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Colonialisme au XXIème siècle… Syrie, Irak, Palestine (Gaza) ou la guerre impérialiste du gaz

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Une nouvelle fois, excellent angle d’analyse de Thierry Meyssan. L’empire le plus simplement dit, c’est l’alliance Exxon-Mobil (Rockefeller), ARAMCO (Rockefeller-Rothschild) et Royal Dutch Shell (Rothschild) qui contrôle tout de l’énergétique à la finance en passant par le chimique… Tout est là. Il faut tuer l’hydre et démanteler le système, il en va de la survie de la planète.

– Résistance 71 –

 

Extension de la guerre du gaz au levant

 

Thierry Meyssan

 

21 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article184791.html

 

Après trois ans de guerre contre la Syrie, les « Occidentaux » ont délibérément étendu leur offensive à l’Irak, puis à la Palestine. Derrière les apparentes contradictions politiques entre partis religieux et laïques, de solides intérêts économiques expliquent cette stratégie. Au Levant, de nombreux groupes ont changé plusieurs fois de camp, mais les gisements de gaz sont immuables.

Toute guerre étant entreprise par une coalition, il est naturel qu’elle ait des objectifs multiples, de manière à satisfaire les intérêts propres de chaque membre de la coalition.

De ce point de vue, les combats qui font actuellement rage en Palestine, en Syrie et en Irak ont en commun d’être menés par un bloc formé par les États-Unis contre des peuples qui leur résistent, de poursuivre le plan de remodelage du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East), et de modifier le marché mondial de l’énergie.

À propos de ce dernier point, deux choses peuvent changer : le tracé des pipe-lines et l’exploitation de nouveaux gisements [1].

La guerre de contrôle des pipe-lines en Irak

Depuis le début de la guerre contre la Syrie, l’Otan tente de couper la ligne Téhéran-Damas (NIORDC, INPC) au profit de couloirs de circulation permettant d’acheminer sur la côte syrienne à la fois le gaz qatari (Exxon-Mobil) et celui d’Arabie saoudite (Aramco) [2].

Un pas décisif a été accompli avec l’offensive en Irak de l’Émirat islamique qui a scindé le pays longitudinalement et séparé d’une part l’Iran et de l’autre part la Syrie, le Liban et la Palestine [3].

Cet objectif visible détermine qui vendra son gaz en Europe et, en conséquence du volume d’approvisionnement, à quel prix il pourra le vendre. Il suffit à expliquer que les trois principaux exportateurs de gaz (la Russie, le Qatar, et l’Iran) soient impliqués dans cette guerre.

La guerre de conquête du gaz syrien

L’Otan a ajouté un second objectif : le contrôle des réserves de gaz du Levant, puis leur exploitation. Si tout le monde sait depuis des décennies que le Sud de la Méditerranée contient de vastes champs gaziers dans les eaux territoriales de l’Égypte, d’Israël, de la Palestine, du Liban, de la Syrie, de la Turquie et de Chypre, seuls des « Occidentaux » savaient depuis 2003 comment ces champs étaient répartis et comment ils se prolongeaient sous le continent.

Ainsi que l’a révélé le professeur Imad Fawzi Shueibi [4], à l’époque, une société norvégienne, Ansis, a mené légalement en Syrie un arpentage du pays, en coopération avec la société nationale des pétroles. Ansis a également travaillé avec une autre société norvégienne, Sagex. Toutes deux ont corrompu un responsable des services secrets, ont secrètement procédé à des recherches en trois dimensions et ont découvert l’incroyable étendue des réserves syriennes. Celles-ci sont plus importantes que celles du Qatar.

Par la suite, Ansis a été racheté par Veritas SSGT, une société franco-états-unienne basée à Londres. Les données ont immédiatement été révélées aux gouvernements français, états-unien, britannique et israélien, qui ont bientôt conclu leur alliance pour détruire la Syrie et voler son gaz.

Après que les États-Unis ont confié, en 2010, à la France et au Royaume-Uni le soin de recoloniser la Syrie, ceux-ci ont formé une coalition sous le nom des « Amis de la Syrie ». Elle convoqua un « Groupe de travail sur la reconstruction économique et le développement » qui se réunit en mai 2012 aux Émirats arabes unis, sous présidence allemande [5]. Une soixantaine de pays se partagèrent alors le gâteau qu’ils n’avaient pas encore conquis. Bien sûr, la plupart des participants ignoraient les découvertes d’Ansis et de la Sagex. Le Conseil national syrien était représenté dans ce groupe de travail par Ossama al-Kadi, ancien responsable à British Gas de l’application des stratégies militaires au marché de l’énergie.

Ce n’est qu’à l’été 2013 que le gouvernement syrien fut informé des découvertes d’Ansis et de la Sogex, comprenant ainsi comment Washington avait réussi à composer la coalition qui tentait de détruire le pays. Depuis, le président Bachar el-Assad a signé des contrats avec des entreprises russes pour leur exploitation future.

Le gaz en Israël, en Palestine et au Liban

De son côté, British Gas explorait les réserves palestiniennes, mais Israël s’opposait à leur exploitation craignant que les royalties ne servent à acheter des armes.

En juillet 2007, le nouvel envoyé spécial du Quartet (Onu, Union européenne, Russie, États-Unis), Tony Blair négocia entre Palestiniens et Israéliens un accord permettant d’exploiter les champs Marine-1 et Marine-2 à Gaza. Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Salam Fayyad, accepta que British Gas verse les royalties dues à l’Autorité palestinienne sur un compte bancaire contrôlé par Londres et Washington de manière à garantir que cet argent soit utilisé au développement économique.

À l’époque, l’ancien chef d’état-major des armées israéliennes, le général Moshe Ya’alon, publiait une retentissante tribune sur le site du Jerusalem Center for Public Affairs dans laquelle il observait que cet accord ne réglait pas le problème, car en définitive, le Hamas toucherait une partie de cet argent tant qu’il serait au pouvoir à Gaza. Il concluait que le seul moyen de s’assurer que cette manne ne financerait pas la Résistance, c’est de lancer « une opération militaire globale pour déraciner le Hamas de Gaza » [6].

En octobre 2010, les choses se sont compliquées encore avec la découverte par Noble Energy Inc. d’un méga-gisement de gaz off shore, le Léviathan, en eaux territoriales israéliennes et libanaises, s’ajoutant à celui découvert par British Gas en 2001, Tamar [7].

Le Liban, à l’instigation du Hezbollah, a immédiatement saisi l’Onu et fait valoir ses droits d’exploitation. Cependant, Israël a commencé à extraire le gaz de ces poches communes sans tenir compte des objections libanaises.

La guerre pour le gaz palestinien

L’actuelle offensive israélienne sur Gaza répond à plusieurs objectifs. En premier lieu, le Mossad a organisé l’annonce de l’enlèvement et de la mort de trois jeunes Israéliens de manière à empêcher la Knesset d’adopter une loi interdisant de libérer des « terroristes » [8]. Puis, le ministre actuel de la Défense, le général Moshe Ya’alon, a utilisé ce prétexte pour lancer une offensive contre le Hamas, en application de son analyse de 2007 [9].

Le nouveau président égyptien, le général Abdel Fattah al-Sissi, a engagé Tony Blair pour le conseiller, sans qu’il démissionne pour autant de ses fonctions de représentant du Quartet [10]. Poursuivant la défense des intérêts de British Gas, il a alors suggéré une « initiative de paix » parfaitement inacceptable pour les Palestiniens, qu’ils ont d’ailleurs refusé tandis qu’Israël l’acceptait. Cette manœuvre vise clairement à donner l’occasion à Tsahal de poursuivre son offensive pour « déraciner le Hamas de Gaza ». Il n’est pas indifférent que Tony Blair ne soit pas rémunéré pour ce travail par l’Égypte, mais par les Émirats arabes unis.

Comme à l’habitude, l’Iran et la Syrie ont soutenu la Résistance palestinienne (Jihad islamique et Hamas). De la sorte, ils ont aussi montré à Tel-Aviv qu’ils ont la capacité de lui faire aussi mal en Palestine qu’il lui fait en Irak par l’entremise de l’Émirat islamique et des Barzani.

Seule la lecture des événements d’un point de vue énergétique permet de les comprendre. Car il n’est politiquement pas de l’intérêt d’Israël de détruire le Hamas qu’il a contribué à créer pour relativiser le Fatah. Ce n’est pas non plus dans l’intérêt de la Syrie de l’aider à résister alors qu’il s’est allié à l’Otan et a envoyé des jihadistes se battre contre le pays. La période du « printemps arabe », qui devait porter au pouvoir les Frères musulmans (dont le Hamas est la branche palestinienne) dans tous les pays arabes, est révolue. En définitive l’impérialisme anglo-saxon est toujours mu par des ambitions économiques qu’il impose au mépris des logiques politiques locales. Le clivage qui structure durablement le monde arabe n’est pas entre partis religieux et laïques, mais entre Résistants et Collaborateurs à l’impérialisme.

 

[1] « La guerre en Syrie : une guerre pour l’énergie ? », par Alexandre Latsa, RIA Novosti/Réseau Voltaire, 18 septembre 2013.

[2] « Jihadisme et industrie pétrolière », par Thierry Meyssan, Al-Watan/Réseau Voltaire, 23 juin 2014.

[3] L’objectif n’est pas nouveau, voir : « Syrie : l’Otan vise le gazoduc » ; « Syrie : la course à l’or noir », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto/Réseau Voltaire, 10 octobre 2012 et 2 avril 2013.

[4] Syrie : 10 ans de résistance, une émission en six épisodes conçue et produite par Thierry Meyssan, Télévision satellitaire syrienne, juin 2014. La version disponible sur le net est accessible au public francophone. Elle est presque entièrement en français ou sous-titrée en français à l’exception des interventions du général Wesley Clark, d’Alfredo Jalife et du général Leonid Ivashov. Par ailleurs, le professeur Shueibi avait déjà donné un aperçu de la question avant d’être informé des découvertes d’Ansis et de la Sagex : « La Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient », par Imad Fawzi Shueibi, Réseau Voltaire, 8 mai 2012.

[5] « Les « Amis de la Syrie » se partagent l’économie syrienne avant de l’avoir conquise », par German Foreign Policy, Horizons et débats/Réseau Voltaire, 14 juin 2012,

[6] « Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza Threaten Israel’s National Security ? », par le Lt.-Gen. (ret.) Moshe Yaalon, Jerusalem Center for Public Affairs, 19 octobre 2007. « Ya’alon : British Gas natural gas deal in Gaza will finance terror », par Avi Bar-Eli, Haaretz.

[7] « Le bassin du Levant et Israël – une nouvelle donne géopolitique ? », par F. William Engdahl, Réseau Voltaire, 29 mai 2012.

[8] « Le chef du Mossad avait prédit l’enlèvement de trois jeunes Israéliens », par Gerhard Wisnewski, Traduction Hélène, Réseau Voltaire, 8 juillet 2014.

[9] « IDF’s Gaza assault is to control Palestinian gas, avert Israeli energy crisis », par Nafeez Ahmad, The Guardian, 9 juillet 2014. « Gaza : le gaz dans le viseur », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto/Réseau Voltaire, 17 juillet 2014.

[10] « Le président al-Sissi choisit Tony Blair comme conseiller économique », Réseau Voltaire, 3 juillet 2014.

La source du conflit en Palestine ?… Le colonialisme… Israël applique la méthode d’apartheid éprouvée en Amérique et dans le Commonwealth

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“La position inférieure des noirs, l’exclusion des Indiens de la nouvelle société, l’établissement de la suprémacie pour les riches et les puissants dans la nouvelle nation, tout ceci était déjà établi dans les colonies au moment de la révolution américaine. Les Anglais hors de la route, cela pouvait donc être maintenant couché sur le papier, solidifié, régularisé, légitimisé par le moyen de la Constitution des Etats-Unis.”
~ Howard Zinn ~

“La seule façon de mettre en échec et de stopper ce mal colonial est pour tous les Hommes Rouges de s’unir et d’affirmer un droit commun et égal sur la terre, comme cela fut en premier lieu et comme cela aurait dû le rester, car la terre ne fut jamais divisée et elle appartient à tous et pour chacun de l’utiliser. Aucune part ne peut-être vendue, même entre nous, encore moins à des étrangers, ceux qui veulent tout et ne se contenteront pas de moins.”
~ Chef Shawnee Tecumseh (de la même nation que l’auteur de notre article ci-dessous)

 

Nos nations originelles libres et indépendantes

 

Steven Newcomb

 

16 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/07/16/our-original-free-and-independent-nations

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 13 Juin, le président Obama a visité la réserve indienne de Standing Rock. Pendant sa visite, Mr Obama a dit que “chaque américain, incluant chaque autochtone, a le droit d’avoir une chance de travailler dur et de réussir.” Il voulait sans doute dire “réussir” dans la société américaine des Etats-Unis.

En 1832, dans le rendu de l’affaire Worcester contre l’état de Georgie, le juge de la cour suprême Marshall (NdT: le même qui rendit la décision tristement célèbre dans l’affaire Johnson contre McIntosh de 1823…) caractérisa nos nations comme “indépendantes l’une de l’autre et du reste du monde”. Etant donné le contexte historique de notre existence libre et indépendante en tant que nations de plein droit, il est très troublant de voir le président Obama parler de nous comme si nos nations avaient été réduites avec succès à n’être plus que de simples “variétés” de citoyens américains. En accord avec ce point de vue, “Les indiens natifs ne sont plus donc qu’une ‘variété’ d’Américains.”

Un compte-rendu de l’agence Associated Press a rapporté que le président Obama et la première dame Michelle Obama, sont arrivés à la réserve de Standing Rock durant un jour de “fête, célébration du drapeau”. Ce qui serait une célébration du drapeau des Etats-Unis au cas où quelqu’un se poserait la question. Donc, le drapeau de l’empire, qui s’est engagé dans plus de 200 ans de politique faite pour déposséder, détruire et assimiler politiquement nos nations est maintenant “célébré” par ceux qui furent les victimes de la dépossession et de ces politiques destructrices. Que nous est-il arrivé bon sang ?

Ironie du sort: Il y a exactement 40 ans, la première conférence internationale sur les traités indiens se tenait des 8 au 16 Juin 1974, à… je vous le donne en mille… à Standing Rock. Un des résultats de cette conférence internationale fut la Déclaration de Continuité d’Indépendance. Elle fut appelée internationale parce que ce fut arrangé en discussions de nation à nation entre nos nations et peuples originels.

La partie ironique vient du fait que 40 ans plus tard, le 13 juin 2014, le président des Etats-Unis est honoré et le drapeau des Etats-Unis sont célébrés sur la réserve indienne de Standing Rock et ce malgré le fait qu’il n’y a eu aucune réforme de la fondation du système de domination et de “subjugation” qui continuent à être utilisé contre nos nations.

Ceci, bien sûr, fait apparaître au monde l’illusion que la pays indien dans son entièreté est ok avec le système de dominaton émanant de la loi fédérale sur les Indiens. Le 27 Mai 2014, quatre juges suprèmes en désaccord identifièrent le système de domination américain dans l’affaire de l’état du Michigan contre la Communauté Indienne de Bay Mills. Ils s’y réfèrent comme l’assujettissement des “tribus indiennes à l’autorité et la protection des Etats-Unis.”

Le pays indien est vraiment une terre “schizophrène”. Nous vivons quotidiennement avec les effets pervers du système de domination et de subjugation qui nous a été imposé et qui continue de l’être et pourtant il y a ceux d’entre nous que célèbrent le drapeau et le président d’un pays qui continue à nous imposer ce système de domination et de subjugation ? Pourquoi ? Avons-nous accepté notre destin imposé de “nations tributaires”, tributaires de la politique courante des Etats-Unis ? Le statut de sous-souverain du gouvernement des Etats-Unis est-il le mieux que nous voudrions espérer pour parvenir à une “vraie” auto-détermination ? Est-ce notre nouveau plafond ?

Le document de 1974 dit: “La Conférence Internationale sur le Traité Indien adopte par le présent ce Déclaration de Continuité d’Indépendance des nations indiennes natives souveraines de l’Amérique. Dans le cours de ces évènements humains, nous appelons le euple du monde à soutenir cette lutte pour nos droits de souveraineté et nos droits de traités. Nous assurons de notre assistance toute autre nations cherchant sa propre indépendance.” De quoi affirmaient-ils leur indépendance ? D’un système de domination et de subjugation qui est imposé par la loi et la politique coloniales fédérales américaines.

Quatre décennies plus tard, le gouvernement des Etats-Unis a réussi à créer l’impression devant la communauté internationale que la “grande nation Sioux” n’existe plus et que ses traités et droits inhérents n’ont plus aucune valeur. Ceci, bien sûr, donne aussi la fausse impression que la Déclaration de Continuité d’Indépendance qui fut proclamée sur cette même réserve de Standing Rock en 1974, est devenue lettre morte.

L’histoire colportée par Associated Press disait que le président Obama et sa femme Michelle “ont rencontré en privé des jeunes de la tribu au sujet des défis qu’ils rencontrent de grandir dans la réserve qui fut l’hâvre du chef Sitting Bull / Taureau Assis.” Quelqu’un perçoit-il le mensonge dans cette seule phrase ? Le grand leader spirituel des Hunkpapas Sitting Bull est né libre sur le territoire de la nation indépendante Sioux en 1831.

La nation Hunkpapa fut une des nations au sujet de laquelle le juge suprème John Marshall dit dans son rendu de justice sur l’affaire Johnson contre M’Intosh de 1823, qu’elle était une des nations du territoire dit “de la Louisiane”, qui “était de fait indépendante”.

Ce fut bien longtemps après que le système de réserves indiennes fut imposé par la force à la Grande Nation Sioux, que Sitting Bull finît par vivre à Standing Rock. Il fut éventuellement assassiné par la police indienne, d’autres indiens payés par le gouvernement, parce que le gouvernement américain avait peur de lui et de l’émergence d’un “empire indien”. Je n’invente absolument rien. Ils voulaient empêcher Sitting Bull de rejoindre le mouvement spirituel de la “Ghost Dance” ou “Danse fantôme”, qui avait été commencé par le grand leader Paiute, Wovoka et qui prenait une sérieuse ampleur. De tels détails et nuances sont bien sûr complètement omis par l’auteur de l’article d’Associated Press.

En contraste avec les dires d’Obama, il est important de nous rappeler que chacune de nos nations à travers l’Île de la Grande Tortue possède le droit sacré de naissance d’une existence libre et indépendante. Je veux dire par là, originellement libre et indépendante des systèmes de domination importés de manière invasive et coercitive dans cette partie du monde par les monarchies et les puissances impérialistes de la chrétienté occidentale à partir du XVème siècle.

Les Etats-Unis ont été fondés en tant qu’empire américain avec le désir de détruire notre mémoire de notre existence originellement libre et indépendante. George Washington lui-même a appelé les Etats-Unis “un empire juvénile”. Thomas Jefferson l’a appelé un “empire de liberté”. Le juge suprême John Marshall a appelé les Etats-Unis “notre empire s’étendant large”. La cour suprème des Etats-Unis a appelé les Etats-Unis: “L’empire américain” dans ses rendus Loughborough contre Blake de 1820 et de Downes contre Bidwell en 1901.

Les commentaires dqu’Obama a tenu sur la réserve de Standing Rock nous placent (et nous résument) dans la catégorie de “tout américain” et ainsi effacent toute reconnaissance et respect pour notre existence libre et indépendante en tant que nations originelles de l’Île de la Grande Tortue. Ceci fait partie du but stratégique de l’empire américain de nous assimiler politiquement dans la “fabrique” métaphorique de la société, d’une société impérialiste, qui s’est engraissée de nos vastes territoires, de nos eaux et de nos ressources naturelles.

La sénatrice du Dakota du Nord Heidi Heitkamp a accompagné le président Obama sur la réserve de Standing Rock et fit cette remarque qui nous cadra en termes de “citoyens américains”. Heitkamp a dit que le voyage d’Obama “était un grand pas en avant dans nos efforts d’élever à un niveau national les problèmes auxquels font face nos citoyens américains autochtones.” Une fois de plus, cette réthorique est faite pour nous assimiler politiquement dans le corps politique des Etats-Unis, comme partie du processus de destruction de notre conscience nationale et de toute reconnaissance de notre existence originelle libre et indépendante.

La vision que les Etats-Unis soient le “niveau national” est implicite dans la déclaration de la sénatrice Heitkamp et que quelque part, nous sommes en dessous de cela. Ceci implique aussi quelque chose d’autre: Si le “niveau national” est supposé être le “plus haut niveau au sein même des Etats-Unis”, alors quoi que ce soit d’autre, comme notre existence politique, est, par définition, condamné à exister à un niveau inférieur et qui est assujetti au “plus haut niveau”.

Le plus haut niveau est le niveau suprême ou iultime, qui établit ce que le juge Marshall appelait “domination ultime” dans le rendu de Johnson contre M’Intosh, ou “le pouvoir politique émanant de la propriété”, ce qui veut dire “la de facto domination”, d’après William Brandon dans on livre “New Worlds for Old”. N’est-il pas plus que temps de cesser de traiter cette domination et ce système de subjugation comme valides et normaux ?

Sur fond de propagande va t’en guerre occidentale… Les 10 questions de Moscou à Kiev au sujet du vol MH17

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La pertinence des questions n’a d’égale que la fourberie de l’occident et des ses marionnettes néo-nazies de Kiev… On aimerait voir ces 10 questions OFFICIELLES publiées dans nos merdias de base… Pas demain la veille !

– Résistance 71 –

 

Vol MH17… Les 10 questions de Moscou à Kiev

 

Réseau Voltaire

 

20

juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article184808.html

 

Alors que la presse occidentale regorge d’hypothèses, d’accusations et de supputations sur la tragédie du vol MH17, force est de constater qu’aucun des titres phares de la presse atlantiste n’a jugé bon de porter à la connaissance de son public les 10 questions que le vice-ministre russe de la Défense, Anatoly Antonov, a posées aux autorités ukrainiennes sur certains aspects de cet incident.

Dans ses déclarations à la chaîne russe de télévision Russia Today [1], diffusées dès le 18 juillet 2014, le vice-ministre russe de la Défense s’est demandé, entre autres, par quels moyens certains pays occidentaux étaient-ils arrivés, « seulement 24 heures après les faits », à la conclusion que la Russie serait impliquée dans le crash de l’avion malaisien de ligne qui a coûté la vie à près de 300 personnes le 17 juin.

Ayant observé qu’aucune preuve n’est venue étayer ces allégations, le vice-ministre russe de la Défense a estimé qu’elles sont le fait « d’une guerre médiatique déclenchée à l’encontre de la Fédération russe et de ses forces armées ».

Le vice-ministre Anatoly Antonov a formulé, à l’adresse de Kiev, 10 questions « simples » sur lesquelles les medias atlantistes gardent le plus profond silence :

1- Immédiatement après la tragédie, les autorités ukrainiennes en ont tout naturellement attribué la responsabilité aux forces d’autodéfense [des fédéralistes]. Sur quoi fondent-elles ces accusations ?

2- Kiev peut-il fournir tous les détails sur l’utilisation des lanceurs de missiles Bouk [un système de défense antiaérienne composé de missiles sol-air couplés avec un module complexe de radar permettant de suivre plusieurs cibles aériennes en même temps] dans la zone des hostilités ? Et – ce qui est essentiel – pourquoi a-t-il déployé ces systèmes [de défense antiaérienne] alors que les insurgés n’ont pas d’avions ?

3- Pourquoi les autorités ukrainiennes ne font rien pour mettre en place une commission internationale ?

4- Les forces armées ukrainiennes accepteraient-elles que des enquêteurs internationaux dressent un inventaire de leurs missiles air-air et sol-air, y compris de ceux qui ont été utilisées ?

5- La commission internationale aura-t-elle accès aux données sur les mouvements des avions de guerre ukrainiens correspondant au jour de la tragédie ?

6- Pourquoi les contrôleurs aériens ukrainiens ont-ils autorisé l’avion à s’écarter de la route utilisée normalement vers le nord et à s’approcher de la dénommée « zone de l’opération antiterroriste » ?

7- Pourquoi l’espace aérien sur la zone de guerre n’avait-il pas été fermé aux vols civils alors que cette zone n’était même pas entièrement couverte par les radars des systèmes de navigation ?

8- Que peut dire officiellement Kiev sur les commentaires postés sur les réseaux sociaux par un contrôleur aérien espagnol travaillant en Ukraine sur la présence de 2 avions militaires ukrainiens qui auraient volé aux côtés du Boeing 777 sur le territoire de l’Ukraine ?

9- Pourquoi le Service de sécurité d’Ukraine [SBU] a-t-il commencé à travailler sur les enregistrements des communications entre les contrôleurs aériens ukrainiens et l’équipage du Boeing ainsi que sur les systèmes de stockage de données des radars ukrainiens sans attendre la participation d’enquêteurs internationaux ?

10- Quelles leçons l’Ukraine a-t-elle tirées de l’incident similaire survenu en 2001, lorsqu’un avion russe [de ligne] Tu-154 s’était écrasé en mer Noire ? À l’époque, les autorités ukrainiennes avaient nié toute implication des forces armées ukrainiennes jusqu’au moment où une évidence irréfutable avait démontré officiellement la responsabilité de Kiev.

systèmes de stockage de données des radars ukrainiens sans attendre la participation d’enquêteurs internationaux ?

10- Quelles leçons l’Ukraine a-t-elle tirées de l’incident similaire survenu en 2001, lorsqu’un avion russe [de ligne] Tu-154 s’était écrasé en mer Noire ? À l’époque, les autorités ukrainiennes avaient nié toute implication des forces armées ukrainiennes jusqu’au moment où une évidence irréfutable avait démontré officiellement la responsabilité de Kiev.

Avant les déclarations du vice-ministre, le ministère russe de la Défense avait révélé que 27 systèmes de défense antiaérienne Bouk M1 appartenant à l’armée ukrainienne étaient déployés dans la région avant l’incident.

Le ministère russe de la Défense avait annoncé aussi que l’itinéraire de l’avion et l’endroit du crash se trouvent dans le rayon d’action de 2 batteries ukrainiennes de DCA à longue portée et de 3 systèmes de missiles sol-air Bouk-M1, également ukraniens, et que des installations russes avaient enregistré le fonctionnement d’un radar ukrainien de défense antiaérienne le jour même du crash.

Or, aucune de ces informations diffusées officiellement par la Russie n’ont été mentionnées dans la presse atlantiste. Celle-ce n’a pas non plus cru intéressant de reprendre les déclarations du procureur général ukrainien Vitaly Yarioma lorsque ce dernier a révélé, quelques heures après la catastrophe, que les militaires ukrainiens avaient fait savoir au président Porochenko que les rebelles fédéralistes n’étaient jamais arrivés à s’emparer de systèmes ukrainiens de missiles antiaériens.

Entre-temps, on ne peut que constater aussi que le battage médiatique autour de la catastrophe du vol MH17 et les images du site du crash diffusées en boucle sur les chaînes occidentales et la presse mainstream servent maintenant à occulter le fait que Kiev poursuit son offensive sur les villes Lougansk et Donetsk, où de nombreux civils ont déjà trouvé la mort sous le feu de l’artillerie ukrainienne.

[1] « Malaysia MH17 crash : 10 questions Russia wants Ukraine to answer », Russia Today, 18 juillet 2014.

Mohawk Nation avec Gaza: Le modèle coloniale israélien est copié sur le modèle d’apartheid américano-canadien…

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"En tant que partie intégrante de l’héritage de la lutte politique et culturelle de notre peuple, nous avons gagné en défiance, tenacité, et une incroyable capacité à endurer la souffrance. En conséquence, nous avons développé un courage moral et une patience exceptionnelle."
~ Taiaiake Alfred, Ph.D, Mohawk ~

Cette citation du professeur Alfred s’applique aussi parfaitement au peuple palestinien dont le courage et la résilience est un modèle pour toute résistance au colonialisme. Puissions-nous nous en inspirer… car nous sommes tous des colonisés !

~ Résistance 71 ~

 

Gaza réserve palest’indienne !

 

Mohawk Nation News

 

18 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/07/17/rez-gaza/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les templiers/sionistes ont envahi Jérusalem pendant la croisade chrétienne de 1099. Pendant 88 ans, en tant qu’échangeurs d’argent illégaux, ils saisirent le temple de Solomon et commirent débauche et brutalité envers le peuple palestinien indigène. Saladin, un général musulman, les vira. En 1192, ils arrivèrent en Crète. En 1307, ils furent définitivement mis hors-la-loi par le pape et le roi de France. Ils trouvèrent refuge en Suisse. Le drapeau suisse est toujours frappé de la croix des templiers.

Mille ans plus tard, les templiers, au travers de leurs associés anglais, retournèrent à Jérusalem et y créèrent Israël. Comme les profs d’histoire le disent: “Si vous ne connaissez pas l’histoire, vous la répèterez”. Ils tuent les Palestiniens tout comme ils l’ont fait tous les mille ans depuis qu’ils ont tué Jésus. Aujourd’hui, les Israéliens amènent leurs chaises longues et leurs salons de jardin pour regarder le massacre depuis les collines avoisinantes, applaudissant et criant lorsque des hommes, femmes et enfants palestiniens sont pulvérisés par leurs bombes. Comme les massacres d’Onkwehonwe (NdT: habitants de l’Île de la Grande Tortue ou Amérique du Nord) à Sand Creek, Wounded Knee, Black Hawk, Buffalo Creek, Trail of Tears, le chemin des larmes, le massacre de la vallée de l’Ohio par Washington et des centaines d’autres, les Israéliens confinent leurs Indiens dans des endroits exigus et pointent leurs “gattling guns” (NdT: les premières mitrailleuses) sur eux pour les faucher.

Les Etats-Unis ont légalisé l’assassinat en série en établissant cet état d’esprit sur l’Île de la Grande Tortue. Ils planifièrent d’exterminer tous les peuples indigènes. Aucun pays ne nous a défendu. L’histoire se répète en Palestine. Les Israéliens se livrent ouvertement à un génocide, diffusé dans les médias. Ils essaient de rendre le génocide légal avec le support du premier ministre canadien Harper et du président Obama. Le Canada et les Etats-Unis sont tous deux des entreprises commerciales fondées sur la légalisation du génocide (NdT: se référer à la “doctrine chrétienne de la découverte” entérinée par les bulles papale Romanus Pontifex et Inter Caetera de 1455 et 1493 et base de décisions de justice aux Etats-Unis, au Canada, en Australie en en Nouvelle-Zélande au XIXème et XXème siècles…).

Certains Israéliens ont la même passion pour assassiner des femmes palestiniennes. La stratégie était la suivante: “Tuer les femmes car ce sont elles qui ont les bébés indiens.” Avelet Shaked, du gouvernement israélien, appelle les Palestiniens “terroristes” et qu’ils devraient tous être tués. Elle appelle au massacre des mères palestiniennes qui donnent naissance “aux petits serpents”. Elles doivent mourir et leurs maisons doivent être démolies de façon à ne plus abriter d’autres terroristes. Elle appelle au génocide de quiconque ils décident être un “ennemi” de l’agenda entrepreneurial. Gaza a été renvoyé au Moyen-Age.

L’histoire se répète. Qui sera le prochain Saladin pour virer le cul des templiers hors de Jérusalem une nouvelle fois ? Le bourdonnement, hurlement et explosion de la Terre-Mère sont des signes qu’elle arrive à des changements de fréquence. Elle va rééquilibrer toute chose.

Comme Shirley Bassey nous le rappelle: “The word is about, there’s something evolving, whatever may come, the world keeps revolving. They say the next big thing is here, that the revolution is near, but to me it seems quite clear that it’s all just a little bit of history repeating”. Shirley Bassett. “Histor y Repeats”.

Lisez: Iroquoian Women, the Gantowisas. B. Mann. Peter Lang. NY. 2000.

Video: Israelis watch bombs kill Palestinians.

Video: Knights Templar.

Knights Templar documentary.

Iran to stand with Palestinians.

Canada’s surveillance of Indigenous.

Gaza médias et propagande… L’insoutenable intégrité de certains journalistes…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 19 juillet 2014 by Résistance 71

« Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »

John Swinton, célèbre journaliste, le 25 septembre 1880, lors d’un banquet à New York quand on lui propose de porter un toast à la liberté de la presse
(Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)

Citation (connue) qui a été posté récemment en commentaire par Assoua, elle sied à ravir à notre présent billet…

 

La (trop rare) conscience morale de certains journalistes

 

Résistance 71

 

19 juillet 2014

 

Deux chaînes de télévisions “d’information” (propagande) américaine ont sorti deux de leurs journalistes de Gaza: NBC News et CNN.

Dans le premier cas (chronologique), la chaîne NBC News a ordonné à son correspondant à Gaza Ayman Moheyeldin, de quitter le ghetto immédiatement après que celui-ci ai raconté en direct la mort des 4 enfants palestiniens sur la plage, après qu’il eut lui-même joué au foot avec eux quelques minutes avant leur assassinat par l’armée terroriste sioniste.

Dans le second cas, CNN a fait muté à Moscou sa correspondante en Israël Diana Magney après que celle-ci ait fait ce commentaire sur Twitter après avoir rencontré une congrégation d’Israéliens se réjouissant des bombardements sur Gaza qu’ils regardent depuis les hauteurs de la localité de Sderot entourant le ghetto.

La journaliste posta ce message:

Il y a beaucoup d’Israéliens regroupés ici qui applaudissent et encouragent quand ils voient ce types de frappes israéliennes (sur Gaza)”, a t’elle dit à l’antenne. Puis elle écrivit un peu plus tard un message sur Twitter (qu’elle retira rapidement), message qui força CNN à la transférer pour qu’elle ne couvre plus le conflit:

Israéliens sur les collines au dessus de Sderot applaudissent alors que les bombes tombent sur #gaza; ont menacé de détruire notre voiture si je disais un mot de travers. Ordures.

Cela ne peut aussi que rappeler l’épisode des 5 Israéliens qui se firent arrêter à New York peu de temps après qu’ils aient été surpris à manifester leur joie en dansant et chantant juste après que les avions aient percuté les tours jumelles du WTC le 11 Septembre 2001. Comprenne qui voudra !

Bravo et merci à ces rares journalistes qui ont encore une conscience morale contre la marée de leurs directions de chaînes, vendues à la fange étatico-sioniste depuis toujours. Vu l’escalade en cours tout azimut, plus de personnes viendront grossir les rangs de la conscience humaine, celle dotée d’une compassion naturelle non anesthésiée par la société du spectacle mensonge.

Dans le même temps, le gouvernement marionnette d’une France asservie de manière unique dans son histoire, vient d’INTERDIRE les manifestations publiques pour Gaza et la Palestine. La chape de plomb de la censure ne pèse plus… elle écrase.

La prochaine étape pour François Joseph (Staline) David (Ben Gourion) Hollande, c’est l’instauration du goulag… Quand assez est-il vraiment assez ?

 

 

Escroquerie du réchauffement climatique anthropique… La fadaise des 97% de "consensus" scientifique exposée !…

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Le consensus sur le climat n’est pas de 97% mais de 100%

 

Christopher Monckton

 

11 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://wattsupwiththat.com/2014/07/11/the-climate-consensus-is-not-97-its-100/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Nouvelle choquante depuis la 9ème Conférence Internationale sur le Changement Climatique (CICC9) du Heartland Institute: parmi les 600 délégués, le consensus qui dit que l’Homme contribue au réchauffement climatique n’était pas de 97% mais de 100%.
= Note du traducteur: Le Heartland Institute est un “think tank” “libertarien” (pas libertaire, “libertarien”…) de Chicago qui organise des conférences, notamment des conférences réunissant des climato-sceptiques scientifiques et d’autres communautés. =

Durant mon intervention à la tribune, j’ai nommé la ravissante Diane Bast comme mon adjudicatrice. Elle a lu posément 6 questions à l’audience, une par une. J’ai invité ceux qui répondraient “Non” à chaque question de lever la main. D’après mon adjudicatrice, pas une seule main ne s’est levée en réponse à ces 6 questions.

Voici ces six questions:

1. Le climat change t’il ?

2. La concentration de gaz carbonique (CO2) a t’elle augmentée depuis la fin des années 1950 ?

3. Est-il probable que l’Homme ait pu contribuer à l’augmentation du CO2 mesuré depuis la fin des années 1950 ?

4. Les autres facteurs étant égaux, est-il probable que l’ajout de CO2 dans l’atmosphère causera quelque réchauffement global ?

5. Est-il probable qu’il y ait eu un quelconque réchauffement global depuis la fin des années 1950 ?

6. Est-il probable que les émissions humaines de CO2 et aures gaz à effet de serre aient pu contribuer au réchauffement global mesuré depuis la fin des années 1950 ?

Dans cette conférence regroupant 600 “négationnistes du changement climatique”, et bien pas un seul délégué a nié que le climat change. De la même manière, pas un n’a nié que nous avons contribué à un réchauffement global depuis 1950.

Une des malhonnêtetés fondamentale dans le débat climatique est cette fausse impression créée de toute pièce par les Thermageddonites et leurs alliés des médias, que les climato-sceptiques répondraient “Non” à la plupart voire à toutes ces 6 questions.

Cette malhonnêteté fondamentale était au cœur même de l’article de “consensus” de Cook et al. publié l’an dernier. Les auteurs listèrent trois “niveaux d’accord” soutenant un quelconque consensus sur le climat.
Le niveau 1 reflétait la définition de consensus du GIEC, c’est à dire, que la vaste majorité du réchauffement global depuis 1950 est du fait de l’Homme.
Les niveaux 2 et 3 reflétaient l’acceptation explicite ou implicite que l’Homme avait causé quelque réchauffement. L’opinion unanime des délégués de Heartland tombe dans la catégorie, niveau 2.

Cook et al. ayant spécifié ces trois “niveaux d’accord” et ayant été au travers de la lecture et du marquage en conséquence de 11 944 extraits/résumés d’articles scientifiques, n’ont pas publié leur évaluation du nombre de résumés marqués tombant dans chacune des trois catégories, niveaux d’accord définis au préalable. Au lieu de cela, ils publièrent un total général unique, combinant les trois catégories/niveaux.

Leur manque de rapporter totalement leurs résultats fut ce qui me rendit leur article suspicieux, celui-ci manquant aux standards d’intégrité qu’un homme de bon sens occupant tout omnibus aurait attendu d’un article se disant scientifique.

Le dossier du texte enregistrant les résultats de l’étude de Cook fut mis à disposition plusieurs semaines après la publication de l’article ; durant cette période, l’article clâmant qu’il y avait un consensus scientifique de 97% sur le changement climatique a reçu toute la publicité internationale nécessaire de la part des médias. Même le Twitteratus de Mr Obama l’a cité et endorsé indiquant que “le réchauffement climatique global est réel, anthropique et dangereux.”

L’algorithme informatique a compté le nombre de résumés que Cook avait alloué à chaque niveau d’accord. Lorsque l’ordinateur sortit les résultats, j’ai pensé qu’il devait y avoir comme une erreur. L’algorithme n’avait trouvé que 64 des 11 944 articles, ou 0,5%, marqués comme tombant dans la catégorie/niveau 1, celui reflétant le consensus du GIEC disant que le réchauffement récent était majoritairement de cause humaine.
J’ai donc procédé à une vérification manuelle utilisant la fonction recherche du logiciel Microsoft Notepad. Et de manière juste, il n’y avait que 64 données en “1”.

Ensuite, j’ai lu les 64 résumés d’articles et découvris et ce pas à ma grande surprise, que seulement 41 avait dit explicitement que l’Homme était la cause d’un réchauffement climatique global ce dernier demi-siècle.

Dans les journaux/magazines scientifiques peer reviewed, il n’y a donc que 41 des 11 944 articles, soit 0,3%, et non pas 97,1%, qui avaient endorsé la définition de la proposition du consesnsus, à laquelle le GIEC et son 5ème rapport d’évaluation de 2013, ont donné de 95 à 99% de confiance.

Maintenant que nous avons les résultats de l’étude de la conférence Heartland, la pleine étendue du “grand vague” des suspects usuels sur le “consensus climatique” peut-être révélé.

Cook et al. ont agglutiné ensemble les 96,8% qui, comme les 100% d’entre nous à la CICC9, ont endorsé la proposition que nous causons “un certain” réchauffement, avec le 0,3% qui a endorsé la proposition du GIEC que nous causons la “plupart” du réchauffement depuis 1950.

En défi total de la preuve enregistrée dans leur propre fichier de données, ils ont ensuite explicitement déclaré, à la fois dans leur article mais aussi dans un article postérieur, que 97,1% des scientifiques avaient endorsé la proposition consensuelle du GIEC.

Propagande contre la science:

99,7% de 11 944 articles scientifiques de climatologie n’ont pas dit que le réchauffement climatique récent était causé par l’Homme.

De manière amusante, 96,8% est 97% de 97,1%. En d’autres termes, 97% des résumés qui ont formé la base de l’affirmation par Cook et al. du “97% de consensus”, n’ont pas endorsé la définition de consensus du GIEC, comme l’article a faussement clâmé qu’ils firent. Quoi qu’il en soit, ces résumés ont endorsé la définition plus scientifique et crédible de Heartland.

Parmi les ignobles représentants des médias qui vinrent à la conférence de Heartland pour effectuer des entretiens condescendants avec des “négationnistes climatiques”, se trouvait un disgracieux journaliste de la chaîne CNN.

Il me demanda de ce ton hautain dont nous avons tous l’habitude, comment ce faisait-il que moi, pauvre hère du commun, avait l’audace d’affirmer que j’en savais plus et mieux que les 97% des climatologues publiés. Je le référais donc à Legates et al. (2013), la réfutation peer reviewed de la notion que 97% des scientifiques endorsent l’assertion du GIEC que la plupart du réchauffement depuis la fin des années 1950 était anthropique.

Le journaliste de CNN me dit alors que le résultat de Legates et al. n’était que mon “interprétation” de la chose. J’ai alors montré du doigt une rangée de stations internet près de nous et dit: “Si je compte ces stations et en trouve disons 12 et que vous les comptez et que vous en trouvez également 12, alors notre résultat n’est pas sujet à interprétation. C’est une affaire factuelle, que n’importe quel tiers pourra également vérifier.”

Je l’ai alors mis au défi, avant qu’il ne diffuse quoi que ce soit sur les ondes, de partir et d’aller compter combien des 11 944 résumés d’articles listés dans le dossier de données de Cook et al. étaient marqués par les auteurs eux-mêmes comme tombant dans la catégorie / niveau 1. S’il en comptait 64, alors lui ai-je dit, son compte serait en accord avec le mien et nos comptes ne pourraient plus être des “interprétations” mais des faits, dont la justesse ou l’erreur pourra très bien être établie par une tierce partie faisant exactement le même compte que nous.

Il m’a dit qu’il le ferait, mais avec cette lueur dans le regard qui dit le contraire.

Les résultats de mon étude des 600 délégués de Heartland révèlent que la différence entre les Thermageddonites et nous est bien moindre que ce que veut bien en penser le monde. Comme la plupart d’entre eux, nous tombons dans le niveau d’accord au GIEC 2 ou 3. A leur encontre, nous ne clâmons pas savoir si la plupart du réchauffement après 1950 fut du fait de l’Homme, car cela est couramment au-delà de ce que la science actuelle peut nous dire.

Par dessus tout, à leur encontre, nous ne renversons pas un consensus de 0,3% en consensus à 97,1%.

Vous pouvez également vérifier les résultats enregistrés par vous-même. J’ai demandé à Anthony d’archiver le fichier que vous pouvez trouver ici: cook.pdf ).
[Mise à Jour: David Burton écrit:  J’ai mis les données de Cook 2013 en format Excel, ce qui rend les données plus facile à analyser que dans le format .pdf, il y a un lien depuis mon site internet ici: http://sealevel.info/97pct/#cook ]

Si le journaliste de CNN qui m’a interviewé lit ceci, j’espère sincèrement qu’il fera ce compte lui-même et qu’il me recontactera une fois fait. D’ici là… Je ne vais pas non plus retenir mon souffle…

Orwell… Grand Frère… Ukraine, Palestine, Propagande et Vérité (John Pilger)

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Le retour de George Orwell, de la guerre de Grand Frère en Palestine, en Ukraine et la vérité

 

John Pilger

 

11 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/the-return-of-george-orwell-and-big-brothers-war-on-palestine-ukraine-and-truth

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’autre soir, j’ai revu “1984” de George Orwell sur une scène de Londres. Bien que criant pour une interprétation contemporaine, l’avertissement d’Orwell au sujet du futur fut présenté de manière réminiscente de certaines choses: détachée, non-menaçante, presque rassurante. C’était comme si Edward Snowden n’avait rien révélé, comme si Grand Frère n’était pas aujourd’hui un espion numérique et comme si Orwell lui-même n’avait jamais dit: “Pour être corrompu par le totalitarisme, on n’a pas besoin de vivre dans un pays totalitaire.

Acclamée par la critique, la fine production était à la bonne mesure de nos temps culturel et politique. Lorsque les lumières se sont rallumées, les gens étaient déjà en train de sortir. Ils semblaient indemnes, ou peut-être d’autres distractions leur faisaient-elles signe. “Quelle pétage de plomb”, dit une jeune femme en allumant son portable.

Alors que les sociétés avancées sont dépolitisées, les changements sont subtils et spectaculaires. Dans le cours de chaque journée, le langage politique est mis sens dessus-dessous, juste comme Orwell l’avait prophétisé dans “1984”. “La démocratie” est maintenant un objet réthorique. La paix est la “guerre perpétuelle”; “global” est impérialiste. Le concept qui jadis était empli d’espoir de “réforme” veut maintenant dire régression et même destruction ; “austérité” est l’imposition de mesures capitalistes extrêmes sur les pauvres et le don du socialisme pour les riches: Un système très ingénieux sous lequel la grande majorité rend service aux dettes du petit nombre.

En art, l’hostilité à dire la vérité est un gage de foi bourgeoise. “La période rouge de Picasso”, nous dit une manchette du journal l’Observer et “pourquoi la politique ne fait pas d’excellent art”. Considérez ceci venant d’un canard qui a fait la promotion du bain de sang en Irak comme étant une croisade libérale. L’opposition de Picasso au fascisme, sa vie durant, est un détail, tout comme le radicalisme d’Orwell s’est estompé du prix littéraire qui s’est approprié son nom.

Il y a quelques années, Terry Eagleton, alors professeur de littérature anglaise à l’université de Manchester, a reconnu que “pour la toute première fois en plus de deux cents ans, il n’y a as de poète britannique prominent, de dramaturge ou de romancier prêts à questionner les fondations mêmes du mode de vie occidental.” Pas de Shelley parlant pour les pauvres. Pas de Blake pour les rêves utopiques, pas de Byron pour damner la corruption de la classe dirigeante, pas de Thomas Carlyle ou de John Ruskin pour révéler le désastre moral du capitalisme. William Morris, Oscar Wilde, HG Wells, George Bernard Shaw n’ont aucun équivalent aujourd’hui. Harold Pinter fut le tout dernier à avoir élever la voix. Parmi les voix insistantes du féminisme consumériste, aucune ne fait écho à Virginia Woolf qui décrivit “les arts de dominer les autres, de diriger, de tuer, d’accroître et accumuler biens et capital.”

Au théâtre national, une nouvelle pièce “Grande-Bretagne”, satirise le scandal du hacking des téléphones qui a vu des journalistes comparaître devant la justice et être condamnés, incluant un ancien éditeur de la publication du magazine de Ruppert Murdoch News of the World. Décrite comme “une farce avec crochets venimeux qui met toute la culture des médias à quai et la ridiculise sans pitié”, les cibles de la pièce de théâtre sont les personnages “vraiment marrants” de la presse dite tabloïde britannique. Très bien et tellement familier. Mais qu’en est-il des médias non-tabloïdes (NdT: tabloid press en anglais est l’équivalent de notre “presse à scandale”, style “Détective” etc…), cette presse qui se considère si crédible et de haute réputation et qui pourtant sert un rôle parallèle comme bras promotionnel de l’état et du pouvoir entrepreneurial, celle qui fait dans la promotion de la guerre illégale ?

L’enquête sur Leveson au sujet du hacking de téléphone a brièvement fait état de cette chose dont on ne peut parler. Tony Blair donnait des preuves, se plaignait à sa grâce au sujet du harcèlement de sa femme par la presse à scandale, lorsqu’il fut interrompu par une voix du public. David Lawley-Wakelin, un réalisateur de film, demandait l’arrestation de Tony Blair et sa comparution en justice pour crimes de guerre. Il y eut alors une longue pause: le choc de la vérité. Lord Leveson se dressa d’un coup et ordonna que le diseur de vérité fut jeté dehors et s’excusa auprès du criminel de guerre. Lawley-Wakelin fut mis en accusation, Blair demeura libre.

Les complices de longue date de Blair sont plus respectables que les hackers de téléphone. Lorsque la présentatrice artistique de la BBC Kirsty Wark, s’entretint avec lui pour le 10ème anniversaire de son invasion de l’Irak, elle lui offrît un moment auquel il n’aurait pu que rêver, elle lui permît d’agoniser sur sa décision “si difficile” au sujet de l’Irak au lieu de le confronter pour son crime d’une portée épique. Ceci évoque la procession de journalistes de la BBC qui, en 2003, déclaraient que Blair puisse se sentir “blanchi” et la subséquente série de la BBC “Les années Blair”, pour laquelle David Aaronovitch fut choisi comme rédacteur, présentateur et interviewer. Un mignon de Murdoch qui fit campagne pour l’attaque militaire sur l’Irak, la Libye et la Syrie, Aaronovitch cira les pompes avec grande expertise.

Depuis l’invasion de l’Irak, un exemple d’acte d’agression non provoquée, que le procureur du procès de Nüremberg avait appelé “le crime international suprême qui ne diffère des autres crimes de guerre que parce qu’il contient en son sein le mal accumulé de l’ensemble”, Blair et son porte-parole et principale complice Alastair Campbell, ont bénéficié d’un ample espace dans le journal du Guardian pour réhabiliter leurs réputations. Décrit comme la “star” du parti travailliste (NdT: le soi-disant PS anglais…), Campbell a recherché la sympathie des lecteurs pour sa dépression (nerveuse) et a étalé ses intérêts, mais pas son rôle principal actuel comme conseiller, avec son acolyte blair, de la tyrannie militaire égyptienne.

Comme l’Irak a été complètement démantelée en conséquence de l’invasion du tandem Blair/Bush, une manchette du Guardian déclare: “Renverser Saddam était la chose à faire, mais nous nous sommes retirés trop tôt”. Ceci parut dans un article important du 13 Juin, écrit par un ancien fonctionnaire de Blair, John McTernan, qui a aussi servit sous les ordres du dictateur irakien installé par la CIA, Iad Allaoui. En appelant à une autre invasion d’un pays que son ancien maître a aidé à détruire, il ne fit aucune référence aux quelques 700 000 personnes qui trouvèrent la mort, la fuite de 4 millions de réfugiés et les troubles sectaires dans une nation qui fut autrefois fière de sa tolérance communautaire.

“Blair personnalise la corruption et la guerre”, a écrit le journaliste radical du Guardian Seumas Milne dans un article plein d’allant ce 3 juillet dernier. Ceci est connu comme un “équilibrage” dans le jargon. Le lendemain, le journal publiait une pleine page de publicité pour un bombardier furtif américain. Imprimés sur une photo menaçante du bombardier étaient ces mots: “Le F-35 GREAT for Britain”. Cette autre personnalisation de “la corruption et de la guerre” coûtera aux contribuables britanniques 1,3 milliards de Livres, ses prédécesseurs F-modèles ayant massacré un très grand nombre de gens à travers le monde.

Dans un village d’Afghanisatan, habité par les plus pauvres des pauvres, j’ai filmé Orifa, s’agenouillant sur les tombes de son mari, Gul Ahmed, un tisseran de tapis, de sept autres membres de sa famille, incluant six enfants et deux autres enfants de la maison voisine qui furent également tués. Une bombe de “haute précision” de 250 kg est tombée directement sur leur maison faite de pierres et de torchis, laissant un cratère de 15m de diamètre. Lockheed Martin, le producteur de l’avion, avait la place d’honneur dans la pub du Guardian.

L’ancienne ministre des Affaires Etrangères américaine et aspirante président des Etats-Unis, Hillary Clinton, était récemment invitée de l’émission “women’s hour” (L’heure des femmes) sur la BBC, la quintessence de la respectabilité médiatique. La présentatrice, Jenni Murray, présenta Clinton comme un phare du succès feminin. Elle n’a cependant pas rappelé à ses auditeurs la profanité de Clinton disant que l’Afghanistan fut envahi pour “libérer” des femmes comme Orifa. Elle ne posa aucune question à Clinton sur la campagne de son gouvernement utilisant des drones pour assassiner des hommes, des femmes et des enfants. Aucune trace de la menace à peine voilée de Clinton, alors qu’elle faisait campagne pour être la première femme présidente des Etats-Unis, “d’éliminer” l’Iran, rien non plus au sujet de la campagne de surveilance massive et de la persécution des lanceurs d’alerte.

Murray posa une question le doigt sur la bouche… Clinton a t’elle pardonné à Monika Levinski d’avoir eu une relation avec son mari? “Le pardon est un choix” a t’elle dit, “pour moi ce fut le bon”. Ceci nous ramène aux années 1990 et les années consumées par le “scandale” Levinski. Le président Clinton envahissait alors Haïti, bombardait les Balkans, l’Afrique et l’Irak. Il détruisait également les vies d’enfants irakiens ; l’UNICEF rapporta la mort de 500 000 enfants irakiens plus jeunes que 5 ans à cause de l’embargo mené contre l’Irak par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Les enfants ne sont personne pour les médias, tout comme les victimes d’Hillary Clinton des invasions qu’elle a soutenues et promues en Afghanistam Irak, Yémen, Somalie, ne sont personne pour les médias. Murray ne fit absolument aucune référence à ces gens. Une photo d’elle et de son invitée, radieuses, fut publiée sur le site internet de la BBC.

En politique comme en journalisme et en art, il semble que le désaccord, qui fut toléré de manière générale, a régressé au point de la dissidence: une activité souterraine métaphorique. Quand j’ai commencé ma carrière sur Fleet Street dans les années 1960, il était acceptable de critiquer le pouvoir occidental comme la force prédatrice qu’il est. Lisez les rapports célèbres de James Cameron sur l’explosion de la bombe à hydrogène sur l’atoll de Bikini, la guerre barbare en Corée et le bombardement américian du nord-vietnam. La grande illusion d’aujourd’hui est celle d’un âge de l’information où en vérité, nous vivons un âge médiatique dans lequel la propagande corporatiste incessante est insidieuse, contagieuse, efficace et libérale.

Dans son essai de 1859 “De la liberté”, que les libéraux (gens de gôche) révère aujourd’hui, John Stuart Mill écrivit: “Le despotisme est un mode légitime de gouvernement en regard des barbares, pourvu que la fin en soit leur amélioration et les moyens justifiés en réalisant effectivement cette fin.” Les “barbares” étaient de larges segments de l’humanité de qui une “obédience implicite” était requise. “C’est un bon et utile mythe que les libéraux soient des pacifistes et les conservateurs des va t’en guerre”, a écrit l’historien Hywel Williams en 2001, “mais l’impérialisme des libéraux est peut-être plus dangereux parce qu’il est ouvert de nature, qu’il a la conviction qu’il représente une forme supérieure de vie.” Il avait à l’esprit un discours de Blair dans lequel le premier ministre avait promis de “réordonner le monde autour de nous” en accord avec ses “valeurs morales”.

Richard Falk, l’autorité respectée du droit international et rapporteur spécial de l’ONU pour la Palestine avait un jour décrit “une façon à sens unique, vertueuse, un écran légal/moral avec images positives des valeurs occidentales et l’innocence dépeinte comme étant menacée, validant ainsi une campagne de violence politique sans retenue”. C’est si “largement accepté que cela en est virtuellement inattaquable,”

Le travail sécurisé et le patronage récompensent les gardiens. Sur la station 4 de la BBC, Razia Iqbal s’est entretenue avec Toni Morrison, lauréate afro-américaine du prix Nobel. Morrison se demandait pourquoi les gens étaient si “en colère” après Obama, qui était “cool” et souhaitait construire une “économie forte et un très bon système d’assurance santé”. Morrison était fière d’avoir parlé au téléphone avec son héro, qui avait lu un de ses livres et l’avait invité à son intronisaton présidentielle.

Ni elle ni son hôte ne mentionnèrent les sept guerres d’Obama, incluant sa campagne de terrorisme par drones dans laquelle des familles entières, leurs sauveteurs et ceux qui portent le deuil ont été assassinés. Ce qui semblait importer le plus était cet homme de couleur “qui parle bien”, qui était parvenu au sommet de la pyramide du pouvoir. Dans son livre “Les damnés de la terre”, Frantz Fanon écrivit que la “mission historique” des colonisés était de servir de “courroi de transmission” à ceux qui gouvernent et oppriment. Dans l’ère moderne, l’emploi de la différence ethnique dans les systèmes de pouvoir et de propagande occidentaux est maintenant vu comme essentiel. Obama est le fer de lance de ceci, bien que le cabinet ministériel de George W. Bush, sa clique de va t’en guerre, a été la plus multiraciale de l’histoire présidentielle.

Alors que la ville irakienne de Mossoul tombait aux mains des djihadistes de l’EIIL, Obama a dit “Le peuple américain a fait de lourds investissements et de sacrifices afin de donner aux Irakiens l’opportunité de tracer une meilleure destinée”. Il est pas “cool” ce mensonge là ? A quel point le discours d’Obama de West Point le 28 Mai était-il “finement ciselé” ? En délivrant son discours sur “l’état du monde” durant la cérémonie de cloture de cette promotion de jeunes officiers, à ceux qui “vont mener le leadership américain à travers le monde”, Obama a dit: “Les Etats-Unis utiliseront la force militaire, unilatéralement si c’est nécessaire, lorsque nos intérêts vitaux le demandent. L’opinion internationale est importante, mais l’Amérique ne demandera jamais la permission…

En répudiant la loi internatioale et les droits des nations indépendantes, le président américain affirme une divinité fondée sur la puissance de sa “nation indispensable” Ceci est un message familier d’impunité impérialiste, même s’il est toujours choquant à entendre. Evoquant la montée des fascismes dans les années 1930, Obama a dit: “Je crois en l’exceptionalisme américain de toutes les fibres de mon être." L’historien Norman Pollack a écrit: “Pour les marcheurs au pas de l’oie, ils substituent la militarisation apparemment inoffensive de la culture et pour leader faquin nous avons un réformateur manqué, travaillant nonchalemment, planifiant et faisant exécuter des assassinats tout en souriant.”

En février, Les Etats-Unis ont monté un de leurs coups d’état “coloré” contre un gouvernement élu en Ukraine, exploitant des protestations véritables contre la corruption de Kiev. La conseillère à la sécurité d’Obama, Victoria Nuland, a personnellement sélectionné le leader d’un “gouvernement intérimaire”. Elle lui donna le surnom de “Yats”. Le vice-président Joe Biden vint à Kiev, tout comme le fit le directeur de la CIA John Brennan. Les troupes de choc de leur putsch étaient des nazis ukrainiens.

Pour la première fois depuis 1945, un parti néo-nazi, ouvertement antisémite, contrôle les zones clef du pouvoir d’état d’une capitale européenne. Aucun leader d’Europe de l’Ouest n’a condamné cette résurrection du fascisme dans les territoires limitrophes au travers desquels les nazis envahisseurs d’Hitler tuèrent des millions de Russes. Ils étaient soutenus par l’armée insurgée ukrainienne (AIU), responsable de massacres de juifs et de russes qu’ils appelaient “vermine”. L’AIU est l’inspiration historique de ce qu’est aujourd’hui la parti politique Svoboda et ses acolytes du Secteur Droit. Le chef de Svoboda, Oleg Tyanibok a appelé pour une purge de la “mafia juive moscovite” et “autres ordures”, incluant les homosexuels, les féministes et tout ce que comprend la gauche politique.

Depuis l’effondrement de l’URSS, les Etats-Unis ont encerclé la Russie de bases militaires, d’avions à capacité nucléaire et de missiles dans ce qui est présenté comme le projet d’élargissement de l’OTAN. Reniant une promesse faite au président russe des années 1990 Mikhaïl Gorbatchev que l’OTAN ne chercherait pas “à s’étendre d’un pouce à l’Est”, l’OTAN a en fait, militairement occupé l’Europe orientale. Dans l’ancien Caucase soviétique, l’expansion de l’OTAN constitue le plus gros développement militaire depuis la seconde guerre mondiale.

Un plan d’action des membres de l’OTAN est la cadeau de Washington au régime de Kiev issu du coup. En Août, “Operation Rapide Trident” mettra des troupes américaines et britanniques sur la frontière russo-ukrainienne et “Sea Breeze” enverra des navires de guerre en vue des ports russes. Imaginez la réponse si ces actes de provocation et d’intimidation se faisaient sur les frontières américaines.

En récupérant la Crimée, que Nikita Kroutchev avait illégalement détaché de la Russie en 1954, les Russes se sont défendus comme ils l’ont fait depuis près d’un siècle. Plus de 90% de la population de Crimée a voté pour la réintégration de son territoire dans la fédération de Russie. La Crimée est la maison-mère de la flotte russe de la Mer Noire et sa perte est une question de vie ou de mort pour les Russes et leur marine, ceci constitue un grand prix à remporter pour l’OTAN dans le même temps. Confondant les partis sur le sentier de la guerre à Washington et à Kiev, Poutine a fait retirer les troupes russes de la frontière ukrainienne et a insisté pour que les ukrainiens d’ethnie russe de l’Ukraine orientale abandonne leur idée de séparatisme.

De manière très orwellienne, ceci a été pirouetté en occident comme étant la “menace russe”. Hillary Clinton a comparé Poutine à Hitler. Sans aucune ironie, les commentateurs allemands droitistes ont fait de même. Dans les médias occidentaux, les nazis ukrainiens sont asseptisés en “nationalistes” ou “ultra-nationalistes”. Ce dont a peur l’occident c’est que Poutine trouve intelligemment une solution diplomatique et qu’il y réussisse. Le 27 juin, en réponse à la dernière proposition de Poutine, l’assemblée russe abrogea le pouvoir de Poutine d’intervenir en Ukraine pour les populations russophones, le ministre des affaires étrangères américain John Kerry lança alors un autre de ses ultimatums. La Russie devait “agir dans les prochaines heures” pour mettre un terme à la révolte en Ukraine orientale. Nonobstant le fait que Kerry est reconnu comme un parfait bouffon, le but sérieux de ces “avertissements” est d’affubler la Russie du statut de paria et de supprimer toujours plus d’information sur la guerre menée par le régime de Kiev contre son propre peuple.

Un tiers de la population ukrainienne parle russe et est bilingue. Ils ont depuis longtemps recherché une fédération démocratique qui refléterait la diversité ethnique de l’Ukraine et qui serait à la fois autonome de Kiev et de Moscou. La vaste majorité n’est ni “séparatiste” ni “rebelle”, mais des citoyens qui veulent vivre en sécurité dans leur pays. Le séparatisme est une réaction aux attaques de la junte de Kiev contre ces peuples, causant, d’après les estimations de l’ONU, une fuite de plus de 100 000 personnes en Russie. Typiquement, des femmes et des enfants traumatisés.

Tout comme les enfants victimes de l’embargo irakien et des femmes et jeunes filles “libérées” d’Afghanistan, terrorisés par les seigneurs de la guerre à la solde de la CIA, ces personnes ethniques d’Ukraine ne sont pas humains pour l’occident, leur souffrance et les atrocités commises contre eux sont minimisées ou purement supprimées. Les médias occidentaux ne rapportent aucunement l’échelle de l’amplitude de l’assaut du régime sur ces gens. Ceci n’est pas nouveau. En relisant l’excellent livre de Philip Knightley: ‘The First Casualty: the war correspondent as hero, propagandist and mythmaker‘, je renouvelais mon admiration sans bornes pour le journaliste du Guardian de Manchester Morgan Philips Price, le seul journaliste occidental qui resta en Russie durant la révolution russe de 1917 et qui rapporta la vérité sur une invasion désastreuse des alliés occidentaux. Courageux et objectif, Philips Price à lui seul perturba ce que Kinghtley appela le “sombre silence” anti-russe de l’occident.

Le 2 mai à Odessa, 41 ukrainiens russophones furent brûlés vifs dans le bâtiment du QG des syndicats, alors que la police était présente. Il y a des preuves vidéo horribles. Le leader de Secteur Droit Dimitro Yarosh loua le massacre comme “un autre grand jour de notre histoire nationale”. Dans les médias britanniques et américians, ceci fut rapporté comme étant une “sombre et opaque tragédie” résultant d’escarmouches entre des “nationalisres” (néo-nazis) et des “séparatistes” (des gens réunissant des signatures pour un referendum sur une Ukraine fédéralisée). Le New York Times enterra l’affaire, après avoir balayé d’un revers de la main comme propagande russe les avertissements sur les politiques fascistes et antisémites des nouveaux clients de Washington. Le Wall Street Journal condamna les victimes: “L’incendie mortel ukrainien a été sûrement déclanché par les rebelles dit le gouvernement”. Obama félicita la junte pour sa “retenue”.

Le 28 juin, le quotidien the Guardian a dévoué près d’une page aux déclarations du “président” du nouveau régime de Kiev, l’oligarque Petro Porochenko. Une fois de plus, la règle de l’inversion d’Orwell s’appliquait. Il n’y a pas eu de putsch, pas de guerre non plus contre une minorité ukrainienne, les Russes sont à blâmer pour tout et en tout. “Nous voulons moderniser mon pays”, a dit Porochenko. “Nous voulons y introduire la liberté, la démocratie et les valeurs européennes. Quelqu’un n’aime pas cela ; quelqu’un ne nous aime pas pour cela.”

D’après cet article. Le journaliste du Guardian, Luke Harding n’a défié aucunement ces assertions, ni n’a même mentionné les atrocités d’Odessa, les attaques du régime sur des zones résidentelles par artillerie et par raids aériens, les enlèvements et les meurtres de journalistes, la destruction à la bombe incendiaire d’un journal d’opposition et sa menace de “libérer l’Ukraine de la fange et des parasites”. L’ennemi est qualifié de “rebelles”, “insurgés”, “militants”, “terroristes”, “suppôts du Kremlin”. Rappelons les fantômes de l’histoire, ceux du Vietnam, du Chili, du Timor Oriental, d’Afrique du Sud, d’Irak: notez les mêmes étiquettes. La Palestine est l’aimant de ce mensonge incessant. Le 11 Juillet, après le début du dernier carnage en date israélien, équippé par les Etats-Unis, faisant 120 victimes incluant 6 enfants d’une même famille, un général israélien écrit dans le Guardian sous le titre de : “Une démonstration de force nécessaire”.

Dans les années 70, j’ai rencontré Leni Riefenstahl et lui ai demandé au sujet de ses films glorifiant les nazis. Utilisant des techniques de lumière et des mouvements de caméra révolutionnaires, elle produisit une forme de documentaire qui hypnotisa les Allemands ; ce fut son “Triomphe de la Volonté” qui envoûta tant au sujet d’Hitler. Je lui ai demandé au sujet de la propagande dans les sociétés qui s’imaginent supérieures. Elle me répondit alors que les “messages” dans ses films étaient dépendants non pas des “ordres venant d’en haut”, mais d’un “vide de la soumission” de la part de la population allemande. “Cela incluait-il la bourgeoisie éduquée et libérale” “ demandais-je. “Tout le monde”, répondit-elle “et bien évidemment l’intelligentsia”.

Iran… Ce que les merdias ne vous dirons pas…

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Rétablissons l’équilibre et montrons la face sciemment cachée des choses. Nous n’endorsons en aucun cas une théocratie quelle qu’elle soit. De fait nous n’endorsons aucun centralisme étatique de quelque bord que ce soit, il est néanmoins insultant pour l’intelligence humaine de passer sa vie sous le coup de la propagande des "justes", de la pensée unique du politiquement correct d’un occident colonialiste, décadent, oppresseur et criminel, mené à sa perte par une clique de psychopathes fondamentalement déraillés.

Rapport du FMI sur l’Iran d’Août 2011

– Résistance 71 –

 

L’Iran un modèle de résilience

 

Georges Stanéchy

 

9 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://stanechiran.over-blog.com/2014/07/iran-modele-de-resilience.html

 

Je ne souhaite que me tromper…

Lentement mais sûrement, les négociations de Genève sur le nucléaire Iranien, avec pour date limite le 20 juillet prochain, s’acheminent vers un échec.

Ce que tout le monde, anticipe. A commencer par les dirigeants Iraniens. Evidence, dès le début des négociations : l’Occident ne recherche, en fait, aucun accord. Multipliant les exigences les plus irrationnelles, pour ne pas dire farfelues. (1)

L’objectif étant, sous le prétexte nucléaire, d’asservir l’Iran, pour mieux le piller. Et, à défaut le détruire, afin de retarder son développement. L’idéologie prédatrice des "puissances arrogantes", pour reprendre les termes désignant en Iran les pays de l’OTAN, ne tolérant que deux modalités de relations à l’encontre du reste de la planète : la soumission ou la destruction.

Fund for Peace

Destruction directe par tapis de bombes et invasion, ou chaos de la guerre civile armée et financée par leurs soins. Quand ce ne sont pas les deux fléaux à la fois. Ravages et partitions imposés dans de nombreux pays, au Moyen-Orient notamment, le démontrent : Afghanistan, Egypte, Irak, Liban, Libye, Pakistan, Palestine, Somalie, Soudan, Syrie.

La résistance de l’Iran à cette logique exacerbe cette rage destructrice. Amplifiée par sa remarquable et courageuse ténacité face à une implacable "guerre économique" qui lui est imposée depuis 1979. (2) Aussi longue qu’impitoyable, totalement illégale au regard du droit international, n’étant en aucun cas prescrite par les instances de l’ONU. Contraire à sa charte fondamentale, constituant une agression, un acte de guerre, puisque décrétés unilatéralement par le Congrès des USA.

Contrevenant, sous l’appellation de "sanctions", à tous les engagements internationaux régissant les relations commerciales et financières. Jusqu’au "droit aérien", les membres de l’OTAN refusant de ravitailler en carburant les avions civils Iraniens en escale sur leurs aéroports !… (3)

Malgré ces comportements de gangsters, rappelant expéditions et rackets d’un Al Capone s’appropriant les quartiers d’une ville ou une ville entière, l’Iran n’en progresse pas moins. Diabolisé en "menace pour la paix", justifiant obstacles et freins pour entraver son développement, ce pays de 80 millions d’habitants se montre étonnamment performant. Même les ONG et "observatoires" américains les moins disposés en sa faveur sont obligés, à contrecœur, de l’admettre.

"Fund for Peace", par exemple, qui publie chaque année un classement des pays par niveau de "risques" ou de "fragilité" (Fragile States Index) vient, dans son édition du mois de juin dernier, d’en prendre acte (4) :
« En dépit de ces contraintes, l’Iran, grâce à son important marché intérieur et ses efforts d’intégration dans les grands courants d’échanges, a légèrement amélioré les indicateurs économiques du pays »
("In spite of these challenges, Iran’s sizable market and greater desire to engage with global actors has slightly improved the country’s Economy indicator".)

Reconnaissant que, dans son classement (5) :
« L’Iran représente le pays qui a le plus progressé dans le monde au cours de l’année passée sur le plan économique, social et politique. »
(" Iran proving to be the most improved country in the world over the past year socially, economically and politically".)

Sur la douzaine de critères, ou d’indicateurs, de son Index, les analystes du Fund for Peace ont été particulièrement impressionnés par  (6) :
« … Les performances et améliorations du système de santé, la réactivité des services de la sécurité civile lors des deux importants tremblements de terre d’avril 2013, et la maîtrise de la pression démographique… »
("… Because of an increase in total health care spending and guarded progress in performance and rapid and adequate emergency responses to two April 2013 tremors, the Demographic Pressures indicator has improved"…).

Le FMI aussi, dans son rapport du mois d’avril 2014, IMF (FMI) Country Report No. 14/93 – Islamic Republic of Iran, tout en traînant des pieds, le reconnaît (7) :
« L’Iran, au cours des décennies précédentes, a effectué de remarquables progrès en termes d’augmentation de revenu et d’amélioration du niveau de vie par habitant. »
("Iran had achieved considerable progress in raising per capita income and living standards in previous decades".)

Précisant, à la page 5 du document :
« Les indicateurs sociaux démontrent une diminution de la pauvreté et de l’inégalité des revenus, constituant un niveau relativement élevé de "développement humain". »
("Social indicators show declining poverty and income inequality, supporting a relatively high level of human development".)

 

TVA  &  KIA           

Jusqu’à se montrer admiratifs de la gestion du système fiscal, modernisé depuis 2008 avec l’introduction de la TVA. Dont le taux actuel de 6 % va être progressivement généralisé à 8 %. Loin des taux confiscatoires européens

En France nous en sommes à 20 %, en voie de rejoindre le record de la Grèce : 25 % et 30 % suivant articles ou prestations.

Autre comparaison avec l’Europe… Malgré l’étranglement économique qui lui est infligé, l’Iran enregistre un taux de chômage qui n’est pas supérieur à celui de beaucoup de pays membres de la "paradisiaque UE", royaume du Libéralisme Economique triomphant, avec sa libre circulation des hommes et des capitaux. Notamment : Portugal, Espagne, Italie et Grèce…

Un  des rares pays dans le monde à ne pas avoir d’endettement extérieur (hors opérations commerciales courantes), mais au contraire des réserves excédentaires d’un montant équivalent à environ 100 milliards de dollars. Sans compter les nombreux avoirs et créances bloqués dans les pays occidentaux. Certains remontant à la révolution de 1979 pour des achats et commandes non livrés selon l’arbitraire et la mauvaise foi des débiteurs de l’Iran (Grande-Bretagne et France, n’étant pas les moins retors). Plusieurs milliard de dollars cumulés…

Comme le constate le FMI dans son rapport, embargos et sanctions ou pas, l’Iran poursuit méthodiquement la diversification de ses exportations de produits et services "non pétroliers". En progression régulière, pour passer prochainement de 6 % à 10 % du PNB.

Cette politique extrêmement dynamique et volontariste s’applique aussi au tourisme. Autre grande richesse du pays, du fait de son exceptionnel patrimoine historique et de l’extraordinaire diversité de ses régions et paysages. Investissant dans un effort promotionnel, vers les pays asiatiques dans un premier temps, sur l’écotourisme et le tourisme "santé / bien-être". L’Iran organise son premier salon international "ECO Health Tourism" dans la province de Mazandarar, les 18 et 20 août, prochains conjointement avec ses partenaires et Etats voisins.

L’attraction de l’Iran auprès des investisseurs internationaux ne cesse de s’amplifier au fil des mois. Accords et signatures de contrats se multiplient.

Illustrations…

Le constructeur automobile sud-coréen KIA développe une usine de montage de son modèle Cerato, avec une mise sur marché prévue le 20 mars 2015. (8)

Ou encore, Les Chinois, très bien implantés dans le pays, signant des contrats de coopération et d’investissements tous azimuts. Ainsi, dans la modernisation des chemins de fers Iraniens. Une des opérations les plus importantes portant sur la liaison Téhéran-Meshad, avec l’introduction de rames à grande vitesse ; permettant de réduire la durée de trajet de moitié et d’augmenter la capacité actuelle de passagers de 14 millions/an à 35 millions/an. (9)

Le Qatar, qui prend ses distances avec l’Arabie Saoudite, dans un rapprochement diplomatique et économique avec l’Iran. Concluant d’importants accords d’échanges et de transactions via la création de zones franches dans le port Iranien de Busher et dans deux ports Qataris. (10)

Encore plus significatif : une entreprise américaine de Californie, World Eco Energy, vient de signé un contrat portant sur un investissement de 1,175 milliard de dollars dans la construction d’une centrale électrique à partir de retraitement de déchets urbains. Au sud-ouest de la province de Chaharmahal-Bakhtiari. (11)

La liste serait interminable…

Oui, de quoi enrager les prédateurs occidentaux devant autant de résilience ! Un pays stable, un des rares de la région, se développant d’année en année.  Comment casser la renaissance d’une grande Nation ?… Hystériquement crispés sur le plan de destruction et de morcellement du Moyen-Orient, le Plan Oded Yinon de février 1982, ils n’en démordent pas : l’Iran doit être soumis ou détruit ! (12)

Imperméable aux fantasmes de champs de ruines et de dévastations des fous furieux de l’OTAN, sereinement, l’Iran retrouve sa place. Son importance économique et politique, de la Méditerranée à l’Océan Indien, du Golfe Persique à l’Asie centrale, ne cesse de croître, de s’affirmer.

Toutes les informations le confirment.

Evidemment, les médias de notre propagande veillent à ne pas les mentionner, encore moins leurs crapoteux colporteurs de l’opium iranophobe.

Désinformation ? Diabolisation ? Menaces ? Sanctions ?…

Qu’importe !

La caravane passe… La roue de l’Histoire tourne…

*  *  *

1.  La plus hilarante, formulée par les occidentaux, étant celle d’exiger la fermeture de l’installation souterraine de Fordo, sous prétexte qu’en raison de sa configuration il est difficile de la prendre pour "cible" lors de bombardements éventuels !… La délégation Iranienne en rit encore.
2.  Date du renversement du Shah d’Iran, dont le régime sanguinaire et corrompu servait d’auxiliaire au complet pillage des ressources du pays par les occidentaux.
3.  Même la France, dans la plus dégradante démonstration de servilité à l’égard du Congrès US…
4.  Felipe Umaña, Most Improved Country for 2014 : Iran, Fragile States Index 2014, 24 juin 2014,
http://library.fundforpeace.org/fsi14-iran
5.  Fragile States Index, Op. Cit.
6.  Fragile States Index, Op. Cit.
7.  IMF (FMI) Country Report No. 14/93 – Islamic Republic of Iran – 2014 Article IV Consultation – Staff Report : Press Release ; and Statement by the executive director for the Islamic Republic of Iran, Avril 2014,
http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2014/cr1493.pdf
8.  http://www.iran-daily.com/Newspaper/Page/4826/4/13202/0
9.  http://www.iranrail.net/gallery.php
10.  http://www.iran-daily.com/Newspaper/Page/4827/4/13284/0
11.  http://www.iran-daily.com/Newspaper/Page/4827/4/13282/0
12.  http://www.globalresearch.ca/greater-israel-the-zionist-plan-for-the-middle-east/5324815

Résistance politique: Mohawk contre le génocide en Palestine…

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Priver l’empire de sa terre usurpée est la meilleure des solutions pour reprendre la direction des opérations pour nos peuples. Un empire sans terre est mort et enterré. L’empire anglo-américano-sioniste en est l’exemple type: les terres où il siège: Les Etats-Unis, le Canada, L’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’ensemble des pays du Commonwealth dépendant toujours de la "couronne" britannique et Israël, sont établis sur des terres volés que les colons doivent rendre et renégocier leur maintien dans un cadre de nation à nation faute de qui ils sont libres de foutre le camp.

Ce qu’il se passe en Palestine en général et à Gaza en particulier, est ce qu’il s’est passé (avec une destruction plus … moderne) entre le XVIIème et le début du XXème siècle dans les colonies de la "couronne" (Banque d’Angleterre/Vatican). L’intox des années 1970 qui a toujours cours aujourd’hui qui voudrait assimiler la lutte indigène pour le retour à la terre à celle des juifs "retournant" sur la terre promise est une escroquerie supplémentaire. Dans le cliché imbécile des "cow-boys et des indiens", on voudrait faire croire aux opinions publiques que les israéliens seraient les "indiens"… Ce serait à hurler de rire si ce n’était pas si tragique. Gaza est Wounded Knee et non pas Fort Laramie.

– Résistance 71 –

 

Trésors cachés

 

Mohawk Nation News

 

13 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/07/13/hidden-treasures/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Canada a volé nos resources et nos fonds. Nous voulons compensation depuis 1701. La loi de l’Île de la Grande Tortue est fondée sur le Wampum Deux Rangées et la Loi de la Grande Paix (Kaianehreko:wa). Comme l’a dit Dekanawida après que l’arbre de la paix fut coupé: “Nous replanterons de nouveau fermement l’arbre de la paix”. Les Britanniques furent d’accord pour suivre le Wampum Deux Rangées (après les Hollandais et les Français). La loi naturelle dit qu’ils ne pouvaient prendre que ce qui était nécessaire pour vivre. La création subséquente d’un fond fiduciaire et de quelques douzaines de boîtes à escroquerie est illégale. La couronne (NdT: lire bien sûr la Banque d’Angleterre et la City de Londres) contrôle toutes les entreprises, banques, polices, armées et gouvernements qui protègent ce vol, fondé sur la doctrine du “terra nullius”, qui est une pure fiction. Un fond fiduciaire est établi aux bénéfices du récipiendaire. Seul Onkwehonwe (les peuples et nations de l’Île de la Grande Tortue) et ses descendants peuvent le réclamer.

La Confédération Iroquoise a établi un accord avec la couronne britannique pour nous et tous nos amis et alliés, accord fondé sur la loi naturelle. L’accord est prévu de durer pour toujours dans le futur avec un partage à 50-50 de chaque projet impliquant l’utilisation de nos ressources. “Ohateh”, deux rangées, est la loi naturelle de la terre.. Nous sommes tous dépendants de la nature. Sans elle nous péririons tous. Tsinonweh est pour toujours. Saoiera est la direction de la création pour chacun. Un groupe n’est pas fait pour profiter de tout tandis que les autres crèvent de faim et sont tués. Les étrangers à notre terre ont eu besoin de notre aide juste pour survivre ici, ce que nous avons offert. Les accords sont conçus aussi longtemps que l’herbe pousse, que le soleil brille et que les eaux courent. Les eaux veulent aussi dire aussi longtemps que nos femmes donnent naissance, lorsque les femmes perdent les eaux pour amener une nouvelle vie sur terre. Nous ne pouvons pas changer la direction immuable de la Nature.

Comment la dette envers nous de ce fond fiduciaire est-elle arrivée à ces 970 000 milliards de dollars ? Nos fonds indiens furent placés dans un fond consolidé de revenus vide du Canada pour payer ses factures et ce sans que nous en ayons été averti ni que nous y ayons consenti. Les comptes des affaires indiennes (bureau fédéral) montrent comment des milliards ont été prélevés. Par exemple, des milliards provenant de notre fond fiduciaire sont donnés chaque année aux provinces canadiennes. Le remboursement et le paiement d’intérêts ne nous est JAMAIS fait.

Certains de nos fonds sont appelés “comptes suspendus” ! Nous sommes prêts à calculer nos fonds qui sont allés dans ces entreprises, ces investissements étrangers, ces aides outre-mers, ces prêts, loyers, et pour construire des institutions et des infrastructures à travers le Canada.

Harper et Obama soutiennent fermement israël qui essaie de terminer le génocide des Palestiniens dans une réserve du nom de “Gaza”. Sur l’Île de la Grande Tortue, nous fûmes assassinés, affamés jusqu’à la soumission et maintenus dans la plus abjecte des pauvretés. Aujourd’hui, nos fonds et nos ressources et nos terres sont utilisés pour fabriquer des armes de destruction massive mortelles, utilisées pour massacrer des Palestiniens. Ceci est en pure violation de la loi de la Grande Paix.

Nous refusons d’être illégalement forcés à être “pupilles de la nation” et de l’état corporatif. Nous avons le devoir d’être en contrôle de tous nos fonds et ressources et nos possessions. Notre propriété de tout notre territoire illégalement occupé doit être respectée. Nous voulons une compensation de quelque forme que nous jugerons bon pour couvrir pour tout ce qui a été pris illégalement de notre territoire. Nous voulons le contrôle de tous le revenu qui a été généré avec nos ressources.

Le Canada complice des crimes israéliens contre l’humanité…

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Le Canada n’est bien évidemment pas le seul. La GB, la France, le pays du goulag levant bien entendu… Tous complices de crimes contre l’humanité dans le cas de Gaza, acteurs de ces crimes dans le cas de l’ex-Yougoslavie, de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye, indirectement pour la Syrie… La liste est longue.

Sur les bases établies par ces mêmes nations lors du procès de Nüremberg, l’empire et ses pays satellites sont 1000 fois coupables de crimes contre l’humanité, à quand des tribunaux populaires de droit coutumier pour les faire condamner ?

– Résistance 71 –

 

L’implication du Canada dans les bombardements de Gaza

 

WhatsUpIC

 

13 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://dprogram.net/2014/07/13/canadian-hands-involved-gaza-bombings/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La complicité du Canada dans les crimes de guerre commis par Israël contre les Palestiniens de la bande de Gaza est profonde.

Le gouvernement conservateur d’Ottawa n’a pas hésité à offrir un soutien total aux attaques en cours d’Israël et plus généralement à la politique d’apartheid perpétrée, une politique qui se base sur une complicité ouverte des précédents gouvernements libéraux (dit de “gauche”).
Mis à part le rôle de pom-pom girl diplomatique joué par le gouvernement conservateur, un élément clef de l’implication du Canada qui est moins visible à l’œil du public mais qui demeure très important, est le rôle majeur joué par de nombreuses entreprises canadiennes dans la fabrication d’engins militaires et de leur technologie, connus pour être la source des attaques meurtrières dans les raids aériens de bombardement sur Gaza.

Un rapport récent de la revue “Foreign Affairs, Trade & Development Canada” sur les états d’exportation militaire qui sont “une priorité de la politique étrangère du Canada pour le maintien de la paix et de la sécurité”, des idéaux qui sont constamment pris à contre-pied dans le monde, comme par exemple avec des exportations militaires vers des régimes autoritaires comme au Bahreïn et en Arabie Saoudite, mais aussi des idéaux complètement réduits au silence avec des exportations directes d’armement à Israël.

L’information rassemblée par la Coalition d’opposition au Commerce des Armes détaille qu’un minimum de 50 fabricants d’armes canadiens exportent leurs produits directement vers Israël aujourd’hui ; un chiffre qui doit certainement être croissant alors que les conservateurs continuent de tisser des liens plus étroits avec l’état d’Israël. La récente mission diplomatique, entrepreneuriale et militaire du Canada en Israël, une des plus grosses délégations étrangères envoyées de l’histoire du Canada, qui comprenait plus de 200 personnes, a certainement creusé plus avant la complicité avec l’apartheid d’Israël, complicité rendue plus profonde depuis les couloirs du pouvoir à Ottawa.

Les exemples spécifiques d’équipement militaire et d’engins produits au Canada et maintenant déployés par la Force de Défense Israélienne (FDI) et l’Armée de l’Air Israélienne (AAI), sont nombreux et incriminatoires.

Des moteurs pour l’hélicoptère Bell Cobra, nommé “vipère” sur le site des forces armée israélienne, sont produits dans la région de Montréal par Pratt & Whitney Canada. L’armée israélienne utilise aussi des hélicoptères produits à Mirabel au Québec par Bell Helocopter Textron Canada, une entreprise représentée dans la délégation récente du gouvernement conservateur en Israël.

CAE également, une entreprise de Montréal qui se spécialise dans les simulateurs de vol et les “systèmes opérationnels en temps-réel”, a securisé des contrats importants pour développer la technologie pour l’armée israélienne, visant à entrainer le personnel militaire à manœuvrer la “nouvelle génération d’appareil de combat”.

Alors que les bombes pleuvent du ciel au dessus de Gaza, pensons aux technologies d’entrainement au vol utilisées par les pilotes israéliens et qui sont fabriqués ici à Montréal par CAE.

Au-delà d’Israël, d’autres contrats liés à CAE incluent la production de systèmes de simulation de vol pour drones à destinations des Etats-Unis, contrat signé ces dernières années dans le cadre du projet unilatéral du gouvernement Obama pour ses guerres de drone qui de manière très claire sont totalement illégales en regard du droit international (NdT: dont tout le monde se fout en occident de manière évidente…).

L’entreprise Alphacasting Inc. basée dans la ville de St Laurent, fabrique “des équipement de précision pour l’aviation, des systèmes de vision nocturne, des radars, des fusils, des chars d’assaut, des missiles, et des drones” d’après leur propre site internet, entreprise pointée du doigt par la Coalition contre le Commerce des Armes. L’entreprise exporte directement vers Israël.

Toutes les corporations mentionnées ci-dessus sont étroitement liées avec la Canadian Association of Defence and Security Industries (CADSI), une organisation très importante au Canada représentant le production industrielle orientée vers l’armée et qui entretient des liens très étroits avec le régime d’apartheid israélien.

Au-delà des entreprises militaires le gouvernement canadien continue d’appronfondir ses liens avec Israël, un processus qui remonte au premiers accords de “libre échange”, signés avec Israël en 1997. Aussi vu dans le plus large et récent “accord de sécurité publique”, sous lequel Israël a nommé un attaché militaire à Ottawa pour la toute première fois, au travers duquel les agences israéliennes visent “à renforcer la coopération” entre les institutions étatiques israéliennes et la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), les services de renseignement canadiens (CSIS et CBSA).

La collaboration du Canada avec l’apartheid israélien croît, processus qui lie maintenant des systèmes de la matrix sécuritaire entre les deux pays coloniaux. La délégation la plus importante cette dernière année en Israël sous la houlette de Harper formalise juste une collaboration de longue haleine, sécurisant juste la scène pour une réalité qui voit une complicité totale et sans retenue de Canada ainsi qu’un soutien avec la politique d’état d’Israël.

Bien que cette alliance politique soit maintenant exprimée sans détour et est de plus en plus reconnue, regardons maintenant comment ces relations intimes entre le Canada et Israël se transfèrent sur le terrain à Gaza.

Il y a certainement maintenant une grande partie de la technologie militaire produite au Canada qui est devenue une partie importante de la machine de guerre israélienne, machine impliquée dans la mort de plus de 100 Palestineins à Gaza ces derniers jours. Sur un plan diplomatique, un soutien total du Canada envers la violence d’état horrible d’Israël équivaut à plus d’espace de manœuvre politique pour Israël pour affirmer sa violence et son narratif colonial qui déshumanise et tente d’effacer la lutte légitime du peuple palestinien.

Dans les jours à venir, alors que les gens vont manifester dans les rues de bon nombre de villes au Canada en solidarité avec le peuple palestinien qui vit maintenant la réalité de l’apartheid israélien et sa violence militaire, attirons clairement l’attention sur la complicité manifeste du Canada dans ces crimes.

Renforcer la campagne mondiale du Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) ici au Canada est clairement prioritaire alors que l’évidence de la complicité est à nue. Il y a déjà un bon nombre de campagnes et d’initiatives qui sont en cours, soutenons et étendons ces efforts inspirés.

En regardant les images ignobles de la souffrance humaine sur le terrain à Gaza à l’heure où nous parlons, focalisons nos énergies et nos efforts pour rendre publiquement responsables certaine entreprises spécifiques canadiennes et ce gouvernement conservateur pour leurs liens étroits et directs avec les crimes de guerre qui sont maintenant perpétrés contre le peuple palestinien de Gaza.

 

Source: Whats Up IC

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