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Nouvel Ordre Mondial: JP Morgan (Rockefeller) demande plus d’autoritarisme aux gouvernements européens…

Posté dans actualité, économie, crise mondiale, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , le juin 20, 2013 par Résistance 71

Pour ceux qui en doutaient encore: Les banksters, l’économique, ont phagocyté le politique depuis belle lurette. Leurs diktats sont suivis à la lettre par les larbins de la politique. Croire encore que voter c’est pouvoir changer quoi que ce soit n’est même plus de la naïveté mais quasiment de la complicité de crimes contre l’humanité !

La banque JP Morgan Chase est la résultante de la fusion des intérêts financiers des familles Morgan et Rockefeller, gérés par les Rockefellers… Ces mêmes ordures étaient déjà derrière le financement de la révolution russe de 1917 avec Lénine et Trotski, d’Hitler, puis de Staline et de Mao.

Ces mêmes criminels monopolistes imposent maintenant les états policiers partout pour vérouiller la grille de surveillance de leur gouvernance mondiale tant souhaitée par les sbires tels Attali and Co…

A un moment donné, il faudra bien que les peuples se réveillent et reprennent les commandes, sans intermédiaire !..

– Résistance 71 –

 

JP Morgan réclame des régimes autoritaires en Europe

 

Stefan Steinberg

 

20 Juin 2013

 

url de l’article:


http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=11326

 

Dans un document publié à la fin du mois de mai, le géant des banques d’investissement américain JPMorgan Chase réclame l’abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires.

Le document de 16 pages a été réalisé par le groupe Europe Economic Research de JPMorgan et est intitulé « L’ajustement de la zone euro – bilan à mi-parcours. » Le document commence par faire remarquer que la crise de la zone euro a deux dimensions.

Pour commencer, il affirme que des mesures financières sont nécessaires pour garantir que les principales institutions d’investissement comme JPMorgan puissent continuer à engranger d’énormes bénéfices de leurs activités spéculatives en Europe. Ensuite, les auteurs soutiennent qu’il est nécessaire d’imposer des « réformes politiques » destinées à supprimer l’opposition aux mesures d’austérité massivement impopulaires qui sont appliquées au nom des banques.

Le rapport exprime sa satisfaction vis à vis de l’application par l’Union européenne d’un certain nombre de mécanismes financiers visant à garantir les intérêts bancaires. A cet égard, l’étude souligne que la réforme de la zone euro en est pratiquement à mi-chemin. Mais le rapport réclame aussi davantage d’action de la part de la Banque centrale européenne (BCE).

Depuis l’éruption de la crise financière mondiale de 2008, la BCE débloque des milliers de milliards d’euros en faveur des banques pour leur permettre d’effacer leurs créances douteuses et de redémarrer une nouvelle série de spéculations. En dépit d’une pression grandissante venant des marchés financiers, le chef de la BCE, Mario Draghi a déclaré l’été dernier qu’il ferait le nécessaire pour consolider les banques.

En ce qui concerne les analystes de JPMorgan, ceci n’est cependant pas suffisant. Ils exigent de la part de la BCE une « réponse plus spectaculaire » à la crise.

Les critiques les plus dures du document sont cependant formulées à l’égard des gouvernements nationaux qui ont mis bien trop de temps à appliquer le genre de mesures autoritaires nécessaires à l’imposition de l’austérité. Le processus d’une telle « réforme politique » précise l’étude, a « même à peine commencé. »

Vers la fin du document, les auteurs expliquent ce qu’ils entendent par « réforme politique. » Ils écrivent : « Au début de la crise l’on avait pensé que ces problèmes nationaux hérités du passé étaient en grande partie d’ordre économique, » mais « il est devenu manifeste qu’il y a des problèmes politiques profondément enracinés dans la périphérie qui, à notre avis, doivent être changés si l’Union monétaire européenne (UME) est censée fonctionner à long terme. »

Le document détaille ensuite les problèmes existant dans les systèmes politiques des pays de la périphérie de l’Union européenne – la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie – qui sont au centre de la crise de l’endettement en Europe.

Les auteurs écrivent: « Les systèmes politiques de la périphérie ont été établis après une dictature et ont été définis par cette expérience-là. Les constitutions ont tendance à montrer une forte influence socialiste, reflétant la force politique que les partis de gauche ont acquise après la défaite du fascisme. »

« Les systèmes politiques autour de la périphérie affichent de manière typique les caractéristiques suivantes : des dirigeants faibles ; des Etats centraux faibles par rapport aux régions ; une protection constitutionnelle des droits des travailleurs ; des systèmes recherchant le consensus et qui encouragent le clientélisme politique ; et le droit de protester si des modifications peu appréciées sont apportées au statu quo politique. Les lacunes de cet héritage politique ont été révélées par la crise. » Quelles que soient les inexactitudes historiques contenues dans leur analyse, il ne peut y avoir l’ombre d’un doute que les auteurs du rapport de JPMorgan plaident pour que les gouvernements adoptent des pouvoirs de type dictatorial afin de mener à bien le processus de contre-révolution sociale qui est déjà bien avancé à travers toute l’Europe.

En réalité, il n’y avait rien de véritablement socialiste dans les constitutions établies durant la période d’après-guerre partout en Europe. De telles constitutions visaient à garantir le régime bourgeois dans une situation où le système capitaliste et ses agents politiques avaient été totalement compromis par les crimes des régimes fascistes et dictatoriaux.

Les constitutions des Etats européens, y compris celles de l’Italie, de l’Espagne, de la Grèce et du Portugal, ont été élaborées et appliquées en collaboration avec les partis socialistes et communistes des pays respectifs et qui ont joué le rôle clé dans la démobilisation de la classe ouvrière pour permettre à la bourgeoisie de maintenir son régime.

Dans le même temps cependant les classes dirigeantes discréditées de l’Europe étaient parfaitement conscientes que la Révolution russe demeurait une inspiration pour de nombreux travailleurs. Elles se sont senties obligées de faire une série de concessions à la classe ouvrière dans le but d’empêcher une révolution – sous la forme précisément de protections sociales et constitutionnelles, dont le droit de manifester, ce que JPMorgan aimerait à présent voir aboli.

Dans une certaine mesure, les critiques de la banque à l’égard du manque d’autoritarisme des gouvernements européens sonnent creux. Partout en Europe, les gouvernements ont à maintes reprises recouru ces dernières années à des mesures d’Etat policier pour réprimer l’opposition à l’encontre de leur politique.

En France, en Espagne et en Grèce, des décrets d’urgence et l’armée ont été utilisés pour briser des grèves. La constitution adoptée en Grèce en 1975, après la chute de la dictature des colonels, n’a pas empêché le gouvernement grec de licencier en masse des fonctionnaires. Et dans un certain nombre de pays européens, les partis dirigeants sont en train d’encourager le développement de partis néofascistes tel le mouvement Aube dorée en Grèce.

Toutefois, pour JPMorgan cela ne suffit pas. Afin d’éviter une révolution sociale dans la période à venir, ses analystes préviennent qu’il est indispensable que les gouvernements capitalistes partout en Europe se préparent aussi vite que possible à mettre en place des formes de régime dictatoriales.

A la fin du document, les auteurs avancent une série de scénarios qui, selon eux, pourraient découler de l’échec des gouvernements européens à ériger des systèmes autoritaires. Ces variantes comprennent : « 1) l’effondrement de plusieurs gouvernements favorables aux réformes en Europe méridionale, 2) un effondrement du soutien à l’euro ou à l’UE, 3) une victoire électorale incontestée de partis anti-européens radicaux quelque part dans la région, ou 4) l’ingouvernabilité de fait de certains Etats membres une fois que les coûts sociaux (notamment le chômage) dépasseront un certain seuil. »

C’est la voix authentique du capital financier qui parle. Il faut rappeler que JPMorgan est profondément impliqué dans les opérations spéculatives qui ont dévasté la vie de centaines de millions de travailleurs partout dans le monde. En mars de cette année, une commission du sénat américain a rendu public un rapport de 300 pages documentant les pratiques criminelles et la fraude réalisées par JPMorgan, la plus grande banque des Etats-Unis et le plus grand agent de produits dérivés du monde. En dépit des révélations détaillées dans le rapport, aucune action ne sera prise à l’encontre du PDG de la banque, Jamie Dimon, qui jouit de la confiance personnelle du président américain.

Cette même banque se permet à présent de faire la leçon aux gouvernements. Soixante-dix ans après la prise de pouvoir par Hitler et les nazis en Allemagne, dont les conséquences furent catastrophiques pour l’Europe et le monde, JPMorgan est le premier à réclamer des mesures autoritaires pour réprimer la classe ouvrière et éradiquer ses acquis sociaux.

Autisme syndical: Lutte des classes ?… Quésaco ?…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société libertaire, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , le juin 19, 2013 par Résistance 71

Excellente analyse succinte et directe sur la relation État, forces actives du travail, syndicats et entreprises. Le constat est simple: les syndicats foie jaune ne sont plus là pour lutter, mais pour arrondir les angles de façon à profiter des mannes et privilèges offerts aux moutons serviles.

Arrêtons cette mascarade ! Il est plus que temps de reprendre le chemin de la conscience politique. Question simple: Où est l’intérêt commun et qui s’en occupe ? Qui en a même encore simplement conscience ?…

– Résistance 71 –

 

La société que nous préparent le MEDEF et la CFDT

 

Pierre Bance

 

19 Juin 2013

 

url de l’article:


http://www.autrefutur.net/La-societe-que-nous-preparent-le

 

La loi du 14 juin 2013 sur la sécurisation de l’emploi a été validée pour l’essentiel par le Conseil constitutionnel. La loi est une reprise, sans modification majeure, de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013. Signé entre le patronat d’un côté, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC de l’autre, cet accord, pour scélérat qu’il soit, ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans une longue marche visant à réformer le droit du travail pour l’adapter aux contraintes d’une économie mondialisée.

Le droit du travail est le reflet de la lutte des classes. Quand les travailleurs avancent l’État et le patronat concèdent des améliorations aux conditions de travail. Quand ils reculent, parce que les conditions économiques sont peu favorables et les syndicats peu combatifs, les employeurs reprennent ce qu’ils avaient lâché.

Jusqu’en 1981, globalement, le droit du travail s’était amélioré, fruit d’un siècle de luttes ouvrières. Avec l’arrivée au pouvoir des socialistes, et dans un contexte de « crises » économiques, les choses vont changer. En la personne de la CFDT, patronat et sociaux-libéraux vont trouver un partenaire syndical qui accepte de collaborer pour construire un autre modèle de société qui n’est pas sans rappeler les systèmes corporatistes ou, si l’on veut être moderne, une version possible de projet libertarien. Patronat et syndicats réformistes adaptent le droit du travail à ce qu’ils considèrent comme les impératifs de l’économie de marché mondialisée, sous le regard bienveillant de l’État maintenu à ses strictes fonctions régaliennes : faire respecter l’ordre social par sa justice, et encore le moins possible ; par la force, si besoin.

C’est la thèse développée par Pierre Bance dans l’article ci-dessous, version actualisée de celle parue dans Le Monde libertaire, n° 1707 du 23 au 29 mai 2013.

À l’origine, l’État se construit par la force, Dieu la légitime, le droit la sert. Celui qui possède les moyens de la contrainte physique impose son État par la violence pour son profit. Celui qui possède la puissance financière achète la violence qui lui permettra de contrôler l’État pour étendre son pouvoir et grossir son capital [1]. L’inégalité et l’injustice entre les tenants du pouvoir, les forts, les riches, leurs protégés et ceux qui les subissent, les exploités, les faibles, les pauvres se révélèrent, au cours des siècles, de plus en plus insupportables avec le progrès des sciences et des techniques, avec les idées nouvelles. Les plus intelligents des exploiteurs comprirent qu’il fallait donner une autre légitimité au pouvoir d’État que la désignation divine. 
Á partir de la Révolution française, se construisit la démocratie inspirée de l’enseignement des philosophes des Lumières. Les révolutionnaires de 1789 décrétèrent que la légitimité du gouvernement de l’État ne viendrait plus de la violence expropriatrice des chefs barbares, du Dieu des rois et empereurs. Elle viendra du peuple. On entrait dans la modernité. La nouvelle puissance politique et économique, la bourgeoisie, conçut en moins d’un siècle cette merveille de l’exploitation paisible qu’est la démocratie parlementaire qu’Alain Badiou appelle le capitalo-parlementarisme [2]. Elle permet à la classe dominante de conserver la propriété des moyens de production et de contrôler le pouvoir tout en laissant croire à une égalité entre tous les citoyens. Le principe électoral est la base de cette illusion. Chacun imagine avoir sa part dans la conduite du pays alors que, quel que soit le gouvernement, l’État joue un rôle régulateur au profit de la propriété ; il veille à ce que certains exploiteurs n’aillent pas trop loin pour éviter des désordres ; il anticipe ou répond à la grogne des exploités pour désamorcer leur révolte. Le droit du travail, agissant sur la relation primaire du capitalisme, l’exploitation du travailleur salarié [3], le plus dangereux pour l’ordre établi, est l’exemple approprié pour comprendre l’enjeu et le mécanisme de la régulation démocratique.

Le droit du travail accessoire du droit des affaires

Quand les travailleurs sont en situation de force, l’État oblige le capital, s’il ne le comprend pas lui-même, à leur concéder des droits ou des avantages ; quand les travailleurs sont en situation de faiblesse, l’État laisse les exploiteurs les leur reprendre ou les limiter. Ce mouvement alternatif est inhérent à la lutte des classes et s’articule avec les fluctuations de l’économie. Quand cette dernière est en expansion, le patronat est disposé à partager pour éviter la confrontation sociale et si celle-ci se produit, il cède. Quand elle est en récession, du fait des dysfonctionnements de sa propre machine, le capital est prompt à inverser la tendance, invoquant la nécessité de réformer pour le bien commun, de restreindre dans l’intérêt général, de faire preuve de réalisme pour revenir à la prospérité.

En 1945, et les années qui suivent, la classe ouvrière, aguerrie dans la Résistance, bien organisée dans ses syndicats, est en mesure de mener une révolution, au moins une insurrection. Pour éviter l’une ou l’autre, l’État lui concède des droits importants : institution des comités d’entreprise et relance des délégués du personnel, statut « avantageux » des salariés des entreprises nationalisées, installation de la sécurité sociale et participation des syndicats à sa gestion, nouvelle loi sur les conventions collectives renforçant le rôle des syndicats par la représentativité, etc.

On pourrait aussi prendre pour exemple l’après-Mai 68 avec la loi sur les délégués syndicaux et la section syndicale d’entreprise, la mensualisation, le développement de la formation professionnelle, la loi de 1973 sur la cause réelle et sérieuse du licenciement, etc.

Á chaque situation comparable, l’État fait ainsi d’une pierre deux coups : en améliorant le sort des salariés, il désamorce la contestation tout en renforçant son emprise sur les organisations ouvrières enserrées dans un filet juridique les contraignant à collaborer au système d’exploitation.

Après la victoire socialiste de 1981, les lois Auroux de 1982, du nom du ministre du travail Jean Auroux, accordent de nouveaux droits non négligeables sur la représentation du personnel, la négociation collective, la durée du travail, la limitation des contrats à durée déterminée et du recours à l’intérim… Dans la foulée sont aussi votées la retraite à 60 ans et la cinquième semaine de congés payés. Mais, parallèlement, ces lois promeuvent des idées consensuelles telles que la « démocratie économique », les travailleurs « citoyens de l’entreprise », l’« entreprise citoyenne » qui préparent, perfidement, la déconstruction du droit du travail. Avant même le « tournant de la rigueur » de 1983, la première pierre en est posée par la loi du 13 novembre 1982 qui permet aux accords d’entreprise de déroger, en moins favorable, à des dispositions législatives et réglementaires lorsque lesdites dispositions l’autorisent. Les socialistes et la fraction éclairée du patronat s’étaient entendus pour, d’un côté, accorder des droits indispensables à la crédibilité des premiers, de l’autre, pour moderniser le droit du travail dans le sens voulu par la mondialisation de l’économie [4]. Le virus d’une remise en cause radicale de cent ans d’avancées sociales était instillé par une gauche phagocytée par les sociaux-chrétiens venus de la Confédération française démocratique du travail (CFDT).

Les choses se dégradent au long des années. La précarité de l’emploi pénètre le droit du travail par de multiples fissures légales et conventionnelles dont les plus significatives furent les lois Aubry de juin 1998 et janvier 2000 sur les 35 heures hebdomadaires, échangeant une réduction de la durée du travail contre sa flexibilité et la modération salariale ; cette réduction qui n’était pas une revendication première, fut un mauvais deal dont les salariés ne perçurent pas le vice sur le coup [5]. De retour au pouvoir en 2002, la droite pouvait parfaire le travail et accentuer le repli des droits des travailleurs. Notamment, les lois Fillon du 4 mai 2004 et Sarkozy-Fillon du 20 août 2008 étendent les cas où les accords d’entreprise peuvent déroger à la loi et leur permettent de contenir des dispositions moins favorables que la convention de branche. Pris dans un complexe jeu politique, les syndicats ne bougent pas voire encouragent le repli comme la CFDT approuvant la réforme scélérate des retraites en 2003 ce qui lui vaudra de perdre quelques dizaines de milliers d’adhérents [6]. Le programme de la gauche en 2012 n’a pas à son ordre du jour d’améliorations des droits sociaux. Tout occupé à leur faire accepter les fermetures d’entreprises, le gouvernement socialiste abandonne les travailleurs en rase campagne invoquant une énième crise plutôt que leur impuissance devant les multinationales. Pendant ce temps, la droite se droitise, l’extrême-droite prospère, les organisations syndicales sont bâillonnées par leurs bureaucraties politiciennes, surtout… s’affaiblit la conscience de classe. Le capitalisme oblige les ouvriers au recul : ils acceptent le développement de la flexibilité et de la précarisation, ils concèdent des retours en arrière sur les salaires, la durée du travail, la productivité, sous la menace de fermeture, de chantage aux délocalisations. L’État accompagne le mouvement et le prolonge avec la législation nécessaire en allongeant l’âge des départs en retraite et la durée de cotisation, en diminuant l’indemnisation du chômage comme les remboursements de l’assurance maladie. Les travailleurs fragilisés, menacés ne négocient plus le maintien de l’emploi mais les conditions de sa suppression quelquefois après des luttes dures, souvent désespérées.

L’ANI, comme une résurgence corporatiste

Désormais, la négociation sociale intègre la logique patronale des fatalités économiques telles les contraintes de la compétitivité internationale et la nécessité de délocaliser donc, l’impérative obligation de licencier. L’œuvre dévastatrice s’accélère avec l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi du 11 janvier 2013 signé entre le Medef, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises et l’Union professionnelle artisanale d’un côté, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, de l’autre ; accord entériné, sans modification majeure, par la loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi [7]. Objet d’un recours de parlementaires UMP pour non-conformité à la Constitution de certaines de ses dispositions, la loi a été validée par le Conseil constitutionnel [8]. Après cette validation, le ministre du Travail, Michel Sapin, a déclaré : « la loi sur la sécurisation de l’emploi fera date dans l’histoire de nos relations sociales, elle contribuera à renforcer notre compétitivité et donc l’emploi en France, tout en s’inscrivant dans la filiation des lois améliorant les droits de salariés » [9]. Oui, Monsieur le ministre socialiste, elle fera date, mais non pour ce que vous dites…

Ce texte était initialement intitulé : projet de loi pour un « nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi ». La sobriété nouvelle de son titre n’en a pas modifié le contenu [10]. Reste la quadrature du cercle : être au service de la compétitivité des entreprises en préservant l’emploi des travailleurs. Reste ce qui paraît le plus probable : construire un nouveau modèle économique et social. D’inspiration néo-libérale, celui-ci tend à remettre l’élaboration de la norme aux partenaires sociaux, de préférence au niveau de l’entreprise qui serait le mieux adapté. La mission régulatrice de l’État est circonscrite au minimum, avec la tentation de limiter son rôle à homologuer ce qui a été négocié, sa justice se chargeant seulement de le garantir. Ainsi, voit-on que la crise, selon un schéma éprouvé, sert l’adaptation du capital aux nouvelles données économiques. S’agissant du droit social, base juridique de l’exploitation, un système, à visée quasi libertarienne, se met en place ; il repose sur trois principaux piliers :

  • Cogestion de la précarisation. L’entreprise doit être gérée par l’employeur avec des syndicats qui adhèrent à cette idée folle de préserver l’emploi en le précarisant [11]. Les accords signés dérogeront de plus en plus largement à la loi et se soustrairont de plus en plus à l’appréciation du juge déclaré incompétent en matière économique, voire hostile au marché. Renaît le mythe du juge rouge.
  • Fait majoritaire. Les accords signés par des syndicats représentant une majorité de salariés, voire moins, s’imposeront à tous les salariés lesquels ne pourront plus opposer les clauses plus favorables de leur contrat de travail et seront légitimement licenciés s’ils rejettent les dispositions conventionnelles [12]. Peut-être, à l’avenir, pourront-ils ne pas être licenciés mais considérés comme démissionnaires au nom de leur liberté individuelle.
  • Privatisation de la protection sociale. Petit à petit le patronat reprend en main la gestion et le contrôle de la protection sociale avec pour objectif de la privatiser ne laissant qu’une sécurité sociale résiduelle, une aide médicale pour ceux qui n’ont rien.

Les ambivalences et les évolutions du droit social se prolongent dans le domaine de la santé, il faut avoir une population bien portante pour bien produire ; de l’éducation qui doit former des corps professionnels compétents et dociles si possible ; du logement pour parquer le bétail salariés ; des transports et des infrastructures dont l’objet principal est de faciliter la circulation des marchandises et l’acheminement de la main-d’œuvre. Entre la rapacité du capital contrariée par ses obligations économiques, sa volonté d’appropriation du commun par la privatisation et la volonté de la population d’améliorer sa vie quotidienne s’établit, au mieux, un consensus qui maintient en place la société capitaliste, et que l’on voudrait provisoire, au pire, une collaboration de classes qui concourt à son adaptation voire à sa transformation. Ce dilemme hante le syndicalisme depuis ses origines mais c’est sa face la plus noire qu’il nous présente aujourd’hui.

Pour que l’on se libère de ces dominations économiques, juridiques et idéologiques, il faut que les syndiqués de la CFDT empêchent la poursuite de la rédaction, par leur centrale et le Medef, de la nouvelle Charte du travail, modèle pour une société corporatiste. Le veulent-ils ? Il faut que les syndiqués de la CGT jettent par-dessus bord cette absurdité de « syndicalisme rassemblé » vide de sens, pour revenir au syndicalisme de lutte des classes, au syndicalisme révolutionnaire. Le peuvent-ils ? Seuls les travailleurs organisés sont en mesure de stopper la fuite en avant de l’alliance du patronat et des sociaux-libéraux, de subvertir la passivité des bureaucraties syndicales par la grève générale.

Texte libre de droits avec mention de l’auteur : Pierre Bance, et de la source : Autrefutur.net, espace d’échanges ouvert à toutes les composantes anti-autoritaires, autogestionnaires et libertaires du mouvement ouvrier et révolutionnaire (www.autrefutur.net).

[1] Pour Norbert Elias, l’État se construit par la force incarnée dans l’armée, la violence légitime, et par la levée des impôts, un racket légitime (La Dynamique de l’Occident [1977], Calmann-Lévy, « Pocket, Agora », 2003, 320 pages).

[2] Pour une lecture militante d’Alain Badiou, voir Pierre Bance, « Badiou cerné par l’anarchisme », Un Autre futur, 2 février 2012 (
http://www.autrefutur.net/Badiou-ce…
).

[3] Il convient d’ajouter aux travailleurs salariés, les faux indépendants, tous ces travailleurs aux frontières du salariat.

[4] Martine Aubry, alors jeunes conseillère de Jean Auroux, faisait-elle déjà le relai avec le grand patronat chrétien ?

[5] Pour un constat critique, Paul Bouffartigue, Temps de travail et temps de vie. Les nouveaux visages de la disponibilité temporelle, Paris, Presses universitaires de France, « Le travail humain », 2012, 232 pages, voir notamment les pages 64 et suivantes.

[6] Pour Michel Noblecourt dans Le Monde du 20 novembre 2012, les départs dépassèrent les 80 000.

[7] Loi n° 2013-504 du 14 juin 2013, Journal officiel du 16 juin 2013, page 9958. Lors du dernier scrutin à l’Assemblée nationale, le 24 avril, ont voté pour le Parti socialiste, les radicaux de gauche et les centristes ; contre le Front de gauche, quatre socialistes et deux UMP ; se sont abstenus l’UMP, les écologistes et seize socialistes. C’est évidemment par pure inhibition politicienne que la droite n’a pas voté pour.

[8] Décision du Conseil constitutionnel n° 2013-672 DC du 13 juin 2013, Journal officiel du 16 juin 2013, page 9976. Le Conseil constitutionnel a cependant censuré la disposition permettant d’imposer, par une convention de branche, un ou plusieurs organismes chargés d’assurer la couverture complémentaire de tous les salariés de la branche estimant, comme les sénateurs et députés UMP, qu’elle méconnaissait « la liberté contractuelle et la liberté d’entreprendre ».

[9] Communiqué de presse du ministère du Travail du 13 juin 2013 (
http://travail-emploi.gouv.fr/actua…
).

[10] Sans pouvoir entrer, ici, dans le détail de multiples dispositifs, rappelons quelques points forts du de la loi issu de l’accord : – Mise en place – a minima – d’une mutuelle pour tous les salariés. – Le plan de sauvegarde de l’emploi (plan social assorti de licenciements collectifs) devra faire l’objet d’un accord signé par les syndicats représentant la majorité des salariés à défaut, d’une homologation du plan de l’employeur par l’administration du travail. – Un accord majoritaire pourra proposer une réduction de salaire ou un aménagement du temps de travail contre un maintien dans l’emploi pour une durée maximale de deux ans. En cas de refus individuel, le salarié fera l’objet d’un licenciement économique. – Un accord signé par les syndicats représentant 30 % des salariés pourra autoriser l’employeur à mettre en place une mobilité obligatoire professionnelle ou géographique. Là aussi, en cas de refus, le salarié fera l’objet d’un licenciement économique. Pour un résumé de l’ANI voir La Nouvelle Vie ouvrière du 25 janvier 2013, page 26 ; pour une étude de la loi voir le dossier de La Nouvelle Vie ouvrière du 31 mai 2013, page 19, illustré par Babouse, les titres de chapitre de ce dossier sont éloquents : – Des accords de chantage à l’emploi. – Les salariés contraints à la mobilité. – Temps partiel, une durée minimale mais des dérogations à foison. – L’accès à la justice entravée pour les salariés. – Des contreparties bien modestes pour les salariés. – Les institutions représentatives du personnel fragilisées. – Licenciement, un nouveau plan de sauvegarde de l’emploi.

[11] Employeur qui n’est souvent, même dans les petites et moyennes entreprises, que le gérant d’une multinationale lointaine, d’un fonds spéculatif mystérieux.

[12] Le résultat des élections de représentativité donnant, au niveau national, une majorité à la triplette CFDT-CFTC-CGC, 44,73 %, contre 42,71 % à la CGT et FO qui ne pourront faire opposition à l’ANI, est une heureuse surprise pour le camp de la collaboration (Voir le site du Ministère du travail :
http://travail-emploi.gouv.fr/espac…
).

Résistance politique: Le Canada n’est pas un état souverain… Combien de fraudes encore à venir ?…

Posté dans actualité, altermondialisme, économie, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le juin 18, 2013 par Résistance 71

Canada sans racines

 

Mohawk Nation News

 

Avril 2013

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

url de l’article:


http://mohawknationnews.com/blog/tag/0000230098-canada-dc-sic-8880/

 

Article 1 de la “Convention de Montévidéo de 1933” définissant l’état comme une personne de droit international, une corporation ayant:

a] Une population permanente: Les Canadiens n’ont aucune origine commune pour les distinguer d’autres êtres humains. Ils se sont installés sur l’Ile de la Grande Tortue, là où ils n’ont aucune racine et aucune permission légale de le faire des habitants indigènes.

b] Un territoire défini: Le Canada n’a pas de territoire. Nous n’avons jamais cédé quelque parcelle que ce soit. Nous n’avons jamais acquiescé de faire partie de l’empire britannique ni de la corporation entrepreneuriale du Canada.

c] Un gouvernement en propre: Ses lois constitutionnelles de 1867 et de 1982 et tous les autres documents constitutionnels sont des lois ou des proclamations de la monarchie britannique pour gérer et gouverner sa colonie.

d] La capacité de faire et participer aux traités internationaux: Les traités du Canada, une entreprise commerciale privée et non pas un état, ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits.

L’entreprise corporation du Canada a été enregistrée à Washington D.C le 1er Juillet 1867 sous le numéro:
0000230098 CANADA DC SIC: 8880 (NdT: sous l’ensemble de lois regroupées sous le vocable du BNAA ou British North America Act, recherchez par vous même… De plus, le Canada est une entreprise enregistrée à la SEC ou Security Exchange Commission de New York pour les opérations boursières, voir ici:
http://www.sec.gov/cgi-bin/browse-edgar?action=getcompany&CIK=0000230098&owner=include&count=40
). Les actionnaires de l’entreprise sont les 13 familles économiques royalistes. A une époque, elles furent les monarchies bannies d’Europe qui ré-émergèrent comme banquiers internationaux.

Nous, nations indigènes, avons les qualifications requises pour un état. Nous avons établi des traités internationaux. Nous n’avons jamais rejoint le Canada. Tous les traités valides signés avec les indigènes le furent avec la monarchie britannique, basé sur le Guswentha (NdT: Traité Wampum à deux rangées), ces traités furent tous brisés. Nous n’avons jamais cédé quelque parcelle de territoire que ce soit à quiconque. Nous avons la population des personnes naturelles de l’Ile de la Grande Tortue.

Le Canada fut d’abord une colonie française jusqu’en 1763 (NdT: fin de la guerre de 7 ans, perdue par la France contre l’Angleterre), puis fut une colonie britannique. Le Canada n’a pas de territoire défini et n’est pas une nation souveraine. Son administration et ses chefs administratifs sont sous le contrôle direct des banquiers de la City de Londres. C’est une base militaire sur notre territoire afin de maintenir le contrôle tandis qu’ils pillent les ressources et volent le fond de trust placé à notre égard.

Dans un état monarchique, les gens sont des “sujets” qui sont conquis ou qui prêtent vœu d’allégeance. Le Dominion (ou colonie) du Canada a été établie lorsque le parlement britannique passa le British North America Act en 1867 afin de promouvoir les intérêts économiques britanniques sur Onowaregeh, l’Ile de la Grande Tortue.

La pseudo-citoyenneté canadienne fut établie en 1967. La Grande-Bretagne peut changer la constitution du Canada quand elle le désire en accord avec le Canada Act de 1982. En 2011, Harper a eu besoin de la permission du gouverneur général du Canada (NdT: Appointé(e) par la couronne britannique) pour dissoudre le parlement.

La loi internationale stipule  clairement que l’appropriation des biens d’une autre nation est illégale. La Grande-Bretagne ne possède pas notre fond, nos ressources ou notre terre et ne peut les céder à quiconque.

La section 91[24] du BNAA n’a donné au Canada que l’autorité de “négocier” avec les Indiens et non pas de régner et de prendre des statuts en fonction des lois de l’amirauté pour les Indiens et pour les territoires “réservés aux indiens”. La section 109 fournit une obligation légale d’établir le fond de trust indien en croissance constante de 50 000 milliards de dollars, fonds dérivés de l’exploitation de nos ressources. (NdT: A l’origine, la couronne britannique prenait 60% de l’argent provenant du commerce de l’entreprise Canada et 40% allait aux indigènes placés sur un fond de trust géré par la … Banque d’Angleterre, The Crown…)

Les entités provinciales et fédérales n’ont aucune juridiction constitutionnelle envers les peuples indigènes. Elles doivent traiter directement avec le vrai peuple sur tous sujets. Le Canada, entité entrepreneuriale, n’a aucun droit d’imposer ses règlementations corporatistes sur nous, qu’elles soient provinciales, fédérales ou municipales. Alors que la réalité derrière le Canada se dévoile devant les yeux ébahis du grand nombre, leur rêve devient un cauchemar…

Foire à l’autogestion de Montreuil, grand succés de la seconde édition…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire avec des tags , , , , , , , , , , le juin 17, 2013 par Résistance 71

Foire à l’autogestion Acte II, le Bilan

 

16 Juin 2013

 

url de l’article:


http://www.autrefutur.net/Foire-a-l-autogestion-acte-II-le

 

 

Avec une fréquentation en hausse, la 2e Foire à l’autogestion, tenue à Montreuil (93) les 8 et 9 juin 2013, a de nouveau été une réussite, en tenant les deux objectifs qu’elle s’était fixée :

  • sur la forme : être une « foire », c’est-à-dire un mélange d’éléments conviviaux (musique, cantine ouverte, espace enfants, discussions informelles), de structures politiques ou syndicales autogestionnaires, d’ateliers d’autonomisation, de coopératives de production autogérées… ;
  • sur le fond : réunir les actrices et acteurs de l’autogestion, dans leur diversité : des associations de recherche sur l’autogestion aux collectifs autogérés, des théoriciens exigeants cherchant à renouveler un projet global de société à ceux qui pratiquent une l’autogestion au quotidien.

La Foire a permis à différentes familles autogestionnaires d’échanger et de confronter leurs approches, pratiques et exigences quotidiennes dans les luttes et sur le projet de société.

À noter que, parmi les 80 structures (syndicats, coopératives, associations, collectifs et organisations politiques) organisant l’événement, une place de plus en plus grande est donnée à l’écologie radicale (confirmant ainsi la tendance de la première foire). Ainsi, notamment, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a été le sujet de plusieurs débats.

Nouveauté de cette 2e édition : la venue en force d’ateliers d’autonomisation (récupération ou "do it yourself"), de la fabrication de produits ménagers ou cosmétiques à la réalisation de plusieurs jerrys (ordinateurs réalisées à base de récupération), de l’appropriation du numérique (avec un Village du logiciel libre), d’ateliers vidéo à l’autoréparation de vélo, en passant par une initiation à l’autodéfense féministe.

La Foire a aussi, comme l’année dernière, donné lieu des moments de réalisation collective, comme la gestion horizontale de la cuisine qui a assuré des repas durant les deux jours.

Foire vivante et joyeuse, mais sur laquelle a planée l’ombre de Clément Méric, assassiné quelques heures avant le début de la Foire. Après un hommage public, de nombreuses et nombreux participants se sont rendus à la manifestation organisée à Paris, puis au concert de soutien à l’Action antifasciste Paris-Banlieue.

Ateliers et forums de la foire ont permis d’échanger autour d’un programme dense. Outre les ateliers, débats et forums, du théâtre, avec la pièce Side in/Side out, de la musique, une expo d’affiches… Sans oublier l’excellente bière de la microbrasserie Zymotic.

Nous laissons aux structures participantes le soin de rapporter et de commenter le contenu des débats et forums auxquelles elles ont assisté.

Merci à toutes et tous les participants sans lesquels cette Foire n’aurait pas été pleinement pluraliste, anticapitaliste et autogestionnaire.

Le comité d’organisation de la 2e Foire à l’autogestion, le 12 juin 2013

P.-S.

Pour l’ambiance générale, voir le diaporama photo.

Résistance politique: Les pensées d’un Mohawk ~ 2ème partie ~

Posté dans actualité, politique et social, économie, militantisme alternatif, guerres imperialistes, altermondialisme, démocratie participative, autogestion, société libertaire, résistance politique, terrorisme d'état, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, néo-libéralisme et paupérisation, France et colonialisme, pédagogie libération, neoliberalisme et fascisme avec des tags , , , , , , , , , , , , , , le juin 15, 2013 par Résistance 71

Les pensées d’un Mohawk

Une série d’écrits et de dessins par Louis Karoniaktajeh Hall

1ère partie

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Message de Ganienkeh état indien indépendant d’Amérique du Nord au secrétaire général des Nations Unies, New York, le 5 Février 1975

RE: Le communiqué de presse des Nations Unies apparaissant dans les éditions courantes des journaux exprimant l’opinion que la repossession de la terre de Ganienkeh par les Indiens d’Amérique du Nord est une “décision de justice interne d’un état membre”.

Sehkon:

Les traités où les Etats-Unis et la Confédération des Six Nations Iroquoises sont impliqués est une affaire internationale. Que seules des nations puissent légalement établir des traités est un fait légal.
Les Hollandais, Français, Anglais puis ensuite les Etats-Unis ont recherché la signature de traités avec les nations amérindiennes. Ceci montre qu’elles étaient reconnues comme nations. D’après le droit international, une nation une fois reconnue comme telle en reste une jusqu’à ce qu’elle se dissolve d’elle-même. Aucune nation ne peut dissoudre une autre nation.

Que les Nations-Unies ont été établies pour corriger et prévenir les méfaits commis par des nations à l’encontre d’autres nations est un but établi. Ce but ne peut pas être rempli si seulement quelques nations bénéficient de cette organisation. Si la paix. l’harmonie, la fin des souffrances de la guerre et la fin de l’inhumanité de l’Homme, doivent être établis, alors toutes les nations devraient avoir le droit de bénéficier du forum international des Nations-Unies pour faire entendre les cas des nations opprimées. L’un des buts de l’ONU est de mettre fin aux discriminations, mais par le fait de refuser d’admettre les cas des nations opprimées au sein du forum des nations-unies, ceci ne pourrait-il pas être vu par les observateurs comme étant de la discrimination raciale dont les Etats-Unis eux-mêmes feraient indulgence ? Ceci ne serait-il pas en faveur et ne viendrait-il pas en aide aux oppresseurs ?

Le 10 Décembre 1948, les Nations-Unies ont proclamé leur déclaration universelle des droits de l’Homme et elle établit dans son article 15: “1. Chacun a le droit à une nationalité. 2. Personne ne peut être privé de sa nationalité arbitrairement ou se voir refuser le droit de changer de nationalité.” Personne n’a le droit de nous priver de notre nationalité Ganienkahaga (Nation Mohawk de la Confédération Iroquoise). Ganienkeh est le territoire de la nation Mohawk et l’a été durant des siècles avant l’arrivée de l’homme blanc. Nous étions une nation bien avant que les colonies anglaises ne tombent du nid et apprennent à voler de ses propres ailes en copiant la confédération des six nations iroquoises et deviennent la nation des Etats-Unis d’Amérique, Nous ne sommes en aucun cas une “affaire intérieure” d’une nation étrangère quelconque, spécifiquement une nation qui n’existe qu’au travers des terres de l’homme rouge.

Nous avons aussi le droit à la véritable propriété. Nous, parmi les autres nations amérindiennes, avons le droit à un état indépendant sur notre propre sol. Quelques 74 nations de par le monde ont reconquis leurs terres, leurs gouvernements et peuvent décider de leur propre destinée. Seuls les Indiens des Amériques ont ce droit qui leur est refusé !! Si l’ONU veut amener la paix, l’harmonie et le droit pour toutes les nations, comment peut-elle ignorer les droits des peuples dont la terre qui leur a été usurpée abrite le siège même des Nations-Unies ? Toute nation qui a signée un traité avec une nation membre de l’ONU devrait automatiquement  et légalement avoir son cas présenté à la cour internationale des Nations-Unies. Que la justice et la sagesse prévalent !

Onen,

(Signé) Louis Hall

Secrétaire – GANIENKEH COUNCIL FIRE (Conseil de feu de Ganienkeh)

Résistance politique: Les luttes autochtones pour l’autonomie au Mexique continuent de plus belle…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le juin 11, 2013 par Résistance 71

Nous l’avons dit à maintes reprises ici et en faisons un de nos chevaux de bataille: La solution pour les peuples du monde aux problèmes croissants posés par le capitalisme et son garde-chiourme de l’État vient des peuples colonisés par l’occident.

Les nations indigènes des Amériques du Nord et du Sud montrent la voie de la résistance en instaurant et en affirmant leur auto-détermination, et certains modèles autogestionnaires au sein de sociétés traditionnelles non pyramidales et non coercitives.

Nous devons comprendre leur lutte, apprendre et assimiler leurs méthodes pour les adapter à nos sociétés. Les mouvements de résistance autochtones des Amériques sont essentiels au futur de la planète. Tendons-leur la main. Unifions nos luttes qui fondamentalement sont les mêmes. Nous sommes tous des colonisés !

Union et solidarité !…

– Résistance 71 –

 

Géographie de la répression et de la résistance au Mexique

 

10 juin 2013

 

par Francisco López Bárcenas

 

url de l’article original en français:


http://www.lavoiedujaguar.net/Geographie-de-la-repression-et-de

 

Menaces à Pedro Martínez et à sa famille, de la Coordination des peuples unis de la vallée d’Ocotlán, à cause de sa participation à la lutte contre la mine de San José del Progreso ; agressions à main armée contre Celestino Bartolo Terán et menaces à sa fille Sara Bartolo, dans l’isthme de Tehuantepec, à cause de sa participation à la lutte contre les entreprises de construction d’éoliennes ; exécution de Félix Martínez Santiago, un des leaders de l’Organisation des peuples indigènes zapotèques (OPIZ), ce 15 mai dans la communauté de Tierra Blanca, San Vicente Loxicha, tous dans l’État d’Oaxaca ; menaces de mort à l’avocate Estela Angeles Mondragón pour avoir défendu des communautés rarámuris face à l’invasion de leurs terres par des éleveurs de bétail, dans l’État de Chihuahua ; disparition de Teodulfo Torres Soriano, El Tio, depuis le 24 mars, dans le District fédéral ; ce sont là des faits qui dessinent une partie de la géographie de la répression dans ce Mexique. Ce ne sont pas les seuls [1], mais ils montrent qu’il ne s’agit pas d’un phénomène isolé, mais d’une réponse systématique à la résistance des peuples face à l’accaparement de leur terre ou à l’imposition de projets et qui s’étend sur tout le territoire mexicain.

La résistance aussi peut être vue dans bien d’autres endroits et sous une forme très différente. La lutte cyclique des Cucapá, en Basse-Californie, face à la détermination des autorités à les empêcher de pêcher, après leur avoir enlevé leur activité de chasseurs et d’agriculteurs ; les Rarámuris défendant leurs territoires de l’invasion des éleveurs de bétail et des entreprises de déboisement ; des peuples, dans plusieurs États de la République, s’opposant aux mines, aux entreprises de construction d’éoliennes pour la création d’« énergie propre », cela à l’initiative de consortiums privés et pour le bénéfice des entreprises transnationales ; des peuples comme celui de Temacapulin [2] dans l’État de Jalisco ; La Parota [3] dans l’État du Guerrero ; les Cora et les Wixaritari de Nayarit, et les Mixtèques et les Chatino d’Oaxaca se battant contre la construction de barrages ; les paysans de Huexca, dans le Morelos, s’opposant à la construction d’une thermoélectrique et d’un gazoduc [4] ; les peuples yaquis, dans l’État de Sonora, bataillant contre la construction du gazoduc Indépendance [5] ; paysans et indigènes s’opposant aux semences transgéniques, leur sécurité alimentaire de demain dépendant des semences natives et de la pratique d’une culture qu’ils ont développée autour d’elles. Ce sont des luttes très diverses mais elles ont beaucoup de points communs : tous se battent contre l’expropriation et contre les entreprises transnationales.

Les formes de lutte sont multiples. Normalement, elles se structurent en mélangeant plusieurs méthodes, qui dépendent de la capacité d’organisation des collectifs en lutte ainsi que de leur aptitude à établir des réseaux leur apportant un appui. Ainsi nous trouvons depuis les typiques actions de dénonciations publiques, manifestations et occupations d’édifices publics, en passant par des actions en justice de diverses sortes, jusqu’à l’action directe pour défendre leurs biens, comme ce qui s’est passé dans la municipalité de Zautla, dans la Sierra Norte de Puebla ; l’ejido Benito Juarez, dans l’État de Chihuahua, et à Teitipac , dans l’Oaxaca ; ou encore à renforcer leur identité dans leur relation au territoire, comme les Zapotèques de Capulalpan, dans l’Oaxaca, ou les Wixaritari, à San Luis Potosí. Les résultats aussi sont divers, bien que, dans tous les cas, il s’agisse de résultats partiels, on note que ceux-ci dépendent plus de la force des mobilisations que de la justesse de leur cause. Il existe des cas où il a été démontré la légitimité de leur demande, mais qui n’ont pu prospérer en l’absence d’une force suffisante pour se faire entendre, ou, s’ils ont obtenu des résultats favorables, les résolutions en leur faveur n’ont pu être exécutées pour la même raison.

Quand les objectifs que se proposent les mouvements ne sont pas atteints ; cela ne doit pas conduire au découragement, mais les petits triomphes non plus ne peuvent se présenter comme des succès définitifs. La lutte contre la spoliation est de longue durée et les mouvements doivent apprendre à résister dans la lutte même, qu’ils gagnent ou qu’ils perdent les batailles, pour gagner la guerre. Il est important de tisser des alliances et d’étendre le champ de bataille afin de fortifier la résistance et permettre la résolution des problèmes quotidiens des gens. Il y a cinq ans, quand ce type de luttes commença à pousser comme des champignons en temps de pluie, peu nombreux furent ceux qui pensèrent qu’il pouvait vaincre le capital international, après cinq ans on commence à penser que c’est une utopie possible. Dans la Sierra Norte de Puebla, il y a désormais deux mouvements, qui peuvent arriver à n’être qu’un seul mouvement de résistance ; dans l’Isthme et la Vallée d’Oaxaca aussi, se sont créées des organisations régionales et il est sûr qu’il va s’en construire d’autres. Ce n’est pas encore gagné. Il faut penser à des formes nouvelles d’organisation, et surtout au futur pour lequel on engage la lutte. Il est nécessaire de donner un visage, qui lui soit propre, à la résistance.

Francisco López Bárcenas

Traduction et notes de Georges Lapierre 
Source du texte d’origine : 
La Jornada, Mexico, 
25 mai 2013.

Notes

[1] Nous pourrions ajouter l’assassinat crapuleux de Juan Vázquez Guzmán de Bachajón, Chiapas, qui luttait contre l’accaparement des terres ejidales de Cascadas Azules en vue d’un projet touristique de grand luxe (NdT).

[2] Barrage El Zapotillo, en construction, et qui risque d’inonder le village de Temacapulin s’il atteint la hauteur de 105 mètres au lieu des 80 mètres prévus initialement (NdT).

[3] Projet de construction d’un barrage près d’Acapulco, qui rencontre une forte opposition de la part des communautés directement concernées face à l’opiniâtreté de la Compagnie fédérale d’électricité (NdT).

[4] Qui passera dans une zone considérée à haut risque au pied du volcan Popocatépetl toujours en activité, les travaux sont en cours sous haute protection des forces policières, malgré les risques et une forte opposition de tous les villages et villes concernés (NdT).

[5] Il pourrait s’agir de l’aqueduc Indépendance qui devait amener l’eau du fleuve Yaqui à Hermosillo au grand dam du peuple yaqui — qui a obtenu un jugement en sa faveur dernièrement ; mais un gazoduc est aussi en construction, le gazoduc Nord-Sud qui traverse le territoire des Yaquis pour arriver cette année à Obregón et Navojoa (NdT).

Nouvel Ordre Mondial: Bilderberg secoué par des scandales…

Posté dans actualité, politique et social, N.O.M, économie, politique française, militantisme alternatif, altermondialisme, résistance politique, néo-libéralisme et paupérisation, politique et lobbyisme, neoliberalisme et fascisme avec des tags , , , , , , , , , , le juin 7, 2013 par Résistance 71

Au sujet du cartel monopoliste financier des banksters et le scandale du LIBOR mentionné ici, (re)lisez cet article d’Andrew Gavin Marshall, que nous avions traduit en Novembre dernier. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur…. les banksters !

– Résistance 71 –

 

Un scandale de lobbying secoue Bilderberg

 

Kurt Nimmo


 

5 Juin 2013

 

url de l’article original:


http://www.infowars.com/financial-scandals-draw-heat-on-bilderberg-secrecy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Le secret de la conférence Bilderberg, où des magnats des cartels d’entreprises, des élus de gouvernements et des membres des familles royales se rencontrent, reçoit une nouvelle attention suivant le scandale du LIBOR et un autre plus récent à la chambre des Lords britannique.

Dans le dernier cas, deux membres du parti travailliste (NdT: le PS britannique), Brian Mackenzie et Jack Cunningham ainsi que le syndicaliste de la province britannique irlandaise de l’Ulster John Laird, ont été sommairement suspendus par leurs partis après qu’ils aient été pris en train de faire pression pour obtenir de l’argent tout en prétendant représenter une firme d’énergie solaire/voltaïque. Un autre politicien britannique, le député Patrick Mercer, s’est empressé de quitter le rassemblement annuel parlementaire du parti conservateur suite à des suspicions d’irrégulatités concernant le lobbying qui ont fait surface et furent mise en lumière récemment dans un documentaire de la BBC.

Des turpitudes récemment découvertes perpétrées par des membres du gouvernement britannique ont encore ajouté à la dimension gluante de la nature criminelle et corrompue des élites gouvernantes. La mère de tous les scandales financiers demeure néanmoins le scandale du LIBOR, scandale qui a révélé à quel point les banksters vont et iront dans leurs efforts incessant de piper les dés pour truquer le jeu et ce même si le résultat en est de sérieux dégâts pour l’ensemble du système financier.

Le LIBOR, abréviation pour London InterBank Offered Rate est une moyenne des taux d’intérêt calculé par la remise des taux d’intérêt des banques majeures de Londres. Afin de profiter de manière la plus obscène de ce système, les banksters ont gonflé et dégonflé les taux d’intérêt afin de donner la fausse impression qu’ils valaient les crédits en leur possession. LIBOR représente un énorme Everest de produits dérivés dont le total va chercher au delà des 350 000 milliards de dollars, ou approximativement la moitié de la “valeur” de la fraude des marchés dérivatifs toxiques. La sévérité de cette escroquerie, qui a sérieusement mis en danger le système financier, fut exposée en Juin 2012, après que de multiples arrangements judiciaires fixés par la banque Barclays furent rendus public.

Le scandale du LIBOR et en moindre mesure, celui de la chambre des Lords britannique, ont érodé le peu qu’il restait de la confiance publique vis à vis des politiciens, des banquiers et des patrons des grosses entreprises. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, beaucoup hurlent pour une soi-disante transparence du gouvernement, quelque chose de vraiment contradictoire et vu comme un oxymore. Les gouvernements s’engagent systématiquement et instinctivement dans la déception de masse du public, spécifiquement dans les affaires économiques et les appels pour la “réforme” ne seront pas entendus si les activistes n’attirent pas l’attention sur les fraudes et escroqueries perpétuellement effectuées par les banksters. Parce que l’élite globaliste contrôle les gouvernements aux Etats-Unis au Royaume-Uni et en Europe, on peut s’attendre à ce que tout changement soit très dur à effectuer.

Comme l’affaire du LIBOR l’a amplement démontré, les banksters fleurissent et s’épanouissent sous le voile du secret. Il n’est pas surprenant de voir que ces banksters occupent le cœur même du groupe Bilderberg, principalement: Josef Ackermann, ancien PDG de la Deutsche Bank, qui est dans le comité directeur du Bilderberg, l’ex-bankster de Lehman Roger Altman, en ce moment PDG de Evercore Partners et notablement Marcus Agius, ancien PDG de la banque Barclays, qui est tombé sur sa propre épée si on peut employer cette métaphore, après le scandale du LIBOR.

Les autres banksters de la galerie des allumés du Bilderberg incluent Peter Sutherland, directeur de gestion de Goldman Sachs International à Londres, Douglas Flint de HSBC, Henry Kravis, co-fondateur de la firme d’équités privée Kohlberg Kravis Roberts & Co et Kenneth Jacobs, directeur de la branche des investissements de la banque Lazard.

Le grand gourou de Bilderberg et patriarche David Rockefeller, est assis au milieu de la constellation de cette mafia financière en tant que chairman emeritus de la Chase Manhattan Bank, maintenant JP Morgan Chase, la banque qui a innové le crédit dérivatif, un outil mis au point pour détruire la totalité du système financier en prévision d’une reformulation économique et sociale planifiée basée sur un gouvernement mondial et un appareil de contrôle haute technologie autoritaire qui est en train de se mettre en place dès maintenant.

Il est à voir si l’affaire du LIBOR et la plus récente affaire de la chambre des Lords vont résulter en des efforts réels pour forcer la transparence publique au sujet des opérations des banksters.

Chaque année qui passe voit une concentration plus importante d’activisme contre le secret des réunions Bilderberg. Nous verrons peut-être quelques changements substantiels, même s’ils ne seront que cosmétiques dans leur nature. Par exemple, Paul Joseph Watson a noté plus tôt aujourd’hui, citant une source de l’intérieur du Bilderberg, que “un certain nombre de membres de Bilderberg, de manière présumée, faisant partie de la plus jeune génération, ne sont pas satisfaits de la façon dont le groupe conduit ses activités en total mépris du processus démocratique”, ceci pourra peut-être produire des résultats tangibles.

Résistance politique: Du colonialisme intérieur au néo-colonialisme extérieur, le Canada à la pointe des crimes contre l’humanité…

Posté dans actualité, N.O.M, économie, écologie & climat, militantisme alternatif, altermondialisme, résistance politique, terrorisme d'état, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, technologie et totalitarisme avec des tags , , , , , , , , , , , , le juin 3, 2013 par Résistance 71

Speedy Gonzales

 

Mohawk Nation News

 

1er Juin 2013

 

url de l’article original:


http://mohawknationnews.com/blog/2013/06/01/speedy-gonzales/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pendant la tornade de scandales de corruption à Ottawa, le premier ministre “speedy gonzales” Stephen Harper s’est dépêché d’aller au Pérou pour plusieurs jours. Les médias n’ont bien sûr pas rapporté qu’il y ait allé pour donner “une aide étrangère” à des entreprises minières canadiennes qui commettent des crimes majeurs contre les droits de l’Homme des nations indigènes. (Stephen Boyd, le 30 Mai 2013, The Tyce, lien ci-dessous)

L’an dernier, le Canada a investi 6,9 milliards de dollars pour l’extraction minière, pétrolière et gazeuse en Amérique du Sud. Les fonds provenaient de l’Indian Trust Fund sans notre consentement.

Harper a aterri au Pérou, a dit “Salut !” au président péruvien et s’est de suite envolé vers Cali pour rencontrer les membres droitistes de l’Alliance Pacifique du Pérou, Mexique, Chili et Colombie. Le Canada est en première ligne des stratégies de meurtres des peuples indigènes et du vol de leurs ressources naturelles dans le monde entier.

L’Alliance Pacifique des régimes de droite (Pérou, Colombie, Chili et Mexique) est mondialement connue pour ses abus concernant les droits de l’Homme de ses opposants. 15 civils ont été récemment assassinés par la police péruvienne lors de manifestations contre les extractions de pétrole, de minerais et de gaz. Un couple opposé à la compagnie minière MAG Silver de Vancouver a été abattu à Chihuahua au Mexique. La mine Pascua Lama de l’entreprise Barrick’s Gold au Chili commet des violations environnementales et des menaces sont proférées contre les leaders autochtones qui se dressent contre l’agression paramilitaire des compagnies minières en Colombie. Le modèle de “faire disparaître” les ennemis a été institué par le général Pinochet du Chili, soutenu par la CIA dans les années 1970. (NdT: Le concept des escadrons de la mort fut créé par l’armée française lors de la bataille d’Alger en 1957. L’armée française enseigna les techniques aux Américains via la tristement célèbre “Ecole des Amériques” et les Américains ont expérimentés le modèle des “disparitions” contre les membres de l’American Indian Movement aux Etats-Unis tout en l’exportant au Chili…)

Haper a donné au Pérou une aide financière de 53 millions de dollars pour promouvoir la sécurité minière pour qu’elle se dresse contre la résistance indigène. La gendarmerie royale du Canada (NdT: les “gentils gars” de la police montée canadienne…) entraîne spécialement des Péruviens à la sécurité dans le programme “Extractive Industries and Development” de l’université de Colombie Britannique. Elle travaille pour les mines canadiennes avec des tactiques coloniales anciennes et modernes afin d’annihiler les défenseurs autochtones de la terre ancestrale.

53% de la population péruvienne vit dans la pauvreté. Les compagnies minières laissent derrière elles contamination, problème d’emploi et décomposition sociale. 50% des 229 conflits sociaux sont en relation avec l’opposition à l’extraction minière. José de Echavé, l’ancien vice-ministre de l’environnement dit que les compagnies minières canadiennes causent des conflits majeurs dans le secteur et la mort de beaucoup.

L’entreprise basée à Vancouver Candente Copper est en train d’établir une mine de cuivre dans le fragile éco-système de la forête du nord du Pérou. Les indigènes locaux de la nation des Canaris (prononcez Cagnaris) disent que ceci va détruire leur réserve d’eau et leur mode de vie. De par la loi, le gouvernement se doit de les consulter. Pour contourner la loi, le gouvernement a déclaré les Cagnaris comme étant “non-indigènes”. Alors que 95% d’entre eux ont voté contre l’établissement de la mine, l’entreprise en a fait fi et continue le processus d’installation.

En Janvier 2013, la police péruvienne a tiré et gazé au lacrymogène sur une foule d’environ 400 manifestants Quechua. Au moins 25 personnes furent blessées. Un dialogue fut ouvert. Les locaux se virent refuser l’accès à la réunion.

Dans les Andes méridionales péruviennes, une petite entreprise de Toronto: Macusani Yellowcake, attaque l’opposition autochtone au premier projet péruvien d’extraction d’uranium. Le Pérou n’a aucune règlementation de sécurité en ce qui concerne l’extraction et le transport de produits, matériaux radio-actifs. La plupart des routes sont à peine opérationnelles serpentant dans un terrain fait de falaises et de précipices. L’électricité est quasiment inexistante et l’eau est rare. Les Quechua font pousser des pommes de terre et ont des troupeaux de Lamas pur vivreo. Quelques “leaders” sélectionnés des communautés locales furent corrompus pour signer des “accords” avec l’entreprise.

A la mine d’or de Barrick’s Lagunas Norte, dans le nord du Pérou, les Canadiens remettent constamment de l’huile sur le feu des troubles civils. Harper dirige la Canada’s International Development Agency ou CIDA à financer et à faire perpétrer la brutalité émanant de l’industrie minière.

L’inhumanité du système entrepreneurial canadien n’est pas sous contrôle, ni même évalué. L’argent des contribuables et des fonds indigènes financent ces abus flagrants des droits de l’Homme (dans l’indifférence générale…) Comme le groupe U2 décrivait l’horreur: “Minuit, nos fils et nos filles nous furent enlevés. Ecoutez les battements de leurs cœurs. Nous entendons les battements de leurs cœurs.” De la chanson “Mères des disparus”…

“Mothers of the Disappeared”

Harper’s gift to Peru

Ottawa Citizen on Harper’s on Alliance Pacific

 

Note du traducteur:

Regardez le clip (non officiel) de la chanson de U2 sur les mères des disparus au Chili (ou en Argentine ou ailleurs…) C’est ce que les ordures de l’oligarchie actuelle promettent de continuer encore et toujours… Le passage de l’obsolescence sociétaire étatique à la société émancipée et libre, passe par les droits indigènes et la lutte, le terrassement du (néo)colonialisme occidental. Il n’y a pas de solutions au sein du système !…

 

N’oubliez pas le week-end prochain…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire avec des tags , , , , , , , , , , , , , , le juin 3, 2013 par Résistance 71

Foire à l’autogestion 8 et 9 Juin à la parole errante… Allons-y nombreux !

 

Rendez-vous à la 2e édition de la Foire à l’autogestion les 8 et 9 juin 2013 à La Parole errante – La Maison de l’arbre 9, rue François Debergue 93100 Montreuil

Débattre, se rencontrer et vivre l’autogestion !

 

Visionnez ces petits clips vidéos de 30 à 50 secondes… Truculents et suggestifs !

 

"On a beau fouiller les quatre saisons, on a rien trover de plus poétique que l’autogestion !"

 


http://www.autrefutur.net/On-a-beau-fouiller-les-quatre

Oligarchie financière: La City de Londres, le nid de l’hydre à éliminer…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social avec des tags , , , , , , , , , , le mai 31, 2013 par Résistance 71

Rien ne se fait dans le monde, du moins pour sûr dans le monde occidental, sans l’aval de la City et son cartel banquier. Son influence sur le politico-économique a atteint son paroxysme et perdure depuis au moins les guerres napoléoniennes lorsque la banque Rotschild finançait les deux côtés de la belligérance. De fait, Wall Street n’existerait pas sans la city de Londres. Wall Street est inféodé à la City et non pas l’inverse. Les Rockefeller et autres Morgan, Warburg etc, sont les agents de la city au "nouveau monde", dans une Amérique soit disant "indépendante" de l’influence britannique. Le cartel des banques privées des banques centrales, incluant la Banque d’Angleterre et leur QG de la Banque des Règlements Internationaux de Bâle prennent leurs ordres à la City de Londres. La couronne d’Angleterre et sa banque sont inféodées à la City de Londres et non pas l’inverse.

La City de Londres est le nid de l’hydre, le mettre à bas serait un bon début…

– Résistance 71 –

 

La City de Londres capitale de la mafia planétaire !

 

Pierre Hillard

 

30 Mai 2013

 

url de l’article original:


http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/la-city-de-londres-capitale-de-la-mafia-planetaire,23788

 

Depuis 2007, la crise ne fait que s’accentuer. La récession s’impose et les États étouffent sous le poids de l’endettement. Cependant, il existe un monde parallèle qui agit comme une sève pour irriguer la gouvernance mondiale en formation : les paradis fiscaux. Ils sont définis par le journaliste économique Nicholas Shaxson comme un « lieu qui se propose d’attirer des activités économiques en offrant à des particuliers ou à des entités un cadre politiquement stable permettant de contourner les règles, les lois et les réglementations édictées dans les autres pays ». Appelés aussi « juridictions du secret », ces paradis fiscaux s’emploient à manipuler les mouvements d’argent internationaux.

On dénombre environ une soixantaine de ces « juridictions du secret » au cœur de la globalisation, qui se subdivisent en trois groupes :
1) Les paradis fiscaux européens comme le Luxembourg, le Liechtenstein ou Monaco ;
2) Les États-Unis, ses États fédérés (en particulier le Delaware) et les dépendances sous influence américaine (les îles Vierges, Panama, …) ;
3) la City de Londres organisée en 3 cercles concentriques : les dépendances de la Couronne (Jersey, Guernesey et l’île de Man), les quatorze territoires britanniques d’outre-mer (les îles Caïmans, les Bermudes, Gibraltar…) et des États entretenant des relations étroites avec l’ancien colonisateur : Hong Kong, Singapour, Dubaï…). Ces centres offshore combinent le secret bancaire et la non-imposition.

La capitale britannique est constituée de deux villes. La première est un vaste centre urbain de plusieurs millions d’habitants dirigé par un maire disposant de peu de pouvoirs. La deuxième est un espace de 3,16 km², appelé « City of London Corporation » ou « Square Mile », subdivisé en 25 quartiers appelés « wards » dont seuls quatre sont réellement habités, tandis que les autres regroupent les bureaux. Dirigée par un Lord-maire, véritable ambassadeur de tous les services financiers, la City est dotée d’un gouvernement (le « Guildhall »). Outre les 9.000 résidents de la City à voter, les représentants d’entreprises (23.000 personnes) ont aussi le droit de vote. Ainsi, Goldman Sachs, la banque Narodny de Moscou ou encore la Bank of China participent à la vie « démocratique » de la City. Ajoutons que des citoyens d’honneur anglais et étrangers appartiennent à ce corps électoral très particulier. Nous pouvons relever les noms de George Bush, Jr. et de Vladimir Poutine. La famille mondialiste est très variée.

La City est un véritable État dans l’État disposant d’un pouvoir total sans avoir de compte à rendre au Parlement de Westminster. Cette politique est rendue possible entre autres grâce au rôle du remembrancer (« remémoreur »), véritable lobbyiste et non-élu, qui est un relais entre la City de Londres et le Parlement anglais. Il est chargé de vérifier que les représentants du gouvernement ainsi que les différents ministères n’élaborent pas de mesures pouvant contrer la toute-puissance et l’indépendance de la City. Il est vrai que celle-ci concentre des intérêts jalousement gardés. Sur ce petit territoire, on trouve près de 550 banques, la moitié des assureurs de la planète — plus que ceux de New York, Paris et Francfort réunis — un volume d’affaires journalier cinq fois supérieur au PNB anglais, la moitié des entrées en bourse dans le monde et près de 80 % des hedge funds (fonds spéculatifs) européens. Comme l’a résumé joliment le député anglais Tony Benn, la City « est une île offshore amarrée sur la Tamise ».

Sachant que la quasi-totalité des investissements internationaux se fait via les centres offshore, en profitant au passage d’avantages fiscaux et de contraintes juridiques bien allégées, les multinationales s’en donnent à cœur joie. Pareille à une araignée au milieu de sa toile, la City de Londres régente tous ces flux financiers. La dérégulation des marchés qui s’est accélérée à partir des années 1980 a conduit à des volumes financiers colossaux transitant dans les paradis fiscaux. Selon l’économiste John Christensen, ils sont évalués à plus de 20.000 milliards de dollars (3). Une telle situation montre clairement que les politiques n’ont plus le pouvoir et que la finance a en main des atouts majeurs pour imposer un monde se rapprochant de l’idéal orwellien.

Vidéo en français sur la city de Londres:



 

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