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Finance et Nouvel Ordre Mondial: Petit inventaire du panier de crabes…

Posted in actualité, économie, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , on 26 février 2014 by Résistance 71

“Derrière chaque grande fortune se cache un crime”
(Victor Hugo)

*  *  *

Article à relier avec notre traduction de l’article du même auteur datant de juin 2011 sur les huit familles de la finance mondiale:

http://resistance71.wordpress.com/2011/06/03/oligarchie-financiere-les-huit-familles-derriere-le-cartel-banquier-prive-international-lennemi-des-peuples-a-un-nom-et-des-visages/

 

Les internationaux: Pétrole, drogue, armes et Kissinger Associates

 

Dean Henderson

 

19 février 2014

 

url de l’article original:

http://deanhenderson.wordpress.com/2014/02/19/the-international-oil-drugs-guns-kissinger-associates/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La récente épidémie de banquiers sautant de bâtiments vers leur mort nous remémore cette intimité entre les huit familles qui contrôlent ce cartel de la finance et la communauté du renseignement (NdT: De fait, le nombre de patrons de la CIA qui ont été impliqués avant ou après avec Wall Street est impressionnant. La CIA est le bras armé de Wall Street ni plus ni moins..)

(Extrait du chapitre 18: The International Banksters: Big Oil & Their Bankers…)

A la base du processus de recyclage d’argent, des pétrodollars et des armes du conglomérat des 4 cavaliers de l’apocalypse de la finance, du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et de la CIA, siègent tranquillement les banksters internationaux. Derrière chaque scandale majeur et derrière chaque régime despotique se tient une oligarchie financière mondialiste, ultime bénéficiaire de l’addiction mondiale au pétrole, aux armes et à la drogue.

Les riches revenus du pétrole générés depuis la région du Golfe Persique sont la source principale de capital pour ces banksters. Ils vendent aux Sheikhs du CCG 30 ans de bons/obligations (de la dette) américaine à 5% d’intérêt, puis prête l’argent du pétrole des Sheikhs aux gouvernements du tiers monde et aux consommateurs occidentaux de la même manière à 15-20% d’intérêts. Dans ce processus, les seigneurs de la finance, qui ne produisent absolument rien de valable, utilisent la dette comme levier pour consolider leur contrôle total sur l’économie mondiale.

Les seigneurs de l’argent du pétrole et de la drogue

Les banquiers internationaux supervisent la richesse pétrolière du Golfe Persique, richesse générée par leur tentaculaire emprise. La banque Chase Manhattan (NdT: intérêts Rockefeller) a fait ses jeux avec la banque centrale iranienne Markazi, puis a pillé la trésorerie iranienne alors que des taupes des Rockefeller, Kissinger et McCloy, évacuaient leur Shah vers l’exil. La Chase avait des liens très étroits avec la banque centrale de l’Arabie Saoudite, SAMA et celle du Vénézuéla, où l’entreprise Exxon-Mobil contrôlée par Rockefeller “est la CIA”. La Chase a lancé le Saudi Industrial Development Fund qui distribuait des contrats vers des multinationales propriétés de la Chase pendant la période de modernisation de l’Arabie Saoudite, puis acheta la Saudi Investment Banking Corporation, qui fit exactement la même chose. [1] Les présidents de la Banque Mondiale Eugene Black et John McCloy venaient tous deux de la Chase Bank.

La Morgan Guaranty Trust (NdT: qu’on trouve déjà dans le financement d’Hitler avant et pendant la seconde guerre mondiale, cf. Antony Sutton sur ce site) présidait sur le pétrole de la Maison des Saoud. SAMA, créée comme banque centrale du royaume était gérée par le porte-flingue du FMI Anouar Ali, alors même que l’encre du contrat de création n’était pas encore sèche ; lui même était géré par les “Trois Sages” ou les “pères blancs”, dont le plus puissant était John Meyer, président de la Morgan Guaranty Trust. Meyer dirigeait les royalties, dividendes en pétrodollars vers Morgan, qui était conseiller en investissement de SAMA. [2] Morgan était la banque de Bechtel et ARAMCO. Stephen Bechtel s’asseyait au comité directeur de Morgan Guranty, tout comme la taupe de Chevron Texacon et du CFR George Shultz (NdT: qui devint vice-président de Carter) et Souleiman Olayan, l’homme de paille de Bechtel, crucial pour recycler les pétrodollars du Golfe Persique dans les banques internationales.

Olayan possédait la moitié de la branche saoudienne de Bechtel et de grosses parts de Chase Manhattan, d’Occidental Petroleum et de CS First Boston, où il fut directeur jusqu’en 1995. Olayan fonda la Saudi-British Bank, un gros intervenant dans le marché discret et secret des pétrodollars et du marché de l’Eurodollar. Il a eu un partenariat trouble dans les Caraïbes avec la Banque Barclays et Jardine Matheson, qui contrôle respectivement la finance israélienne et la banque HSBC. Il a été membre du comité directeur d’American Express avec Henry Kissinger et Edmund Safra, dont la banque escroc Republik Bank fait partie de l’écurie HSBC. Les banquiers du groupe Olayan étaient CS First Boston, Saudi-British Bank, Saudi Hollandi Bank (sucursale d’ABN Amro, maintenant la Royal Bank of Scotland, RBS) et Chase. [3] Au travers de ces relations, Olayan était le ciment entre la Maison des Saoud et ses 4 cavaliers de l’apocalypse des familles propriétaires  américaines, britanniques et hollandaises.

En 1975, la Morgan Guaranty a pris 20% de parts dans la Saudi International Bank de Londres, dont le directeur exécutif était le directeur de Morgan Guaranty Trust Peter de Roos. SAMA possédait 50% des parts tandis que la Banque de Tokyo, la Deutsche Bank, la BNP, la National Wetminster Bank et l’UBS suisse possédaient chacune 5% des parts. [4] La Citibank acheta 33% de Saudi American Bank ; SAMA fut conseillée par Meryll Lynch et Barring Brothers (maintenant absorbé par la RBS), assurant à la fois le contrôle de New York et de Londres dans le processus de contrôles des profits du pétrole. Les “pères blancs” tenaient fermement les rênes des revenus du pétrole de la Maison des Saoud.

La Morgan Guaranty Trust fut aussi conseillère en investissement de l’Abu Dhabi Investment Authority, la banque centrale des Emirat Arabes Unis, où le monarque et principale actionnaire de la banque BCCI (NdT: la banque de la CIA) Sheikh Zayed tenait les cordons de la bourse. Morgan Grenfell, le bras londonien de la maison Morgan, conseillait le gouvernement du CCG du Qatar et le marché de l’or des EAU de Dubaï. Grenfell, aujourd’hui asborbé par la Deutsche Bank, possédait de grandes parts de la banque centrale de Jordanie et finançait les ventes d’armes à Oman, la Jordanie et l’Arabie Saoudite. Lorsque le trafiquant d’armes saoudien pour Lochkeed Adnan Khasshoggi acheta Arizona-Colorado Land & Cattel Company en 1974, le bras d’investissement américain Morgan Stanley traita l’affaire. Quand Khasshoggi acheta 17 000 acres de fermes laitières et un ranch d’un million d’acres au Soudan, Morgan Stanley aida une nouvelle fois.

En 1984, Morgan Grenfell a mené la poussée pour l’exploration pétrolière en Mer du Nord. Sir John Stevens de Grenfell conseillait la banque iranienne Markazi. Stevens faisait partie de la Banque d’Angleterre, où le patron de la Royal Dutch/Shell, Sir Robert Clark, était membre du comité directeur. La banque Morgan Stanley occupait les 16 premiers étages du bâtiment d’Exxon à New York. Elle géra en 1977, la vente d’actions de BP par le gouvernement britannique au clan koweitien al-Sabah. [5]

Le PDG de Jardine Matheson, David Newbigging était au comité de conseil international de Morgan Guaranty et est sans conteste l’homme le plus puissant de Hong Kong. Le PDG de Morgan and Co, la division internationale de la banque, était Lord Cairncatto, qui était aussi au comité directeur londonien de la HSBC et qui était le chairman de Morgan Grenfell et membre du conseil du Royal Institute of International Affairs (RIIA, la branche britannique et mère du CFR). [6]

HSBC et Kleinwort Benson contrôlent le monopole de l’or du marché de Hong Kong via Sharps Pixley Ward. HSBC possède British Bank of the Middle East, qui monopolise le marché de l’or de Dubaï, la Republic Bank of New York d’Edmund Safra, qui domina l’ancien marché de l’or libanais et Midland Bank, agent de clearance pour le gouvernement panaméen impliqué jusqu’aux yeux avec l’argent de la drogue.

Jusqu’à encore récemment, la Sharps Pixley d’HSBC et les sucursales Samuel Montagu ont rejoint la Standard Chartered’s Mocatta Metals fondé par Cecil Rhodes, Johnson Matthey et N.M Rothschild & Sons quotidiennement à londres pour fixer de manière unilatérale le prix de l’or. Les deux derniers intervenants ont des comités directoriaux imbriqués l’un avec l’autre avec à la fois la HSBC et Anglo-American, le conglomérat contrôlé par Oppenheimer dont la sucursale Engelhardt monopolise le rafinement mondial de l’or. [7] LesOppenheimers contrôlent aussi Rio Tinto et DeBeers, le monopoliste des diamants fondé par Cecil Rhodes pour le marché mondial. La sucursale des Bermudes d’Anglo-American, Minorco, joue un très gros rôle dans les échanges et swaps dans le triangle d’argent: or/diamant/drogue.

Le travail de la taille des diamants est financé par la famille belge Lambert, cousins des Rothschilds et la banque Barclays, dont le comité directeur contient Sir Harry Oppenheimer et 4 autres membres des chevaliers de la reine Elisabeth et de l’ordre des chevaliers de St Jean de Jérusalem, le plus grand nombre de toute firme au monde. [8] Les géants de la banque canadiens Bank of Nova Scotia, Bank of Montreal, Royal Bank of Canada (RBC), Toronto Dominion Bank (TD) et Canadien Imperial Bank of Commerce (CIBC), ont rejoint les géants National Westminster, Barclays, Lloyds et HSBC pour présider le triangle d’argent des Caraïbes pour le blanchiment de l’argent de la drogue.

La Bank of Nova Scotia est le plus gros grossiste en or des Caraïbes et possède plus de 200 tonnes d’or récupérées des coffres de sous les ruines du World Trade Center suite aux attentats de 2001. La plus grosse banque d’investissemt des Caraïbes est ITCO, une association entre Anglo-American, Barclays, N.M Rothschild et la Royal Bank of Canada. Le directeur de la Lloyds, A.D.F Lloyd est le beau-frère du 10ème Earl of Arlie, chairman de la Schroeder Bank, contrôlée par la famille Warburg et qui finança Hitler à l’époque. L’´épouse de Earl est une petite-fille d’Otto Kahn, l’associé principal à la banque Kuhn-Loeb. La belle-mère de Winston Churchill était une Airlie. Le cousin de Churchill, le vicomte de Cowdray possède de grandes parts de la banque Lazard, banque de la famille Kennedy. [9] Lazard contrôle le Financial Times, The Economist et la maison d’édition Penguin Books.

Le Citigroup, contrôlé par les saoudiens et Baker, qui contrôle Texas Commerce, maintenant une sucursale de JP Morgan Chase, a aidé Raul Salinas à voler la trésorerie mexicaine. La Bank of America, contrôlée par la famille Rothschild, fondée comme la Banque d’Italie sous la protection d’Amadeo Giannini et sa holding Transamerica, ont formé une association de 3 milliards de dollars avec la Banco Ambrosiano, ont acheté la Continental Bank pillée, ont donné de l’argent à la BCCI et favorisé des affaires pour la BNL. A cette époque, la Bank of America était la plus grosse banque au monde. [776]

D’après le chercheur de Chicago Sherman Skolnick, la Bank of America fut le conduit de l’argent sale généré par le financier fugitif suisse et agent israélien du Mossad Marc Rich et pour l’argent “inconnu” qui émergea du nauffrage de l’affaire Enron. Skolnick ajoute que Nugan Hand Bank s’est transformée en Household International, un prêteur de subprimes de Chicago, dont l’avocat jusqu’à son mystérieux accident de canoê, était l’ancien directeur de la CIA Bill Colby. [10]. Household est maintenant intégrée à HSBC.

La banque de Genève de Tibor Rosenbaum Banque de Crédit International (BCI) était prédécesseur de la BCCI, faisant des bénéfices sur les affaires de casinos et de la drogue de Meyer Lansky, qui finançait le MI6 britannique et les manigances du Mossad, incluant Permindex. [11] Lansky a commencé dans le crime organisé avec l’aide financière de la famille Rothschild. Robert Vesco a obtenu ses ailes pour voler de la Mary Carter Paint Company financée par les Rockefeller. Leur successeur est aujourd’hui Santos Trafficante.

La CS First Boston fut fondée par la famille de Boston des Perkins avec les revenus de l’opium et a servi de tiroir caisse pour payer les flingages de JFK et la tentative d’assassinat sur la personne de Charles De Gaulle. A la fois Richard Holbrooke, l’envoyé d’Obama en Afghanistan et l’architecte en chef des accords de Dayton, ainsi que Dick Thornburgh, procureur général de Bush durant le camouflage de l’affaire BNL, travaillaient à la CS First Boston avec Sulaiman Olayan. La banque fit équipe avec BP Amoco pour saisir les premiers 20%  de parts de la compagnie pétrolière russe Lukoil.

Kiss Ass (NdT: lèche-cul, jeu de mot pour “Kissinger Associates”)

Les clients de la firme Kissinger Associates (Kiss Ass), incluent la National Bank of Georgia propriété de la BCCI et BNL, qui travailla avec la banque centrale irakienne au travers de nombreux comptes à la Bank of America, Bank of New York, Chase Manhattan et le Manufacturers Hanover Trust. L’agent pour les transactions de la BNL était la Morgan Guaranty Trust. Le comité directeur de la Manhattan Bank reflétait le comité de consultation de BNL en ce qui concerne la politique internationale.

Henry Kissinger est lié avec la Chase Manhattan (Rockefeller) et Goldman Sachs, qui ont aidé la Bank of New York et la CS First Boston, infestées du fric de la drogue, à piller la trésorerie de la Russie (NdT: à l’époque de Eltsine). Lorsque la clique de la CIA en eut fini de piller, Goldman Sachs récupéra des milliards en biens pour des queues de cerises. Le comité de conseil de la Chase Manhattan International comprend Y.K. Pao de la Worldwide Shipping de Hong Kong, Ian Sinclair de la Canadian Pacific, l’express de l’héroïne et G.A Wagner de la Royal/Dutch Shell. [12] Pao était le vice président de HSBC.

Le comité directeur de Kissinger Associates est même plus nébuleux et puissant, un lapsus freudien maçonnique car lècher les culs (Kiss Ass) est ce qu’ils font lorsqu’il est question de ce bon vieux pognon. Le co-fondateur Lord Carrington, également membres des comités à la Barclays et Hambros, est à la tête du groupe Bilderberg et du RIIA. KissAss Mario d’Urso de la dynastie des banquiers Kuhn Loeb, est à la tête des assurances Jefferson, de l’association d’Assicurazioni Generali (AG) et de Riunione Adriatica di Sicurta (RAS).

AG de Venise est le gardien des immenses fortunes des vieilles familles banquières vénitiennes qui ont financées les croisades et le Saint Empire Romain. Son comité directeur inclut Elie de Rothschild, le Baron Auguste von Finck, l’homme le plus riche d’Allemagne, le baron Pierre Lambert, cousin de Rothschild et  la fortune derrière Drexel Burnham Lambert, Jocelyn Hambro, dont la famille possède la banque Hambro et possède la moité de la Banca Privata de Michelle Sindona, Pierpaolo Luzzatto Fequiz de la puissante famille italienne des Luzzato qui a des liens étroits avec la Banco Ambrosiano de Sindona et Frano Orsini Bonacossi de la puissante famille Orsini dont les membres s’asseyèrent dans le sénat originel de l’Empire de Rome. Les plus gros actionnaires d’AG sont les Frères Lazard et la Banque Paribas. [13]

Paribas, maintenant la plus grosse banque au monde, est contrôlée par la famille Warburg, tandis que la banque Lazard est dominée par Lazard et les familles David-Weill. Les membres britanniques de la famille Lazard font maintenant partie du conglomérat Pearson, qui possède les magazines Financial Times, The Economist, Penguin et Viking books, Madame Tussaud et des intérêts américains extensifs. Les Frères Lazard de France sont sous une holding nommée EuraFrance. Lazard gère l’argent de l’élite mondiale incluant les familles italienne Agnelli, belge Boels, britannique Pearson et américaine Kennedy.

Les membres de comité directeur de RAS incluent des membres de la famille Giustiniani, descendant de l’empereur romain Justinien, de la famille Dora, financiers de Gêne des monarques des Habsbourg espagnol et du Duc d’Alba, qui descend lui aussi de la famille royale espagnole des Habsbourg.

Une autre puissance au bureau directeur de Kiss Ass est Nathaniel Samuels, une autre ancienne main des Kuhn Loeb du clan Samuels et qui fut chairman de la banque de Paris Louis-Dreyfus Holding Company, descendant de la famille du commerce du grain de Louis Dreyfus, un des 4 cavaliers du grain. Lord Eric Roll est un autre membre du bureau de Kiss Ass. Roll est le chairman de la banque d’investissement de la famille Warburg la S.G Warburg.

La puissance asiatique au sein du bureau de Kiss Ass vient de Sir Y.K. Kan de Hong Kong, qui représente quatre vieilles familles de l’argent chinois qui contrôlent la Bank of East Asia. Les racines du client de Kiss Ass BNL, loge maçonnique P2 peuvent-être remontées à la Banca Commericaile d’Italia où la loge P2 fut fondée. La sucursale suisse de la Banca de la Svirezza a acheté 7% de la banque Lehman Brothers dans les années 1970. La famille Lehman a fait fortune en vendant des armes aux forces confédérées (sudistes) lors de la guerre de sécession tout en faisant de la contrebande du coton des familles britanniques du sud, impliquées (ailleurs) dans le trafic de l’opium. Lorsque le client de Lehman Brothers, Enron, s’effondra, UBS Warburg s’incrusta pour saisir Enron OnLine pour 0$. Lorsque Lehman fit faillite en 2008, ce fut Barclays qui nettoya sa carcasse.

=  =  =

[767] The Chase: The Chase Manhattan Bank N. A.: 1945-1985. Harvard Business School Press. Boston. 1986. p.231

[768] The House of Morgan. Ron Chernow. Atlantic Monthly Press. New York. 1990. p.606

[769] “The Olayan Group: Fifty Years of Forging Business Partnership”. Advertisement. Forbes. 7-7-97

[770] “Now the Desert Kingdom’s are Thirsty for Cash”. John Rossant. Business Week. 3-18-91. p.32

[771] Chernow. p.612

[772] Dope Inc.: The Book that Drove Kissinger Crazy. The Editors of Executive Intelligence Review. Washington, DC. 1992. p.125

[773] Ibid. p.194

[774] Ibid. p.200

[775] Ibid. p.445

[776] “A System out of Control, Not Just One Bank”. George Winslow. In These Times. October 23-29, 1991. p.8

[777] “The Enron Black Magic: Part III”. Sherman Skolnick. http://www.skolnickreports.com 1999.

[778] Hot Money and the Politics of Debt. R.T. Naylor. The Linden Press/Simon & Schuster. New York. 1987. p.22

[779] The Editors of Executive Intelligence Review. p.339

[780] Ibid. p.98

Nouvel Ordre Mondial: Le gouvernement par la peur… L’exemple du Mexique.

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Excellent article à mettre en parallèle avec l’article que nous avons  publié hier sur le sujet de la brigade des stups plus gros narco-trafiquant au pays du goulag levant.

– Résistance 71 –

 

Au Mexique la paranoïa et la terreur comme forme de gouvernement

 

Reprise de l’article “Narcos Militaros” par Primitivi du 7 Mars 2011

 

url de l’article:

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-mexique-la-paranoia-et-la-terreur-comme-forme-de-gouvernement-1-122245676.html

et

http://philum.info/50746

 

Comment le gouvernement mexicain(et l’empire) installent la guerre et un climat ou protestations, indignations et dénonciations seront désormais dérisoires. par Alessi dell’umbria depuis Oaxaca

L’année 2010 s’annonçait exceptionnelle, à en croire les panneaux installés par le gouvernement le long des routes : un Mexique moderne allait fêter tout à la fois le bicentenaire de la Guerre d’Indépendance et le centenaire de la Révolution. Exceptionnelle, elle le fut vraiment. Chaque année, le 6 janvier, les enfants qui viennent au pied de l’Angel de la Independencia, à Mexico, déposent des messages aux Rois Mages. "Queridos Reyes Magos, No queremos la guerra de Calderón", voilà le message, pour 2011, sur une pancarte brandie par un niño de dix ans. Si le Mexique existe encore en 2110, il se souviendra que 2010 aura été l’une des années les plus sanglantes de toute son histoire. La "guerre au narcotrafic" aura fait à ce jour 34 000 morts et près de la moitié ont été tués en 2010. Une grande partie de ces morts sont considérés comme dommages collatéraux.

Faut-il dresser l’épouvantable comptabilité ? Le 22 octobre 2010, le journal Reforma recensait 9 598 exécutions dans le pays depuis le 1er janvier. Mais l’addition augmente d’heure en heure ; ce même jour, 14 jeunes étaient tués dans une fête d’anniversaire à Ciudad Juarez, Chihuahua. Le 24, 13 jeunes en désintoxication étaient tués dans un centre de cure à Tijuana, Basse Californie. Le 28, des pistoleros attaquaient trois bus transportant le personnel d’une maquiladora de Ciudad Juarez, tuant cinq ouvriers et en blessant quatorze. Le 30, 15 jeunes dont onze en cure de désintoxication étaient tués dans un carwash a Tepic, Nayarit. En janvier 2011 le porte-parole du cabinet de sécurité nationale a admis 13 593 exécutions pour toute cette année 2010. Ce qui ferait donc, en rapprochant ce chiffre de celui de la Reforma, 3995 pour les seules dix dernières semaines de l’année…

Ceux qui ne font que passer en direction des USA n’échappent pas davantage au danger. Ce sont les Zetas qui, avec la complicité notoire de la police, contrôlent le rackett des immigrants et exécutent les récalcitrants. Durant le même mois d’octobre 2010, une fosse était découverte à San Fernando, Tamaulipas, à une centaine de kms de la frontière. Les cadavres de 72 immigrants d’Amérique centrale y avaient été entassés. On peut seulement supputer que cette fosse constituait un message…

C’est que plus la frontière se rapproche, plus le danger se précise. La frontière n’est plus seulement une ligne de démarcation entre le primer mundo et les autres, faite de murs et de barbelés. La frontière est devenue un rapport social, qui implique la violence -quiconque exploite la frontière en trafiquant doit contrôler les voies de passage, éliminer les concurrents et intimider les mauvais payeurs. La drogue, comme l’immigrant clandestin, sont deux marchandises qui démultiplient leur valeur du simple fait de passer la frontière. A un certain point cependant la balance commerciale entre les deux côtés tend à se stabiliser : si la drogue latino traverse la frontière dans un sens, les armes de fabrication yankee la traversent en sens inverse.

La paranoïa, inhérente à la nation américaine, contamine le Mexique non pas malgré la frontière mais grâce à elle. Ces dernières années, plusieurs films ont bien illustré cette essence paranoïde de la frontière, comme "No country for old men" des frères Cohen ou "Los tres entierros de Melquiades Estrada" de Tommy Lee Jones. La nouveauté, avec la guerre de Calderón qui a débuté il y a quatre ans, tient à ce que la logique de la frontière s’étende bien au-delà de la ligne fortifiée, dans le but de convertir les Etats du Nord du Mexique en sas de sécurité des USA. Telles furent les consignes que Felipe Calderón reçut de Georges Bush en 2006. Mais, au plus le glacis de sécurité s’étend au-delà de la frontière, au plus les marchandises qui le traversent vont prendre de la valeur (ainsi un pollero qui prenait 600 $ pour conduire un clandestin de Tijuana à Los Angeles voici une quinzaine d’années prendra, aujourd’hui que les contrôles se sont multipliés, pas moins de 2000 $). Il n’y a donc aucune raison que ce circuit infernal s’épuise. Tout ceci a un prix social : aujourd’hui, selon même les très prudents observateurs de l’ONU, le Mexique se trouve au niveau de l’Irak et de l’Afghanistan en matière de violence.

*

La "guerre au narcotrafic" aura été le grand oeuvre du président Felipe Calderón. Le candidat du PAN (Partido de Acción Nacional), élu au moyen d’une gigantesque fraude électorale en 2006, dirige depuis le pays à l’avenant. La corruption des corps de police fut l’argument qui permit de déployer l’armée dans tout le pays sous prétexte de démanteler les cartels de la drogue. Certes, que la police en croque, nul n’en doute ; en 2009, plus de 2000 policiers ont été radiés des effectifs voire poursuivis pour collusion avec l’un ou l’autre des groupes criminels… Mais ce n’étaient là que les petites mains : des "repentis" ont fini par confirmer ce qui se chuchotait, à savoir que depuis des années des haut-gradés de la police escortent les convois de drogue vers les USA et assurent la protection des big boss.

L’armée serait-elle exempte ? Le fait que les narcos disposent d’armements et de munitions provenant directement des arsenaux militaires tend à prouver le contraire, et plus encore, le fait que ce sont quelques dizaines de transfuges du corps d’élite de l’armée, les "Grupos Aeromoviles de Fuerzas Especiales" (GAFES) qui ont créé en 1999 l’une de plus redoutables organisations criminelles du pays, les Zetas, groupe de tueurs initialement au service du cartel du Golfe. Rappellons aussi que les GAFES dont sont issus les Zetas avaient été créés en 1995 spécialement pour lutter contre l’insurrection au Chiapas. Ils ont suivi des entraînements aux USA et en Israel. L’armée américaine apporte aussi sa contribution, puisque nombre de chicanos ex-marines revenus d’Irak ou d’Afghanistan ont vendu leurs services à l’un ou l’autre des cartels mexicains…

Actuellement, un détenu sur trois parmi ceux arrêtés pour participation au narcotrafic fait partie ou a fait partie d’un service de police ou d’un corps de l’armée -il est tellement plus avantageux pour les cartels d’employer un flic ou un soldat déjà formé que d’entraîner un tueur… Il est en outre notoire que la quasi-totalité des services de renseignements de l’Etat, policiers ou militaires, vend à l’un ou l’autre des cartels les informations indispensables pour pouvoir localiser et éliminer les concurrents.

L’appareil de la Justice est tout aussi corrompu, avec ses magistrats parfaitement capables de fabriquer des chefs d’inculpations fantaisistes pour faire emprisonner des rebelles mais curieusement incapables de faire emprisonner certains tueurs ayant des dizaines d’homicides sur les bras. Les services fiscaux, bons à emmerder les petites gens pour des sommes dérisoires, sont tout aussi incapables de détecter les millions de $ du narcotrafic investis au vu et au su de tous en villas de luxe, en écuries automobile, en hotels et restaurants etc.

Du reste, le mot de corruption est faible quand il s’agit bien plutôt de complicité active dans les services de l’Etat et dans chacun des trois grands partis politiques. Au niveau fédéral, il n’y a pas eu, depuis longtemps, un président qui n’ait eu des liens privilégiés avec tel ou tel des cartels. Il se dit ainsi que si nul ne réussit à arrêter "El Chapo" Guzmán, en fuite depuis 2001, c’est qu’il aurait les faveurs du gouvernement -ce que confirme le faible nombre de membres du cartel de Sinaloa arrêtés, en comparaison avec les autres. Du plus petit échelon du pouvoir politique jusqu’au plus haut, c’est par la corruption et l’intimidation que l’on se fait élire, et cela coûte de l’argent. Un argent qui, par nature, ne peut être déclaré.

Tout aurait été pour le mieux dans le pire des mondes où toute la classe politique recevait des subventions des narcotrafiquants. Mais le grand frère yankee, plutôt que d’assumer la "guerre au narcotrafic" à l’intérieur de ses propres frontières, préfère l’exporter au-delà. Histoire de neutraliser un pays qui constitue depuis 1994 une poudrière. Cela fait donc quatre ans que le Mexique tout entier, et plus spécialement le Nord, vit dans un état d’exception non déclaré. L’article 29 de la Constitution permettrait au pouvoir législatif de déclarer un tel état ; les généraux mexicains, gênés de n’avoir aucun cadre légal précis pour soutenir leur action, y seraient favorables. En réalité, la déclaration ne serait plus qu’une formalité juridique, dont le gouvernement peut aussi bien se dispenser. Le général Guillermo Galván, Secrétaire à la Défense Nationale, a déclaré en janvier 2011 que la présence militaire dans les rues du pays va devoir durer encore dix ans. Le général regrette qu’il en soit ainsi, et suggère qu’une coopération plus étroite avec les USA pourrait raccourcir ce temps… Il se dit prêt à accepter toute proposition en ce sens. Ce petit chantage semble préparer le terrain à une présence militaire US sur le territoire mexicain, selon les dispositions appliquées en Colombie où depuis 2009 une dizaine de bases américaines ont été installées en accord avec le gouvernement, au nom de la lutte "contre le narcotrafic et le terrorisme", ce dernier étant assimilé aux mouvements de guérilla. Amalgame sur lequel Hillary Clinton insiste lourdement en évoquant le spectre d’une "narcoinsurgencia" lors de ses déplacements dans la capitale mexicaine. Ajoutons que des milliers de soldats et d’officiers mexicains reçoivent périodiquement un entraînement militaire en Colombie.

Le 14 avril 2010 s’est déroulée une réunion inédite à Washington : l’amiral Michael Mullen, chef d’état-major des USA -il a dirigé l’invasion de l’Afghanistan- réunissait dans son bureau ledit général Guillermo Galván et l’amiral Mariano Francisco Saynez, responsable de la Marine nationale mexicaine, avec le général Freddy Padilla, chef des forces armées colombiennes. Il s’agissait de "fortifier la coopération dans la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme". C’est la première réunion trilatérale du genre. Le même général Mullen a déclaré le 12 janvier 2011 : "Sous certains aspects, cette guerre contre la drogue et notre façon de la mener sont très similaires à ce que nous avons vu dans d’autres guerres que nous avons menées". Le "nous" qu’il emploie est à lui seul parfaitement explicite, et de fait diverses voix évoquent ces derniers temps l’hypothèse d’une prochaine "invasion américaine du Mexique".

Celle-ci a cependant peu de chances de se produire. D’abord parce que la présence de soldats US sur le territoire mexicain serait de nature à provoquer des réactions que le gouvernement mexicain aurait beaucoup de mal à contrôler. Mais surtout, une telle présence serait parfaitement superflue. Parce que les USA ont d’ores et déjà envahi le Mexique.

L’invasion a commencé voici seize ans avec l’accord de libre-échange de l’ALENA. Elle se fit à l’initiative du PRI (Partido Revolucionario Institucional), au pouvoir depuis des décennies. Mais en ouvrant le pays aux capitaux et aux marchandises nord-américaines, le PRI sciait la branche sur laquelle il était assis. Avec l’entrée en vigueur de l’ALENA, il devait fatalement laisser place à un autre type de gouvernance, plus conforme à l’idéologie néo-libérale. La victoire du PAN aux élections présidentielles en 2000 marqua ce changement d’époque. Vicente Fox, avant de devenir président de la République cette année-là, était le PDG de Coca-Cola pour l’Amérique latine… Le PAN n’est que le parti des USA au Mexique. Il a son électorat de prédilection au sein de ces classes moyennes aisées qui voient dans son orthodoxie ultralibérale et son idéologie conservatrice la garantie de leur standard de vie à l’américaine. Le PRI continue cependant de sévir, dans nombre de municipalités et de gouvernements régionaux où sa maîtrise consommée des vieux mécanismes clientélistes lui assure une certaine fidélité électorale.

 

Crime et mafia gouvernementale: Au pays du goulag levant (ex-USA), la Brigade des Stup plus gros trafiquant de cocaïne du pays…

Posted in actualité, économie, CIA et traffic de drogue, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 26 janvier 2014 by Résistance 71

Les plus gros crimes, trafic et terrorisme sont perpétrés par les États et leurs gouvernements quels qu’ils soient. Cela se confirme jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. etc. etc…

– Résistance 71 –

 

Le plus gros trafiquant de cocaïne des Etats-Unis révélé: La DEA (Brigade des Stups)

 

25 janvier 2014

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article37472.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De nouveaux documents publiés ainsi que des témoignages du ministère de la ustice et d’officiels de la Drug Enforcement Administration (DEA), montrent maintenant que les histoires concernant le gouvernement qui importerait la cocaïne sont vraies. Une enquête faite au Mexique a trouvé que le gouvernement américain a permis le plus gros des cartels de la drogue de ce pays, Sinaloa, d’opérer sans crainte de persécution.. Ce groupe est responsable de 80% de la cocaïne qui entre dans le pays par Chicago. En échange, les leaders de Sinaloa donnent des informations à la DEA sur les gangs rivaux de la drogue.

Le cartel de la drogue qui travaille avec le gouvernement fédéral est dirigé par un des plus puissants trafiquants de drogue au monde. En plus de Chicago, son groupe maintient des opérations de cocaïne dans plusieurs des plus grandes villes américaines. Des déclarations écrites furent faites au tribunal de district de Chicago, confirmant l’alliance de la DEA et du plus gros cartel de la drogue mexicain. Le témoignage écrit, en plus d’autres preuves, montre des officiels de la DEA rencontrant des leaders du cartel Sinaloa plus de 50 fois entre 2000 et 2012. Ceci voudrait dire que le trafic autorisé par la DEA remonterait à au moins le début de l’administration de W. Bush et que cela continua sous la présidence d’Obama.

Un des leaders du groupe, Vincente Zambada-Niebla, affirme que le gouvernement américain a aussi fait envoyer des armes de type militaire au cartel Sinaloa. D’après des révélations récentes, ce furent ces armes qui furent à l’origine du scandale de l’Opération Fast and Furious (NdT: qui vit le bureau américain du Tabac de l’Alcool et des Armes, l’organisme fédéral qui gère ces trois produits, vendre des armes au Mexique, armes qui se retrouvèrent dans les mains du cartel de la drogue…).  Des armes automatiques, qui “disparurent” durant l’opération commandé par le ministre de la justice Eric Holder, réapparurent aux mains des membres du cartel pour tuer des agents fédéraux gardes-frontière. Cette toute dernière preuve pointe en direction d’un énorme scandale, impliquant à la fois les gouvernements républicain et démocrate. Au mieux, ceci donne la meilleure preuve jusqu’ici que le gouvernement fédéral est hautement responsable et soutient activement la contrebande de cocaïne dans le pays pour une valeur de multi-milliards de dollars. Pire même, des armes achetées pour l’armée américaine ont été envoyées au cartel de la drogue pour finalement tuer des agents américains.

Vidéo de l’affaire (en anglais):

http://www.youtube.com/watch?v=jbGaWSXfbWk

Fange oligarchique à l’œuvre: La connexion Bank of America, Rothschild, BCCI, CIA, Ben Laden, Pakistan, Arabie Saoudite et les guerres secrètes du monde…

Posted in actualité, CIA et traffic de drogue, documentaire, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 25 novembre 2013 by Résistance 71

Cet article est à mettre en parallèle d’un article du même auteur que nous avions traduit et publié ici-même en Juin 2011: "Le cartel de la réserve fédérale: Les huit familles" (plus de 20 000 lectures…)

Nous connaissons l’ennemi, il a un nom générique: la finance internationale et son outil de contrôle et de consolidation du pouvoir: l’État. Cette hydre vorace et sans pitié est pilotée par les mêmes noms que l’on retrouve à l’origine de toutes les turpitudes politico-économiques de grande envergure, les Rothschilds, Rockefeller, Warburg, Kuhn-Loeb et leurs sbires patentés des Kissinger, Brzezinski et consorts…

Il ne tient qu’à nous que tout cela s’arrête d’un coup. Ces ordures ne peuvent fonctionner qu’avec notre consentement volontaire (pour certains) ou tacite (pour la vase majorité ignorante)… L’ignorance n’est pas une excuse, surtout quand la vérité est à portée de main.

Alors ??…

– Résistance 71 –

 

La Bank of America des Rothschilds

 

Dean Henderson

 

23 Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2013/11/23/rothschilds-bank-of-america/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Conseil National à la Sécurité (NSC) envoyait des armes aux contras nicaraguéens avant même que le réseau logistique du Colonel Oliver North ne fut opérationnel. L’aide américaine à l’Arabie Saoudite était envoyée aux Contras via Karachi au Pakistan et sa Bank of Credit & Commerce International (BCCI) [1]. Tandis que l’argent pour la Maison des Saoud était détourné vers les Contras au Nicaragua, un des plus gros dépositaires initiaux de la BCCI était le Shah d’Iran, dont les comptes à la BCCI en Suisse regorgeaient de fonds (NdT: La BCCI était la banque officielle des transactions de la CIA à travers le monde…)

Avec les familles dirigeantes des “Deux Piliers” (“Twin Pillars”) de Nixon à bord, la BCCI devenait le grand saladier où les pétrodollars du Golfe Persique étaient mélangés avec des aides généreuses provenant de l’argent de la drogue afin de financer les opérations secrètes dans le monde de la CIA et de ses associés du Mossad israélien et du MI6 britannique.

La BCCI était la banque choisie par les dictateurs les plus tristement célèbres du monde, incluant la famille Somoza, Saddam Hussein, l’homme fort du régime philippin Ferdinand Marcos et Jean Claude “Papa Doc” Duvalier d’Haïti. Le régime sud-africain d’apartheid a utilisé la BCCI, tout comme du reste Manuel Noriega du Panama, qui se rendait régulièrement à la succursale de la BCCI de Panama City pour collecter ses 200 000 US$ / an, son salaire de la CIA. La BCCI était la laverie automatique favorite des cartels de la cocaïne de Medellin en Colombie et aussi celle des grands seigneurs de l’héroïne, les leaders des factions moudjahidines afghanes contrôlés par la CIA. La BCCI a financé les ventes d’armes secrètes du régime Reagan à l’Iran et travailla avec La Banco Ambrosiano de Robert Calvi (NdT: Retrouvé pendu à un réverbère sous un pont de la City de Londres après scandale impliquant la Banque du Vatican en 1982… Probablement assassiné par le MI6). Elle fut le conduit de l’argent sale généré par le financier fugitif du Mossad Marc Rich et blanchît le drôle de pognon émanant de l’entreprise maintenant en faiilite Enron dans son état de réincarnation du Pinnacle Banc Group de Chicago. [2]

Un des client estimés de la BCCI de Karachi fut un certain Oussama Bin Laden

Avec des succursales dans 76 pays, La BCCI trempe dans les traffics d’armes conventionnelles et nucléaires, l’or, les drogues, les armées mercenaires, le renseignement et le contre-espionnage. Ces intérêts sont le plus souvent cachés derrière des paravents légitimes comme par exemple le commerce du café hondurien ou des haricots vietnamiens. La banque a des relations très très étroites avec la CIA, les services pakistanais de l’ISI, le Mossad israélien et les agences de renseignement saoudiennes. Elle fut le ciment qui réunissait ensemble des scandales publics qui en apparence n’étaient pas liés.

Les actionnaires principaux de la BCCI étaient les monarques et les richissimes sheikhs du pétrole émanant de la fabrication reaganienne du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). La banque fut fondée en 1972 au Pakistan par Agha Hasan Abedi, un ami intime du dictateur pakistanais de l’époque, le sinistre Zia ul-Huq. Abedi sollicita à l’origine des dépôts bancaires des expatriés pakistanais qui travaillaient aux Emirats Arabes Unis.

La BCCI prit son envol lorsque la Bank of America acheta pour 2,5 millions de dollars d’actions, la rendant actionnaire à 30%

A cette époque, la Bank of America était la plus grosse banque du monde (NdT: A notre avis pas aussi grande que la Banque du Vatican dont personne ne parle jamais…) et était conrôlée par N.M Rothschild & Sons. [3]

Le “N” est pour Nathan, qui prêta en son temps de l’argent au tyran français Napoléon, la somme de 5 millions de livres dans le même temps où il prêtait aussi à son adversaire de la bataille de Waterloo le Duc de Wellington de l’argent pour équiper son armée. Nathan Rothschild commenta plus tard l’incident: “Ce fut les meilleures affaires que j’ai jamais faites.” Le “M” est pour Mayer, un étudiant de la cabale ésotérique juive qui lança la dynastie banquière Rothschild avec de l’argent détourné et des titres de noblesses achetés pour la famille au tout début du XIXème siècle.

En 1885, la reine Victoria d’Angleterre anoblit sous la  forme du titre de Baron le petit-fils de Nathan, tandis que les frères conduisaient des transactions mondiales pour les gouvernements de France, d’Angleterre, de Prusse, d’Autriche, de Belgique, d’Espagne, d’Italie, du Portugal, des états germaniques et du Brésil. Ils étaient les banquiers des couronnes européennes avec des investissements ayant des ramifications jusqu’en Inde, aux Etats-Unis, à Cuba et en Australie, [4]

En 1996, Amschel Rothschild, alors âgé de 41 ans, gérant de la colossale fortune familiale, mourût dans un mystérieux cas de suicide.

La firme Rothschild Asset Management que gérait Amschel avait perdu 9 millions de dollars dans l’année précédant sa mort. Les pertes se produisirent alors qu’Evelyn de Rothschild scellait un partenariat avec la seconde plus grande banque de Chine. Amschel fut retrouvé mort au pied d’un porte-serviettes se trouvant à 1m50 du sol dans sa chambre d’hôtel parisien. Un journaliste dit alors “Se pendre de la sorte n’a pas dû être facile pour cet homme de plus d’1m85…” [5]

Le directeur exécutif de la Bank of America Roy P.M. Carlson orchestra toute l’affaire avec la BCCI. Carlson rejoignit plus tard Safeer, la firme de consultation de Téhéran, fondée par l’ancien directeur de la CIA et ambassadeur des Etats-Unis en Iran Richard Helms. Carlson devint le président de la National Bank of Georgia (NBG), qui eut des problèmes et qui fut reprise secrètement par la BCCI avec l’aide du milliardaire saoudien Ghaith Pharaon.

La NBG était cliente de la firme Kissinger Associates, qui fut aussi “conseillère” de la Banca Nacionale de Lavoro (BNL) qui aida à l’armement de Saddam Hussein. L’associé de Helms à Safeer, le magnat des affaires iranien Rahim Irvani, contrôlait le Melli Group où Carlson était président. Irvani fonda une entreprise off-shore pour camoufler le rachat secret par la BCCI de la banque de l’ancien ministre de la défense américain Clark Clifford: la First American Bank. Helms fut le cerveau dans cette reprise.

Les investisseurs principaux de la BCCI étaient les sheikhs du pétrole du CCG… 

Le chef de la  famille régnante d’Abu Dhabi, le sheikh Zayed bin sultan al-Nahiyan, était le plus gros actionnaire de la BCCI, contrôlant 77% des actions de la banque. [6]

Feu le sheikh Khalid bin Mahfouz, le milliardaire saoudien qui contrôlait la National Commercial Bank, la plus grosse banque du monde arabe, en possédait 20%. Les monarques al-Khalifa du Bahreïn et les al-Qaboo d’Oman possédaient également de larges parts de la BCCI. La BCCI possédait la National Bank of Oman.

En 1976, la BCCI fondait une succursale aux île Caymans, filiale connue sous le nom d’International Credit & Investment Company (ICIC). Ce fut au travers de cette branche que la BCCI, ainsi que sa succursale de Karachi, gérée par le fils du président Zia ul-Huq, que furent faites les transactions financières les plus fumeuses.

Un schéma retrouvé dans un coffre de la Maison Blanche (White House ) concernant les efforts de renflouement logistique des Contras au Nicaragua accomplis par le colonel Oliver North, indiquait “I.C” sur les Iles Caymans à l’épicentre même du réseau entrepreneurial d’Oliver North. Des dons privés furent acheminés à travers l’ICIC et se retrouvèrent sur les comptes de Lake Resources au Crédit Suisse de Genève contrôlé par Richard Secord. Secord était alors “conseiller” de la Maison des Saoud.

Le quotidien du Washington Post rapporta que “I.C” envoya 21 182 US$ au grand pote de George Bush Senior, William Blakemore III du Texas, de l’entreprise Gulf & Caribbean Foundation. [7]

ICIC fit beaucoup d’affaires avec la Banco de America Central (BAC), ou la Banque de l’Amérique Centrale, un nom très similaire de celui de la Banque of America, maison mère de la BCCI. La BAC a été établie par la Wells Fargo Bank (L’autre moitié des quatre cavaliers de la banque de la côte Ouest, qui travailent souvent en tandem avec la Bank of America) et par l’élite milliardaire de la canne à sucre nicaraguéenne pro-Somoza. [8]

La BAC devient alors la plus grosse machine de blanchiment d’argent pour le cartel de la cocaïne de Medellin

Et des dineros envoyés au super-marché des armes hondurien qui suppléait les contras nicaraguéens.

A chaque fois qu’Agha Hasan Abedi n’avait plus d’argent, il créait plus d’actions de la BCCI qu’il vendait à Sheikh Kamal Adham, patron du directorat saoudien du renseignement, ou à A.R. Khalil, un autre patron du renseignement saoudien et officier de liaison avec la CIA. Adham et Khallil obtenaient l’argent pour acheter les stocks-options en faisant des “prêts” de l’ICIC des îles Caymans, qui n’étaient jamais repayés. Avec Secord qui gérait l’Entreprise depuis Ryad, où il servait de liaison du gouvernement Reagan avec l’Arabie Saoudite, le renseignement saoudien était très occupé à blanchir de l’argent sale au travers de l’ICIC. Des emprunts similaires étaient alors faits au Sheikh Mohamed bin Rachid al-Maktoum, héritier de la famille régnante des Emirats Arabes Unis et à Faisal Saud al-Fulaji, qui en tant que PDG de Kuwait Airways au début des années 1970 avait reçu plus de 300 000 US$ de pots-de-vin de la part de Boeing. Al-Fulaij était aussi lié étroitement avec la Kuweit International Finance Company.

Ces prêts de l’ICIC furent ensuite dirigés au travers de la banque de commerce et de placement

La succursale suisse de la BCCI gérée par un lieutenant de Rothschild: Alfred Hartman, ou vers la National Bank of Oman, propriété de la BCCI. [9] La raison pour laquelle Abedi continuait sans cesse à être à court d’argent était que la succursale de la BCCI à Karachi, gérée par le fils de Zia ul-Huq, finançait les armées moudjahidines de la CIA en Afghanistan.

En 1978, un des plus grands dépositaires de la BCCI, le lieutenant-général pakistanais Fazle Haq, fut promu gouverneur de la province nord-ouest du Pakistan. Haq était le bras droit du président Zia. Dans ses nouvelles fonctions, il prît la direction du financement des moudjahidines par la BCCI. Il prit aussi en charge le traffic d’héroïne pakistanais. La BCCI canalisait des millions de dollars à l’armée pakistanaise et aux officiers du renseignement de l’ISI des comptes de la CIA à sa succursale de karachi. La BCCI était aussi impliquée dans l’effort de la CIA pour que son propre personnel conduise lui-même des cargaisons d’armes dans les bases moudjahidines près de Peshawar dans la province du nord-ouest contrôlée par Haq, juste à la frontière pakistano-afghane. Ces mêmes employés de la BCCI servaient ensuite de porteurs pour l’héroïne sur leur voyage de retour sur Karachi. La banque devint alors si étroitement imbriquée dans les affaires pakistanaises que vous ne pouviez plus faire la différence entre les deux.

En plus des prêts de l’ICIC, la BCCI était renflouée par la Bank of America

Qui y transférait gentiment la modique somme d’un milliard de dollars par jour jusqu’en 1991. La Bank of America agissait comme un gigantesque aspirateur mondial, pompant les dépôts de banques à travers le monde. La plupart de ces dépôts étaient ensuite détournés vers la succursale… La Bank of America y avait aussi sa propre succursale à Karachi. Il y avait au moins 10 lignes de télex entre la Bank of America-Karachi et l’ICIC des Iles Caymans.

Dès 1980, la Bank of America avait vendu ses stocks de la BCCI mais continua de gérer la vaste majorité de ses affaires. En 1984, la BCCI transféra 37,5 milliards de dollars au travers des banques américaines, dont plus de la moitié était gérée par 5 banques cartelisées: Bank of America, Security Pacific (qui fusionna plus tard avec la Bank of America), American Express (dont des membres du comité directeur incluaient Henry Kissinger, Edmund Safra et Sulaiman Olayan), la Bank of New York (qui fut mise à l’amende en 2000 pour avoir blanchi plus de 10 milliards de dollars de la mafia russe) et la First Chicago (qui fut pendant longtemps la banque de la CIA et qui est possédée en partie par la famille régnante du Kuweit des al-Sabah). [10]

 

Footnotes:

▪                [1] The Outlaw Bank: A Wild Ride into the Secret Heart of BCCI. Jonathan Beaty and S.C. Gwynne. Random House. New York. 1993.

▪                [2] “The Enron Black Magic: Part III”. http://www.skolnickreports.com

▪                [3] “A System Out of Control, Not Just One Bank”. George Winslow. In These Times. October 23-29, 1991. p.8

▪                [4] Rule by Secrecy: The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids. Jim Marrs. HarperCollins Publishers. New York. 2000. p.80

▪                [5] Ibid. p.81

▪                [6] “Emirates Looked Other Way While al Qaeda Funds Flowed”. Judy Pasternak and Stephen Braun. Los Angeles Times. 1-20-02

▪                [7] The Mafia, CIA and George Bush: The Untold Story of America’s Greatest Financial Debacle. Pete Brewton. SPI Books. New York. 1992

▪                [8] Out of Control. Leslie Cockburn. Atlantic Monthly Press. New York. 1987. p.155

▪                [9] Beaty and Gwynne

[10] Winslow. p.9

Union Européenne et Nouvel Ordre Mondial: Près d’un million d’esclaves dans l’UE…

Posted in actualité, économie, CIA et traffic de drogue, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , on 15 octobre 2013 by Résistance 71

Rien n’a changé. N’oublions jamais que l’esclavage à grande échelle fut ordonné par l’église (Romanus Pontifex 1455), bulle jamais révoquée depuis… A partir de là, l’oligarchie pouvait y aller gaiement. Cela se poursuit aujourd’hui. Pour démanteler  efficacement les réseaux de diffusion de drogues et d’esclavage sexuel, il faut démaneteler les commanditaires: États et gouvernements… Les mafias locales ne sont que les hommes de mains, les exécuteurs des basses œuvres.

– Résistance 71 –

 

900 000 authentiques esclaves dans l’Union Européenne

 

Oleg Severguine

 

14 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://french.ruvr.ru/2013_10_14/L-Europe-les-esclaves-du-XXIe-siecle-8927/

 

Le Comité spécial CRIM institué en mars 2012 au Parlement européen est chargé d’examiner les problèmes de la lutte contre le crime organisé, du blanchiment de l’argent et de la corruption dans l’UE. L’hebdomadaire allemand Der Spiegel a présenté ces derniers jours le compte rendu des experts qui doit être soumis à l’examen des députés le 23 octobre. Selon le journal allemand Süddeutsche Zeitung, les chiffres et les faits qu’il contient sont « effrayants ».

Les médias européens citent les indices rendus publics par le CRIM. En voilà quelques uns. D’après le compte rendu, près de 880.000 personnes s’avèrent dans les pays de l’UE en situation d’esclavage, dont 270.000 sont dans esclaves sexuels. 3600 groupes criminels internationaux agissent actuellement sur le territoire de l’UE. Les bénéfices de ce trafic d’êtres humains atteint 25 milliards d’euros tous les ans. Le commerce illégal d’organes humains et d’animaux sauvages exotiques leur assure de 18 à 26 milliards d’euros.

Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, la cybercriminalité a pris ces dernières années de l’ampleur en Europe. Le préjudice causé par ce genre de business criminel au sein pays de l’UE est particulièrement important. A en croire les auteurs du document, la corruption représente une menace tout particulièrement sérieuse. Jusqu’à 20 millions de faits de corruption dans divers domaines de la vie publique sont enregistrés dans les pays de l’UE. Le préjudice est évalué à près de 120 milliards d’euros. Jusqu’à 10.000 pièces d’armes circulent illégalement sur le territoire européen. Selon les experts, c’est une menace sérieuse tant pour les citoyens de l’UE que pour les agents des services spéciaux.

Les conclusions et les initiatives des auteurs du compte rendu poseront le fondement à un plan d’action de lutte contre le crime organisé pour 2014-2019, est-il indiqué dans le communiqué. Au micro, le chef de la chaire d’intégration de l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou Nikolaï Kavechnikov :

« 900.000 personnes en condition d’esclaves : que ce soit l’esclavage sexuel ou le travail forcé, ce qui est révélé dans le compte rendu qualifie et quantifie minutieusement ce phénomène en Europe, alors que dans d’autres régions, on n’y prête pas attention, souligne l’expert. Tous les pays se heurtent à la criminalité. L’essentiel, c’est un système public minutieusement aménagé de lutte contre tous les types de délits. »

Selon Margarete von Galen, qui représente les intérêts des associations allemandes d’avocats à Bruxelles, la différence de législations des pays de l’UE constitue le problème principal dans la lutte contre le crime organisé.

« Le droit pénal et le droit de la procédure dépendent de la spécificité de la culture politique de tel ou tel pays, a dit von Galen. Qu’est ce qui doit être considéré comme un crime sérieux et que faut-il interpréter comme une simple infraction, pour quel délit la peine doit-elle être plus dure, etc. »

Tout porte à croire que l’examen du compte rendu des experts du CRIM au Parlement européen sera difficile.

Al Qaïda, Syrie, escroquerie de la guerre contre la terreur… Qui est derrière Al Qaïda ?…

Posted in 11 septembre, actualité, CIA et traffic de drogue, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 septembre 2013 by Résistance 71

Ceci représente la traduction la plus importante que nous ayons faite sur le sujet du terrorisme et de la guerre fictive contre la terreur engagée par l’empire en 2001…

Qui est Al Qaïda ? Qui est derrière ?

Une fois établi, la géopolitique moderne est bien plus compréhensible.

– Résistance 71 –

 

Les fondateurs et contrôleurs américains d’Al Qaïda exposés

 

Gordon Duff

 

20 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2013/09/20/us-al-qaeda-founderscontrollers-exposed/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Al Qaïda a été établi sous l’autorité du président Reagan le 27 mars 1985 avec la directive de la sécurité nationale # 166. Ceci mettait en place une grosse organisation secrète qui pouvait s’engager dans des transactions d’armement et financièrea autrement prohibées par la loi.

Des sources de haut niveau au sein de la communauté du renseignement américain sont absolument époustoufflées des récentes politiques du gouvernement, particulièrement en regard de la Syrie. Le consensus veut que le gouvernement agit “en aveugle” et ne se préoccuppe de rien. Des conseillers politiques de haut niveau au sein du gouvernement, opposés à la nouvelle alliance entre la Russie et l’Iran et sur l’avis d’Israël, sont en train de changer la position des Etats-Unis sur la Syrie, maintenant une insurrection ayant un soutien tri-partite de l’étranger.

L’ambassadeur israélien à Washington Michael Oren, agissant comme le porte-parole de facto de la Maison Blanche, explique pourquoi Obama et son gouvernement ont abandonné leur support aux forces modérées d’opposition syrienne en faveur de celles d’Al Qaïda. Ceci est tiré du quotidien du Jerusalem Post:

“L’arc Téhéran-Damas-Beyrouth est le plus grand des dangers”, dit l’envoyé israélien aux Etats-Unis Michael Oren. Les “méchants” soutenus par l’Iran sont bien pires pour Israël que les “méchants” qui ne sont pas soutenus par la république islamique… Le message initial au sujet du problème syrien était que nous avons toujours voulu que le président Al-Assad parte, nous avons toujours préféré les méchants non soutenus par l’Iran plutôt que les méchants soutenus par l’Iran, a t’il dit.

Ceci fut le cas même lorsque ces autres “méchants” étaient affiliés à Al Qaïda, a t’il dit.

Le fait est que les militants d’Al Qaïda sont en train d’éliminer activement les factions rebelles modérées combattant le régime Al-Assad, maintenant avec un clair soutien d’Israël. Ceci veut dire qu’il existe un autre “arc” d’alliance entre Tel Aviv-Al Qaïda et la cabale mondialiste des néoconservateurs, sionistes et criminels financiers.

Les assistant tout au long de la route se trouvent les médias entrepreneuriaux contrôlés et les gouvernements qu’ils ont achetés et fait chanter. Wikipedia affirme qu’Al Qaïda fut fondé par Oussama Ben Laden alors à Peshawar, au Pakistan à la fin des années 1980.

Ceci est une fiction dangereuse

Al Qaïda a été établi sous la directive de sécutité nationale 166 de Ronald Reagan, qui établissait une opération secrète pour effectuer des transactions d’armement et financières qui auraient été autrement interdites par la loi. Ce ne fut jamais créé pour effectuer des opérations terroristes fausse-bannières. Ceci vint par la suite. A l’origine, ce fut organisé afin de permettre des opérations secrètes qui demandaient un très haut degré de déni quelques soient les circonstances.

Al Qaïda est une organisation qui est totalement sous contrôle des agences de renseignement américaines, israéliennes, britanniques et françaises. La véritable fondation d’Al Qaïda, sa supervision, sa véritable hiérarchie sont indiquées ci-dessous. Une organisation similaire a été créée pour gérer le risque de l’expansionisme soviétique en Europe à l’époque, il s’agissait de l’opération Gladio. Eventuelleement, Gladio devint une véritable organisation terroriste, opérant en Europe pendant plus d’une décennie.

Choisi pour diriger ce qui est maintenant connu sous le nom d’Al Qaïda fut Oussama Ben Laden alias “colonel Tim Osman” comme il était connu alors.

Ben Laden travailla directement avec les conseillers à la sécurité de la Maison Blanche et de la CIA. Depuis ses QG à Islamabad et Peshawar, Ben Laden coordonnait des activités américaines en Afghanistan et à travers le monde musulman.

En Août 1989, Ben Laden rencontra le conseiller du renseignement à la Maison Blanche Lee Wanta et le patron chef d’antenne locale de la CIA Jimmie Chee pour organiser la rapatriation de 116 missiles Stinger sol-air en inventaire au Pakistan. Des détails et les transcripts de ces réunions sont disponibles, la réunion fut tenue en anglais.

Début 1990, Ben Laden, souffrant d’une maladie rénale déjà bien avancée, fut envoyé par avion dans une facilité américaine dans le golfe persique. De là, Ben Laden s’envola pour Los Angelès, attérissant à l’aéroport Ontario, rencontra Albert Hakim, représentant le président Bush (père), Oliver North (colonel américain, libéré sous caution en appel de l’affaire Iran-Contra), l’amiral William Dickie, l’avocat Glenn Peglau et le général Jack Singlaub, un des fondateurs de la CIA. Hakim était le représentant du président Bush et en charge du projet. “Bud” McFarlane, une figure de l’affaire Iran-Contra, pardonné par le président Bush en 1992, faisait aussi partie de ce groupe.

Ben Laden quitta ensuite LA pour Washington DC. Là il demeura à l’hôtel Mayflower. Des réunions se tinrent au Metropolitan Club de Washington. L’avocat Glenn Peglau demeura au Metropolitan. Tandis qu’il y était, la chambre de Peglau fut visitée par effraction et des “objets” furent dérobés. Il n’y a jamais eu d’archives, classifiées ou publiques, que ce “groupe de travail” fut jamais dissous ni qu’il y ait quelque archive, document que ce soit stipulant que le statut d’Oussama Ben Laden en tant qu’agent de sécurité du gouvernement américain ait été terminé ou annulé.

En 2001, la dernière déclaration publique d’Oussama Ben Laden réfutait toute implication dans les attentats du 11 Septembre. Il n’y a aucun document classifié liant Ben Laden aux évènements du 11 Septembre ou le citant comme un “agent de la CIA s’étant retourné”. “L’unité Ben Laden” de la CIA et la “chasse à Ben Laden” sont aussi fictives que le film “Zeron Dark 30”, le conte de fée hollywoodien primé aux oscars montrant le soi-disant meurtre d’un des agents les plus importants de la CIA, un homme décédé en 2001.

Aujourd’hui, l’ambassadeur Michael Oren, dans sa dernière déclaration publique, a admis qu’Israël a une relation totale et continue avec Al Qaïda et le groupe de travail de la Maison Blanche qui a aidé à la fondation de l’organisation il y a tant d’années. Les paragraphes ci-dessus révèlent plus de renseignements classifiés secret défense de haut niveau qu’il n’a jamais été révélé auparavant.

“Fausse-Bannière”

Avec l‘acceptation du mantra de la “fausse-bannière” par l’aile puissante de la Tea Party de l’opposition, comptant sur le manque de confiance du public après des décennies de mensonges, le gouvernement Obama a choisi la voie de l’unilatéralisme, pas seulement comme politique globale, mais aussi intra muros. Maintenant que le génie est sorti de la lampe et que le “terrorisme fausse-bannière” est reconnu comme quelque chose de plus sérieux qu’une “théorie conspirationniste”, la porte est ouverte pour une large réévaluation d’un grand nombre de problèmes posant un certain nombre de questions gênantes, particulièrement au sujet du 11 Septembre 2001, mais bien plus encore, incluant le désastre financier parfaitement orchestré qui a détruit le bien-être économique de millions de familles américaines.

Des conseillers ont dit à Obama qu’il avait besoin de quelque chose pour unifier les Américains et les divertir d’un réveil qui va détruire toute confiance dans les leaders américains, les élections truquées, les guerres contre la terreur factices et une économie escroquerie avérée.

L’incident inexplicable d’hier sur les lieux de la marine américaine à Washington, 13 morts, pas de motif, des suspects qui disparaissent et des témoignages conflictuels, ne va qu’ajouter à cette perte de crédibilité.

Retour de bâton militaire

Ils sont en train de faire de l’Amérique la risée du monde, quelque chose dont les chefs militaires sont terrifiés. “L’Amérique brûle sa crédibilité, humilie ses alliés”.

Cette semaine, alors que je parlais avec un officier du renseignement militaire expérimenté, voici ce qu’on m’a dit:

“Nous avons analysé le rapport de la CIA qu’ils ont donné au congrès et au président. Ce n’était qu’un tissu d’amateurisme.

Qu’est-ce que vous pouvez espérer d’autre d’un ramassis de trafiquants de drogue ?

Ceci provient en ligne directe de l’ère Bush, utilisant la NSA pour intercepter et créer des schémas d’analyse de traffic de communications et simplement inventer une hypothèse pour justifier une politique.

Nous savons depuis longtemps que “l’analyse du traffic de communications” est inutile dans le renseignement, Israël est l’expert mondial de la création de fausse transmission radio et ils sont mouillés jusqu’aux yeux dans cette affaire.”

Ce que l’équipe Obama fait a déjà été fait auparavant, filtrer et expurger toute information qui ne remplit pas ses fonctions et pirouetter le reste pour soutenir une position qui est clairement “le dernier souffle” de l’Amérique au Moyen-Orient.

Les rapports ne font aucune mention des six rebelles arrêtés et inculpés en Turquie pour l’achat de dix tonnes de produits chimiques pour faire du gaz sarin, aucune mention de la saisie précédente chez les rebelles de canisters contenant du gaz sarin.

Quoi que dise Washington au public, un public totalement opposé à une guerre en Syrie, est maintenant dédié à un changement de régime, la politique qu’Israêl a annoncé aujourd’hui.

L’effondrement du renseignement

Il est très possible que le dernier américain très bien informé fut l’ancien vice-président Dick Cheney. Ses années à Washington lui ont donné un accès direct à la véritable information. Cheney savait parfaitement qui étaient les dupes et les menteurs, le président Obama et ses conseillers ne le savent manifestement pas.

Le problème avec Cheney n’était pas qu’il fut stupide, il ne l’était assurément pas, mais c’était son agenda, une vie dédiée à servir des puissances totalitaires, une vie dédiée au chaos et à la conquête.

Il est devenu de plus en plus clair que Cheney était le président et non pas Bush. L’histoire a montré Bush comme n’étant rien de plus qu’un flls à papa qui se la jouait, un alcoolique et camé accroc non traité, dangereusement impétueux, qui n’avait aucune notion ni compréhension de la politique, aucune capacité intellectuelle et le pouvoir de concentration d’un poisson rouge.

Son rôle de petit Napoléon du XXIème siècle restera son héritage.

Maintenant, le “vaisseau d’état” Amérique semble être reparti dans la même direction, toute évidence d’un changement de cap a été effacée tandis que l’Amérique planifie pour une invasion de la Syrie, construisant encore une nouvelle “coalition des volontaires”. Le président Obama a t’il choisi de prendre son propre “chemin de Waterloo” ?

La Syrie

Ceux proches du président lui ont conseillé de tout faire pour mettre des bâtons dans les roues des négociations de la Russie sur la Syrie. L’agenda est clair. La Syrie doit avoir un changement de régime, même au risque d’une guerre mondiale.

Les conseillers d’Obama lui disent que Poutine va se dégonfler car le programme russe de reconstruire son armée en tant que possible dissuasion conventionnelle au Moyen-Orient a encore besoin de dix ans pour être prêt.

On dit à Obama que le temps est venu pour une confrontation avec la Russie et que la Syrie présente cette opportunité, autrement l’influence américaine sur la région sera bel et bien terminée. Ce qu’on ne lui dit pas en revanche, c’est que les rapports de renseignement qui lui sont passés ont été soigneusement expurgés de la réalité régionale que le général Martin Dempsey, chef d’état-major des armées, essaie de faire comprendre depuis des mois.

L’Amérique a été manipulée pour prendre une position sur la Syrie qui va mener à une guerre civile ouverte, une qui rendra les centaines de milliers de victimes de ces dernières années insignifiant en comparaison.

Le but original était la balkanisation avec la Turquie se saisissant du nord de la Syrie, Israël s’étendant jusqu’aux banlieues de Damas et Al Qaïda établissant un état djihadiste s’étendant jusquà l’Irak comme base arrière pour faire tomber le gouvernement de Baghdad

Dans le processus, la population chrétienne de Syrie et d’Irak/Kurdistan serait massacrée. Le Liban serait isolé et également détruit avec Israël se vengeant du Hezbollah pour les humiliations de 2000 et 2006.

Océan de mensonges

Combien de personnes à Washingtron sont-elles au courant de la véritable histoire ? De la création d’Al Qaïda, du coup d’état de l’an 2000 (NdT: élection truquée de Bush menant Dick Cheney au pouvoir), du 11 Septembre ou du monde fantasmagorique des attaques fausse-bannières orchestrées, des “révolutions” à la demande ou des assassinats par drones ?

Avant la fin de la présidence Reagan, la plupart des véritables opérations militaires et de renseignement ont été retirées des réseaux officiels. En 2001, la cabale de voyous qui a opéré au dessus et au-delà de tout gouvernement est devenue le gouvernement.

Nous avons aujourd’hui la preuve que tout cela est toujours bel et bien de mise et en parfait état de fonctionnement.

Nouvel Ordre Mondial: Le modèle entrepreneurial "Al Qaïda" de saisie de nos sociétés par les banksters…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, CIA et traffic de drogue, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 16 septembre 2013 by Résistance 71

Rez Al Qaïda

 

Mohawk Nation News

 

13 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/09/13/rez-al-qaeda/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71~

 

Le modèle “Al Qaïda” de vol des ressources des peuples autochtones:

 

1. Le gouvernement entrepreneurial est Al Qaïda.

2. Un territoire avec ses ressources sont sélectionnés par les banksters pour pillage en règle.

3. Les marionnettes corporatistes aux services des banksters sont mises en place. On leur donne de pseudo-pouvoirs. Les ONG et les agents de soutien expriment leur intétêt. Espions et agents provocateurs arrivent peu à peu.

4.Les peuples autochtones deviennent avisés.

5.Des rebelles entrainés, sans identité, sont envoyés sur place.

6. Les peuples sont divisés en secteurs “conflictuels”.Des conseillers entrent dans la partie et commencent la désinformation et les luttes les uns avec les autres.

7.Une guerre civile est commencée. Les deux côtés commencent à devenir de plus en plus durs.

8. Des armes mortelles, de la drogue et autres distractions font leur entrée dans la société ciblée. Meurtres, blessures, “suicides”, arrestations et disparitions s’ensuivent.

9. L’infrastructure est détruite. Des détracteurs rejoignent l’affaire et offrent de sceller des accords et d’émettre des ultimatums.

10. L’ancien régime est viré, de nouvelles marionnettes sont mises en place avec des noms similiares à celles de l’ancien régime. Le peuple est appauvri.

11. Les ressources sont exploitées et retirées de la portée du peuple par des intérêts étrangers, un nouveau conseil coopère pour garder la paix.

12. A tout moment, les banksters demeurent derrière la scène dirigeant Al Qaïda.

Les Etats-Unis et le Canada ont mis sous tutelles corporatrices leur réseau de terroristes d’Al Qaïda connu sous le nom de “conseils de bandes / tribus” et toutes les “associations et organisations nationales d’indiens du système”. Leur boulot est de torpiller les peuples indigènes de façon à ce que l’île de la grande tortue, notre terre, nos ressources, fonds et droits nous soient volés par tous les moyens possibles. Les banquiers pensent que leur escroquerie a marché si bien, qu’ils utilisent maintenant ce modèle dans le monde entier pour en prendre possession.

Dans les années 1980, les Etats-Unis investirent 3 milliards de dollars pour créer le réseau terroriste Al Qaïda. Les adeptes furent entrainés, armés, financés et soutenus.

Les structures politiques, économiques et militaires entrepreneuriales sont orientées vers l’élimination des obstacles autochtones domestiques. Le boulot des injuns “Al Qaïda” est de diviser la cible, de nous affaiblir et d’organiser l’opposition. Les gens sont recrutés au sein des communautés, soumis au lavage de cerveau de rigueur, et aux programmes de veulerie et de génocide. Certains sont même entrainés à des procédures militaires. Les énormes sommes d’argent mises sur leur compte en banque de paradis fiscal, ont une grosse influence. Ils voient les conditions de vie du tiers monde de leurs peuples, conditions dans lesquelles ils devraient eux-mêmes vivre s’ils ne coopéraient pas.

Quelques honnêtes autochtones travaillent contre l’invasion entrepreneurial en entrant dans le système pour le combattre. Quand ils réalisent qu’ils sont partie prenante d’une grille de contrôle et de pouvoir qui ne vise qu’à nous éliminer, ils se taisent. La guerre entrepreneuriale des banksters utilise illégalement notre fond de l’Indian Trust Fund qui se chiffre aujourd’hui à environ 400 000 milliards de dollars, pour essayer de remplir leur agenda. Ces fascistes ont essayé et ont récemment perdu, et Spike Jones chantait en temps de guerre:

“Quand Herr Goebbels dit le monde et l’espace (vital) nous appartiennent / Nous disons Heil, heil à Herr Goebbels.”

 Spike Jones: “Der Fuhrer’s Face”. 

http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/network/alqaeda/manual.html

Nouvel Ordre Mondial et trafic de drogue: Le nerf de la domination financière…

Posted in actualité, économie, CIA et traffic de drogue, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 18 juillet 2013 by Résistance 71

Les drogues et la machine de guerre des Etats-Unis

 

Entretien de Maxime Chaix avec Peter Dale Scott

 

18 Juillet 2013

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article179393.html

 

L’ancien diplomate canadien Peter Dale Scott met à profit sa retraite pour étudier en détail le Système des États-Unis qu’il décrit, livre après livre. Il répond ici aux questions de son traducteur francophone, notre collaborateur, Maxime Chaix.

Maxime Chaix : Dans votre dernier ouvrage, La Machine de guerre américaine, vous étudiez en profondeur ce que vous appelez la « connexion narcotique globale ». Pourriez-vous nous éclairer sur cette notion ?

Peter Dale Scott : Avant tout, permettez-moi de définir ce que j’entends par « connexion narcotique ». Les drogues n’entrent pas comme par enchantement aux États-Unis. Parfois, de très importantes cargaisons de drogues sont acheminées dans ce pays avec l’assentiment et/ou la complicité directe de la CIA. Je vais vous l’illustrer par un exemple tiré de La Machine de guerre américaine. Dans ce livre, je parle du général Ramon Guillén Davila, le directeur d’une unité anti-drogue créée par la CIA au Venezuela, qui fut inculpé à Miami pour avoir introduit clandestinement aux États-Unis une tonne de cocaïne. Selon le New York Times, « la CIA, malgré les objections de la Drug Enforcement Administration [DEA], approuva la livraison d’au moins une tonne de cocaïne pure à l’aéroport international de Miami [,] comme moyen d’obtenir des renseignements sur les cartels de la drogue colombiens ». Au total, selon le Wall Street Journal, le général Guillén aurait pu avoir acheminé illégalement plus de 22 tonnes de drogues aux États-Unis. Néanmoins, les autorités US n’ont jamais demandé au Venezuela l’extradition de Guillén pour le juger. De plus, lorsqu’en 2007 il fut arrêté dans son pays pour avoir planifié l’assassinat d’Hugo Chávez, son acte d’accusation était encore maintenu sous scellés à Miami. Ce n’est pas surprenant, sachant qu’il était un allié de la CIA.

Toutefois, la connexion narcotique de l’Agence ne se limite pas aux États-Unis et au Venezuela. Depuis l’après-guerre, elle s’est progressivement étendue à travers le globe. En effet, les États-Unis ont voulu exercer leur influence dans certaines parties du monde mais, en tant que démocratie, ils ne pouvaient pas envoyer l’US Army dans ces régions. Par conséquent, ils ont développé des armées de soutien (proxy armies) financées par les trafiquants de drogues locaux. Progressivement, ce mode opératoire est devenu une règle générale. C’est l’un des principaux sujets de mon livre, La Machine de guerre américaine. J’y étudie notamment l’opération Paper, qui débuta en 1950 avec l’utilisation par l’Agence de l’armée du KMT en Birmanie, qui organisait le trafic de drogues dans la région. Quand il s’est avéré que cette armée était totalement inefficace, la CIA développa sa propre force en Thaïlande (la PARU). L’officier de l’Agence qui en avait la responsabilité a admis qu’elle finançait ses opérations par de très importantes saisies de drogues.

En rétablissant le trafic de drogues en Asie du Sud-Est, le KMT en tant qu’armée de soutien constituait un précédent de ce qui allait devenir une habitude de la CIA : collaborer secrètement avec des groupes financés par les drogues pour mener la guerre — en Indochine et en mer de Chine méridionale dans les années 1950, 60 et 70 ; en Afghanistan et en Amérique centrale dans les années 1980 ; en Colombie dans les années 1990 ; et de nouveau en Afghanistan en 2001 —. Les mêmes secteurs de la CIA en sont responsables, soit les équipes chargées d’organiser les opérations clandestines. Depuis l’après-guerre, nous pouvons observer comment leurs agents, financés par les bénéfices narcotiques de ces opérations, se déplacent de continents en continents pour répéter le même schéma. C’est pourquoi nous pouvons parler d’une « connexion narcotique globale ».

Maxime Chaix : D’ailleurs, dans La Machine de guerre américaine, vous remarquez que la production de drogues explose souvent là où les États-Unis interviennent avec leur armée et/ou leurs services de renseignement, et que cette production décline lorsque ces interventions s’achèvent. En Afghanistan, alors que l’OTAN retire progressivement ses troupes, pensez-vous que la production de drogue va diminuer une fois le retrait achevé ?

Peter Dale Scott : Dans le cas de l’Afghanistan, il est intéressant de constater qu’au cours des années 1970, à mesure que le trafic de drogues déclinait en Asie du Sud-Est, la zone frontalière pakistano-afghane devenait peu à peu centrale dans le trafic international d’opium. Finalement, en 1980, la CIA s’impliqua de manière indirecte, mais massive, contre l’URSS dans la guerre d’Afghanistan. D’ailleurs, Zbigniew Brzezinski se vanta auprès du président Carter d’avoir donné aux soviétiques « leur Vietnam ». Toutefois, il déclencha également une épidémie d’héroïne aux États-Unis. En effet, avant 1979, de très faibles quantités d’opium du Croissant d’Or entraient dans ce pays. Or, en une année seulement, 60 % de l’héroïne pénétrant aux États-Unis provenait de cette zone, selon les statistiques officielles.

Comme je le rappelle dans La Machine de guerre américaine, les coûts sociaux de cette guerre alimentée par la drogue continuent de nous affecter. Par exemple, il y aurait aujourd’hui 5 millions d’héroïnomanes au seul Pakistan. Et pourtant, en 2001, les États-Unis, avec l’aide des trafiquants, relancèrent leurs tentatives d’imposer un processus d’édification nationale à un quasi-État, comptant au moins une douzaine de groupes ethniques majeurs parlant des langues différentes. À cette époque, l’intention qu’avaient les États-Unis d’utiliser des trafiquants de drogue pour se positionner sur le terrain en Afghanistan n’avait pas la moindre ambiguïté. En 2001, la CIA créa sa propre coalition pour lutter contre les talibans en recrutant — et même en important — des trafiquants de drogues, qui étaient en principe d’anciens alliés des années 1980. Comme au Laos en 1959 et en Afghanistan en 1980, l’intervention états-unienne a été une aubaine pour les cartels internationaux des drogues. Avec l’amplification du chaos dans les zones rurales afghanes et l’augmentation du trafic aérien, la production d’opium fit plus que doubler, passant de 3 276 tonnes en 2000 (mais surtout de 185 tonnes en 2001, l’année où les talibans l’interdirent) à 8 200 tonnes en 2007.

Aujourd’hui, il est impossible de déterminer comment va évoluer la production de drogues en Afghanistan. Cependant, si les États-Unis et l’OTAN se contentent de se retirer en laissant le chaos derrière eux, tout le monde en pâtira — sauf les trafiquants de drogues, qui profiteraient du désordre pour leurs activités illicites —. Il serait donc indispensable d’établir une collaboration entre l’Afghanistan et tous les pays avoisinants, incluant la Chine et la Russie (qui peut être considérée comme une nation voisine du fait de ses frontières avec les États d’Asie centrale). Le Conseil international sur la sécurité et le développement (ICOS) a suggéré d’acheter et de transformer l’opium afghan afin de l’utiliser médicalement dans les pays du Tiers-Monde, qui en ont cruellement besoin. Washington reste opposé à cette mesure, qui est difficile à mettre en œuvre en l’absence d’un système de maintien de l’ordre efficace et solide. Dans tous les cas, nous devons aller vers une solution multilatérale incluant l’Iran, une nation très affectée par le trafic de drogues venant d’Afghanistan. Il est également le pays le plus actif dans la lutte contre les exportations de stupéfiants afghans, et celui qui subit le plus de pertes humaines à cause de ce trafic. Par conséquent, l’Iran devrait être reconnu comme un allié central dans la lutte contre ce fléau mais, pour de nombreuses raisons, ce pays est considéré comme un ennemi dans le monde occidental.

Maxime Chaix : Votre dernier livre, La Machine de guerre américaine, démontre notamment qu’une part importante des revenus narcotiques alimente le système bancaire global, dont les banques des États-Unis, créant une véritable « narconomie ». Dans cette perspective, que pensez-vous de l’affaire HSBC ?

Peter Dale Scott : Tout d’abord, le scandale du blanchiment d’argent par HSBC nous amène à penser que la manipulation des bénéfices narcotiques par cette banque aurait pu contribuer à financer le terrorisme — comme l’avait révélé une sous-commission du Sénat en juillet 2012 —. De plus, un nouveau rapport sénatorial a estimé que « chaque année, entre 300 milliards et 1 trillion de dollars d’origine criminelle sont blanchis par les banques à travers le monde, la moitié de ces fonds transitant par les banques états-uniennes ». Dans ce contexte, les autorités gouvernementales nous expliquent qu’HSBC ne sera pas démantelée car elle est trop importante dans l’architecture financière occidentale. Souvenez-vous qu’Antonio Maria Costa, le directeur de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), avait rapporté qu’en 2008, «  les milliards de narcodollars ont empêché le système de sombrer au paroxysme de la crise [financière] globale. »

Ainsi, HSBC s’est entendue avec le département de la Justice pour payer une amende d’environ 1,92 milliards de dollars, ce qui évitera des poursuites pénales. Le gouvernement des États-Unis nous fait ainsi comprendre que personne ne sera condamné pour ces crimes car, comme je l’ai souligné précédemment, cette banque fait partie intégrante du système. C’est un aveu déterminant. En réalité, toutes les grandes banques ayant une importance systémique — pas seulement HSBC — ont admis avoir mis en place des filiales spécialement conçues pour blanchir l’argent sale (les private banks). Certaines ont payé de lourdes amendes, qui sont habituellement bien moins importantes que les profits générés par le blanchiment d’argent. Et aussi longtemps que cette impunité sera maintenue, le système fonctionnera de cette manière. C’est un véritable scandale. En effet, songez à un individu lambda se faisant arrêter avec quelques grammes de cocaïne en poche. Il sera très probablement incarcéré, mais la banque HSBC pourrait avoir blanchi environ 7 milliards de dollars de revenus narcotiques grâce à sa filiale mexicaine sans que personne n’aille en prison. En réalité, la drogue est l’un des principaux éléments soutenant le dollar, d’où l’emploi de l’expression « narconomie ». Les trois premiers produits échangés dans le commerce international sont d’abord le pétrole, puis les armes et enfin les drogues. Ces trois éléments sont interconnectés, et ils alimentent les banques de la même manière. C’est pourquoi la majorité de l’argent des drogues est absorbée par le système bancaire global. Ainsi, dans La Machine de guerre américaine, j’étudie comment une partie de ces revenus narcotiques finance certaines opérations clandestines états-uniennes, et j’en analyse les conséquences.

Maxime Chaix : Il y a 10 ans, l’administration Bush lançait la guerre d’Irak, sans l’aval du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Quel bilan tirez-vous de ce conflit, notamment au regard de ses coûts humains et financiers ?

Peter Dale Scott : Selon moi, il y a eu deux grands désastres dans la politique étrangère récente des États-Unis. Il s’agit de la guerre du Vietnam, qui n’était pas nécessaire, et de la guerre d’Irak, qui l’était encore moins. L’objectif affiché de cette guerre était d’instaurer la démocratie dans ce pays, ce qui était une véritable illusion. Il appartient au peuple irakien de déterminer s’il est dans une meilleure situation aujourd’hui qu’avant cette guerre, mais je doute qu’il réponde par l’affirmative s’il était consulté sur cette question.

Au regard des coûts humains et financiers de ce conflit, celui-ci fut un désastre, aussi bien pour l’Irak que pour les États-Unis. Toutefois, dans un documentaire qui lui est dédié, l’ancien vice-président Dick Cheney vient de déclarer qu’il referait la même chose « dans la minute ». Or, le Financial Times a récemment estimé que les contractants avaient signé pour plus de 138 milliards de dollars de contrats avec le gouvernement des États-Unis, dans le cadre de la reconstruction de l’Irak. À elle seule l’entreprise KBR, une filiale d’Halliburton — dirigée par Dick Cheney avant qu’il ne devienne vice-président —, a signé pour au moins 39,5 milliards de dollars de contrats fédéraux depuis 2003. Rappelons également qu’à la fin de l’année 2000, un an avant le 11-Septembre, Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont cosigné une étude importante élaborée par le PNAC (le groupe de pression néoconservateur appelé le Projet pour le Nouveau Siècle Américain). Intitulée Reconstruire les Défenses de l’Amérique (Rebuilding America’s Defenses), cette étude réclamait notamment une forte augmentation du budget de la Défense, l’éviction d’Irak de Saddam Hussein, et le maintien de troupes états-uniennes dans la région du golfe Persique même après la chute du dictateur irakien. Ainsi, en dépit des coûts humains et financiers de cette guerre, certaines entreprises privées ont massivement profité de ce conflit, comme je l’ai analysé dans La Machine de guerre américaine. Enfin, au Proche-Orient, lorsque l’on observe les très fortes tensions entre les chiites, qui sont appuyés par l’Iran, et les sunnites soutenus par l’Arabie saoudite et le Qatar, il faut garder à l’esprit que la guerre d’Irak a eu un impact très déstabilisant dans cette région…

Maxime Chaix : Justement, quel est votre point de vue sur la situation en Syrie, et sur les potentielles solutions à ce conflit ?

Peter Dale Scott : Au vu de la complexité de cette situation, il n’existe pas de réponse simple sur ce qui devrait être fait en Syrie, du moins au niveau local. Toutefois, en tant qu’ancien diplomate, je suis convaincu que nous ayons besoin d’un consensus entre les grandes puissances. La Russie continue d’insister sur la nécessité de s’en tenir aux accords de Genève. Ce n’est pas le cas des États-Unis, qui ont agi bien au-delà du mandat du Conseil de sécurité en Libye, et qui sont en train de rompre un potentiel consensus en Syrie. Ce n’est pas la marche à suivre car, à mon sens, un consensus international est nécessaire. Sinon, il se pourrait que la guerre par procuration entre chiites et sunnites au Proche-Orient finisse par attirer directement l’Arabie saoudite et l’Iran dans le conflit syrien. Il y aurait alors un risque de guerre entre les États-Unis et la Russie. La Première Guerre mondiale a éclaté de cette manière, ayant été déclenchée par un événement local en Bosnie. Et la Seconde Guerre mondiale a débuté avec une guerre par procuration en Espagne, qui opposait à distance la Russie et l’Allemagne. Nous devons et nous pouvons éviter la répétition d’une telle tragédie.

Maxime Chaix : Mais ne pensez-vous pas qu’au contraire, les États-Unis cherchent aujourd’hui à s’entendre avec la Russie, essentiellement à travers la diplomatie de John Kerry ?

Peter Dale Scott : Pour vous répondre, permettez-moi de faire une analogie avec ce qu’il s’est déroulé en Afghanistan et en Asie centrale dans les années 1990, après le retrait soviétique. Aux États-Unis, le problème récurrent est qu’il est difficile de parvenir à un consensus au sein du gouvernement, car il existe une multitude d’agences ayant parfois des objectifs antagonistes. Il en résulte l’impossibilité d’obtenir une politique unifiée et cohérente, et c’est précisément ce que nous avons pu observer en Afghanistan en 1990. Le département d’État voulait impérativement parvenir à un accord avec la Russie, mais la CIA continuait de travailler avec ses alliés narcotiques et/ou jihadistes en Afghanistan, n’ayant pas l’intention de mettre fin à cette collaboration. Par conséquent, dans une certaine mesure, il existait une concurrence entre l’Agence et le département d’État en Afghanistan. À cette époque, Strobe Talbott — un très proche ami du président Clinton, dont il était un influent représentant personnel au sein du département d’État —, déclara avec justesse que les États-Unis devaient parvenir à un arrangement avec la Russie en Asie centrale, et non considérer cette région comme un « grand échiquier » où manipuler les événements à notre avantage (pour reprendre le concept de Zbigniew Brzezinski). Mais dans le même temps, la CIA et le Pentagone étaient en train de nouer des accords secrets avec l’Ouzbékistan, qui neutralisèrent totalement ce que Strobe Talbott était en train d’accomplir. Je doute qu’aujourd’hui, de telles divisions internes au sein de l’appareil diplomatique et sécuritaire des États-Unis aient disparu.

Dans tous les cas, depuis 1992, la doctrine Wolfowitz mise en œuvre à partir de 2001 par les néoconservateurs de l’administration Bush appelle à la domination globale et unilatérale des États-Unis. Parallèlement, des éléments plus modérés du département d’État tentent de négocier des solutions pacifiques aux différents conflits dans le cadre des Nations Unies. Cependant, il est impossible de négocier la paix tout en appelant à dominer le monde par la force militaire. Malheureusement, les faucons intransigeants l’emportent le plus souvent, pour la simple et bonne raison qu’ils bénéficient des budgets les plus élevés – ceux qui alimentent La Machine de guerre américaine –. En effet, si vous parvenez à des compromis diplomatiques, ces faucons verront leurs budgets amoindris, ce qui explique pourquoi les pires solutions ont tendance à prévaloir dans la politique étrangère états-unienne. Et c’est précisément ce qui pourrait empêcher un consensus diplomatique entre les États-Unis et la Russie dans le conflit syrien.

 

=  = =

 

Peter Dale Scott est docteur en Sciences politiques, professeur émérite de Littérature anglaise à l’Université de Californie (Berkeley), poète et ancien diplomate canadien. The Road to 9/11 est son premier livre traduit en français, publié en septembre 2010 par les Éditions Demi-Lune sous le titre La Route vers le Nouveau Désordre Mondial. Cet ouvrage a fait l’objet d’une recension élogieuse par le général d’armée aérienne (2S) Bernard Norlain dans le numéro 738 de la Revue Défense Nationale (mars 2011). Son dernier livre, La Machine de guerre américaine, a été publié par les Éditions Demi-Lune en octobre 2012. Il a également été recommandé par le général Norlain dans le numéro 757 de la Revue Défense Nationale (février 2013).

Peter Dale Scott publie régulièrement des articles sur le site du Réseau Voltaire.

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: En souvenir de résistants…

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, économie, CIA et traffic de drogue, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 12 mai 2013 by Résistance 71

Excellente compilation au sujet des lanceurs d’alerte décédés, certains de maladie, d’autres dans des circonstances plus que douteuses… Un hommage particulier est rendu à deux grands résistants contre le N.O.M: Aaron Russo et le Mohawk Splitting the Sky, décédé "accidentellement" il y a un peu plus d’un mois et auquel nous avions également rendu rendu hommage sur ce blog.

L’article ci-dessous est truffé d’excellentes références vidéos, qui devraient tenir éveiller nos lecteurs pour un bon moment, tout y passe: le 11 Septembre, le système financier, la répression et privation de liberté, l’état policier grandissant sans cesse partout…

– Résistance 71 –

 

Vigies libres contre extorqueurs et va t’en guerre: In memoriam, faisons du vacarme !

 

Yvon Panouferterre

 

10 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.alterinfo.net/Vigies-libres-contre-extorqueurs-et-va-t-en-guerre-In-memoriam-faisons-du-vacarme_a90180.html

 

 

« Votre société violente et chaotique, (…) porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l’orage », disait Jaurès. Et dans ce royaume ténébreux régi par de sombres exploiteurs, les éclaireurs reçoivent leur lot de traques et de contrats sur la tête. Défendons la mémoire et l’honneur des dissidents trop tôt disparus en explorant leurs idées et en rendant hommage à leur conscience inquiète le plus fidèlement possible.

 

 

Huit jours après la disparition d’Hugo Chavez le 5 mars, Mr. Splitting the Sky (« Déchirant le ciel », comme la foudre), une autre incarnation du reproche populaire et de l’activisme pacifiste, ayant d’ailleurs écrit à Chavez, périssait dans une chute fatale. Assez étrange. Kissinger, de son côté, avait fait une chute le jour de la mort de Chavez, mais, en dépit de son âge, il s’en est remis après une journée à l’hôpital, aussi « immédiatement » qu’un Etat « commet des choses illégales », alors que « l’inconstitutionnel demande plus de temps », selon sa correspondance dévoilée la semaine dernière par Wikileaks. Sa mort intervient presque quatre ans après avoir tenté une première fois une « arrestation citoyenne » groupée de G.W. Bush à Calgary le 17 mars 2009. Il avait alors protesté contre les agressions guerrières et les actes de torture US en violation des conventions de Genève, et lors du procès, il avait reçu l’appui de l’ancien procureur Ramsey Clark qui avait dénoncé des agressions sans précédent depuis la 2e Guerre mondiale. Splitting représentait les Indiens d’Amérique et Chavez se sentait indien. A leur manière ou à leur suite, certains indigènes ou nouveaux indigènes indésirables de l’Empire US ont émis avec émotion et courage quelques éclairages dérangeants, pour que les peuples se réveillent, de vérité ou de dignité outragée, au faîte de leur parcours, avant parfois la chute. Faisant donc échouer les éventuelles tentatives de réduire ces dissidents au silence.

Les véritables semeurs de terreur, de désordre, de choc et d’effroi débusqués

Dans une interview célèbre du début de l’année 2007, six mois avant son décès dû à un cancer, Aaron Russo, pas anti-Chavez, qui fustigeait les banquiers à la fin de sa vie. estimait que le 11/9 avait été fait par le gouvernement et le système bancaire US pour perpétuer l’état de peur dans le peuple américain. Il citait apparemment Nick Rockefeller quant à un « hoax géant » entourant de futures guerres en Afghanistan, au Pakistan et en Irak où il n’y aurait pas de réel ennemi. Pour Russo, les terroristes ne faisaient pas la guerre aux Etats-Unis puisqu’il n’y avait pas eu d’autres attentats au moyen d’avions après le 11/9.

Honnête petit juif de Brooklyn ayant promu Janis Joplin et Led Zeppelin, soucieux de l’avenir de l’humanité, ennuyé par le fisc, il avait dit, dans une interview de 2006 pour Conscious Media Network (18’15", 21’46", 31’00", 36’15") : « Je veux que les gens se réveillent et savent ce qu’il se passe vraiment dans ce pays et le monde (…) d’abord [les banquiers centraux] veulent constituer des blocs : les Européens, les Asiatiques, les Amériques, ; et ensuite ils vont réunir tout ça (…) Si tout le monde se focalise sur le système de la Réserve Fédérale, comme un rayon laser, et jette tous les autres trucs temporairement, et si on la ferme, alors on a une chance de sauver ce pays (…) ces banques centrales du monde entier travaillent ensemble (..) elles contrôlent les gouvernements et elles peuvent contrôler les lois du monde (…) voilà la priorité : il faut viser la tête de la Bête. Et la tête de la Bête c’est la Réserve Fédérale et les quelques uns qui sont derrière elle ». La fermer pouvait selon lui se faire par un simple vote du Congrès.

 

 

 

Aaron Russo: interview sur le film "L’Amérique… by Agent__001

De même, Chavez avait émis ses doutes en 2006 sur l’infâme massacre du 11-septembre, qui déclencha la guerre contre les terroristes ou leurs co-responsables extrémistes. Un attentat aux relents méphistophéliques de soufre (un composé des bombes, de la thermate, du placo-plâtre ou du diesel contenu dans l’énorme groupe électrogène de la tour 7) et de « soupe de métaux lourds » en poussières ou en scories retrouvés par les experts de la FEMA ou de l’USGS dans les ruines ! « L’hypothèse n’est pas absurde … que ces tours puissent avoir été dynamitées (…) Un immeuble ne s’écroule jamais comme cela, à moins d’une implosion (…) L’hypothèse se renforce – comme il a été dit à la télévision hier soir et cela pourrait bientôt éclater – que c’est ce même pouvoir impérial US qui a planifié et exécuté cette terrible attaque terroriste et agi contre son propre peuple et des citoyens du monde entier. Pourquoi ? Pour justifier l’agression qui s’en est suivie immédiatement en Afghanistan, en Irak ainsi que les menaces contre nous tous et contre le Vénézuela aussi » (NBC news 12 septembre 2006). Voir cette vidéo à partir de la 45e seconde :

Une semaine après, Chavez disparaissait. L’opposant à l’Empire Splitting-the-Sky issu des natifs d’Amérique, cofondateur de la confédération des peuples premiers en Amérique (la LISN), lui-même étant à moitié d’origine Mohawk. Splitting se sentait proche de lui et lui avait écrit une longue lettre à la fin de l’année 2009, où il développait la base juridique l’ayant poussé à vouloir faire arrêter Bush à Calgary sur le sol canadien le 17 mars 2009, environ quatre ans avant sa mort. Opération qu’il avait récidivé en octobre 2011 à Surrey avec l’aide de Lawyers Against the War (Avocats contre la guerre). Il y appelait également à des auditions internationales sur l’arnaque du 11 septembre avec comme premiers coupables potentiels Bush, Cheney, et les banquiers de Wall Street. Un an auparavant il avait expliqué dans une vidéo (Exposing the real criminals behind 9-11) que la nation Mohawk, dont une prophétie annonçait une prochaine guerre nucléaire, avait vocation, en tant que « gardienne des portes de l’Est » à dire que le 11/9, qui avait eu lieu sur son territoire, « était un inside job » [dans son sens premier = un coup de ceux qui ont les clefs ou ont les accès]. « Nous devons alerter le monde, nous devons obtenir la vérité sur ce qui s’est réellement passé ce 11/9 pour appréhender les criminels et créer un tribunal de guerre du style Nuremberg (…) pour empêcher l’avènement d’une guerre nucléaire ».

Splitting aurait péri d’un choc à la tête apparemment contre une marche d’escalier et il aura fallu 24 heures après l’heure du décès pour que son corps soit retrouvé. Splitting avait prédit à ses proches : « si on vous dit que je suis mort d’une glissade ou d’une chute ne vous faites pas avoir par ça ». C’était un combattant qui clamait tout haut que le 11/9 était un « inside job » (un délit commis par une personne de confiance ayant un accès privilégié à certains lieux). Il en connaissait les risques : « Pourquoi personne ne nous fait de procès pour diffamation ?» . « Parce que (…) dans la seconde cela va devant un tribunal et cela devient un sujet. Pourquoi est-ce qu’ils ne m’ont pas tué ? Un partisan très franc que le 11/9 était un coup monté de l’intérieur. Eh bien s’ils ne me tuent pas, c’est parce que quelqu’un va dire mais pourquoi est-ce qu’il est mort ? Alors qu’il n’y a qu’à aller voir mon site et vous comprendrez pourquoi j’ai été tué. Parce que je parlais trop. Mais cela créerait beaucoup plus de questions. Et je ne crois qu’ils se fichent vraiment du nombre de gens qu’ils tuent. Parce qu’ils vont continuer à tuer, et tuer, et tuer pour du profit, pour maintenir le contrôle » (1h06′)

Après l’opération « Geronimo » pour « tuer » un Ben Laden sans défenses au nom du maintien de l’hégémonie américaine, il se peut donc qu’on ait visé un autre et vrai combattant Indien — dont la disparition aurait eu l’avantage de faire moins de bruit que celle de l’activiste et historien Ward Churchill bardé de titres académiques qui se contente de dénoncer le fait que le gouvernement a pris prétexte du 11/9 pour faire passer le Patriot Act qui devait selon lui être dans les tuyaux depuis 10-20 ans).

Connu aussi sous son nom administratif de John Boncore (bon cœur !) Splitting était un militant anti-impérialiste d’une surprenante ferveur insurrectionnelle qui avait derrière lui de nombreux combats. Il avait été parmi les prisonniers d’Attica réprimés en 1971 suite à un premier coup de poing contre un gardien : une répression qui avait fait 43 victimes, sur ordre du sénateur Nelson Rockefeller, comme John Lennon l’avait immortalisé dans sa chanson « Attica State ». Il avait aussi fait partie des quelques familles indigènes qui, cas unique aux USA, avaient récupéré en 1977 par les armes au bout de trois ans un territoire de l’Etat de New York à 19 km du Canada. Plus récemment Splitting s’opposait au pipeline d’Enbridge à Alberta qui devait traverser des territoires habités par des nations premières.

Mais à partir de 2008, on l’entendait décidément beaucoup contre la version officielle du 11-septembre, lors de meetings où il en appelait à être nombreux pour mettre les menottes aux traîtres et aux meurtriers de guerre, où qu’ils soient, y compris aux réunions du Bilderberg. Refusé de micro chez Amy Goodman mais aussi chez Alex Jones à qui il avait envoyé plusieurs e-mails restés sans réponse (voir à la minute 21′), il était apparu plusieurs fois dans le Corbett Report/ (juin 2010, octobre 2011). Son présentateur lui a récemment rendu hommage en vidéo (à noter vers la fin un proche de Splitting, Mr. Pinkney, pour qui Obama est un « Bush sous stéroïdes » !) :

La vidéo énergique 9/11 : Follow the money venait d’être relayée vers le 10 mars 2013 – trois jours avant sa mort – sur la chaîne YouTube de Charles Ewing Smith, le co-producteur et co-réalisateur avec Mr. Battaglia de 9/11 explosion evidence, experts speak out, documentaire phare de AE911truth.org, diffusé sur une chaîne payée par les spectateurs filiale de la chaîne de diffusion publique PBS. Mr. Smith soulignait dans la description que Splitting donnait des noms (« he was naming names »). Depuis, la vidéo a été retirée de sa chaîne. A la fin, Splitting rappelait une série d’attaques sous faux drapeau : Lavon affair, USS Liberty, Operation Northwoods.

9/11 : Follow the money (voir, en anglais, les minutes 14′, 23′, 24′, 1h06, 1h23) :

Aux dernières nouvelles, Splitting travaillait lui-même sur un livre traitant des délits d’initiés entourant le 11-septembre. L’état d’avancement du livre était inconnu de l’auteur de l’info, un proche visiblement, qui renvoyait néanmoins à ce premier développement introduit par un journaliste, sur un sujet rappelons-le ignoré avec une incroyable superbe par la commission officielle, et abandonné par la SEC, le FBI…

Si vous êtes dissident, laissez des copies de vos travaux dans des endroits sécurisés, dites comme Jessie Ventura, que jamais vous n’auriez l’intention de vous suicider, et voyagez toujours accompagné. Deux meurtres ou deux suicides feraient beaucoup, quoique cela vient peut-être de se passer…

Auto-dafés dans l’œuf par arme à feu

Par une étrange malédiction, un mois avant la disparition de Splitting, Philip Marshall, un ancien pilote de barbouzes de la CIA, qui était sur le point de sortir un nouveau livre sur le 11-septembre (le troisième, plus poussé que son précédent qui explorait la piste saoudienne, The Big Bamboozle), se serait officiellement suicidé. En fait, selon Wayne Madsen, il a dû être abattu avec un silencieux ainsi que ses enfants et son chien vers le 7 février car les voisins, qui pouvaient normalement entendre du bruit chez eux, n’avaient rien entendu. Est-ce un traitement spécialement réservé aux agents de la CIA qui se retourneraient ?

Le cas Marshall ressemble, en pire, à l’assassinat, également au moyen d’un silencieux d’Hunter Thompson, devenu assez tôt sceptique du 11/9 et chroniqueur tout en noirceur et en coups de gueule des eaux sales de la politique voire des mœurs de son pays. C’était le 20 février 2005, deux mois et demi après le suicide, de deux balles dans la tête, du journaliste Gary Webb, lequel avait dévoilé l’origine gouvernementale du trafic de crack chez les afro-américains, une sorte d’esclavage chimique et un moyen de réduire leur population. Webb aussi allait sortir un livre.

Sa femme au téléphone, de même que son fils à un autre étage, auraient entendu un cliquetis ou bruit sourd, comme un livre qui tombe. Il aura fallu attendre six mois pour que son biographe D. Brinkley mentionne dans Rolling Stone (l’équivalent des Inrocks là-bas) un détail repris sur CNN, à savoir qu’il avait écrit une note « au marqueur » quatre jours avant le suicide. La plupart des versions parlent cependant d’une note à la machine à écrire et il n’y a pas d’original, ni sur Rolling Stone ni sur google image. Or il ne s’agissait pas d’un dernier feuilleton flamboyant à la verve redoutable, mais de quelques lignes où il se parlait à lui-même et se décrivait comme de mauvaise humeur et « avare ». D’autant plus curieux qu’il attribuait ce trait à ses cibles, comme en 1988 pour le prédicateur ressuscitant les morts Oral Robert « fou d’avarice », ou, deux ans avant de se prendre une balle dans la bouche, à ces « mesquins petits assassins avares » de la clique de Bush, vicieux, cruels, stupides, racistes, nazis dans la gorge desquels il pissait.

Or, comme l’a reconnu dans « Alexander Pope in a prose convertible » un ami journaliste du Toronto Globe and Mail, Paul William Roberts, auteur d’un livre sur les mensonges de la guerre en Irak, cette fin était « ironique » pour un Thompson « qui déplorait avant tout la tendance des médias à s’auto-censurer ». Il y mettait en scène la façon dont il « imaginait que devait commencer un hommage à Hunter » : Thompson l’appelant la veille de sa mort pour dire qu’on était autour de lui pour l’empêcher de publier une histoire révélant l’utilisation d’explosifs dans les fondations des tours du WTC. Et Roberts d’informer ses lecteurs qu’ « en effet », Thompson préparait « un tel article » (sur les tours du 11-septembre donc), même si ce n’était pas ce qui l’avait tué – et de nous rappeler que Thompson considérait qu’il voulait pouvoir mettre fin à sa vie à tout moment pour ne pas se sentir piégé. Confirmation, un mois plus tard, sur Online Journal que Thompson était sur une « histoire longue comme un livre » sur l’implication du gouvernement dans le 11/9, avec des preuves explosives sur l’utilisation de bombes au WTC, de la plume du journaliste new-yorkais Jerry Mazza (Murdering the messengers), qui évoquait un autre sujet en cours de la part du journaliste gonzo : un réseau d’esclaves sexuels à la Maison Blanche. Mr. Mazza ne pouvait laisser passer la thèse du suicide. Bush était également alors pointé du doigt par les médias sur la drogue qu’il avait pris quand il était jeune. Hunter connaissait une ou deux choses et s’en était ouvert à l’Independent en 2004 en se censurant lui-même, l’une d’elle étant qu’il l’avait croisé accompagnant un vendeur de cocaïne en 1974 à une fête d’Hunter pour le Super Bowl à Houston, et en compagnie de dilettantes de la coke de la jeunesse dorée. On sait ce qui est arrivé au biographe James Hatfield, qui le trouvait tout aussi insignifiant, et qui avait soulevé ces questions de drogue, mais aussi la coopération entre Bush et un frère de ben Laden, Salem, qui avait investi dans Arbusto par l’intermédiaire de James Bath, et, ensuite dans ses interviews l’illégalité du financement de la campagne de 2000, via Cheney.

 

On ne sait, hélas, ce que sont devenus les articles. Dommage qu’il n’en ait pas fourni de copie à des proches, s’il se sentait menacé. Dans une interview du 29 août 2002 donnée à la célèbre radio australienne, Australian Broadcasting Corporation pour le National’s Media Report, Thompson avait expliqué qu’on ne savait rien sur le Qui, le Quoi, le Quand, etc. du 11-septembre. Il avait tendance à se dire « à qui cela avait profité ? ». Qui avait la motivation, les moyens et l’opportunité de commettre ce crime ? Et il se rendait compte que les membres de l’administration avaient utilisé cet événement « comme tremplin pour faire tout ce qu’ils voulaient ». Il « ne savait s’il voulait creuser cela sur une radio internationale », mais, puisqu’on l’invitait à poursuivre, il expliquait que cela avait permis de faire diversion du fait que l’économie s’écroulait (or « il y a toujours une récession drastique quand un Bush arrive au pouvoir »…). Et d’ajouter qu’il avait passé suffisamment de temps autour de la Maison blanche et dans les campagnes électorales, pour savoir comment pensaient certains responsables : « la version publique des actualités ou de n’importe quel événement, n’est jamais ce qui s’est vraiment passé ». Cette interview a ensuite été censurée. Ce qui illustre à quel point des analyses sans illusions de sa part dérangeaient fortement. En mars 2004, dans une interview, il évoquait les « questions sans réponse » « et voyons, eh bien, les mensonges ! ». Ex : on n’avait vu que l’approche finale du second avion et pas la minute précédente. Or d’après des témoins, calmes, dont un chauffeur qui se trouvait au Centre Environnemental de Meadowlands, à l’Ouest, le deuxième avion s’était d’abord approché, avait dévié sa trajectoire, avant de faire une demi-boucle et de revenir viser à nouveau la tour avant de la percuter, manœuvres impossibles à réaliser pour des pilotes amateurs et sans doute avec le système de correction du pilotage installé dans les Boeing. Une manœuvre pour éviter des missiles se trouvant sur des bateaux de guerre, peut-on se demander ? Depuis, il devait sans doute être sur écoute, Patriot Act aidant ou pas, afin que certains conspirateurs haut-placés aient un temps d’avance en cas de bombe médiatique de sa part sur l’utilisation d’explosifs le 11/9, et à travers toute la presse puisqu’il avait passé 40 ans à se faire des relations dans ce milieu et avec quelques politiciens plutôt droits (Pat Buchanan, Clinton – celui, hélas, qui a dit l’air menaçant à un truther « comment osez-vous dire que le 11/9 était un inside job !»).

A faire taire : le témoin d’un double hold-up, sur l’argent et sur les débris des tours

Même en Argentine, Kurt Sonnenfeld et sa nouvelle épouse se disent sur écoutes au mépris de la souveraineté de ce pays. Réfugié, ce caméraman est en ce moment-même l’objet d’une tentative « finale » d’extradition (New York Post, Hiding behind the ‘truther’, April 7, 2013). Unique personne autorisée par la FEMA (agence fédérale gérant les états urgences) à filmer les ruines du WTC (les vidéos des autres journalistes étaient confisquées), il avait été bizarrement appelé à New York alors même que le deuxième avion n’avait pas encore frappé la deuxième tour (la FEMA était même déjà présente le 10 septembre, tandis qu’il avait fallu 10 jours avant qu’elle ne soit déployée après l’ouragan Katrina malgré l’alerte préalable). Sonnenfeld craint pour sa vie s’il est extradé aux Etats-Unis. Il estime qu’on le poursuit pour des motifs politiques, comme Bobby Fischer ou Abraham Bolden. Il a eu droit à des effractions dans ses différents domiciles parce qu’il en sait trop, et ce depuis le suicide de sa femme en 2002 (elle aurait laissé plusieurs cahiers et une note sur ses intentions) et ce qu’il a dit à ses collègues de la FEMA alors qu’il était en prison. Il a néanmoins réussi – grâce à son exil – à sortir un livre avant de se faire descendre. Mais on est toujours à ses basques pour « tuer le messager » : un livre de Kirk Mitchell, The Spin Doctor, vient de sortir le 29 novembre 2012, basé sur les témoignages de deux « mouchards en prison » à qui il se serait confié. Or on sait que les mouchards ont tout intérêt à mentir et ne se gênent généralement pas pour le faire, car dans le système américain, leurs peines sont allégées s’ils font les balances (voir Snitch Culture : « culture de mouchards »). Ce journaliste de Denver ou celui du New York Post, trouve utile de citer un proche des victimes du 11/9 qui l’accuse d’être « fou ». Et le livre l’accuse d’avoir assassiné sa femme avec qui il s’était disputé à propos de ses problèmes d’alcool et d’héroïne en plus d’avoir fait venir deux prostituées, alors que les procureurs de Denver l’avaient une première fois affranchi de toute accusation, tout en étant maintenu sans raison en détention quatre mois durant, avant d’être à nouveau poursuivi deux ans plus tard en septembre 2004, avant le départ de l’administration Bush et alors qu’il avait envoyé une démo de ses vidéos à un producteur TV. « Une semaine après, le 31 août, Interpol m’a arrêté. Je trouve cette coïncidence extrêmement simultanée ». Ses enregistrements vidéos prouveraient une complicité du gouvernement. Par exemple, s’était-il confié au Réseau Voltaire : les débris des tours avaient été très vite évacués, les débris d’avion étaient trop intacts (pneu non brûlé) ou trop petits (partie de moteur), ou une chambre-forte des douanes US dans le sous-sol du WTC 6 complètement vidée vraisemblablement avant la chute des tours jumelles étant donné les dommages qui furent et qui auraient été créés (la porte en acier, cassée, n’était que partiellement ouverte, elle était donc fermée avant la chute), ce qui montrait une connaissance préalable de leur démolition. Désormais, nombre de personnes le soutiennent en Argentine, dont le prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel.

De l’argent disparu ? Eh bien, justement, suivons l’argent

A écouter Splitting dans 9/11 : Follow the money : « devinez quoi les 38 sociétés sur lesquelles d’énormes profits en put options » ont été réalisés étaient possédées « par l’empire Rockefeller et Rothschild » (minute 8’14", et 34′ sur ce qu’il veut dire par ces 38 sociétés : « salopards »). Sa source ? Un article de Ian Mulgrew dans le Vancouver Sun ou plutôt de quelqu’un qui se prétend journaliste du Vancouver Sun qui se basait sans doute sur un article beaucoup plus long intitulé SEC Secret probe de Tbrnews dont il est difficile de retracer les sources y compris par nom de journal ou personnes citées, sans parler du graphique de sociétés contrôlées par Rockefeller et Rothschild où ces sociétés apparaîtraient – en fait pas toutes mais beaucoup selon le texte de Splitting de 2008 introduit par Peter Zaza). Visiblement préoccupé par les Rockefeller, peut-être depuis la répression de la prison d’Attica, il racontait que lors de la promo de son autobiographie à New York du 1er au 10 septembre 2001 environ, un membre de la famille Rockefeller du nom de William O’Neill dont la mère serait la sœur de David Nelson Rockefeller (mais il n’est pas sûr exactement à 46′) lui aurait proposé de dormir à l’hôtel Mariott où périrent des pompiers). Enfin, il renvoyait son auditoire à d’autres suspects et l’invitait à « taper sur google Richard Andrew Grove 9-11, Jerry Mazza 9-11, Marsch Mc Lellan 9-11 ».

Aux premières loges du 11/9 : Maurice Greenberg, Paul Bremer, Jérôme Hauer, pour l’accès aux tours, et, pour contrôler le message ou faire taire, Henry Kissinger et Hauer…

Paul Bremer aurait bénéficié via des options de vente de la catastrophe du 11/9 car les bureaux de sa société, Marsh & McLellan étaient dans les tours. Kissinger l’avait employé jusqu’en 2000 et Bremer avait annoncé à l’époque un danger terroriste pouvant faire des « dizaines de milliers de victimes » si bien que « le peuple américain crierait pour une réponse » (min 1h15’30). Il allait finir par gouverner lui-même l’Irak, avec, pour y privatiser l’économie, Michael Fleischer, le frère d’Ari, celui qui disait à Bush quand il pouvait parler le 11/9…

On notera qu’au départ, l’homme qui devait diriger la commission officielle sur le 11/9 était Kissinger (mais qui fait signer les ordres de guerres ? Ki-ssin-ger si on veut un moyen mnémotechnique). Ce pro-israélien et pro-inervention de longue date a bien des fois été en partenariat avec des membres de la Fed. Goldman Sachs, co-actionnaire de la Fed, avait financé avec trois autres banques le lancement de Kissinger Associates dans les années soixante-dix à hauteur de 350 000 $ (Jim Marrs citant Walter Isaacson p.122 de Inside Job, Unmasking the 9/11 Conspiracies, Origin Press, San Rafael, CA). Geithner devenu président de la Fed de New York en 2003 avait travaillé pour Kissinger Associates. Et, relevait précisément Splitting (à 1h17), vers 2000 Kissinger Associates avait fait affaire avec Maurice Hank Greenberg vice-président et ex-directeur de la Fed de New York et PDG d’AIG, qui avait empoché (comme Mc Lellan dirigée par un fils de Greenberg) un maximum en « put options ». Ils avaient créé Blackstone Group (une société de conseils financiers, sans toutefois de lien connu avec les mercenaires de Blackwater comme le formulait Splitting) dirigée par un certain Peterson de la CIA. Blackstone contrôlait Kroll Inc. la principale société responsable de la sécurité du WTC dirigée par Jérôme Hauer, qui aurait, spéculait Splitting, permis au Mossad de câbler les tours pour la démolition. A 1h30, il en rajoutait peut-être sur la présence de C4 et de thermite dans le van des Israéliens, en plus des cutters « nécessaires à la démolition », mais interprétait tout de même assez ingénieusement la photo où l’on voyait les Israéliens de l’équipe de Syvan Kurzberg allumer un briquet devant les tours en feu ou en ruine : c’était indiquer dans leur tête qu’ils avaient « permis au détonateur d’exploser » ! Dans la même veine, Alan Sabrosky, juif, mais ayant juré fidélité aux Etats-Unis, affirma que la société de sécurité des tours était israélienne. Dans un article, il était plutôt question d’accès des tours donné au Mossad, ou à des membres de la CIA et de l’armée, mais seulement avec l’accord d’Israël. Les poseurs de bombes ayant dû disposer avant toute chose d’un certain niveau de « soutien local ». Mais le soutien venait aussi d’assez haut. C’était donc un « local » et un « federal job ». Rappelons que selon Hicham Hamza dans le Grand Tabou, la compagnie Urban Moving Systems, qui employait des agents du Mossad travaillant près des tours et assurait pourtant une besogne de mauvaise qualité en matière de déménagement, avait bénéficié, en juin 2001, d’un prêt fédéral de 498 750 dollars. Et le soutien fédéral continue, puisque les plaintes d’Elen Mariani etc. contre les compagnies de sécurité aériennes viennent d’être déboutées en février 2013 par la Cour Suprême et sont canalisées vers le juge Hellerstein, qui propose des compensations au lieu d’un procès, car, a-t-il dit lors d’une audience « l’argent est le lubrifiant universel ». Quand à son fils, il travaille pour une société d’avocats de Tel Aviv qui défend ICTS (minutes 10′ et 18′). Qui a dit conflit d’intérêts ?

La sécurité des tours était assurée par Securacom, avec la famille Bush à la direction, et par Kroll, contrôlée par AIG et donc Maurice Raymond "Hank" Greenberg né à Chicago, lui-même ancien chef de la Fed de New York. A la télé, on entendit souvent Paul Bremer et le PDG de Kroll, Jérôme Hauer, formé à l’université John Hopkins, passé par IBM, et nommé en 1996 par le maire Giuliani à la tête de l’Office of Emergency Management, qui remplaçait désormais le département de la police pour superviser les états d’urgences. C’est aussi Jérôme Hauer qui avait suggéré au maire Giulani de construire ce qui est devenu le bunker situé dans le bâtiment N°7 du WTC. Et Hauer avait mené à sa perte l’agent du FBI et éminent spécialiste d’Al Qaïda John O’Neill, en l’affectant la veille du 11-septembre à son nouveau poste dans un bureau des Twin towers.

Mr. Hauer, lors d’une de ses nombreuses apparitions télévisées avait, en réponse à une question soulevant la possibilité de bombes pré-positionnées, immédiatement répondu « non », coupant presque le journaliste pour étouffer toute contestation. Il pensait « juste » « simplement », que les effondrements étaient dus aux feux intenses, à l’impact commis par les avions sur la structure, et à la « vélocité » des avions (joli terme technique bien appris à l’avance et répété deux fois !). Il pointait du doigt, cette-fois après la suggestion d’un journaliste peut-être mis sur la voie, la possibilité que cela ait « les empreintes de Ben Laden » sans forcément d’Etat derrière. Ce qui permet de viser tous les pays qui abritent des terroristes… Dans une autre interview il avait annoncé que l’on « s’inquiétait de l’instabilité du building 7 ». N’avait-il pas bien préparé, et la version officielle, et le terrain.

D’autres « Geronimos » rattrapés à cause du 11-septembre ?

Contrairement à Hunther Thomson, Philip Marshall, et Splitting the Sky, les disparitions de personnes âgées ou de femmes beaucoup plus âgées semblent moins violentes. Lynn Margulis vit ses jours interrompus par un accident vasculaire cérébral hémorragique quasi-foudroyant à son domicile, le 22 novembre 2011. Cette éminente scientifique, plutôt très âgée, avait été directement interviewée par AE911truth peu avant. Elle disait notamment la chose suivante des conclusions du NIST sur la chute des trois tours (après la 7e minute) :

« Prouver un modèle qui est sans précédent dans l’histoire des immeubles qui s’effondrent, donc là ce n’est pas de la science à quoi on a affaire, ce n’est pas de la mauvaise science, ce n’est juste pas de la science du tout. C’est mon propos. Donc pour moi ce qui est le plus impressionnant puisque je travaille au microscope à longueur de journée ce sont les très très nombreux échantillons microscopiques qui montrent ces extrêmement euh totalement uniques cristaux rouges et gris rouge et gris sur le même cristal et ça a été trouvé dans tous les échantillons de poussière (…) et ce sont des produits incendiaires à très hautes températures ».

AVC aussi le 21 février 2013 pour Jane Pollicino, âgée de 60 ans, pendant ses vacances au Mexique. Cette femme était aussi en première ligne pour la réouverture du procès aux côtés de AE911truth.org. Comme Mme Margulis, elle ne souffrait pas de surpoids, un facteur normalement favorisant.

 

Francesco Cossiga, ancien ministre de la Défense, de l’Intérieur et président de la République souvent connu pour ses révélations (Bologne, Ustica), a été le premier homme politique d’envergure, à considérer, le 14 septembre 2001 dans la Stampa, comme « pas pensable que Ben Laden ait tout effectué lui-même ». Selon lui, il avait dû y avoir des infiltrations dans le personnel des radars et de la sécurité aérienne. Personne âgée au verbe haut, il allait s’éteindre en août 2010 – le même mois où la résidence fantôme de Ben Laden aurait été repérée, avec les mensonges à la clef qui allaient s’ensuivre… Après trois nouvelles années de silence, fin octobre 2010, Oussama se mettait, par exemple, à menacer la France de Sarkozy. Cossiga fut admis une semaine à l’hôpital à Rome. « L’état de santé de M. Cossiga s’améliorait progressivement. Mais, dans la nuit de lundi à mardi, son état s’est brusquement détérioré et il est mort en milieu de journée vers 11H00 GMT d’un arrêt cardiaque » (par respiration/insertion/bombage de monoxyde de carbone pour le priver d’oxygène, comme le cardiaque Vladimir Volkoff qui s’opposait à la guerre en Afghanistan ?)

C’est qu’en novembre 2007 il avait brillé par une sortie déroutante relayée dans le monde entier par d’innombrables conspirationnistes. Et ce, le jour même de l’annonce d’une bien inattendue déclaration de Ben Laden après trois ans de silence – assez alambiquée d’ailleurs, contradictoire ou trafiquée : « les événements de Manhattan (New York) étaient la réponse aux massacres par l’alliance américano-israélienne de notre peuple en Palestine et au Liban. Je suis le responsable. Les Afghans, gouvernement et peuple, n’en avaient aucunement connaissance (…) L’Amérique savait (qui était responsable, ndlr [ou plutôt quel était le mobile profond NDLR2]). Quelques ministres afghans étaient tombés prisonniers aux mains des Américains. Ils avaient été interrogés. Le gouvernement des taliban avait exigé des preuves sur les accusations avant l’invasion. L’Amérique n’en a apporté aucune et s’est obstinée à envahir l’Afghanistan, et l’Europe l’a suivie ».

Cossiga s’était donc empressé de laisser échapper le jour même dans une longue digression innocemment reprise par le Corriere (tout en deuxième degré, ce dont il avait le secret), ses doutes sur les revendications sonores d’Al Qaïda à propos d’une bande audio où Ben Laden « menaçait Berlusconi ». Le Réseau Voltaire l’avait assez mal cité à la fois en rajoutant des mots au début pour mieux clarifier son raisonnement, et en omettant ce passage : « avec l’aide du monde sioniste ». Reopen911 n’a pas relayé ses bons mots. Quant à Solidarité et Progrès ils avaient simplement évacué tout caractère tonitruant et politiquement très incorrect à la digression de Cossiga alors même que celui-ci évoquait pour appuyer ses dires le « Palais Chigi », « l’environnement proche » des « services secrets italiens » qu’il ne se serait tout de même pas amusé à ridiculiser. De plus, on ne voit pas en quoi Cossiga, du centre, aurait ironisé sur ce que savaient « les milieux démocrates aux Etats-Unis et en Europe ». D’autant qu’il est peu probable qu’un croyant en la version officielle dirait, même dans la bouche de ses adversaires, que le fait que Ben Laden revendique les attentats est en soi douteux. Un croyant en la version officielle ne se raccrocherait pas à la toute dernière bande audio pour rappeler que Ben Laden revendiquait les attentats. Par ailleurs pour Solidarité et Progrès, Cossiga reprochait au centre gauche un manque de soutien à Berlusconi. En fait Ben Laden ne menaçait pas Berlusconi : « Ce n’est un secret pour personne: (Tony) Blair, (Gordon) Brown, (Silvio) Berlusconi, (José Maria) Aznar, (Nicolas) Sarkozy et leurs semblables aiment se mettre dans l’ombre de la Maison Blanche » ). Donc tout le discours de Cossiga comme quoi cette cassette mettait en avant Berlusconi était une exagération pour parler de la fausse revendication de Ben Laden. Nous reprendrons donc avec une phrase supplémentaire au début, la traduction de Carlo Revelli, malheureusement incomplète pour montrer tout l’art oratoire ayant permis à l’honnête président de glisser quelques vérités :

« Dans l’environnement proche du Palais Chigi, qui est le centre névralgique des renseignements italiens, on note que la non-authenticité de la vidéo est certifiée par le fait qu’Oussama Ben Laden y confesse qu’Al Qaïda était [maintenant la traduction de C. Revelli] l’auteur de l’attaque du 11 septembre 2001 sur les deux tours de New York, alors que tous les milieux démocrates américains et européens, et parmi eux le centre gauche italien, savent très bien que cette attaque désastreuse a été planifiée et exécutée par la CIA américaine et le Mossad avec l’aide du monde sioniste afin d’accuser les pays arabes et pour persuader les puissances occidentales d’intervenir tant en Irak qu’en Afghanistan ».

Petit bestiaire des assassins US : porcs avares et amoraux aux commandes, contre animaux stupides du peuple

Au cœur même de l’Empire, les dissidents mâchent moins leurs mots, à leurs risques et périls. Alex Jones emploie souvent le terme de scum ou scumbag (ordure, pourriture, racaille), à l’instar d’Hunter Thompson, qui en 1979, livrait aussi cette réflexion : « Dans une nation dirigée par des pourceaux, tous les porcs sont en déplacement vers le haut, et nous autres on est baisés jusqu’à ce qu’on rassemble nos actions : pas forcément pour gagner mais surtout pour ne pas perdre complètement ». L’auteur de Génération de porcs en 1988, y déplorait que dans le monde des médias télévisés les hommes bons mourraient « comme des chiens sans raison valable ». En 2004, il relevait encore que trois journalistes américains avaient été tués comme des chiens en Irak par l’armée US.

Il faut dire, comme le rappelait Splitting, que pour Kissinger lui-même : « les militaires sont des animaux bêtes et stupides qu’on peut utiliser » comme des pions en politique étrangère. Ils sont les automates zombies d’Amérique… Les journalistes Woodward et Bernstein rajoutaient dans le même passage qu’il avait dit de manière marquée au général Alexander Haig « Al, si tu es un bon garçon, je t’en donnerai une autre » d’étoile à l’épaule.

De son côté, Splitting se plaisait à considérer le maire de New York comme « le pire porc fasciste que vous pourriez jamais voir et rencontrer dans votre vie et pour tout vous dire les porcs ont plus de moralité qu’il n’en a ». Il avait même voulu interpeler Giuliani au Canada avant d’être poussé en dehors du building. Giuliani aurait bien fait d’être « sur ses gardes » car Splitting était « comme un limier sur sa trace pour son implication avec d’autres porcs capitalistes, pour leur implication dans le 11/9, et un jour ça va lui revenir comme une morsure dans le cul » (minutes 23’30 à 24′). En voilà un qui n’en démordait pas !

Selon Kevin Barrett, Splitting pratiquait une sorte de yoga tantrique, le kundalini (avec « respiration du feu »), qui lui permettait de charger sa colonne vertébrale et son cerveau en électricité. D’où peut-être son énergie survoltée. Energie manifeste également dans cette harangue :

« Nous devons savoir comment nous allons appréhender ces criminels. Allons-nous créer un tribunal de crime de guerre ? » (1h06′). « Nous devons être la conscience de la masse des gens pour arrêter cela (…) je ne suis pas la victime de ce que je ne connais pas. Ce que je sais me donne du pouvoir, de la force (…) nous devons nous unir et faire répondre ces gens pour leur crime (…) votre temps est expiré. Vous ne nous volerez plus, ne nous tuerez plus, ne nous mutilerez plus, ne nous emprisonnerez plus, ne nous appauvrirez plus, à cause de votre avarice et de votre stupidité. Vous, votre règne a pris fin ; vous aller répondre au peuple parce que les peuples du monde sont les seuls qui gouvernent les nations (…) Nous allons faire les lois et allons changer les choses, et nous le ferons avec moralité et éthique (…) Tous les fascistes et les dictateurs vont répondre de leurs crimes » (1h23)

Hélas son vœu n’aura pas été exaucé de son vivant.

Etats-Nuisibles d’âmes étiques

« Les États-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence, sans jamais avoir connu la civilisation », auraient dit Oscar Wilde ou Albert Einstein (quelquefois politiquement incorrect jusqu’à réclamer en Israël l’égalité complète pour les citoyens arabes début 1955, mais pas tant qu’on l’aurait espéré dans son dernier manuscrit resté inachevé juste avant sa mort en avril 1955, peu après la visite de l’ambassadeur et du consul d’Israël venus l’aider à préparer ce discours pour célébrer la création d’Israël).

Longtemps, la politique états-unienne a été machiavelienne. A cet égard, l’après 11-Septembre ne constitue pas tant que cela l’effondrement d’une quelconque droiture. Toutefois, selon une perspective de temps long, il aura marqué un léger tournant, mesurable en terme d’intensité comme de moralité. Pour reconstruire les forces armées ou pour continuer à conquérir, des criminels en haut lieu ont eu l’intention de laisser tuer ou de tuer des civils à l’intérieur de leurs frontières métropolitaines. Ceci dit, quelle différence aux yeux des puissants ? Comme l’avait dit plusieurs fois Jérôme Hauer de Kroll à la télévision, qui la jouait encore plus profil bas et regard insensible que Paul Bremer, le 11/9 était un « incident » dévastateur. Un incident diplomatique en quelque sorte ne faisant qu’accroître la tension aux frontières… mais permettant comme à leur habitude aux USA de déclencher des guerres … environ tous les deux-cinq ans… ou d’implanter leurs troupes loin de leurs frontières soit tous les cinq-dix ans quoique pendant plus longtemps sans doute.

Pour Léo Strauss, le pape des néo-conservateurs, les dirigeants réalisent qu’il n’y a pas de moralité et peuvent manipuler le public comme du mastic pour qu’ils obéissent à un leader fort les protégeant contre les menaces extérieures. Selon Shania Dury présentant Strauss, il serait même « capital » que « la tromperie soit « perpétuelle » car les gens ont tendance à être individualistes et dissidents alors qu’ils ont « besoin d’être dirigés » pour être protégés. A fortiori si on veut éviter la chute d’un Empire à la manière de Rome, souvent étudiée par les néo-conservateurs. La cohérence d’un Empire est alors entretenue par une menace extérieure. Et pour Kissinger « les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts ». On peut alors penser que les attaques sont à la mesure du pouvoir hégémonique et des invasions envisagées contre de prétendus ennemis.

Les guerres servent aussi des intérêts étrangers au peuple, voire à la nation. Brzezinsky voulait contrôler le gaz du Caucase face à la Russie, et les néo-conservateurs remodeler l’environnement autour d’Israël, enlever Saddam Hussein, et redessiner la Syrie (voir A clean break … Securing the Realm). Vastes objectifs. Les guerres extérieures sont, dans 1984 d’Orwell, une affaire intérieure permettant de maintenir la hiérarchie de la société. « La guerre est un racket » disait le Général Smedley Butler, qui préconisait que l’armée US ne s’éloigne pas à plus de 200 miles des côtes. Tant que le contribuable ne se rebiffe pas contre la pseudo menace extérieure et avale la propagande en se laissant tondre, tout fonctionne. S’il rétablit la vérité sur l’origine profonde des attaques, il sème l’anarchie. Le problème pour les dissidents est que les visées des élites néo-conservatrices semblent avoir enflé. Elles ont pris la grosse tête. Elles veulent servir des intérêts étrangers ou veulent dominer le monde d’un pôle à l’autre. Les Etats-Unis, dénués de toute colonne morale ne sont alors plus qu’une « larve qui grossit mais n’évolue jamais » (feu Jean-Edern Hallier), et dont l’âme s’amaigrit à mesure de son engraissement. Raison de plus pour tuer en quelque sorte le cochon en mettant sa gueule bien grasse sur un grill, dans une Cour pénale internationale rendant des comptes aux citoyens floués, pillés et massacrés.

Ingérence impérialiste: La Bolivie vire l’agence USAID (CIA) de son territoire…

Posted in actualité, altermondialisme, CIA et traffic de drogue, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme with tags , , , , , on 2 mai 2013 by Résistance 71

Excellent ! Moralès fera t’il plus fort que Chavez ? L’USAID est une vitrine de la CIA. Cette agence devrait être virée de tous les pays, ses fonctions sont exclusivement des fonctions d’ingérence et de renseignement.

Plus que temps de donner un grand coup de balai dans cette fange bureaucratiqaue œuvrant pour l’empire et à terme, le Nouvel Ordre Mondial fasciste qui se met en place.

– Résistance 71 –

 

Evo Moralès annonce l’expulsion de l’agence américaine pour le développement (USAID) pour conspiration envers le peuple bolivien

 

Press TV

 

Le 1er Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/05/01/301344/bolivia-to-expel-usaid-for-conspiracy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président bolivien Evo Moralès dit qu’il va expulser l’US Agency for International Development (USAID) du pays, accusant l’agence de chercher à “conspirer” contre le peuple bolivien et le gouvernement.

Moralès a fait l’annonce Mercredi au cours d’un rassemblement politique à La Paz en célébration de la fête du travail du 1er Mai, a rapporté l’AFP.

Moralès avait déjà menacé l’agence d’expulsion dans le passé, disant que ses programmes ont des objectifs plus politiques que sociaux.

 Le président de gauche a fait remarquer qu’il “ne manquait pas d’institutions américaines qui continuent à conspirer contre notre peuple et spécifiquement contre le gouvernement national, c’est pourquoi nous prenons cette opportunité d’annoncer en cette fête du travail, que nous avons décidé d’expulser l’USAID du pays.”

“Plus d’USAID pour manipuler et utiliser nos leaders”, a t’il ajouté.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères états-unien a nié les accusations comme “étant sans fondement”.

“Nous pensons que les programmes ont été positifs pour le peuple bolivien et ont été coordonnés avec le gouvernement et les agences appropriées sous le contrôle de leur propre plan de développement national.” A t’il dit.

L’agence a travaillé en Bolivie depuis près de dix ans et avait un budget de 52 millions de dollars pour le pays en 2010

Moralès a aussi villipendé une remarque du ministre des affaires étrangères américain John Kerry qui a décrit l’Amérique Latine comme étant “le jardin privé” des Etats-Unis.

Les Etats-Unis “pensent probablement qu’ils peuvent toujours nous manipuler politiquement et économiquement. Ceci appartient au passé,” a t’il déclaré.

Moralès a été publiquement très critique de la politique américaine envers sa nation.

En 2008, il a expulsé l’ambassadeur américain et la DEA (Drug Enforcement Administration) pour conspirer contre le gouvernement bolivien. La Bolivie est un producteur majeur de feuilles de coca qui peuvent être utilisées dans la production de cocaïne

Le 8 Septembre 2012, Moralès a dit que les Etats-Unis étaient devenus “le refuge des criminels” en réponse au refus de Washington d’extrader l’ancien président bolivien Gonzalo Sanchez de Lozada, qui est recherché dans son pays suite à une enquête concernant la mort de 63 personnes durant la répression militaire des manifestations anti-gouvernementales d’Octobre 2003.

 

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