Archive for the écologie & climat Category

Résistance au colonialisme: Vision de souveraineté indigène au pays du goulag levant (ex-USA) et son satellite canadien…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on janvier 24, 2014 by Résistance 71

Souveraineté, cicatrisation et réconciliation par la voie du milieu, celle existante déjà, celle du Wampum Deux Rangées

– Résistance 71 –

 

Le retour à notre voie n’est pas un retour en arrière

 

John Kane

 

14 Janvier 2014

 

url de l’article original:

http://bsnorrell.blogspot.jp/2014/01/john-kane-back-to-our-path-is-not-trip.html

et

http://www.letstalknativepride.blogspot.com/2014/01/back-to-our-path-is-not-trip-backward.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bon nombre d’entre nous sont familiers avec notre expression Ohnkwe Ohnwe (en langue iroquoise). C’est le terme que nous utilisons pour nous décrire nous-mêmes comme étant les peuples originels de l’Île de la Grande Tortue (NdT: terminologie amérindienne pour désigner l’Amérique du Nord, ce que sont aujourd’hui les Etats-Unis, le canada et le Mexique occupés…). La traduction approximative est “véritable être humain à tout jamais”. Il ne s’est jamais posé la question de savoir si nous avions un futur. Nous n’avons jamais été attaché à un endroit dans une ligne du temps. Nous n’avons jamais été figés dans l’Histoire. Nous n’avons jamais été primitifs ni au bout de notre évolution. Nous avons continué à nous développer. Le concept même des “Sept générations” était fondé sur la connaissance que notre croissance et notre développement demanderaient une priorité à mettre sur les impacts de nos attitudes sur ceux qui ne sont pas encore nés, ceux qui viendraient bien longtemps après nous.

Mais de toutes les assurances de ceux qui sont venus avant nous, notre futur ne serait pas assuré, certainement pas au vu des deux derniers siècles et certainement pas non plus, en allant de l’avant du point où nous en sommes. Ce chemin, qui a été tracé par les dizaines de millions de pieds de ceux qui vinrent avant nous, a été si négligé et nous en avons tant dévié que ce ne peut-être que la Création et notre langue qui puissent guider nos pas de nouveau vers lui. Mais ce changement de cap vers ce grand chemin, Kaianerehko:wa (La Grande Loi de la Paix), n’est pas un voyage de régression ou retour en arrière. C’est un voyage vers l’avant, vers le futur.

Ohnwe veut dire “pour toujours” ou “à tout jamais” et à tout jamais est le temps dans les deux directions, vers la passé et le futur. Ceux de notre passé ont établi Kaianerehko:wa de façon à ce que nous reconnaissions le chemin et pour le garder clair et libre pour ceux qui suivent.

Mais ce chemin s’est trop élargi et a été obscurci par la négligence. Une grande part de nettoyer la voie vers notre futur implique que nous commencions à retrouver un esprit commun dirigé vers un but commun. La seule façon de les trouver est au travers de la conversation et du discours honnête. A cet effet, utiliser les concepts les plus basiques de Kaianerehko:wa est un bon début.

Notre feu symbolise nos familles, nos clans, nos communautés et notre droit et pouvoir de nous rassembler en conseil et pour être conseiller. Comme des esprits désirant nous diriger vers le chemin du futur, nous devons rallumer un feu. Nous avons besoin de participation et d’un véritable engagement des gens. Aussi petits ces feux soient-ils, ils doivent démontrer un véritable retour à Kaianerehko:wa.

Rien de tout ceci n’a à voir avec une révolution ou un renversement de pouvoir, cela a tout à voir avec notre peuple utilisant ce qui nous est propre pour résoudre nos problèmes, pour corriger le tir et aller de l’avant. Nous ne réussirons sans doute pas à maîtriser tous les problèmes, mais dans le processus de rallumer nos feux et de rassembler les volontaires non seulement pour se dresser ensemble dans une crise ou pour une lutte, mais aussi de s’assoir ensemble dans un conseil pour bâtir quelque chose et se soutenir les uns les autres, alors nous pourrons commencer à montrer un exemple de ce qui est véritablement notre responsabilité et notre disctinction, ce qui fait que nous sommes différents.

Au lieu d’avoir des individus dictant leurs vues déformées au sujet de “nos coutumes et traditions” ou d’assujettir le pouvoir qui leur est accordé au travers de la reconnaissance fédérale ou de pouvoirs étrangers, nous devons commencer le processus de dépoussiérer le chemin qui nous fut tracé par ceux qui sont venus bien longtemps avant nous. Malgré les conseils élus et les titres ou ce que certains croient être les conseils traditionnels, ceci représente le chemin pour aller de l’avant. Ceci ne requiert pas de brûler ses cartes de membres de bandes (tribus), d’enlever des noms des rôles tribaux, de conduire dans permis de conduire ou de fracasser les traités. Il n’y a pas de balle d’argent, de potion magique ou de séquence de rêve qui vont construire un chemin fait de briques jaunes devant nos pas. Nous devons commencer le lent processus de retourner vers le chemin qui va de l’avant, ce chemin qui  nous fait bouger avec la Nature et la création, le droit chemin.

En l’absence de tout le monde parlant nos langues originelles et virtuellement nulle part qui puisse démontrer aujourd’hui le véritable usage de Kaianerehko:wa, nous avons besoin d’utiliser nos communiquants les plus experts afin de clarifier ce qui a été obscurcit par de mauvaises traductions et efforts de mal représenter notre histoire. Nulle part ne devrait notre chemin vers le futur défier la Nature ou la Création. Nous devons reconnaître que bien qu’il y ait beaucoup que nous devons apprendre et beaucoup que nous n’apprendrons jamais, que notre meilleur professeur est la nature.

Le chemin vers l’avant n’est pas un retour en arrière. Il n’y a aucune raison de rejeter les outils d’aujourd’hui alors que nous allons de l’avant. La clef est de savoir discerner ce qui nous fait avancer sur NOTRE chemin et ce qui au contraire nous en écarte. Facebook et la messagerie internet ne peuvent pas remplacer les réunions physiques. Le système de clans ne peut pas devenir quelque chose de virtuel. La communication voyage peut-être aujourd’hui à la vitesse de la lumière, mais le conseil prend du temps. Utilisons donc ce que la technologie de la vitesse nous offre pour partager l’information et pour prendre contact mais prenons aussi le temps de faire un feu et de nous rassembler.

Le concept du pouvoir de l’Homme va et vient. La puissance, le pouvoir de tuer et de détruire et la richesse, l’accumulation de biens et de richesses, ces deux désirs ont eu et auront peut-être encore un peu leur moment dans l’Histoire ; mais Ohnkwe Ohnwe sont les véritables humains et ils le sont pour toujours. Je prendrai le chemin qui considère les sept générations mentionnées ci-dessus plutôt qu’un quelconque rapport annuel d’entreprise ou inventaire d’armement. Notre pouvoir fera sa démonstration dans notre combat pour notre futur… Pour notre “à tout jamais”.

Résistance politique en terres Mohawk…

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Restriction de circulation et de navigation

 

Mohawk Nation News

 

20 janvier 2014

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/01/20/navigation-travel-restriction/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce qui suit est une notice légale publiée par les Mohawks en 2007 et est conforme à la loi de cette terre. Tout le monde est requis de lire et de se conformer à cette notice légale en parfaite adéquation avec le traité Wampum Deux Rangées / Guswentha.

Il est aussi venu à notre attention dans cette vidéo de Jesse Ventura que les entreprises/corporations violent la loi internationale. Nestlé pompe les ressources d’eau des Grands Lacs du territoire Rotino’sionni:onhwe (iroquois)

 

Voir:  Jesse Ventura. “Great Lakes World Wide Water Conspiracy”.

 

Le 17 Août 2007, le peuple de la nation Mohawk de la confédération des peuples de la “longue maison” et représenté par sa société des guerriers (Haudenosaunee Rotinosionni Onkweohnwe Rotiskenrahkete Kanionkehaka Kanienke) a publié cette “Notice légale de restriction sur la navigation et les déplacements” (en territoire Mohawk) :

A. Sous l’autorité de la grande Loi de la Paix Kaianerehko:wa, loi suprême du grand architecte de la création ;

B. Rotiskenrakehte “Ceux qui détiennent la paix” (NdT: la traduction littérale du mot “guerrier” en Mohwak, car ce mot n’existe pas en langage iroquois, comme du reste dans bien des langues natives des Amériques), depuis Kanienke, declarent cette restriction à la  Navigation et aux déplacements (en territoire Mohawk);

C. Cette restriction commencera à 23:00 le 18ème jour du mois d’août de l’an deux mille sept et ce jusqu’à nouvel ordre et s’appliquera à tous vaisseaux de toute nation ou entreprise s’engageant dans le commerce, relations commerciales avec les entreprises corporatives appelées Etats-Unis ou Canada, de la navigation, du voyage à l’intérieur, ou sur les voies d’eau navigables de Kanientarahwanoneh, de la dite voie maritime du Saint Laurent à un point de 45 degrés, 53 minutes, 39 secondes de latitude nord et 59 degrés, 58 minutes et 21 secondes de longitude Ouest ; [NdT: s’ensuivent ici une dizaine de ligne de coordonnées géographiques... ]

D. L’espace aérien en-deçà d’un mile nautique du domicile ou de l’endroit de résidence Onkwehonwe sera également restreint d’utilisation par tout appareil privé du gouvernement ou tout appareil de sécurité contracté de manière privée des entités dites des Etats-Unis ou du Canada ;

E. Durant des siècles Onkwehonwe et autres nations aborigènes de la Terre ont souffert du génocide, de la destruction quasi totale de notre planète terre, de nos modes de vie et de guerres d’agression continuelles par les envahisseurs coloniaux sous de facto autorité de la papauté du dit Saint Empire Romain, des entreprises croisées britanniques des dites entreprises commerciales appelées Etats-Unis, Canada, Australie, Angleterre, France et autres, qui continuent ce génocide à la poursuite du commerce et d’une présumée domination sur l’entière planète Terre.

F. En union avec le peuple Algonquin, d’arrêter l’extraction minière d’uranium par Frontenac Venture Corporation ;

G. En union avec les peuples autochtones et les enfants saisis par l’entreprise britannique d’Australie ;

“H. En union avec les peuples indigènes de la Terre contre la mondialisation, le North American Free Trade Agreement (NAFTA) et réunions entre les leaders marionnettes des entreprises Etats-Unis, Canada et Mexique au château de Montebello le 20 Août ;

“I. En réponse aux tentatives d’interférence avec l’ancienne structure gouvernementale de Kanienkehaka et de négotiations non autorisées par les états entreprises de New York, du Bureau des Affaires Indiennes américain et de Catskill Development LLC, pour supprimer la terre ancestrale ;

“J.; En souvenir de nos luttes passées et en union avec la lutte continue de tous les peuples autochtones sur Terre et au Chiapas, Oaxaca, Wayuu, Irak, Palestine, Adfghanistan, Kenenhstaton et autres contre les terroristes du Vatican ;

K. Rotikiskenrahkete (Société des Guerriers) mettra en exercice et maintiendra son droit explicite de réserve, aura toute autorité d’utiliser la force nécessaire avec les moyens nécessaires de maintenir la paix et de stopper la destruction de la vie sur terre, de restreindre la navigation et les dédplacements des vaisseaux de toutes nations ou entreprises s’engageant dans des activités commerciales avec les entreprises/corporations appelées Etats-Unis et Canada.

L. De plus, Onkwehonwe se réserve le droit de saisir vaisseaux et cargaisons pour avoir enfreint la paix par violation de cette restriction ;

“M. Rotiskenrakehte demande que les peuples de la Terre prennent note de notre droit à la paix sur Terre et de s’unifier avec nous pour arrêter la destruction de la vie. L’intention de Rotiskenrahkete est d’ouvrir les yeux des peuples de votre monde sur la guerre de génocide qui est menée contre les peuples autochtones sur Terre.

Avec les pouvoirs qui nous sont conférés par Kaiainerehko:wa, la Loi de la Grande Paix, qu’il en soit ainsi de nos esprits.”

Comme Neil Young l’indique si bien à propos de Harper et des junkies des multinationales du pétrole: “I’ve seen the needle and the damage done, a little part of it in everyone. But every junkie’s like a setting sun / J’ai vu l’aiguille et les dégâts qu’elle engendre, une petite part de cela dans chacun de nous. Mais chaque junky est comme un coucher de soleil”. Neil Young. “Needle & the Damage Done”. 

Enbridge Line 9.

“UN Agenda 21″.

Harper’s water law Omnibus Bill Prime Minister Harper’s Water Law Omnibus Bill.

Résistance à la dictature agro-alimentaire: Produits à boycotter contenant des OGM Monsanto…

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Liste non-exhaustive bien-sûr, mais de produits qui ont envahis le marché français et francophone… La problématique est somme toute assez simple: Nous savons, grâce à de plus en plus d’études indépendantes (cf l‘étude don professeur Séralini sur le maïs OGM Monsanto), que notre alimentation tend à être empoisonnée (à dessein ou pas n’est plus vraiment le problème dans l’urgence…) par les OGM, par les produits chimiques (pesticides, insecticides, engrais), maintenant la radioactivité (Fukushima se révèle jour après jour être une source constante de contamination depuis près de 3 ans maintenant des écosystèmes pacifiques… Mangez-vous du saumon du pacifique ??…). Que faire ? On ne peut pas palier à tout, mais on peut déjà dire NON à ce dont on ne veut pas. Boycotter les produits qui utilisent les OGM est une première étape. En quoi les produits listés ci-après sont-ils potentiellement toxiques ? La très vaste majorité utilise ne serait-ce que du "syrop de maïs", ingredient "corn syrup" sur les étiquettes originales américaines… Sauf étiquetté NON GMO, tous les syrops de maïs utilisés proviennent de maïs génétiquement modifié dont Monsanto a le quasi monopole au pays du goulag levant. Ceci n’est qu’un cas parmi d’autres…

Nous boycottons ces marques depuis bien longtemps dans nos vies personnelles… C’est une affaire de choix, pourvu qu’il soit informé !

– Résistance 71 –

 

Monsanto les produits à Boycotter

 

Manon Laplace

 

20 janvier 2014

 

url de l’article original en français:

http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/10502/monsanto-produits-boycotter

 

Les produits du géant de la biochimie Monsanto sont présents dans de très nombreux articles de consommation courante. Bio à la Une fait la liste de quelques unes des marques qu’il vaut mieux éviter afin de ne pas mettre n’importe quoi dans son assiette.

Monsanto, titan de la biotechnologie, est tristement célèbre pour les scandales sanitaires à répétition dans lesquels la firme est impliquée. Ce que l’on sait moins enr revanche, c’est que les marques qui contiennent des produits Monsanto envahissent nos rayons.
Pour mieux savoir ce que l’on met dans son assiette et dans celle de ses enfants, il est bon de connaître les multinationales, propriétaires de nombreuses marques, qui ont recours à des composants Monsanto pour certaines de leurs productions.
Parmi celles-ci, les sociétés Kraft Philipp Moris, Unilever, General Mills, Coca-Cola, Pepsico ou encore Procter & Gamble.

Boissons

Les boissons de la marque Coca-Cola: Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…
Les jus de fruits Capri-Sun et Topricana.
Le boissons Ocean Spray, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up, Schweppes ou les boissons énergisantes Gatorade.
Les thés Lipton et les cafés Maxwell.
Le lait Gloria de la firme Nestlé

Produits sucrés

Les chocolats Poulain, Lindt, Côte d’Or, Dam, Milka, Suchard et Toblerone.
Les biscuits Lu, Oreo, Cadbury et les cookies Pepperidge Farm.
Les produits Brossard ou Savane.
Les bonbons Carambar, Krema et La Vogienne.
Les chewing-gums Hollywood ou Malabar.
Les barres de chocolat Bounty.
Les glaces Häagen Dazs, Miko et Ben & Jerry’s.
Les céréales Kellogg’s, parmi lesquelles Special K, Trésor, Miel Pop’s, Froties ou encore All Bran.
Les céréales Quaker.
Les yaourts Yoplait.

Produits salés

Les chips Lay’s, Pringles et Doritos.
Les biscuits apéritif Benenuts et Bahlsen.
Les spécialités fromagères Philadelphia.
Les plats préparés Marie, Findus, Tipiak.
Les pains Jacquet.
Les soupes et bouillons Liebig, Knorr, Royaco, Alvale.
Les préparations mexicaines Old El Paso.
Les sauces Heinz, Amora, Benedicta.
Les produits Uncle Ben’s.

Hygiène et entretien

Les couches pour bébé Pampers.
Les protections féminines de la marque Always.
Les gels douche, shampoings et déodorants Pantene, Axe, Monsavon, Dove, Rexona ou Timotei.
Les dentifrices Signal.
Les produits nettoyants Cif, Omo, Dash, Skip, Cajoline et Sun.
Ou encore les désodorisants Febreze.

Cette longue liste, loin d’être exhaustive et qui ne concerne que les produits présents sur le marché français, permet de se donner une idée du nombre d’articles de consommation courante dans lesquels on peut retrouver des produits Monsanto, afin de faire le tri dans sa consommation.

Résistance à la pollution agricole génétique: Monsanto s’attaque au blé…

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Le Nouvel Ordre Mondial passe par l’agro-alimentaire biotechnologique. C’est une des armes absolues. Quand la grille aura verrouillé le contrôle de la bouffe et de l’énergie, l’heure du goulag planétaire sonnera… La balle est en fait dans notre camp depuis un bon moment…

– Résistance 71 –

 

Monsanto prépare le tout premier blé OGM

 

RT

 

15 janvier 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/monsanto-gmo-wheat-crop-648/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le titan de la biotechnologie Monsanto a fait des progrès signifiants dans le développement d’un blé génétiquement modifié pour résister à un herbicide, a annoncé l’entreprise récemment et pourrait avoir une première dans le domaine du blé dans les années à venir.

Le blé génétiquement modifié n’est pas approuvé dans le monde, mais l’entreprise agricole multi-milliardaire de St Louis dans le Missouri est déterminée depuis des années à développer une première variété OGM de cette culture très importante dans le monde en terme de profit. Aujourd’hui,le patron du département technologique de Monsanto pense que l’entreprise est sur le bon chemin avec ses recherches.

Le processus de création de Monsanto pour le blé est un des 29 projets entrepris par le groupe agro-alimentaire, qui ont bien progressés récemment, a dit le représentant de l’entreprise dans une conférence la semaine dernière. Les tests ont fait passer le projet de “concept” au stade de développement précoce.

Le blé Monsanto, comme toutes les autres cultures développées par l’entreprise, serait résistant à son tueur de mauvaises herbes RoundUp et rejoindrait la lignée des autres produits Monsdanto “RoundUp Ready” déjà vendus par l’entreprise, incluant des maïs et des sojas GM.

“Du point de vue du marché, celui de l’industrie du grain et du blé en particulier, celui-ci est resté très intéressé et soutient des avancées bio-technologiques”, a dit Robb Fraley CTO de Monsanto durant une conversation téléphonique la semaine dernière, d’après le journaliste Eric Shroeder de Baking Business.

“Un agriculteur du blé est aussi généralement un agriculteur du maïs et du soja et il comprend les avantages de la technologie, l’industrie du blé a observé les bénéfices qu’ a apporté cette technologie au maïs et au soja, ainsi nous continuons notre progression”, a ajouté Schroeder.

D’après le top technicien de l’entreprise, le blé GM ne serait pas disponible avant plusieurs années.

“Nous sommes encore à plusieurs années du lancement du produit, mais il est bon de voir ces produits sur le bon chemin”, a ajouté Fraley.

De fait, Monsanto a passé la plus claire partie des quinze dernières années à rechercher sur le blé GM. L’entreprise a commencé des tests de terrain en 1998, mais a suspendu ses opérations en 2005 après avoir déterminé qu’une souche de “super-blé” n’était pas encore prête.

Comme RT l’a rapporté la semaine dernière, Monsanto a aussi récemment annoncé que les ventes de son soja RoundUp Ready ont augmenté de 16% durant le dernier quart de l’année 2013.

L’analyste Michael Cos de Piper Jaffray Cos a dit à Bloomberg News que le soja GM de Monsanto prouverait être le leader des ventes pour l’entreprise durant les deux prochaines années D’après l’évaluation de Fralay, Monsanto pourrait bien arriver au terminus de sa création de blé GM à cette date.

Si Monsanto demeure dans la ligne, l’entreprise devra gérer les interdictions sur le blé GM toujours existantes aux Etats-Unis et dans le monde. L’entreprise est devenue le centre d’un scandale de la biotechnologie l’an dernier quand des souches de blé génétiquement modifié réapparurent dans une ferme de l’Oregon après plus de dix ans de soi-disants arrêts des tests de Monsanto sur le blé GM. Après que ces rapports eurent circulé, un officiel du gouvernement japonais a placé un embargo sur tout le blé américain.

Bien d’autres pays en dehors des Etats-Unis ont banni les importation de produits et cultures OGM et la Chine a récemment refusé cinq cargaisons de maïs américain sur des suspicions que ce maïs aurait pu être contaminé par une variété de maïs transgénique.

Luttes des Indiens du Canada pour les terres et l’environnement: Concert de soutien de Neil Young…

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Concert de Neil Young au profit des mouvements de lutte autochtones contre l’exploitation des gaz de schistes d’Atthabaska… Tel père, tel fils…

– Résistance 71 –

 

Scott Young et “la discussion des Iroquois”

 

Mohawk Nation News

 

13 janvier 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/01/14/scott-young-iroquois-speak/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’était une chaude journée d’Octobre 1965, lorsque Scott Young, journaliste du Globe & Mail, parla à un ancien et à moi-même à Toronto. Nous venions juste d’arriver de Kahnawake pour une conférence de 3 jours, “The Iroquois Speak”, à l’hôtel Royal York. Nous avions lutté avec une vieille voiture pour venir ; la porte côté passager se fermait à l’aide d’un porte-manteau métallique. Aucune publicité de l’évènement. Seules des lettres avaient été envoyées à nos frères et sœurs Haudenosaunee (Iroquois). La même lettre fut envoyée aux médias de masse. Seul Scott Young du Globe & Mail vint.

Scott Young nous a écouté 14 heures durant. Nous avions pourtant invité tout le monde à venir. Il écrivit un papier très favorable au sujet de nos efforts et le publia dans le quotidien du Globe & Mail. Puis arrivèrent les anciens traditionnels et un bon nombre de jeunes autochtones des six nations, curieux, des deux côtés de la “ligne imaginaire”. Les anciens s’asseyèrent à une longue ligne de tables dans la grande salle de réunion. Chaque jour en amenait toujours plus ; nous parlions d’histoire, du traité Wampum Deux Rangées, la Grande Loi de la Paix, des relations entre les autochtones et les Britanniques et Français, de la loi illégale canadienne sur les Indiens. Ce fut une réunion historique qui se tint à Toronto, chose qui n’avait pas été faite depuis bien longtemps !

Lorsque la conférence prît fin, chacun retourna chez soi, les anciens également ainsi que moi. Peu de temps après, l’hôtel Royal York me contacta et me demanda de payer l’addition. Personne n’avait d’argent. Je leur ai conseillé d’envoyer les factures au ministère des affaires indiennes, qui tenait notre argent indigène dans un trust. Les factures continuaient à m’arriver ; je les faisais suivre au ministre des affaires indiennes de l’époque, Arthur Laing. Il paya finalement toutes les factures.

A l’époque où Scott Young écrivit son article, son fils, Neil Young, avait 18 ans et commençait sa carrière d’auteur-compositeur. Il vivait à Toronto et se rappelle probablement de cette réunion au sujet de laquelle son père écrivit un long article.

Les années ont passé et nous avons continuellement adressé les mêmes problèmes. On nous maintint dans l’invisibilité à dessein. Nos enfants furent assassinés dans les camps du programme fédéral des pensionnats, tandis que les écoles de l’entreprise coloniale Canada enseignaient à ses enfants que nous, les Iroquois, étions extincts, disparus de la face de la terre.

Hier, le bureau du premier ministre Harper a répondu à la conférence de presse donnée par Neil Young au sujet des sables bitumeux d’Athabaska (province d’Alberta). Cet artiste a touché un nerf sensible du complexe militaro-industriel.

L’article du père de Neil, Scott, il y a longtemps dans le quotidien du Globe & Mail a beaucoup aidé la cause indienne. Son exposition à la Grande Loi de la Paix lui a ouvert l’esprit. Il est évident que son fils était à l’écoute. Neil montre maintenant qu’il tinen beaucoup de son père:

“Old man take a look at my life, I’m a lot like you were. Old man take a look at my life, I’m a lot like you were.”

“L’ancien observe ma vie, je ressemble beaucoup à ce que tu étais.

L’ancien observe ma vie, je ressemble beaucoup à ce que tu étais.

 Neil Young. “Old Man”.,

Fukushima, environnement et contamination planétaire: Économie de bout de chandelle, la centrale tient (littéralement) au ruban adhésif…

Posted in actualité, écologie & climat, néo-libéralisme et paupérisation, politique et lobbyisme, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , on janvier 5, 2014 by Résistance 71

Bande adhésive et filet métallique ont été utilisés pour renforcer les réservoirs d’eau contaminée de Fukushima

 

RT

 

4 Janvier 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/fukushima-radiation-water-leak-186/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors que TEPCO a commencé les préparations pour un nettoyage du système de drainage et de ses tonnes d’eau radioactive fuitée sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima, un ancien employé révèle que la raison pour tant de fuites fut la réduction du coût des mesures qui vit l’utilisation de ruban adhésif, a rapporté le quotidien Asahi Shimbun.

Yoshitatsu Uechi, un mécanicien automobile et chauffeur de bus pour touristes, a travaillé sur le site de la centrale nucléaire dévastée entre le 2 Juillet et le 6 Décembre 2012, d’après l’article du Asahi Shimbun. Il était un des 17 employés en provenance de la préfecture d’Okinawa, qui fut envoyé pour travailler dans la centrale durement frappée afin de créer de nouveaux espaces de stockage de l’eau contaminée. Le tremblement de terre de Mars 2011 a déclenché un tsunami qui a touché la côte Est du Japon, endommageant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. La catastrophe a provoqué la fusion de trois des réacteurs nucléaires de la centrale, menant au plus grand désastre nucléaire mondial depuis celui de Tchernobyl. L’eau utilisée pour refroidir les réacteurs a fuit dans le sol et a contaminé l’eau de sous-sol sur les lieux de la centrale, une partie de cette eau s’étant également échappée dans l’Océan Pacifique.

Ce Japonais de 48 ans a dit que des ouvriers furent envoyés dans plusieurs endroits de Fukushima, incluant une zone appelée H3 à haut niveau de radiation. Dans un de ces cas en Octobre 2012, Uechi fut chargé de recouvrir 5 ou 6 réservoirs de stockage sans couvercle dans la zone “E”, proche de H3 et il pleuvait, rapporte le journal japonais. Lorsqu’il fut installé en haut du réservoir haut de 10m, Uechi y trouva de la bande adhésive qui couvrait une ouverture d’environ 30cm. Après avoir utilisé une lame pour enlever la bande, il appliqua un agent d’étanchéité sur l’ooverture et y fixa un couvercle en acier, le fermant avec de gros écrous. En accord avec ses instructions, il devait utiliser 4 écrous, bien que le couvercle en ait eu 8. D’après l’employé, ses collègues lui dirent plus tard que l’utilisation de bande adhésive était une procédure normale pour gérer les problèmes “d’étanchéité” des réservoirs d’eau contaminée. “Je ne pouvais pas croire qu’un tel boulot ni fait ni à faire était entrepris, même si cela faisait partie de mesures temporaires”, a dit Uechi au quotidien Asahi Shimbun.

Parmi d’autres mesures temporaires économiques bricolées, l’utilisation de matériel d’occasion fut courante. Uechi a aussi dit que des filets en fil de fer ont été utilisés pour renforcer des barreaux durant le remplacement de coffrage en béton dans les fondations des réservoirs d’eau. De plus, des membranes résistantes à l’eau furent appliquées le long des joints à l’intérieur des réservoirs cylindriques et ce pour économiser sur les joints étanches nécessaires utilisés pour joindre les feuilles métalliques de la paroi des réservoirs. La pluie et la neige ont érodé l’agent anti-corosion mit sur les écrous des colliers de serrage, réduisant ainsi l’étanchéité, a ajouté Uechi. D’après l’ouvrier, un grand nombre de ces réservoirs ont été prouvés avoir fuité de l’eau contaminée.

Samedi, des ouvriers sur le site de la centrale ont commencé les préparations de nettoyage du système de drainage de la centrale qui contient plus de 20 000 tonnes d’eau hautement radioactive, d’après Tokyo Electric Power Company (TEPCO), l’opérateur de la centrale et responsable du nettoyage. En août dernier, TEPCO a détecté 2,35 milliards de Becquerels de césium par litre dans l’eau située dans les passages sous-terrains, qui fuitent dans le sous-sol et la nappe phréatique au travers de failles et fissures dans les tunnels de drainage.

Le niveau normal est estimé à 150 becquerels par litre de césium d’après l’UE. Les ouvriers doivent mettre en place l’équipement spécial pour geler la sol autour des réacteurs, d’après TEPCO. Ce plan inclut d’introduire des tuyaux transportant des réfrigérants liquides profondément de façon à ce qu’aucune quantité d’eau ne puisse traverser. La chercheuse sur les retombées de Fukushima, Christina Consolo a dit à RT que le problème de l’eau contaminée dans la centrale nucléaire est un problème très difficile à résoudre.

La rétention/stockage des eaux est un problème extrêmement difficile en soi, comme chacun connait le problème d’une cave où il y a des fuites, l’eau trouve toujours un passage. Le site a été bricolé avec du ruban adhésif depuis plus de deux ans. La plupart de ces “réparations” ne sont que temporaires et il y a tellement de problèmes à résoudre et le coût a toujours l’air d’être un gros problème en ce qui concerne ce qui est fait et ce qui ne l’est pas.”

Réalité climatique et science réelle: Le cycle solaire 24…

Posted in actualité, écologie & climat, politique et lobbyisme, réchauffement climatique anthropique, science et nouvel ordre mondial with tags , , , , , on décembre 31, 2013 by Résistance 71

Et en ce moment même, une expédition scientifique partie en antarctique pour étudier le "réchauffement climatique anthropique" et la fonte des glaces, est bloquée par ces glaces depuis Noël et en plein été austral, là et quand cela ne devrait pas se produire… Au 30 décembre, une troisième expédition pour tenter de les dégager par voie de mer a échoué et rebroussé chemin. Les scientifiques, politiques et membres d’équipage seront évacués par hélicoptère. On attend avec impatience leurs "conclusions" sur la fonte des glaces…

– Résistance 71 –

 

Le soleil “se retourne” tandis que ses pôles magnétiques se renversent

 

RT

 

31 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/sun-upside-down-flip-990/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le soleil a entrepris “un renversement complet de ses champs magnétiques” avec ses pôles nord et sud changeant de place alors que cela marque la moitié du Cycle Solaire 24.

Un renversement des pôles magnétiques du soleil est un grand évènement en soi”, dit le professeur Tony Phillips de la NASA dans une déclaration sur le site internet de l’agence spatiale. “Les champs magnétiques du soleil s’affaiblissent, arrive à zéro puis réémerge avec une polarité opposée. Ceci est une partie très particulière du cycle solaire,” a dit le physicien de l’université de Stanford Phil Scherrer. Alors qu’il semblerait que l’évènement pourrait avoir des répercussions catastrophiques pour la galaxie, ses effets sont en fait plus subtiles, interférant essentiellement avec l’exploration spatiale. “Les rayons cosmiques sont un grand danger pour les astronautes et les sondes spatiales et quelques chercheurs disent que cela pourrait affecter la densité des nuages et le climat sur terre,” a dit Phillips.

Les aurores boréales et australes vont devenir plus lumineuses, plus fréquentes et plus visibles maintenant que l’évènement est arrivé à son stade final. Le processus a été long et constant, le physicien Todd Hoeksama a dit à Metro: “C’est comme une marée et ses mouvements montant et descendant. Chaque petite vague amène un petit peu plus d’eau et éventuellement vous obtenez la renverse totale.” Scherrer a expliqué plus tôt ce mois-ci que “le pôle nord du soleil a déjà changé de signe, tandis que le pôle sud fait la course pour rattrapper.” L’impact du processus a été très lointain. “Le domaine de l’influence magnétique du soleil (aussi connue sous le nom d’héliosphère) s’étend des milliards de kilomètres au delà de Pluton. Les changements des champs de polarité ont un effet propagatoire jusqu’à la sonde Voyager, qui est à la porte de l’espace interstellaire (aux confins de notre système solaire)”, a expliqué Phillips.

La NASA a diffusé une visulalisation du comment ce processus se produit (cf animation dans l’article original en anglais). Commencée en 1997 et se terminant en 2013, elle montre le vert (polarité positive) devenant mauve (polarité négative). Ce cycle solaire 24 a été perçu comme étant très imprévisible. D’abord il a été retardé d’un an, avec une activité très lente jusqu’en 2009. Ceci incita les astronomes à changer une prédiction de pic de 2012 à 2013. Les scientifiques disent que le cycle est déjà parmi les plus faibles rapportés et que si la tendance continue, la Terre pourrait bien entrer dans un nouveau Petit Age Glaciaire.

Les peuples autochtones des Amériques nous mettent en garde… depuis plus de 500 ans !

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on décembre 30, 2013 by Résistance 71

Les peuples amérindiens mettent en garde sur la destruction de la Terre-Mère

 

Vicky Pelaéz

 

6 décembre 2013

 

url de l’article:

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-les-peuples-amerindiens-mettent-en-garde-sur-la-destruction-de-la-terre-mere-121807189.html

 

 

La Terre n’appartient pas à l’homme,

c’est l’homme qui appartient à la Terre

(Sagesse amérindienne).

 

Il est de ces événements internationaux que la presse mondialisée s’efforce de passer sous silence ou simplement d’occulter afin d’éviter qu’ils ne se propagent et perturbent l’agenda des multinationales, qualifiées de « club international des banquiers et des guerriers » par l’écrivain Eduardo Galeano. Leur dessein est de contrôler non seulement la vie humaine, mais aussi la nature. C’est ainsi qu’est passé inaperçu le « 5e Sommet continental », qui s’est tenu récemment dans le territoire autochtone La Maria dans le département du Cauca en Colombie, terre de la communauté indigène Nasa, où 4 000 représentants indigènes du continent américain ont formulé des propositions pour la défense de la Terre-Mère et ont exprimé leur rejet du modèle économique néolibéral dominant.

Les chefs de plus de 40 ethnies – parmi lesquelles, les Emberá, les Wayuu, les Guaraní, les Mapuche, les Arauco, les Machiguenga – ont exigé un arrêt des signatures de Traités Bilatéraux d’Investissement (TBI) et d’Accords de Libre Échange (TLC) qui créent des politiques d’expropriation de ressources naturelles et des règles permettant le pillage des biens et des cultures des peuples. Les communautés amérindiennes s’inquiètent de la décision prise par quatre pays d’Amérique latine (Chili, Colombie, Mexique et Pérou) de signer l’Accord de Partenariat Trans-pacifique (TPP en anglais) avec les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Vietnam, la Malaisie, Singapour et Brunei.

Le TPP, qui se négocie à huis clos et à l’initiative du gouvernement de Barack Obama, est qualifié de « cheval de Troyes corporatiste » ou de « NAFTA (accord de libre-échange nord-américain : États-Unis, Canada, Mexique) élevé aux stéroïdes », car il fait prévaloir les intérêts des multinationales sur les intérêts nationaux des pays signataires. Bien entendu, cet accord répond aux règles d’un marché libéralisé à l’extrême, mais, selon ses créateurs, multiplierait par deux le volume des exportations nord-américaines, harmoniserait les lois environnementales des pays signataires en fonction des intérêts des entreprises, et modifierait les standards de sécurité alimentaire.

De plus, les multinationales prendront en charge la sécurité sociale, les fonds de pension et les mutuelles, restreignant le recours aux médicaments génériques, entre autres, comme le montre l’exemple du Guatemala : après que le pays a signé l’accord de libre échange États-Unis / pays d’Amérique Centrale (ALEAC), la vente de génériques a été interdite, faisant grimper immédiatement de 20% le prix des médicaments. Une des causes du coup d’État de 2009 au Honduras fut précisément la décision de l’ex-président Manuel Zelaya de conclure un accord avec Cuba afin de faire baisser le prix des médicaments. Les 4 000 représentants amérindiens ont exprimé un NON ferme et définitif à ces pratiques et exhortent leurs gouvernements à préserver la souveraineté de leurs pays en cessant de conclure des accords de libre-échange.

Les participants au Sommet Continental ont farouchement rejeté le recours aux cultures transgéniques de la multinationale Monsanto sur les territoires indigènes du continent et ont appelé en Colombie à l’abrogation de la résolution 9.70 du traité de libre-échange avec les États-Unis. Cette loi interdit l’usage par les agriculteurs de semences naturelles et les contraint à n’utiliser que les « semences certifiées ». Autrement dit, les 14 millions de paysans colombiens sont dans l’obligation d’utiliser exclusivement des semences transgéniques stériles produites par Monsanto, Cargill, DuPont, Dow Chemical Co. et par plusieurs autres entreprises. Selon Carlo Petrini, le pape de la gastronomie et de l’alimentation, à l’heure actuelle, « 80% des semences de la planète appartiennent à 5 multinationales ». Selon le spécialiste, quand l’industrie aura mis la main sur la totalité de la production, ce sera la mort des paysans et des agriculteurs.

Les peuples indigènes d’Amérique latine, à l’instar de tous les hommes de conscience, s’opposent au projet des multinationales de faire de la nature une marchandise, elles qui en sont déconnectées, alors que, comme l’explique Eduardo Galeano « les cultures amérindiennes la vivent de l’intérieur », et la considèrent comme partie intégrante de leur propre existence. Ils se rendent parfaitement compte que le système actuel mondialisé réunit les conditions idéales pour la destruction de l’environnement, et comme l’affirme Carlo Petrini, « produit un gâchis jamais vu dans toute l’histoire de l’humanité, il n’a aucun respect pour les traditions, il détruit les peuples et confisque l’avenir ».

Selon ce spécialiste, affirmer que « ces vingt dernières années, on a utilisé plus de produits chimiques qu’au cours des 120 années qui ont précédé » n’est pas une révélation. Les peuples amérindiens réunis en Colombie s’inquiètent du modèle prédateur et d’exploitation irrationnelle qui « met en péril la vie et la survie de l’ensemble des êtres vivants de la planète ». Les récentes critiques émises par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) des Nations Unies au gouvernement argentin confirment les inquiétudes exprimées lors du Sommet. Le déboisement, les engrais chimiques, le soja transgénique et les mines à ciel ouvert « ont contraint les peuples indigènes à abandonner leurs terres », de plus l’utilisation de pesticides chimiques a « affecté la santé de ces communautés », comme le dit le rapport, qui conclut que le modèle agricole actuel porte atteinte à l’agriculture indigène.

Les peuples amérindiens sont extrêmement conscients de la situation, eux qui alertaient déjà il y a plusieurs décennies sur les dommages irréversibles qu’engendre la surexploitation des ressources échappant à tout contrôle sur la Terre-Mère et la nature dans son ensemble. L’industrie agricole et les politiques économiques extractivistes imposées par le néolibéralisme afin d’obtenir le maximum de bénéfices provoquent des dommages majeurs à l’environnement et affaiblissent l’agriculture paysanne. De plus, les lois anti-terroristes en vigueur dans la majorité des pays d’Amérique latine, du Honduras à l’Argentine, ouvrent la voie à l’agro-industrie et permettent de chasser les peuples primitifs de leur terre ancestrale, une violation évidente des droits de l’homme.

Les représentants indigènes ont également exigé l’annulation des concessions minières qui occupent actuellement de nombreux territoires indigènes sur tout le continent, et de mettre un terme à la vente par lots de leurs territoires aux compagnies pétrolières et minières. Au Pérou, à titre d’exemple, 72% de l’Amazonie a été divisé en lots pour plus de 30 multinationales productrices de gaz et de pétrole, en majorité américaines, européennes et chinoises, sur les zones les plus riches en termes de populations de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens. Le plus tragique est que 58 des 64 lots autorisés par les gouvernements d’Alejandro Toledo (2001-2006) et d’Alan Garcia (2006-2011) se situent sur les terres des communautés paysannes et indigènes. Le même phénomène se produit au Brésil, en Équateur, en Colombie et en Bolivie, où les explorations de pétrole et de gaz mettent en péril l’une des dernières forêts primitives à la biodiversité exceptionnelle.

Les projets d’extraction de gaz de schiste en Amérique latine suivent l’exemple des États-Unis et de l’Union européenne et représentent un nouveau danger pour la nature, puisqu’ils pollueraient les nappes phréatiques et mettraient en péril les générations futures. Il est d’ores et déjà prouvé que l’extraction de gaz naturel des formations géologiques appelées schiste gazifère par fracturation hydraulique (FH) pollue l’environnement. Selon des études scientifiques, chaque puits d’extraction nécessite entre 4 et 30 millions de litres d’eau et de 80 à 300 tonnes de produits chimiques cancérigènes, comme le benzène, le toluène, l’éthylbenzène ou le xylène.

Tous ces problèmes figurent dans la déclaration finale du 5e Sommet Continental, qui a déclaré le 12 octobre jour de la Résistance Continentale « contre le capitalisme extractiviste et le pillage des ressources naturelles par l’extraction minière, l’exploitation pétrolière, le gaz et les mégaprojets ». Les participants exigent de même que les Nations Unies signent une Déclaration Universelle des Droits de la Pachamama (la Terre-Mère) afin de pouvoir la défendre et la protéger sur l’ensemble de l’« Abya Yala », le continent américain.

Une prière maya dit :

« Ô Grand Créateur, Cœur du Ciel, Cœur de la Terre, notre Mère :

Donne-nous la vie, beaucoup de vie et une existence utile pour que nos peuples trouvent la paix dans toutes les nations du monde ».

Vicky Peláez pour Ria Novosti 
Ria Novosti, Moscou, le 6 décembre 2013.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Audrey Garcia-Santina

El Correo. Paris, 27 décembre 2013

Résistance politique: Solidarité avec le Chiapas en hommage au 20 ans des communautés EZLN au Chiapas (Mexique)

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Semaine zapatiste en solidarité avec les communautés rebelles du Chiapas

 

Autre Futur

 

27 décembre 2013

 

url de l’article:

http://www.autrefutur.net/Semaine-zapatiste-en-solidarite

 

Du 11 au 19 janvier 2014 à Paris

Le 1er janvier 1994, les communautés zapatistes créent la surprise avec un soulève- ment armé et l’occupation de sept villes du Chiapas. 
Le « Ya Basta ! » zapatiste a ébranlé le Mexique et le monde entier. Depuis 1994, les communautés zapatistes construisent leur autonomie en s’organisant elles-mêmes, en répondant aux besoins des peuples indiens en matière de santé, d’éducation, d’agriculture, de culture, en créant des structures démocratiques incluant tous les habitants et en se dotant des moyens nécessaires à leur défense. Le 21 décembre 2012, 40 000 zapatistes ont créé la surprise en occupant cinq des principales villes du Chiapas… dans l’indifférence totale des médias français. Cette année, ils ont invité des milliers de personnes du monde entier à connaître de plus près leur expérience en partageant la vie des villages rebelles, à l’occasion de la Petite École zapatiste. 
Vingt ans ont passé et les zapatistes sont toujours là ! 
Nous avons décidé de fêter, en janvier 2014, le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste pour briser le mur du silence des médias et informer largement sur cette expérience de résistance au capitalisme. Pour nous, ce n’est pas un modèle à reproduire tel quel, mais un encouragement à trouver les chemins propres à nos territoires, à nos cultures.

PROGRAMME

Samedi 11 janvier 2014

  • Balade carnavalesque : les zapatistes sont toujours là !
  • Tout en racontant le cheminement zapatiste par la lecture d’extraits de leurs déclarations, une balade artistique, festive et collective arpentera les rues de Paris. Tout au long du trajet de la musique avec une batucata, de la guitare, du saxo, de la trompette, et aussi du cirque, de la danse, un peu de théâtre, des marionnettes, à mi-parcours pour se réchauffer une pause café avec contes zapatistes à la Petite Rockette-Ressourcerie, et enfin une performance collective El Caracol.
  • Départ de la balade carnavalesque : à l’angle de la rue du Faubourg-du-Temple et du boulevard Jules-Ferry. Métro : République ou Goncourt. À 14 heures.
  • Balade organisée par les Trois Passants (Libérons-les !) et l’association Terre et Liberté pour Arauco.
  • Le même jour. De 15 heures à 23h30.
  • Tamazgha leur dédie yennayer* 2964 en organisant une journée d’activités et de solidarité.
  • Projection du film Teshumara, les guitares de la rébellion touarègue, de Jérémie Reichenbach (2005) et d’un documentaire réalisé par les zapatistes, suivi de débat.
  • Repas du soir : Askaf, 5€ (soupe traditionnelle des montagnes de la Kabylie avec des légumes et de la viande).
  • Caféteria ouverte toute la journée. Petite restauration. Les bénéfices seront versés aux communautés du Chiapas via le CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte).
  • * Nouvel An berbère, qui est le 12 janvier.

Dimanche 12 janvier

  • À partir de 17h30. Projection de témoignages des bases d’appui zapatistes à propos des travaux collectifs dans leurs communautés (quinze minutes) suivi d’un débat avec des participant(e)s à la dernière Petite École zapatiste, de retour du Chiapas. Présentation du livre Contes rebelles : récits du sous-commandant Marcos, réalisé par le collectif Grains de sable, avec lecture de contes par Claudine Baschet, Aline Pailler…
  • À partir de 19 heures.
  • Bal populaire zapatiste avec le Bringuebal.
  • À 16 heures, il est possible d’assister à la représentation de la pièce de la compagnie Jolie Môme Des patates et des roses pour enfants rebelles. (Réservation conseillée au 01 49 39 20.)

Lundi 13 janvier

  • À partir de 19h30. Conférence-débat : histoire des luttes anti-autoritaires au Mexique, des anarchistes du PLM a l’EZLN ». Animée par David Doillon et Guillaume Goutte autour de deux livres : Eux et Nous (Éditions de l’Escargot) et Viva la Social : anarchistes et anarcho-syndicalistes en Amérique latine (Éditions Nada).

Mardi 14 janvier

  • 20 heures. Vernissage de l’exposition photos 1994 – 2014, vingt ans après… il était une fois une petite école pas comme les autres, du 3 au 20 janvier au bar Le Saint-Sauveur. Tous les jours de 19 heures à 2 heures.
  • Le jour du vernissage, soirée avec Bboykonsian soundsystem.

Mercredi 15 janvier

  • 19h30. Zapatistes et libertaires au Mexique, actualité et histoire. Présentation-débat autour de Éthique et politique (Éditions de l’Escargot) et Viva la social : anarchistes et anarcho-syndicalistes en Amérique latine (Éditions Nada) en présence, respectivement, de l’éditeur Guillaume Goutte et de l’auteur-éditeur David Doillon.
  • Organisé par la librairie Quilombo.

Jeudi 16 janvier

  • À partir de 19h30. Soirée sur le cinéma zapatiste.
  • Projections de deux courts-métrages de Promedios, suivie d’une présentation de Promedios et des promoteurs de communication dans les communautés zapatistes et du travail de réappropriation de leur image par les communautés autochtones dans les Amériques, puis projection du film Corazón del tiempo, première fiction zapatiste.
  • Soirée coorganisée par le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan), De la plume à l’écran, Terre et liberté pour Arauco et Promedios-France.

Vendredi 17 janvier

  • 19h30. Pose d’une plaque commémorative à l’entrée du 33, rue des Vignoles rappelant que le lieu fût déclaré Aguascalientes (territoire zapatiste) en 1996 et que, depuis 1995, s’y développe la solidarité avec la lutte des communautés zapatistes. Suivie de la projection du film La terre est à ceux qui la travaillent et d’un débat sur la gentrification et la lutte pour garder nos espaces de vie.
  • La soirée se terminera par un concert de cumbia avec le groupe Cumbia Bamba.

Samedi 18 janvier

  • À Partir de 14 heures. Manifestation festive depuis le Trocadéro jusqu’à l’ambassade du Mexique.

Dimanche 19 janvier

17 heures. Concert de solidarité avec le soulèvement zapatiste. Avec : Dicktracy Lords (rock’n’roll high energy – Paris), Tulamort (punk des rues – Paris), René Binamé (punk folk legend – Belgique). Organisé par le CCC (Collectif Contre-Culture) et le CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte).

Colonialisme en Palestine: Quand Israël amplifie le déluge…

Posted in actualité, écologie & climat, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on décembre 20, 2013 by Résistance 71

Israël ouvre un barrage et provoque les inondations dans la Bande de Gaza

 

Par Middle East Monitor

 

16 décembre 2013

 

url de l’article:

http://www.ism-france.org/temoignages/Israel-ouvre-un-barrage-et-provoque-les-inondations-dans-la-Bande-de-Gaza-article-18606

 

Israël a ouvert le barrage Wadi Sofa, à l’est de Rafah, au sud de la Bande de Gaza, inondant des dizaines de maisons et laissant des centaines de personnes sans abri. Ihab al-Ghusain, directeur du Service d’Information du gouvernement de Gaza, a déclaré à la chaîne arabe Sky News que les équipes locales de la défense civile travaillaient à évacuer les maisons inondées.

Le maire de Rafah, Issa Nashar, a confirmé l’incident dimanche, disant : "C’est l’ouverture du barrage par Israël qui a provoqué les inondations dans les zones avoisinantes, avec 1 mètre d’eau de pluie accumulée." Des précipitations sans précédent étaient auparavant survenues pendant le passage de la tempête Alexa, qui a frappé le Moyen-Orient la semaine dernière et provoqué une catastrophe humaine dans les zones les plus vulnérables de la région. 

Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth a confirmé que suite aux précipitations, d"énormes quantités d’eau ont stagné, et les autorités israéliennes "ont donc décidé de les faire écouler dans la Bande de Gaza."

Un Palestinien a péri des suites des conditions météorologiques exceptionnelles et près de 5.000 ont trouvé refuge dans des établissements publics car leurs maisons sont inhabitables.

Lire également, sur Info-Palestine.net :
- "Gaza sous les inondations et sous blocus : une situation d’urgence extrême", Eva Bartlett,, 16.12.2013
- "Gaza, sans électricité et sous les inondations, subit les pires effets du blocus israélien", Eva Bartlett – Ayman Qwaider, 15.12.2013

- "Gaza sous les inondations – photos", Ayman Qwaider, 15.12.2013

Source : Middle East Monitor

Traduction : MR pour ISM

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