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Mensonge et environnement: Le désastre du gaz de schiste…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , , , on 25 juin 2014 by Résistance 71

De plus n’oublions jamais une chose: Tous les hydrocarbures plus lourd que le méthane ne sont pas biotiques, "fossiles", mais abiotiques, d’origine non organique profonde. Les réserves de pétrole et d e gaz naturel sont inépuisables à l’échelle humaine, nus nageons littéralement dedans, aucun besoin de cette ineptie de gaz de schiste, pompa à fric, pompe à gogos, plus désastreux sur un plan envronnemental. Faut-Il trouver une alternative aux hydrocarbures ? Bien sûr ! Pour ce faire il faut commencer par remettre le prix du baril de pétrole à sa véritable valeur: 10 US$ le baril, c’est tout ce que çà vaut, aucune rareté du produit. Si les prix chutent, alors les alternatives viendront comme par enchantement, le tout sera de ne pas les laisser approprier par les mêmes ordures monopolistes !

Voir notre dossier Pétrole Abiotique.

– Résistance 71 –

 

Gaz de Schiste: la bulle à gogos

 

Georges Stanéchy

 

23 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2014/06/gaz-de-schiste-la-bulle-a-gogos.html

 

« Cette pensée, moins faible qu’elle n’est débile, capitule en réalité devant le scientisme et son compère le (libéralisme de) Marché. »
Augustin Berque  (1)

Les digues de la censure craquent de toutes parts…

Une à une, maintenant par paquets, les informations, surnageant, se répandent. Dans tous les sens.

Oui, le mirage du "Gaz de Schiste" que les pétroliers, avec leur colossal appareil de "désinformation-intoxication", nous présentaient comme la pierre philosophale, la révolution de "l’Indépendance Energétique", se révèle pour ce qu’il est : une arnaque à la crédulité. Une escroquerie pour "gogos" béats, anesthésiés, imperméables à tout esprit critique.

Malgré les mises en garde répétées de nombreux spécialistes, observateurs et analystes. (2) Etouffées, il est vrai, par nos médias s’autoproclamant "décrypteurs de l’information"…

L’un des géants du métier ExxonMobil, dans son rapport 2013, nous assurait qu’à partir de 2025, grâce aux gaz de schiste, les Etats-Unis deviendraient exportateurs nets d’hydrocarbures !…
Prévisions confortées auparavant par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), dans son rapport 2012, annonçant qu’à partir de 2017, l’Arabie saoudite perdrait sa place de premier producteur mondial de pétrole au profit des Etats-Unis… (3)

Normal…

Le secteur de l’énergie et celui des mirobolantes "Nouvelles Technologies" ne sont-ils pas des adeptes de ces effets d’annonce, créations de bulles à répétitions ?… Relevant davantage de divagations rocambolesques, étayées par d’impitoyables calculs cyniques, pour faire les poches du chaland, que d’une approche sérieusement industrielle et scientifique.

Fantomatiques " réserves prouvées "

Souvenons-nous de l’arnaque Enron

Gigantesque entreprise de production, de négoce, d’énergie électrique et de gaz naturel, dont le siège était à Huston au Texas, qui atteignait un chiffre d’affaires, en 2000, de 101 milliards de dollars. Classée six années consécutives par la célèbre publication Fortune, spécialisée dans la finance et l’économie mondiales, comme étant la société américaine la plus innovante ("America’s Most Innovative Company")…

Avant de faire faillite le 2 décembre 2001, pour multiples, systématiques, remarquablement organisées, fraudes et manipulations comptables. Entraînant dans sa chute le célèbre cabinet international d’audit et de certification Arthur Andersen

En écritures comptables, le gaz de schiste n’échappe pas à des cabrioles similaires… Plus particulièrement dans la surévaluation des « réserves prouvées » de gaz de schiste. "Prouvées" comment ? Par qui ? L’entreprise elle-même, agissant en juge et partie ?…

La décrue commence. Par prudence, la plupart des intervenants sur le marché nord-américain viennent de revoir à la baisse l’évaluation de ces actifs artificiellement gonflés dans leurs bilans, publications et déclarations. Déjà en 2013, ils ont diminué collectivement de plus de 35 milliards de dollars leurs estimations de réserves antérieurement « prouvées » (BHP Billiton, British Petroleum, Chesapeake Energy, EnCana, SouthWest Energy, etc.). Soit une diminution moyenne de 20%… (4)

Encore plus impressionnant : le mirifique gisement gazier de Marcellus (Marcellus Shale), réputé un des plus importants bassins de gaz de schiste du monde, vient d’être révisé à la baisse… Situé, réparti, dans les sous-sols de quatre Etats : Etat de New-York, Ohio, Pennsylvanie, et Virginie de l’Ouest. Chute vertigineuse dans l’actualisation du chiffrage des réserves : de 410 "tcf" (trillion cubic feet) on tombe à 50 "tcf" !… Huit fois moins.

Drastique révision qui n’épargne pas, non plus, un autre des gisements "géants" de l’Amérique du nord, celui de Monterey en Californie. La "US Energy Information Administration" (US EIA) vient de lui infliger un cataclysmique  coup d’éponge : moins 96 % !… (5)  Alors que les "pétroliers" affirmaient qu’il représentait, d’après leurs "scientifiques mesures" : 64 % des réserves en gaz de schiste des Etats-Unis…

C’est à partir de telles estimations exagérées que de multiples "études", certaines cautionnées par des universités (l’Université de Californie dans le cas du gisement de Monterey), avaient élaboré courbes et certitudes sur la création de millions d’emplois, de fabuleuses rentrées fiscales, et autres rêves à  la Perrette et son pot au lait

Jusqu’à l’AIE, qui reconnaît son erreur d’appréciation et de prospective !

Infirmant ses triomphales annonces sur les "100 ans à venir d’indépendance énergétique" grâce au gaz de schiste. Non seulement les réserves de gaz de schiste s’avèrent un mythe, par la faiblesse des réserves et leurs coûts d’exploitation prohibitifs, mais les grands gisements traditionnels s’épuisent : Bakken dans le Dakota du Nord et Eagle Ford au Texas.

Pour admettre dans son rapport de ce mois de juin que, dès 2020, les Etats-Unis vont connaître une forte baisse de leur production nationale d’hydrocarbures :
"… output from North America plateaus [from around 2020] and then falls back from the mid-2020s onwards." (6)

Et, comme les Etats européens, devenir : "fortement dépendants des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient" (increasingly dependent on Middle East supplies)…

Y déverser le Mississipi…

Les techniques de forage des gaz de schiste par fracturation des roches, d’où l’appellation "fracking" employée par les professionnels, avec un mélange sous pression, d’eau, de sable et de produits chimiques, nécessite de titanesques besoins en eau. Dans le meilleur des cas, la quantité d’eau injectée sous pression n’est réutilisable qu’à proportion de la moitié. Les relevés et constats actuels affichant des chiffres de consommation impressionnants (7) :
« … un forage nécessite quelque 20 millions de litres d’eau, soit la consommation quotidienne d’environ 100.000 habitants ! ».

Compte tenu du fait qu’il est nécessaire, à production équivalente, de forer entre 50 et 60 puits, à faible "durée de vie extractive", contre un seul puits pour les forages d’hydrocarbures traditionnels du Moyen-Orient ou de Mer du nord par exemple, dont la "durée de vie" est quatre ou cinq fois supérieure, quels seraient les besoins en eau d’un pays pour assurer son "indépendance énergétique" à partir de l’extraction du gaz de schiste ?…

En clair, pour arriver à  propulser les Etats-Unis devant un pays producteur d’hydrocarbures classiques, Arabie saoudite ou autre, il faudrait des millions de puits alimentés par un débit en eau équivalent à celui du Mississipi… Oui : pourquoi ne pas détourner le Mississipi dans un réseau de tuyaux, en toiles d’araignée connectées, pour alimenter cette forée de forages au paradis du gaz de schiste ?…

C’est, pour nos oligarchies, prendre leurs désirs pour la réalité. Ou, considérer leurs concitoyens en "abrutis" dont la crédulité tiendrait de la béatitude imbécile. L’arnaque étant ficelée avec de la corde de chanvre aux couleurs zébrées "fluo".

Dans nos pays, où l’eau devient de plus en plus une denrée rare en raison de la consommation exponentielle de nos modes de vie citadins, comment trouver ces millions de m3 pour extraire des gaz de schiste aux « réserves prouvées – introuvables » ?… Question encore plus préoccupante, dans des régions ou pays, du fait de leur contexte climatique, où l’eau constitue un enjeu majeur, voire de survie ?…

Phénomène encore plus curieux : voir surgir, fabuleux mirages, des projets pharaoniques d’exploitation de gaz de schiste dans des pays leaders mondiaux de la production de gaz naturel, comme l’Algérie, soumis à un conditionnement climatique les obligeant à la plus grande vigilance dans la gestion de l’eau… (8)

De nombreux Algériens ont réagi devant l’énormité de l’esbroufe concernant leur pays, en formulant de pertinentes réflexions critiques sur le sujet, et le cœur du problème : l’eau !… Démasquant, au passage, les manœuvres de certains Etats occidentaux. (9)

A ces aberrations aussi coûteuses que désastreuses s’ajoutent d’autres, tout autant dévastatrices. Deux, tout particulièrement.

L’une : la multiplication des glissements de terrain, effondrements de sols, et tremblements de terre localisés, conséquences de l’impact des techniques de fracturation des roches souterraines. En atteste la densification des alertes émises par de nombreux géologues et stations d’observation spécialisées.

Multipliés par 6 entre 2000 et 2011, aux Etats-Unis. Contrecoups telluriques extrêmement dangereux dans les zones habitées, ou comportant des ouvrages d’infrastructure aux paramètres de stabilité géologique impératifs, type barrages, etc. (10)

L’autre : l’extrême toxicité des produits chimiques employés dans cette technique d’extraction pour renforcer le pouvoir pénétrant et dissolvant de l’eau sous pression. L’eau ainsi polluée, restée prisonnière des roches, par migration souterraine pénètre, et se mélange avec, les nappes phréatiques. Créant des menaces aux conséquences inimaginables pour la santé humaine dans son alimentation en eau potable, mais aussi via les productions agricoles et l’élevage.

Des parlementaires américains se sont préoccupés des risques. Dans un rapport publié en 2011, soigneusement étouffé par les médias pendant 3 ans, ils estiment qu’entre 2005 et 2009, les entreprises d’extraction ont utilisé sur le territoire américian environ 94 millions de gallons (1 gallon = 3,7879 litres) de 279 produits chimiques toxiques. (11)

Chacun de ces fluides ou adjuvants contenant au minimum un produit chimique inconnu, volontairement ou involontairement, de bonne ou de mauvaise foi, de l’utilisateur. Les sociétés chimiques, fournissant les agents toxiques, lui opposant le principe du "secret de fabrication".

La commission parlementaire, effarée par cette insolente manifestation de "la main invisible du marché", livrant un constat accablant d’inconscience :

« Les entreprises d’extraction injectent donc des fluides contenant des produits chimiques qu’elles sont incapables d’identifier »

(In these cases, the companies are injecting fluids containing chemicals that they themselves cannot identify). (12)

Parmi ceux-ci, des substances fortement cancérigènes, tout spécialement : le naphtalène, le benzène et l’acrylamide. Ou encore, des polluants atmosphériques ravageurs, tels que le fluorure d’hydrogène, le plomb et le méthanol. (13)

Le plus stupéfiant est de voir, en France, au moment où les escrocs au gaz de schiste sont pris les doigts dans le pot de confiture en Amérique du nord, médias et lobbies soutenir pareille absurdité, économique, environnementale. Suicidaire.

S’insurgeant, dans leur zèle inquisitorial, accusateur, contre le "principe de précaution", fustigeant la "ringardise" de leurs compatriotes, "analphabètes" des bienfaits du "progrès technique"…

Dissimulant avec soin, derrière l’arnaque de leurs vertueuses postures au méticuleux cynisme, projets et montages de fructeuses spéculations boursières sur les actions et obligations des sociétés concernées (introductions, cotations, augmentations de capital, etc.). Ou, plus occultes : pompes à subventions, niches et exonérations fiscales, entourloupes comptables pour minorer les bénéfices imposables (14), au nom du "soutien à l’innovation", à la "compétitivité", et autres anesthésiants atomiseurs de poudres de perlimpinpin…

Pour l’unique profit de multinationales, affairistes, et politiciens, dont la rapacité n’a que faire de l’avenir et du bien-être de nos collectivités.

Encore moins, de notre planète…

L’extraction du gaz de schiste  :  un vandalisme affairiste

 

1.  Augustin Berque, Ecoumène – Introduction à l’étude des milieux humains, Editions Belin, 2009, p. 303.
2.  Nafeez Ahmed, Gaz de schiste – La grande escroquerie, Le Monde Diplomatique, mars 2013,
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823
3.  Gaz de schiste – La Grande escroquerie, Op. Cit.

4.  Nafeez Ahmed, The inevitable demise of the fossil fuel empire, The Guardian, 10 juin 2014,
http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jun/10/inevitable-demise-fossil-fuel-empire

5.  Dylan & Jo Murphy, A Big Blow to the Fracking Industry – Downgrading the Monterey Shale, CounterPunch, 16 juin 2014,
http://www.counterpunch.org/2014/06/16/a-big-blow-to-the-fracking-industry/

6.  Nafeez Ahmed, US shale boom is over – energy revolution needed to avert blackouts, The Guardian, 6 juin 2014,
http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jun/06/shale-oil-boom-over-energy-revolution-blackouts
7.  Futura Environnement, Exploitation du gaz de schiste : quels dangers ?, 19 décembre 2012,
http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/qr/d/pollution-exploitation-gaz-schiste-dangers-4511/

8.  Abdou Semmar, Entretien – La ruée vers le gaz de schiste en Algérie : les risques, les coûts et les enjeux, Algérie-Focus, 22 mai 2014,

http://www.algerie-focus.com/blog/2014/05/entretien-la-ruee-vers-gaz-de-schiste-en-algerie-les-risques-les-couts-et-les-enjeux/

9.  Cf. le commentaire d’Abdelkader Dehbi dans El Watan du 5 juin 2014 :
http://www.elwatan.com/economie/sellal-aucun-contrat-n-a-ete-signe-concernant-l-exploitation-du-gaz-de-schiste-05-06-2014-260043_111.php
ou
http://abdelkader.dehbi.elctron-libre.over-blog.com/article-commentaire-sur-le-quotidien-el-watan-123831001.html

10.  Frank Joshua, Frack Rattle and Roll, CounterPunch, 4 juin 2014,
http://www.counterpunch.org/2014/06/04/frack-rattle-and-roll/
11.  Chemicals Used in Hydraulic Fracturing, rapport du Comité sur l’Energie et le Commerce, US House of Representatives, rapporteurs Waxman-Markey-DeGette, Avril 2011.

12.  Chemicals Used in Hydraulic Fracturing, Op. Cit.

13.  Alfredo Jalife-Rahme, Le secret des substances chimiques associées à la fracturation hydraulique, la Jornada, Mexico, 6 juin 2014,
http://www.voltairenet.org/article184047.html

14.  On y retrouve les tours de passe-passe habituels, qu’adorent les groupes aux "bilans consolidés" (et leurs "Commissaires aux Comptes"…) jonglant avec marges et profits d’une filiale à l’autre, avec transit par des paradis fiscaux. Manipulations comptables plus ou moins "relookées" : provisions pour "risques", dépréciations d’actifs et de stocks "bidons", amortissements "accélérés", etc. Pour blanchir, travestir et diminuer la surface imposable…

Ingérence occidentale en Syrie et en Irak… Une guerre entre compagnies pétrolières par mercenaires interposés…

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Excellent article de Thierry Meyssan qui apporte un angle d’analyse inédit sur la partition en cours du Moyen-Orient en accord avec la carte du projet de "Grand Moyen-Orient" des criminels néo-cons yankees et qui utilisent le système de guerre par proxy de Zbigniew Brzezinski. Le Moyen-Orient est en pleine guerre d’influence des compagnies pétrolières Exxon-Mobil (Rockefeller) et ARAMCO (Arabie Saoudite) pour le pétrole et les hydrocarbures volés en Syrie et en Irak et revendus en parallèle. Une chose très importante dite par Meyssan au sujet des prix spéculatifs du pétrole, le barril étant retourné à 115 US$ comme en 2013, ce n’est pas à cause de l’offre, Meyssan nous confirme que les "marchés sont excédentaires", mais à cause de l’approvisionnement et la fermeture des oléoducs.

Une chose à dire ici de nouveau: Si nous voulons en finir à tout jamais avec la spéculation pétrolière dont les entreprises criminelles pétrolières font leur choux gras, il faut une fois pour toute faire comprendre qu’il n’y a pas de PENURIE d’hydrocarbures. Ceux-ci ne sont pas "fossiles" mais d’origine abiotique profonde (voir notre dossier sur l’origine du pétrole abiotique). Ils sont inépuisables à l’échelle humaine et donc les prix sont PUREMENT SPECULATIFS, rien d’autre. En prendre conscience est de plus en plus vital pour en finir avec l’escroquerie mondiale sur le pétrole. Nous nageons dedans. Les compagnies en découvrent à tire-larigot. La vérité se doit d’être divulguée pour mettre fin à l’hégémonie des criminels de la mafia du pétrole et son racket organisé planétaire !

Nous divergeons néanmoins avec Meyssan sur un point: Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une "lutte d’influence" encore moins d’une guerre entre ARAMCO et Exxon-Mobil pour la raison suivante: Les deux géants pétroliers ont le même propriétaire des plus importants: Rockefeller.

Explication succinte: John D. Rockefeller a fondé la Standard Oil Company. Cette entreprise, qui fit en son temps plus d’argent sur le transport des produits pétroliers que l’extraction elle-même, donna naissance à des branches régionales:

  • Standard Oil California: SOCAL qui devint ensuite CHEVRON
  • Standard Oil New Jersey: qui devint ensuite EXXON
  • Stand Oil New York, qui devint ensuite MOBIL

Exxon, Mobil entrèrent en partenariat avec Texaco et ensemble fondèrent l’Arabian American Oil Company ou ARAMCO en Arabie Saoudite dont la maison Saoud devint bien sûr une gros actionnaire et la poigne dynastique dictatoriale locale. ARAMCO est devenu la plus grosse compagnie pétrolière mondiale et représente 3 fois la taille de Royal Dutch / Shell qui représente les intérêts Rothschild. Tout ceci n’est qu’une prise de contrôle et une répartition à l’amiable entre des milliardaires alliés depuis plusieurs générations. Pas de lutte là-dedans… Juste la sempiternelle convergence d’intérêts.

– Résistance 71 –

 

Djihadisme et industrie pétrolière

 

Thierry Meyssan

 

23 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article184370.html

 

Pendant que les médias occidentaux présentent l’Émirat islamique en Irak et au Levant comme un groupe de jihadistes récitant le Coran, celui-ci a débuté la guerre du pétrole en Irak. Avec l’aide d’Israël, l’ÉIIL a coupé l’approvisionnement de la Syrie et a garanti le vol du pétrole de Kirkouk par le gouvernement local du Kurdistan. La vente sera assurée par Aramco qui camouflera ce détournement en augmentation de la production « saoudienne ».

Pour la presse atlantiste, l’Émirat islamique en Irak et au Levant (ÉIIL) qui vient d’envahir le Nord et l’Ouest de l’Irak est un groupe de jihadistes animé par leur foi, le Coran dans une main et la kalachnikov dans l’autre. Pour ceux qui ont subi leurs exactions, notamment en Syrie, c’est une armée privée —composée de mercenaires venus des quatre coins du monde et encadrée par des officiers états-uniens, français et saoudiens— qui divise la région pour mieux permettre son contrôle par les puissances coloniales.

Si l’on conçoit les membres de l’ÉIIL comme des croyants armés, on ne peut imaginer derrière leur attaque de sombres intérêts matériels. Mais si l’on admet qu’il s’agit de voyous manipulant la religion pour donner l’illusion qu’Allah bénit leurs crimes, on se doit d’être plus attentif.

Tout en versant une larme de crocodile pour les milliers de victimes irakiennes de cette offensive, la presse atlantiste s’émeut des conséquences de ce nouveau conflit sur le prix du pétrole. En quelques jours, le baril est remonté à 115 $, c’est-à-dire au niveau de septembre 2013. Les marchés se sont inquiétés lors des combats pour la raffinerie de Baïji, près de Tikrit. En réalité, cette raffinerie ne produit que pour la consommation locale, qui pourrait se trouver rapidement à court de carburant et d’électricité. La hausse du pétrole n’est pas imputable à l’interruption de la production irakienne, mais à la perturbation des livraisons. Elle ne durera donc pas, les marchés étant excédentaires.

L’Arabie saoudite a annoncé qu’elle allait augmenter considérablement sa production de manière à pallier à la baisse de l’offre consécutive à l’interdiction de commercialisation par l’ÉIIL. Mais les spécialistes sont sceptiques et soulignent que jamais le royaume n’a produit beaucoup plus de 10 millions de barils par jour.

La presse atlantiste, qui dénie le parrainage de l’Otan, explique doctement que l’ÉIIL est devenu subitement riche en conquérant des puits de pétrole. C’était déjà le cas au Nord de la Syrie, mais elle ne l’avait pas remarqué. Elle s’était efforcée de traiter des combats entre le Front al-Nosra et l’Émirat islamique comme d’une rivalité exacerbée par le « régime », alors que ceux-ci visaient à accaparer les puits de pétrole.

Cependant, une question se pose à laquelle la presse atlantiste et du Golfe ne répond toujours pas : comment des terroristes peuvent-ils vendre du pétrole sur le marché international, si surveillé par Washington ? Au mois de mars, les séparatistes libyens de Benghazi avaient échoué à vendre le pétrole dont ils s’étaient emparés. L’US Navy avait intercepté le tanker Morning Glory et l’avaient reconduit en Libye [1].

Si le Front al-Nosra et l’ÉIIL sont capables de vendre du pétrole sur le marché international, c’est qu’ils y sont autorisés par Washington et sont liés à des compagnies pétrolières ayant pignon sur rue.

Le hasard fait que le congrès mondial annuel des compagnies pétrolières se tenait du 15 au 19 juin à Moscou. On pensait y parler de l’Ukraine, mais il y fut question de l’Irak et de la Syrie. On y a appris que le pétrole volé par le Front al-Nosra en Syrie est vendu par Exxon-Mobil (la société des Rockefeller qui règne sur le Qatar), tandis que celui de l’ÉIIL est exploité par Aramco (USA/Arabie saoudite). Rappelons au passage que durant le conflit libyen, l’Otan avait autorisé le Qatar (c’est-à-dire Exxon-Mobil) à vendre le pétrole des « territoires libérés » par al-Qaïda.

On peut donc lire les combats actuels —autant que tous ceux du XXème siècle au Proche-Orient— comme une guerre entre compagnies pétrolières [2]. Le fait que l’ÉIIL soit financé par l’Aramco suffit à expliquer que l’Arabie saoudite déclare être en mesure de pallier à la baisse de la production irakienne : le royaume apposera simplement son tampon sur les barils volés pour les légaliser.

La percée de l’ÉIIL lui permet de contrôler les deux principaux pipe-lines : l’un part vers Banias et approvisionne la Syrie tandis que l’autre transporte le brut vers le port turc de Ceyhan. L’Émirat islamique a interrompu le premier, provoquant des coupures d’électricité supplémentaires en Syrie, mais étrangement, il laisse fonctionner le second.

C’est que ce pipe-line est utilisé par le gouvernement local pro-Israélien du Kurdistan pour exporter le pétrole qu’il vient de voler à Kirkouk. Or, ainsi que je l’expliquais la semaine dernière [3], l’attaque de l’ÉIIL est coordonnée avec celle du Kurdistan afin de couper l’Irak en trois petits États, conformément à la carte du remodelage du « Proche-Orient élargi » établie par l’état-major états-unien en 2001, que l’armée US ne parvint pas à imposer en 2003, mais que le sénateur Joe Biden fit adopter par le Congrès en 2007 [4].

Le Kurdistan a débuté son exportation du pétrole de Kirkouk via le pipe-line contrôlé par l’ÉIIL. En quelques jours, il a réussi à charger deux tankers à Ceyhan, affrétés par Palmali Shipping & Agency JSC, la compagnie du milliardaire turco-azéri Mubariz Gurbanoğlu. Cependant, après que le gouvernement al-Maliki —qui n’a toujours pas été renversé par Washington— ait publié une note dénonçant ce vol, aucune des compagnies travaillant habituellement au Kurdistan (Chevron, Hess, Total) n’a osé acheter ce pétrole. Ne parvenant pas à trouver d’acquéreur, le Kurdistan s’est déclaré prêt à solder ses cargaisons à moitié prix, à 57,5 $ le baril, tout en continuant son trafic. Deux autres tankers sont en cours de chargement, toujours avec la bénédiction de l’ÉIIL. Le fait que le trafic continue en l’absence de débouché montre que le Kurdistan et l’ÉIIL sont convaincus qu’ils parviendront à vendre, donc que leur trafic dispose des mêmes soutiens étatiques : Israël et l’Arabie saoudite.

La possible division de l’Irak en trois ne manquera pas de rebattre les cartes du pétrole. Devant la percée de l’ÉIIL, toutes les compagnies pétrolières ont réduit leur personnel. Certaines beaucoup plus que d’autres : c’est le cas de BP, de Royal Deutsch Shell (qui emploie cheikh Moaz al-Khatib, le géologue ex-président de la Coalition nationale syrienne), de Türkiye Petrolleri Anonim Ortaklığı (TPAO), et des compagnies chinoises (PetroChina, Sinopec et CNOOC).

Les perdants sont donc les Britanniques, les Turcs et surtout les Chinois qui étaient de loin les premiers clients de l’Irak. Les gagnants sont les États-Unis, Israël et l’Arabie saoudite.

Les enjeux n’ont donc aucun rapport avec un combat pour le « véritable islam ».

Résistance autochtone à l’oléoduc trans-Canada occidental…

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Les opposants défient le projet (d’oléoduc) du Canada

 

Press TV

 

18 Juin 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/06/18/367481/canada-approves-oil-pipeline-project/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les opposants ont juré d’arrêter la construction d’un oléoduc majeur au Canada, qui traverserait de la province occidentale d’Alberta, vers l’océan Pacifique, argumentant que cela viole les traités avec les aborigènes et met en danger l’environnement.

La projet de la “route nord (northern gateway)”, qui a été approuvé mardi, pave la route pour Enbridge, l’entreprise menant ce plan de construction de 6 milliards de dollars, pour construire un oléoduc entre Bruderheim, Alberta et Kitimat en Colombie Britannique.

Quoi qu’il en soit, les associations Environment Defense, Greenpeace et d’autres groupes activistes ont promis de défier la décision d’Ottawa de donner le feu vert au projet et ce à la fois devant les tribunaux et sur le terrain. Mais l’opposition la plus pressante est celle des peuples autochtones, connus sous le vocable (du gouvernement colonial) de Premières Nations du Canada.

Malheureusement, Ottawa n’a pas reçu le message qu’ils ont approuvé un projet mort et enterré”, a dit Art Sterritt, le directeur exécutif de Coastal First Nations, une alliance des premières nations du nord et du centre côtiers de la Colombie Britannique (NdT: capitale Vancouver) et de Haida Gwaii. “Au bout du compte, il y a ceux dont je fais partie, qui veulent aller là-bas et dire: Non ! vous ne ferez pas passer votre oléoduc à travers nos territoires !…” a t’il ajouté.

La cour suprême du Canada a décidé préalablement que les premières nations devaient être consultées au sujet de tous les projets traversant leurs territoires. La presque totalité des peuples indigènes de la zone ont exprimé leur opposition à l’oléoduc Northern Gateway.

Une très large coalition de groupes autchtones de Colombie Britannique ont signifié dans une déclaration commune “vouloir défendre les territoires quel qu’en soit le prix.”

Dans une déclaration officielle, le ministre canadien des ressources naturelles Greg Rickford a affirmé que le conduit pétrolier voulant aller de la province continentale vers la mer déverserait de grands dividendes économiques. Il a aussi noté que le gouvernement avait donné son feu vert pour ce projet d’oléoduc de 1177km, qui sera fait pour acheminer du pétrole vers l’Asie avec 209 conditions pour adresser les dégâts environnementaux.

La région du nord de la province d’Alberta est rapportée être la troisième région de réserve pétrolière du monde avec une estimation de réserves prouvées de l’ordre de 170 milliards de barrils.

Les AMAP… L’essentiel vital et politique

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Introduction aux Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP)

Une agriculture paysanne en forme de résistance politique

 

Résistance 71

 

11 Juin 2014

 

Créées pour la 1ère fois en 2001 en région PACA, les AMAP se sont bien développées pour atteindre aujourd’hui plus de 7000 associations de producteurs/consommateurs sur le territoire national.

L’idée est de regrouper des agriculteurs et des consommateurs soucieux de garder une qualité alimentaire à un coût des plus raisonnables en gardant État et institutions le plus loin possible de l’affaire. Les AMAP constituent en France l’espoir et un certain modèle de réorganisation de la société dans une direction à la fois plus humaine et plus sociale. Il est évident que les AMAP ont en elles-mêmes le potentiel de pouvoir fonctionner en autogestion et en en autonomie complètes à tout moment. Il est important que le plus de personnes s’enquièrent de leur existence, les soutiennent et voient en elles la graine de ce que peut proposer une société orientée sur la coopération, la confiance et l’entr’aide mutuelle.

Nous n’en dirons pas plus, simplement visionnez cette excellente vidéo d’une vingtaine de minute, qui présente de manière aussi fraîche que les légumes proposés, les tenants et aboutissements des AMAP, qui deviendront le pilier de survie des populations dans un futur pas si lointain si nous ne mettons pas un terme à l’insanité généralisée.

A tous les “révolutionnaires” théoriques: Sans bouffe, on ne va pas bien loin ! La création et le maintien de “ceintures vertes” autour des villes est une nécessité, de plus, les AMAP aide tout à chacun à développer son propre petit potager au moyen d’atelier pédagogique.

Le retour à la terre sauvera l’humanité du marasme actuel, qu’on se le dise !

Vidéo (vivrecru.org):

http://www.youtube.com/watch?v=wGv39RMrskw#t=81

Site des AMAP:

http://www.reseau-amap.org/

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: Le marasme environnemental de la fracturation hydraulique du gaz de schiste…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 8 juin 2014 by Résistance 71

Le secret des substances chimiques associées à la fracturation hydraulique

 

Alfredo Jalife-Rahme

 

6 Juin 2014

 

url de l’article en français:

http://www.voltairenet.org/article184047.html

 

Document original du comité du parlement américain (.pdf en anglais):

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/Hydraulic-Fracturing-Chemicals.pdf

 

Alors que la campagne médiatique en faveur de l’exploitation des gaz de schistes se poursuit dans le monde anglo-saxon et ses alliés, un rapport parlementaire états-unien de 2011, tenu secret jusqu’à aujourd’hui, révèle les prétendus « secrets commerciaux » et autres « produits exclusifs » de la fracturation hydraulique. Il s’agit en réalité de substances cancérigènes ou polluantes, presque toutes interdites.

 

Toute l’industrie pétrolière et gazière des États-Unis s’est lancée dans une colossale campagne publicitaire visant à vanter les prétendus avantages de la fracturation hydraulique, une technique susceptible de faire de la Roumanie « l’Arabie saoudite du XXIe siècle  ».

Ainsi, la récente livraison de la revue bimestrielle Foreign Affairs, porte-parole du très influent Council on Foreign Relations (Conseil des relations étrangères, CFR en anglais), considère sans détour la très controversée technique de la fracturation hydraulique comme la nouvelle arme énergétique et géostratégique des États-Unis [1].

En revanche, la critique de cette technique nuisible —extraction de grandes quantités de gaz de schiste par injection massive d’eau et de substances chimiques secrètes— formulée en majeure partie par les milieux scientifiques (géologues, sismologues, chimistes, etc.) n’a pu trouver un écho favorable ailleurs que dans les publications universitaires, comme les revues Science et Proceedings of the National Academy of Sciences, dont les articles ne sont pas adéquatement diffusés par les médias contrôlés par les ploutocraties états-uniennes du gaz et du pétrole.

La critique a reproché à l’inquiétante fracturation hydraulique d’être à l’origine de tremblements de terre —ce que nie, de façon absurde, la très complaisante Commission nationale (sic) des hydrocarbures mise sur pied par le « Mexique néolibéral d’obédience itamiste [2] » sous la houlette des États-Unis—, de causer l’épuisement et la pollution de l’eau (alors que les États-Unis vivent la pire sécheresse des cent dernières années) et de favoriser le réchauffement planétaire en raison des émissions massives de méthane que cette technique produit.

Il ne manque —ou plutôt manquait— que l’identification de la centaine de substances chimiques « secrètes » qui sont injectées en même temps que l’eau.

Un premier rapport dressant l’inventaire à l’échelle nationale des substances chimiques dont se servent les entreprises du domaine de la fracturation hydraulique a pourtant été rédigé par le Congrès des États-Unis et publié avec un retard de trois ans.

Le mystère entourant l’identification de ces substances chimiques a finalement été élucidé par un rapport rédigé en 2011 par des députés démocrates de la Chambre des représentants des États-Unis siégeant à la commission de l’Énergie et du Commerce, mais révélé simplement maintenant.

La commission en question brocarde l’« innocuité de la fracturation hydraulique », ainsi que le secret qui entoure les substances chimiques utilisées avec les liquides : « aux États-Unis, entre 2005 et 2009, les 14 principales entreprises du domaine de la fracturation hydraulique ont utilisé plus de 2 500 produits chimiques contenant 750 composés parmi lesquels 650 contenaient des substances chimiques considérées comme étant des agents cancérigènes ou de dangereux polluants atmosphériques ».

Où en est cette inquiétante situation aujourd’hui, à cinq ans de distance ?

La commission dénonce l’utilisation d’une grande partie de ces substances chimiques au motif qu’elles « constituent un risque considérable pour la santé humaine et l’environnement ».

Les multinationales pétrolières et gazières, comme Halliburton et Schlumberger, utilisent pour la fracturation hydraulique des produits « contenant 29 substances chimiques ayant trois caractéristiques : 
 Elles sont reconnues comme étant cancérigènes pour les êtres humains ; 
 Elles sont assujetties à la Loi sur le contrôle de la qualité de l’eau (Safe Drinking Water Act en anglais) en raison des risques qu’elles comportent pour la santé publique ; 
 Elles figurent sur la liste des polluants atmosphériques établie par la Loi sur l’air pur.

Par conséquent, pendant le laps de temps susmentionné, les entreprises du domaine de la fracturation hydraulique ont utilisé 95 produits contenant 13 substances cancérigènes différentes, dont le naphtalène, le benzène et l’acrylamide.

Les entreprises qui « ont utilisé le plus grand volume de liquides contenant une substance cancérigène ou plus sont celles du Texas, du Colorado et de l’Oklahoma ».

Or, le Texas, tout comme le Nouveau-Mexique, est frontalier avec le « Mexique néolibéral d’obédience itamiste » qui a adopté la fracturation hydraulique sans égard pour la santé des habitants des États de Tamaulipas, de Nuevo León, de Coahuila, de Chihuahua et de Sonora en raison de la couardise de ses gouverneurs qui sont pris en otage par le budget fédéral.

La majeure partie des substances chimiques prétendument réglementées en vertu de la Loi sur le contrôle de la qualité de l’eau ont été les composés connus sous le nom de BTEX (benzène, toluène, xylène et éthylbenzène).

Selon le département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, le Centre International de Recherche sur le Cancer et l’Agence pour la protection (sic) de l’environnement (EPA en anglais), « le benzène est une substance cancérigène pour l’être humain » et « l’exposition chronique au toluène, à l’éthylbenzène ou au xylène peut également endommager le système nerveux central, le foie et les reins ». Rien que cela !

Les multinationales du domaine de la fracturation hydraulique « ont injecté dans le sous-sol de 19 États plus de 30 millions de gallons de carburant diesel ou de liquide en contenant » avant que l’EPA publie en 2004 un rapport indiquant que « l’utilisation de carburant diesel dans les liquides servant à la fracturation hydraulique représentait la principale menace des nappes phréatiques », dans la mesure où il contient des substances toxiques, dont les BTEX.

Dans le même laps de temps, les multinationales ont utilisé « 595 produits contenant 24 polluants atmosphériques différents, et notamment le fluorure d’hydrogène, le plomb et le méthanol ». 
 Le fluorure d’hydrogène est « extrêmement corrosif et il s’agit d’un poison systémique » potentiellement mortel. 
 Le plomb est un métal lourd « particulièrement nuisible au développement neurologique des enfants » et qui, en outre, « peut causer des problèmes de santé chez les adultes, comme des dérèglements du système reproducteur, de l’hypertension et des troubles nerveux ». 
 Le méthanol est un polluant atmosphérique toxique « présent très souvent dans les produits de la fracturation hydraulique ».

Ainsi, le fait que « diverses substances chimiques présentes dans les liquides de la fracturation hydraulique utilisés par les entreprises » aient été considérées comme des « secrets commerciaux » ou des « produits exclusifs » est tout simplement une aberration.

Bien sûr, la commission en question a demandé aux multinationales du domaine de la fracturation hydraulique de lui divulguer la composition de ses produits pour s’informer sur « les secrets commerciaux et les produits exclusifs » utilisés, mais elles ont puérilement déclaré être dans l’impossibilité de le faire « faute de ne pas connaître la composition des produits pour les avoir achetés tels quels aux fournisseurs ». Ça se passe de commentaires !

Les membres de la commission en ont conclu qu’il « semble que les entreprises du domaine de la fracturation hydraulique injectent de liquides qui contiennent des substances chimiques inconnues et qu’il leur est difficile de connaître les risques que ces substances présentent pour la santé humaine et l’environnement ». Ces entreprises jouiraient-elles, par hasard, d’un passe-droit néolibéral texan ?

Paradoxalement, le dérangeant rapport se révèle plein d’enseignements pour des apprentis sorciers comme les partisans du «  Mexique néolibéral d’obédience itamiste » qui croient au mirage de la pseudo « révolution énergétique du XXIe siècle » construit sur la très controversée exploitation du gaz de schiste —à mon sens, une vulgaire bulle financière créée de toutes pièces par Wall Street— qui porte atteinte à l’intégrité de la biosphère, l’espace où cohabitent l’ensemble des êtres vivants de la planète.

Jusqu’ici, tout pays soucieux de la santé de ses citoyens aurait décrété un moratoire sur la fracturation hydraulique en attendant de déterminer si le jeu en vaut la chandelle. En bioéthique, cette façon de faire est légitimée au nom du « principe de précaution ».

[1] La livraison de mai/juin 2014 de Foreign Affairs comporte un dossier sur ce sujet : « Power to the People. What Will Fuel the Future ? », par Gideon Rose et Jonathan Tepperman ; « Welcome to the Revolution. Why Shale Is the Next Shale », par Edward L. Morse ; « The United States of Gas. Why the Shale Revolution Could Have Happened Only in America », par Robert A. Hefner III ; « Don’t Just Drill, Baby – Drill Carefully. How to Making Fracking Safer for the Environment », par Fred Krupp.

[2] L’Instituto Tecnológico Autónomo de México (ou Itam) est la plus prestigieuse unité privée d’Amérique latine. Elle fournit l’essentiel des diplomates mexicains et une grande partie des élites économiques. Son influence au Mexique est comparable à celle de l’École nationale d’administration (Éna) en France.

Escroquerie du réchauffement climatique anthropique: Des climatologues réchauffistes aux abois menacent le climatologue Bengtsson devenu climato-sceptique…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, politique et lobbyisme, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , , , on 20 mai 2014 by Résistance 71

Le harcèlement et les menaces proférées à l’encontre du professeur de renom suédois Lennart Bengtsson, climatologue de renom passé dans le camp climato-sceptique est une preuve supplémentaire, s’il en fallait encore une que cette escroquerie du GIEC et de l’affaire d’enfumage planétaire du "réchauffement climatique anthropique", n’a toujours été qu’une affaire politique, ici parfaitement expliquée par le Dr Roy Spencer, ancien climatologue de la NASA, qui a connu tous les processus de discrimination et de mise au placard.

Cette affaire du RCA est morte et enterrée.

– Résistance 71 –

 

Le harcèlement du climatologue Bengtsson et la venue d’une future hypocalypse du dérangement climatique

 

Dr. Roy Spencer

 

16 Mai 2014

 

url de l’article original:

http://www.drroyspencer.com/2014/05/the-bullying-of-bengtsson-and-the-coming-climate-disruption-hypocalypse/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lennart Bengtsson harcelé par des collègues n’est que le dernier exemple en date de la mauvaise attitude des climatologues qui ont fait un pacte avec le diable. Ils ont échangé leurs âmes scientifiques pour des fonds de recherche et un accès facile aux journaux scientiques pour publier leurs articles.

Je prédis que l’histoire ne les traitera pas gentiment et que la réputation de tous les climatologues sera ternie dans le processus. Comme cela se passe aujourd’hui, le public qui paie nos salaires se moque déjà de nous.

Quelques-uns d’entre nous (Christy, Lindzen, moi-même et d’autres) ont dû gérer des années de traitement injuste par une poignée de cerbères activistes collègues, qui ont fait arrêter la publication de nos articles ou nos propositions de recherche d’être fiancées, parfois avec les plus faibles des raisons.

Parfois avec des raisons complètement fabriquées.

Ce qui rend le cas Bengtsson inhabituel est son côté connu et haut profil. Un directeur à l’ECMWF, puis à l’Institut Max Planck. Il était à l’ECMWF lorsque cette organisation devint le centre mondial des prédictions météorologiques. Il connaît l’importance des modèles donnant de bonnes prévisions, avec une technicité démontrable, ce que les modèles climatiques ne donnent pas encore.

Le fait que les modèles climatiques ne donnent pas de bonnes prédictions avec une technicité démontrable devrait préoccuper tout le monde. Mais comme l’a trouvé Bengtsson par lui-même, les scientifiques font la publicité de ce fait à leurs propres risques et périls.

Bengtsson a toujours été un peu sceptique, comme tout bon scientifique se doit de l’être. Après tout, la grande part de toute la science publiée s’avère être fausse de toute façon.

Mais lorsqu’il est devenu plus ouvert au sujet de son scepticisme, et bien ceci est devenu inacceptable pour quelqu’un de sa stature. Que le traitement qu’il a subi lui laisse penser que sa santé et sa sécurité soient mises en danger nous en dit long sur le comment la recherche sur le réchauffement climatique s’est politisée.

Cette déplorable attitude de la part de la communauté de la climatologie n’est pas nouvelle. Ceci se passe depuis au moins 20 ans.

J’ai parlé avec des climatologues de renom qui ont peur de dire quoi que ce soit au sujet de leur scepticisme. D’un ton gêné, ils admettent qu’ils ont dû arranger le phraser de certains articles et propositions de recherche afin de ne pas paraître être un de “ces négationnistes”.

Du moins aux Etats-Unis, les politiciens ont commencé ce joli bordel, Eisenhower avait prédit que “la politique pourrait bien devenir prisonnière d’une élite scientifico-technologique” et ils ont le pouvoir d’y mettre fin.

Ils ont commencé tout çà en finançant à dessein la recherche dont le but ultime était d’augmenter le pouvoir et d’influencer le gouvernement sur le secteur privé en remplissant des objectifs régulatoires favoris. Les patrons d’agence qui sont des appointés politiques ont installé des managers sous eux/elles qui ont joué le jeu. J’ai déjà expliqué cette histoire de réunion avec le conseiller en science environnementale d’Al Gore, alors vice-président des Etats-Unis au début des années 90 qui confia que, maintenant qu’ils avaient réussi à réglementer la production des CFC (NdT: les agents chimiques aérosols pensés être responsables du “trou dans la couche d’ozone”…), le gaz carbonique était le prochain sur la liste. Le GIEC était formé à dessein pour ce faire, en enlistant des scientifiques qui seraient guidés par des politiciens et des représentants du gouvernement.

Ceci n’est pas une théorie du cmplot. Ce fut fait quasiment à découvert, à la vue et au sus de tous.

Les politiciens peuvent arranger cela. Probablement pas en appelant juste des auditions et des témoins bien que cela attire l’attention du public, mais en disant aux agences de financement qu’un certain pourcentage, disons 20%, de leurs financement sur le réchauffement climatique devraient aller à l’étude du gorille de 500kg qui se tient au milieu de la pièce: Les sources naturelles du changement climatique.

Comme je l’ai déjà dit, si vous financez des scientifiques pour trouver des preuves de quelque chose, ils seront très heureux de le trouver pour vous. Pendant plus de 20 ans nous les avons financé pour qu’ils trouvent une influence humaine sur le changement climatique et ils l’ont trouvé partout, planqué sous chaque caillou, dans les océans, dans chaque nuage, ouragan, tornade, goutte de pluie et flocon de neige.

Donc, simplement dites aux scienctifiques que 20% de leur financement sera ciblé pour étudier les sources naturelles du changement climatique et ils vont trouver tout cela aussi.

Et ils ne devront pas chercher bien loin ni bien longtemps. Les 17 ans de stagnation du réchauffement, que personne n’avait prédit et que les modèles informatiques ne peuvent même pas expliquer, nous disent que mère nature est aussi bel et bien impliquée dans le changement climatique.

Si la Nature peut provoquer suffisamment de refroidissement global pour annuler le réchauffement (qui serait) anthropique, alors elle peut aussi provoquer un réchauffement climatique. Elle le doit, car les changements naturels sont cycliques.

Je pense que nous pouvons bien assister à l’arrêt de mort de la science climatique alarmiste. Ils savent qu’ils sont sur le fil du rasoir et ils tentent le tout pour le tout dans un dernier effort de revigorer leur histoire qui s’effondre.

Comme le public n’en a plus grand chose à faire, ils doivent crier encore plus fort qu’avant. Exagérer encore plus.

Le dernier exemple en date est cette théorie hautement spéculative qui dit qu’après seulement 40 ans d’observation d’un glacier antarctique, nous avons quelques scientifiques qui extrapolent de 200 à 1000 ans un “effondrement” d’une portion de la calotte glaciaire. Les médias présentent cela comme quelque chose d’imminent et d’inévitable. Le gouverneur Brown dit ensuite que cela va inonder l’aéroport de Los Angelès. Alors même qu’il se situe à une élévation de 40m au dessus du niveau de la mer, tandis que le véritable danger de Los Angelès serait bien plus le fait qu’elle glisse dans l’océan suite à un méga tremblement de terre, ou une invasion d’ET.

Malheureusement, maintenant, chaque tornade et El Nino dans les mois à venir seront comptés comme des preuves “décisives” qu’ils avaient “raison” depuis tout ce temps… comme si ces évènements ne s’étaient jamais produits avant que nous ne commencions à conduire des SUV. Les médias de l’information, emplis d’écrivains créatifs frustrés qui essaient de changer le monde, ne seront que trop contents de gonfler un scenario d’histoire autour de la dernière trouvaille scientifique faite par un obscur scientifiques activiste.

Alors soyez prêts. L’hypocalypse du changement climatique arrive. Véridique, elle est anthropogénique… mais elle n’existe que dans nos imaginations et sur les écrans de cinéma.

Pollution, santé et environnement: Projet de loi russe pour traiter les producteurs d’OGM nocifs comme des terroristes…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, ingérence et etats-unis, OGM et nécro-agriculure, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 16 mai 2014 by Résistance 71

Comme indiqué en fin d’article, les critiques de ce projet de loi en Russie même dise qu’il est en fait insuffisant (à juste titre), mais c’est déjà un grand pas en avant que d’avoir la volonté de criminaliser ces producteurs et vendeurs de mort à petit feu, ces promoteurs de chimères eugénistes et de nécro-agriculture.

– Résistance 71 –

 

Des parlementaires russes disent que les producteurs d’OGM devraient être traités comme des terroristes

 

RT

 

15 Mai 2014

 

url de l’article:

http://rt.com/news/159188-russia-gmo-terrorist-bill/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un projet de loi qui a été soumis à la Douma (parlement russe) cherche à imposer des peines allant jusqu’à des procédures criminelles à l’encontre des producteurs d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dangereux pour la santé ou l’environnement.

La proposition de législation soumise mercredi amende la loi russe régulant les OGM et quelques autres lois et permettrait une action disciplinaire contres des individus et des entreprises, qui produisent ou distribuent des produits issus de la biotechnologie ainsi que les officiels du gouvernement qui ne les contrôleraient pas correctement.

Dans le pire des cas, une procédure criminelle pourrait être engagée contre une entreprise impliquée à introduire en Russie des OGM dangereux. Les sponsors de cette loi disent que la punition pour de tels faits devrait être comparable à celle qui est donnée aux terroristes si les perpétrateurs agissent en toute connaissance de cause que leurs mauvaises actions portent atteintes à une tierce partie.

“Quand un acte terroriste est commis, seulement quelques personnes en subissent les conséquences, mais les OGM sont néfastes pour des centaines, des milliers de gens. Les conséquences sont bien pires et la punition devrait être proportionnelle au crime commis”, a dit à RT le co-auteur du projet de loi et membre du comité sur l’Agriculture de la Douma, Kirill Tcherkasov.

Le code pénal russe permet une punition allant de 15 ans à la prison à vie pour des actes de terrorisme.

Des méfaits moins graves concernant les OGM seraient punissables d’amendes. Par exemple, le code administratif pourrait prévoir une amende de 20 000 Roubles (environ 450 Euros) pour l’omission de rapporter tout incident sur une pollution de l’environnement par les OGM, ce qui couvrirait aussi la contamination par OGM des autres cultures non-OGM, si la loi passait.

La Russie a donné le feu vert pour l’importation d’OGM et les semis de graines résultant de la bio-ingénierie, ceci en contre-partie de son accession à l’OMC, mais le gouvernement russe demeure très sceptique sur les OGM. En Avril, le premier ministre Dimitri Medvedev a annoncé que son cabinet allait reporter le commencement de la certification des plantes OGM destinées à être cultivées en Russie à cause du manque d’infrastructure afin de tester leur sûreté.

Le gouvernement s’oppose également aux importations de nourriture ayant des composants OGM, disant que le pays a suffisamment de terres arables pour pouvoir subvenir à son alimentation régulière.

Mais cette nouvelle législation,même si elle était adoptée, serait difficile à faire respecter en pratique. Prouver un lien direct entre certains OGM et des problèmes de santé et d’environnement peut s’avérer difficile, considérant que les effets pervers, s’ils se manifestent, peuvent le faire après des années d’exposition pour devenir vraiment apparents.

Les critiques de cette proposition de loi disent que celle-ci ne suggère aucun amendement concernant la réglementation de la production de textile (NdT: Le coton OGM Bt est un sérieux problème dans le monde…) et l’industrie pharmaceutique, ces deux industries ayant utilisé des produits génétiquement modifiés depuis des années.

L’industrie pharmaceutique mondiale utilise des OGM de manière bien plus large que ne le fait l’industrie agro-alimentaire et il y a cette question, qui devrait être puni dans ce cas, les producteurs de médicaments qui sont utilisés pour soigner les gens, ou ceux qui veulent les bannir ?” a commenté Alexandre Korbut, le vice-président du syndicat russe du grain au journal Izvestia.

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