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Crise Ébola: l’OMS est dirigée par des fonds privés (Bill Gates, Zuckerberg)… La santé publique mondiale achetée par le grand capital…

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Cela ne confirme que plus avant ce que les médias alternatifs disent depuis des années. L’oligarchie eugéniste a pris les commandes il y a un moment et il est grand temps de la virer à grands coups de pompes dans le cul !

– Résistance 71 –

 

La privatisation de la lutte contre Ébola ou comment l’OMS est dirigée par des fonds privés comme ceux de la fondation Bill & Melinda Gates

 

Margaret Kimberley

 

24 Octobre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/la-privatisation-de-la-lutte-contre-lebola-comment-loms-est-dirigee-par-des-fonds-prives-tels-que-la-fondation-gates/5409807

 

Le monde des fonds privés a sa part de responsabilité dans la mise en quarantaine de milliers de personnes jusqu’à la mort.”

La Sierra Leone a agité le drapeau blanc en face du virus de la maladie d’Ebola (EVD). Sa maigre infrastructure a cédé sous l’assaut d’une maladie qui aurait pu être réduite. L’annonce que les patients infectés devront être traités à la maison car il n’y a plus la capacité de les traiter dans les hôpitaux est une capitulation qui n’aurait pas dû se produire. Non seulement l’Europe et les Etats-Unis ferment les yeux face aux Africains malades et mourants, mais ils l’ont fait avec l’aide d’une instance improbable.

L’Organisation mondiale de la santé est l’instance de “direction et de coordination de la santé au sein du système des Nations Unies.” Son nom même implique qu’elle prend ses décisions à partir des demandes des gouvernements représentants les populations et répond aux besoins des gens partout dans le monde, mais la vérité est tout autre. Le plus grand contributeur au budget de l’OMS n’est pas un gouvernement. Il s’agit de la Fondation Bill et Melinda Gates qui fournit plus de fonds que les États-Unis ou le Royaume-Uni. Les actions et les priorités de l’OMS ne sont plus le résultat d’un consensus concernant la population mondiale, mais d’un consensus pris d’en haut à partir de la prise de décision de riches philanthropes.

La Fondation Bill et Melinda Gates peut sembler avoir une posture de sauveur puisqu’elle contribue au budget de l’OMS à la hauteur de 300 millions de dollars, mais ces fonds sont assortis de conditions. La directrice générale de l’OMS, la Dresse Margaret Chan, l’a reconnu lorsqu’elle a déclaré, “Mon budgétaire [est] très affecté, de sorte qu’il est mené par ce que j’appelle les intérêts des donateurs.” Au lieu d’être sur la ligne de front en cas d’épidémie de maladie transmissible, l’OMS passe son temps à gérer les lignes directrices déterminées par Gates et son équipe.

L’accès aux services de santé devrait être un droit de l’homme, pas un don d’un organisme de bienfaisance.”

L’horreur Ebola continue comme elle le fait depuis les dix derniers mois en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. La cruauté de l’absence de réaction du monde pour l’Afrique et les Africains de la diaspora était évident par l’inaction des nations et des organisations qui sont censées intervenir en cas de situations d’urgence. Alors que les gouvernements africains et les organisations de secours ont sonné l’alarme, l’OMS n’a guère fait grand chose car ses donateurs s’y opposent. Le monde des fonds privés a joué un rôle dans le confinement de milliers de personnes à mort.

Les détracteurs de la Fondation Gates sont apparus bien avant l’actuelle épidémie d’Ebola. En 2008, le chef de la lutte contre le paludisme à l’OMS, le Dr Arata Kochi, se plaignait des conflits d’intérêts créés par la fondation. Dans une note interne divulguée au New York Times, il s’est plaint que les meilleurs chercheurs sur le paludisme dans le monde ont été “enfermés dans un« cartel » avec leur propre financement de recherche lié à celles des autres dans le groupe.” En d’autres termes, les normes d’indépendance de la recherche (contrôlée par des pairs indépendants) ont été mises de côté afin de plaire au bailleur de fonds.

La philanthropie privée est intrinsèquement antidémocratique. Il s’agit d’un processus conduit par les riches indiquant aux récipendiaires de leurs dons ce qu’ils doivent faire. Il s’agit d’un système problématique pour les organismes de bienfaisance de toutes sortes et qui est désastreux lorsque la santé de la population mondiale est concernée. L’accès au soin devrait être un droit de l’homme, pas un don d’un organisme de bienfaisance, et les gouvernements de la planète devraient déterminer la manière dont ces fonds sont utilisés pour protéger ce droit. Un critique l’a mis en exergue de manière très évidente : “… La Fondation Gates, Bill & Melinda Gates, ne croit pas dans le secteur public, elle ne croit pas en un système de propriété publique, démocratique et publiquement responsable.”

Il n’est pas étonnant que la flambée de fièvre Ebola ait pris au dépourvu l’OMS car ils ont passé des mois à faire des déclarations fumeuses mais n’ont jamais coordonné de réponse efficace à l’épidémie. C’est la fondation Gates qui est le patron de l’OMS et non pas les gouvernements, et si ces gouvernements n’étaient pas demandeurs de mesures concrètes, les personnes désespérées qui ont été touchées par le virus Ebola n’en auraient pas eu du tout.
La privatisation des ressources publiques est un fléau mondial. L’éducation, les pensions, l’eau et le transport ont été enlevés des services publiques et donnés à des gens riches et à des sociétés. La crise de l’Ébola est symptomatique de tant d’autres crises qui ne sont pas combattues parce que personne ne veut mordre les mains de ceux qui les nourrissent.

“C’est la Fondation Gates qui est le patron de l’OMS et non pas les gouvernements.”

La Fondation Bill et Melinda Gates a promis 50 millions de dollars pour lutter contre l’épidémie actuelle d’Ebola mais cela aussi est problématique, en tant que directeur général, Chan écrit : “Quand il y a un événement, nous avons de l’argent. Puis, après cela, l’argent cesse d’arriver, alors on doit mettre fin aux contrats de tout le personnel recruté pour résoudre la crise“. L’OMS ne devrait pas survivre au gré des crises, du SRAS, du MERS (coronavirus du syndrome respiratoire au Moyen-Orient), ou bien de la grippe H1N1 sur la base des caprices de philanthropes. Les principes directeurs de la santé publique doivent être effectués par des professionnels compétents de la médecine qui ne devraient pas être tributaires de milliardaires pour leurs emplois.

Les Gates ne sont pas les seuls à utiliser leurs finances pour capter ce qui devrait être du domaine des responsabilités publiques. Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé qu’il verserait 25 millions de dollars pour lutter contre le virus Ebola. Son don ira à la fondation des Centres de contrôle des maladies (Centers for Disease Control, CDC). La plupart des Etats-uniens ne sont probablement pas au courant qu’une telle fondation existe. Pourtant, elle est dirigée par un conseil qui pour la plupart de ses représentants ne manqueront pas d’interférer avec le bien public. L’OMS et son incapacité à coordonner la lutte contre le virus Ebola nous dit que la santé publique est juste publique. Si la réponse du CDC au virus Ebola aux États-Unis échoue cela pourrait être parce qu’il a tout simplement cédé aux sirènes des intérêts privés pour le contrôle des ressources et des responsabilités publiques.

Nouvel Ordre Mondial: La paupérisation générale est en marche…

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« Sous les présentes conditions de la division en capitalistes et travailleurs, en propriétaires et en masses vivant sur des revenus incertains, l’extension des industries sur de nouveaux domaines s’accompagne par les mêmes faits horribles d’oppression sans pitié, de massacres d’enfants, de paupérisation et d’insécurité dans la vie. »
~ Pierre Kropotkine (1898) ~

Cette citation de Kropotkine est on ne peut toujours plus d’actualité aujourd’hui. L’article ci-dessous illustre le marasme social du peuple américain. Ce qu’il y a d’effrayant est que: le pire est à venir et que cela est ce qui est promis au reste du monde occidental dans sa déliquescence programmée pour l’instauration du Nouvel Ordre Mondial chaotique de ces élites psychopathes auto-proclamées.

– Résistance 71 –

 

La guerre sans merci contre les pauvres aux Etats-Unis

 

Bill Quigley

 

23 octobre 2014

 

url de l’article:

http://www.legrandsoir.info/la-guerre-sans-merci-contre-les-pauvres-aux-etats-unis-black-agenda-report.html

 

Texte I – La réalité des-sans abri aux États-Unis en dix points.

Voici, d’abord, trois histories vraies :

Renee Delisle faisait partie des 3500 sans-abri à Santa Cruz quand elle s’est retrouvée enceinte. Le journal, le Santa Cruz Sentinel explique qu’elle n’avait pas pu aller dans un refuge parce qu’ils n’avaient pas de place pour elle. Alors que d’autres sans-abri dormaient dans des voitures ou sous des ponts, Renee avait trouvé refuge dans une cage d’ascenseur désaffecté jusqu’à ce qu’elle perde les eaux.

Jerome Murdough, 56 ans, ancien marine sans domicile fixe, avait été arrêté pour intrusion à New York quand on l’avait trouvé un soir de grand froid en train de dormir dans la cage d’escalier de logements sociaux. Le New York Times raconte qu’une semaine plus tard, Jerome était mort d’hyperthermie dans une cellule de la prison, où la température dépassait les 37°.

Paula Corb et ses deux filles ont vécu, à la suite de la saisie de leur maison, quatre ans dans leur mini van. Elles faisaient la lessive dans l’annexe d’une église, allaient se laver dans les stations-service et les filles faisaient leurs devoirs sous des lampadaires.

Dix réalités concernant les sans-abri

N°1 – Plus d’un demi-million de personnes sont sans-abri

Le rapport du « US Department of Housing and Urban Development (HUD) » (« Département du logement et du développement urbain ») sur les sans-abri aux US indique qu’il y a, chaque nuit et sur toute l’année, plus de 600 000 sans-abri aux Etats-Unis. La majorité d’entre eux passe la nuit soit dans des refuges soit dans quelque abri de transition à court terme. Un peu plus qu’un tiers vivent dans des voitures, sous les ponts ou ailleurs.

N°2 – Un quart des sans-abri sont des enfants

Le HUD indique que plus de 138 000 sans-abri aux États-Unis sont des mineurs. Parmi ces enfants, il y en a des milliers qui ne sont pas accompagnés, toujours selon le HUD.

Un autre programme fédéral, « No Child Left Behind » (« Aucun enfant abandonné », réforme de l’Éducation des années G. W Bush, NDT), donne une définition plus large des enfants sans-abri, qui englobe non pas uniquement ceux qui vivent dans des refuges ou dans des logements de transition, mais également ceux qui cohabitent avec d’autres personnes à cause des difficultés économiques, qui vivent dans des voitures, dans des parcs, des gares routières ou ferroviaires, ou qui attendent un placement dans une famille d’accueil.

En s’appuyant sur cette définition, le « National Center for Homeless Education » signalait en septembre 2014 que les secteurs scolaires locaux (LEA) comptaient qu’il y avait plus d’un million d’enfants sans abri qui fréquentaient les écoles publiques

N°3 – Des dizaines de milliers d’anciens combattants sont sans-abri.

Plus de 57 000 anciens combattants de l’armée sont sans abri de façon permanente. 60% d’entre eux dorment dans des refuges, les autres n’ont pas d’abri. Parmi eux, il y a près de 5000 femmes.

N°4 – la violence domestique est la cause principale pour laquelle les femmes se retrouvent à la rue.

Plus de 90% des femmes sans abri ont été victimes de violences sexuelles et physiques graves et, c’est pour échapper à ces violences qu’elles ont été contraintes de quitter leur domicile.

N°5 – Beaucoup sont sans domicile parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer un loyer.

Selon le HUD, le manque de logements à loyer modéré est la première cause de la multiplication des cas de sans-abri. Le budget du HUD a été réduit de plus de 50% au cours de ces dernières décennies, ce qui s’est traduit par la perte chaque année de 10.000 logements subventionnés destinés aux personnes à faible revenu.

N°6 – Il y a aujourd’hui moins de locations abordables pour les pauvres

Un logement social sur huit a disparu définitivement depuis 2001. Il manque sept millions de logements à loyer modéré pour les familles à faibles revenus et, en conséquence, des millions de ménages dépensent plus de la moitié de leurs revenus mensuels en loyer.

N°7 – Ces dernières années, des millions de personnes ont perdu leur maison

Plus de 5 millions de maisons ont été saisies depuis 2008, parmi lesquelles une sur 10 était hypothéquée. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de personnes se sont retrouvées en concurrence pour trouver des logements abordables.

N°8 – L’État ne fournit pas autant d’aides qu’on le pense.

Il y a des aides au logement pour environ un quart des ménages à très bas revenus. Ceux qui ne reçoivent pas d’aides sont sur des listes où l’attente dure des années. 
Ainsi, la ville de Charlotte, en Caroline du Nord, qui vient, pour la première fois en quatorze ans, d’ouvrir les inscriptions pour l’obtention de logements à loyers modérés a enregistré plus de 10.000 candidatures pendant la journée d’inscriptions.

N°9 – Un sans abri sur 5 souffre de maladie mentale grave non traitée

Selon les chiffres officiels, si environ 6% de l’ensemble de la population souffre de maladie mentale grave, ils sont 20 à 25% dans ce cas parmi les sans-abri. 
La moitié d’entre eux se soignent tout seuls et sont plus susceptibles de souffrir de dépendance et d’être en mauvaise santé physique. 
Une étude réalisée par le « Penn Center for Mental Health Policy and Services Research » de Pennsylvanie montre que les sans-abri qui souffrent de maladie mentale coûtent, en moyenne, à l’Etat 40 500 dollars par an.
Cette somme sert à payer leurs séjours en prison, dans les refuges ou à l’hôpital alors que, avec la même somme, on pourrait leur offrir un logement supervisé qui leur fournirait non seulement un toit, mais également les services nécessaires pour se soigner et se réinsérer.

N°10 – Les villes criminalisent de plus en plus l’impossibilité de se loger.

Une enquête réalisée en 2014 par le « National Law Center on Homelessness & Poverty » (organisation nationale qui défend les droits des personnes sans abri et /ou économiquement faibles) montre que :

24% d’entre elles pénalisent la mendicité dans l’ensemble de la ville ; 
33% interdisent le vagabondage ; 
18% pénalisent ceux qui dorment dans les espaces publics ; 
43% pénalisent ceux qui dorment dans leur voiture ; 
53% interdisent de s’asseoir ou de s’allonger dans des lieux publics spécifiques.
Et le nombre des villes qui criminalisent l’itinérance est en constante augmentation.

Bill Quigley enseigne le droit à l’Université de Loyola à la Nouvelle-Orléans.

Texte II – Comment on fait payer les pauvres

http://talkpoverty.org/2014/10/07/punished-for-being-poor
 par Rebecca Vallas

Le week-end dernier, j’ai participé à une table ronde sur MSNBC avec le journaliste du New York Times, Michael Corkery, dont l’enquête sur l’essor des prêts automobiles « subprime » est à la fois grave et terrifiant (système mis en place en 2009, NDT).

Car il s’agit d’une nouvelle offensive des pratiques prédatrices qui ont déclenché la crise des prêts hypothécaires à risque.

Les particuliers à faible revenu sont incités à contracter des prêts automobiles deux fois plus élevés que la valeur effective de la voiture, avec des taux d’intérêts atteignant jusqu’à 29%.

Ils peuvent, ainsi, se retrouver avec des remboursements mensuels de 500 dollars — une somme plus élevée que celle que la plupart des emprunteurs dépensent en alimentation en un mois, et certainement bien plus élevée que ce qu’ils peuvent raisonnablement se permettre.

De nombreux concessionnaires seraient donc prêts en substance à piéger les emprunteurs à bas revenus.

En outre, les concessionnaires ont fait installer sur le GPS des voitures des emprunteurs à risque un nouveau dispositif qui leur permet, d’une part, de savoir à quel endroit se trouve l’emprunteur et, d’autre part, de bloquer le starter à distance depuis un ordinateur ou un téléphone portable. Ainsi, la voiture peut être aussitôt immobilisée en cas de non-versement des remboursements, même s’il n’y a qu’un ou deux jours de retard.

Une habitante du Nevada raconte la frayeur qu’elle a eue quand sa voiture a soudain été bloquée alors qu’elle roulait sur l’autoroute. 
[NDT : Une autre, parent isolé, raconte ici qu’elle devait, un jour de mars, conduire d’urgence à l’hôpital sa fille de 10 ans, dont la fièvre était montée à 40° et qui était en pleine crise d’asthme, mais qu’il lui avait été impossible de faire démarrer sa voiture. Cette femme ayant un retard de paiement de trois jours, le prêteur avait immobilisé sa voiture. Pour la débloquer, il lui fallait débourser plus de 389 dollars, somme qu’elle n’avait pas ce jour-là].

Et, pour beaucoup d’emprunteurs, l’affaire est loin de se terminer avec la saisie du véhicule, ils peuvent être poursuivis des mois et même des années plus tard pour les contraindre à rembourser le reste du crédit.

Les prêts automobiles « subprime » sont les toutes dernières trouvailles dans une longue liste de pratiques qui font qu’être pauvre, ça coûte très cher – ce que j’ai pu constater tous les jours quand je représentais des clients à faibles revenus en tant qu’avocate commise d’office.

Les personnes à faibles revenus risquent beaucoup plus que les autres d’avoir à acquitter des frais bancaires, comme des frais de gestion mensuels, si le solde de leur compte courant descend en dessous du minimum requis – des sommes qui peuvent s’élever à 1500 dollars dans des banques importantes comme la Bank of America et Wells Fargo — sans parler des agios exorbitants.

Pour les plus de 10 millions de ménages étasuniens qui n’ont pas de compte bancaire, ceux qui encaissent les chèques prennent une commission qui peut atteindre 5% de la somme. Cela ne semble peut-être pas grand chose, mais, sur un salaire d’employée à faible revenu d’environ 1500 dollars par mois, cela signifie qu’il faudrait quelle verse 75 dollars uniquement pour pouvoir toucher son salaire. Si on ajoute à cela le coût de l’envoi d’un mandat – ce qu’elle est obligée de faire pour payer son loyer et les autres factures – on en arrive à environ 1000 dollars par an juste pour payer les services financiers.

Qu’ils aient un compte bancaire ou pas, les ménages à très faibles revenus ont rarement des fonds d’épargne d’urgence, et plus de 2/3 d’entre eux disent qu’ils ne pourraient pas réunir 2000 dollars en 30 jours en cas de frais urgents comme le remplacement d’un chauffe-eau ou une facture médicale imprévue. Sans solution de rechange, beaucoup ont recours à des prêteurs sur salaire pour avoir l’argent liquide nécessaire.

Jon Oliver, présentateur de Last Week Tonight, traite cette question cruciale de façon remarquable, expliquant en détail comment les familles qui ont recours à ces agences de prêts sur salaire peuvent se retrouver piégées dans une spirale infernale d’endettement à 400 % d’intérêts annuels.

Ensuite, il y a le secteur du « crédit-bail » (« rent-to-own »). Avec des échéances hebdomadaires, les ménages à faibles revenus qui ont un mauvais score de crédit ou pas de crédit du tout peuvent finir par rembourser jusqu’à deux fois et demi le coût effectif de produits de base comme un lave-linge, un séchoir à linge, ou l’ordinateur portable pour que leur enfant puisse faire ses devoirs. Les achats de produits alimentaires peuvent également entrainer des surcoûts. Les ménages qui n’ont pas les moyens d’acheter en grosse quantité, ne peuvent pas bénéficier des économies que fait réaliser Costco. Quant à ceux qui n’ont pas de voiture et qui habitent dans un quartier pauvre où il n’y a pas de grandes surfaces, il leur faut, soit payer le taxi ou le bus pour pouvoir rapporter les courses, soit acheter chez les petits commerçants du coin, où les prix sont plus élevés.

Et ensuite, il y a la question de la perte de temps. Quand je m’occupais d’aide juridique, j’ai souvent entendu mes clients se plaindre du temps qu’on perd pour tout quand on est pauvre. Beaucoup m’ont raconté qu’ils (/elles) prenaient trois bus différents pour aller travailler et pour revenir, et qu’ils avaient jusqu’à 5 heures de trajet aller-retour tous les jours.

Ceux qui sont obligés d’avoir recours aux aides sociales pour joindre les deux bouts parlent des journées passées à attendre leur tour au bureau d’aides sociales, parfois juste pour signaler un changement dans leur revenu.

A tout cela, s’ajoute également la criminalisation de la pauvreté et les couts élevés que cela entraine.

Selon l’enquête du National Law Center on Homelessness and Poverty, il y a, actuellement, au niveau national, un nombre croissant d’états et de municipalités qui ont voté des lois qui peuvent paraitre innocentes – comme l’interdiction de s’asseoir sur le trottoir, d’uriner en public, de « mendier de façon agressive » – mais qui, en fait visent les sans–abri (une citation d’Anatole France me vient à l’esprit : »la majestueuse égalité des lois interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans la rue et de voler du pain« ).

Arrêter un sans-abri pour avoir uriné en public quand il n’y a pas de toilettes publiques n’est pas seulement une piètre utilisation des ressources policières, mais cela déclenche également une spirale infernale : l’individu qui a été arrêté ne pourra pas payer la caution, ni une amende éventuelle, et le non-paiement de ces frais pourrait bien se traduire par un retour à la case prison.

Dans un cas extrême, en Arkansas, le défaut de paiement d’un mois de loyer est considéré comme un délit. Si un locataire a, ne serait-ce qu’un jour de retard de paiement, la loi autorise son propriétaire à l’expulser – et si le locataire n’est pas parti dans les dix jours, il peut être incarcéré.

Les États et les municipalités, qui cherchent actuellement à racler les fonds de tiroirs, comptent de plus en plus renflouer leurs caisses grâce au paiement des infractions au code de la route – et les amendes et les frais de justice – qui sont infligés à ceux qui ont commis une infraction.

A Ferguson, Missouri, la municipalité comptait, en 2013, sur l’augmentation des tarifs des amendes pour gonfler de 20 % son budget annuel de 12,75 millions de dollars.

Que la personne soit solvable ou non n’est pas souvent pris en compte quand il s’agit de ces amendes et frais de justice qui rendent les particuliers encore redevables bien longtemps après qu’ils ont payé leur dette à la société. Alors que la prison pour dette a été déclarée anticonstitutionnelle depuis bien longtemps, le défaut de paiement peut ouvrir la voie au retour en prison dans de nombreux états.

Rebecca Vallas est directrice-adjointe du « Poverty to Prosperity Program » au « Center for American Progress » et a été avocate aux services d’aide judiciaire de Philadelphie.

(Traduction Leo Lerouge)

 

 

Résistance politique à l’empire: Au Brésil la saga de la lutte de George Soros/CIA contre la présidente sortante Rousseff entre dans sa phase finale…

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On lirait cela dans un bouquin, on se dirait: « Merde… Le mec a une sacrée imagination ! » Seulement voilà… La réalité dépasse toujours la fiction, surtout de nos jours !… L’auteur est un ancien du renseignement militaire de la marine yankee et de la NSA, connu depuis bien longtemps dans les médias alternatifs, il n’apparaît pas être une taupe divulguant de l’intox…

– Résistance 71 –

 

Au Brésil Soros et la CIA misent maintenant sur Neves pour vaincre Rousseff

 

Wayne Madsen

 

22 Octobre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.vineyardsaker.fr/2014/10/22/bresil-soros-cia-misent-maintenant-neves-vaincre-rousseff/#more-6269

 

Les médias officiels, les manipulateurs de la CIA et George Soros ont tout d’abord tenté de placer Marina Silva à la présidence brésilienne (ancienne du Parti vert, devenue candidate du Parti socialiste brésilien après l’assassinat d’Eduardo Campos, le candidat d’origine, opération exécutée dans les airs selon les règles de l’art du manuel de la CIA). Aujourd’hui, ces mêmes forces sont là, à nouveau, cette fois derrière Aecio Neves, le candidat du Parti social-démocrate.

Avant le premier tour de l’élection présidentielle, qui s’est tenu le 5 octobre, Neves avait bien été donné comme challenger direct de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, mais c’était avant la mort de Campos et de ses principaux collaborateurs, intervenue le 13 août 2014 dans un accident d’avion très suspect. Cet accident a eu pour conséquence de faire descendre Neves à la troisième place dans les sondages, au profit de Silva, la favorite de Soros et de son réseau international d’Organisations non gouvernementales (servant de distributeur de billets), propulsée à la deuxième place.

Cependant, la presse d’investigation brésilienne, bien informée, a dévoilé les connexions entre Silva et Soros, son équipe d’interventionnistes et les magnats des fonds vautours (Hedge funds). Ainsi, le 5 octobre, les électeurs brésiliens ayant démêlé les fils la reliant comme une marionnette à Soros et à d’autres banquiers mondiaux, Silva n’a réussi qu’à prendre la troisième place. Silva a alors déclaré son soutien à Neves, deuxième choix de Soros, pour prendre les rênes du pouvoir présidentiel brésilien des mains de Dilma Rousseff.

Le conseiller économique en chef de Neves est Arminio Fraga Neto, pressenti pour devenir ministre des Finances, si Neves est élu président.

Ancien ami et associé de Soros, ainsi que de son fonds vautour Quantum, Fraga porte l’espoir que la présidence Neves va ouvrir le Brésil aux forces du marché, les mêmes forces qui ont déclaré la guerre économique au Venezuela et tentent d’escroquer l’Argentine au travers de fonds vautours gérés par les amis de Soros à Wall Street. Fraga, un habitué du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, est également un ancien cadre de Salomon Brothers et un ancien président de la Banque centrale du Brésil. Fraga a aussi été lié à Goldman Sachs par une transaction immobilière, à Manhattan, impliquant l’achat d’un ensemble immobilier de 7,5 millions de dollars à un ancien dirigeant de Goldman Sachs et Lehman Brothers. L’adhésion de Fraga au Council of Foreign Relation [Think Tank américain, Conseil des relations étrangères, NdT] et au Group of Thirty [autre Think Tank américain de financiers, dit Groupe des trente, NdT], place Fraga dans le même camp que ces bandits de Wall Street, tels que Alan Greenspan, David Rockefeller, l’ancien président de la Banque d’Israël Jacob Frenkel, l’apologiste et chroniqueur de Wall Street Paul Krugman, et l’ancien secrétaire américain au Trésor Larry Summers.

Le 5 octobre, la facile première place victorieuse de Rousseff a contraint Wall Street, ainsi que ses médias possédés et manipulés, à basculer dans une propagande extrême. Il faut dire qu’ils s’opposent farouchement aux plans de Rousseff consistant à créer une banque de développement alternative entre Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, laquelle rivaliserait avec la Banque mondiale. Des sondages douteux, suggérant qu’à l’approche du second tour, qui se tiendra le 26 octobre, Rousseff et Neves sont au coude-à-coude, ont été présentés comme des données crédibles par les habituels et pathétiques sténographes de Wall Street déguisés en journalistes, du Wall Street Journal, du Financial Times, de Bloomberg News et de Forbes.

Le 15 mars 1985, le grand-père de Neves, Tancredo Neves, une menace de centre-gauche à la longue dictature militaire brésilienne, est tombé gravement malade, juste au moment où il prêtait serment comme président. La maladie de Neves a abouti à placer au pouvoir son terne (et plus conservateur) candidat à la vice-présidence, José Sarney. Tancredo Neves ne se remit jamais de cette maladie, qu’on a présentée comme diverticulose, et il est mort le 21 avril. Plus tard, il a été révélé que Neves avait une tumeur cancéreuse, qui aurait été découverte trop tard. La maladie soudaine de Rousseff, après son débat télévisé du 16 octobre avec Aecio Neves, a alarmé un certain nombre de Brésiliens, qui se souviennent du sort de Tancredo Neves.

Non seulement la CIA a toujours su organiser des accidents d’avion fortuits, tels celui qui a tué le Premier ministre portugais Francisco Sá Carneiro, le leader panaméen Omar Torrijos, et le président équatorien Jaime Roldos, tous dans un délai de six mois, entre décembre 1980 et avril 1981 [après l’élection de Ronald Reagan à la présidence des États-Unis et le retour au pouvoir au sein de la CIA de George H. W. Bush [Bush père, NdT] ainsi que de l’infâme cow-boy William Casey], mais la division des services techniques de l’Agence a continué à développer des armes biologiques, y compris des armes provoquant des cancers, pour assassiner des cibles politiques.

Au cours des dernières années, un certain nombre de dirigeants latino-américains ont été abattus, ou ont succombé à des cancers ou des crises cardiaques. Les deux victimes les plus notables ont été le président vénézuélien Hugo Chavez et le président argentin Nestor Kirchner. La femme de Kirchner, l’actuelle présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner, a signalé avoir un cancer de la thyroïde, information plus tard démentie par ses porte-paroles. Cette déferlante soudaine de cancers, à des degrés divers, a également frappé des dirigeants latino-américains, tels l’ancien président paraguayen Fernando Lugo (plus tard renversé par un coup d’État organisé par la CIA), le président colombien Juan Manuel Santos (après avoir signé un accord de paix avec l’aile gauche du mouvement de guérilla, les Farc), l’ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, et le président récemment réélu, Evo Morales de la Bolivie.

Forbes Burnham, le président de la République coopérative du Guyana, est mort d’un cancer de la gorge. Bernard Dowiyogo, président de la République de Nauru, est mort d’une crise cardiaque, alors qu’il était soigné dans les hôpitaux de Washington, la capitale fédérale des États-Unis. Ces deux décès, survenus respectivement à l’Université de Georgetown et à l’hôpital George Washington, ont prêté le flanc aux soupçons.

Durant ses plus de vingt années de service à la CIA, le macabre scientifique en chef, le Dr Sidney Gottlieb, d’origine juive-hongroise, a lancé une foule d’armes biologiques pour le programme MK-Ultra [projet secret illégal de la CIA, visant à manipuler mentalement certaines personnes par l’injection de substances psychotropes, NdT]. L’une des ces armes était une toxine biologique : elle a été insérée dans un tube de dentifrice, qui devait être utilisé par le Premier ministre congolais Patrice Lumumba. L’autre était un mouchoir infecté de botulisme, qui devait être remis au Premier ministre irakien, le général Abdul Karim Kassem.

Comme Aecio Neves abandonne les valeurs de centre-gauche de son grand-père, cela montre un autre aspect des opérations d’influence de la CIA. Aecio Neves représente les intérêts de Wall Street, qui se manifestent par la présence de Fraga comme son principal conseiller économique. Les vautours de Wall Street, y compris Soros et d’autres associés de Fraga à New York, veulent privatiser Petrobras, la société pétrolière appartenant à l’État brésilien. Par conséquent, Aecio Neves a été grassement acheté par les mêmes intérêts financiers mondialisés qui ont tenté de propulser Marina Silva. Avec sa défaite, ces mêmes forces ont sans surprise rallié Neves.

Pour la CIA, le sang n’est pas plus épais que l’eau. Ça n’a pas d’importance pour Aecio que la CIA ait peut-être joué un rôle dans l’assassinat de son grand-père. Le fils d’Omar Torrijos, Martin Torrijos, est devenu président du Panama seulement pour signer un accord de libre-échange pro-Wall Street avec Washington. Martin Torrijos a aussi volontiers suivi les ordres des banquiers mondiaux pour augmenter l’âge de la retraite à Panama et pour réformer la sécurité sociale. Martin Torrijos est également devenu un proche allié du président américain George W. Bush, dont le père (George H. W. Bush) a probablement signé l’ordre donné à la CIA d’assassiner son propre père, Omar Torrijos.

Aung San Suu Kyi, la chef de l’opposition birmane et la favorite asiatique de George Soros, ne semble pas avoir à l’esprit que ce sont les amis de Soros de l’Office des services stratégiques, ancêtre de la CIA, qui ont ordonné aux services de renseignements britanniques d’assassiner son père, Bogyoke Aung San, en 1947. Aung San, l’un des fondateurs du Parti communiste birman, a été appelé à devenir le premier dirigeant de la Birmanie indépendante. Aung San a été tué par des terroristes travaillant pour l’ex Premier ministre U Saw, pro-britannique. Les armes des assassins venaient directement du capitaine de l’armée britannique David Vivian, qui, en 1949, a réussi, avec un haut niveau d’assistance du gouvernement birman, à s’échapper d’une prison birmane.

Justin Trudeau, le chef du Parti libéral du Canada, fils de l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau, a, contrairement à son père, réchauffé la cause de la mondialisation avec les États-Unis et Wall Street. Justin Trudeau et Aecio Neves sont d’excellents exemples de la façon dont l’aigle CIA prend sous ses ailes la descendance des icônes de la gauche, pour atteindre ses objectifs.

Par sa politique, la présidente Rousseff s’est créé de puissants ennemis dans les murs de la CIA, à Langley, en Virginie, ainsi que dans les salles des conseils d’administration de Wall Street et des sociétés les plus puissantes de l’Ouest. Le 5 octobre, elle a réussi à prouver la fausseté des sondages et des experts, mais, le 26 octobre [le second tour] constitue un autre obstacle : les électeurs brésiliens voteront comme si leurs vies en dépendaient.

Pour les pauvres et la nouvelle classe moyenne du Brésil, une victoire de Neves détruirait leurs moyens de subsistance, ainsi que leur propre vie.

 

L’impérialisme australien en soutien de son maître américain en Asie

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 octobre 2014 by Résistance 71

Toutes nos traductions et réflexions concernant les peuples indigènes des Amériques, s’appliquent à l’Australie (et la Nouvelle-Zélande) comme nous l’avons déjà signifié ici. Le colonialisme est bel et bien toujours en marche et il est grand temps que nous, les peuples, le reconnaissions et l’enterrions. Il en va de notre survie sur cette planète!

– Résistance 71 ~

 

L’impérialisme australien joue le rôle de chien d’attaque politique dans la marche des Etats-Unis vers la guerre

 

Nick Beams

 

21 Octobre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/limperialisme-australien-joue-le-role-de-chien-dattaque-politique-dans-la-marche-des-etats-unis-vers-la-guerre/5409130

 

Les récents propos tenus par le premier ministre australien Tony Abbott selon lesquels il avait l’intention de « tomber sur » (« shirtfront ») le président russe Vladimir Poutine lors du prochain sommet des dirigeants du G20 à Brisbane le mois prochain (au sujet de la destruction en vol de l’avion MH17 de Malaysia Airlines) pourrait paraître à première vue un peu étrange.

Mais loin d’être un étrange accès de colère des antipodes, les remarques d’Abbott sont l’expression de tensions géopolitiques grandissantes, en particulier des pressions exercées par les Etats-Unis contre la Russie et de la substitution de plus en plus fréquente de la diplomatie par le militarisme et les bruits de bottes.

Le terme « shirtfront » est tiré des règles du football australien. Il s’applique à un joueur qui fonce tête baissée sur son adversaire dans le but de le plaquer au sol en le blessant éventuellement.

Il se peut qu’Abbott ait fait le choix de se servir de cette expression et que dans ce sens elle soit accidentelle, mais l’agressivité de sa remarque elle, ne l’est pas. C’est là l’expression du rôle de plus en plus en vue joué au niveau mondial par l’impérialisme australien en tant que fer de lance d’une politique guerrière américaine qui vise tant la Russie que la Chine. Le gouvernement russe a clairement dit avoir compris que si la voix était celle d’Abbott, le message lui, venait de Washington.

L’Australie est déjà totalement intégrée dans le « pivot vers l’Asie » des Etats-Unis contre la Chine. Cette intégration fut préparée par le renversement de l’ancien premier ministre travailliste Kevin Rudd lors d’un coup de main politique interne au Parti travailliste en juin 2010, orchestré par des éléments factionnels entretenant des liens étroits avec l’ambassade américaine. L’éviction de Rudd, qui jugeait nécessaire de s’adapter au pouvoir économique croissant de la Chine en Asie orientale, faisait suite à l’éviction du premier ministre japonais Yukio Hatoyama quelques semaines plus tôt, après que ce dernier eut signalé qu’il voulait une politique étrangère orientée vers la Chine.

Depuis les événements de juin 2010, la politique étrangère australienne se fait de concert avec les Etats-Unis. Le pivot vers l’Asie, qui fut annoncé par le président américain Obama devant le parlement australien en novembre 2011, a été suivi par une intégration toujours plus grande de l’Australie dans l’offensive militaire et politique à l’encontre de la Chine. En novembre dernier, après la déclaration faite par la Chine sur une Zone d’identification de défense aérienne (ADIZ) comprenant le pourtour des îles Senkadu/Diaoyu, au sujet desquelles elle est en litige avec le Japon, la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, avait dénoncé de la façon la plus véhémente les actions de Beijing.

En janvier, Bishop, contrairement à la sagesse politique conventionnelle prévalente qui constate que l’Australie dépend économiquement de la Chine, avait insisté pour dire que, vu l’étroitesse des liens financiers et le niveau d’investissement américain, les Etats-Unis étaient non seulement le plus important partenaire stratégique de l’Australie mais encore son plus important partenaire économique.

On a assisté cette année à la recrudescence d’une activité politique, diplomatique et militaire de l’Australie conforme aux intérêts américains et qui prend un caractère de plus en plus belliqueux.

Lorsque le vol MH17 fut abattu le 17 juillet, la première réaction d’Abbott avait été relativement prudente en indiquant que l’origine de la catastrophe n’était pas claire. Mais quelques heures plus tard, suite à une discussion avec Washington et sans qu’aucun changement ne soit intervenu quant aux faits établis, Abbott publia des communiqués dénonçant la Russie – une position défendue par l’ensemble de l’establishment politique australien au cours des trois derniers mois.

La question fut posée quasiment dès le début de savoir si l’Australie, le pays hôte du prochain sommet du G20, devait annuler l’invitation envoyée au président russe. Cette question fut réglée en marge du Fonds monétaire International durant le week-end du 11 au 12 octobre où les Etats-Unis ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas en faveur d’une exclusion de Poutine. Le facteur de leur motivation avait été l’opposition claire et nette des autres membres du groupe des BRICS (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud) à l’encontre d’une telle décision. Précédemment, la Russie avait été écartée des réunions du G8 mais les Etats-Unis ont décidé que ceci n’était pas possible pour le G20.

Washington est toutefois déterminé à ce que le discours antirusse soit intensifié chaque fois que l’occasion s’en présente. L’Australie joue un rôle unique à cet effet. En qualité de puissance de taille moyenne, totalement tributaire sur le plan stratégique des Etats-Unis et sans liens, économiques ou autres, avec la Russie, elle est libre d’agir en chien d’attaque pour Washington dans sa marche pour établir une domination mondiale des Etats-Unis. Le seul domaine où il pouvait y avoir un conflit c’était à propos de la Chine. Mais cette question fut réglée il y a quatre ans par le coup politique mené contre Rudd.

Le nouveau rôle mondial joué par l’impérialisme australien fut également illustré par son plein appui d’une nouvelle intervention militaire américaine au Moyen-Orient. L’Australie fut l’un des premiers pays à signer la nouvelle « coalition des volontaires » d’Obama et s’engagea à fournir des avions militaires pour les opérations de bombardement en Irak et à utiliser des forces spéciales de l’armée australienne dans ce pays.

Conformément à son rôle sur le front politique et militaire, l’Australie est aussi aux avant-postes pour ce qui est d’étouffer toute opposition antiguerre et de fabriquer en série des alertes à la terreur pour gonfler la prétendue menace émanant de l’Etat islamique (EI). La plus vaste opération policière de l’histoire de l’Australie, menée le 18 septembre soi-disant pour déjouer un complot de l’EI visant à organiser une décapitation publique fut volontiers saisie par le secrétaire d’Etat américain John Kerry au moment où celui-ci cherchait à obtenir le soutien du congrès et sur le plan international pour une action militaire américaine. Les raids conduisirent à l’arrestation de tout juste une personne pour des motifs hautement douteux, liés au terrorisme.

Il existe un autre aspect clé du militarisme croissant du gouvernement australien, qui exprime aussi avec force les processus mondiaux: la tentative de projeter vers l’extérieur des tensions sociales grandissantes.

En raison de ses liens économiques avec l’économie chinoise, le capitalisme australien avait, dans une certaine mesure, été à l’abri de l’impact initial de l’effondrement financier de 2008. Mais maintenant, les effets de la crise mondiale se font sentir dans toute leur intensité et dans certains cas, avec une force redoublée en raison du retard.

Le boom du secteur minier, d’importance cruciale pour soutenir l’économie australienne, est bel et bien révolu. Des licenciements de masse ont lieu dans les mines de charbon et les recettes, provenant de la vente du minerai de fer qui constitue un cinquième des exportations du pays et sont un élément clé de l’impôt sur le revenu du gouvernement, ont été touchées cette année par une chute des prix de l’ordre de 40 pour cent.

L’inégalité sociale est en hausse, les salaires réels continuent de stagner ou sont réduits tandis que la pauvreté ne cesse de croître. Conformément à la situation générale que connaissent les principales puissances capitalistes, l’establishment politique officiel est considéré d’une façon de plus en plus hostile par une partie de plus en plus grande de la population.

Placée dans ce contexte, la confrontation genre « shirtfront » d’Abbott avec Poutine est une nouvelle expression de la montée du militarisme à l’échelle internationale, qui conduira à une nouvelle guerre mondiale à moins d’être stoppée par une intervention politique des travailleurs.

Mascarade à l’ONU… La « Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes » réaffirme le colonialisme sous l’impulsion du Canada et du pays du goulag levant (ex-USA)

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Cet excellent compte-rendu de Glenn Morris est à mettre en parallèle des études de Steven Newcomb sur les Droits Indigènes à l’ONU.

L’ONU est contrôlée et gérée par les gouvernements occidentaux racistes et colonialistes, eux-mêmes contrôlés par de grosses transnationales pour qui le colonialisme est un droit existentiel… L’ONU est le grand Barnum de la diplomatie mondiale en tous les domaines.

– Résistance 71 –

 

Les états envahisseurs ont détourné la Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes (CMPI) de l’ONU

 

Glenn Morris

 

16 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/10/16/invader-states-hijacked-un-world-conference-indigenous-peoples

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En regardant la frauduleuse “Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes” (CMPI) de l’ONU sur la chaîne UN Web TV les 22 et 23 Septembre dernier, je me remémorais une phrase fameuse de Thomas Pynchon: “S’ils vous poussent à poser les mauvaises questions, ils n’ont pas besoin de se soucier des réponses.” Cette réunion de l’ONU était remplie de membres d’états, de hauts fonctionnaires, qui ont convaincu un bon nombre de participants indigènes de poser une multitude de mauvaises questions. Malheureusement, quelles que soient les questions posées par les indigènes, la réponse fut toujours la même: les forces qui ont envahi vos patries sont fermement en contrôle de l’ONU.

Pire même, la pièce à l’ONU contenait des indigènes qui participèrent à cette réunion depuis une position de peur et non pas depuis cette fière position qui définissait la naissance du mouvement international contemporain de luttes indigènes pour leurs droits, commencé il y a plus de 40 ans. Les spectateurs indigènes semblaient ne participer que mûs par l’insécurité de se voir laisser en dehors de quelque chose de grand. Ils ne savaient pas exactement quoi, mais ils ne voulaient pas le louper. Ils refusèrent de faire valoir leurs droits les plus fondamentaux, de peur d’irriter, de courroucer les membres de l’ONU, ces mêmes états qui ont envahis leurs territoires, massacrés leurs peuples et tenter d’exterminer leurs cultures. Ce fut un spectacle pathétique, vraiment.

La réunion a été un succès prévisible pour les états envahisseurs des Nations-Unies. Elle a aussi marqué un retrait des 40 ans de lutte vers l’auto-détermination des peuples indigènes qui rugît après les 71 jours de libération de la réserve de Wounded Knee en 1973. Ce que la très grande majorité des peuples indigènes du monde ignoraient au sujet de cette CMPI fut que, de manière ridicule, les conclusions finales ou ce qu’ils ont appelés “Le Document Résultant” ou DR de la CMPI, avait déjà été rédigé par les états membres avant même que la conférence ne débute. La réunion elle-même ne fut qu’une farce ayant un résultat pré-déterminé. Il n’y avait aucun besoin de discussion encore moins d’un débat. En fait, il n’y avait absolument aucun besoin de cette réunion, excepté pour servir d’exemple de théâtre kabuki de l’auto-suffisance, pour permettre aux états de perpétrer la fraude de leur attention envers les peuples indigènes.

La réunion fut une régression pour les peuples indigènes car le mouvement international des peuples indigènes ces 40 dernières années a été largement influencé par 4 priorités stratégiques essentielles. Ces quatre positions ont été consciencieusement exclues ou furent rendues sans intérêt dans le document final résultant (précédant devrait-on dire…) la réunion:

  1. L’Auto-Determination. Le droit à l’auto-détermination des peuples indigènes, ce qui veut dire le droit international pour les nations indigènes de déterminer librement leur statut politique et de poursuivre librement un développement économique, politique, social et culturel. Ceci est un point phare par l’article 3 de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU. L’auto-détermination n’est mentionnée nulle-part dans le DR de la réunion.
  2. La personalité internationale des nations indigènes et le caractère international des traités entre les nations indigènes et les états envahisseurs.

Ce principe est une extension de celui de l’auto-détermination et insiste sur le fait que les peuples indigènes ne sont ni conquis et ne sont pas non plus des nations légalement sous la domination de, ou l’occupation des états envahisseurs. De manière similaire, le principe revendique que les traités entre les peuples et nations indigènes et les envahisseurs doivent obtenir le respect international et être sujets à un arbitrage international impartial comme stipulé dans l’article 37 de la DDPI de l’ONU. Il n’y a aucune mention des traités de quelque nature que ce soit dans le DR de la CMPI.

  1. Le droit des peuples indigènes de contrôler nos territoires, nos ressources naturelles et notre connaissance traditionnelle.

Il n’y a aucune garantie dans le DR de la CMPI pour sécuriser le consentememt libre, préalable et informé (CLPI) des peuples indigènes avant l’invasion des territoires par les états. Il n’y a aucune mention dans la CMPI sur le CLPI. Le dernier jour de la conférence, le Canada a explicitement dit qu’il refusait d’abandonner sa présumée suprématie sur les peuples et nations autochtones. L’arrogance coloniale du Canada n’a pas été unique, simplement le Canada l’a admis ouvertement. Les références au CLPI dans le DR sont fortuites car rendues stériles par le pillage des états de la signification même du CLPI.

  1. Le démantèlement de la doctrine chrétienne de la découverte. Le lit légal sur lequel les Etats-Unis, le Canada et les autres états colons occidentaux rationalisent leur invasion, leur domination et destruction des peuples et nations indigènes. Cette doctrine “légale”, la fondation de toutes les lois fédérales américaines sur les Indiens, légitimise la suprématie blanche et chrétienne ainsi que le vol sur des continents entiers. La légitimité sans relâche de la doctrine dans la loi des états colonisateurs, viole la charte des Nations-Unies, les deux déclarations des droits de l’Homme et la Convention pour l’Éliminaton de la Discrimination Raciale. Et pourtant, la “Conférence Mondiale” et son DR ont entièrement ignoré cet aspect et ont laissé la doctrine chrétienne de la découverte sans aucun examen et complètement intacte.

Les États ne peuvent aucune anticipation de mise en application de la DDPI de l’ONU en ignorant chacun de ces quatre point de focalisation. De même, les peuples indigènes dans la réunion peuvent à peine demander le manteau du “leadership” après s’être portés volontaires comme piliers d’un processus escroc le tout en permettant aux États de déclarer la réunion un succès. La conférence a prouvé être un succès pour les États, pour l’extension de leur domination et de la domestication des peuples indigènes. Le processus de cette “conférence mondiale” a permis aux état d’esquiver toute responsabilité de leurs crimes contre l’humanité, pour génocide, et pour leur destruction persistante des peuples indigènes (ethnocide), au nom du progrès de la “civilisation”, du développement et de la mondialisation.

Le processus de la CMPI contrôlé par les États a utilisé trois tactiques éprouvées par le temps contre les peuples indigènes afin de parvenir à museler une participation effective indigène et d’arracher un consentement dans cet ersatz de “conférence mondiale”:

  1. Diviser pour mieux régner
  2. Exclusion de l’opposition et…
  3. Fayottage

Certains membres de l’ONU (ainsi que la bureaucratie de l’ONU elle-même, qui opère avant toute chose pour protéger les intérêts des états membres), maîtrisèrent très bien le contrôle de certains gardiens du temple indigènes au sein du système onusien et en privilégiant aussi ceux qui étaient en faveur de la CMPI, les “bons Indiens raisonnables”, tout en marginalisant ceux qui avaient des critiques à formuler comme étant les “mauvais Indiens hostiles”. En légitimisant les indigènes gardiens du temple étatique, L’ONU fournît une couche isolante entre les parties étatiques qui voulaient l’apparence des peuples indigènes “marchant avec la CMPI et ceux des indigènes qui rejetaient la manipulation étatique, qui demandaient le respect et une participation équitable et qui refusèrent de donner leur consentement à cette “conférence mondiale” complètement falsifiée.

Alors qu’il devenait clair que les sbires indigènes du système ne pouvaient pas parvenir à un consensus général pour la collaboration des peuples indigènes dans le plan de la CMPI, l’ONU décida alors d’exclure et de réduire au silence l’opposition. Lorsque le North American Indigenous Peoples’ Caucus (NAIPC) décida qu’il n’allait pas accepter la subordination et l’inégalité dans le design même de la conférence, les représentants du NAIPC (à la fois adultes et ceux de la jeunesse), furent systématiquement exclus de tout débat ou décisions en regard de la réunion. L’ONU commença à marginaliser subrepticement les “mauvais Indiens” et donna plus de pouvoir et de responsabilité aux “Indiens pragmatiques”, qui furent d’accord de se soumettre au programme de la conférence.

Les “Indiens raisonables” comme les représentants de l’Indian Law Resource Center (ILRC), le Native American Rights Fund (NARF), la National Congress of American Indians (NCAI) et l’International Indian Treaty Council (IITC), reçurent leur validation en étant permis de rester dans le circuit de communication de l’ONU ; ils furent récompensés avec de l’information, de l’accès et parfois même du financement, pour faciliter leur participation continue. La tactique prit la forme du refus explicite de financer les délégués de l’opposition, tout en finançant ceux qui étaient en soutien, ceci menant à la censure de certaines voix lors de la planification du programme de la CMPI. La stratégie des États était de fournir l’illusion d’un consensus indigène en excluant ceux qui auraient pu s’y opposer et bloquer ce consensus au travers de la critique ou de perspectives contraires.

La troisième tactique, celle du “fayotage”, fut utilisée sans vergogne par certains délégués indigènes des Etats-Unis et du Canada pour circonvenir aux “mauvais indiens hostile” du NAIPC et pour solliciter les gouvernements américain et canadien. Aux Etats-Unis, l’ ILRC, NARF, NCAI et l’IITC se sont rencontrés ont ont communiqués directement avec le gouvernement et ses représentants du ministère des affaires étrangères un bon nombre de fois avant la tenue du la CMPI. Dans un apparent qui pro quo avec les Etas-Unis, les ONG indigènes sont tombées d’accord pour jouer le jeu à la réunion de l’ONU et en échange le gouvernement américain leur lança quelques miettes. Ces miettes prirent la forme d’un soutien cosmétique sur des postures non controversives de la part des ONG, qui ne défiaient en rien la suprématie du pouvoir plénière américain sur la loi et la politique internes sur les Indiens. Les organisations des “bons Indiens” rejetteront bien sûr cette caractérisation, mais les faits parlent d’eux-mêmes. Ils ont permis eux-mêmes et on cajolé plusieurs représentants de “gouvernement tribal” afin qu’ils soient exploités en tant que figurants sur la scène de théâtre Kabuki des États. Pour leur peine, ils sortirent de la réunion sans rien de substantiel.

Une image spécifique de ces relations confortables peut se voir dans la présentation du représentant des Etats-Unis, Keith Harper, lors de la CMPI le 23 Septembre. Harper, un Cherokee, mais parlant pour le gouvernement des Etats-Unis, fut nommé cette année par Obama comme ambassadeur américain au conseils des droits de l’Homme de l’ONU. Le nombre de similarités dans le discours d’Harper avec les positions circulant de l’alliance ILRC/NARF/NCAI défie toute possibilité coïncidentelle. Il est certain que les “Indiens pragmatiques” jubilent sur le fait que Harper ait mentionné la considération américaine de la “possibilité” pour que les “gouvernements tribaux” puissent être un jour, quelque part, au sein du système des Nations-Unies. Les “Indiens raisonables” (comme ces vieux “bons Indiens” d’autrefois..) seraient pourtant bien avisés de ne pas trop en attendre des Etats-Unis et de ses artifices. Tout ceci est à classer avec les milliers de promesses qui jonchent le lit de la relation historique entre les Etats-Unis et les nations autochtones.

Dans les débats ayant eu lieu ces deux dernières années au sujet de savoir si le NAIPC devait se retirer de la CMPI de l’ONU, l’Amérique du Nord a défendu cette participation se basant sur le fait qu’il était important pour les peuples indigènes de participer à cette conférence en référence au dicton qui dit que “si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu”. En d’autres termes, afin de protéger les gains faits depuis 40 ans nous devons continuer à participer au processus de l’ONU, même, apparemment, sous des conditions qui pourraient être irrespectueuses, inégalitaires et destructrices.

En regardant la conférence sur la chaîne de télé de l‘ONU, je pensais à ces débats et au slogan du “menu”. Une autre citation culinaire me vint à l’esprit, cette fois-ci venant du grand auteur uruguyen Eduardo Galeano: “Votre participation dans ce processus ne vous permet que de suggérer la sauce avec laquelle vous serez mangés.” Malheureusement, tout ce qui est sorti de cette conférence de l’ONU fut, comme l’avait annoncé Galeano, l’ “opportunité” pour les peuples indigènes de participer à un processus qui nous permet seulement de suggérer la sauce avec laquelle nous serons mangés par les états et les corporations, entreprises transnationales.

Nous avons été prévenus.

Glenn Morris (Shawnee) est un membre et porte-parole du conseil de leadership de l’American Indian Movement (AIM) du Colorado. Il est professeur de science politique à l’université de Denver, Colorado, où il dirige le 4ème Centre Mondial pour l’Étude de la Loi et de la Politique Indigène. Il a été un défenseur actif des nations autochtones aux Nations-Unies depuis 1981.

Nettoyage ethnique sioniste de Gaza: Témoignage d’un résistant…

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Témoignage d’un combattant de la résistance palestinienne

 

Asmaa Al-Ghoul

 

17 Octobre 2014

 

url de l”article:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14993

 

Dès que la guerre s’est interrompue, Abu Abdel Rahman (un nom d’emprunt), combattant de 26 ans des Brigades Izz ad-Din Al-Qassam, a quitté les tunnels où il avait dirigé des opérations contre les forces israéliennes.

Revenu à sa vie normale, il partage son temps entre le travail dans la force de police palestinienne, les études et sa famille. La guerre, cependant, n’a pas quitté Rahman. « Depuis la fin de la guerre, je suis infesté de cauchemars. Je rêve qu’ils [les Israéliens] ont ouvert le tunnel et nous ont trouvés à l’intérieur, et qu’ils nous tuent tous, » raconte-t-il à Al-Moniteur.

Pouvoir se poser un moment avec Rahman n’est pas chose aisée. Il observe tout autour de lui, notant chaque mouvement, et il reste silencieux dès qu’un étranger s’approche. « Je ne veux pas [laisser n’importe qui] identifier le son de ma voix, » dit-il. Avant de prendre un siège, Rahman enlève tous ses appareils électroniques et les laisse à une distance d’où ensuite il pourra souffler un peu.

Rahman a livré un certain nombre de détails au sujet de la guerre. « Nous pouvions faire sauter six véhicules militaires depuis l’intérieur d’un tunnel qui était seulement de 70 centimètres de large et de 140 centimètres de hauteur. Chaque bombe plantée dans la terre était numérotée. Quand un véhicule militaire s’arrêtait au-dessus de la bombe, nous la faisions exploser en nous basant sur son numéro. S’il était au-dessus de la bombe n° 1, le fil relié à la bombe était lui-même identifié par le même nombre. Si le véhicule était au-dessus de la bombe n°2, il était relié par le fil n°2, » dit-il pour expliquer comment les combattants savaient quel détonateur était appareillé avec quelle bombe.

« Un des mujahedeen sortait sa tête en se camouflant hors du tunnel pour observer l’emplacement des véhicules. Quand un véhicule était au-dessus d’une bombe, nous la faisions alors exploser. À ce moment-là, nous lancions des cris de « Dieu est grand » à l’intérieur du tunnel, lequel faisait des dizaines de mètres sous la terre, » poursuit-il.

Rahman continue à noter ses souvenirs de temps de guerre dans un petit carnet. Il s’est rappelé par exemple comment lui et un autre mujahedeen ont partagé le peu de nourriture et d’eau dont ils disposaient. Il s’est également rappelé comment ils ont prié assis sur leurs genoux. Sa tête est encombrée de tant de souvenirs qu’il lui est difficile de reprendre une routine quotidienne comme si la guerre ne s’était jamais produite. Il est quelque fois distrait parce qu’il est soudain rattrapé par certains moments de la guerre, ne prêtant pas toujours attention à ce qui est autour de lui.

Rahman suit les cours du Centre National D’enseignement à distance de l’Université Al Quds, où il n’est qu’un autre étudiant parmi d’autres discutant de son domaine d’études, les sciences économiques, avec ses collègues et professeurs. Aucun d’eux ne sait qu’il est un membre de la résistance. C’est le cas également quand Rahman descend la rue et rencontre par hasard des personnes qu’il connait. Aucune d’entre elles ne sait qu’il est quelqu’un qui a miraculeusement survécu à la guerre, et qu’il est même resté emprisonné pendant cinq jours avec 14 autres combattants dans un tunnel qui avait été bombardé par des avions de guerre.

« Si nous pouvions retourner à ces jours où nous avons si violemment combattu, je voudrait alors avoir pu empêcher l’ennemi de pénétrer la Bande de Gaza. Je pense à mon ami Abu Ahmed qui est resté seul emprisonné à l’intérieur du tunnel après que ce dernier ait été bombardé. Nous ne pouvions pas le sauver, et beaucoup e temps a passé avant qu’il ne meure… Je suis fier de ce que nous avons fait pendant la guerre, mais quand je vois mes compatriotes [les autres Palestiniens] je n’éprouve rien sinon de l’humilité, » dit Rahman.

Cependant, en dépit de la fierté qu’il éprouve, Rahman ne veut plus de guerre. « Je ne souhaite absolument pas que ces jours reviennent. Je suis constamment inquiet pour ma famille. Je crains que [les Israéliens] ne découvrent mon identité et ne bombarde ma maison. » Rahman considère que sa vie suit en même temps deux chemins côte à côte : d’un côté sa vie de tous les jours, ses études et sa famille, et de l’autre la mort et la résistance à l’occupation. « Le deuxième chemin existera tant que l’ennemi sera là, » dit-il.

L’épouse de Rahman semble être constamment inquiète, comme si son bonheur pouvait n’être que provisoire, seulement possible en période de tranquillité. Parlant de sa femme, Rahman nous dit, « J’essaye toujours de faire tout mon possible pour elle et de passer autant d’heures que possible avec elle et mon fils. »

Rahman a rejoint les Brigades Al-Qassam alors qu’il était encore très jeune, après avoir été influencé à la mosquée qui est à côté de sa maison. Il n’a participé à des combats que dans la dernière guerre, précisant que lors de la guerre de novembre 2012 il n’y avait pas eu d’invasion au sol. Pendant la guerre de 2014, Rahman a supervisé et déclenché des opérations militaires depuis l’intérieur d’un tunnel. Il s’est extrait du tunnel à moitié détruit vers la fin de la guerre.

« Après que les forces d’occupation aient bombardé une nouvelle fois le tunnel avec des fusées contenant un gaz mortel, quatre d’entre nous sont restés emprisonnés à cause du sable qui s’était effondré. Nous avons pu entrer en communication avec nos supérieurs en utilisant un réseau souterrain réservé, et ils nous ont commandé de tous évacuer. Ils nous couvriraient par des tirs d’obus de mortier déclenchés d’un emplacement différent. Dix d’entre nous ont pu s’échapper en courant. Nous nous attendions à être touchés par des tirs à tout moment mais nous pu rejoindre un secteur plus sûr. Dès que la trêve est entrée en vigueur deux jours plus tard, nous avons pu sauver les quatre [combattants] qui étaient restés bloqués. »

De temps en temps, les Brigades Al-Qassam demandent à Rahman de prendre position à la frontière orientale de Gaza avec Israël en vue d’une toujours possible aggravation de la situation. En rencontrant alors d’autres combattants et en discutant avec eux, Rahman a découvert que ceux-ci étaient également poursuivis par des cauchemars dus à la guerre.

 

* Asma al-Ghoul est journaliste et écrivain, du camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

Nécro-agriculture: La horde malfaisante OGM (Monsanto, Syngenta, BASF, Novartis, etc…) à l’assaut de l’Afrique…

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Les multinationales des nécro-technologies à l’assaut des semenciers industriels africains

 

Dominique Guillet

 

12 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://blog.kokopelli-semences.fr/2014/10/les-multinationales-des-necro-technologies-a-lassaut-des-semenciers-industriels-africains/

 

L’Association Kokopelli vient de publier une analyse encore plus complète des Catalogues Nationaux du GNIS, en particulier en ce qui concerne les espèces de grande culture (Maïs, Orge, Soja, Tournesol, Blé et Colza) afin de mettre en valeur que seules quelques multinationales des nécro-technologies contrôlent la quasi-totalité des variétés (ou clones) inscrites dans ces catalogues. (1) Le quatrième semencier du monde, Limagrain, est en première position, dans les Catalogues Français, pour la plupart des espèces potagères et pour quelques espèces de grande culture, dont le maïs et l’orge. Ce sont, ainsi, quatre groupes qui contrôlent 60% des 1425 variétés F1 de maïs – enregistrées dans le catalogue du GNIS – dont Limagrain, Monsanto et Syngenta. Alors que nous commencions à faire circuler cette analyse, Vandana Shiva nous fit parvenir l’alerte sonnée par certaines alliances Africaines qui s’insurgent contre une nouvelle vague de rachat de semenciers Africains par les-dites multinationales, à savoir Limagrain, Monsanto, Syngenta et DuPont (Pioneer Hi-Bred).

Avant de passer en revue les derniers épisodes de cette nouvelle offensive à l’encontre de l’autonomie Africaine, il nous parait important de bien souligner que les multinationales de la semence et de l’agrochimie n’ont pas attendu de racheter les semenciers industriels Africains pour envahir le continent avec leurs technologies biocidaires. Rappelons qu’en 2004, par exemple, au Sénégal, alors que l’Association Kokopelli oeuvrait depuis plusieurs années afin de disséminer des semences de Vie et que nous tentions de briser les inerties locales (et les routines bien confortables de certaines ONGs) afin d’installer une banque de semences dans la région de Guédé, près du Fleuve Sénégal, nous avons été les témoins de la distribution de sacs de semences de maïs, par le gouvernement, qui ne portaient aucune mention d’origine, aucun nom de variété… Ces maïs croissaient fort bien mais sans produire d’épis! Il s’avéra que les paysans Sénégalais étaient vraisemblablement les cobayes, à leur insu, d’expérimentations avec des variétés de maïs transgéniques de Monsanto – variétés qualifiées subséquemment de thermo-réactives par des groupes de paysans de l’Inde qui en furent également les victimes.

Monsanto sévit en Afrique du sud depuis 1968, avec 19 herbicides homologués, et il y introduisit son Roundup vers 1975. Il est relativement facile de retracer son histoire car Monsanto n’a pas changé de nom: cette multinationale assume, sans vergogne et sans états d’âme, son image dévastée par une pléthore de scandales au fil des années: agent orange au Vietnam, hormone bovine, procès à l’encontre des paysans US, effets dévastateurs du glyphosate, corruption des hommes politiques, etc. D’autres multinationales sont plus enclines à pratiquer l’art du rideau de fumée et il est parfois difficile de s’y retrouver dans le labyrinthe des changements de dénomination, dans les fusions, dans les prises d’actions minoritaires et majoritaires, dans les partenariats… C’est le cas de Syngenta, créée en 2001, mais qui sévit, aussi depuis 1968, en Afrique du sud par exemple, avec l’un des herbicides les plus mutagènes de la planète, l’atrazine, commercialisée par Geigy, par Ciba-Geigy, par Novartis…

“Novartis”, le nouvel art en latin, à savoir, dans le cas des multinationales de la mort, l’art de mentir, de bluffer, de menacer, de corrompre, de s’affubler de logos pompeux “sciences de la vie” tout en détruisant la biosphère, tout en envoyant ses milices assassiner les paysans en Paraguay, par exemple.

Syngenta initie, ainsi, sa dynamique de rachats semencière en Afrique par une offensive en justice pour lutte contre les monopoles! On croit rêver. En effet, en 2012, Syngenta attaque devant les tribunaux (3) (au titre de la lutte anti-trust!!) pour empêcher DuPont (Pioneer Hi-Bred) d’acquérir Pannar Seed, en Afrique du sud, au prétexte que Monsanto et DuPont seront dans une situation de monopole dans ce pays – qui constitue, en fait, la source principale du business de Syngenta sur le continent Africain. Syngenta est débouté et décide de reporter ses ambitions d’envahissement de l’Afrique, un peu plus au nord, à savoir sur le Ghana, la Tanzanie, la Mozambique, la Côte d’Ivoire…

En 2012, Syngenta déclare que le marché Africain des semences, estimé à 1,5 milliard de dollars (3% du marché mondial des semences) va doubler et que le marché Africain des herbicides et autres biocides, estimé à 1 milliard de dollars (2% du marché mondial) va quadrupler dans les 10 années à venir.

En 2013, Syngenta annonce «qu’elle va acquérir MRI Seed Zambia Ltd et MRI Agro Ltd (MRI), un des leaders du développement, de la production et de la distribution de semences de maïs blanc en Zambie. Les perspectives de croissance du marché de maïs blanc sont considérables et ces cultures sont essentielles au devenir de la sécurité alimentaire de l’Afrique.» (2) Le rachat de cette compagnie semencière de Zambie est finalisé en fin d’année 2013 et il est accompagné de la litanie habituelle, de type Orwellien, des multinationales des nécro-technologies, à savoir: renforcement de la sécurité alimentaire, prospérité des petits paysans, développement durable, solutions intégrées, développement des communautés rurales, productivité accrue de 50% et plus, préservation des potentiels des sols, etc. Et sur le plan du business pur et dur, Syngenta déclare s’engager à créer un marché de l’ordre d’un milliard de dollars d’ici 2022, en Afrique, en y investissant 500 millions de dollars. On ne sait d’ailleurs pas quel type de variétés hybrides F1 de maïs distribue actuellement MRI Seed Zambia car leur site internet est en reconstruction. Il n’existe pareillement aucune information sur MRI Agro si ce n’est le fait qu’ils sont en partenariat avec USAID (le fer de lance des multinationales), ce qui est toujours une mauvaise nouvelle pour l’autonomie des peuples.

Ce rachat constitue une belle aubaine pour Syngenta car MRI est réputé posséder l’une des plus belles collections de ressources génétiques “maïs”, en Afrique, avec des variétés adaptées à des milieux tempérés, sub-tropicaux et tropicaux. Gageons qu’une partie de cette collection de maïs Africains est, aujourd’hui, bien au froid dans la morgue de Svalbard en Norvège. Les multinationales des nécro-technologies sont très friandes de ce biopiratage à grande échelle. On se rappelle que le même Syngenta tente de s’approprier, en 2002, de l’immense collection de riz de l’Université Agricole Indira Gandhi à Raipur en Inde, créée par le très respecté Professeur Richcharia: 19 000 variétés de riz traditionnels.

C’est donc en 2013 également, en juillet, que Pioneer Hi-Bred finalise son rachat de la société semencière d’Afrique du sud, Pannar Seed, après avoir convaincu les tribunaux d’Afrique du sud de sa bonne foi et de ses objectifs humanitaires. C’est selon un document interne de ces tribunaux (4) et selon les termes de Pioneer «un mouvement stratégique préventif à l’encontre de la compétition». De la compétition humanitaire, s’entend, au service de la prospérité de l’Afrique! En effet, si l’on en croit le site internet de Pioneer Hi-Bred, leur présence en Afrique n’est motivée que par le souci de bien-être des communautés rurales, le développement durable, l’éducation des jeunes, l’amélioration de la nutrition des populations…(19). Extrêmement pathétique. L’art du rideau de fumée, une nouvelle fois.

Qui est Pannar Seed (5): une entreprise créée en Afrique du sud en 1958 et qui a commencé à créer ses propres hybrides F1 de maïs dès les années 1960. Pannar se considère comme un membre important et respecté de l’industrie semencière internationale. Pannar possède plusieurs filiales dont Kombat (Afrique du sud. Agrochimiques), Pidelta (Afrique du Sud. Production de semences hybrides F1), Starke Ayres (Afrique du sud. Semences de légumes et de fleurs), Kay Star Seed/King Seed (South Dakota aux USA. Racheté en 2001) et Pau Seeds (USA. Semences de maïs. Racheté à Bayer en 2005).

Pannar Seed est considérée comme l’entreprise semencière la plus importante en Afrique avec une présence déclarée dans une vingtaine de pays du continent. Tout comme le semencier MRI, c’est une belle aubaine sur le plan du biopiratage car ce rachat confère à Pioneer Hi-Bred la main-mise sur l’une des plus vastes collections en ressources génétiques “maïs” d’Afrique – l’héritage peut-être de milliers d’années de sélections paysannes car il est quasiment certain que le maïs, en Afrique, ne date pas de Christophe Colomb.

Si l’on en juge par les photos de leur site internet, Pannar Seed pratique l’intégration raciale selon un mode que d’aucuns considéreraient quelque peu vieillot: à savoir les blancs dans les équipes de direction, et les équipes commerciales bien sûr, et les noirs dans les champs. Pas une once d’exclusivité, non plus, dans leur alliances transgéniques: Pannar Seed distibue des maïs chimériques intégrant tout autant les “événements de transformation” de Monsanto (Technologies YieldGard et Roundup Ready) que ceux de Syngenta (Technologies Agrisure de lutte contre la pyrale et de tolérance au glyphosate) ou que ceux, encore, de Pioneer (Technologies BioGene). L’universalisme génétique de Pannar va même jusqu’à intégrer la technologie Clearfield de BASF dans les variétés de tournesols hybrides F1 qu’ils créent et commercialisent en Europe et en Amérique Latine.

Rappelons que la technologie Clearfield de BASF consiste à pouvoir inonder les champs de tournesols libéralement avec l’herbicide Pulsar, l’imazamox, (appartenant à BASF) sans que les tournesols en soient quelque peu génés quant à leur croissance. La dissémination, en toute impunité, de ce type de variétés résistantes aux herbicides, à d’autres espèces agricoles, (par le biais de la mutagenèse) a pour conséquences une augmentation considérable des quantités d’herbicides utilisées dans les champs et surtout l’émergence de plus de 400 espèces d’adventices, sur la planète, devenues totalement résistantes aux herbicides. D’ailleurs, cette semaine-même, la Weed Science Society of America (9) vient de publier un nouveau rapport pour récuser deux mythes concernant les “super-weeds”, ces adventices qui ont la capacité de métaboliser sans soucis tous les herbicides du monde. Selon eux, tout d’abord, s’il est vrai que le transfert de gènes existe entre les plantes cultivées et les adventices, la résistance de ces dernières relèverait surtout de la très mauvaise habitude des agriculteurs de n’utiliser qu’un seul type d’herbicide. La Weed Science Society of America prône donc un universalisme herbicidaire et conseille aux agriculteurs de concocter des coktails d’herbicides dont le marché abonde grâce à la diligence de Monsanto, de Syngenta, de DuPont, de Bayer, de BASF… Secondement, selon eux, les “super-adventices” n’existeraient pas: ce sont simplement des adventices résistantes aux herbicides mais qui ne sont pas plus agressives que leurs cousines non résistantes, en l’absence d’herbicides. Très intéressant mais on ne voit pas quelle différence cela fait pour les agriculteurs qui sont souvent (depuis 10 ans) obligés d’abandonner leurs cultures de soja ou de maïs à la voracité de ces adventices évolutives. Il n’est pas précisé, sur leur site, quelle est la source de leurs financements.

Et pour en finir avec l’universalisme biocidaire de Pannar, la société distribue également des variétés de blés dont les semences sont directement enrobées des fongicides de Bayer et des semences de soja Roundup Ready de l’incontournable Monsanto. Pannar Seed est, en effet, une entreprise semencière bien respectable de l’industrie semencière internationale!

Quid, d’ailleurs, des malfaisances semencières, en Afrique, du n°1 des nécro-technologies? Monsanto est un pionnier des «mouvements stratégiques préventifs à l’encontre de la compétition» sur ce continent. C’est, en effet, en 1998 et en 2000, que Monsanto a acheté deux des plus grandes compagnies semencières d’Afrique du Sud, Carnia et Sensako (en licenciant (8), par la même occasion, 25% de leurs employés au titre de la restructuration et consolidation). En 1970, Sensako fut la première entreprise semencière d’Afrique à mettre en place un programme de développement de variétés de blés hybrides F1. En 1980, Sensako établit un partenariat avec la société Dekalb (qui est rachetée par Monsanto en 1998 pour 2,3 milliards de dollars) et le premier blé hybride F1, SNK 108, est proposé en Afrique du sud en 1982. Durant les années suivantes, Sensako continue ses programmes de recherche en blés hybrides en utilisant des agents d’hybridation, produits par Schell, et fournis par l’entreprise semencière Nickerson (rachetée par Limagrain en 1990). Parallèlement à ces recherches, l’entreprise agro-alimentaire Cargill propose, vers la fin des années 1980, trois variétés de blés hybrides – Carina, Caritha et Carrol – créées par la société semencière d’Afrique du sud, Carnia, que Cargill rachète d’ailleurs à Omnia (société de fertilisants de synthèse en Afrique du sud) en 1997 et qui tombe dans l’escarcelle de Monsanto, en 1998, lorsque ce dernier rachète le secteur semences de Cargill.

Ces transactions permettent, à l’époque, à Monsanto (déjà très présent depuis 1968 en Afrique du sud) de s’accaparer d’une partie importante du marché des semences de maïs et de blés du pays (et de continuer à obliger les paysans à utiliser son Roundup alors que le glyphosate est tombé dans le domaine public). En 2004, le marché des semences de maïs y représente déjà 160 millions de dollars et en 2013, 350 millions de dollars – pour les seuls maïs F1. Cette même année 2004, le Catalogue National d’Afrique du sud présente plus de 400 variétés hybrides F1 (et transgéniques pour la grande majorité) de maïs jaunes ou blancs commercialisés par 18 compagnies dont 4 seulement  en contrôlent la quasi-totalité: Pannar (40%), Monsanto (23%), Pioneer Hi-Bred (18%) et Syngenta (16%). Quant aux variétés de blés hybrides F1 de la liste, Monsanto en contrôle alors 48%.

Quinze années plus tard, Monsanto vient de récidiver dans le secteur semences Africain par le biais de son partenaire Indien Mahyco (dont il possède 26% du capital). En effet, le semencier Mahyco vient de racheter au semencier Africain, SeedCo, une grande partie des actions qu’il possède dans Quton – l’unique compagnie semencière Africaine de coton qui est basée au Zimbabwe. Cette transaction manque, en fait, quelque peu de clarté car le directeur de SeedCo, Morgan Nzwere, évoque un rachat de 43 à 49% des actions pour un montant d’environ 10 millions de dollars tandis que l’Agence Ecofin mentionne un rachat de 60% des actions de Quton. Mahyco n’a pas encore issu de communiqué de presse en Inde concernant ce rachat qui aurait dû être finalisé d’ici la fin septembre 2014. Morgan Nzwere aurait affirmé que «Le business des semences cotonnières est actuellement un véritable cauchemar, à l’instar de l’industrie cotonnière en générale. Aussi désirons-nous nous en désengager de façon significative.»

En Inde, Monsanto et Mahyco ont créé une joint venture à 50/50, Mahyco-Monsanto Biotech (MMB), dont l’objectif déclaré est de sous-traiter les technologies transgéniques Bollgard et Bollgard II à 28 compagnies semencières de l’Inde afin qu’elles intègrent elles-mêmes ces technologies au génome des 300 variétés hybrides F1 de coton qu’elles commercialisent dans le pays. Ainsi que l’évoque Million Belay (7), le coordinateur de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), ce n’est sûrement pas fortuit que Mahyco/Monsanto jette son dévolu sur l’unique société semencière Africaine productrice de semences de coton. De plus, toujours selon Million Belay, Quton serait l’unique société semencière Africaine proposant des variétés de coton non-hybrides, à savoir en pollinisation ouverte. Nous n’avons pas pu vérifier cette information car il n’existe pas, sur internet, de présentation officielle des semences distribuées par Quton. Le site officiel de SeedCo, très étrangement, ne présente aucune information sur la page consacrée à sa filiale Quton (18). Les seules informations disponibles sur la toile mentionnent le fait que Quton a reçu des prix d’excellence de par l’introduction de nouvelles variétés de coton transgéniques intégrant des résistances aux herbicides et aux insectes.

Rappelons que les variétés de coton transgénique de Monsanto sont un désastre avéré en Inde, qu’elles ont provoqué le suicide d’un nombre incroyablement élevé de paysans et qu’elles ont éliminé des terroirs de l’Inde toutes les variétés traditionnelles paysannes en pollinisation ouverte. Le rachat partiel de Quton par Mahyco/Monsanto est bien sûr la porte ouverte à un tel processus d’érosion génétique en Afrique sans parler du fait que Mahyco/Monsanto peut maintenant s’accaparer des variétés traditionnelles de coton sélectionnées par la paysannerie Africaine. Et par là-même, empêcher que ces variétés en pollinisation ouverte trouve le chemin de l’Inde afin que Mahyco/Monsanto puisse conserver son hégémonie 100% F1 (et transgénique de préférence) sur le sous-continent. De plus, Mahyco ne fait pas l’unanimité en Inde et commence à se confronter avec un certain nombre de difficultés. Ce n’est, donc, sûrement pas une coincidence si la directrice de Mahyco, Usha Barwale Zehr, vient d’être récemment nommée (6) au conseil d’administration de l’AGRA (l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique), un gang criminel mené par Kofi Annan et composé des pires psychopathes de la mafia de la pétro-pharma-agrochimie, dont l’objectif est de piller l’Afrique de ses richesses et de mettre en place un eugénisme discret mais toujours plus performant. La mort de 36 000 personnes, tous les jours, par affamement, accompagnée de quelques larmes de crocodiles de la FAO, n’est-elle pas une forme d’eugénisme discret mais performant alors que tous les ans 1700 milliards de dollars sont dépensés pour les armements dans le monde entier?

Et toujours dans le même registre du positionnement de l’Inde dans les affaires semencières de l’Afrique, ce n’est sûrement pas une coincidence, non plus, si un partenariat a été signé récemment, en novembre 2012, entre Krishidhan Seeds (23), Arcadia Biosciences, ICRISAT en Inde et USAID (24) afin de développer de nouvelles variétés transgéniques de millet pour l’Afrique.

Qu’en est-il maintenant de la position, en Afrique, du quatrième larron du Gang des quatre premières multinationales de la semence, à savoir Limagrain? En 1999, alors que Monsanto initie la dynamique de rachat des plus grands semenciers de l’Afrique, Limagrain s’installe discrètement en Afrique du sud par le biais de trois de ses filiales, Harris Moran (USA, rachetée en 1997 à Rhône-Poulenc), Clauze (rachetée en 1997) et Tézier (rachetée en 1979) en formant CHMT Seeds. Il semble ensuite que Limagrain se préoccupe avant tout de consolider son programme de rachat (initié en 1975 avec le rachat de Vilmorin) de dizaines de sociétés semencières et agro-alimentaires dans les autres continents du monde (France, USA, Japon, Belgique, Hollande, Israël, Brésil, Chine, Australie, Chili, …) car il faut attendre l’année 2013 pour que Limagrain reparte à la chasse aux semences sur le continent Africain. C’est en effet cette année-là que Limagrain acquiert la compagnie semencière Africaine, Link Seed, à hauteur de 80% de son capital. Cette compagnie d’Afrique du sud ne commercialise que des variétés hybrides F1 de maïs, et des variétés de soja, intégrant toutes les technologies chimériques de Monsanto: Roundup Ready and YieldGard.

«Avec cette opération Vilmorin & Cie renforce la mondialisation de son activité en semences de maïs et poursuit son implantation stratégique sur le marché africain… Cette prise de participation majoritaire, à hauteur de 80 % du capital de la société, permet à Vilmorin & Cie de s’implanter durablement sur un marché d’avenir où les semences génétiquement modifiées sont déjà très largement adoptées par les agriculteurs.»

En 2013, également, Limagrain acquiert 15% de SeedCo, une compagnie semencière basée au Zimbabwe. Cette compagnie vient juste de déclarer (17) que Limagrain va investir une seconde tranche de 28 millions de dollars, d’ici la fin de l’année 2014, montant ainsi son acquisition de SeedCo à 28%. SeedCo existe depuis 1983. Elle achète Sementes de Moçambique (Semoc) en Mozambique en 1997 mais cette compagnie semencière, depuis lors, a été reprise dans son entièreté par l’Etat de Mozambique. En 2001, SeedCo crée une joint venture en Afrique du sud, Syngenta Seed Co, avec Syngenta Seed. SeedCo achète ensuite Quton, la compagnie de semences de coton, en 2006. SeedCo est présente dans 15 pays d’Afrique et commercialise des semences de maïs, de blé, de sorgho, d’arachides et de soja. Il est à noter que ses variétés de maïs, si elles ont toutes hybrides F1, ne sont cependant pas chimériques. Il est à noter également que toutes les autres variétés de blé, de sorgho, d’arachide et de soja semblent être à pollinisation ouverte et non chimériques.

Tout cela nous prouve que les ambitions de Limagrain en Afrique vont bien au-delà de la commercialisation de petites fleurs et de tomates. Dans ma traduction du communiqué de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique, je me suis permis de commenter qu’il n’est pas exact d’affirmer que «Par conséquent, cela signifie que trois des plus importantes multinationales des biotechnologies, Monsanto, Dupont et Syngenta ont fermement pris pied sur le continent Africain afin de pouvoir influer sur les marchés de deux parmi les trois plus importantes espèces modifiées génétiquement, globalement parlant: le maïs et le coton» (13).

Amis Africains, prenez-garde, votre industrie semencière “hi-tech” (et “nécro-tech”, en très grande partie) est assiégée par le cartel des quatre plus importantes multinationales des nécro-technologies: Monsanto, DuPont, Syngenta et Limagrain. Ce n’est pas de très bon augure pour la survie des variétés paysannes traditionnelles de l’Afrique et pour le développement de techniques agro-écologiques respectant l’intégralité de la biosphère. On se rappelera que, de nombreuses années en arrière, Monsanto avait déclaré qu’un jour toutes les variétés traditionnelles de maïs de l’Afrique seraient contaminées par les chimères génétiques…

La multinationale Limagrain (qui continue de s’auto-identifier comme une “coopérative”, n’est-ce pas émouvant?) est l’un des promoteurs les plus importants des chimères génétiques (par exemple, création de variétés potagères chimériques en Amérique Latine depuis 1985) et l’un des leaders incontestés sur le marché mondial des semences de maïs, donc de maïs chimérique. L’attaque de Limagrain sur le secteur semencier industriel Africain du maïs est dans la logique inexorable de ces prédateurs. Il n’est que de décliner ses différentes acquisitions, dans ce secteur maïs, depuis 2009, en Asie, aux USA et en Amérique Latine:

– En novembre 2009: Prise de participation au capital d’Arcadia Biosciences (7,25%), basée à Davis en Californie.  Cette société est spécialisée dans la création de chimères génétiques résistantes à la sécheresse. Arcadia Biosciences vient de signer, en janvier 2014, un accord de partenariat (10) avec Genective S.A (une joint-venture créée en 2013 par Limagrain et KWS, le cinquième semencier mondial) afin de développer de nouveaux hybrides F1 de maïs en y incorporant sa technologie chimérique WUE (Water Use Efficiency). Limagrain a, de plus, signé un accord de partenariat avec Arcadia, en 2011, pour développer de nouvelles variétés de blés résistantes à la sécheresse et gérant mieux l’azote. Des variétés transgéniques? C’est ainsi que le présente l’article de la France Agricole (22).

Nous voyons donc, d’ailleurs, se profiler une triangulation très intéressante entre Limagrain, Arcadia Biosciences (détenue en partie par Limagrain) et Mahyco/Monsanto. Sur le continent Africain, nous venons de le mentionner, SeedCo vient d’être pris en pinces, par Limagrain, d’un côté, et par Mahyco, de l’autre. Alors qu’en Inde, Mahyco vient de mettre en place, très récemment (11), un nouveau partenariat avec Arcadia Biosciences (12) pour développer des variétés chimériques de riz résistantes à la sécheresse. (16)

– En fin 2009: Acquisition de Dahlco, aux USA, spécialisée dans la distribution de maïs, de soja et de luzerne.

– En mai 2010: Acquisition de Mesa Maize aux USA. «Vilmorin & Cie renforce sa position concurrentielle sur le marché du maïs doux américain par l’acquisition de Mesa Maize. Cette opération permet à Clause de disposer de ressources génétiques bien adaptées à la demande des consommateurs et d’un positionnement global sur le marché du maïs doux.»

– En février 2011: Acquisition des actifs maïs de Sementes Guerra basée à Pato Branco dans l’Etat du Parana au Brésil. «Programmes de sélection et ressources génétiques, outils de production et réseau de commercialisation constituent les principaux atouts qui permettent ainsi à Vilmorin & Cie de se déployer sur ce nouveau territoire.»

– En août 2011 : Acquisition des activités maïs de Brasmilho basée à Goianésia dans l’Etat du Goiás au Brésil. «Brasmilho dispose de ressources génétiques de qualité…»

– En février 2012: Acquisition du fonds génétique de Genetica Agricola dans l’Etat du Mato Grosso au Brésil. «Ce programme de sélection, implanté dans le deuxième Etat producteur de maïs au Brésil, et dont les superficies progressent régulièrement, dispose d’un matériel génétique de qualité très bien adapté aux conditions de culture spécifiques de ces nouveaux territoires».

– En mai 2012: Projet de création d’une joint venture avec Anhui Hengji Seeds. «Dans le cadre de sa stratégie internationale dans le maïs, le quatrième semencier mondial a conclu un accord visant à créer une joint-venture de recherche, de production et de commercialisation de semences en Chine avec la société Anhui Hengji Seeds, a indiqué Vilmorin dans un communiqué. Si Pékin donne son feu vert, Vilmorin détiendra 45% des parts de la nouvelle entité.»

– En février 2013: Acquisition des fonds génétiques Genessed et KSP au Brésil. «Vilmorin & Cie poursuit l’enrichissement de son portefeuille de ressources génétiques avec l’acquisition de 2 nouveaux fonds génétiques de grande qualité: Geneseed, situé à l’est du Brésil dans l’Etat de Minas Gerais, et KSP au sud  dans l’Etat du Parana. Ces ressources génétiques contribueront à la création de nouveaux produits.»

– En mars 2013: Prise de contrôle intégral de Bisco Bio Sciences en Inde. «Elle vise à accélérer le déploiement des activités de Vilmorin & Cie sur le marché des grandes cultures en Inde, caractérisé par un taux de croissance élevé et des perspectives de développement extrêmement dynamiques. Basée à Hyderabad, Etat d’Andhra Pradesh, Bisco est un des tout premiers acteurs indiens en semences de maïs. Son portefeuille de produits couvre également des espèces importantes localement, telles que le millet, le sorgho et le riz.»

– En février 2014: Prise de contrôle intégral de la société Seed Asia, spécialisée en maïs tropical hybride, à Bangkok en Thaïlande.

On remarquera que dans tous ces rachats de semenciers, revient sans cesse la notion de contrôle et d’accaparement de ressources génétiques, de collections, de fonds génétiques (les citations sont extraites du site de Vilmorin/Limagrain). C’est le nerf de la Guerre des Semences: à savoir, le biopiratage, le recel des ressources génétiques développées par la paysannerie au fil des nombreux millénaires.

Et pour conclure avec cette pléthore de rachats de sociétés semencières par Limagrain, signalons le rachat, en novembre 2013, d’Eureka Seeds (Californie. USA), spécialisée dans la production de semences de tournesol; en octobre 2013 de Shamrock (Californie. USA), spécialisée dans la production de semences potagères; en octobre 2012, de Campbell’s Seeds (Californie. USA) spécialisée dans la production de semences potagères; en octobre 2012, de Century Seeds, en Inde, spécialisée dans la production de semences potagères.

Il faut également préciser que Limagrain crée, en 2000, avec l’Allemand KWS, le cinquième semencier mondial, une compagnie semencière aux USA (joint venture à 50/50), AgReliant, qui se dédie à la création et à la commercialisation de variétés chimériques de maïs et qui occupe la troisième place sur le marché des semences de maïs transgéniques aux USA.

Limagrain récidive de nouveau avec KWS (14), en juin 2013, en créant Genective S.A, une joint-venture à 50/50, dont l’objectif est de développer, faire approuver et commercialiser de nouvelles variétés de maïs génétiquement modifiés.  Limagrain et KWS précisent que les traits chimériques qu’ils souhaitent incorporer à ces nouvelles variétés de maïs concernent la résistance à la sécheresse, la résistance aux herbicides, la résistance aux insectes et une meilleure gestion de l’azote. «L’objectif est de disposer d’une technologie propriétaire (traits OGM) pour le développement de variétés de maïs génétiquement modifiées. KWS et Limagrain travaillent déjà ensemble depuis plus de dix ans avec beaucoup de succès au sein d’AgReliant, notre joint-venture 50/50 pour la sélection, la production et la commercialisation du maïs en Amérique du Nord. La création de cette nouvelle JV s’appuie sur la confiance existant entre les partenaires, avec l’ambition ensemble de renforcer leur capacité à rester indépendants à long terme.»(15)

La conclusion que nous tirons de ce bilan désastreux est la suivante. Il est clair, bien évidemment, que le rachat de tous ces semenciers industriels Africains favorise les processus de concentration semencière sous le contrôle de quelques multinationales des nécro-technologies dont une dizaine, sur toute la planète, rappelons-le, contrôlent les 3/4 des semences commercialisées; Monsanto étant au premier rang.

Mais, avec une telle panoplie, présentée par ces semenciers industriels Africains, de semences transgéniques (coton, maïs, soja), de variétés hybrides (blés et maïs) et de techniques culturales – indissociables de ce type de semences – prônant l’usage libéral des biocides et autres fertilisants de synthèse, que Pannar Seed, Quton, SeedCo, MRI Seed, Carnia et Sensako restent indépendantes ou qu’elles soient dans le giron de Pioneer Hi-Bred, de Monsanto, de Limagrain et de Syngenta, on ne voit pas trop, franchement, quelle grande différence cela fait pour la souveraineté alimentaire, la protection de la biodiversité cultivée paysanne et le développement de l’agro-écologie en Afrique.

Alors que nous sommes confrontés à l’ultime épisode de l’offensive des multinationales à l’assaut des semenciers industriels Africains, la question fondamentale est maintenant de savoir comment les organisations paysannes et les communautés rurales de l’Afrique vont pouvoir protéger ce qu’il leur reste des variétés authentiquement paysannes Africaines.

Et comment ils vont pouvoir se protéger également d’AGRA (l’un des principaux vecteurs de l’invasion actuelle de l’Afrique par les chimères génétiques), de l’UPOV et autres ARIPO (28) (Organisation Régionale Africaine de la Propriété Intellectuelle), des Fondations (Gates, Rockefeller, Ford, Pioneer, Syngenta…), des organisations internationales (ONU, FMI, Banque Mondiale…), des institutions agricoles (CGIAR, IRRI, CIMMYT,…), de REDD (20) (Réduction des émissions dues la déforestation et de la dégradation des forêts), des nouvelles Alliances entre Arcadia Biosciences, USAID et CIMMYT (21), et bien sûr des multinationales spécialisées dans les vaccins (Sanofi-Aventis, Novartis, Merck, GlaxoSmithKline…).

Puis-je renvoyer les lecteurs intéressés à l’un des quatre articles (25) que je rédigeai en septembre/octobre 2009, dans le but déclaré de dénoncer l’arnaque du réchauffement climatique anthropique. C’est un article de 29 pages, dense et renvoyant à pas moins de 218 liens et notes: Effets de “Serres” et Révolution Verte Eugénique. Et je concède qu’il faut sans doute être très courageux pour lire un tel pavé dans la mare du conformisme “humanitaire” – qui ne veut que du bien à notre chère Afrique, n’est ce pas? – et pour digérer un tel catalogue de catastrophes annoncées sur le continent Africain.

“Effets de Serres” est une allusion directe aux mécanismes de prédation qui ont été mis en place, depuis de nombreux siècles, à l’encontre de l’Afrique et des Peuples Africains. “Révolution Verte Eugénique” résume en quelques mots ce dont je suis convaincu depuis plus de 20 années: à savoir que cette nouvelle pseudo Révolution Verte est l’ultime épisode d’une guerre déclarée aux Peuples Africains. La destruction des agricultures vivrières, les monocultures imposées, la destruction de la biodiversité locale, la destruction des grandes forêts primaires, l’empoisonnement par les pesticides et autres biocides, les campagnes de vaccination, le sida, le virus ébola, la malaria, le non accès à l’eau potable, les guerres civiles armées par les industries Occidentales de l’armement, la malnutrition, la mort par affamement, etc, constituent les outils et vecteurs privilégiés partageant du même objectif: vider l’Afrique de ses populations.

L’Afrique constitue le dernier front des globalistes criminels qui ont déclaré la guerre à la Vie et nous sommes témoins, ces dernières années, d’une accélération exponentielle des processus de prédation au détriment des populations de ce continent. Des processus de prédation qui sont confortés par une militarisation généralisée dans certains pays de l’Afrique (par les USA, par la France), une militarisation  d’autant plus aisée que l’un des derniers remparts de l’autonomie Africaine a été détruit, par l’Alliance Occidentale, lors de la “libération” de la Libye en 2011, avec des dommages collatéraux qui ne sont jamais évoqués par la presse à la botte des criminels de guerre: à savoir le génocide de 150 000 civils Libyens sous les bombes à uranium appauvri “made in France”, un état de chaos généralisé à tout le pays, la confiscation des 1800 tonnes d’or appartenant à la Libye, le contrôle de leur pétrole, etc. Les petits caniches Français, de tous bords politiques, à la solde de l’Impérialisme, voulaient, en 2011, une guerre en Afrique pour se refaire la main; ils sont en train d’en préparer de nouvelles.

A l’image des deux guerres mondiales, fomentées par les multinationales Occidentales de la finance et de l’armement, afin de détruire les paysanneries de l’Europe de l’ouest et d’imposer en 1947 une agriculture de guerre hypermécanisée (par le biais du plan Marshall), les multinationales de l’alimentaire, de l’agro-pétrochimie et des semences n’ont besoin que d’une poignée d’esclaves, mal nourris de préférence pour les empêcher de réfléchir et de se révolter – en sus de l’artillerie lourde de la mécanisation agricole – pour transformer les terres Africaines en immenses greniers à nourriture et à nécro-carburants pour les estomacs humains et animaux des nations riches ainsi que pour les réservoirs des véhicules motorisés de ces mêmes nations. Il en est de même, d’ailleurs, pour les multinationales de l’industrie qui, elles aussi, n’ont besoin que d’une poignée d’esclaves et d’énormes machines pour extraire, des sols Africains, l’or, le diamant, le nickel, l’uranium, le gaz… et le pétrole dont l’Afrique abonde, à l’est, au centre, à l’ouest (26). Et, à ce sujet brûlant, nous ne pouvons que conseiller la lecture du dernier article de William Engdahl (27) “Ebola : une nouvelle guerre US pour le pétrole ?”.

Amis Africains, prenez garde aux campagnes de vaccination “pétrolébola” qui sont en train d’être organisées, en Afrique de l’ouest, par la même mafia qui a créé ex nihilo, en 2009, la pandémie de la grippe H1N1, qui a organisé avec l’OMS des campagnes de vaccination avec des vaccins anti-tétanos contenant des hormones destinées à stériliser les femmes, etc, etc, ad nauseam. (Note 1). Et aux âmes effarouchées par de telles informations, je poserais la question suivante: pourquoi les programmes de génocides, sous le couvert de “campagnes de vaccination”, seraient-ils plus choquants que l’outil géopolitique de la faim utilisé, tous les jours de l’année, pour dépeupler la planète de plus de 30 000 êtres humains?

Face à cette offensive généralisée des psychopathes déments et criminels à l’encontre de l’Afrique, nous ne pouvons qu’espérer qu’un jour étoilé, peut-être demain, les Tribus Africaines du Futur se mettent en chemin et fassent résonner les Tambours de Gaïa, notre Terre-Mère. A l’assaut des citadelles de l’Empire.

Dominique Guillet. Président-fondateur de Kokopelli.

Note 1: Dans “Semences de destruction”, ouvrage de William Engdahl. «La Fondation Rockefeller est l’un des soutiens financiers d’un programme de l’OMS en “santé de la reproduction” qui a développé un vaccin contre le tétanos qui contiendrait des hormones cachées de contrôle de naissance. Selon un rapport du Global Vaccine Institute, l’OMS a mis en place des campagnes de vaccination massives au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines depuis le début des années 1990. Le Comité Pro Vida de Mexico, une organisation catholique, a testé de nombreuses fioles du vaccin et a découvert qu’elles contenaient une Gonadotrophine chorionique humaine (hCG), une hormone naturelle nécessaire au maintien d’une grossesse. Lorsque cette hormone est associée avec un vecteur de toxoïde tétanique, elle stimule une formation d’anticorps contre la hCG, ce qui interrompt la grossesse humaine. Des rapports similaires de vaccins truffés d’hormones hCG ont été reçus des Philippines et du Nicaragua.

Cette organisation a mis en valeur plusieurs autres phénomènes troublants concernant les programmes de vaccination de l’OMS. Le vaccin anti-tétanique n’était donné qu’à des femmes âgées de 15 à 45 ans, mais ni à des hommes ni à des enfants. La présence de hCG est la preuve irréfutable d’une contamination du vaccin. Elle ne fait sinon aucun sens. Avec le soutien financier de la Fondation Rockefeller, de la Banque Mondiale, du Population Council, de la Fondation Ford, parmi d’autres, l’OMS a oeuvré durant 20 ans pour développer un vaccin anti-fertilité en utilisant la hCG avec le tétanos, et d’autres vaccins, selon des articles scientifiques publiés sur ces campagnes de l’OMS. Tout cela a été certifié par l’OMS et par d’autres, dont la revue médicale Britannique respectée , le Lancet, le 11 juin 1988: “Essais cliniques d’un vaccin de contrôle des naissances de l’OMS”.

Jusqu’en 1993, l’OMS a dépensé un total de 365 millions de dollars sur de telles recherches en “santé de la reproduction” dont la recherche sur l’intégration de hCG au vaccin anti-tétanique. L’OMS n’a pas pu répondre aux questions concernant la présence d’éléments anti-hCG chez les femmes vaccinées. Leur réponse discrète a été que cette présence était “non significative”. Le vaccin était fabriqué par les Laboratoires Connaught (Rhone-Poulenc) au Canada et les Laboratoires Intervex et CSL en Australie.

Depuis les années 1920, la Fondation Rockefeller est l’un des principaux sponsors des programmes mondiaux de réduction de la population. Si les rapports concernant les vaccins de contrôle des naissances sont véridiques, il n’est pas difficile de soupçonner que la Fondation Rockefeller fait partie de ceux qui ont programmé d’utiliser la technologie des semences génétiquement modifiées comme un moyen potentiel de contrôler la population mondiale par l’entremise du contrôle futur des ressources alimentaires».

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