Archive for the écologie & climat Category

Résistance au colonialisme en Amérique du Nord: L’oléoduc Kinder Morgan bloqué en Colombie Britannique (Canada)…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 23 novembre 2014 by Résistance 71

La résistance à la poussée colonialiste des nations premières au Canada et au pays du goulag levant se renforce. Ongeweonweh reçoit le soutien croissant de colons repentis. L’empire tremble sur ses bases criminelles… Nous devons faire en sorte que la pseudo-légalité de sa territorialité soit exposée, annihilée et nullifiée. Um empire sans territoire légitime s’effondre de facto.

– Résistance 71–

 

Les nouveaux Indiens

 

Mohawk Nation News

 

22 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/11/22/the-new-indians/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La loi anti-terrorisme du premier ministre Harper a créé les nouveaux Indiens, qui sont les Canadiens qui se tiennent aux côtés d’Ongweonweh (NdT: peuples des premières nations) et des lois de la création. La guerre a été déclarée pour désacraliser notre terre. Tout comme Ongweonweh, le peuple naturel d’Onowaregeh (Île de la Grande Tortue ~ Amérique du Nord), ils sont brutalement frappés et arrétés sous le couvert de pseudo-lois / règlementations entrepreneuriales par une police corporatrice, alors qu’ils manifestent contre l’oléoduc Kinder Morgan à Burnaby Mountain en Colombie Britannique (Canada occidental).

Ceux qui possèdent des cartes d’identité d’Indiens ont signé sans le savoir sous la contrainte, pour le programme de génocide corporatiste établi pour les Indiens en accord avec la loi de la Couronne/Amirauté. On nous a donné des numéros d’enrôlement corporatiste tribal et de bande. Le terme fictif “d’Indien” nous décrit au sein de leur structure entrepreneuriale afin de nous forcer dans leur structure légale de l’amirauté et de ses règlements. Les tribunaux de l’amirauté sont pour les banques et les entreprises (régies par les lois de la mer) et sont toujours au sujet de litiges et de punitions impliquant l’argent. Ils nous ont tous transformé en entreprise au travers de la délivrance du certificat de naissance où notre nom apparaît toujours en lettres capitales d’imprimerie, ce qui signifie le nom d’une entreprise.

Cette loi est appelée “Capitus Diminutio Maxima”. Si nous utilisons le nom artificiel dans leurs tribunaux, nous leur avons alors donné la jurisdiction sur nous en tant que personnes. Leurs ordres de comparution sont une invitation à nous rendre dans leur lieu d’affaires. C’est tout, rien d’autre ! Si vous vous y rendez, vous avez alors incorporé leur système. Nos alliés de Burnaby Mountain ne devraient faire aucune procédure dans un tribunal de l’amirauté, parce qu’ils suivent la loi de la terre sous sa protection.

Tous les noms anglais, français et espagnols utilisés pour nous décrire ne sont que pure ficition.Les conseillers de bande et de tribus indiens ne sont pas Ongweonweh. Ils ont volontairement rejoint la couronne pour asister au génocide de leur propre peuple. Sous la Grande Loi de la Paix, ce sont des traîtres. Il va à l’encontre de la loi de l’amirauté et de notre loi Ongweonweh d’avoir un pied dans le canoë natif et l’autre dans le bateau de l’envahisseur.

Les INDIENS représentent l’entité entrepreneuriale artificielle. Nous, Ongweonweh, ne sommes pas des INDIENS, ABORIGENES, INDIGENES, METIS, AUTOCHTONES, NATIFS, ou quelqu’autre nom non-Ongweonweh qu’ils ont inventé pour nous décrire.

Le conseil traditionnel des Lakota a récemment géré leur problème avec leurs INDIENS artificiels en les expulsant, eux et leurs cohortes de mercenaires gluants de l’entreprise de l’oléoduc TransCanada Pipeline. Regardez la vidéo ci-dessous qui les montre s’esquiver de la réunion Lakota. Les Lakota ont émis une déclaration de guerre contre le Canada et les Etats-Unis et leur projet d’oléoduc. Ils ont dit: “La prochaine guerre indienne commence maintenant !” Tout Ongweonweh et nos alliés qui sont illégalement appréhendés sont des prisonniers de guerre.

Les alliés qui soutiennent Ongweonweh à Burnaby Mountain en Colombie Britannique appliquent la loi de la terre. Ils n’agissent pas sous la juridiction de la couronne/Amirauté. Lorsqu’ils sont interpelés, mis en détention et comparaissent devant un tribunal, ils sont nos alliés et sont sous la protection de la Grande Loi de la Paix.

Sous la loi de la Grande Paix, ces personnes ont le devoir de défendre la terre-mère pour les générations futures. La gestapo de l’oléoduc reçoit ses ordres des banquiers pour attaquer les nouveaux INDIENS, les frapper fort, les traîner, les attacher comme des pantins, les intimider brutalement, les humilier publiquement, les jeter en prison, les menacer et les mettre derrière les barreaux le plus longtemps possible. Elle surveille et protège le travail des personnels sur chaque mètre de l’oléoduc, tout comme ce fut fait pour le chemin de fer trans-canada, terminé en 1867. La locomotive poussait un wagon-plateforme lourdement armé de mitrailleuses Gatling, de canons et de toute arme de guerre possible. Ce fut une opération militaire pour tuer les résistants ongweonweh qui sont eux, mandatés pour protéger la terre.

Comme se lamente l’immortel Johnny Cash: “Will they think I’m white, or Indian quarter blood, or just half-breed. Let me tell you, Mr. Teacher, when you say you’ll make me right, in 500 years of fighting, not one Indian turned white. And there are drums …” => “Penseront-ils que je suis blanc, ou quart de sang indien ou juste métis. Laissez-moi vous dire Mr le professeur, lorsque vous dites que vous allez me corriger, en 500 ans de combat, jamais un Indien n’est devenu blanc. Et il y a les tambours…”

= = =

Super vidéo de TransCanada se faisant virer des territoires Lakota. A noter que ce sont les femmes qui parlent !

Voilà comment il faut traiter les corporations dans les réunions… On ne négocie pas avec des assassins et des esclavagistes !

A voir et diffuser sans modération (activez le sous-titrage français…)

http://www.youtube.com/watch?v=nz6qkOphrI0

 

OGM et nécro-agriculture: De mieux en mieux… Les cultures OGM noyées dans le glyphosate (RoundUp) juste avant la moisson…

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Notons quand même au passage que les exemples cités dans cet article montrent que Monsanto est actif et expérimente en Hongrie, qui rappelons-le… est membre de l’Union Européenne depuis 2004 et a intégré l’espace Schengen en 2007…

Conclusions ?…

– Résistance 71 –

 

Les cultures sont noyées dans du pesticide RoundUp juste avant d’être moissonnées

 

Dr. Stephanie Seneff

 

17 novembre 2014

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/crops-are-drenched-with-monsanto-roundup-pesticide-right-before-harvest/5414576

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le pesticide RoundUp est largué sur les champs juste AVANT la moisson… pour économiser quelques sous.

L’herbicide RoundUp de Monsanto (techniquement connu sous le nom de “glyphosate”) a été relié à bien des maladies. Quoiqu’il en soit, les agriculteurs semblent en larguer sur leurs cultures juste avant de moissonner.

De manière plus spécifique, Monsanto a publié un article en 2010 poussant l’argument de l’application de leur RoundUp pour tuer les cultures juste avant la moisson ; ainsi les plantes seraient séchées en avance et produirait de manière plus uniforme tout en permettant une récolte plus précoce (à partir de la page 28, lien de l’article sur l’original):

Les bénéfices de l’utilisation du glyphosate:

***

Une maturité inégale et des tissus verts retardent la moisson. Un épandage de glyphosate déssèche le feuillage vert et les tiges. La photo ci-dessous à gauche montre un déssèchement uniforme de tournesols en utilisant le glyphosate (RoundUp Bioaktiv) après un épandage par hélicoptère en Hongrie (Czepó, 2009a).. La photo de droite montre un déssèchement complet des parties vertes de maïs 14 jours après l’application de glyphosate dans un ratio de 0.54kg ae/ ha in 7 0L/ ha appliqué par héli-épandage utilisant des pommeaux d’arrosage Reglojet et incluant du Bandrift Plus à 0,1% et 34% d’humidité du grain en Hongrie. Sur la partie gauche de la photo on voit la partie non traitée.

Réduction des coûts de séchage des grains

Les essais de Monsanto en Hongrie sur le maïs et le tournesol montrent clairement les effets de l’utilisation de glyphosate sur le pourcentage d’humisité du grain…

Au moment de la récolte, le maïs traité au glyphosate avait une humidité 4% plus basse que le maïs non traité. Le tournesol traité au glyphosate avait une humidité de 10+°/0 plus basse que le non traité. Le grain traité a été respectivement de 19 et 7% dans ces essais.

La demande d’un séchage accru du grain /semence à 14-16% pour un stockage stable du maïs ou 8-10% pour le tournesol, a été ainsi diminuée voire éliminée.

***

Récolte plus précoce pour obtenir un prix plus élevé

La gestion de la moisson est importante, sa technique de gestion permet une récolte plus précoce, ce qui est particulièrement important pour les hybrides “reste vert”. Une augmentation des niveaux de ces “reste vert” peut résulter en cette technique de déssèchement qui deviendra de plus en plus commune pour le tournesol par exemple (Larson et al, 2008). Quelques essais sur du maïs commercialisable en Hongrie, comme ci-dessus, ont résulté en des moissons plus précoces générant de plus hauts prix. Un travail sur le tournesol mené par le département de science végétale de l’université du Dakota du Nord montre que le glyphosate a produit une récolte de 5 à 10 jours en avance (Howard 2007). La moisson de tournesol a été ramenée à 2 / 3 semaines plus tôt après un traitement au glyphosate (Monsanto, 2009a)

***

En provoquant une moisson plus précoce de 2 à 3 semaines, les agriculteurs peuvent le plus souvent rentrer dans les temps d’optimisation de l’ensemençage pour le blé d’hiver ainsi maximisant la production (Czepó, 2009b).

Pourvu que suffisamment de RoundUp soit appliqué aux plantes matures pour complètement les tuer, de plus grandes quantités de RoundUp sont de manière évidente appliquées par rapport aux épandages de maintenance anti-pestilence qui maintiennent les plantes en vie.

De plus, les plantes n’ont pas le temps de métaboliser ou de se débarrasser autrement du RoundUp il n’y a de plus pas assez de temps pour que des pluies lavent le produit chimique avant la moisson. Au lieu de cela, le RoundUp est largué sur les plantes pour les faire sécher et elles sont ensuite très vite moissonnées alors que de très haut niveaux de RoundUp sont toujours présents.

Super agro-business économise sûrement quelques dollars, mais nous allons tous le payer de notre santé !…

Escroquerie du réchauffement climatique anthropique: L’Allemagne jette l’éponge sur son quota de réduction fixé pour 2020…

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Mais chuuuuuuuut !… Faut pas en parler trop fort hein ?…

– Résistance 71 –

 

L’Allemagne jette l’éponge sur son quota d’émission de CO2 et le Japon en émet plus que jamais

 

Donna Rachel Edmunds

 

17 novembre 2014

 

url de l’article:

http://joannenova.com.au/2014/11/germany-gives-up-on-emissions-target-japan-emits-more-co2-than-ever/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vous m’en direz tant sur le momentum du changement climatique. La réalité tue. Sans l’énergie nucléaire, les émissions de CO2 du Japon ont atteint des records inégalés. Dans le même temps, même avec 17% de son énergie provenant du nucléaire et avec 23 000 éoliennes sur son territoire, l’Allemagne n’a aucune chance de remplir sa cible de diminution de ses émissions de CO2. La nation riche et très technologiquement avancée qui a dépensé plus que toutes les autes sur l’énergie verte, admet qu’elle a échoué.

Ceux qui veulent arrêter de produire du CO2 ont des milliards de dollars à dépenser en publicité et en éoliennes inutiles, mais au bout du compte, la chimie et la physique ne peuvent pas être achetées. Si les énergies renouvelables pouvaient fournir une source d’énergie fiable, elles n’auraient pas besoin de subsides. Tout le monde les achèterait.

L’Allemagne va abandonner sa cible “stricte” pour 2020, diminuer les émissions de 40% n’est pas possible

Breitbart London

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a indiqué que le pays allait abandonner sa décision de réduire ses émissions de CO2 de 40% de sa base de 1990, à l’horizon 2020. Ce faisant, il a remporté sa dispute constante avec sa ministre de l’environnement Barbara Hendricks au sujet de la politique énergétique, lui disant qu’il ne tolérerait plus aucune résistance envers ce changement de direction politique, d’après le magazine Der Speigel.

La cible annoncée était douteuse depuis un certain temps, pas vraiment à cause du fait que Gabriel, lui-même un ancien ministre de l’environnement allemand et actuel ministre de l’économie et de l’énergie, soit connu pour être un supporteur de l’industrie du charbon. D’après le ministère de l’environnement, l’Allemagne devrait trouver un moyen de réduire ses émissions entre 62 et 100 millions de tonnes de CO2 par an pour les prochaines 16 années afin de pouvoir atteindre la cible fixée. Fermer totalement les centrales à charbon réduirait de seulement 40 millions de tonnes.

Il est clair que la cible 2020 pour le CO2 n’est plus viable”, a dit Gabriel, ajoutant même: “Nous ne pouvons pas sortir de l’énergie au charbon du jour au lendemain”. Plus tôt cette année, Gabriel avait dit au magazine Der Spiegel: “Il est illusoire de croire que l’Allemagne pourrait simulatanément sortir à la fois de l’énergie nucléaire et de celle du charbon”.

Les socio-démocrates ont répondu avec des données sur les énergies renouvelables (oh attendez…), les socio-démocrates ont dit que les coupes dans les émissions doivent être trouvées parce que “nous voulons mener le monde” et que les cibles de l’UE pour 2030 sont trop faibles. Que sont 60-100 milions de tonnes de CO2 entre amis ?

Les émissions de CO2 du Japon sont les pires jamais enregistrées

Wall St Journal –  “Les émissions de CO2 du Japon sont les pires enregistrées durant cette dernière année fiscale. Ceci a été forcé par la confiance portée par la nation à l’énergie produite au gaz naturel et au charbon afin de générer de l’électricité. Dans l’année qui s’est terminée en Mars, le Japon a émis 1,224 milliards de tonnes de CO2, plus 1,4% en comparaison avec l’année précédente et plus 16% depuis 1990, qui est l’année de référence pour les coupes dans les émissions de CO2 sous la convention de l’ONU sur le changement climatique, a dit vendredi le ministère de l’économie et du commerce japonais.”

Après le désastre de Fukushima, le Japon a fermé ses 48 réacteurs nucléaires et a importé du gaz naturel et du charbon.

A moins que le pays ne rouvre quelques réacteurs bientôt, le nouveau pli de plus hautes émissions de CO2 ne va pas changer de si tôt, a dit Tomomichi Akuta, analyste chez Tokyo Mitsubishi UFJ Research & Consulting.

Le redémarrage de plusieurs réacteurs apparaît très peu probable dans un futur proche au vu de l’opinion négative au sujet de l’énergie nucléaire, a t’il ajouté. Les sondages montrent qu’environ 60% des personnes interrogées sont contre l’utilisation de l’énergie nucléaire.

Escroquerie du réchauffement climatique anthropique: Quand la nature reprend pas à pas le dessus sur la propagande politique…

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Un El Niño exposé et la nouvelle norme de la météo

 

Dr. Roy Spencer (Ph.D météorologie, ex-NASA)

 

13 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.drroyspencer.com/2014/11/a-busted-el-nino-and-the-new-weather-norm/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Avec les espoirs d’une diminution d’El Niño (maintenant réduite à une probabilité de 58%) et ce qui pourrait bien être le début précoce d’un hiver inhabituellement long et froid, il est utile de prendre un peu de recul et d’examiner pourquoi certains d’entre nous avons écrit avec persistance depuis plusieurs années sur ce qui contrôle vraiment les variations climatiques d’Amérique du Nord sur l’échelle du temps de votre vie: les cycles naturels climatiques.

Les plus importants de ceux-ci sont l’Oscillation Décennale Pacifique (ODP) et l’Oscillation Atltantique Multi-Décennale (OAMD).

Non seulement ces cycles influences le climat nord-américain, mais il y a un grand nombre de preuves qu’elles soient en partie responsables de ce Gremlin populaire qu’est le “réchauffement climatique”.

Comme le graphique suivant le montre, l’ODP, qui fut à l’origine découverte en tant que contrôle principal de la productivité de la pêche industrielle sur la côte ouest de l’Amerique du Nord, est aussi reliée à des périodes où les températures montaient ou descendaient, ce qui tend à se produire sur des périodes d’environ 30 ans:

(Voir graphe sur l’article original)

Nous ne sommes pas sûrs de la façon dont cela se produit, mais de petites variations naturelles dans la formation globale des nuages, changeant la quantité de lumière solaire qui pénètre dans le système climatique sont une forte possibilité.

Le problème est important parce que dans la mesure où les cycles naturels du climat sont partiellement responsables d’un réchauffement récent, le moins de raison il y a de se sentir concernés au sujet de politiques énergétiques qui réduisents l’utilisation des sources carburants dites fossiles actuellement nécessaires à la prospérité humaine. Avec la nouvelle du jour établissant que le président Obama va continuer à exercer une action exécutive sur le changement climatique tout en ne demandant pas de résultats équivalents au plus gros émetteur de gaz à effet de serre au monde, la Chine, il est important que les gens comprennent que la plupart de ce que nous subissons en termes de météorologie et de changement climatique est très largement hors de notre contrôle.

Le problème en incluant les cycles naturels du climat dans la discussion nationale sur le réchauffement climatique (anthropique) est à la fois politique et scientifique:

  • Cela ne cadre pas avec le narratif du réchauffement global qui est piloté par des objectifs politiques et…
  • Nous ne comprenons pas ce qui cause les cycles climatiques naturels et ils ne peuvent donc pas être incorporés dans les modèles informatiques de simulation et d’anticipation du changement (comme ceux bien sûr du GIEC).

Le financement de la recherche du gouvernement depuis au moins les derniers 25 ans, a tablé sur la supposition d’une cause humaine et comme je l’ai toujours dit, si vous financez des scientifiques pour trouver une connexion, ils vont en trouver une ou plusieurs. Voilà pourquoi le résultat de la recherche qui est publié est aussi dominé par des explications impliquant une cause humaine / anthropique.

Néanmoins, il est assez commode de montrer que les cycles naturels sont en fait impliqués et pas seulement au niveau des changements régionaux, mais du “réchauffement climatique global” également.

Par exemple ce tableau de données (voir l’article original en anglais pour le lien) montre que sur la période chaude la plus récente (depuis la fin des années 1970), l’ODP et l’OAMD ainsi que l’activité d’El Niño/La Niña peuvent compter statistiquement pour la vaste majorité du réchauffement global récent des températures de la surface des mers et des océans.

Mais les statistiques ne suffisent pas. Comme nous comprenons que le CO2 est un gaz à effet de serre et devrait causer un certain réchauffement, nous ne comprenons en revanche pas les cycles naturels du climat, les scientifiques ainsi ne regardent si vous voulez que sous le lampadaire public que le financement du gouvernement leur fourni pour n’y trouver qu’un problème: le CO2.

Ce qui complique encore plus la prise de décision politique est que ce qui motive le plus les perceptions du public et donc les preneurs de décisions sont les évènements météorologiques. L’ouragan Sandy, un hiver neigeux etc. Nous finissons par blâmer ces choses sur la seule chose que nous pensons comprendre: l’augmentation du CO2 devrait provoquer quelques changements, donc il doit être responsable de tous les changements que nous voyons.

Ces cycles naturels, bien documentés dans la littérature scientifique pour au moins leurs effets régionaux, sont oubliés. A l’exception de quelques uns d’entre nous qui avons travaillé dans le domaine du climat depuis plusieurs décennies. Demandez à Joe Bastardi de Weatherbell, qui a travaillé sur ces cycles naturels depuis des années et qui les utilisent pour faire des prédictions météo sur la longue durée.

L’admission récente que des changements naturels sont responsables de la grande sécheresse en Californie n’a pas été une nouvelle pour certains d’entre nous. Ce qui est intéressant de noter est que certains grands noms de la recherche qui devrait faire partie de la bureaucratie du réchauffement climatique (anthropique), sont maintenant ceux qui parlent des cycles naturels.

Donc, alors que le froid saisonnier s’installe sur les Etats-Unis cette semaine, ne soyez pas dupés par ceux qui affirment que “le réchauffement climatique anthropique cause le refroidissement”. Ce à quoi nous assistons sont des variations naturelles, très sûrement dominées par les océans. La “nouvelle norme météo” peut être bien différente de celle qu’a connu quiconque ayant moins de 30 ans aujourd’hui.

Quant au sujet de ce qu’un réchauffement anthropique se soit produit, je suis de plus en plus convaincu que celui-ci a été une cause bénigne et probablement bénéfique, mais une aiguille perdue dans la meule de foin des cycles climatiques naturels de Mère Nature.

Réflexion politique: l’État protège le capitalisme, leur déchéance sera l’avancée socio-écologique tant attendue…

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Avant la décroissance, la destruction du capitalisme

 

Groupe Proudhon de Besançon

 

Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://www.monde-libertaire.fr/ecologie/17314-avant-la-decroissance-la-destruction-du-capitalisme

 

Que les choses soient claires : la Fédération anarchiste (FA) est pour la décroissance libertaire, comme elle l’a exprimé lors de ses congrès en 2004 avec la motion Du développement à la décroissance et la campagne fédérale qui l’a accompagnée, et en 2008 avec sa Motion sur la décroissance.

Certains camarades peuvent être en désaccord ou évoquer leurs doutes, leurs réticences sur ce concept de décroissance. Je répondrai simplement qu’à une époque les anarchistes rejetaient le terme d’autogestion au profit de celui de gestion directe, plus clair. Aujourd’hui, tout le monde parle d’autogestion, même si tout le monde n’y met pas exactement les mêmes définitions ni les mêmes pratiques. Va-t-on pour autant dire que la FA est contre l’autogestion ? Bien sûr que non ! Nous n’allons pas nous laisser voler les mots par les divers imposteurs du radicalisme verbal. Ce qui est important, c’est d’être compris, de parler le vocabulaire réel, d’y mettre et d’y défendre nos pratiques libertaires.

Il faut critiquer et combattre les prétentions électoralistes du mouvement écologique. Celui-ci a d’ailleurs abandonné les luttes sociales et se réfugie dans un système de lois coercitives qui visent à criminaliser les individus et leurs comportements. Il fonctionne sur le registre de la sanction financière et de la contrainte. En ce sens, une sorte de « fascisme vert » pourrait se développer et des ponts peuvent parfois se construire entre des mouvements d’extrême droite et certains mouvements écologiques, naturalistes.

Le mouvement écologique peut très bien s’acclimater du régime capitaliste et ce dernier peut se servir de celui-là pour asseoir son emprise idéologique et économique. Le concept fumeux de « croissance verte » est à rejeter. D’ailleurs, lors des dernières marches pour le climat, les anarchistes de la section de New York de la Black Rose Anarchist Federation ont défilé sous les pancartes : « Le capitalisme vert ne nous sauvera pas », « La lutte pour le climat est la lutte de classe », etc.

Une fois que l’on a dit cela, il n’en reste pas moins vrai que les anarchistes sont sensibles à la question environnementale et s’impliquent fortement dans les luttes écologiques et sociales : contre les pollutions industrielles, contre la déforestation, contre le nucléaire, contre le vol des terres indiennes, par exemple, par des multinationales, contre les « grands projets inutiles » comme Notre-Dame-des-Landes, la zone du Testet en France, le mouvement No-TAV en Italie, etc. La Fédération anarchiste, dans ses motions, a exprimé que la décroissance libertaire doit s’attaquer à trois fronts principaux : les transports, l’agriculture et l’industrie des armes. Sur ces trois thématiques, nous avons développé des actions propres : campagnes pour les transports publics gratuits ; développement de réseaux de solidarité, de circuits courts, d’amap ; campagnes contre la guerre. Certaines idées trouvent des échos dans la société et se développent. D’autres ont encore besoin d’être approfondies. Toutes ont besoin de se développer. Mais ces « alternatives anarchistes en actes » ne suffiront pas à renverser la société capitaliste.

En 2004, la Fédération anarchiste écrivait :

« Le préalable à la mise en œuvre de cette décroissance est donc la disparition du capitalisme. Parce que ce système a besoin d’une croissance pour survivre, parce que sa logique propre est une dynamique suicidaire, il ne peut accomplir cette décroissance… sauf à supprimer massivement les populations pauvres, c’est-à- dire à perpétrer des génocides. La deuxième condition est la suppression de l’État, dans la mesure où cette dynamique capitaliste ne s’accélère qu’avec la collaboration des différents gouvernements : multiples subventions, mise en place d’infrastructures, prise en charge par la puissance publique de la formation, de la recherche, des coûts environnementaux, des pertes financières, cadre juridique sur mesure. […] Toute solution qui ferait l’économie d’une redistribution des richesses serait fatalement vouée à l’échec. Pour que la décroissance puisse être maîtrisée par les différentes populations, pour qu’elle n’ouvre pas la voie à la barbarie des conflits pour l’appropriation des ressources ou aux mesures draconiennes d’un totalitarisme, le problème doit impérativement être posé dans une perspective d’égalité économique et sociale, la gratuité des services publics pouvant constituer un levier essentiel dans cette construction. »

Dans cette lutte, toutes les initiatives populaires sont les bienvenues pourvu qu’elles se débarrassent des slogans « Sauvons la Terre » qui se ferait contre l’humanité dans une sorte d’anthropophobie (l’humanité disparaîtra, bon débarras !). Notre écologie sociale s’inscrit dans un projet de société égalitaire, solidaire, libertaire. La question sociale doit donc être reposée et nous rejoignons là la question de l’autogestion, de la gestion directe : qui produit ? Quoi ? Et comment ? C’est la question de la socialisation des moyens de productions, concept « barbare » et « daté » pour exprimer le contrôle par les populations des usines, des exploitations agricoles, des entreprises ; leur placement sous la gestion collective, voire leur démantèlement… en tous cas une réflexion collective sur ce que nous produisons et consommons, sur la façon de le faire et sur ce que cela entraîne comme conséquence.

Par exemple, nous sommes contre l’industrie nucléaire, qui implique une pollution des terres d’exploitation de l’uranium, des risques lors des transports, des maladies, des guerres, des menaces sur la santé et l’environnement, des catastrophes. Le nucléaire implique une société policière, centralisée. Nous sommes donc pour son démantèlement immédiat. Au contraire, nous souhaitons privilégier les alternatives de micro-énergie qui rendent la maîtrise de ce secteur aux populations qui se sont fait voler leur pouvoir de décision par de prétendus experts.

Le système capitaliste et les États insistent sur une prétendue croissance nécessaire. Leur logique est de maximiser les profits pour avoir quelques miettes à redistribuer, ou pas, aux populations. Et elles de tomber dans le panneau du produire plus. La remise en cause du productivisme doit nous amener à repenser la question du salariat, du temps de travail, des revenus, indexés ou non sur le travail, etc. Ces questions peuvent être débattues au sein des organisations anarchistes et des organisations de masse : syndicats, associations, etc. Elles trouveront leur débouché dans un vaste mouvement révolutionnaire autogestionnaire.

Déjà, en 1977, la Fédération anarchiste écrivait, dans sa Motion sur l’écologie : « Nous refusons le productivisme, idéologie par essence totalitaire (ne pas oublier que la phase de transition des bolchéviks, fondée sur un productivisme absolu, enterra la révolution russe). […] Nous croyons fondamentalement que la solution finale ne peut être que l’autogestion mondiale des ressources et la répartition égalitaire et fédéraliste de la production. Il est évident que la récupération électoraliste des luttes écologiques ne remettra pas en cause cette société. La Fédération anarchiste ne saurait donc pas soutenir d’une façon inconditionnelle le mouvement écologique dont la récupération politique ne fait aucun doute. […] C’est uniquement dans un processus visant à terme la destruction de l’État, la révolution libertaire, que les militants de la Fédération anarchiste participeront activement à la lutte écologique. Celle-ci n’est pas un accessoire, elle s’inscrit dans le cadre de la révolution sociale. »

Reprise et pratique du pouvoir par et pour le peuple: Le municipalisme libertaire ~ 1ère partie ~

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“L’État est une forme toute aussi ancienne que la commune, mais il y a cette différence: tandis que l’État représente dans l’histoire la négation de la liberté, l’absolutisme et l’artbitraire, la ruine de ses sujets, l’échafaud et la torture, c’est précisément dans l’affranchissement des communes contre l’État que nous retrouvons les plus belles pages de l’histoire…

Souvenons-nous de ces fédérations qui surgirent spontanément en Espagne et sauvèrent l’indépendance du pays lorsque l’état était ébranlé dans ses fondements par les armées conquérantes de Napoléo. Dès lors que l’État n’est plus à même d’imposer l’union forcée, l’union surgit d’elle-même, selon les besoins naturels. Renversez l’État et la société fédérée surgira de ses ruines, vraiment une, vraiment indivisible, libre et grandissant en solidarité par sa liberté même.”

~ Pierre Kropotkine (“La Commune”, 1882) ~

 

Le municipalisme libertaire, solution politique démocratique au cul-de-sac étatique qui nous opprime

 

Résistance 71

 

7 Novembre 2014

 

1ère partie

2ème partie

 

Nous vivons en ce début de XXIème siècle, la lente agonie historique des états-nation que nos oligarques, plus criminels qu’éclairés, veulent muter en dictature unique transnationale au gré d’une grille de contrôle drastique des populations qui déchaînera l’assouvissement totalitaire planétaire d’une clique de psychopathes eugénistes et suprémacistes.

S’il devient de plus en plus évident pour de plus en plus de monde que nous devons réagir avant qu’il ne soit trop tard et que le piège totalitaire ne se soit refermé sur nous, le plus grand nombre d’entre nous n’entrevoie pas encore la solution politico-sociale potentielle qui nous sauverait de ce marasme sanglant annoncé. Beaucoup d’entre nous voient et ressentent le besoin d’un changement de paradigme politique, mais le sentiment d’avoir épuisé toutes les “solutions” possibles en décourage plus d’un. Qu’avons-nous pas essayé au cours de l’Histoire ? La monarchie, l’empire, la monarchie constitutionnelle, la république en “démocratie” dite représentative (suffrage censitaire, suffrage universel), le fascisme, le communisme capitalisme d’état (marxisme) ? Rien ne fonctionne, qu’y a t’il d’autre à faire ? Avons-nous tout essayé ?

Dans une optique étatique, vraisemblablement… Mais est-ce là toute l’affaire ? Nous allons tenter de répondre à cette question.

Nous avons déjà traité ici-même de sujets importants à maîtriser pour une approche politique radicalement différente tels que l’État et sa contre-partie d’association volontaire fédérale et conféderale. Nous envisageons ici de passer du général au plus particulier, à savoir l’organisation des communautés de terrain en communes libres, émancipées et autogérées. A cet égard, nous étudierons une forme parfaitement adaptable et à géométrie variable qui a été appelée le “municipalisme libertaire” et qui prend sa source dans l’expérience du communalisme libertaire tel qu’il était envisagé, fut et est toujours pratiqué historiquement depuis les sociétés traditionnelles toutes cultures confondues.

De fait, l’histoire ne documente pas de période de véritable démocratie (décisions socio-politiques prises par et pour le peuple librement organisé de manière non-hiérarchique) du moins dans la longue durée, tant les systèmes qui s’en approchaient le plus (la cité athénienne, les cités médiévales, les sections parisiennes et autres…) ont été minés par des structures et concepts antinomiques à la liberté individuelle et collective tels que le patriarcat (fondement de la société de type autoritaire- pyramidale) et les institutions étatiques, qui par essence même sont aristocratiques et anti-démocratiques.

L‘histoire nous donne néanmoins des exemples où les peuples se sont organisés de manière plus démocratique qu’en suivant des institutions rigides organisées par un système bureaucratique de contrôle et de protection des privilèges du petit nombre d’oligarques placés au sommet de la pyramide d’abord politique puis sociale. Quels sont les exemples passés d’une telle expérience:

  • Athènes: Si la cité antique fonctionnait certes par assemblées populaires qui prenaient en charge les décisions politiques, celles-ci n’étaient composées que des quelques 40 000 citoyens mâles de souche qui avaient le droit d’y siéger. Les femmes, les étrangers, les Athéniens d’origine étrangère en étaient exclus. Athènes fonctionnait sur une base esclavagiste. L‘apogée de l’approche démocratique athénienne survint avec l’élection de Solon comme magistrat en chef de la cité en 594 av.J.C.
  • Les cités médiévales du XIème au XVème siècle:
    Sombrées dans l’oubli de manière bien convéniente pour les théoriciens et propagandistes de l’État, leur étude fut remis au goût du jour par Pierre Kropotkine dans son ouvrage: “L’entr’aide, facteur de l’évolution”.
    L’apogée de la commune médiévale peut être située entre le XIème et la fin du XIVème siècles. A cette époque, la monarchie absolue n’existait pas. Les nations européennes étaient morcellées et ni les rois, ni les princes de l’église n’étaient plus capables de contrôler les cités qui s’organisèrent internement pour la politique et le commerce extérieur. Ce fut l’apogée des grandes cités médiévales qui se fédérèrent en ligue gérées par les guildes marchandes. De grands noms émergèrent tels: Laon, Gent, Lièges, Ypres, Fribourg, Novgorod, Florence, Milan, Cremona, Bologne, Nüremberg. A terme, assiégées par les pouvoirs seigneuriaux locaux et royaux et surtout par leur incapacité à défendre et entretenir une relation fertile avec les populations vivant autour des cités, ces grandes communes médiévales laissèrent entrer le loup dans la bergerie et furent assujetties au pouvoir royal et à la hiérarchie ecclésiastique de leurs différents pays. Les plus de 3 siècles de leur existence amenèrent les grandes constructions, les cathédrales, le développement du commerce et l’autogestion des cités par les peuples qui ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour se défendre et prospérer.
  • Les sections parisiennes de 1792-93: Elles furent sans aucun doute le mouvement le plus démocratique que connût la révolution française. Les sections parisiennes fonctionnaient en mode d’action et de démocratie directes. Sur un plan politique, insufflée par le visionnaire Jean Varlet, le mouvement des Sections Parisiennes pensait, à juste titre, que la souveraineté populaire se devait d’être exercée par l’ensemble du peuple et non pas par une portion de celui-ci, fut-elle choisie par le moyen électoral. Paris fut divisée en sections dont chacune envoyait 6 délégués révocables à la Commune de Paris, dont la fonction essentielle était celle de coordinatrice des sections de la ville. Chaque section était divisée en différents comités comme ceux de la distribution alimentaire, de la finance, de la défense/police et de la surveillance du voisinage. Les sections étaient investies de la défense de Paris et chaque section possédait une unité d’artillerie, c’est à dire que la force d’auto-défense était entre les mains des citoyens, qui y participaient activement. En Juin 1793, les sectionnaires faillirent renverser la Convention et on peut toujours spéculer sur le devenir de la révolution si cette insurrection anti-bourgeoisie avait été couronnée de succès. Il est alors fort probable que le pouvoir ait été décentralisé vers une “confédération nationale d’assemblées sectionnaires”.
    Durant la dernière période des sections parisiennes, avant que Jean Varlet, Jacques-René Hébert, leaders des Enragés ne fussent arrêtés, il fut tenté d’organiser les sections parisiennes en contre-pouvoir populaire à la corruption de la révolution bourgeoise et il fut tenté d’instaurer une “Commune des Communes”, une confédération des communes et cités de France, qui aurait supplanté à terme la Convention Nationale corrompue.
    Mal représentée à dessein dans les livres d’histoire comme étant le temps de radicaux sanguinaires mettant en danger les “grandes idées” de la révolution issue des Lumières, il convient de replacer cette parenthèse authentiquement démocratique dans son juste contexte. Le mouvement des Sections Parisiennes fut sans doute la période où le peuple fut le plus en charge de sa destinée durant la révolution française et si les Jacobins, voyant le danger pour les intérêts bourgeois, n’y avaient pas mis violemment fin, la France serait sans doute bien différente aujourd’hui et qui sait, serait peut-être le modèle de la véritable démocratie. Les Sections Parisiennes demeurent à ce jour un remarquable exemple organisationnel de la démocratie directe et de la gestion de la chose publique de, par et pour le peuple.
  • La Commune de Paris de 1871:
    Ou quand le peuple parisien reprend le feuilleton là où l’avaient laissé les sectionnaires de 1792-93… Expérience de démocratie directe non dénuée d’erreurs fatales sur fond de guerre civile et de guerre impérialiste, Paris étant assiégés par les Prussiens qui ont battu la France à la bataille de Sedan. L’empereur Napoléon III est prisonnier, le gouvernement a fuit à Versailles et, comme cela se reproduira en 1936-39 en Espagne, les états se liguent contre le peuple en arme et en rébellion légitime pour l’écraser. Ainsi, fait unique dans l’histoire, les Prussiens vainqueurs rendent leurs armes à l’armée française vaincue pour que celle-ci puisse écraser dans un bain de sang (27000 morts chez les Communards dont au moins 17000 fusillés, 15000 condamnés et 7000 déportés dans les bagnes) le peuple en insurrection qui menace l’existence même de l’État et de l’ordre oligarchique bourgeois. Dans un environnement de guerre et insurrectionnel, la Commune de Paris vécut plusieurs mois en démocratie directe, entâché d’un retour à une forme de gouvernement plus centralisé. Pierre Kropotkine dira en 1882: “C’est de l’état que cherchera la commune d’aujourd’hui à s’affranchir !”
  • Les communes anarchistes de la révolution espagnole de 1936-39:
    L’anarchisme et le communalisme libertaire existait en Espagne depuis 1868 après une grande divulgation des idées de Michel Bakounine et Pierre Kropotkine. L’anarcho-syndicalisme monta en puissance et la CNT-AIT espagnole avait plus d’un million de syndicalistes adhérents en 1936, dans une Espagne où le marxisme et le Parti Communiste Espagnol avait une très faible influence et étaient quasiment inexistants.
    Lors de la guerre civile, un grand nombre de communes des provinces d’Andalousie, de Catalogne, des Asturies et du Levant furent auto-gérées par le peuple. A Barcelone, la ville entière fut auto-gérée par le peuple et malgré les difficultés conjoncturelles, les gens s’y épanouirent avant que les États ne finissent par se liguer pour y mettre fin.
    La révolution sociale libertaire espagnole fut vaincue par la coalition des états fascistes brun (Franco, Mussolini, Hitler), rouge (Staline et l’URSS) et des “démocraties représentatives” modérées telles la France (du Front Populaire, donc soi-disant de “gauche” ne l’oublions pas…) et le Royaume-Uni, qui fermèrent leurs frontières, la France enfermant même les réfugiés espagnols dans des camps frontaliers.

Depuis le XVIème siècle et l’avènement définitif des états-nation, les peuples vivent sous la coupe oligarchique règlementée de gouvernements dont le niveau de totalitarisme n’est finalement qu’une question de degré d’imposition par la même clique de contrôleur que sont les oligarques en chef, aujourd’hui les financiers et gros industriels transnationaux, qui sont parvenus finalement à s’assujettir l’ensemble des systèmes de pouvoir de la planète.

Ce que nous vivons de nos jours n’est que le début de l’étape finale vers une dictature globale que l’oligarchie appelle depuis des lustres son “Nouvel Ordre Mondial”.

Pour empêcher cette dictature eugéniste de prendre corps, il convient pour les peuples de sortir du paradigme politique imposé en réalisant qu’il y a eu une vie avant l’État et qu’il y en a une après. Nous devons cesser de faussement assimiler les termes d’État et de société en une équation État = Société que peu de personnes semblent vouloir ou capables de remettre en cause. C’est bien pourtant par là qu’il faut commencer !

Pour ce faire, nous devons réaliser la synthèse politique et historique de ce que nous avons vécu jusqu’ici et cette synthèse peut-être nommée le “communalisme ou municipalisme libertaire” ou comme les camarades Kurdes l’ont nommé le “Confédéralisme Démocratique”, peu importe de fait la terminologie, ce qui compte est le concept et surtout sa mise en pratique, comme cela est déjà fait depuis 1994 au Chiapas au Mexique avec le mouvement zapatiste de l’EZLN et depuis une dizaine d’année dans les provinces kurdes du nord de la Syrie (Rojava, Kobané) qui défraient de nos jours la chronique par leur héroïque résistance à l’armée mercenaire prétendûment islamiste de l’empire colonial occidental qu’est l’EIIL/EI.

Pour mieux comprendre ce concept, analysons ce qu’est une “municipalité libertaire”…

“Le municipalisme libertaire, par contraste avec l’état-nation et ses institutions, est une philosophie politique révolutionnaire qui vise à évincer à la fois le capitalisme et l’état-nation de la société et de les remplacer par des relations sociales bien plus humaines et coopératrices.” (Janet Biehl, 1998)

Si à la fois Michel Bakounine et Pierre Kropotkine ont posé les jalons du communalisme libertaire, le concept a été développé plus avant par l’ex-militant marxiste américain devenu anarchiste Murray Bookchin, qui a ajouté au municipalisme libertaire une dimension d’écologie sociale. Décédé en 2006 à l’âge de 85 ans, il est succédé par sa disciple Janet Biehl que nous avons citée ci-dessus. Militant, auteur et historien de l’anarchisme prolifique qui écrivit entr’autre une superbe historiographie des anarchistes espagnols: “The Spanish Anarchists, the Heroic years 1868-1936” ainsi que des essais sur l’écologie sociale et le municipalisme libertaire (bibliographie en français plus complète en fin d’article), Bookchin peut-être considéré comme le “père” du municipalisme libertaire et écologique moderne.

Pour mieux cerner le concept et la mise en pratique du municipalisme libertaire, nous nous réfèrerons et citerons le livre résumé de Janet Biehl : “La politique de l’écologie sociale: Le municipalisme libertaire” (édition anglaise, Black Rose Books, 1998).

Le municipalisme est le regroupement politique de communes, de municipalités autogérées. Ces assemblées librement choisies transcendent l’individu d’entité individuelle et groupes citoyens qui se reconnaissent les uns les autres et agissent de concert pour le développement collectif et le bien commun de leur communauté au sens strict et au sens élargi.

Une des caractéristiques fondamentale de ce mode d’organisation sociale est sa décentralisation.

Au lieu d’avoir une entité bureaucratique appelée Mairie, s’occuper de démarches souvent futiles, une grande partie pourrait-être effectuée au niveau local des quartiers, ces mêmes quartiers développeraient par exemple des espaces verts, non pas seulement de parcs de loisir et de détente, mais aussi de jardins potagers à l’échelle d’un ou plusieurs quartiers où les citoyens résidents cultiveraient leurs propres fruits et légumes (ce concept existe depuis longtemps à Cuba par exemple…). Les écoles, universités, cliniques et hôpitaux n’auraient pas a être “décentralisés”, mais des dispensaires de santé et éducatif pourraient voir le jour dans les quartiers de voisinage, où la vie deviendrait autre que l’actuelle vie de voisinage de cités dortoirs. L’ensemble de ces services seraient autogérés par la population elle-même, les décisions à prendre se faisant en réunion d’assemblées de voisinage où tout le monde décide et a son mot à dire. Ceci induira une démocratisation réelle et accrue.

La structure fondamentale de toute démocratie directe est l’assemblée générale citoyenne d’une zone donnée où les citoyens se réunissent, délibèrent et décident des choses à faire collectivement. La méthode de décision se fait par vote. Il y a deux possibilités: le vote majoritaire, qui est toujours possible mais à notre sens anti-démocratique, car ce type de vote conduit à ce que l’on peut qualifier de dictature de la majorité, meilleure moyen pour maintenir une société divisée… Notre vision est celle du consensus à l’unanimité (ce qui sera bien plus facile à achever lorsque les citoyens œuvrent vraiment pour le bien commun…). Ces assemblées doivent se réunir à intervalle régulier dans les lieux communs de voisinage: salle des fêtes, théâtre, gymnase, voire dehors en place publique si la météo le permet. Chaque assemblée suivra une série de règles simples procédurières pour la bonne tenue des débats, tous les citoyens ayant eux-mêmes agréé à cette série de règles. Les sujets à discuter seront décidés en avance au gré des besoins et les citoyens pourront se préparer ainsi à des discussions constructives et informées. Le débat étant essentiel, il sera encouragé. Beaucoup de personnes peuvent se sentir inhibées, concernées, mais timides ou impressionnées par ce type de réunion publique. Comme le vieil adage le dit si bien “c’est en forgeant qu’on devient forgeron”… C’est donc en débattant et en participant qu’on devient un véritable citoyen et non pas comme aujourd’hui, dans nos sociétés aseptisées de la délégation de pouvoir, réduits à des contribuables, votards et consommateurs compulsifs… Ceci ne pourra qu’améliorer la qualité de la prise de décision, car en fin de compte c’est bien sûr de cela qu’il s’agit.

La construction d’un mouvement de municipalisme libertaire passe par la base, l’individu, qui s’étant documenté et éduqué se rassemble dans sa communauté avec des personnes ayant fait de même. Il convient dès lors de procéder à une sorte d’éducation populaire pour favoriser ce qu’on appelle “l’effet boule de neige”. Enseigner aux autres permet également de tester et de rafiner ses propres connaissances ainsi que de peaufiner la communication et l’entente avec les autres citoyens ayant les mêmes désirs de changement politique. Il apparaît que très souvent, bien des gens pensent de la même façon, entrevoient les mêmes solutions mais ont du mal à articuler une méthodologie d’action. Le faire ensemble aide et développe le sentiment de coopération et d’entr’aide qui comme l’a démontré Pierre Kropotkine, sont des éléments évolutifs essentiels de l’espèce humaine.

Dès que la confiance est là, le groupe ainsi constitué doit se promouvoir au sein de la communauté et commencer à expliquer aux autres comment les choses pourraient se passer entre citoyens compétents et éclairés. A cet égard l’éducation du public est très importante pour gagner en audience et en intérêt. Les conclusions de réunions peuvent être écrites, imprimées, postées sur les réseaux sociaux etc… Cela fonctionne un peu comme un parti politique de nos jours à la grande différence que cela est participatif à 100%, complètement décentralisé, sans chef, sans hiérarchie, sans bureau directeur, sans cotisations etc… Le tout étant totalement géré par les citoyens militants.

De là les réunions en assemblée deviennent nécessaires. Les réunions doivent se concentrer sur les problèmes de la communauté et sur les décisions à prendre ou l’influence à exercer en commun. Un coordinateur de séance peut être désigné pour garder les débats dans ce qui a été décidé préalablement et éviter ou limiter les digressions et les hors-sujets.

Plus le groupe de la communauté adresse des sujets pertinents et agit en conséquence, plus il attirera de personnes qui s’associeront volontairement aux efforts de changement politique directs. Il sera parfois nécessaire d’entrer en désobéissance civile avec les instances étatiques et une stratégie appropriée devra être préalablement discutée. L’idée est de construire des groupes autonomes, traitant localement du plus de problèmes quotidiens de la communauté afin de gagner une audience et une participation volontaire du plus grand nombre.

A ce titre, les assemblées et les actions de démocratie directe citoyenne, hors institution, deviennent pas à pas un contre-pouvoir efficace et incontrournable amenant toujours plus de citoyens à le rejoindre volontairement.

Il est important de continuer l’éducation populaire et que les membres originels du groupe s’enrichissent et coopèrent avec le collectif. Ceux-ci doivent être périodiquement rappelés par la base que le mouvement est décentralisé et “sans chef”. Lorsque le mouvement fait “boule de neige” dans d’autres communautés, des délégations pourront y être envoyées. Chaque délégation temporaire étant composée de portes-parole désignés ou mieux tirés au sort sur une base tournante, qui n’ont aucun pouvoir exécutif, se réfèrent à la base, sont révocables à tout moment et dont le mandat ne dure que le temps de la délégation.

C’est sur ce principe que seront ultérieurement fondées tous types de délégations au niveau de la fédération et de la confédération des communes libres.

L’objection classique à ce type organisationnel politique des citoyens est la taille de la communauté. Il est vrai que ceci est un peu plus facile dans des communautés réduites en zones rurales par exemple. Comment procéder dans de plus gros centres urbains ? C’est ce que nous allons voir maintenant en suggérant une méthodologie pratique.

A suivre…

Résistance politique: Application française de la petite école zapatiste du Chiapas…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 23 octobre 2014 by Résistance 71

Des Cévennes à l’Ariège en Juillet 2014: La “petite école buissonnière”

 

La Voie du Jaguar

 

20 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://www.lavoiedujaguar.net/Petite-ecole-buissonniere-des

 

Nous étions quelques-uns à avoir participé à l’école « La Liberté selon les zapatistes » dont les sessions ont eu lieu début août 2013, fin décembre 2013 et début janvier 2014 dans les zones zapatistes des cinq Caracoles au Chiapas. C’était pour nous comme un engagement moral, pris auprès des zapatistes qui nous avaient reçus, de transmettre autour de nous (dans la mesure du possible) ce que nous avions appris au cours de cette semaine de « classe ». Outre cet engagement, nous étions aussi animés par l’idée d’une rencontre avec celles et ceux qui, au cœur du monde capitaliste, dans des conditions difficiles et contraires, cherchent à construire, à inventer une vie commune.

Nous pensions qu’un échange entre les luttes et les résistances des peuples zapatistes du lointain Mexique face à l’offensive du monde marchand et la recherche d’alternatives de vie ici, dans la vieille Europe (limitée au Sud-Ouest français), pouvait être fructueux, cela malgré la disproportion qui pouvait exister entre les deux expériences : celle des peuples indiens cherchant à reconstruire une vie sociale autonome dans des conditions extrêmement hostiles (présence de l’armée mexicaine, groupes paramilitaires) mais en s’appuyant sur une tradition de vie commune forte ; celle de groupes et d’associations d’individus qui trouvent dans la lutte la matière d’un savoir-vivre ensemble. C’est ainsi que des contacts furent pris avec des associations, des collectifs, des groupes et qu’une tournée d’une dizaine de jours fut organisée. Elle nous a conduits des Cévennes aux Pyrénées du 17 juillet au 26 juillet de l’année 2014.

Dans la salle communale de Saint-Privat-de-Vallongue, en Lozère, nous avons guidé la visite d’une exposition de photos et textes sur l’Escuelita et les écoles zapatistes et nous avons informé les gens rencontrés sur la reconstruction de la clinique et de l’école à La Realidad suite à l’agression des paramilitaires.

Nous avons rencontré à Saint-Victor-et-Melvieu, en Aveyron, des membres d’associations en lutte contre un projet de transformateur et contre la construction d’éoliennes. L’opposition des peuples zapotèque et huave de l’isthme de Tehuantepec à l’envahissement de leurs terres communales par les aérogénérateurs, présentée à partir du petit documentaire Somos viento a donné une dimension internationale aux luttes locales.

À Marcillac, nous avons été reçus au Guingois, lieu de rencontre où l’expérience de construction d’une autonomie sociale par les peuples zapatistes a particulièrement intéressé les habitants de la ferme de Pruines, ferme achetée et gérée collectivement depuis trois ans et demi.

Le 21 juillet nous nous trouvions à la librairie Plume(s) à Millau pour la présentation du livre de Guiomar Rovira Femmes de maïs ; un débat s’engagea ensuite avec des membres du réseau des faucheurs volontaires anti-OGM, du réseau antifasciste No pasarán et de la radio libre Radio Larzac sur la place des femmes dans le mouvement zapatiste.

La rencontre avec L’Ouvert du Canal, association de voisins habitant un espace collectif à Ramonville-Saint-Agne, près de Toulouse (à laquelle s’étaient joints des amis toulousains), a permis une discussion sur la notion de territoire comme lieu de vie.

Le mercredi 23 juillet, nous étions invités dans le Tarn, à La Fontié, ferme rachetée il y a peu de temps par un collectif inspiré par le mouvement zapatiste cherchant à se doter des moyens d’une vie collective en « ruptures » avec les injonctions du monde marchand. Ils nous ont fait part des difficultés rencontrées et des compromissions qu’ils sont amenés à faire.

Ensuite nous sommes allés à Vaour. Nous avons été reçus à la ferme de Martre où une discussion s’est engagée sur la différence entre le mouvement zapatiste et les expériences de « revitalisation » des liens sociaux entreprises par de petits groupes d’individus de-ci de-là. Le soir, à Vaour, ceux qui avaient participé à l’Escuelita ont raconté leur séjour dans une communauté zapatiste, les initiatives qui y sont prises et l’organisation politique.

L’École buissonnière s’est terminée le 26 juillet à Saint-Girons, en Ariège (Pyrénées). Un passionnant débat s’est engagé au Palmier, lieu autogéré, sur les luttes et les résistances sociales d’un côté à l’autre de l’Océan, entre la résistance des peuples indiens face à l’offensive destructrice de l’environnement du monde capitaliste (mines, éoliennes, barrages, destruction des forêts…) et la résistance des villages pyrénéens (gaz de schiste, exploitation de la biomasse, déforestation…), comme celle de la commune de Camarade s’opposant à l’installation d’éoliennes sur ses terres.

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