les régimes Bush/Obama assistés de leur pressetituée, ont clarifié c’est que Washington va pousser l’agenda de son hégémonie mondiale jusqu’au point de commencer la 3ème guerre mondiale, ce qui veut bien sûr dire, la fin de la vie sur terre.

La Russie et la Chine, chacune ayant la capacité de détruire les Etats-Unis, ont appris que le gouvernement américain est un menteur et ne peut en aucun cas être cru, ceci impliquant un niveau de confiance zéro. La politique de “L’exclusion aérienne” au dessus de la Libye à laquelle les Russes et les Chinois avaient été d’accords, s’est transformée en une attaque aérienne de l’OTAN sur l’armée libyenne de façon à ce que les mercenaires de la CIA au sol puissent prévaloir.

La Russie et la Chine, ayant appris une bonne leçon, protestent de l’assaut de Washington contre la Syrie, assaut prétendu être par Washington “une guerre civile”. Si la Syrie tombe, la Russie et la Chine savent que l’Iran est le prochain pays sur la liste.

L’Iran est une partie sensible pour la Russie et pour la Chine, l’Iran représente plus de 20% de ses importations énergétiques. Les gouvernements russe et chinois savent également que si l’Iran tombe, alors tous deux sont les suivants sur la liste. Il n’y a aucune autre explication du pourquoi Washington encercle la Russie avec des bases de missiles et encercle la Chine avec des bases navales et aériennes.

La Russie et la Chine se préparent toutes deux à une guerre qu’elles perçoivent comme inévitable. La folle poussée, la démence de Washington vers une hégémonie mondiale est en train d’amener les citoyens américains insouciants contre deux pays qui ont une capacité thermo-nucléaire et dont les populations combinées représentent 5 fois la population américaine. Dans un tel conflit… tout le monde meurt.

Considérant l’insanité avérée du gouvernement régnant à Washington, si la vie humaine existe toujours au delà de l’année 2020, ce sera un vrai miracle. Tous les soucis au sujet du Medicare, de la sécurité sociale des retraites etc n’ont plus aucun sens, ni intérêt.

Il n’y aura plus personne pour en bénéficier…

 

Addendum: Si le rapport de RT ci-dessous est correct, il paraît évident que les imbéciles ignorants et malfaisants de Washington emmènent le monde vers la 3ème guerre mondiale. http://rt.com/news/iran-troop-deployment-syria-782/

Addendum: La Russie dit qu’elle ne permettra pas de “zone d’exclusion aérienne” au-dessus de la Syrie.

http://www.informationclearinghouse.info/article35318.htm

Addendum: Une fois de plus, Washington démontre qu’il est l’endroit des plus gros idiots sur terre

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/iran-to-send-4000-troops-to-aid-president-assad-forces-in-syria-8660358.html?printService=print

Turquie: Erdogan corrigé par l’empire ?

Posté dans actualité, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , le juin 18, 2013 par Résistance 71

Troubles en Turquie: Une mise en garde américaine à Erdogan ?

 

Grigori Milenine

 

16 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://french.ruvr.ru/2013_06_16/Les-emotions-en-Turquie-une-taloche-americaine-a-Erdogan-3078/

 

Une nouvelle onde de désordres menace d’inonder la Turquie. Maintenant, ils embrassent non seulement Istanbul et Ankara, mais aussi d’autres villes. C’est ainsi que les gens ont réagi à la décision des pouvoirs de nettoyer la place de Taksim et le parc de Ghezi. Dans la nuit de samedi à dimanche, la police a rétabli l’ordre. Des matraques, des canons à eau et du gaz lacrymogène ont été utilisés.

Cependant, les manifestants n’ont pas l’intention de céder. Des désordres surgissent à tout moment dans différents coins du pays.

Il était difficile de s’imaginer que les plans d’abattre les arbres dans un des parcs d’Istanbul se transformeraient en une vague de protestations politiques dans toute la Turquie. Cependant, le prétexte au mécontentement, loin d’être le plus scandaleux, a révélé un tas de problèmes qui germaient depuis longtemps dans la société turque. L’un des principaux est le rejet brutal de la politique islamiste du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. On peut aujourd’hui répartir les habitants de la Turquie en deux camps hostiles, note l’expert du Centre des études analytiques Semion Bagdasarov :

« 15-20 millions, ce sont des Alaouites qui s’opposent à l’islamisation, particulièrement après qu’Erdogan a commencé à construire des mosquées sur leur territoire. Une partie considérable de la population est tout simplement contre. Aux élections, 50% de la population ont voté pour lui. Mais il y a aussi l’autre moitié, celle qui trouve l’islamisation inadmissible ».

Cependant, une série d’experts croit que même ce problème n’est qu’un prétexte à une influence extérieure sur les processus politiques intérieurs en Turquie. Selon le président exécutif de la Société pour une coopération efficace avec les pays arabes Viacheslav Matouzov, la vague actuelle des désordres en Turquie est une sorte de mise en garde à Erdogan de la part de ses partenaires occidentaux :

« Ici sont liés les vecteurs de la lutte intérieure, mais aussi quelques facteurs extérieurs, qui ont mis en marche ce mécanisme historique avec quelques autres objectifs politiques. Erdogan n’a pas suivi totalement les consignes des États-Unis et de l’OTAN en ce qui concerne la Syrie. On demandait de lui une participation plus active de l’armée turque aux événements syriens, la proclamation du Nord de la Turquie zone interdite aux vols jusqu’à 50 kilomètres en profondeur du territoire de la Syrie et l’utilisation plus active des forces armées turques pour le soutien des groupements militarisés d’opposition, envoyés activement en Syrie depuis le territoire de la Turquie ».

De plus, comme le remarque Viacheslav Matouzov, en utilisant la Turquie comme l’avant-poste proche-oriental global de « l’implantation de la démocratie », les Américains utilisent la possibilité de tester une fois de plus leur arme politique dans la société turque :

« Ils se sentent parfaitement bien en Turquie, où travaillent non seulement des spécialistes militaires, mais aussi des technologues politiques, ils coopèrent activement avec l’opposition syrienne, qui a trouvé refuge à Istanbul et effectue la radiodiffusion sur toutes les chaînes de télévision arabe pour la Syrie. Et le séjour des Américains en Turquie permet d’utiliser les technologies politiques modernes, la tactique des « révolutions oranges » et du « printemps arabe », pour influencer les processus en cours sur le territoire de la Turquie ».

Très probablement, les événements actuels en Turquie sont un châtiment pour Erdogan en raison de son activité insuffisante de la promotion de la politique américaine au Proche-Orient, supposent les experts. Et en outre, le châtiment frappera plus tard le parti au pouvoir aujourd’hui en Turquie – Parti de la justice et du développement. Comme le remarque Viacheslav Matouzov, les troubles en Turquie se prolongeront pendant encore quelque temps et n’entraîneront pas de victimes massives. Cependant, lors des élections législatives qui auront lieu dans deux ans, la population turque, selon toute apparence, se souviendra des événements de juin 2013 et laissera le parti avec un résultat décevant.

 

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2013_06_16/Les-emotions-en-Turquie-une-taloche-americaine-a-Erdogan-3078/

 

Résistance politique: Le Canada n’est pas un état souverain… Combien de fraudes encore à venir ?…

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Canada sans racines

 

Mohawk Nation News

 

Avril 2013

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/tag/0000230098-canada-dc-sic-8880/

 

Article 1 de la “Convention de Montévidéo de 1933” définissant l’état comme une personne de droit international, une corporation ayant:

a] Une population permanente: Les Canadiens n’ont aucune origine commune pour les distinguer d’autres êtres humains. Ils se sont installés sur l’Ile de la Grande Tortue, là où ils n’ont aucune racine et aucune permission légale de le faire des habitants indigènes.

b] Un territoire défini: Le Canada n’a pas de territoire. Nous n’avons jamais cédé quelque parcelle que ce soit. Nous n’avons jamais acquiescé de faire partie de l’empire britannique ni de la corporation entrepreneuriale du Canada.

c] Un gouvernement en propre: Ses lois constitutionnelles de 1867 et de 1982 et tous les autres documents constitutionnels sont des lois ou des proclamations de la monarchie britannique pour gérer et gouverner sa colonie.

d] La capacité de faire et participer aux traités internationaux: Les traités du Canada, une entreprise commerciale privée et non pas un état, ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits.

L’entreprise corporation du Canada a été enregistrée à Washington D.C le 1er Juillet 1867 sous le numéro:
0000230098 CANADA DC SIC: 8880 (NdT: sous l’ensemble de lois regroupées sous le vocable du BNAA ou British North America Act, recherchez par vous même… De plus, le Canada est une entreprise enregistrée à la SEC ou Security Exchange Commission de New York pour les opérations boursières, voir ici: http://www.sec.gov/cgi-bin/browse-edgar?action=getcompany&CIK=0000230098&owner=include&count=40 ). Les actionnaires de l’entreprise sont les 13 familles économiques royalistes. A une époque, elles furent les monarchies bannies d’Europe qui ré-émergèrent comme banquiers internationaux.

Nous, nations indigènes, avons les qualifications requises pour un état. Nous avons établi des traités internationaux. Nous n’avons jamais rejoint le Canada. Tous les traités valides signés avec les indigènes le furent avec la monarchie britannique, basé sur le Guswentha (NdT: Traité Wampum à deux rangées), ces traités furent tous brisés. Nous n’avons jamais cédé quelque parcelle de territoire que ce soit à quiconque. Nous avons la population des personnes naturelles de l’Ile de la Grande Tortue.

Le Canada fut d’abord une colonie française jusqu’en 1763 (NdT: fin de la guerre de 7 ans, perdue par la France contre l’Angleterre), puis fut une colonie britannique. Le Canada n’a pas de territoire défini et n’est pas une nation souveraine. Son administration et ses chefs administratifs sont sous le contrôle direct des banquiers de la City de Londres. C’est une base militaire sur notre territoire afin de maintenir le contrôle tandis qu’ils pillent les ressources et volent le fond de trust placé à notre égard.

Dans un état monarchique, les gens sont des “sujets” qui sont conquis ou qui prêtent vœu d’allégeance. Le Dominion (ou colonie) du Canada a été établie lorsque le parlement britannique passa le British North America Act en 1867 afin de promouvoir les intérêts économiques britanniques sur Onowaregeh, l’Ile de la Grande Tortue.

La pseudo-citoyenneté canadienne fut établie en 1967. La Grande-Bretagne peut changer la constitution du Canada quand elle le désire en accord avec le Canada Act de 1982. En 2011, Harper a eu besoin de la permission du gouverneur général du Canada (NdT: Appointé(e) par la couronne britannique) pour dissoudre le parlement.

La loi internationale stipule  clairement que l’appropriation des biens d’une autre nation est illégale. La Grande-Bretagne ne possède pas notre fond, nos ressources ou notre terre et ne peut les céder à quiconque.

La section 91[24] du BNAA n’a donné au Canada que l’autorité de “négocier” avec les Indiens et non pas de régner et de prendre des statuts en fonction des lois de l’amirauté pour les Indiens et pour les territoires “réservés aux indiens”. La section 109 fournit une obligation légale d’établir le fond de trust indien en croissance constante de 50 000 milliards de dollars, fonds dérivés de l’exploitation de nos ressources. (NdT: A l’origine, la couronne britannique prenait 60% de l’argent provenant du commerce de l’entreprise Canada et 40% allait aux indigènes placés sur un fond de trust géré par la … Banque d’Angleterre, The Crown…)

Les entités provinciales et fédérales n’ont aucune juridiction constitutionnelle envers les peuples indigènes. Elles doivent traiter directement avec le vrai peuple sur tous sujets. Le Canada, entité entrepreneuriale, n’a aucun droit d’imposer ses règlementations corporatistes sur nous, qu’elles soient provinciales, fédérales ou municipales. Alors que la réalité derrière le Canada se dévoile devant les yeux ébahis du grand nombre, leur rêve devient un cauchemar…

Espionnage global: Fuite des documents de la NSA… Une agence britannique a espionné Medvedev lors du sommet de Londres en 2009…

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Les Etats-Unis ont espionné le président russe Dimitri Medvedev au sommet de G20 en 2009 (fuites de la NSA)

 

RT

 

16 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/nsa-spied-medvedev-g20-789/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors qe la Grande-Bretagne se prépare à acceuillir le sommet du G8, les documents fuités par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden ont révélé qu’en 2009, les espions américains ont intercepté des communications top-secrètes du président russe d’alors, Dimitri Medvedev, lors de sa visite à Londres.

Cette nouvelle choquante et fracassante a été dévoilée par le quotidien de Londres The Guardian, qui a vu les documents. Il a aussi révélé qu’une agence de renseignement britannique le GCHQ, surveillait les politiciens étrangers et interceptaient leurs courriels durant le sommet de G20 2009, qui s’est tenu dans la capitale britannique; sommet qui fut attendu entre autres par Medvedev. Quelques délégués furent induits en erreur afin qu’ils utilisent les cafés internet qui avaient été mis à disposition et piégés par les agences espionnes britanniques afin de lire leur trafic électronique.

Cette nouvelle arrive alors que le 39ème sommet du G8 est programmé pour débuter Lundi dans la petite station balnéaire nord-irlandais de Lough Erne (territoire britannique) avec toutes les nations présentes au sommet de 2009 en attendance.

D’après les documents fuités portés à la connaissance du journal anglais, les détails des interceptions des courriels de Medvedev furent préparés pour une réunion de la NSA américaine et partagés avec de hauts dignitaires de la Grande-Bretagne, de l’Australie, du Canada et de la Nouvelle-Zélande. Le document fut établi en Août 2009, quatre mois après la participation du président russe au sommet de G20 de Londres.

Dans les remous de la fuite scandaleuse des documents de la NSA, les officiels américains ont défendu des tactiques de surveillance massive, insistant sur le fait que cela était crucial pour la lutte contre le terrorisme. Quoi qu’il en soit, les récentes révélations au sujet des actions de la NSA et de l’agence britannique Governement Communications Headquarters (GCHQ) suggèrent que cela n’était en fait qu’un cas d’espionnage.

Les informations obtenues par les analystes du GCHQ ont été rapidement passées aux représentants britanniques des meetings du G20, leur donnant ainsi un avantage dans certaines négotiations. “Dans une situation active telle que celle-là, l’information reçue peut-être utilisée pour influencer des évènements de terrain qui se tiennent des minutes ou quelques heures après. Ceci veut dire que ce n’est pas suffisant d’enregistrer des communications après coup, avoir l’information en temps réel est essentiel”, écrit un des documents fuités.

Pendant le sommet de Londres, le GCHQ a utilisé un document décrit comme ayant “des capacités de renseignement époustoufflantes” pour intercepter les communications des délégations étrangères. L’agence espionne a organisé et piégé des cafés internet où les agents utilisèrent un logiciel d’interception et d’enregistrement de frappes de clavier pour surveiller l’utilisation informatiques des délégués. La sécurité des téléphones BlackBerry des délégués a été pénétrée afin de permettre à la GCHQ de voir les messages et d’écouter/enregistrer les appels téléphoniques.

D’après le rapport, l’opération de surveillance fut ordonnée depuis un haut niveau du gouvernement du premier ministre d’alors Gordon Brown, et apparaît avoir été active pour au moins 6 mois avant et après que les leaders du monde se soient réunis à Londres ce 2 Avril. Un document révèle que lorsque les ministres des finances du G20 se réunirent à Londres en Septembre 2009, le renseignement britannique espionna les délégués, incluant le ministres des finances turc Mehmet Simsek ainsi que possiblement 15 autres membres de son équipe.

Nouvel Ordre Mondial: Bienvenus dans le monde du dogme de TIA pour "Total Information Awareness"…

Posté dans actualité, N.O.M, militantisme alternatif, média et propagande, science et nouvel ordre mondial, altermondialisme, résistance politique, terrorisme d'état, ingérence et etats-unis, Union Europeenne et nouvel ordre mondial, politique et lobbyisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, neoliberalisme et fascisme, sciences et technologies, Internet et liberté avec des tags , , , , , , , , , le juin 14, 2013 par Résistance 71

“Le pouvoir contient en lui-même la résistance”

~ Proverbe Sioux ~

 

L’antre de l’hydre

 

Résistance 71

 

14 Juin 2013

 

Edward Snowden est-il un traître ou un héros ? Voilà la question qui se pose partout depuis plusieurs jours et une fois de plus question qui s’avère être une pirouette destinée à rendre possible que l’arbre puisse cacher la forêt.

Snowden le lanceur d’alerte, simple citoyen, héros de la résistance, Snowden le traître à poursuivre sans relâche, Snowden l’agent des services de renseignement chinois, Snowden l’agent de la CIA qui torpille la NSA au bénéfice de sa grande rivale du renseignement… Que n’avons-nous entendu ou lu ces derniers jours au sujet de la fuite d’informations ultra-confidentielles de la NSA (National Security Agency) américaine aux journaux du Washington Post et du Guardian de Londres.

Le fait est que Snowden n’a fait que confirmer ce que beaucoup savaient déja. Il n’est pas le premier lanceur d’alerte à avoir exposé les turpitudes de la “Prise en Compte Totale de l’Information” (traduction littérale du dogme des agences du renseignement américaines: “Total Information Awareness” ou TIA), d’autres comme Binney ou Drake l’avaient fait avant lui.

Ce que Snowden vient de nous reconfirmer et ce indépendamment de ce qu’il est vraiment et de ses motivations, est que la réalité quotidienne de notre monde numérisé est celle de l’anihilation totale du concept même de la vie privée au nom de notre “sécurité” contre un “terrorisme” tout aussi élusif qu’inexistant, du moins dans sa présentation officielle.

La réalité est que nos vies sont constamment espionnées, des informations strictement personnelles nous concernant sont systématiquement récoltées, classées, analysées à des fins ultérieures non avouables.

L’affaire Snowden nous fait entrer en temps réel dans l’antre de l’hydre du contrôle totalitaire de nos vies, nous expose l’ignomie non seulement de la volonté totalitaire de l’entreprise privée transnationale que sont devenus les états (70% du budget du renseignement au pays du goulag levant va au secteur privé… Ce pourcentage est en augmentation constante dans les autres nations occidentales…) de nous contrôler et de renforcer les pouvoirs coercitifs déjà en application contre les peuples, mais cela nous expose également à la réalité scientifico-technologique du détournement sans pareil de la science et de ses applications technologiques au profit d’entreprises privées monopolistes et partie prenante de la dictature technocratique imposée aux peuples de cette planète.

L’obsession des “élites” auto-proclamées pour une domination planétaire totale, qui se réalisera au moyen d’une gouvernance mondiale gérée par les cartels industrio-financiers, a induit la pire des dictatures possible: la dictature scientifique au service des intérêts oligarchiques du plus petit nombre.

Regardons autour de nous. Que nous propose le monde “de la science appliquée” (technocratique) moderne pour l’essentiel: le détournement de la science à des fins militaro-coercitives qui nous donne l’espionnage global numérique exposé par Snowden entre autres, la dominance des cartels de l’industrie chimique dans la santé, l’agriculture et l’industrie, polluant et empoisonnant l’environnement et la nourriture, la transformation du code génétique même de l’humanité et du vivant par l’introduction de monstruosités génétiquement modififiées, dont les aspects négatifs l’emportent de manière bien supérieure aux quelques aspects positifs occasionnellement remarqués.

Où sont les Copernic, Gallilée, Newton, Berthelot, Mendeleev, Einstein d’aujourd’hui ? Le monopole financier et industriel achète les “cerveaux”, les cantonne dans ses laboratoires pour accoucher de monstruosités perverses, qui toutes ont avant tout une utilité néfaste et destructrice. La science a été kidnappée par les apprentis sorciers qui jouent à vouloir créer un monde totalitaire global, une hydre maléfique écrasant la créativité et la bonté humaines sous les bottes cloutées d’un fascisme corporatiste mondial sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

La réalité crue nous a été exposée une fois de plus. Nous vivons dans une matrice totalitaire, gérée par le petit nombre à seule fin d’augmenter ses privilèges et d’assouvir le désir psychopathe de dominer, de contrôler et d’écraser le grand nombre.

Cet état de fait est planétaire et le message de l’oligarchie est le suivant: “Il est futile de résister, vous n’avez aucun pouvoir, soumettez-vous à notre volonté et nous nous occuperons de vous.” Rien n’est inéluctable, il suffit de dire non !

La solution à cette ignomie qui détruit le monde et nous détruit en tant qu’humanité est en dehors du système imposé, qui est bien au-delà de toute rédemption possible. Il nous faut changer d’attitude, redécouvrir la force de la solidarité et de l’entre aide mutuelle, sortir et refuser cette société du spectacle mortifère et anihilatrice, redécouvrir l’intérêt commun réel au travers de communautés autogérées et librement associées (principe confédéraliste), parce que ceci est dans la nature profonde humaine. Les sociétés humaines de l’Afrique aux Amériques en passant par l’Europe et l’Asie centrale, avant l’avènement de la société de la division étatique, ont été avant tout des sociétés collectivistes, ignorant la propriété, souvent matriarcales, qui ont vécues et pour certaines, atteint une apogée, certes non dénuée de conflits toutefois moins nombreux qu’avec les sociétés étatiques, dans le respect de la dignité humaine.

Où est la dignité humaine aujourd’hui ? Dans la course à l’armement et au contrôle, au flicage systématique du commun pour le profit d’une clique de parasites ?

L’heure est venue de dire “assez!” de boycotter et de redécouvrir notre créativité vraie. Il y a une vie en dehors de cette fange étatico-totalitaire. Il ne s’agit pas de retourner au néolithique, le projet est de changer radicalement de société et d’adapter les concepts anarchistes des sociétés ante et anti-étatiques à notre époque. Une vie meilleure n’est pas un retour en arrière, c’est une adaptation au moyen d’une pratique non-étatique, autogestionnaire et anti-autoritaire, garante d’une vie sociétaire progressiste et émancipée.

Il suffit de la créer… Ensemble !

=  =  =

Bienvenus dans le monde de la surveillance totale:

Le nouveau modèle de drone: Argus

Vidéo (en anglais, mais le visuel est suffisamment explicite) de 4min54 – le message de l’oligarchie: que nous nous sentions plus vulnérables que révoltés.

Question: pourquoi des scientifiques et techniciens prennent-ils part à cette ignominie ?

http://www.youtube.com/watch?v=AHrZgS-Gvi4

Nouvel Ordre Mondial: NSA et les précédents de l’affaire Snowden…

Posté dans actualité, Internet et liberté, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologie, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le juin 12, 2013 par Résistance 71

Edward Snowden: Le profil du courage

 

 

par CHRISTOPHER H. PYLE

 

 

10 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2013/06/10/edward-snowden-profile-in-courage/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Edward Snowden va sûrement entrer dans l’histoire comme étant le plus important lanceur d’alerte de cette nation. Il est sans aucun doute un des plus courageux. L’ancien assistant technique de la CIA et employé d’une compagnie de sous-traitance du renseignement du ministère de la défense a admit avoir divulgué des documents top secrets au sujet de l’énorme violation de la vie privée des citoyens américains commise par l’Agence Nationale pour la Sécurité ou NSA.

Comme Daniel Ellsberg qui divulga les fameux documents du pentagone, Snowden est un homme de principes. “Le gouvernement s’est arrogé un pouvoir qu’il n’a pas le droit d’avoir”, a t’il dit aux journalistes durant un entretien. “Il n’y a aucune supervision du public. Le résultat en est que les employés de la NSA ont toute latitude d’aller bien au delà de ce qu’ils sont autorisés à faire.” Par exemple, a t’il expliqué, il aurait pu avoir accès aux courriels de quiconque y compris ceux du président des Etats-Unis.

Ceci n’est pas la première fois que les citoyens américains apprennent que leurs agences de renseignement sont hors de contrôle. J’ai révélé la surveillance militaire des mouvements des droits civiques et anti-guerre du Vietnam en 1970. Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post ont révélé le cambriolage du Watergate par des agents de la Maison Blanche, ce qui amena le congrès des Etats-Unis à créer deux comités sélectifs pour enquêter sur l’ensemble de la communauté du renseignement.

Parmi bien d’autres choses, les comités ont découvert que la NSA avait une énorme liste de mise en surveillance des manifestants anti-guerre et des activistes des droits civiques et qu’elle interceptait leurs conversations téléphoniques. Le FBI avait placé des micros dans les chambres d’hôtel de Martin Luther King Jr et avait essayé de la faire chanter afin qu’il  commette un suicide plutôt que d’accepter le prix Nobel de la Paix. La CIA a essayé de payer la mafia pour faire tuer Fidel Castro. Le président Richard Nixon utilisa le Fisc (IRS) pour enquêter sur ses opposants politiques. Ses aides ont essayé de détruire Daniel Ellsberg pour avoir fuité des infos sur la guerre du Vietnam, à la fois en l’attaquant en justice et en faisant cambrioler le bureau de son psychologue afin de collecter des informations embarassantes. Le FBI a ouvert un grand nombre de courrier à destination de citoyens tout à fait normaux qui n’avaient rien à se reprocher et ce en violation parfaite de toute les lois et règlementations.

Depuis lors, la technologie a changé. Le bon vieil aspirateur à information Hoover a été remodelé pour l’ère numérique. Il est maintenant attaché à l’internet, où il collecte secrètement les contenus audio, vidéo, photographiques, courriels, documents et connexions internet de tout le monde depuis les plateformes numériques telles que Microsoft, Apple, Google, Yahoo, Facebook, PalTalk, AOL, Skype et Youtube. Il siphonne également des milliards de communications téléphoniques et de messages internet au travers de la fibre optique qui entre et passe par les Etats-Unis. Plus personne d’entre nous ne doit avoir une attente raisonnable de vie privée.

Le quatrième amendement de la constitution demandait une autorisation judiciaire spécifique avant que le gouvernement ne puisse saisir quoi que ce soit des citoyens. Plus maintenant, d’après la cour de justice secrète FISA. La saisie secrète de meta-données précède maintenant les recherches individuelles. A partir de cet automne, l’information sera stockée dans un énorme hangar à Camp William dans l’Utah, où des ordinateurs pourront rechercher les données sur quelqu’un dès que l’armée aura décidé qu’une personne est “digne d’intérêt”, comme par exemple un journaliste, un suspecté lanceur d’alerte ou un membre du congrès qu’elle n’aime as.

Le sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham déclare ne pas être inquiet. Mais il devrait l’être. Avant le Watergate, le directeur du FBI J. Edgar Hoover avait 24 tiroirs d’archives complets remplis d’informations croustillantes sur tous les politiciens comme Graham. Hoover faisait savoir à chaque politicien que le Bureau avait trouvé des informations compromettantes les concernant alors qu’il recherchait autre chose, mais promettait de ne rien révéler. De manière intéressante, les abus de pouvoir de Hoover ne furent jamais mis au défi tant qu’il demeura vivant. Le gouverneur de New York Eliot Spitzer, qui avait l’habitude d’attaquer en justice les escrocs de Wall Street, fut contraint de quitter ses fonctions lorsque des fouilleurs de merde du ministère des finances fuitèrent l’information  qu’il avait blanchi de l’argent pour se payer des call girls. Si le général Petraeus, patron de la CIA, ne pouvait pas faire confiance à ses propres courriels… Lequel d’entre nous le peut ?

Au lieu de combattre un “communisme” défunt, le gouvernement maintenant clâme nous protéger contre le “terrorisme”. Peut-être. Mais ce qu’il protège aussi, est sa capacité à envahir la vie provée de tout le monde et d’utiliser ce pouvoir, s’il le désire, pour de bonnes ou mauvaises raisons et ce sans supervision. De sa position à la NSA, Snowden dit que lui et ses collègues pouvaient juste placer sur écoute et enregistrer qui ils voulaient.

Maintenant que le génie est sorti de la lampe, le président Obama appelle à une “discussion”. Foutaise. La fonction du secret est d’empêcher la discussion, pas de l’embrasser. Le gouvernement Obama est un grand supporteur de la vie privée, nais seulement pour ses membres.

C’est pourquoi il a attaqué en justice l’ancien exécutif de la NSA Thomas Drake pour avoir essayé, d’abord au travers des couloirs usuels, puis au travers du journal du Baltimore Sun, d’arrêter une collecte de données précédente. L’Opération Trailblazer n’était pas juste une énorme invasion de la vie privée; elle a gaspillé un milliard de dollars, la vaste majorité sur des entreprises privées et rien n’a jamais fonctionné. Mais au lieu de donner une médaille à Drake, le gouvernement a fermé le programme, classifié secret-défense les rapports qui confirmaient ses dires et l’a attaqué en justice sous le coup de la loi contre l’espionnage. Les accusations bidons n’ont pas fonctionné car il fut très soigneux quant à ne pas diffuser des informations  classifiées, mais l’accusation lui fit porter le chapeau de 100 000 dollars de factures légales impayées. Snowden peut s’attendre au même traitement, mais, tout comme Bradley Manning, pourrait bien en fait avoir bien plus de soutien populaire.

Le président insiste sur le fait que personne n’écoute vos conversations téléphoniques, mais Snowden sait qu’il le pouvait. Bien sûr nous savons maintenant que le président W. Bush nous a menti au sujet de la guerre d’Irak et mentit quant à son refus d’autoriser un programme massif d’enregistrement illégal, ce qui était alors un crime sous le coup de la loi du Foreign Intelligence Surveillance Act. La NSA et le FBI ont tous deux démenti leurs enregistrements illégaux et leurs programmes d’espionnage du courrier dans les années 1950 et 1960. En 2004, le ministère de la justice a assuré la cour suprême que notre gouvernement ne faisait pas torturer de gens et ce juste quelques heures avant que n’apparaissent les photos de torture tristement célèbres de la prision d’Abu Graïb en Irak et que ces photos furent télévisées à l’échelle nationale. Pourquoi devrions-nous croire ces gens maintenant ?

Le gouvernement secret fut stoppé dans les années 1970. Le président Nixon fut évincé de ses fonctions. La liste de surveillance de la NSA fut fermée, le FBI retourna aux enquêtes criminelles. Les écoutes furent mises sous la supervision d’une cour spéciale de justice concernant le renseignement extérieur. Les assassinats furent interdits par décrets-loi et la campagne de punition des lanceurs d’alerte pris fin lorsque les aides à la Maison Blanche furent pris la main dans le sac en train d’essayer de corrompre le juge de l’affaire Ellsberg. Les deux chambres du congrès des Etats-Unis créèrent des comités du renseignement pour superviser et contrôler les agences secrètes.

Malheureusement, ces efforts ont largement échoués. L’offre du juge Vinson à Verizon prouve sans l’ombre d’un doute que la cour de justice secrète FISA ne fait qu’avaliser la saisie sans discrimination de toutes sortes de données personnelles. Le président Obama voudrait nous faire croire que tous les membres du congrès ont été dûment avertis, mais même Dianne Feinstein (D-Californie), présidente du comité du renseignement du sénat, admet qu’elle ne sait pas comment les informations qui sont siphonnées depuis l’internet et les réseaux de fibres optiques sont utilisées. Des réunions secrètes sont bien sûr le meilleur moyen de faire taire les critiques. Une fois mis au courant, même vaguement, les membres du comité sont soumis au secret. Ils ne peuvent pas parler librement de ce qu’ ils savent, même pas avec les membres de leur propre personnel politique.

70% du budget fédéral pour le renseignement va maintenant au secteur privé. Loin de superviser les agences, les membres du congrès leur font la cour, espérant obtenir du business pour des entreprises qui contribuent très largement à leurs campagnes électorales Le membre du comité sur le renseignement du parlement Randy “Duke” Cunningham et le directeur exécutif de la CIA Kyle Foggo ont tous les deux été en prison pour détournement illégal de contrats gouvernementaux vers le même contracteur sous-traitant du ministère de la défense. La sénatrice Feinstein fut mise dans l’embarras en 2009 lorsque l’un de ses bailleurs de fonds invita d’autres lobbyistes à un repas avec elle et se vanta par écrit sur l’invitation, que le travail du comité sur le renseignement serait servi “en entrée”.

Les citoyens américains ne peuvent plus faire confiance au président, au congrès ou aux cours de justice pour les protéger, ou les journalistes, les lanceurs d’alerte et politiciens sur qui notre démocratie repose (NdT: quelle démocratie ? Il n’y a jamais eu de démocratie dans l’histoire, jamais étatique en tout cas…). Notre gouvernement a été massivement compromis par les contributions aux campagnes électorales et le secret de l’exécutif.

A ce niveau de turpitude, le seul remède serait que plus d’employés de la NSA, CIA et du FBI reprennent le rôle de lanceur d’alerte de Thomas Drake. C’est ce qu’Edward Snowden a fait: “J’ai évalué minutieusement chaque document que j’ai divulgué pour être sûr que chacun d’entres eux soit d’un intérêt légitime pour le public. Il y a toute sorte de documents qui auraient produit un énorme impact que je n’ai pas fournis, parce que faire du mal aux personnes n’est pas mon but. La transparence est mon but.”

Il n’y a aucun doute que le gouvernement Obama va se lancer à la poursuite de Snowden, comme il le fît pour Drake. Si le gouvernement veut défendre le système corrompu jusqu’à la moëlle, il se doit de le faire. Mais s’il le fait, il va se discréditer encore plus, prouvant un fois de plus le dicton du juge de la cour suprème Louis Brandei que disait qu’en politique “la lumière est le meilleur des désinfectants”.

Christopher H. Pyle enseigne le droit constitutionnel et les libertés civiles à Mount Holyoke College. Il est l’auteur de: Military Surveillance of Civilian Politics and Getting Away with Torture. En 1970, Il a divulgué  la surveillance militaire des politiques civiles et travailla comme consultant pour trois comités du congrès incluant le comité Church d’enquête sur le renseignement.

Résistance politique: Les luttes autochtones pour l’autonomie au Mexique continuent de plus belle…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le juin 11, 2013 par Résistance 71

Nous l’avons dit à maintes reprises ici et en faisons un de nos chevaux de bataille: La solution pour les peuples du monde aux problèmes croissants posés par le capitalisme et son garde-chiourme de l’État vient des peuples colonisés par l’occident.

Les nations indigènes des Amériques du Nord et du Sud montrent la voie de la résistance en instaurant et en affirmant leur auto-détermination, et certains modèles autogestionnaires au sein de sociétés traditionnelles non pyramidales et non coercitives.

Nous devons comprendre leur lutte, apprendre et assimiler leurs méthodes pour les adapter à nos sociétés. Les mouvements de résistance autochtones des Amériques sont essentiels au futur de la planète. Tendons-leur la main. Unifions nos luttes qui fondamentalement sont les mêmes. Nous sommes tous des colonisés !

Union et solidarité !…

– Résistance 71 –

 

Géographie de la répression et de la résistance au Mexique

 

10 juin 2013

 

par Francisco López Bárcenas

 

url de l’article original en français:

http://www.lavoiedujaguar.net/Geographie-de-la-repression-et-de

 

Menaces à Pedro Martínez et à sa famille, de la Coordination des peuples unis de la vallée d’Ocotlán, à cause de sa participation à la lutte contre la mine de San José del Progreso ; agressions à main armée contre Celestino Bartolo Terán et menaces à sa fille Sara Bartolo, dans l’isthme de Tehuantepec, à cause de sa participation à la lutte contre les entreprises de construction d’éoliennes ; exécution de Félix Martínez Santiago, un des leaders de l’Organisation des peuples indigènes zapotèques (OPIZ), ce 15 mai dans la communauté de Tierra Blanca, San Vicente Loxicha, tous dans l’État d’Oaxaca ; menaces de mort à l’avocate Estela Angeles Mondragón pour avoir défendu des communautés rarámuris face à l’invasion de leurs terres par des éleveurs de bétail, dans l’État de Chihuahua ; disparition de Teodulfo Torres Soriano, El Tio, depuis le 24 mars, dans le District fédéral ; ce sont là des faits qui dessinent une partie de la géographie de la répression dans ce Mexique. Ce ne sont pas les seuls [1], mais ils montrent qu’il ne s’agit pas d’un phénomène isolé, mais d’une réponse systématique à la résistance des peuples face à l’accaparement de leur terre ou à l’imposition de projets et qui s’étend sur tout le territoire mexicain.

La résistance aussi peut être vue dans bien d’autres endroits et sous une forme très différente. La lutte cyclique des Cucapá, en Basse-Californie, face à la détermination des autorités à les empêcher de pêcher, après leur avoir enlevé leur activité de chasseurs et d’agriculteurs ; les Rarámuris défendant leurs territoires de l’invasion des éleveurs de bétail et des entreprises de déboisement ; des peuples, dans plusieurs États de la République, s’opposant aux mines, aux entreprises de construction d’éoliennes pour la création d’« énergie propre », cela à l’initiative de consortiums privés et pour le bénéfice des entreprises transnationales ; des peuples comme celui de Temacapulin [2] dans l’État de Jalisco ; La Parota [3] dans l’État du Guerrero ; les Cora et les Wixaritari de Nayarit, et les Mixtèques et les Chatino d’Oaxaca se battant contre la construction de barrages ; les paysans de Huexca, dans le Morelos, s’opposant à la construction d’une thermoélectrique et d’un gazoduc [4] ; les peuples yaquis, dans l’État de Sonora, bataillant contre la construction du gazoduc Indépendance [5] ; paysans et indigènes s’opposant aux semences transgéniques, leur sécurité alimentaire de demain dépendant des semences natives et de la pratique d’une culture qu’ils ont développée autour d’elles. Ce sont des luttes très diverses mais elles ont beaucoup de points communs : tous se battent contre l’expropriation et contre les entreprises transnationales.

Les formes de lutte sont multiples. Normalement, elles se structurent en mélangeant plusieurs méthodes, qui dépendent de la capacité d’organisation des collectifs en lutte ainsi que de leur aptitude à établir des réseaux leur apportant un appui. Ainsi nous trouvons depuis les typiques actions de dénonciations publiques, manifestations et occupations d’édifices publics, en passant par des actions en justice de diverses sortes, jusqu’à l’action directe pour défendre leurs biens, comme ce qui s’est passé dans la municipalité de Zautla, dans la Sierra Norte de Puebla ; l’ejido Benito Juarez, dans l’État de Chihuahua, et à Teitipac , dans l’Oaxaca ; ou encore à renforcer leur identité dans leur relation au territoire, comme les Zapotèques de Capulalpan, dans l’Oaxaca, ou les Wixaritari, à San Luis Potosí. Les résultats aussi sont divers, bien que, dans tous les cas, il s’agisse de résultats partiels, on note que ceux-ci dépendent plus de la force des mobilisations que de la justesse de leur cause. Il existe des cas où il a été démontré la légitimité de leur demande, mais qui n’ont pu prospérer en l’absence d’une force suffisante pour se faire entendre, ou, s’ils ont obtenu des résultats favorables, les résolutions en leur faveur n’ont pu être exécutées pour la même raison.

Quand les objectifs que se proposent les mouvements ne sont pas atteints ; cela ne doit pas conduire au découragement, mais les petits triomphes non plus ne peuvent se présenter comme des succès définitifs. La lutte contre la spoliation est de longue durée et les mouvements doivent apprendre à résister dans la lutte même, qu’ils gagnent ou qu’ils perdent les batailles, pour gagner la guerre. Il est important de tisser des alliances et d’étendre le champ de bataille afin de fortifier la résistance et permettre la résolution des problèmes quotidiens des gens. Il y a cinq ans, quand ce type de luttes commença à pousser comme des champignons en temps de pluie, peu nombreux furent ceux qui pensèrent qu’il pouvait vaincre le capital international, après cinq ans on commence à penser que c’est une utopie possible. Dans la Sierra Norte de Puebla, il y a désormais deux mouvements, qui peuvent arriver à n’être qu’un seul mouvement de résistance ; dans l’Isthme et la Vallée d’Oaxaca aussi, se sont créées des organisations régionales et il est sûr qu’il va s’en construire d’autres. Ce n’est pas encore gagné. Il faut penser à des formes nouvelles d’organisation, et surtout au futur pour lequel on engage la lutte. Il est nécessaire de donner un visage, qui lui soit propre, à la résistance.

Francisco López Bárcenas

Traduction et notes de Georges Lapierre 
Source du texte d’origine : 
La Jornada, Mexico, 
25 mai 2013.

Notes

[1] Nous pourrions ajouter l’assassinat crapuleux de Juan Vázquez Guzmán de Bachajón, Chiapas, qui luttait contre l’accaparement des terres ejidales de Cascadas Azules en vue d’un projet touristique de grand luxe (NdT).

[2] Barrage El Zapotillo, en construction, et qui risque d’inonder le village de Temacapulin s’il atteint la hauteur de 105 mètres au lieu des 80 mètres prévus initialement (NdT).

[3] Projet de construction d’un barrage près d’Acapulco, qui rencontre une forte opposition de la part des communautés directement concernées face à l’opiniâtreté de la Compagnie fédérale d’électricité (NdT).

[4] Qui passera dans une zone considérée à haut risque au pied du volcan Popocatépetl toujours en activité, les travaux sont en cours sous haute protection des forces policières, malgré les risques et une forte opposition de tous les villages et villes concernés (NdT).

[5] Il pourrait s’agir de l’aqueduc Indépendance qui devait amener l’eau du fleuve Yaqui à Hermosillo au grand dam du peuple yaqui — qui a obtenu un jugement en sa faveur dernièrement ; mais un gazoduc est aussi en construction, le gazoduc Nord-Sud qui traverse le territoire des Yaquis pour arriver cette année à Obregón et Navojoa (NdT).

Résistance politique: Turquie le peuple met au placard les frères musulmans, "confrérie" pilotée par le MI6 et la CIA…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , le juin 11, 2013 par Résistance 71

Excellente analyse de Thierry Meyssan sur les évènements récents de Turquie. Il apparaît que ce qu’il se passe en Turquie maintenant serait une véritable révolution populaire, contrairement au "printemps arabe", piloté dès le départ par les services occidentaux.

La Turquie, société fondamentalement laïque, semble vouloir mettre un coup d’arrêt décisif à la prise de pouvoir anglo-américano-sioniste au moyen-orient et en Afrique du Nord par le truchement de régimes clients des "frères musulmans".

Attention néanmoins à la récupération par l’oligarchie !  Le peuple turc a pris les devants… Soutenons-le ! Puisse la communication se faire entre les peuples en révolte contre l’oligarchie.

– Résistance 71 –

 

Soulèvement contre le frère Erdogan

 

Thierry Meyssan

 

10 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article178820.html

 

Pour Thierry Meyssan, les Turcs ne manifestent pas contre le style autoritaire de Recip Tayyeb Erdogan, mais contre sa politique, c’est-à-dire contre les Frères musulmans dont il est le mentor. Il ne s’agit pas d’une révolution colorée sur la place Taksim contre un projet immobilier, mais d’un soulèvement dans l’ensemble du pays, bref c’est une vraie révolution qui remet en cause le « printemps arabe ».

 

Le soulèvement turc plonge ses racines dans les incohérences du gouvernement Erdogan. Celui-ci, après s’être présenté comme « démocrate-musulman » (sur le modèle des « démocrates-chrétiens »), a brusquement affiché sa vraie nature à l’occasion des « révolution colorées » du printemps arabe.

En politique intérieure et extérieure, il existe un avant et un après cette volte-face. Avant, c’était le noyautage des institutions. Après, c’est le sectarisme. Avant, c’est la théorie d’Ahmed Davutoğlu de « zéro problème » avec ses voisins. L’ex-empire ottoman semblait sortir de sa torpeur et revenir à la réalité. Après, c’est l’inverse : la Turquie s’est re-brouillée avec chacun de ses voisins et est entrée en guerre contre la Syrie.

Les Frères musulmans

Derrière ce virage, les Frères musulmans, une organisation secrète dont Erdogan et son équipe ont toujours été membres, malgré leurs dénégations. Si ce virage est postérieur à celui du Qatar, financier des Frères musulmans, il porte la même signification : des régimes autoritaires qui paraissaient anti-israéliens affichent soudainement leur alliance profonde.

Il importe ici de rappeler que l’expression occidentale de « printemps arabe » est un leurre visant à faire accroire que les peuples tunisien et égyptien auraient renversé leur gouvernement. S’il y a bien eu une révolution populaire en Tunisie, elle ne visait pas à changer le régime, mais à obtenir une évolution économico-sociale. Ce sont les États-Unis, et non la rue, qui ont ordonnés à Zinedine el-Abidine Ben Ali et à Hosni Moubarak de quitter le pouvoir. Puis c’est l’OTAN qui a renversé et fait lyncher Mouammar el-Khadafi. Et ce sont à nouveau l’OTAN et le CCG qui ont alimenté l’attaque de la Syrie.

Partout en Afrique du Nord —sauf en Algérie—, les Frères musulmans ont été placés au pouvoir par Hillary Clinton. Partout, ils ont des conseillers en communication turcs, gracieusement mis à disposition par le gouvernement Erdogan. Partout, la « démocratie » n’a été qu’une apparence permettant aux Frères d’islamiser les sociétés en échange de leur soutien au capitalisme pseudo-libéral des États-Unis.

Le terme « islamiser » renvoie à la rhétorique des Frères, pas à la réalité. La Confrérie entend contrôler la vie privée des individus en se fondant sur des principes extérieurs au Coran. Elle remet en cause la place des femmes dans la société et impose une vie austère, sans alcool ni cigarettes, et sans sexe, du moins pour les autres.

Durant une dizaine d’années, la confrérie s’est faite discrète, laissant la transformation de l’Enseignement public aux bons soins de la secte de Fethullah Gülen, dont le président de la République Abdullah Gül est membre.

Bien que la confrérie clame sa haine de l’American Way of Life, elle se tient sous la protection des Anglo-Saxons (UK, USA, Israël) qui ont toujours su utiliser sa violence contre ceux qui leur résistaient. La secrétaire d’État Hillary Clinton avait installé dans son cabinet son ancienne garde du corps, Huma Abedin (épouse du député sioniste démissionnaire Antony Weiner), dont la mère Saleha Abedin dirige la branche féminine mondiale de la confrérie. C’est par ce biais qu’elle agitait les Frères.

Les Frères ont fourni l’idéologie d’Al-Qaeda, par l’intermédiaire de l’un d’entre eux : Ayman al-Zawahiri, organisateur de l’assassinat du président Sadate et actuel leader de l’organisation terroriste. Al-Zawahiri, comme Ben Laden, a toujours été un agent des services états-unien. Alors qu’il était considéré officiellement comme ennemi public, il rencontrait très régulièrement la CIA à l’ambassade US à Bakou, de 1997 à 2001, témoigne la traductrice Sibel Edmonds, dans le cadre de l’opération « Gladio B » [1].

Une dictature progressive

Lors de son emprisonnement, Erdogan a prétendu avoir rompu avec les Frères et a quitté leur parti. Puis, il s’est fait élire et a imposé lentement une dictature. Il a fait arrêter et emprisonner deux tiers des généraux, accusés de participer au Gladio, le réseau secret d’influence US. Et il a obtenu le plus fort taux d’incarcération de journalistes au monde. Cette évolution a été masquée par la presse occidentale qui ne saurait critiquer un membre de l’OTAN.

L’armée est le gardien traditionnel de la laïcité kémaliste. Cependant, après le 11-Septembre, des officiers supérieurs se sont inquiétés de la dérive totalitaire des États-Unis. Ils ont pris des contacts avec leurs homologues en Russie et en Chine. Pour stopper cette évolution avant qu’il ne soit trop tard, des juges leur ont rappelés leurs antécédents pro-US.

Si les journalistes peuvent être, comme toute autre profession, des voyous, le taux d’incarcération le plus élevé du monde renvoie à une politique : celle de l’intimidation et de la répression. À l’exception d’Ululsal, la télévision était devenue un panégyrique officiel, tandis que la presse écrite prenait le même chemin.

« zéro problème » avec ses voisins

La politique étrangère d’Ahmed Davutoğlu était tout aussi risible. Après avoir cherché à résoudre les problèmes laissés sans solution, un siècle plus tôt, par l’Empire ottoman, il a voulu jouer Obama contre Netanyahu en organisant la Flotille de la liberté vers la Palestine [2]. Mais, moins de deux mois après la piraterie israélienne, il acceptait la création d’une commission d’enquête internationale chargée d’étouffer l’affaire et reprenait en sous-main la collaboration avec Tel-Aviv.

Signe de la coopération entre les Frères et Al-Qaïda, la confrérie avait placé sur le Marvi Marmara Mahdi al-Hatari, numéro 2 d’Al-Qaïda en Libye et probable agent britannique [3].

Catastrophe économique

Comment la Turquie a t-elle gâchée non seulement une décennie de travail diplomatique de restauration de ses relations internationales, mais aussi sa croissance économique ? En mars 2011, elle participe à l’opération de l’OTAN contre la Libye, un de ses principaux partenaires économiques. Une fois la guerre finie, la Libye étant détruite, la Turquie perdit son marché. Simultanément, Ankara se lança dans la guerre contre son voisin syrien avec lequel elle venait, un an plus tôt, de signer un accord de libéralisation commerciale. Le résultat ne se fit pas attendre : la croissance de 2010 était de 9,2 %, elle tomba en 2012 à 2,2 % et continue à chuter [4].

Relations publiques

L’arrivée au pouvoir des Frères en Afrique du Nord est montée à la tête du gouvernement Erdogan. En affichant son ambition impériale ottomane, il a décontenancé le public arabe pour commencer, puis a dressé la majorité de son peuple contre lui.

D’un côté, le gouvernement finance Fetih 1453, film au budget pharaonique pour le pays, censé célébrer la prise de Constantinople, mais historiquement fallacieux. D’un autre, il tente d’interdire la plus célèbre série télévisée du Proche-Orient, Le Harem du Sultan, parce que la vérité ne donne pas une image pacifique des Ottomans.

La vraie raison du soulèvement

La presse occidentale met en avant, dans le soulèvement actuel, des points de détail : un projet immobilier à Istanbul ; l’interdiction de vendre de l’alcool en soirée ; ou des déclarations encourageant la natalité. Tout cela est vrai, mais ne fait pas une révolution.

En affichant sa vraie nature, le gouvernement Erdogan s’est coupé de sa population. Seule une partie minoritaire des sunnites peut se reconnaître dans le programme rétrograde et hypocrite des Frères. Or, environ 50 % des Turcs sont sunnites, 20 % sont alévis (c’est-à-dire alaouites), 20% sont Kurdes (principalement sunnites), et 10 % appartiennent à d’autres minorités. Il est statistiquement clair que le gouvernement Erdogan ne peut pas résister au soulèvement que sa politique a provoqué.

En le renversant, les Turcs ne résolvent pas seulement leur problème. Ils mettent fin à la guerre contre la Syrie. J’ai souvent noté que celle-ci s’arrêterait lorsque un des sponsors étrangers disparaîtrait. Ce sera bientôt le cas. Ce faisant, ils mettent un terme à l’expansion des Frères. La chute d’Erdogan annonce celle de ses amis ; de Ghannouchi en Tunisie, à Morsi en Égypte. Il est en effet peu probable que ces gouvernements artificiels, imposés par des élections truquées, puissent survivre à leur puissant parrain.

 

[1] « Al Qaeda Chief was US Asset », par Nafeez Ahmed, 21 mai 2013.

[2] « Pourquoi Israël a t-il attaqué des civils en Méditerranée ? », et « Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 31 mai et 6 juin 2010.

[3] « L’Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011.

[4] « Turkey’s Economic Growth Slows Sharply » par Emre Perer et Yeliz Candemir, The Wall Sreeet Journal, 1er avril 2013.

 

israël, les états sionistes et la bataille de Syrie…

Posté dans 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , le juin 10, 2013 par Résistance 71

Israël est en train de perdre la guerre de Syrie

 

Gilad Atzmon

 

8Juin 2013

 

url de l’article original;

http://www.gilad.co.uk/writings/syria-israel-is-losing-the-battle.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistsance 71 ~

 

Cette dernière semaine, nous avons suivi les tentatives désespérées des britanniques et des français pour pousser à une intervention militaire en Syrie. C’est un secret de polichinelle que de savoir que les gouvernements britannique et français sont dominés par le lobby juif. En Grande-Bretagne, il s’agit de l’ultra sioniste Conservative Friends of Israel (CFI), qui rassemble apparemment 80% des parlementaires conservateurs britanniques comme membres de ce lobby pro-Israël. En France la situaton est même encore plus grave tant le système politique dans son intégralité a été détourné par le poussif CRIF.

Juste au cas où quelqu’un ne comprenne pas pourquoi le lobby juif pousse pour une intervention immédiate en Syrie, Debka File, un site internet israélien nous donne la réponse. Apparamment, l’armée arabe syrienne gagne sur tous les fronts. Les calculs militaires et géopolitiques israéliens ont été prouvés faux.

D’après Debka, “la bataille pour Damas est finie”. L’armée syrienne a virtuellement regagnée le contrôle de la ville “dans une victoire épique”. Les rebelles, en très grande partie des mercenaires, ont perdu la bataille et ne “peuvent plus faire grand chose si ce n’est tirer sporadiquement. Ils ne peuvent plus lancer de raids ou poser une menace pour le centre de la ville, l’aéroport ou la grande base aérienne syrienne près de là. Les transports russes et iraniens amènent constamment des matériels afin de maintenir l’armée syrienne opérationnelle, ces transports peuvent maintenant attérir de nouveau à Damas après des mois de siège rebelle.”

Mais ce n’est pas juste la capitale. Debka rapporte que “Les unités de l’armée syrienne et du Hezbollah ont resserré leur siège des poches rebelles dans le nord de la ville d’Al Qusseir, d’autres unités de l’armée syrienne ont repris la campagne autour de la ville de Hama et une troisième force combinée armée syrienne/Hezbollah a pris position autour de la ville d’Alep.”

Debka affirme que des officiers importants de la force de défense israélienne ont critiqué le ministre de la défense Moshe Ya’alon qui “a fourvoyé” la Knesset il y a quelques jours en estimant que “Bachar Al-Assad ne contrôlait qu’environ 40% du territoite syrien.” Debka suggère que le ministre de la défense a tiré ses plans sur “une fausse évaluation du renseignement et était concerné que les forces armées agissaient sur la base de données de renseignement erronées.” Debka insiste sur le fait que “des évaluations erronées… doivent mener à de mauvaises prises de décision.”

Debka est clairement sufisamment courageux pour admettre que les mauvais calculs de l’armée israélienne ont sûrement mené à des conséquences désastreuses. Il rapporte “Le bombardement massif israélien d’armes iraniennes stockées près de Damas à destination du Hezbollah a prouvé un mois plus tard avoir fait bien plus de mal que de bien. Cela a donné à Bachar Al-Assad un coup de pouce plutôt que d’affaiblir sa détermination.”

Debka est évidemment correct. Il ne faut par être un génie pour prédire qu’une attaque israélienne sur une terre arabe ne peut pas être acceptée par la rue arabe, même pas par les opposants les plus féroces d’Assad.

Debka maintient que “le renseignement se focalisant sur les mouvements militaires en Syrie, spécifiquement autour de Damas pour être certain que des systèmes de missiles et d’armement avancé ne parviennent pas au Hezbollah, a mené à un échec quant à la détection de mouvements majeurs des unités des milices du Hezbollah vers la frontière syro-israélienne.”

Israël doit maintenant faire face à une nouvelle réalité. Il fait face à un renforcememnt du Hezbollah provenant du Liban vers les plateaux du Golan et sa frontière avec la Syrie.

Debka conclut qu’Israël va bientôt se retrouver “face à face pour la première fois avec des unités du Hezbollah equippées d’armement lourd et de missiles se déplaçant le long de la frontière syro-israélienne et postant des miliciens en opposition aux avants-postes israéliens du Golan et des villages.”

Debka a raison de suggérer qu’au lieu “de s’affaiblir, le proxy libanais de l’Iran est en phase d’ouvrir un autre front et de forcer la force de défense israélienne de s’adapter à un nouveau défi militaire venant du Golan syrien.”

Plutôt que les quotidiens Guardian de Londres ou Le Monde, c’est en fait la source israélienne Debka File qui aide à faire comprendre pourquoi les Britanniques et les Français sont si pressés d’intervenir. Une fois de plus, ils s’empressent de vouloir combattre une guerre sioniste.

Malheureusement, ce ne sont pas le Guardian ou le New York Times qui sont là pour révéler les derniers développements sur la Syrie et exposer les mauvais calculs léthaux d’Israël. C’est en fait une officine patriotique sioniste israélienne qui  nous donne la bonne analyse. Je pense en fait que cette forme de sévère auto-critique qui est intriquée dans la culture israélienne, est le moyen qui permet de maintenir l’hégémonie régionale israélienne. Cette faculté d’examiner de manière critique et de désapprouver votre propre commandement est quelque chose que je ne vois pas dans les médias occidentaux. Il transparaît que les médias en Israël soient bien plus tolérant envers la critique que ne le sont les médias dominés par les sionistes en occident.

Gilad Atzmon’s latest book is: The Wandering Who? A Study of Jewish Identity Politics

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