Archive for the politique et lobbyisme Category

Ingérence occidentale en Ukraine: Obama empêtré au Pipelineistan… (Pepe Escobar)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on avril 22, 2014 by Résistance 71

Comme à l’accoutumée, une analyse géopolitique pertinente et enlevée de l’excellent Pepe Escobar…

– Résistance 71 –

 

L’Ukraine et le Grand Echiquier

 

Pepe Escobar

 

21 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article38295.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le ministère des affaires étrangères américain, au travers de sa porte-parole Jennifer Psaki, a dit que les rumeurs du directeur de la CIA John Brennan disant aux changeurs de régime de Kiev de “pratiquer des opérations tactiques” ou une offensive “anti-terroriste” dans l’Est de l’Ukraine, sont “complètement fausses”. Ceci veut dire que Brennan a bel et bien donné ses ordres de marche (NdT: en vertu de la règle bien connue édictée par le journalise Claud Cockburn: “Ne jamais rien croire tant que ce n’est pas officiellement démenti”…). D’ores et déjà, la campagne “anti-terroriste” avec sa belle petite touche rhétorique à la deubeuliou, a dégénéré en farce.

Ajoutez à cela les aboiements du secrétaire général de l’OTAN, l’épagneul danois Anders Fogh Rasmussen, jappant au sujet du renforcement militaire tout le long de la frontière Est de l’OTAN. “Nous aurons plus d’avions dans les airs, plus de navires sur l’eau et plus de promptitude sur terre.”

Bienvenus dans la doctrine des Deux Larbins de la guerre post-moderne.

Payez ou gelez à mort

L’Ukraine est en banqueroute de quelque côté que l’on se tourne. La position constante du Kremlin ces derniers trois mois a été d’encourager l’UE de trouver une solution au marasme économique de l’Ukraine. Bruxelles n’a rien fait. Bruxelles pariait sur un changement de régime au profit de la marionnette poids lourd de l’Allemagne: Vladimir Klitschko, alias Klitsch le boxeur.

Le changement de régime s’est bien produit, mais orchestré par le “Khagnate de Nulands”, une cellule néoconservatrice du ministère américain des affaires étrangères et sa secrétaire d’état pour les affaires européennes et eurasiatiques Victoria Nulands. Maintenant, l’option présidentielle est entre, qui d’autres, deux marionnettes des Américains, le milliardaire choco Petro Porochenko et “sainte Youlia” Timoschenko, ancienne premier ministre ulrainienne, reprise de justice et possible présidente. L’UE n’aura plus qu’à récupérer la facture (impayable). Là dessus entre en lice bien sûr le FMI, qui va envoyer les Ukrainiens à la trappe au travers de ses “ajustements structurels” à venir, ce qui aura pour effet de rendre bien pire la situation des Ukrainiens.

Une fois de plus, malgré toute l’hystérie collective propagée par le ministère US des affaires étrangères et de ses franchises à travers les médias corporatistes occidentaux, le Kremlin n’a pas besoin “d’envahir” quoi que ce soit. Si Gazprom n’est pas payé, tout ce qu’il doit faire c’est fermer le robinet sur la longueur ukrainienne du Pipelineistan. Kiev n’aura alors plus d’autre option que d’utiliser la partie du gaz qui est destinée aux pays de l’UE de façon à ce que les ukrainiens ne tombent pas en rade afin de pouvoir survivre, eux et leur pays ; ainsi l’UE, dont la “politique énergétique” est déjà une sacrée blague, se retrouvera une nouvelle fois devant un problème auto-infligé.

L’UE se verra alors dans une situation perpétuelle de perte si Bruxelles ne parle pas sérieusement avec Moscou. Il n’y a qu’une seule explication pour le refus: de très grosses pressions de Washington, montées au moyen de l’OTAN.

Là encore, pour contre-carrer l’hystérie actuelle, l’UE demeure la principale cliente de Gazprom avec 61% de ses exportations totales de gaz. C’est une relation complexe fondée sur l’interdépendance. La capitalisation de Nord Stream, Blue Stream et du South Stream qui doit être créé, inclut des entreprises allemande, hollandaise, française et italienne.

Alors oui, Gazprom a besoin du marché de l’UE, mais jusqu’à un certain point, considérant le méga-accord de livraison de gaz sibérien à la Chine, qui sera probablememt signé le mois prochain à Pékin lorsque le président Poutine visitera le président Xi Jinping.

Les bâtons dans les roues

Le mois dernier, alors que le spectacle de diversion tortueux en ukraine se déroulait, le président chinois Xi était en Europe traitant et faisant la promotion d’une autre branche de la nouvelle route de la soie jusqu’en Allemagne.

Dans un environnement sain, non hobbésien, une Ukraine neutre aurait seulement à gagner en se positionnant à un carrefour privilégié entre l’UE et l’Union eurasienne en projet, ainsi qu’en devenant une étape importante de la nouvelle offensive de cette route de la soie chinoise. Au lieu de cela, les changeurs de régime de Kiev parient sur leur acceptation dans l’UE (ceci n’arrivera tout simplement pas) et de devenir la base avancée de l’OTAN contre la Russie (le but principal du pentagone).

Quant à la possibilité d’un marché commun de Lisbonne à Vladivostok, le but de Moscou et de Pékin, et qui serait un bonus aussi pour l’UE, le désastre ukrainien est une véritable mise de bâton dans les roues en ce qui le concerne.

Ceci en fait ne favorise qu’un seul joueur: le gouvernement américain.

Le gouvernement Obama a peut-être et “peut-être” est le mot clef ici, réalisé que celui-ci a perdu la bataille du Pipelineistan de l’Asie à l’Europe et ce malgré tous les efforts du régime Dick Cheney. Ce que les experts en énergie appellent la grille de sécurité d’énergie asiatique évolue progressivement ainsi que sa myriade de liens en Europe.

Donc tout ce qu’il reste au gouvernement Obama est d’y mettre des bâtons dans les roues, en essayant toujours de rafistoler l’intégration économique pleine de l’Eurasie. Le gouvernement Obama est obsédé par la dépendance croissante de l’UE envers le gaz russe. Ainsi, a t’il pondu ce plan grandiose d’amener le gaz de schiste américain en Europe comme une alternative à Gazprom. Même en assumant que cela se passe, cela prendrait au moins une décennie, sans aucune garantie de succès. En fait la véritable alternative serait le gaz iranien, après un accord compréhensif sur le nucléaire et la fin des sanctions européennes (l’affaire étant sans aucune surprise soumise à sabotage par les différentes factions)

Pour commencer, les Etats-Unis ne peuvent pas exporter du gaz de schiste dans des pays qui n’ont pas signés les accords de marché libre. Ceci est un “problème” qui pourrait être résolu en grande partie par le traité négocié en secret du Trans-Atlantic Partnership entre Washington et Bruxelles.

(see Breaking bad in southern NATOstan, Asia Times Online, April 15, 2014.)

En parallèle, le gouvernement Obama continue d’appliquer les précepts du “diviser pour mieux règner” afin de faire peur aux plus petits joueurs, comme en pirouettant au maximum le spectre diabolique d’une Chine militarisée à outrance afin de renforcer la notion toujours bien lente à se réaliser du “pivot vers l’Asie”. Le jeu joué remonte à ce que Brzezinski avait conceptualisé en 1997 dans son livre “Le Grand Echiquier” et qu’il avait affiné pour son disciple Obama: Les Etats-Unis règnant sur l’Eurasie.

Le Kremlin ne se laissera pas embarquer dans un imbroglio militaire. Il est juste d’assumer que Poutine a identifié le grand panorama de l’échiquier en place, qui énonce un partenariat stratégique entre la Russie et la Chine comme une chose cruciale comme synergie de production énergétique avec l’Europe et plus encore, la faramineuse peur des élites financières américaines du processus inévitable et en cours, centré sur le pilotage du BRICS (s’étendant à un groupe clef de 20 membres) pour court-circuiter le pétrodollar.

Ultimement, cela s’épelle : fin du pétrodollar en parallèle à la mise en place d’un panier de monnaies comme réserve monnétaire du système international. Les membres du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Af’Sud) sont déjà au travail pour leur alternative au FMI et à la Banque Mondiale, investissant dans des monnaies réserve et une banque de développement spécifique au BRICS. Tandis qu’une tentative de nouvel ordre mondial se courbe tous azimuts plein sud, le Robocop OTAN lui, rêve de guerre.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), and Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

Il est journaliste pour Asia Times.

Média propagande et Nouvel Ordre Mondial: La sauce propagandiste occidentale ne prend plus…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on avril 21, 2014 by Résistance 71

Vers la fin de la propagande états-uniennes

 

Thierry Meyssan

 

21 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article183332.html

 

L’Empire anglo-saxon est basé depuis un siècle sur la propagande. Elle est parvenue à nous convaincre que les États-Unis sont « le pays de la liberté » et qu’ils ne livrent de guerres que pour défendre leurs idéaux. Mais la crise actuelle à propos de l’Ukraine vient de changer les règles du jeu : désormais Washington et ses alliés ne sont plus les seuls locuteurs. Leurs mensonges sont ouvertement contestés par le gouvernement et les médias d’un autre grand État, la Russie. À l’heure des satellites et de l’Internet, la propagande anglo-saxonne ne fonctionne plus.

Depuis toujours les gouvernants tentent de convaincre de la justesse de leurs actes, car jamais les foules ne suivent les hommes qu’elles savent mauvais. Le XXème siècle a été le théâtre de méthodes nouvelles de propagation d’idées qui ne s’encombraient pas de la vérité. Les Occidentaux font remonter la propagande moderne au ministre nazi Joseph Goebbels. C’est une manière de faire oublier que l’art de fausser la perception des choses fut développé auparavant par les Anglo-Saxons.

En 1916, le Royaume-Uni créa la Wellington House à Londres, suivie par la Crewe House. Simultanément, les États-Unis créèrent le Committee on Public Information (CPI). Considérant que la Première Guerre mondiale opposait des masses et non plus des armées, ces organismes tentèrent d’intoxiquer leur propre population tout autant que celles de leurs alliés et que celles de leurs ennemis.

La propagande moderne commence avec la publication à Londres du rapport Bryce sur les crimes de guerre allemands, qui fut traduit en trente langues. Selon ce document, l’armée allemande avait violé des milliers de femmes en Belgique, les armées britanniques luttaient donc contre la barbarie. On découvrit à la fin de la Première Guerre mondiale que l’ensemble du rapport était une supercherie, faite de faux témoignages avec l’aide de journalistes.

De son côté, aux États-Unis, George Creel inventa un mythe selon lequel la Guerre mondiale était une croisade des démocraties pour une paix réalisant les droits de l’humanité.

Les historiens ont montré que la Première Guerre mondiale répondait à des causes autant immédiates que profondes, la plus importante étant la compétition entre grandes puissances pour étendre leur empires coloniaux.

Les bureaux britanniques et états-unien étaient des organismes secrets, travaillant pour le compte de leurs États. À la différence de la propagande léniniste, qui ambitionnait de « révéler la vérité » aux masses ignorantes, les Anglo-Saxons cherchaient à les tromper pour les manipuler. Et pour cela, les organismes étatiques anglo-saxons devaient se cacher et usurper de fausses identités.

Après la disparition de l’Union soviétique, les États-Unis ont négligé la propagande et lui ont préféré les Relations publiques. Il ne s’agissait plus de mentir, mais de tenir la main des journalistes pour qu’ils ne voient que ce qu’on leur montre. Durant la guerre du Kosovo, l’Otan fit appel à Alastair Campbell, un conseiller du Premier ministre britannique, pour raconter à la presse une histoire édifiante par jour. Pendant que les journalistes la reproduisaient, l’Alliance pouvait bombarder « en paix ». Le story telling visait moins à mentir qu’à détourner l’attention.

Cependant, le story telling est revenu en force avec le 11-Septembre : il s’agissait de concentrer l’attention du public sur les attentats de New York et de Washington pour qu’il ne perçoive pas le coup d’État militaire organisé ce jour-là : transfert des pouvoirs exécutifs du président Bush à une entité militaire secrète et placement en résidence surveillée de tous les parlementaires. Cette intoxication fut notamment l’œuvre de Benjamin Rhodes, aujourd’hui conseiller de Barack Obama.

Au cours des années suivantes, la Maison-Blanche installa un système d’intoxication avec ses principaux alliés (Royaume-Uni, Canada, Australie et bien sûr Israël). Chaque jour ces quatre gouvernements recevaient des instructions, voire des discours pré-écrits, du Bureau des médias globaux pour justifier la guerre en Irak ou calomnier l’Iran [1].

Pour diffuser rapidement ses mensonges, Washington s’appuyait, depuis 1989, sur CNN. Avec le temps, les États-Unis créèrent un cartel de chaines d’information satellitaires (Al-Arabiya, Al-Jazeera, BBC, CNN, France 24, Sky). En 2011, lors du bombardement de Tripoli, l’Otan parvint par surprise à convaincre les Libyens qu’ils avaient perdu la guerre et qu’il était inutile de résister encore. Mais en 2012, l’Otan a échoué à reproduire ce modèle et à convaincre les Syriens que leur gouvernement allait inévitablement tomber. Cette tactique a failli parce que les Syriens ont eu connaissance de la manipulation effectuée par les chaînes de télévision internationales en Libye et ont pu s’y préparer [2]. Et cet échec marque la fin de l’hégémonie de ce cartel de « l’information ».

La crise actuelle entre Washington et Moscou à propos de l’Ukraine a contraint l’administration Obama à revoir son système. En effet, désormais Washington n’est plus seul à parler, il doit contredire le gouvernement et les médias russes, accessibles partout dans le monde via les satellites et Internet. Le secrétaire d’État John Kerry a donc désigné un nouvel adjoint pour la propagande, en la personne de l’ancien rédacteur en chef de Time Magazine, Richard Stengel [3]. Avant même de prêter serment, le 15 avril, il occupait déjà sa fonction et, dès le 5 mars, envoyait aux principaux médias atlantistes une « fiche documentaire » sur les « 10 contre-vérités » que Vladimir Poutine aurait énoncées sur l’Ukraine [4]. Il récidivait le 13 avril avec une seconde fiche présentant « 10 autres contre-vérités » [5].

Ce qui frappe en lisant cette prose, c’est son ineptie. Elle vise à valider l’histoire officielle d’une révolution à Kiev et à discréditer le discours russe sur la présence de nazis dans le nouveau gouvernement. Or, on sait aujourd’hui qu’en fait de révolution, il s’agissait bien d’un coup d’État fomenté par l’Otan et mis en œuvre par la Pologne et Israël en mixant des recettes des « révolutions colorées » et des « printemps arabes » [6]. Les journalistes qui ont reçu ces fiches et les ont relayées connaissent parfaitement les enregistrements de conversations téléphoniques de l’assistante du secrétaire d’État Victoria Nuland, sur la manière dont Washington allait changer le régime au détriment de l’Union européenne, et du ministre estonien des Affaires étrangères, Urmas Paets, sur la véritable identité des snipers de la place Maidan. En outre, ils ont pris connaissance ultérieurement des révélations de l’hebdomadaire polonais Nie sur la formation deux mois avant le début des événements des émeutiers nazis à l’Académie de police polonaise. Quant à nier la présence de nazis au sein du nouveau gouvernement ukrainien, cela revient à clamer que la nuit est lumineuse. Il n’est pas nécessaire de se rendre à Kiev, il suffit de lire les écrits des ministres actuels ou d’écouter leurs propos pour le constater [7].

En définitive, si ces argumentaires permettent de donner l’illusion d’un consensus des grands médias atlantistes, ils n’ont aucune chance de convaincre des citoyens curieux. Au contraire, il est si facile avec Internet de découvrir la supercherie que ce type de manipulation ne pourra qu’entamer un peu plus la crédibilité de Washington.

L’unanimisme des médias atlantistes le 11-Septembre a permis de convaincre l’opinion publique internationale, mais le travail réalisé par des très nombreux journalistes et citoyens, dont j’ai été le précurseur, a montré l’impossibilité matérielle de la version officielle. Treize ans plus tard, des centaines de millions de personnes ont pris conscience de ces mensonges. Ce processus ne pourra que se développer avec le nouveau dispositif de propagande états-unien. En définitive, tous ceux qui relayent les argumentaires de la Maison-Blanche, notamment les gouvernements et les médias de l’Otan, détruisent eux-mêmes leur crédibilité.

Barack Obama et Benjamin Rhodes, John Kerry et Richard Stengel n’agissent qu’à court terme. Leur propagande ne convainc les masses que quelques semaines et contribue à les révolter lorsqu’elles comprennent la manipulation. Involontairement, ils sapent la crédibilité des institutions des États de l’Otan qui les relayent consciemment. Ils ont oublié que la propagande du XXème siècle ne pouvait réussir que parce que le monde était divisé en blocs qui ne communiquaient pas entre eux, et que son principe monolithique est incompatible avec les nouveaux moyens de communication.

La crise en Ukraine n’est pas terminée, mais elle a déjà profondément changé le monde : en contredisant en public le président des États-Unis, Vladimir Poutine a franchi un pas qui empêche désormais le succès de la propagande états-unienne.

[1] « Un réseau militaire d’intoxication », Réseau Voltaire, 8 décembre 2003.

[2] « L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda , Réseau Voltaire, 10 juin 2012.

[3] « Le rédacteur en chef de Time Magazine, nouveau patron de la propagande US », Réseau Voltaire, 16 avril 2014.

[4] « Fiche documentaire du département d’État : 10 contre-vérités sur l’Ukraine », Réseau Voltaire, 5 mars 2014.

[5] « Note aux médias du Département d’État : 10 contre-vérités russes à propos de l’Ukraine », Réseau Voltaire, 13 avril 2014.

[6] « Ukraine : la Pologne avait formé les putschistes deux mois à l’avance », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 17 avril 2014.

[7] « Qui sont les nazis au sein du gouvernement ukrainien ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 mars 2014.

 

Ingérence occidentale en Ukraine: La Shell et BP disent à Poutine: les affaires en Russie continuent malgré l’Ukraine…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, BP et marée noire golfe du mexique, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on avril 21, 2014 by Résistance 71

Nous avons trouvé cette information très intéressante dans la partie “business” de RT, ceci n’était même pas une manchette d’information et pourtant, cet entrefilet nous en dit bien long sur l’affaire ukrainienne et stimule l’analyse…

Pour faire simple, il semblerait que ce qui se passe en Ukraine ne soit qu’une provocation inhérente du jeu de “je te tiens tu me tiens par la barbichette” engagé entre l’oligarchie pétrolière et financière occidentale (les mêmes personnes, voir les articles de Dean Henderson que nous avons traduit) et la Russie pour le pétrole et le gaz.

Les grands patrons des entreprises pétrolières Shell, ExxonMobil, BP montent au créneau pour réaffirmer leur engagement en Russie surtout dans l’Arctique russe, malgré la “crise ukrainienne”. Qu’est-ce que cela veut dire? Du côté occidental: Nous avons investi des milliards, touchez pas au grisbi ! Si la Russie nous vire ou nous coupe de quelques manières que ce soit, ce sera la guerre… Du côté russe: Nous avons l’Arctique et Sakhalin, notre expérience en exploitation pétrolière est 10 fois supérieures à la votre (cf notre dossier sur l’origine du pétrole abiotique, les Russes ont une expérience de décennies en forages profonds que n’ont pas les occidentaux et quand ils s’y aventurent… le résultat c’est Deep Horizon, BP dans le Golfe du Mexique !…), bref nous n’avons pas besoin de vous dans l’absolu, la coopération c’est la paix… Donnant, donnant…

Les Russes ne vireront pas les occidentaux, mais se protègeront, car confiance zéro. Ils savent que la dernière fois qu’une compagnie pétrolière américaine fut virée de Russie (le tsar Nicolas II retirant les droits d’exploitation pétroliers à la Standard Oil des Rockefeller, aujourd’hui… ExxonMobil, au début du XXème siècle, ce qui mena à son renversement en 1917. La révolution bolchévique ayant été financée par Wall Street et la City de Londres, comme explicité par l’historien Antony Sutton, pour l’appropriation à terme d’un marché captif, ce qui fut fait…), le chaos s’en suivit.

Ceci mène directement à une question assez terrifiante: Qu’est-ce qui se tient entre les grosses transnationales du pétrole et de la finance occidentales et un contrôle absolu anglo-américain des plus grosses réserves d’hydrocarbures au monde ? Réponse: un homme… Vladimir Poutine !

De deux choses l’une: ou l’oligarchie à terme arrivera à se ralier Poutine pour le contrôle totale mondial des réserves d’hydrocarbures, ou Poutine demeurera ce qu’il est, un protecteur de la Russie contre vents et marées et deviendra donc de facto, l’homme à abattre pour les majors du pétrole, c’est à dire les maîtres du monde (pour l’heure). Les Russes n’ont pas besoin de l’occident pour exploiter leurs hydrocarbures, mais l’impliquer aide à contrôler la veulerie et garanti une paix précaire, ce qu’il faut est maintenir en échec le désir mégalomaniaque occidental de vouloir absolument tout contrôler sans partage. Là réside assurément toute la subtilité de Poutine. Le problème majeur est que Poutine est trop seul, comme Chavez, lui parti (lire assassiné), qui a l’aura de reprendre le flambeau ? Personne… Pourquoi donc ne pas redonner le contrôle au peuple et amener une autogestion nationale contrôlée pour finir par dissoudre l’état et son pouvoir dans le peuple, là où il est particulièrement soluble, comme le préconisait les premiers soviets (assemblées populaires en russe), créés par les anarchistes à St Pétersbourg en 1905.

La fin de son règne approchant et sans doute dans ce qui fut une crise de lucidité (et de remords ?…) entre deux états seconds alcooliques, Boris Eltsine avait dit à Poutine alors jeune conseiller montant: “Sauve la Russie !” C’est ce que Poutine fait depuis 1991 et en sauvant la Russie, il sauve également le monde… pour l’instant…

– Résistance 71 –

 

La Shell dit à Poutine que le projet gazier est toujours sur les rails quoi qu’il arrive en Ukraine

 

RT

 

18 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/business/shell-putin-meeting-moscow-432/

 

= Traduit de l’anglais par Résistance 71 =

 

Le nouveau PDG de la Royal Dutch/Shell Ben Van Beurden a rencontré le président Poutine vendredi dernier, signalant que la tension en Ukraine n’a en rien affecté l’investissement en Russie et que les contrats énergétiques ne seront pas déraillés par la politique internationale.

Van Beurden a rencontré le président dans sa résidence hors de Moscou et a réaffirmé l’engagement de l’entreprise pour développer la seule usine russe de gaz naturel liquide (GNL) avec Gazprom.

Nous savons également que ceci est un projet qui demandera un gros soutien pour avoir du succès, donc un de mes buts en vous rencontrant Mr le président, est aussi de sécuriser le soutien pour faire aller ce projet de l’avant,” a dit Van Beurden.

“Il est temps maintenant d’étendre ce projet lucratif et nous aurons besoin de tout le soutien nécessaire pour en faire un succès,” a dit le patron du pétrole. Poutine a dit qu’il était heureux que Shell continue son travail en Russie.

L’entreprise multinationale anglo-hollandaise de pétrole et de gaz a plusieurs projets concernant les hydrocarbures en Russie, incluant une prise de 27% des parts dans le projet Sakhalin II, le plus grand projet d’exploration pétrolier au monde, ainsi que des accords portant sur des milliards de dollars pour explorer les réserves arctiques en coopération avec les entreprises d’état russes GazProm et Rosneft.

“La coopération entre la Russie et Shell et d’autres entreprises internationales du pétrole est essentielle pour la construction de nouvelles réserves de pétrole et de gaz pour la Russie et pour que celle-ci demeure le 1er exportateur de ces produts dans le monde”, a dit à RT Mahmoud Salameh, un expert en pétrole et consultant à la World Bank Energy.

En avance dans l’Arctique

Seules les entreprises d’état russes peuvent obtenir des licences d’exploration des réserves pétrolières arctiques qui sont estimées à 90 milliards de tonnes ou environ 13% de l’offre mondiale,

Shell, tout comme Exxon Mobil, ont des intérêts dans les zones arctiques russes. (NdT: Shell représente les intérêts Rothschild et Exxon Mobil les intérêts Rockefeller, les deux familles étant alliées et main dans la main depuis la fin du XIXème siècle…) et la Russie est déjà en avance sur ses rivaux en Arctique car elle y produit déjà du pétrole,” a dit Salameh.

Les réserves de gaz naturel sont de 1670 milliards de m3 ou 30% des réserves mondiales et le gaz naturel liquéfié pèse environ 44 milliards de barils ou 20% des réserves potentielles. La Shell qui a un vaste projet en Alaska, peut transférer son expertise dans l’Arctique russe.

D’autres géants du gaz comme l’Italien ENI, le Norvégien Statoil, l’américain ExxonMobil et le Français Total travaillent avec les entreprises russes pour explorer les hydrocarbures dans l’Arctique russe.

Quelles sanctions ?

Une mésentente politique entre l’occident et la Russie au sujet de l’Ukraine a mené les Etats-Unis à mener une série de sanctions contre la Russie, ce qui pourrait avoir des effets adverses pour les entreprises occidentales travaillant dans l’industrie pétrolière du pays.

Je suis sûr qu’ils seront sujets à une certaine pression si des sanctions sont imposées à la Russie, mais je doute qu’ils succomberont à tout cela,” a dit Salameh.

Malgré le fait que les Etats-Unis soient les plus vocaux au sujet de faire appliquer des sanctions, la plus grosse des compagnies pétrolières américaine Exxon Mobil (Rockefeller) possède la plus grosse présence géographique en Russie.

Pour les patrons du pétrole, les affaires continuent en Russie. Parlant à une réunion annuelle des actionnaires de BP (Amoco) la semaine dernière, son PDG Bob Dudley est resté positif au sujet des coopérations avec la Russie.

BP possède 19,75% des parts de Rosneft comme résultat d’une super fusion entre l’entreprise d’état russe et TNK-BP en mars 2013.

A l’encontre des autres entreprises pétrolières étrangères en Russie, Shell a minimisé son exposition en Russie en investissant projet par projet au lieu d’acheter des parts dans les entreprises locales.

Ingérence occidentale en Ukraine et contre la Russie.. Les Mohawks, alliés de la Russie, rappellent l’entreprise commerciale Canada à l’ordre…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on avril 20, 2014 by Résistance 71

Intéressant de constater qu’un traité datant de 1710 unit la confédération iroquoise à la Russie, certes tsariste, mais traité de nation à nation… Ce que le Canada et les Etats-Unis n’ont jamais fait en bonnes entités coloniales qu’ils sont.

– Résistance 71 –

 

Le Canada menace d’anciens alliés des Mohawks

 

Mohawk Nation News

 

18 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/04/18/canada-threatens-ancient-mohawk-allies/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le PDG de l’entreprise Canada Harper envoie 6 CF18 et d’autres armes de destruction massive pour les provocations de l’OTAN contre nos alliés de longue date: la Russie. Celle-ci est une alliée depuis très longtemps de Rotino’shonni:onwe / confédération iroquoise et ses amis et alliés de l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord). Notre alliance est fondée sur Kaianereh:kowa, notre constitution. Les ceintures wampum de traités acceptées par Pierre le Grand en 1710 prouvent et enregistrent cet accord de paix souverain et international. Ces ceintures nous ont été présentées pour interprétation (NdT: ces ceintures wampum proviennent d’un musée de St Pétersbourg, elles sont en photo dans l’article original en anglais).

D’après notre constitution, qui est toujours enregistrée/archivée sous forme de wampum (NdT: 117 articles représentant 117 wampum) ainsi que notre traité, nous allons chercher toute solution légale pour mettre un terme à la violation par le Canada de la paix qui a été établie entre la Russie et Onkwehonwe, les véritables peuples souverains de l’Île de la Grande Tortue.

De manière évidente, le Canada ne participe pas aux négociations en cours entre la Russie, les Etats-Unis, l’Union Européenne et autres nations affectées. Chaque partie est d’accord de ne pas fournir d’armement à l’Ukraine. Mais le Canada est en train de provoquer la guerre avec notre alliée de longue date en fournissant des avions de combat et autres armes de destruction massive.

Ce traité d’alliance prédate les entreprises corporations du Canada et des Etats-Unis de plus d’un siècle. Le PDG Harper ne peut pas parler en notre nom. Seulement nous-mêmes pouvons parler pour nous-mêmes. La corporation du Canada parle au nom de ses actionnaires. Comme toute entreprise, le Canada n’existe que pour une seule raison: fournir des dividendes croissants à ses actionnaires et protéger leur anonymat.

Harper sends fighter jets & weapons of mass destruction.

Nous sommes aux côtés de nos alliés russes. Il n’y aura pas de guerre. Des conséquences s’en suivront de ces violations de nos anciennes alliances et de notre souveraineté. D’après la loi internationale, il est de notre devoir de demander au Canada de réfreiner sa posture belliqueuse envers la Russie. Nous, Rotinoshonni:onwe, réaffirmons notre alliance pour promouvoir la paix mondiale. Nous assumons que nos alliés russes qui ont rencontrés nos aïeux en 1710, continuent de penser de même. Ces ceintures furent laissées de façon à ce qu’un jour nous puissions nous assoir autour d’elles et en discuter. Ces ceintures de traité sont bien antérieures à la fois à la création des Etats-Unis (1776) et du Canada (1867) et de la religion appelée “Handsome Lake”. La réaffirmation de cette alliance est entre la Russie et les peuples de Kaianerehko:wa, la Grande Loi de la Paix, ceux qui suivent la loi naturelle de cette terre. La Russie est menacée par une entreprise commerciale déguisée en nation souveraine sur notre territoire.

Le chanteur Mohawk Robbie Robertson chante: 

Together we dance/ All the first nations/There’s no chance/ We ever gonna give up/Beating hearts, beating hearts/Come as one, come as one/This is Indian country.

Ensemble nous dansons / Toutes les nations premières / aucune chance / que nous n’abandonnions jamais / cœurs battant, cœurs battant / devenez un, devenez un / ceci est territoire indien. Robbie Robertson. “Stomp Dance”.

 

Résistance politique et consensus du statu quo… Le cas (pas unique) de l’Afrique du Sud (John Pilger)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on avril 19, 2014 by Résistance 71

Afrique du Sud 20 ans d’apartheid sous un autre nom

 

John Pilger

 

14 Avril 2014

 

url de l’article original:

 

http://johnpilger.com/articles/south-africa-20-years-of-apartheid-by-another-name

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Sur un de mes murs de Londres, j’ai mis ma photo préférée d’Afrique du Sud, une photo toujours vibrante à contempler, cette photo de Paul Weinberg d’une femme seule, debout entre deux véhicules blindés, les tristement célèbres “hippos”, alors qu’ils roulaient dans Soweto. Ses bras sont levés, les poings serrés, son corps fin à la fois invitant et défiant l’ennemi.

C’était le 1er Mai 1985. La dernière des grandes révoltes contre l’apartheid commençait. Douze ans plus tard, mon interdiction d’entrer en Afrique du Sud pendant 30 ans levée, il y eut un moment de “pince-moi je rêve” alors que j’atterissais à l’aéroport Jan Smuts et que je tendais mon passeport à l’agent de l’immigration sud-africaine noire. “bienvenue dans notre pays”, me dit-elle.

Je découvrais alors rapidement que l’esprit de résistance personnifié par cette femme sur la photo prise à Soweto avait survécu, avec un ubuntu vibrant qui réunit l’humanité africaine, la générosité et l’ingénuité politique, comme par exemple dans la décision toute de dignité de ceux dont je fus témoin, qui firent un cordon humain autour de la maison d’une veuve à qui on avait menacé de couper l’électricité et dans le rejet par les gens de ces “habitations” qu’ils appelaient “clapiers” et dans ces manifestations sociales de masse palpitantes, qui sont parmi les plus sophistiquées et les plus dynamiques au monde.

Au 20ème anniversaire du premier vote démocratique le 27 Avril 1994, c’est cette résistance, cette force pour la justice et le véritable progrès démocratique qui devrait être célébré, tandis que sa trahison et son gaspillage devraient être compris et gérés en conséquence.

Le 11 février 1990, Nelson Mandela sortait sur le balcon de la mairie de Cape Town avec le leader des mineurs Cyril Ramaphosa le soutenant. Finalement libre, il parla à des millions de sud-africains et de gens autour du monde. Ce fut le moment, cette seconde historique aussi rare et puissante que toutes les luttes universelles pour la liberté. Le pouvoir moral et le pouvoir de justice pouvaient triompher de tout, de toute orthodoxie il semblait. “Maintenant est venu le moment d’intensifier la lutte,” a dit Mandela dans un discours fier et revanchard, peut-être son meilleur ou le dernier de ses meilleurs.

Le lendemain il apparut pour se corriger lui-même. La règle de la majorité ne rendrait pas les noirs “dominants”. La retraite se précipita. Il n’y aurait pas de repossession publique des mines, des banques et des industries monopolistes rapaces, pas de démocratie économique, comme il l’avait promis avec les mots: “un changement ou une modification de nos vues à cet égard sont inconcevables”. Réassurant ainsi l’establishment blanc et ses alliés commerciaux étrangers, en ce que l’orthodoxie et le cronisme qui s’étaient construits, maintenus et avaient renforcé le fascisme de l’apartheid, devinrent alors l’agenda politique de la “nouvelle” Afrique du Sud.

Des accords secrets ont facilité tout cela. En 1985, l’apartheid avait souffert de deux désastres: la bourse de Johannesbourg s’était effondrée et le régime avait fait défaut sur sa dette étrangère croissante. En septembre de cette année là, un groupe emmené par Gavin Relly, PDG de l’Anglo-American Corporation, rencontra Oliver Tambo, le président de l’ANC et d’autres officiels de la libération, à Mfuwe en Zambie.

Le message de Relly était qu’une “transition” de l’apartheid à une démocratie électorale gouvernée par les noirs était possible seulement si “l’ordre et la stabilité” étaient garantis. Ceci est l’expression codifiée pour un état capitaliste dans lequel la démocratie économique et sociale ne sera jamais une priorité. Le but était de séparer l’ANC entre les “modérés” avec lesquels ils pourraient faire des “affaires” (Tambo, Mandela, et Thabo Mbeki) et la majorité qui consituait le Front Uni Démocratique et qui se battait dans les rues.

La trahison du FUD et de ses composants les plus efficaces telle l’Organisation Civique Nationale est aujourd’hui une histoire secrète poignante.

En 1987 et 1990, les officiels de l’ANC emmenés par Mbeki, rencontrèrent 20 membres importants de l’élite Afrikaaner dans une demeure d’état près de Bath en Angleterre. Autour de l’âtre de Mells Park House, ils burent des vins fins et du whisky pur malt. Ils firent des plaisanteries au sujet de manger du raisin sud-africain “illégal”, car alors sujet à un boycott, “c’est un monde civilisé ici”, se rappela Moff Terreblanche, un courtier en bourse et grand ami de F.W. De Klerk. “Si vous buvez un coup avec quelqu’un, puis un autre, cela amène une forme de compréhension. Vraiment, nous devinrent amis.”

Ces réunions conviviales étaient si secrètes, que personne à part quelques sélectionnés de l’ANC, n’était au courant. Les principaux animateurs étaient ceux qui avaient profité de l’apartheid, comme par exemple le géant minier britannique Consolidated Goldfields, qui payait les factures de Mells Park House. La chose la plus importante discutée autour du feu était qui devrait contrôler le système économique derrière la façade “démocratique”.

Au même moment, Mandela conduisait lui-même ses propres négociations secrètes depuis sa prison de Pollsmoor. Son contact principal était Neil Barnard, un puriste de l’apartheid qui était le patron du service de renseignement sud-africain. Des confidences furent échangées, des assurances recherchées. Mandela téléphona à P.W. Botha le jour de son anniversaire; le Groot Krokodil l’invita pour le thé et comme Mandela le nota, servit même le thé à son prisonnier. Mandela sortit en pensant: “je suis sorti en ayant le sentiment que j’avais rencontré un chef d’état chaleureux, créatif, qui m’avait traité avec tout le respect et la dignité auxquels j’aurais pu m’attendre.”

C’était l’homme qui, comme Verwoerd et Vorster avant lui, avaient envoyé une nation africaine entière dans un goulag atroce caché du reste du monde. La plupart des victimes n’avait pas droit à la justice ni à la restitution pour ce crime épique de la période de l’apartheid. Pratiquement tous les verkramptes, extrémistes, comme ce “chaleureux et créatif” Botha, échappèrent à la justice.

Ironie du sort, ce fut Botha qui dans les années 1980, bien avant l’ANC une décennie plus tard, démantela l’échaffaudage de l’apartheid et, crucialement, fit la promotion d’une classe riche noire qui jouerait le rôle dont Frantz Fanon nous avait averti, comme la “ligne de transition entre la nation et un capitalisme rampant bien que camouflé.”

Dans les années 1980, des magazines comme “Ebony, Tribute and Enterprise” célébraient les “aspirations” de la bourgeoisie noire dont les maisons à deux garages de Soweto étaient inclues dans les visites guidées faites aux étrangers que le régime cherchait à impressionner. “Ceci est notre classe moyenne noire”, disaient les guides, mais il n’y avait pas de moyenne: juste une classe tampon qui avait été préparée comme l’écrivit Fanon pour sa “mission historique”. Ceci demeure inchangé aujourd’hui.

Le régime de Botha avait même offert de généreux emprunts à la classe d’affaire noire depuis l’Industrial Development Corporation. Ceci leur permettait de lier des contact en dehors des “bantoustans”. Ainsi, une entreprise noire comme New Africa Investments pouvait acheter des parts de Metropolitan Life (NdT: grosse compagnie d’assurance). En une décennie, Cyril Ramaphosa devint le vice-PDG d’une entreprise qui fut de fait créée par l’apartheid. Il est aujourd’hui un des hommes les plus riches du monde.

La transition fut dans un sens, bien lisse. “Vous pouvez l’appeler ce que vous voulez, vous pouvez l’appeler thatchérite, mais pour ce pays, la privatisation est une politique fondamentale,” m’avait dit personnellement le président Mandela à Groote Schur.

Mais c’est exactement l’opposé de ce que vous avez dit auparavant, avant les premières élections en 1994”, avais-je dit.

Il y a un processus”, fut sa réponse indécise, “et chaque processus incorpore des changements”.

Mandela réléchissait sur le mantra de l’ANC, qui semblait devenir les obsessions d’un super culte. Il y avait tous ces pélerinages de l’ANC à la Banque Mondiale, au FMI à Washington, toutes ces “présentations” à Davos, toutes ces basses flatteries au G-8 et tous ces conseillers et consultants étrangers qui allaient et venaient, tous ces rapports pseudo-académiques avec leur jargon “néo-libéral” et leurs acronymes. Pour paraphraser l’écrivain comique Larry David: “un ruisseau susurrant de conneries”, engloba les premiers gouvernements de l’ANC, spécifiquement ses ministères des finances.

Mettant de côté un moment l’enrichissement des notables de l’ANC bien documenté et les contrats d’armenent juteux, l’analyste de l’Afrique Peter Robbins a eu un point de vue intéressant là-dessus. “Je pense que le leadership de l’ANC avait honte que la vaste majorité de son peuple vive dans le tiers monde,” a t’il écrit ; “ils n’aiment pas se penser comme étant principalement une économie de style africain. Ainsi l’apartheid économique a remplacé l’apartheid légal avec les mêmes conséquences pour les mêmes personnes et pourtant cela est considéré comme un des plus grands succès de l’histoire du monde.

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) de Desmond Tutu, a brossé cette réalité, même brièvement, lorsque les entreprises commerciales furent appelées au confessional. Ces auditions “institutionnelles” furent parmi les plus importantes, mais furent presque toutes dénigrées. Représentant l’industrie la plus mortelle, profitable, vorace et sans pitié au monde, la South African Chamber of Mines résuma un siècle d’exploitation en six pages et demies dérisoires. Aucune excuse pour les vastes étendues d’Afrique du Sud transformées en l’équivalent de Tchernobyl; aucune promesse de compensations pour ces hommes et familles minés par les maladies liées aux pratiques de l’extraction minière comme la silicose et la mésothéliomie. Beaucoup ne purent se payer des bouteilles d’oxygène, beaucoup de familles ne purent même pas payer les enterrements.

Avec un accent de l’ère des casques coloniaux, Julian Ogilvie-Thompson, ancien PDG de l’Anglo-American Enterprise, a dit à la Commission: “Sûrement, personne ne veut pénaliser le succès”. L’écoutant se trouvaient d’anciens mineurs qui pouvaient à peine respirer.

Les gouvernements de libération peuvent faire part de succès véritables et de longue durée depuis 1994. Mais la liberté plus fondamentale, celle de survivre et de faire mieux que survivre, de vivre décemment, a été refusée à la vaste majorité des Sud-Africains, qui sont parfaitement au courant que si l’ANC avait investi en eux et leur “économie informelle”, ceci aurait sûrement transformé la vie de millions de personnes. De la terre aurait pu être achetée et reprise pour créer de petites fermes pour les dépossédés, gérées dans l’esprit coopératif de l’agriculture africaine. Des millions de logements auraient été construits, une bien meilleure santé et éducation auraient été possibles. Un système d’emprunt à petite échelle aurait ouvert la voie à des biens et des services pour le grand nombre. Rien de tout ceci n’aurait nécessité l’import d’équipement ou de matières premières et l’investissement aurait créé des millions d’emplois. Alors qu’elles seraient devenues plus prospères, les communautés auraient développé leurs propres industries et une économie nationale indépendante.

Une hallucination ? L’inégalité violente qui frappe maintenant l’Afrique du Sud n’est pas une illusion elle. Ce fut Mandela lui-même qui a dit après tout: “Si l’ANC ne remplit pas ses promesses, alors les gens devront lui faire ce qu’ils ont fait du régime d’apartheid.

Résistance à l’oligarchie: Le capitalisme monopoliste et le contrôle des populations…

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , on avril 18, 2014 by Résistance 71

"La concurrence est un pêché" disait John D. Rockefeller. Le capitalisme, c’est çà !… Exploitation, oppression et coercition inscrites dans les "gènes" même de l’infâme création. Il n’y a pas de solutions au sein du système, changer de paradigme veut dire démonter la pyramide et la remplacer par une société horizontale, égalitaire, juste, autogérée par et pour le bien commun.

Il suffit de dire NON et de reprendre les billes. Sans joueurs… plus de casinos !

¡Ya Basta!

– Résistance 71 –

 

Spéculateurs, cartels et mythes de la pénurie

 

Dean Henderson

 

15 Avril 2014

 

url de l’article:

http://deanhenderson.wordpress.com/2014/04/15/speculators-cartels-myths-of-scarcity/

 

http://www.veteranstoday.com/2014/04/15/speculators-cartels-myths-of-scarcity/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Tandis que les gouvernements du monde sont sommés de “serrer les ceintures”, les économies se contractent et le mythe de la pénurie, rareté (en anglais “scarcity”, racine “scare” = peur) encourage une course vers le fond de l’abîme pour les masses. En parallèle de ces appels incessants à l’austérité, une concentration historique du pouvoir continue de s’opérer parmi l’élite mondiale bien grosse et bien grasse.

Le cartel de l’énergie Rockefeller/Rothschild et les commerçants du pétrole champions de la fraude fiscale de Zug en Suisse, ont bien disséminé le mensonge du “pic pétrolier”. Tous savent que tandis que le pétrole demeure à environ 100$/baril dans les cours des casinos financiers internationaux, les compagnies pétrolières paient elles, environ 18$/baril pour extraire le brut du sol. Très bientôt, big oil va sortir ses chiffres trimestriels montrant des bénéfices records, tandis que les spéculateurs emmenés par Goldaman Sachs et JP Morgan Stanley engrangent 50$/baril avant que le consommateur ne soit matraqué à la pompe. En Avril 2011, le ministère américain de l’énergie avait annoncé que le plus grand dépôt de stockage pétrolier des Etats-Unis à Cushing dans l’Oklahoma, tenait presque sa capacité maximum de 44 millions de barils. En clair, les Etats-Unis baignent dans le pétrole brut. Nous sommes un pays exportateur et les prix demeurent bien hauts.

A la même période le ministère de l’agriculture avait annoncé que les fermiers du sud-dakota planifiaient de planter quelques 850 000 acres supplémentaires de maïs (NdT: OGM bien sûr…), le plus grand surplus depuis 1931. D’après un bulletin de mars 2011 du même ministère, les récoltes de maïs du Brésil étaient en hausse de 2 milions de tonnes par rapport à 2010 et pourtant Les futurs (marchés) du maïs sur le Chicago Mercantile Exchange (CMEX, NdT: la bourse mondiale du grain est à chicago) s’échangèrent à des prix records. Les prix alimentaires sont hauts pour les mêmes raisons: concentration et spéculation. D’apès le même rapport du ministère de l’agriculture “Les stocks de blé pour 2010-11 sont supposés être plus vastes ce mois-ci en rapport à des réductions d’exportations. Les projections d’exportations sont réduites de quelques 25 millions de bushels alors que l’offre mondiale pour un blé de haute qualité a augmenté, particulièrement en provenance d’Australie et une vitesse d’écoulement du blé américain diminuant dans le dernier trimestre du marketing du blé pour cette année.” Et pourtant, les prix demeurèrent à des records hauts. Rien d’alarmant dans les rapports concernant la viande de bœuf, de volaille, d’œufs, de lait, de sucre ou de riz non plus. Et pourtant, les prix alimentaires ont continué à grimper en flèche. L’élite mondialiste sait très bien que l’alimentation et l’énergie sont essentielles à la vie. Le contrôle de ces deux besoins fondamentaux mène au contrôle sur les populations.

Après les acquisitions en 2008 de Swift, Smithfield et National Beef Packers par l’entreprise brésilienne JBS, il y a trois conglomérats qui contrôlent plus de 80% de l’empaquetage de la viande de bœuf aux Etats-Unis: Cargill, Tyson et JBS. Ces entreprises contrôlent l’industrie de l’alimentation du bétail centralisée dans le SO du Kansas et le SE de Colorado. Elles dominent également les industries du porc, du poulet et de le dinde. Cargill est le plus gros manufacturier de grain de la planète, gérant la moitié des stocks de grain de la planète.

Quatre entreprises géantes jouent au jeu non seulement de contrôler le pétrole, mais aussi toutes les sources d’énergie de la planète. Dans mon livre “Big Oil and their Bankers…”, je les appelle les quatre cavaliers: Royal Dutch/Shell, Exxon Mobil, Chevron Texaco et BP Amoco.

Ces méga-entreprises contrôlent le pétrole brut des têtes de puits saoudiennes jusqu’à votre pompe à essence américaine et font un profit dans chaque étape du processus de rafinement, du transport et du marketing entre les deux. Tandis que les républicains réactionnaires blâment les écolos pour le manque de production pétrolière domestique, ce furent ces géants du pétrole qui permirent la fermeture des robinets des puits de pétrole du Texas et de la Louisianne et qui délocalisèrent la production au Moyen-Orient, où des Benghladeshis, des Philippins et des Yéménites y travaillent pour 1 US$ par jour sur les plateformes et les champs pétroliers. La Royal Dutch/Shell et Exxon Mobil sont les plus lourdes et les plus intégrées verticalement des 4 cavaliers. Ces mastodontes ont mené la charge vers une intégration horizontale au sein de l’industrie de l’énergie, investissant lourdement dans les ressources de gaz naturel, de charbon et d’uranium.

Avec la chute du mur de Berlin, l’Europe de l’Est, la Russie, les Balkans et l’Asie centrale s’ouvrirent aux grosses entreprises du pétrole. D’après Kurt Wulff de la firme d’investissement pétrolier McDep Associates, les 4 cavaliers en s’engouffrant dans les nouvelles pâtures ont vu leurs avoirs augmenté entre 1988 et 1994 de 54% pour Exxon-Mobil, 74% pour Chevron Texaco, 52% pour Royal Dutch/Shell et 54% pour BP Amoco. Le cartel pétrolier Rockefeller/Rothschild a plus que doublé ses avoirs combinés en juste 6 ans.

La Russie et l’Asie centrale contiennent plus de la moitié des réserves mondiales de gaz naturel. La Royal Dutch/Shell a mené la voie pour exploiter ces réserves, formant un partenariat avec Uganskneftegasin dans un grand champ gazier de Sibérie duquel Shell possède 24,5% des actions. Shell a été le premier producteur mondial de gaz depuis 1985, souvent en partenariat avec Exxon Mobil (NdT: Il semblerait que GazProm le géant russe soit le premier producteur mondial aujourd’hui…)

Aux Etats-Unis,le secteur de vente du gaz naturel est partagé entre Dynegy, propriété de Chevron Texaco et Duke Energy, propriété d’Exxon Mobil. Tous deux furent instrumentales, avec Enron, dans les hausses des prix du gaz en 2000 en Californie, ce qui lamina son économie et mena à la banqueroute de son fournisseur officiel d’état Pacific Gas & Electric. Exxon Mobil a de gros intérêts dans les centraes génératrices d’énergie dans le monde ceci incluant la propriété de l’entreprise China Light & Power, basée à Hong Kong.

Dans les années 1970, les grosses entreprises pétrolières investirent 2,4 milliards de dollars dans l’exploration d’uranium. Elle contrôlent maintenant environ la moitié des réserves mondiales d’uranium, très importantes pour faire fonctionner les centrales nucléaires. Chevron Texaco et Shell ont même développé une coopération pour construire des réacteurs nucléaires.

Exxon Mobil est le leader de la production de charbon aux Etats-Unis et possède la seconde plus grosse réserve de charbon après Burlington Resources, l’ancienne succursale des chemins de fer BN qui fut rachetée en 2005 par Conoco Phillips contrôlé la famille DuPont. La Royal Dutch/Shell possède des mines de charbon dans le Wyoming au travers de sa branche ENCOAL et en Virginie de l’ouest avec Evergreen Mining. Chevron Texaco possède Pittsburg & Midway Coal Mining.

Sept des 15 plus grosses entreprises de la houille aux Etats-unis sont propriétés de compagnies pétrolières tandis que plus de 80% des réserves pétrolières et gazières des Etats-Unis sont contrôlées par les 9 plus grosses entreprises. La Royal Dutch/Shell et Exxon Mobil continuent toutes deux d’acheter toujours plus de réserves de charbon.

La concentration du pouvoir dans l’industrie de l’énergie n’est pas limitée aux Etats-Unis. En Colombie, Exxon Mobil possède d’énormes mines de charbon, BP Amoco possède de vastes champs pétroliers et Big Oil contrôle les ressources énormes non-renouvelables du pays. En 1990, Exxon Mobil a importé 16% de son brut pour le marché américain de Colombie.

Les 4 cavaliers ont également lourdement investi dans d’autres aventures minières. Shell possède des contrats à long terme avec plusieurs gouvernements pour l’extraction de l’étain au travers de sa succursale Billiton qui a des mines au Brésil et en Indonésie et où elle est le plus gros producteur d’or de ce pays. Billiton a fusionné avec l’australienne Broken Hill Properties pour devenir le plus gros conglomérat minier au monde BHP Billiton.

Shell entretient aussi d’excellentes relations avec la seconde plus grosse compagnie minière du monde – Rio Tinto – aux travers de directorats historiquement entremêlés. La reine Juliana de Hollande et Lord Victor Rothschild sont les deux plus gros actionnaires de la Royal Dutch/Shell (NdT: et incidemment, Exxon Mobil et Chevron Texaco représentent les intérêts Rockefeller…)

Shell a commencé récement à investir lourdement dans l’industrie de l’aluminium. Shell Canada est le premier producteur canadien de sulphures. Shell contrôle de gros intérêts de l’industrie du bois au Chili, en Nouvelle-Zélande, au Congo et en Uruguay et une vaste industrie de la fleur avec des fermes horticoles au Chili, à l’île Maurice, en Tunisie et au Zimbawe.

Récemment, le tentacule de la Shell BHP Billiton a annoncé une tentative de reprise hostile (OPA) de l’entreprise canadienne Potash Corp pour 38,6 milliards de dollars. BHP Billiton possède déjà Anglo Potash et Athabasca Potash. La propriété de Potash Corp. lui donnerait un contrôle sur plus de 30% du marché mondial de la potasse. La potasse est un composant essentiel et nécessaire pour faire pousser quelque culture que ce soit.

BP Amoco, au travers de sa succursale ARCO, est devenu un des six plus gros producteurs de bauxite au monde, minerai dont le dérivé est l’aluminium. BP possède des mines en Jamaïque et dans d’autres nations des Caraïbes.

Chevron Texaco contrôle plus de 20% de l’énorme groupe minier AMAX, le plus gros producteur de tungstène aux Etats-Unis avec de grosses parts investies en Afrique du Sud et en Australie.

Exxon Mobil est propriétaire de Superior Oil et de Falconbridge Mining, les deux plus gros producteurds canadiens de platine et de nickel respectivement. Exxon possède en outre Hecla Mining, un des plus gros producteurs de phosphates au monde, avec des mines au Maroc et en Floride. Les phosphates sont nécessaires à la production d’uranium tandis que l’acide phosphorique est un élément clef de la production pétrochimique, que les 4 cavaliers bien sûr contrôlent également.

Un autre véhicule de l’hégémonie des 4 cavaliers dans le secteur énergétique est le partenariat. Pendant des décennies avant que Chevron ne fusionne avec Texacon en 2001, les entreprises ont fait la promotion des produits pétroliers dans 58 pays du monde sous la marque Caltex. Ils ont aussi opéré Amoseas et Topco en partenariat avant de fusionner.

Caltex possède des raffineries en Afrique du Sud, au Bahreïn et au Japon. Aux Philippines, Caltex et Shell contrôlent 58% du secteur pétrolier. Lorsque l’homme fort du régime philippin Ferdinand Marcos introduisit la loi martiale en 1972, le vice-président de Caltex, Frank Zingaro commenta: “La loi martiale a considérablement amélioré le climat des affaires”.

Exxon et Mobil ont aussi partagé bien des partenariats dans le monde avant leur fusion de 1999, incluant PT Stanvav Indonesia. La Royal Dutch/Shell et Exxon Mobil ont établi un partenariat en Mer du Nord appelee Shell Expro en 1964, tandis qu’en 1972, la Shell s’alliait avec Mitsubishi au Brunei pour fournir du pétrole au Japon.

La Shell possède 34% de Petroleum Development Oman en partenariat avec Exxon Mobil. Saudi ARAMCO, l’iranian Consortium, Iraqi Petroleum Company, Kuweit Oil Company et ADCO aux Emirat Arabes Unis, représentent tous la collusion des 4 cavaliers.

En Iran, Irak et en Libye, ces cartels furent nationalisés. C’est pourquoi le cartel pétrolier Rockefeller/Rothschild fait payer le contribuable américain pour envahir l’Irak et la Libye tout en continuant de menacer l’Iran. Le premier contrat pétrolier en Irak occupé fut pour Royal Dutch/Shell. Le second pour BP et le 3ème pour Exxon Mobil… Vous voyez le topo…

L’alimentation et l’énergie sont tous deux vital pour la vie humaine. C’est pourquoi le congrès des Etats-Unis devraient faire fermer tous les casinos spéculatifs comme le Chicago Mercantile Exchange et le NYMEX (New York Mercantile Exchange) tout en nationalisant les 4 cavaliers et le monopole de l’agro-alimentaire. Nous devrions former une entreprise énergétique américaine et une entreprise agro-alimentaire américaine, qui se concentreraient sur des énergies renouvelables et une alimentation plus saine et diversifiée respectivement.

Tout est possible si nous montrons une volonté politique et n’avons pas peur. Nous devons rejeter la théorie du “pic pétrolier” et son mythe attenant de la pénurie alimentaire et attaquer les vrais problèmes: la concentration du pouvoir entrepreneurial et la spéculation.

D’où viennent nos pitres de la politique française ?… Des tiroirs du département d’état yankee…

Posted in actualité, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , on avril 18, 2014 by Résistance 71

Qu’on puisse toujours vouloir voter est au delà de tout entendement.

On parle pas mal en ce moment d’un meuble solférinien en la personne de Cambadélis, nouveau calife de la rue de solférino… En voilà encore un émoulu de la branche néo-con trotskite américaine, formé par la maison mère (voir ci-dessous).

Une officine affiliée au département d’état et à la CIA (NED) forme, au pays du goulag levant et dans ses satellites comme la France, les larbins politiques qui serviront des deux côtés de la barrière illusoire établie par leurs financiers, pour diviser les opinions publiques. La destruction des syndicats fut également programmée et parachevée par cette filière (voir ci-dessous).

"En étant nés sur cette planète, nous avons droit à un ticket pour la foire aux monstres. Être né aux Etats-Unis donne droit à un siège au 1er rang." disait le regretté et visionnaire George Carlin. Le cirque Barnum a ses succursales bien implantées.

– Résistance 71 –

 

Extraits de l’article “La NED, vitrine légale de la CIA”

 

Thierry Meyssan

 

6 Octobre 2010

 

Nous avions publié l’article complet le 12 octobre 2010:

http://resistance71.wordpress.com/2010/10/12/syndicats-qui-sont-ils-vraiment-sommes-nous-sur-de-la-connaitre-pouvons-nous-vraiment-leur-faire-confiance-quelques-elements-de-reponse/

L’article original ici:

http://www.voltairenet.org/article166549.html

 

[...]

 

En définitive, la structure juridique de la NED et le volume de son budget officiel ne sont que des leurres. Par essence, elle n’est pas un organisme indépendant chargé d’actions légales autrefois dévolues à la CIA, mais elle est une vitrine que le Conseil de sécurité nationale charge de réaliser les éléments légaux d’opérations illégales.

La stratégie trotskiste

Au cours de sa phase de mise en place (1984), la NED a été présidée par Allen Weinstein, puis durant quatre ans par John Richardson (1984-88), enfin par Carl Gershman (depuis 1998).

Ces trois hommes ont trois points communs. Ils sont juifs, ont milité au sein du parti trotskiste Social Democrats USA, et ont travaillé à la Freedom House. Il y a une logique à cela : par haine du stalinisme, certains trotskistes ont rejoint la CIA pour lutter contre les Soviétiques. Ils ont apporté avec eux la théorie de la prise de pouvoir mondiale, en la transposant aux « révolutions colorées » et à la « démocratisation ». Ils ont simplement déplacé la vulgate trotskiste en l’appliquant au combat culturel analysé par Antonio Gramsci : le pouvoir s’exerce dans les esprits plus que par la force. Pour gouverner les masses, une élite doit d’abord leur inculquer une idéologie qui programme leur acceptation du pouvoir qui les domine.

Le Centre américain pour la solidarité des travailleurs (ACILS)

Connu sous le nom de Solidarity Center, l’ACILS, branche syndicale de la NED, est de très loin son principal canal. Il distribue plus de la moitié des dons de la Fondation. Il a pris la succession des organismes antérieurs qui ont servi tout au long de la Guerre froide à structurer les syndicats non-communistes dans le monde, du Vietnam à l’Angola, en passant par la France et le Chili.

Le fait de choisir des syndicalistes pour couvrir ce programme de la CIA est d’une rare perversité. Loin du slogan marxiste « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous », l’ACILS associe les syndicats ouvriers états-uniens à l’impérialisme qui écrase les travailleurs des autres pays.

Cette filière était dirigée par un personnage haut en couleurs, Irving Brown, de 1948 jusqu’à sa mort en 1989.

~ En 1981, Irving Brown place Jean-Claude Mailly comme assistant du secrétaire général de Force Ouvrière, André Bergeron. Ce dernier reconnaîtra financer son activité grâce à la CIA. Mailly devient secrétaire général de FO, en 2004. ~

Certains auteurs assurent que Brown était le fils d’un Russe blanc, compagnon d’Alexandre Kerensky. Ce qui est certain, c’est qu’il fut agent de l’OSS, le service de renseignement US durant la Seconde Guerre mondiale et participa à la création de la CIA et du réseau Gladio de l’OTAN. Il refusa d’en prendre la direction, préférant se concentrer sur sa spécialité, les syndicats. Il fut basé à Rome, puis à Paris, et non pas à Washington, de sorte qu’il eut une influence particulière sur la vie publique italienne et française. A la fin de sa vie, il se vantait ainsi de n’avoir cessé de diriger en sous-main le syndicat français Force Ouvrière, d’avoir tiré les ficelles du syndicat étudiant UNI (où militèrent Nicolas Sarkozy et ses ministres François Fillon, Xavier Darcos, Hervé Morin et Michèle Alliot-Marie, ainsi que le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer et le président du groupe parlementaire majoritaire Jean-François Copé), et d’avoir personnellement formé à gauche des membres d’un groupuscule trotskiste dont Jean-Christophe Cambadelis et le futur Premier ministre Lionel Jospin.

A la fin des années 90, les adhérents de la confédération AFL-CIO ont exigé des comptes sur les activités réelles de l’ACILS, alors que leur caractère criminel dans de nombreux pays avait été abondamment documenté. On aurait pu croire que les choses auraient changé après ce grand déballage. Il n’en est rien. En 2002 et 2004, l’ACILS a participé activement au coup d’Etat manqué au Venezuela contre le président Hugo Chavez et à celui, réussi, en Haïti, renversant le président Jean-Bertrand Aristide.

Aujourd’hui l’ACILS est dirigé par John Sweeney, ancien président de la confédération AFL-CIO, qui est lui aussi issu du parti trotskiste Social Democrats USA [...]

 

~ Ancien adjoint de Rahm Emanuel et actuel responsable du NDI, Tom McMahon est venu en France organiser les primaires du Parti socialiste. ~

Résistance à l’ultra-libéralisme de la fange UMPS… Vérités et omission (de taille)…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, syndicalisme et anarchisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on avril 18, 2014 by Résistance 71

Quelques vérités bien assénées dans ce billet que nous relayons, sur l’escroquerie politique et sociale généralisée soutenue par tous les syndicats foie jaune qui bouffent au râtelier oligarchique depuis des lustres.

Néanmoins, il y a une grande omission dans ce qui est préconisé par l’auteur du billet, volontairement ou non, difficile à dire… Le titre devrait en fait lire:

"Appel à la grève sauvage, générale, illimitée et EXPROPRIATRICE !" pourquoi expropriatrice ? Parce que cela permet le démarrage illico du contre-pouvoir autogestionnaire ou nous reprenons le contrôle des lieux de travail par et pour tout à chacun. Une chose simple à se rappeler en permanence: Les patrons, l’état, ont besoin des ouvriers et des fonctionnaires et non pas l’inverse. Une usine fonctionne parfaitement sans patron, certainement pas sans ouvriers. Un état sans fonctionnaires… n’existe plus, c’est là toute l’affaire ! Si une grève générale, illimitée n’est pas expropriatrice, à moyenne échéance, c’est retour à la case départ.

La clique politique, tous partis confondus, pédale pour ses maîtres de la haute finance et du business. L’antidote de cela est l’autogestion. Virer les parasites et le peuple reprend en compte le politique et le social, SANS INTERMEDIAIRES ! A ce moment seulement, l’intérêt général sera vraiment à l’ordre du jour.

A méditer avant d’agir !

– Résistance 71 –

 

Appel à la grève sauvage, générale et illimitée !

 

Mai68.org

 

17 Avril 2014

 

url de l’article:

http://mai68.org/spip/spip.php?article7132

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

Le "plan d’économies" du fasciste Manuel Valls (en fait une véritable arnaque) devra faire semblant d’être voté à l’Assemblée, prévient le metteur en scène Cambadélis.

Cela rappelle la triste époque où la prétendue "écologiste" Dominique Voynet avait volé la mairie de Montreuil aux communistes avec les voix de la droite ! Que ce soit bien clair, la droite officielle (UMP) votera le plan Valls qui en réalité lui plaît bien, et il sera voté aussi par la droite du P"S". Il sera donc voté à une large majorité.

À quoi ça sert, de voter à gauche dans de telles conditions ? Si voter pouvait changer quelque chose, ce serait interdit !

Et on nous fera croire que le plan Valls est le seul moyen de "sauver la France et son système social", alors qu’il est là au contraire pour les détruire. Seul un nouveau mai 68 pourra empêcher ça !

N’attendez pas que les syndicats et les partis l’aient décidé à votre place ! D’ailleurs, ils ne le feront pas, car ils ne l’ont jamais fait. Invitez vos collègues lycéens, étudiants ou travailleurs, à une Assemblée Générale et proposez-leur la grève reconductible de jour en jour, une vraie grève dure et qui dure. Avec occupation du lieu de travail et piquet de grève dur.

Ensuite, si la grève est votée, pendant que le piquet de grève reste sur place pour éviter que les patrons fassent travailler les jaunes (des traîtres), il faut que la plupart des grévistes aillent dans les lycées, les usines etc. près de votre école ou entreprise afin de leur demander de vous suivre dans la grève, au moins par solidarité. L’extension géographique de la grève est en effet plus efficace que son extension par branche, même si les deux peuvent être menées de concert.

N’attendez pas qu’une autre école ou une autre entreprise vienne vous demander de vous mettre en grève. Vous êtes grands. Mettez vous-même votre lycée, votre entreprise privée ou votre service public en grève !

Ne faites pas confiance aux directions syndicales, elles font partie du pouvoir et sont nos ennemies autant que les patrons.

Pour gagner, il nous faut auto-organiser notre mouvement de contestation en une coordination dont le premier acte important sera de lancer un appel à la grève générale illimitée.

QU’EST-CE QU’UNE COORDINATION ?

http://mai68.org/spip/spip.php?article1081

Bien à vous, 
do 
17 avril 2014 
http://mai68.org

Le menteur Manuel Vals promet de dire la vérité ! Le croirez-vous ?

Manuel Valls va vous enfumer en vous disant que c’est la crise et qu’il faut se serrer la ceinture. Pardon, apprendre à gérer un budget. C’est comme ça qu’il faut dire, maintenant. N’en croyez rien, la crise est un mensonge destiné à vous faire accepter une diminution drastique de votre niveau de vie. Enrichir les riches en appauvrissant les pauvres ! En fait, tout le discours de Manuel Valls DOIT être ressenti par les exploité-e-s comme un appel à la grève générale sauvage totale et illimitée !

Article complet : http://mai68.org/spip/spip.php?article7073

CGT – Et Bernard Thibault devint chef :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1170

(Historique des grèves depuis mai 68, et ce qu’elles nous enseignent en pratique)

La CGT, la CFDT, FO, etc., sont des syndicats gouvernementaux !

Les seules grèves qui font peur au pouvoir, les seules auxquelles il cède, ce sont les grèves sauvages, celles qui sont incontrôlables, celles qui ne sont donc pas contrôlées par les syndicats.

Pendant la grande et belle grève de 1986, qui s’était ardemment battue contre toute forme de récupération et qui s’était par conséquent auto-organisée en coordination, les drapeaux et insignes de syndicats et de partis avaient été interdits en manif comme en Assemblées Générales !

Article complet : http://mai68.org/spip/spip.php?article7031

Comment a-t-on fait pour gagner contre le CPE en 2006 ?

Voici une liste de divers articles classés par ordre chronologique, ainsi que leurs résumés. Cela constitue non seulement un historique essentiel du mouvement qui a réussi à supprimer le CPE, alors même qu’il avait été déjà voté ; et, d’une façon générale, cela indique une méthode pour gagner une grève ou une bataille de la lutte de classe. Cela donne des indications stratégiques et tactiques sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour gagner ; ainsi que divers pièges où il ne faut pas tomber. Diverses magouilles utilisées par le pouvoir sont aussi dénoncées ainsi que la méthode pour les contrer.

Article complet : http://mai68.org/spip/spip.php?article6

Ingérence occidentale en Ukraine: le PDG de la CIA visite Kiev et commandite la répression… Jeu de mains, jeu de vilains…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on avril 16, 2014 by Résistance 71

“Les guerres modernes ne sont plus faites pour être gagnées mais pour durer” (George Orwell)

A notre sens, les banquiers ne veulent pas de guerre totale, ils souffriraient autant que nous des retombées nucléaires, mais il veulent le chaos généralisé. Débuté en Libye, puis en Syrie, l’oligarchie veut étendre le chaos créateur du Nouvel Ordre Mondial (ordo ab chao) aux portes de la Russie. Nous pensons plus que jamais que le seul moyen de sortir de cette spirale infernale menant au totalitarisme planétaire, est pour les peuples de sortir du système pyramidal, de refuser toute obéissance aux autorités auto-proclamées et de reprendre les affaires en main, sans délégation de pouvoir, en autogestion politique, sociale et économique. Ce qui nous est promis par le système étatique pyramidal, c’est la continuité de la mise en esclavage et le totalitarisme planétaire exercé par le plus petit nombre. La plannification de la mort de la société étatico-pyramidale se doit de devenir une priorité pour les peuples.

~ Résistance 71 ~

 

Washington conduit le monde à la guerre

 

Paul Craig Roberts

 

14 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/04/14/washington-drives-world-war-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le directeur de la CIA a été envoyé à Kiev pour lancer une suppression militaire des séparatistes russes des régions sud et Est de l’Ukraine, d’anciens territoires russes pour la plupart, qui furent stupidement rattachés a l’Ukraine au temps des soviétiques.

Le plan de Washington de se saisir de l’Ukraine a négligé le fait que les Russes et les parties parlant russe de l’Ukraine n’allaient pas être d’accord avec leur insertion dans l’UE et l’OTAN tout en se soumettant à la persécution des personnes parlant le russe. Washington a perdu la Crimée de laquelle il voulait expulser la Russie de sa base navale sur la Mer Noire. Au lieu d’admettre que le plan pour saisir l’Ukraine a foiré, Washington est incapable d’admettre une erreur et donc pousse la crise vers des niveaux plus dangereux.

Si l’Ukraine se dissout en sécession avec les anciens territoires russes retournant à la Russie, Washington sera confronté à la honte que le coup d’état qu’il a fomenté à Kiev n’a fait que restaurer les anciennes provinces russes à la Russie. Pour éviter cet embarrassement, Washington pousse la crise vers la guerre.

Le directeur de la CIA a instruit le gouvernement que Washington a choisi pour Kiev de demander à l’ONU de l’aide pour repousser les “terroristes” qui, avec une soi-disante aide russe, attaquent l’Ukraine. Dans le vocabulaire de Washington, l’auto-détermination est un signe de l’interférence russe. Comme l’ONU est une organisation essentiellement financée par Washington, Washington aura ce qu’il veut.

Le gouvernement russe a déjà clarifié il y a quelques semaines que l’utilisation de violence contre les manifestants en Ukraine méridionale et orientale obligerait le gouvernemet russe à envoyer l’armée pour protéger les ressortissants russes, tout comme la Russie l’avait fait en Ossétie du Sud lorsque Washington avait ordonné à sa marionnette georgienne d’attaquer les troupes gardiennes de la paix et les résidents russes de la région.

Washington sait que le gouvernement russe ne peut pas rester les bras croisés tandis qu’un état marionnette de Washington attaque des Russes et pourtant, Washington pousse la crise actuelle vers la guerre.

Le danger pour la Russie est que le gouvernement russe va s’en remettre à la diplomatie, aux organisations internationales, à la coopération internationale et au bon sens et l’intérêt des politiciens allemands et des politiciens des autres états européens marionnettes de Washington.

Pour la Russie, ceci pourra bien être une erreur fatale. Il n’y a absolument aucune bonne volonté émanant de Washington mais que le mensonge. Le délai des Russes donne à Washington le temps de masser des forces aux frontières avec la Russie et sur la Mer Noire et de diaboliser la Russie avec sa propagande, fouettant la population américaine dans un état de folie guerrière. Ceci est déjà en train de se passer.

Kerry a bien fait comprendre à Lavrov que Washington n’écoute aucunement la Russie. Comme Washington paie bien, ses marionnettes européennes n’écoutent pas la russie non plus. L’argent est bien plus important pour les politiciens européens que la survie de l’humanité.

A mon avis, Washington ne veut en rien que la crise ukrainienne ne se résolve de manière diplomatique et raisonable. En fait, il serait probablement mieux pour la Russie de bouger immédiatement et d’occuper les territoires russes d’Ukraine et de les réabsorber dans la Russie, de là où ils viennent en première instance. Ceci devrait être fait avant que les Etats-Unis et ses marionnettes de l’OTAN se soient préparés à la guerre. Il est bien plus difficile pour Washington de commencer une guerre lorsque les objectifs de la guerre ont déjà été perdus. La Russie sera diabolisée par une propagande sans relâche qu’elle ré-absorbe ou non les territoires traditionnels. Si la Russie permet à ces territoires d’être supprimés par Washington, le prestige et l’autorité du gouvernement russe s’effondrera, c’est peut-être du reste ce sur quoi compte Washington.

Si le gouvernement de Poutine reste les bras croisés tandis que l’Ukraine russe est supprimée, le prestige de Poutine va chuter et Washington finira le gouvernement russe en mettant en action ses centaines d’ONG qu’il finance en Russie, et que le gouvernememt russe a si stupidement toléré sur son sol. La Russie est minée par la 5ème colonne de Washington.

A mon avis, les gouvernements russe et chinois ont commis de tragiques erreurs stratégiques en demeurant au sein du système de paiement international fondé sur le dollar. Les pays du BRICS et tout autre nation ayant un tant soit peu de cervelle devraient instantanément déserter le système dollar, qui est le mécanisme même de l’impérialisme américain. Les pays du BRICS devraient immédiatement créer leur propre système de paiement séparé et leur propre système de communications/internet.

La Russie et la Chine ont fait ces erreurs stratégiques, parce que venant des échecs communistes et de la répression, elles ont assumé de manière naïve que Washington était pur, complètement dévoué à sa propagande d’auto-description de chevalier blanc de la loi, de la justice, de la compassion et des droits de l’Homme.

En fait, Washington, le pays “exceptionnel”, “indispensable”, n’est motivé que par sa domination hégémonique du monde. La Russie, la Chine et l’Iran se trouvent directement sur le chemin de Washington en route vers l’hégémonie et sont donc destinées à être attaqués.

L’attaque sur la Russie se précise.

Colonialisme chrétien, génocide et réseau pédophile: Les églises et états à genoux…

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on avril 15, 2014 by Résistance 71

“Dieu mort, restent les Hommes, c’est à dire l’Histoire qu’il faut comprende et bâtir.”
~ Albert Camus ~

“Les gens construisent une telle machine de pouvoir, qu’ils permettent à quiconque le peut de la saisir (et les chances sont très grandes qu’elle sera toujours saisie par les plus moralement dépravés), ils se soumettent servilement au pouvoir et sont ensuite surpris que tant de maux en ressortent. Ils ont peur des bombes des anarchistes et n’ont pas peur de cette organisation terrible qui les menace sans cesse des pires calamités… Pour délivrer les Hommes des terribles maux de l’armement et des guerres, qui fluctuent toujours, ce n’est pas d’assemblées parlementaires, de conférences, de traités, ni de tribunaux d’arbitrage, dont nous avons besoin, mais de la destruction de ces instruments de violence que sont ce que nous appelons les gouvernements et desquels résultent les plus grands maux de l’humanité. Pour détruire la violence gouvernementale, une seule chose est nécessaire: Que les gens comprennent que le sentiment de patriotisme, qui supporte à lui seul cet instrument de violence, est un très mauvais sentiment, un sentiment brutal, dangereux, disgrâcieux et par dessus tout, totalement immoral.”
~ Léon Tolstoï ~

La pierre de jet appelée Vérité et ses conséquences: vivre dans un monde post-Goliath

 

Kevin D. Annett


Secrétaire de terrain de l’International Tribunal into Crimes of Church and State (ITCCS)

 

13 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2014/04/13/the-slung-stone-called-the-truth-and-its-consequences-living-in-a-post-goliath-world/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Au moins 50 000 enfants aborigènes (du Canada) sont morts dans les pensionnats pour Indiens entre 1896 et 1973, d’après les propres documents du gouvernement sur leur taux de mortalité…” ~ Première déclaration de presse de Kevin Annett annonçant la publication de son livre: Hidden from History: The Canadian Holocaust on February 1, 2000

“Les archives concernant la mortalité de dizaines de milliers d’enfants autochtones, décédés du temps du programme des pensionnats pour Indiens qui sévissait au Canada, ont été remises à la Commission Vérité et Réconciliation. Plusieurs gouvernements provinciaux ont abandonné leurs archives à la commission…”

– West Coast Native News, le 30 Mars 2014 (http://westcoastnativenews.com/tens-of-thousands-first-nation-children-died-in-residential-schools/)

~ Puis David choisît quelques pierres bien lisses et les mît dans son sac et il tint sa fronde prête alors qu’il s’approchait de Goliath… ~ 1 Samuel 17:40

………

La pierre fatale appelée vérité

Je sais définitivement de quoi il retourne maintenant. Mais alors même que le Goliath de Rome et de Londres chancèle du coup reçu et commence à s’effondrer, une partie stupide et lancinante de moi-même pense toujours incroyablement que le miracle se soit produit et la bataille est gagnée. Même dans la victoire, nos esprits demeurent un peu plus dans le passé.

Ainsi, cette étrange partie de moi-même a trouvé bizarre la semaine dernière qu’aucun journaliste ne m’ait appelé pour me demander comment cela se ressentait d’avoir eu raison tout ce temps ; ou que l’église unifiée du Canada ne frappe pas à ma porte en se confondant en excuses: “Nous sommes désolés !” d’avoir détruit votre vie sans nécessité au sujet de quelque chose qui était en fait bien vrai: les assassinats qu’elle avait perpétrée sur de petits enfants bronzés.

Bien sûr qu’ils n’appellent pas, imbécile ! Dis-je à mon for intérieur stupide. Ils se barrent tous en rasant les murs !

Ces Philistins de l’église et de l’état ne sont plus le problème après tout ; spécifiquement maintenant qu’ils sont en déroute après la chute de leur mensonge Goliath, alors qu’ils utilisent les distractions usuelles et nécessaires avec leur réthorique politiquement correcte dont ils ont besoin pour couvrir leur retraite précipitée. Mais dans leur sillage, le reste d’entre vous va devoir maintenant décider comment voulez-vous vivre dans le grand vide et la brillante lumière laissés par leur absence.

J’ai rencontré aujourd’hui même une personne qui a travaillé pendant des décennies à un haut niveau de la Gendarmerie Royale du Canada, GRC (NdT: la police fédérale canadienne, l’équivalent du FBI, connue sous le nom de “police montée”). Il m’a dit que chaque “Mountie” (gendarme) au Canada a été briefé qu’il ne devait “en aucune circonstance” me harceler, m’engager ou même me poser des questions. Pourquoi ? A cause du très récent ordre de mise à pied que notre tribunal international de droit commun a émis à chaque agent, fonctionnaire de la couronne d’Angleterre, après que cette dernière ait été prouvée coupable de génocide lors d’un procès l’an dernier. Les gendarmes ont peur de cet ordre, brièvement, parce que, pour citer cet officiel: “Nous savons tous ce que nous avons fait.

Les nouvelles en provenance de Rome sont même encore plus révélatrices. Apparemment, même la mafia n’utilise plus la Banque du Vatican (NdT: qui est un gros actionnaire de la Banque d’Angleterre et dont les intérêts sont gérés depuis bien longtemps par la famille Rothschild..) pour blanchir leur argent de la drogue car, pour citer un sénateur italien: “Même les aveugles peuvent voir que l’église (catholique) est à genoux et ce n’est pas pour prier…” Apparemment, deux autres cardinaux importants connectés à la Banque sont également en passe de jeter l’éponge.

Tout cela me semble t’il, a tout l’air d’un Titan nommé Goliath, allongé dans la poussière et attendant que quelqu’un de courageux vienne le décapiter avec sa propre épée.

Ce coup de grâce arrive, mais je veux d’abord partager ce qui a vraiment mis à bas la bête.

Je viens d’avoir 58 ans en février dernier et mes hanches ne fonctionnent plus très bien ces jours-ci ; ceci provient du fait que j’ai dû marcher partout avec mes sacs surchargés de documents. Ce n’était pas comme çà il y a quelques 22 ans de celà, quand j’avais encore un permis de conduire et un salaire et lorsque j’ai appris au sujet des champs de la mort de Port Albeni (NdT: sur la côte ouest du Canada en Colombie Britannique) en tant que jeune prêtre de l’église unifiée y officiant.

Le genre d’usure particulière et incurable liée à la guerre qui vient avec le fait d’avoir lutté pendant si longtemps n’avait pas encore sévit sur moi à cette époque. J’étais aussi aveuglé que le reste d’entre vous et de cette façon, relativement heureux. Beaucoup de mes amis Indiens étaient aussi toujours vivant, des types dont vous n’entendrez jamais parler sauf par moi, des gars biens, qui savaient tout des enfants assassinés et qui avaient même aidé à les enterrer. Mais ces amis sont morts aussi maintenant. Tous.

Ricky Lavallée était l’un d’entre eux: lui qui avec sa guitare à deux cordes et son sourire moqueur me tirait toujours les mêmes deux dollars pour manger une pizza avant d’aller avec quelques autres survivants et moi-même, créer quelques nuisances les dimanches dans les églises du centre ville de Vancouver qui détestaient nous voir et ce que nous savions de leur saloperie. Ricky et six autres d’entres nous, arrêtèrent une fois le trafic le long de la Georgia Street avec nos bannières sur lesquelles hurlaient les mots: “Tous les enfants doivent avoir un enterrement correct !” et il souriait tout le temps.

L’année dernière, quelqu’un a très violemment frappé Ricky sur la poitrine, si violemment qu’il en est mort, peu de temps après qu’il ait parlé publiquement d’avoir vu un de nos potes, Bingo Dawson, se faire battre à mort par les flics de Vancouver, lui aussi. Mais comme Bingo était “officiellement” décédé “suite à un coma éthylique”… et bien, Ricky devint très vite un autre témoin occulaire encombrant.

Des photos de Ricky Lavallée et de Bingo Dawson devraient être accrochés aux murs de chaque classe d’école de notre nouvelle et bourgeonnante République du Kanata, car ils furent, ainsi que bien d’autres héros tombés, la force qui propulsa la pierre qui amena les criminels au sol.

… et ses conséquences

Ceux qui me souhaitent souvent de “faire attention” n’ont pas vraiment suivi l’affaire ces jours-ci. Ce sont les sales types qui aiment prétendre qu’ils gèrent, qui doivent faire sérieusement attention collectivement à leurs fesses de nos jours, pas moi, parce que comme le gendarme a dit… Ils savent ce qu’ils ont fait.

Comme un certain brandon sans abri avait l’habitude de dire en Galilée, le royaume des cieux est partout sur terre et pourtant les gens ne le voient pas. Ceci résume la situation actuelle, dans le sillage de la mise à bas légale et bientôt spirituelle du Vatican et de la Couronne d’Angleterre et de tous les pays et toutes les entreprises qui en sont échus ; nous sommes libres de refaire le monde et nous-mêmes dès maintenant, mais seulement si nous arrêtons de voir et de croire les illusions qui nous sont imprimées dans les esprits par des entités totalement fictives, et ce en commençant par les tribunaux, gouvernements et églises qui peuvent paraître réels.

Un de mes nouveaux amis est un Canadien du Midwest, un fermier et un sacré expert en droit coutumier. Il explique les choses de cette façon:

“Il n’y avait auparavant que la Loi Naturelle qui gouvernait les Hommes, le loi “de jure”, de dieu, celle de l’égalité et de la paix ; mais ensuite le pouvoir légal de facto a subverti le pouvoir de la loi et la force de facto devint le pouvoir légal des rois auto-proclamés et des papes qui régnèrent arbitrairement hors de la Loi Naturelle. Mais la Magna Carta est venue pour restaurer la Loi Naturelle sur l’humanité, et une fois de plus, le pouvoir de facto l’a rogné jusqu’à ce que la justice soit effectivement abolie dans tous les soi-disants tribunaux de justice.

Aujourd’hui, il n’y a plus de tribunaux ou gouvernements “de jure” où que ce soit: ce ne sont que des contractants privés des entreprises qui gouvernent notre monde. Ainsi, nous abolissons maintenant ces pouvoirs entrepreneuriaux de facto avec, une nouvelle fois, la Magna Carta, au travers des tribunaux de droit coutumier. Mais cette fois-ci, la bataille des balanciers doit cesser. Le peuple doit finalement se réapproprier la loi et la terre s’il doit avoir un futur.”

D’accord, il y a bien des gens éveillés qui y répondent. Mais COMMENT ?

Notre travail vous montre à tous non seulement le pourquoi mais aussi le comment déplacer les institutions criminelles et ce pas simplement en exposant les crimes. Cette dernière année, nous avons créé des ateliers de formation pour enseigner aux gens la droit coutumier et les déléguer pour être sheriffs et officiers de paix et membres de jury qui remplaceront les tribunaux corrompus entrepreneuriaux d’aujourd’hui. En Mai, des groupes du monde entier vont systématiquement faire appliquer les ordres de mise à pied émis à l’encontre des autorités criminelles existantes, qu’elles soient de police, d’église, de justice, de politique ou du pape.

Pour pousser les choses encore plus loin, durant le week-end pasqual qui vient les 18-20 Avril, nous allons spirituellement converger vers Rome pour annihiler l’autorité et la règle du Vatican et de l’entité qui le contrôle.

L’épée qui tranchera finalement la tête de Goliath est brandie, Ô peuple. Le problème n’est pas le manque de lame, mais la couardise et le conditionnement de la masse des gens. Et c’est pourquoi, seul le reliquat de ce qui fut appelé “les guerriers”, seront capables de créer l’exemple et de faire jaillir l’étincelle d’illumination qui fera se rassembler des millions de personnes qui pourront refaçonner notre monde. La clareté et la volonté de ce reliquat est maintenant à un stade décisif.

Vous allez adorer les conséquences d’une frappe mortelle bien ciblée ! Alors faites la preuve devant dieu et nos descendants, que vous valez la peine de la liberté qui vous a été donnée maintenant par le sang et le sacrifice de quelques uns d’entre nous.

= = =

Articles connexes:

http://resistance71.wordpress.com/2014/04/01/crimes-genocidaires-au-canada-bergoglio-pape-francois-1er-pachon-superieur-general-des-jesuites-et-welby-archeveque-de-canterbury-devant-la-justice/

http://resistance71.wordpress.com/2014/04/11/crimes-genocidaires-au-canada-bergoglio-pape-francois-1er-pachon-superieur-general-des-jesuites-et-welby-archeveque-de-canterbury-devant-la-justice-ouverture-de-laccusation-au-proces/

http://resistance71.wordpress.com/2014/04/12/excuses-officielles-du-pape-pour-les-viols-denfants-une-tentative-de-desamorcage-de-la-bombe-a-venir/

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 350 followers