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Autisme syndical: Lutte des classes ?… Quésaco ?…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société libertaire, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , le juin 19, 2013 par Résistance 71

Excellente analyse succinte et directe sur la relation État, forces actives du travail, syndicats et entreprises. Le constat est simple: les syndicats foie jaune ne sont plus là pour lutter, mais pour arrondir les angles de façon à profiter des mannes et privilèges offerts aux moutons serviles.

Arrêtons cette mascarade ! Il est plus que temps de reprendre le chemin de la conscience politique. Question simple: Où est l’intérêt commun et qui s’en occupe ? Qui en a même encore simplement conscience ?…

– Résistance 71 –

 

La société que nous préparent le MEDEF et la CFDT

 

Pierre Bance

 

19 Juin 2013

 

url de l’article:


http://www.autrefutur.net/La-societe-que-nous-preparent-le

 

La loi du 14 juin 2013 sur la sécurisation de l’emploi a été validée pour l’essentiel par le Conseil constitutionnel. La loi est une reprise, sans modification majeure, de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013. Signé entre le patronat d’un côté, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC de l’autre, cet accord, pour scélérat qu’il soit, ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans une longue marche visant à réformer le droit du travail pour l’adapter aux contraintes d’une économie mondialisée.

Le droit du travail est le reflet de la lutte des classes. Quand les travailleurs avancent l’État et le patronat concèdent des améliorations aux conditions de travail. Quand ils reculent, parce que les conditions économiques sont peu favorables et les syndicats peu combatifs, les employeurs reprennent ce qu’ils avaient lâché.

Jusqu’en 1981, globalement, le droit du travail s’était amélioré, fruit d’un siècle de luttes ouvrières. Avec l’arrivée au pouvoir des socialistes, et dans un contexte de « crises » économiques, les choses vont changer. En la personne de la CFDT, patronat et sociaux-libéraux vont trouver un partenaire syndical qui accepte de collaborer pour construire un autre modèle de société qui n’est pas sans rappeler les systèmes corporatistes ou, si l’on veut être moderne, une version possible de projet libertarien. Patronat et syndicats réformistes adaptent le droit du travail à ce qu’ils considèrent comme les impératifs de l’économie de marché mondialisée, sous le regard bienveillant de l’État maintenu à ses strictes fonctions régaliennes : faire respecter l’ordre social par sa justice, et encore le moins possible ; par la force, si besoin.

C’est la thèse développée par Pierre Bance dans l’article ci-dessous, version actualisée de celle parue dans Le Monde libertaire, n° 1707 du 23 au 29 mai 2013.

À l’origine, l’État se construit par la force, Dieu la légitime, le droit la sert. Celui qui possède les moyens de la contrainte physique impose son État par la violence pour son profit. Celui qui possède la puissance financière achète la violence qui lui permettra de contrôler l’État pour étendre son pouvoir et grossir son capital [1]. L’inégalité et l’injustice entre les tenants du pouvoir, les forts, les riches, leurs protégés et ceux qui les subissent, les exploités, les faibles, les pauvres se révélèrent, au cours des siècles, de plus en plus insupportables avec le progrès des sciences et des techniques, avec les idées nouvelles. Les plus intelligents des exploiteurs comprirent qu’il fallait donner une autre légitimité au pouvoir d’État que la désignation divine. 
Á partir de la Révolution française, se construisit la démocratie inspirée de l’enseignement des philosophes des Lumières. Les révolutionnaires de 1789 décrétèrent que la légitimité du gouvernement de l’État ne viendrait plus de la violence expropriatrice des chefs barbares, du Dieu des rois et empereurs. Elle viendra du peuple. On entrait dans la modernité. La nouvelle puissance politique et économique, la bourgeoisie, conçut en moins d’un siècle cette merveille de l’exploitation paisible qu’est la démocratie parlementaire qu’Alain Badiou appelle le capitalo-parlementarisme [2]. Elle permet à la classe dominante de conserver la propriété des moyens de production et de contrôler le pouvoir tout en laissant croire à une égalité entre tous les citoyens. Le principe électoral est la base de cette illusion. Chacun imagine avoir sa part dans la conduite du pays alors que, quel que soit le gouvernement, l’État joue un rôle régulateur au profit de la propriété ; il veille à ce que certains exploiteurs n’aillent pas trop loin pour éviter des désordres ; il anticipe ou répond à la grogne des exploités pour désamorcer leur révolte. Le droit du travail, agissant sur la relation primaire du capitalisme, l’exploitation du travailleur salarié [3], le plus dangereux pour l’ordre établi, est l’exemple approprié pour comprendre l’enjeu et le mécanisme de la régulation démocratique.

Le droit du travail accessoire du droit des affaires

Quand les travailleurs sont en situation de force, l’État oblige le capital, s’il ne le comprend pas lui-même, à leur concéder des droits ou des avantages ; quand les travailleurs sont en situation de faiblesse, l’État laisse les exploiteurs les leur reprendre ou les limiter. Ce mouvement alternatif est inhérent à la lutte des classes et s’articule avec les fluctuations de l’économie. Quand cette dernière est en expansion, le patronat est disposé à partager pour éviter la confrontation sociale et si celle-ci se produit, il cède. Quand elle est en récession, du fait des dysfonctionnements de sa propre machine, le capital est prompt à inverser la tendance, invoquant la nécessité de réformer pour le bien commun, de restreindre dans l’intérêt général, de faire preuve de réalisme pour revenir à la prospérité.

En 1945, et les années qui suivent, la classe ouvrière, aguerrie dans la Résistance, bien organisée dans ses syndicats, est en mesure de mener une révolution, au moins une insurrection. Pour éviter l’une ou l’autre, l’État lui concède des droits importants : institution des comités d’entreprise et relance des délégués du personnel, statut « avantageux » des salariés des entreprises nationalisées, installation de la sécurité sociale et participation des syndicats à sa gestion, nouvelle loi sur les conventions collectives renforçant le rôle des syndicats par la représentativité, etc.

On pourrait aussi prendre pour exemple l’après-Mai 68 avec la loi sur les délégués syndicaux et la section syndicale d’entreprise, la mensualisation, le développement de la formation professionnelle, la loi de 1973 sur la cause réelle et sérieuse du licenciement, etc.

Á chaque situation comparable, l’État fait ainsi d’une pierre deux coups : en améliorant le sort des salariés, il désamorce la contestation tout en renforçant son emprise sur les organisations ouvrières enserrées dans un filet juridique les contraignant à collaborer au système d’exploitation.

Après la victoire socialiste de 1981, les lois Auroux de 1982, du nom du ministre du travail Jean Auroux, accordent de nouveaux droits non négligeables sur la représentation du personnel, la négociation collective, la durée du travail, la limitation des contrats à durée déterminée et du recours à l’intérim… Dans la foulée sont aussi votées la retraite à 60 ans et la cinquième semaine de congés payés. Mais, parallèlement, ces lois promeuvent des idées consensuelles telles que la « démocratie économique », les travailleurs « citoyens de l’entreprise », l’« entreprise citoyenne » qui préparent, perfidement, la déconstruction du droit du travail. Avant même le « tournant de la rigueur » de 1983, la première pierre en est posée par la loi du 13 novembre 1982 qui permet aux accords d’entreprise de déroger, en moins favorable, à des dispositions législatives et réglementaires lorsque lesdites dispositions l’autorisent. Les socialistes et la fraction éclairée du patronat s’étaient entendus pour, d’un côté, accorder des droits indispensables à la crédibilité des premiers, de l’autre, pour moderniser le droit du travail dans le sens voulu par la mondialisation de l’économie [4]. Le virus d’une remise en cause radicale de cent ans d’avancées sociales était instillé par une gauche phagocytée par les sociaux-chrétiens venus de la Confédération française démocratique du travail (CFDT).

Les choses se dégradent au long des années. La précarité de l’emploi pénètre le droit du travail par de multiples fissures légales et conventionnelles dont les plus significatives furent les lois Aubry de juin 1998 et janvier 2000 sur les 35 heures hebdomadaires, échangeant une réduction de la durée du travail contre sa flexibilité et la modération salariale ; cette réduction qui n’était pas une revendication première, fut un mauvais deal dont les salariés ne perçurent pas le vice sur le coup [5]. De retour au pouvoir en 2002, la droite pouvait parfaire le travail et accentuer le repli des droits des travailleurs. Notamment, les lois Fillon du 4 mai 2004 et Sarkozy-Fillon du 20 août 2008 étendent les cas où les accords d’entreprise peuvent déroger à la loi et leur permettent de contenir des dispositions moins favorables que la convention de branche. Pris dans un complexe jeu politique, les syndicats ne bougent pas voire encouragent le repli comme la CFDT approuvant la réforme scélérate des retraites en 2003 ce qui lui vaudra de perdre quelques dizaines de milliers d’adhérents [6]. Le programme de la gauche en 2012 n’a pas à son ordre du jour d’améliorations des droits sociaux. Tout occupé à leur faire accepter les fermetures d’entreprises, le gouvernement socialiste abandonne les travailleurs en rase campagne invoquant une énième crise plutôt que leur impuissance devant les multinationales. Pendant ce temps, la droite se droitise, l’extrême-droite prospère, les organisations syndicales sont bâillonnées par leurs bureaucraties politiciennes, surtout… s’affaiblit la conscience de classe. Le capitalisme oblige les ouvriers au recul : ils acceptent le développement de la flexibilité et de la précarisation, ils concèdent des retours en arrière sur les salaires, la durée du travail, la productivité, sous la menace de fermeture, de chantage aux délocalisations. L’État accompagne le mouvement et le prolonge avec la législation nécessaire en allongeant l’âge des départs en retraite et la durée de cotisation, en diminuant l’indemnisation du chômage comme les remboursements de l’assurance maladie. Les travailleurs fragilisés, menacés ne négocient plus le maintien de l’emploi mais les conditions de sa suppression quelquefois après des luttes dures, souvent désespérées.

L’ANI, comme une résurgence corporatiste

Désormais, la négociation sociale intègre la logique patronale des fatalités économiques telles les contraintes de la compétitivité internationale et la nécessité de délocaliser donc, l’impérative obligation de licencier. L’œuvre dévastatrice s’accélère avec l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi du 11 janvier 2013 signé entre le Medef, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises et l’Union professionnelle artisanale d’un côté, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, de l’autre ; accord entériné, sans modification majeure, par la loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi [7]. Objet d’un recours de parlementaires UMP pour non-conformité à la Constitution de certaines de ses dispositions, la loi a été validée par le Conseil constitutionnel [8]. Après cette validation, le ministre du Travail, Michel Sapin, a déclaré : « la loi sur la sécurisation de l’emploi fera date dans l’histoire de nos relations sociales, elle contribuera à renforcer notre compétitivité et donc l’emploi en France, tout en s’inscrivant dans la filiation des lois améliorant les droits de salariés » [9]. Oui, Monsieur le ministre socialiste, elle fera date, mais non pour ce que vous dites…

Ce texte était initialement intitulé : projet de loi pour un « nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi ». La sobriété nouvelle de son titre n’en a pas modifié le contenu [10]. Reste la quadrature du cercle : être au service de la compétitivité des entreprises en préservant l’emploi des travailleurs. Reste ce qui paraît le plus probable : construire un nouveau modèle économique et social. D’inspiration néo-libérale, celui-ci tend à remettre l’élaboration de la norme aux partenaires sociaux, de préférence au niveau de l’entreprise qui serait le mieux adapté. La mission régulatrice de l’État est circonscrite au minimum, avec la tentation de limiter son rôle à homologuer ce qui a été négocié, sa justice se chargeant seulement de le garantir. Ainsi, voit-on que la crise, selon un schéma éprouvé, sert l’adaptation du capital aux nouvelles données économiques. S’agissant du droit social, base juridique de l’exploitation, un système, à visée quasi libertarienne, se met en place ; il repose sur trois principaux piliers :

  • Cogestion de la précarisation. L’entreprise doit être gérée par l’employeur avec des syndicats qui adhèrent à cette idée folle de préserver l’emploi en le précarisant [11]. Les accords signés dérogeront de plus en plus largement à la loi et se soustrairont de plus en plus à l’appréciation du juge déclaré incompétent en matière économique, voire hostile au marché. Renaît le mythe du juge rouge.
  • Fait majoritaire. Les accords signés par des syndicats représentant une majorité de salariés, voire moins, s’imposeront à tous les salariés lesquels ne pourront plus opposer les clauses plus favorables de leur contrat de travail et seront légitimement licenciés s’ils rejettent les dispositions conventionnelles [12]. Peut-être, à l’avenir, pourront-ils ne pas être licenciés mais considérés comme démissionnaires au nom de leur liberté individuelle.
  • Privatisation de la protection sociale. Petit à petit le patronat reprend en main la gestion et le contrôle de la protection sociale avec pour objectif de la privatiser ne laissant qu’une sécurité sociale résiduelle, une aide médicale pour ceux qui n’ont rien.

Les ambivalences et les évolutions du droit social se prolongent dans le domaine de la santé, il faut avoir une population bien portante pour bien produire ; de l’éducation qui doit former des corps professionnels compétents et dociles si possible ; du logement pour parquer le bétail salariés ; des transports et des infrastructures dont l’objet principal est de faciliter la circulation des marchandises et l’acheminement de la main-d’œuvre. Entre la rapacité du capital contrariée par ses obligations économiques, sa volonté d’appropriation du commun par la privatisation et la volonté de la population d’améliorer sa vie quotidienne s’établit, au mieux, un consensus qui maintient en place la société capitaliste, et que l’on voudrait provisoire, au pire, une collaboration de classes qui concourt à son adaptation voire à sa transformation. Ce dilemme hante le syndicalisme depuis ses origines mais c’est sa face la plus noire qu’il nous présente aujourd’hui.

Pour que l’on se libère de ces dominations économiques, juridiques et idéologiques, il faut que les syndiqués de la CFDT empêchent la poursuite de la rédaction, par leur centrale et le Medef, de la nouvelle Charte du travail, modèle pour une société corporatiste. Le veulent-ils ? Il faut que les syndiqués de la CGT jettent par-dessus bord cette absurdité de « syndicalisme rassemblé » vide de sens, pour revenir au syndicalisme de lutte des classes, au syndicalisme révolutionnaire. Le peuvent-ils ? Seuls les travailleurs organisés sont en mesure de stopper la fuite en avant de l’alliance du patronat et des sociaux-libéraux, de subvertir la passivité des bureaucraties syndicales par la grève générale.

Texte libre de droits avec mention de l’auteur : Pierre Bance, et de la source : Autrefutur.net, espace d’échanges ouvert à toutes les composantes anti-autoritaires, autogestionnaires et libertaires du mouvement ouvrier et révolutionnaire (www.autrefutur.net).

[1] Pour Norbert Elias, l’État se construit par la force incarnée dans l’armée, la violence légitime, et par la levée des impôts, un racket légitime (La Dynamique de l’Occident [1977], Calmann-Lévy, « Pocket, Agora », 2003, 320 pages).

[2] Pour une lecture militante d’Alain Badiou, voir Pierre Bance, « Badiou cerné par l’anarchisme », Un Autre futur, 2 février 2012 (
http://www.autrefutur.net/Badiou-ce…
).

[3] Il convient d’ajouter aux travailleurs salariés, les faux indépendants, tous ces travailleurs aux frontières du salariat.

[4] Martine Aubry, alors jeunes conseillère de Jean Auroux, faisait-elle déjà le relai avec le grand patronat chrétien ?

[5] Pour un constat critique, Paul Bouffartigue, Temps de travail et temps de vie. Les nouveaux visages de la disponibilité temporelle, Paris, Presses universitaires de France, « Le travail humain », 2012, 232 pages, voir notamment les pages 64 et suivantes.

[6] Pour Michel Noblecourt dans Le Monde du 20 novembre 2012, les départs dépassèrent les 80 000.

[7] Loi n° 2013-504 du 14 juin 2013, Journal officiel du 16 juin 2013, page 9958. Lors du dernier scrutin à l’Assemblée nationale, le 24 avril, ont voté pour le Parti socialiste, les radicaux de gauche et les centristes ; contre le Front de gauche, quatre socialistes et deux UMP ; se sont abstenus l’UMP, les écologistes et seize socialistes. C’est évidemment par pure inhibition politicienne que la droite n’a pas voté pour.

[8] Décision du Conseil constitutionnel n° 2013-672 DC du 13 juin 2013, Journal officiel du 16 juin 2013, page 9976. Le Conseil constitutionnel a cependant censuré la disposition permettant d’imposer, par une convention de branche, un ou plusieurs organismes chargés d’assurer la couverture complémentaire de tous les salariés de la branche estimant, comme les sénateurs et députés UMP, qu’elle méconnaissait « la liberté contractuelle et la liberté d’entreprendre ».

[9] Communiqué de presse du ministère du Travail du 13 juin 2013 (
http://travail-emploi.gouv.fr/actua…
).

[10] Sans pouvoir entrer, ici, dans le détail de multiples dispositifs, rappelons quelques points forts du de la loi issu de l’accord : – Mise en place – a minima – d’une mutuelle pour tous les salariés. – Le plan de sauvegarde de l’emploi (plan social assorti de licenciements collectifs) devra faire l’objet d’un accord signé par les syndicats représentant la majorité des salariés à défaut, d’une homologation du plan de l’employeur par l’administration du travail. – Un accord majoritaire pourra proposer une réduction de salaire ou un aménagement du temps de travail contre un maintien dans l’emploi pour une durée maximale de deux ans. En cas de refus individuel, le salarié fera l’objet d’un licenciement économique. – Un accord signé par les syndicats représentant 30 % des salariés pourra autoriser l’employeur à mettre en place une mobilité obligatoire professionnelle ou géographique. Là aussi, en cas de refus, le salarié fera l’objet d’un licenciement économique. Pour un résumé de l’ANI voir La Nouvelle Vie ouvrière du 25 janvier 2013, page 26 ; pour une étude de la loi voir le dossier de La Nouvelle Vie ouvrière du 31 mai 2013, page 19, illustré par Babouse, les titres de chapitre de ce dossier sont éloquents : – Des accords de chantage à l’emploi. – Les salariés contraints à la mobilité. – Temps partiel, une durée minimale mais des dérogations à foison. – L’accès à la justice entravée pour les salariés. – Des contreparties bien modestes pour les salariés. – Les institutions représentatives du personnel fragilisées. – Licenciement, un nouveau plan de sauvegarde de l’emploi.

[11] Employeur qui n’est souvent, même dans les petites et moyennes entreprises, que le gérant d’une multinationale lointaine, d’un fonds spéculatif mystérieux.

[12] Le résultat des élections de représentativité donnant, au niveau national, une majorité à la triplette CFDT-CFTC-CGC, 44,73 %, contre 42,71 % à la CGT et FO qui ne pourront faire opposition à l’ANI, est une heureuse surprise pour le camp de la collaboration (Voir le site du Ministère du travail :
http://travail-emploi.gouv.fr/espac…
).

Résistance politique: Le Canada n’est pas un état souverain… Combien de fraudes encore à venir ?…

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Canada sans racines

 

Mohawk Nation News

 

Avril 2013

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

url de l’article:


http://mohawknationnews.com/blog/tag/0000230098-canada-dc-sic-8880/

 

Article 1 de la “Convention de Montévidéo de 1933” définissant l’état comme une personne de droit international, une corporation ayant:

a] Une population permanente: Les Canadiens n’ont aucune origine commune pour les distinguer d’autres êtres humains. Ils se sont installés sur l’Ile de la Grande Tortue, là où ils n’ont aucune racine et aucune permission légale de le faire des habitants indigènes.

b] Un territoire défini: Le Canada n’a pas de territoire. Nous n’avons jamais cédé quelque parcelle que ce soit. Nous n’avons jamais acquiescé de faire partie de l’empire britannique ni de la corporation entrepreneuriale du Canada.

c] Un gouvernement en propre: Ses lois constitutionnelles de 1867 et de 1982 et tous les autres documents constitutionnels sont des lois ou des proclamations de la monarchie britannique pour gérer et gouverner sa colonie.

d] La capacité de faire et participer aux traités internationaux: Les traités du Canada, une entreprise commerciale privée et non pas un état, ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits.

L’entreprise corporation du Canada a été enregistrée à Washington D.C le 1er Juillet 1867 sous le numéro:
0000230098 CANADA DC SIC: 8880 (NdT: sous l’ensemble de lois regroupées sous le vocable du BNAA ou British North America Act, recherchez par vous même… De plus, le Canada est une entreprise enregistrée à la SEC ou Security Exchange Commission de New York pour les opérations boursières, voir ici:
http://www.sec.gov/cgi-bin/browse-edgar?action=getcompany&CIK=0000230098&owner=include&count=40
). Les actionnaires de l’entreprise sont les 13 familles économiques royalistes. A une époque, elles furent les monarchies bannies d’Europe qui ré-émergèrent comme banquiers internationaux.

Nous, nations indigènes, avons les qualifications requises pour un état. Nous avons établi des traités internationaux. Nous n’avons jamais rejoint le Canada. Tous les traités valides signés avec les indigènes le furent avec la monarchie britannique, basé sur le Guswentha (NdT: Traité Wampum à deux rangées), ces traités furent tous brisés. Nous n’avons jamais cédé quelque parcelle de territoire que ce soit à quiconque. Nous avons la population des personnes naturelles de l’Ile de la Grande Tortue.

Le Canada fut d’abord une colonie française jusqu’en 1763 (NdT: fin de la guerre de 7 ans, perdue par la France contre l’Angleterre), puis fut une colonie britannique. Le Canada n’a pas de territoire défini et n’est pas une nation souveraine. Son administration et ses chefs administratifs sont sous le contrôle direct des banquiers de la City de Londres. C’est une base militaire sur notre territoire afin de maintenir le contrôle tandis qu’ils pillent les ressources et volent le fond de trust placé à notre égard.

Dans un état monarchique, les gens sont des “sujets” qui sont conquis ou qui prêtent vœu d’allégeance. Le Dominion (ou colonie) du Canada a été établie lorsque le parlement britannique passa le British North America Act en 1867 afin de promouvoir les intérêts économiques britanniques sur Onowaregeh, l’Ile de la Grande Tortue.

La pseudo-citoyenneté canadienne fut établie en 1967. La Grande-Bretagne peut changer la constitution du Canada quand elle le désire en accord avec le Canada Act de 1982. En 2011, Harper a eu besoin de la permission du gouverneur général du Canada (NdT: Appointé(e) par la couronne britannique) pour dissoudre le parlement.

La loi internationale stipule  clairement que l’appropriation des biens d’une autre nation est illégale. La Grande-Bretagne ne possède pas notre fond, nos ressources ou notre terre et ne peut les céder à quiconque.

La section 91[24] du BNAA n’a donné au Canada que l’autorité de “négocier” avec les Indiens et non pas de régner et de prendre des statuts en fonction des lois de l’amirauté pour les Indiens et pour les territoires “réservés aux indiens”. La section 109 fournit une obligation légale d’établir le fond de trust indien en croissance constante de 50 000 milliards de dollars, fonds dérivés de l’exploitation de nos ressources. (NdT: A l’origine, la couronne britannique prenait 60% de l’argent provenant du commerce de l’entreprise Canada et 40% allait aux indigènes placés sur un fond de trust géré par la … Banque d’Angleterre, The Crown…)

Les entités provinciales et fédérales n’ont aucune juridiction constitutionnelle envers les peuples indigènes. Elles doivent traiter directement avec le vrai peuple sur tous sujets. Le Canada, entité entrepreneuriale, n’a aucun droit d’imposer ses règlementations corporatistes sur nous, qu’elles soient provinciales, fédérales ou municipales. Alors que la réalité derrière le Canada se dévoile devant les yeux ébahis du grand nombre, leur rêve devient un cauchemar…

Colonialisme et génocide occidental: Le cas d’école de l’Amérique du Nord…

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Chasseurs de primes

 

Mohawk Nation News

 

Février 2013

 

url de l’article original:


http://mohawknationnews.com/blog/2013/03/05/bounty-hunters/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le sénateur américain Lindsey Graham a admis que 4756 personnes ont été tuées par des drones armés américains. En ce moment ciblant des gens au Moyen-Orient, il a dit: “Parfois vous touchez des civils innocents”. Dommages collatéraux ! La politique d’Obama d’assassiner des citoyens américains et des “terroristes” désignés à l’étranger, sans autre forme de procès a des racines historiques. Les Etats-Unis ont une longue histoire de faire passer des lois afin de commettre rien d’autres que des meurtres “légaux”. Des millions d’indiens natifs ont été officiellement tués afin de voler l’île de la grande tortue (NdT: Great Turtle Island est le territoire occupé par les indigènes d’Amérique du Nord, ce qui représente aujourd’hui peu ou prou les Etats-Unis, le Canada et le Mexique…) et ses ressources.

La coutume en Europe était de décapiter les ennemis. Les Européens ont fait passer des lois ici afin de payer des primes à des chasseurs pour qu’ils tuent, décapitent et “scalpent” les Indiens (NdT: Beaucoup pensent que “scalper” est une pratique indienne… Que nenni, les Indiens ont commencé à scalper les blancs dans les guerres en mimétisme de ce que les blancs avaient commencé à faire sur eux pour la raison exprimée ici…), hommes, femmes et enfants. 125 millions d’indigènes furent massacrés sur ce continent des Amériques (NdT: Appelé par les anglo-saxons: “l’hémisphère occidental”…). Les victimes étaient innocentes. Aucun crime n’était requis. Juste être de la “race indigène” suffisait ! Argent content ou des pièces frappées d’une tête d’indien étaient payés pour nos têtes. La pièce actuelle de 5 cents américaine avec la tête d’Indien en éfigie fut frappée en l’honneur de ce programme. D’abord ce furent juste les têtes. Mais le nombre de meurtres rendaient le volume bien trop lourd, alors les scalps furent acceptés comme preuves pour être sûr que le massacre continuait.

Nous avons été dénoncés sous le fallacieux stéréotype de sauvages assoiffés de sang. Les colons pensaient que c’était un droit et une bonne chose que de tuer nos familles et nous chasser de nos terres ancestrales afin de voler ces terres. Le paiement pour les têtes et les scalps d’Indiens créa un groupe de riches entrepreneurs et des familles qui sont ajourd’hui l’élite dominante et régnante des Etats-Unis et du Canada.

Le gouverneur Kieft de la Nouvelle-Hollande fit le premier paiement pour des scalps d’indiens dans les années 1660. Dès 1702, le Massachussetts offrait (l’équivalent de) 6$ pour chaque scalp d’indien. En 1756 le gouverneur Morris de Pennsylvanie offrit “130 pièces de huit (type de pièce de monnaie) pour le scalp de chaque indien mâle au dessus de l’âge de 12 ans et 50 pièces pour le scalp d’une femme indienne”. Aujourd’hui, le génocide est déguisé derrière la loi C-45 et autres lois de l’amirauté en vue de nous éliminer “légalement”.

Le Massachussetts a augmenté ses paiements jusqu’à 40 Livres pour un homme, 20 pour une femme et pour des enfants de moins de 12 ans. Il était difficile de déterminer la différence entre un scalp d’homme et de femme, ou d’un adulte et d’un enfant, ou d’un ennemi ou d’un indien “ami pacifique”. Le système de récompense et de prime mena à une violence élargie contre toute personne indigène, homme, femme, jeune ou vieille.

Le Canada a estampillé les Mohawks comme des “terroristes” et des “insurgents” dans ses manuels d’entrainement militaire. Nous sommes un peuple pacifique qui n’a aucun antécédent d’avoir attaqué les Etats-Unis ou le Canada. Nous prendre pour cible est un meurtre froidement prémédité (assassinat). Obama pense que les attaques de drones qui tuent des citoyens à l’étranger n’est pas vraiment un assassinat car le bouton de commande se trouve à des milliers de kilomètres, mais un bouton de commande de meurtre demeure un bouton de commande de meurtre.

Voir: 1973 War Powers Act War Powers 1871 Appropriations Act legalized US genocide of Indigenous. Appropriations Act

[From information in Unlearning “Indian” Stereotypes – Council on Interracial Books for Children – and other sources. Philip Martin is a folklorist and book editor for Rethinking Schools. Rethinking schools

Daily telegraph on Drone kills

 

Foire à l’autogestion de Montreuil, grand succés de la seconde édition…

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Foire à l’autogestion Acte II, le Bilan

 

16 Juin 2013

 

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http://www.autrefutur.net/Foire-a-l-autogestion-acte-II-le

 

 

Avec une fréquentation en hausse, la 2e Foire à l’autogestion, tenue à Montreuil (93) les 8 et 9 juin 2013, a de nouveau été une réussite, en tenant les deux objectifs qu’elle s’était fixée :

  • sur la forme : être une « foire », c’est-à-dire un mélange d’éléments conviviaux (musique, cantine ouverte, espace enfants, discussions informelles), de structures politiques ou syndicales autogestionnaires, d’ateliers d’autonomisation, de coopératives de production autogérées… ;
  • sur le fond : réunir les actrices et acteurs de l’autogestion, dans leur diversité : des associations de recherche sur l’autogestion aux collectifs autogérés, des théoriciens exigeants cherchant à renouveler un projet global de société à ceux qui pratiquent une l’autogestion au quotidien.

La Foire a permis à différentes familles autogestionnaires d’échanger et de confronter leurs approches, pratiques et exigences quotidiennes dans les luttes et sur le projet de société.

À noter que, parmi les 80 structures (syndicats, coopératives, associations, collectifs et organisations politiques) organisant l’événement, une place de plus en plus grande est donnée à l’écologie radicale (confirmant ainsi la tendance de la première foire). Ainsi, notamment, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a été le sujet de plusieurs débats.

Nouveauté de cette 2e édition : la venue en force d’ateliers d’autonomisation (récupération ou "do it yourself"), de la fabrication de produits ménagers ou cosmétiques à la réalisation de plusieurs jerrys (ordinateurs réalisées à base de récupération), de l’appropriation du numérique (avec un Village du logiciel libre), d’ateliers vidéo à l’autoréparation de vélo, en passant par une initiation à l’autodéfense féministe.

La Foire a aussi, comme l’année dernière, donné lieu des moments de réalisation collective, comme la gestion horizontale de la cuisine qui a assuré des repas durant les deux jours.

Foire vivante et joyeuse, mais sur laquelle a planée l’ombre de Clément Méric, assassiné quelques heures avant le début de la Foire. Après un hommage public, de nombreuses et nombreux participants se sont rendus à la manifestation organisée à Paris, puis au concert de soutien à l’Action antifasciste Paris-Banlieue.

Ateliers et forums de la foire ont permis d’échanger autour d’un programme dense. Outre les ateliers, débats et forums, du théâtre, avec la pièce Side in/Side out, de la musique, une expo d’affiches… Sans oublier l’excellente bière de la microbrasserie Zymotic.

Nous laissons aux structures participantes le soin de rapporter et de commenter le contenu des débats et forums auxquelles elles ont assisté.

Merci à toutes et tous les participants sans lesquels cette Foire n’aurait pas été pleinement pluraliste, anticapitaliste et autogestionnaire.

Le comité d’organisation de la 2e Foire à l’autogestion, le 12 juin 2013

P.-S.

Pour l’ambiance générale, voir le diaporama photo.

Résistance politique: Répression croissante du peuple en Turquie…

Posté dans actualité, altermondialisme, démocratie participative, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , le juin 17, 2013 par Résistance 71

Terreur répressive à Istanbul

 

16 juin 2013

 

Solidarité Ouvrière

 

url de l’article:


http://www.lavoiedujaguar.net/Terreur-repressive-a-Istanbul

 

Message d’Istanbul, 
nuit du 15 au 16 juin 2013, 
aux alentours de minuit

Aujourd’hui, suite au discours extrêmement sectaire, violent et mensonger du premier ministre Recep Tayyip Erdoğan à Ankara, la police a commencé à attaquer vers 21 heures des milliers de personnes qui dînaient place Taksim et au parc Gezi.

Il y avait des enfants de quatre ou cinq ans, des mères et des personnes âgées lors de l’attaque à coups de gaz lacrymogène et de canon à eau. Selon les rapports, la police n’a pas autorisé les journalistes à faire leur travail ou à prendre des photos parc Gezi.

La police a aussi attaqué à coups de canon à eau les manifestants qui se sont réfugiés dans le célèbre hôtel Divan qui leur avait ouvert ses portes. Les gens disent qu’il y a des milliers de blessés dans l’hôtel. Les gens ont formé une chaîne humaine devant l’hôtel pour empêcher une attaque policière. Un autre rapport dit que les gens ne peuvent pas quitter l’hôtel parce que la police arrête tous ceux qui en sortent.

D’autres rapports indiquent que la police à fait fermer le métro et les liaisons par bateau entre l’Europe et l’Asie pour empêcher que les gens viennent se joindre aux manifestations. Il y a beaucoup d’enfants disparus, ou d’enfants qui ont été séparés de leurs familles. Les manifestants affrontent la police à Sıraselviler, Cihangir, Harbiye, et probablement autour de Dolmabahçe et Maçka. Ce qui se passe cette nuit est d’une brutalité inouïe, une véritable sauvagerie. C’est une sale guerre où seul un camp est armé. C’est de la terreur d’État.

Toujours vers minuit

Des témoignages de manifestants rapportent souffrir de brûlures après avoir été arrosés par des canons à eau… à se demander ce qu’ils mettent…

Message reçu vers 2 heures du matin

« Je vais bien, mes amis aussi, du moins ceux que j’ai pu joindre. Istanbul vit un enfer. Ils cherchent à tuer la ville, la voix de sa population. La situation est terrible. La police a attaqué le parc alors qu’il y avait des milliers de personnes, dont des centaines de jeunes enfants, des personnes âgées, des handicapés et des animaux sans défense. Les gens ont été gazés sans pitié. Des centaines de personnes se sont réfugiées à l’hôtel Divan, qui a toujours ouvert ses portes aux manifestants. C’était l’enfer. Le gaz entrait dans l’hôtel en même temps que les manifestants. On nous a dit d’aller en salle de conférence en bas des escaliers. Il y avait beaucoup d’enfants et beaucoup de personnes blessées. C’était terrible. Des scènes comme dans un film d’horreur. C’était difficile de respirer, nos peaux nous brûlaient, il faisait très chaud, nous suions comme des fous, les gens pleuraient, s’évanouissaient, vomissaient, appelaient à l’aide… Après une heure et demie, on nous a dit qu’il était sûr de fuir vers Harbiye. Nous sommes passés devant des centaines de policiers et beaucoup de véhicules de combat en marche vers Nisantasi. Les gens sont descendus dans les rues contre cette barbarie, criant des slogans et tapant des casseroles. Deux de mes tantes étaient dans la rue, trempées, suite aux tirs d’un canon à eau ; elles ont la soixantaine bien passée et ont été jetée contre le mur par l’eau. Comme d’autres jours avant, Kizilay, le Croissant-Rouge turc, refusait de transporter les blessés, et des sources très fiables (des docteurs) m’ont rapporté les faits. Les docteurs d’un petit hôpital privé ont dû payer une compagnie privée pour faire transporter une personne grièvement blessée qui a pu ainsi survivre. C’est un scandale. Nous vivons dans un État policier. La police a arrêté quarante-neuf avocats en investissant le Palais de justice l’autre jour. Maintenant ils essayent d’arrêter tout docteur ou toute infirmière qui aide les manifestants blessés. Le gouvernement et le gouverneur d’Istanbul continuent de parler de “groupes marginaux”. Le masque de la démocratie et de l’État de droit est tombé dans ce pays. Priez pour nous et diffusez l’information. »

Source : Solidarité ouvrière

Fil d’information en français : 
gezipark.nadir.org

Gezi Radyo 
(en turc)

 

Société contre l’État: Albert Camus l’anarchiste…

Posté dans actualité, politique et social, philosophie, politique française, militantisme alternatif, altermondialisme, autogestion, société libertaire, résistance politique, pédagogie libération avec des tags , , , , , , , , , , , , le juin 16, 2013 par Résistance 71

"Les anarchistes, Varlet en tête, ont bien vu que le gouvernement et la révolution sont incompatibles au sens direct. ‘cela implique la contradiction, disait Proudhon, que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela pour la raison toute simple qu’il est gouvernement."

"Il est certain d’ailleurs que la capacité révolutionnaire des masses ouvrières a été freinée par la décapitation de la révolution libertaire, pendant et après la Commune de Paris. Après tout le marxisme a dominé facilement le mouvement ouvrier à partir de 1872, à cause sans doute de sa grandeur propre, mais aussi parce que la seule tradition socialiste qui pouvait lui tenir tête a été noyée dans le sang ; il n’y avait pratiquement pas de marxistes dans les insurgés de 1871… Quand on guillotine l’élite révolutionnaire et qu’on laisse vivre Talleyrand, qui s’opposerait à Bonaparte ?"

– Albert Camus, "L’homme révolté", 1951 –

*  *  *

Camus le libertaire et non pas "libertarien", qui représente un dogme capitaliste ultra-libéral, issu de l’école d’économie de Vienne, financée par les Rockefeller. Camus le libertaire et non pas le nihiliste, alors que certains tendent actuellement à volontairement amalgamer l’anarchisme ou communisme libertaire et nihilisme, bien sûr à des fins de confusion politique et d’entretien de la "peur". 

L’Idée libertaire d’une société égalitaire, libre, autogérée et non-coercitive refait surface très vite dans ces temps troublés et à juste titre car la société libertaire, anarchiste, représentant l’ordre moins l’État et les institutions dans sa phase d’autogestion populaire et confédérée, est la seule solution viable à terme pour l’humanité.

– Résistance 71 –

 

Albert Camus le libertaire

Albert Camus et la pensée libertaire

 

Le Monde Libertaire été 1996

 

url de l’article:


http://www.increvables-anarchistes.org/articles/date/1945-1967/albert-camus-le-libertaire

 

Voilà un sujet d’étude que lycéens et étudiants ont peu de chance de se voir proposer. 
Quant aux professionnels de la critique, qu’elle soit littéraire ou philosophique, ce n’est pas sous cet angle qu’ils abordent Camus. On lit Albert Camus, mais on le lit souvent mal. 
Est-ce que sa pensée dérangerait ? Pour les uns, c’est l’écrivain de l’absurde, pour les autres un moraliste bien pensant dissertant sur la révolte sans souci d’efficacité (critique de gauche pour simplifier) ou un adversaire du communisme (essai de récupération de droite). Ces diverses approches, par leur côté réducteur, sont autant de négations d’une pensée de l’équilibre entre justice et liberté, absurdité et révolte, homme et société, vie et mort.

De Bab-el-Oued au prix Nobel

Rien ne prédisposait Camus à obtenir le prix Nobel de littérature. Né en 1913, dans une famille pauvre, il perd son père en 1916, tué à la bataille de la Marne. Elevé par sa mère qui fait des ménages et ne sait pas lire, il est remarqué par son instituteur qui le présente à l’examen des bourses du secondaire. Bachelier, mais aussi footballeur et membre d’une troupe théâtrale, Camus, atteint de tuberculose, ne peut se présenter à l’agrégation de philosophie. 
Qu’importe ! Camus se lance dans l’aventure journalistique avec Pascal Pia. C’est Alger républicain où Camus se fait remarquer par des enquêtes qui dénotent sa volonté de justice et son souci de ne pas renier ses origines. Parallèlement, Camus commence à écrire et à publier L’Envers et l’endroit en 1937, Noces en 1939, L’Étranger et Le Mythe de Sisyphe en 1942. Commence alors l’aventure de la résistance dans le réseau de résistance " Combat. " Il fait partie de la rédaction de Combat clandestin. A la Libération de Paris en 1944, première diffusion libre du journal Combat dont Camus est rédacteur en chef… et qu’il quittera en 1947 quand ce journal perdra sa liberté de parole. Il publie La Peste en 1947 et L’Homme révolté en 1950.
L’actualité algérienne ne le laisse pas indifférent et comme il avait tenté d’alerter l’opinion métropolitaine lors du soulèvement de Sétif en 1945, il le fait au début de la guerre d’Algérie sans résultat, le processus étant trop avancé. En 1957, l’Académie suédoise lui décerne le prix Nobel. 
Ont eu encore le temps de paraître La Chute en 1956, Réllexions sur la guillotine en 1957 avant que Camus ne trouve la mort dans un accident de voiture le 4 janvier 1960. 
Quarante-sept ans d’une vie bien remplie !

De l’absurde à la révolte

Le thème de l’absurde est au centre de trois œuvres de Camus : L’Étranger, Caligula et enfin Le Mythe de Sisyphe, essai dont l’ambition est de nous faire réfléchir sur notre condition d’homme. 
Cette réflexion, devant la découverte de toute raison profonde de vivre, débouche sur le sentiment de l’absurde. Camus pose alors la question du suicide. Mais c’est pour l’écarter, car le suicide n’est pas seulement la constatation de l’absurde, mais son acceptation. Il écarte également la foi religieuse, les métaphysiques de consolation et nous propose la révolte, seule capable de donner à l’humanité sa véritable dimension, car elle ne fait dépendre notre condition que d’une lutte sans cesse renouvelée. L’absurde n’est pas supprimé, mais perpétuellement repoussé : " La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir le coeur d’un homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux ". 
"L’Homme révolté ", il s’agit là de l’ouvrage majeur de Camus et ce n’est pas un hasard s’il a provoqué tant de remous lors de sa publication. Il ne s’agit pas d’approfondir cette œuvre dans le cadre de cet article, mais simplement d’en dégager quelques éléments essentiels. 
Après avoir analysé La révolte métaphysique, révolte absolue, à travers Sade, Nietzche, Stirner, les surréalistes, Camus en vient à la suite logique, la révolte historique. De Marx au stalinisme, il met à jours les mécanismes qui transforment la révolution en césarisme. il met en cause le dogmatisme et le caractère prophétique de la pensée de Marx aggravée par la pensée léniniste qui instaure l’efficacité comme valeur suprême. Tout est prêt pour que la dictature provisoire se prolonge. 
C’est la terreur rationnelle. La révolution a tué la révolte. 
N’y a-t-il pas d’issue pour Camus ? Camus répond sous le titre La pensée de midi :" Les pensées révoltées, celle de la Commune ou du syndicalisme révolutionnaire, n’ont cessé de nier le nihilisme bourgeois comme le socialisme césarien." 
- " Gouvernement et révolution sont incompatibles en sens direct, car tout gouvernement trouve sa plénitude dans le fait d’exister, accaparant les principes plutôt que de les détruire, tuant les hommes pour assurer la continuité du Césarisme. " 
- " Le jour précisément, où la révolution césarienne a triomphé de l’esprit syndicaliste et libertaire, la pensée révolutionnaire a perdu, en elle-même, un contre poids dont elle ne peut sans déchoir, se priver. " 
Ces quelques citations aux accents proudhonniens, montrent que Camus a choisi sa voie et font comprendre l’accueil hostile réservé à L’Homme révolté par les intellectuels de gauche en pleine guerre froide. Marionnettes du communisme international et volontiers donneur de leçons, ils se déchaînèrent. Peu nombreux, à part les libertaires, furent les défenseurs de Camus à cette occasion.

Convergence entre Camus et les libertaires

On peut multiplier les exemples des interventions de Camus aux côtés des libertaires. Dans le procès contre Maurice Laisant, antimilitariste des " Forces libres de la paix " du meetings et manifestations organisés par les libertaires contre les procès et la répression en Espagne, ainsi que contre le socialisme " césarien " des pays de l’Est, contre la répression de Berlin-Est en 1953, celle des émeutes de Poznan en 1956 et celle de Budapest la même année. Quelques articles d’Albert Camus paraissent dans le Libertaire, puis dans le Monde Libertaire. Il est également très proche des syndicalistes révolutionnaires de la Révolution prolétarienne avec qui il fonda "Les groupes de liaison internationale", pour aider les victimes du stalinisme et du franquisme.
Enfin, quand Louis Lecoin lance en 1958 sa campagne pour l’obtention d’un statut des objecteurs de conscience, Albert Camus participe activement à cette campagne dont il ne pourra malheureusement voir l’aboutissement. 
Quand il trouve la mort en janvier 1960, c’est tout naturellement que le Monde libertaire de février 1960, qui est à l’époque mensuel et paraît sous un format 40X60 de quatre pages, il consacre l’ensemble de sa quatrième page avec, entre autres, des articles de Maurice Joyeux, Maurice Laisant, F. Gomez Pelaez et Roger Grenier. 
La rédaction du Monde libertaire, quant à elle, signe un article intitulé Albert Camus ou les chemins difficiles, ce qui résume bien sa vie et son œuvre.

Groupe Proudhon de Besançon

Le Monde libertaire n°1048s, HS n° 6 (été 1996)

Résistance politique: Les pensées d’un Mohawk ~ 2ème partie ~

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, économie, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , , le juin 15, 2013 par Résistance 71

Les pensées d’un Mohawk

Une série d’écrits et de dessins par Louis Karoniaktajeh Hall

1ère partie

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Message de Ganienkeh état indien indépendant d’Amérique du Nord au secrétaire général des Nations Unies, New York, le 5 Février 1975

RE: Le communiqué de presse des Nations Unies apparaissant dans les éditions courantes des journaux exprimant l’opinion que la repossession de la terre de Ganienkeh par les Indiens d’Amérique du Nord est une “décision de justice interne d’un état membre”.

Sehkon:

Les traités où les Etats-Unis et la Confédération des Six Nations Iroquoises sont impliqués est une affaire internationale. Que seules des nations puissent légalement établir des traités est un fait légal.
Les Hollandais, Français, Anglais puis ensuite les Etats-Unis ont recherché la signature de traités avec les nations amérindiennes. Ceci montre qu’elles étaient reconnues comme nations. D’après le droit international, une nation une fois reconnue comme telle en reste une jusqu’à ce qu’elle se dissolve d’elle-même. Aucune nation ne peut dissoudre une autre nation.

Que les Nations-Unies ont été établies pour corriger et prévenir les méfaits commis par des nations à l’encontre d’autres nations est un but établi. Ce but ne peut pas être rempli si seulement quelques nations bénéficient de cette organisation. Si la paix. l’harmonie, la fin des souffrances de la guerre et la fin de l’inhumanité de l’Homme, doivent être établis, alors toutes les nations devraient avoir le droit de bénéficier du forum international des Nations-Unies pour faire entendre les cas des nations opprimées. L’un des buts de l’ONU est de mettre fin aux discriminations, mais par le fait de refuser d’admettre les cas des nations opprimées au sein du forum des nations-unies, ceci ne pourrait-il pas être vu par les observateurs comme étant de la discrimination raciale dont les Etats-Unis eux-mêmes feraient indulgence ? Ceci ne serait-il pas en faveur et ne viendrait-il pas en aide aux oppresseurs ?

Le 10 Décembre 1948, les Nations-Unies ont proclamé leur déclaration universelle des droits de l’Homme et elle établit dans son article 15: “1. Chacun a le droit à une nationalité. 2. Personne ne peut être privé de sa nationalité arbitrairement ou se voir refuser le droit de changer de nationalité.” Personne n’a le droit de nous priver de notre nationalité Ganienkahaga (Nation Mohawk de la Confédération Iroquoise). Ganienkeh est le territoire de la nation Mohawk et l’a été durant des siècles avant l’arrivée de l’homme blanc. Nous étions une nation bien avant que les colonies anglaises ne tombent du nid et apprennent à voler de ses propres ailes en copiant la confédération des six nations iroquoises et deviennent la nation des Etats-Unis d’Amérique, Nous ne sommes en aucun cas une “affaire intérieure” d’une nation étrangère quelconque, spécifiquement une nation qui n’existe qu’au travers des terres de l’homme rouge.

Nous avons aussi le droit à la véritable propriété. Nous, parmi les autres nations amérindiennes, avons le droit à un état indépendant sur notre propre sol. Quelques 74 nations de par le monde ont reconquis leurs terres, leurs gouvernements et peuvent décider de leur propre destinée. Seuls les Indiens des Amériques ont ce droit qui leur est refusé !! Si l’ONU veut amener la paix, l’harmonie et le droit pour toutes les nations, comment peut-elle ignorer les droits des peuples dont la terre qui leur a été usurpée abrite le siège même des Nations-Unies ? Toute nation qui a signée un traité avec une nation membre de l’ONU devrait automatiquement  et légalement avoir son cas présenté à la cour internationale des Nations-Unies. Que la justice et la sagesse prévalent !

Onen,

(Signé) Louis Hall

Secrétaire – GANIENKEH COUNCIL FIRE (Conseil de feu de Ganienkeh)

Nouvel Ordre Mondial: Bienvenus dans le monde du dogme de TIA pour "Total Information Awareness"…

Posté dans actualité, altermondialisme, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , le juin 14, 2013 par Résistance 71

“Le pouvoir contient en lui-même la résistance”

~ Proverbe Sioux ~

 

L’antre de l’hydre

 

Résistance 71

 

14 Juin 2013

 

Edward Snowden est-il un traître ou un héros ? Voilà la question qui se pose partout depuis plusieurs jours et une fois de plus question qui s’avère être une pirouette destinée à rendre possible que l’arbre puisse cacher la forêt.

Snowden le lanceur d’alerte, simple citoyen, héros de la résistance, Snowden le traître à poursuivre sans relâche, Snowden l’agent des services de renseignement chinois, Snowden l’agent de la CIA qui torpille la NSA au bénéfice de sa grande rivale du renseignement… Que n’avons-nous entendu ou lu ces derniers jours au sujet de la fuite d’informations ultra-confidentielles de la NSA (National Security Agency) américaine aux journaux du Washington Post et du Guardian de Londres.

Le fait est que Snowden n’a fait que confirmer ce que beaucoup savaient déja. Il n’est pas le premier lanceur d’alerte à avoir exposé les turpitudes de la “Prise en Compte Totale de l’Information” (traduction littérale du dogme des agences du renseignement américaines: “Total Information Awareness” ou TIA), d’autres comme Binney ou Drake l’avaient fait avant lui.

Ce que Snowden vient de nous reconfirmer et ce indépendamment de ce qu’il est vraiment et de ses motivations, est que la réalité quotidienne de notre monde numérisé est celle de l’anihilation totale du concept même de la vie privée au nom de notre “sécurité” contre un “terrorisme” tout aussi élusif qu’inexistant, du moins dans sa présentation officielle.

La réalité est que nos vies sont constamment espionnées, des informations strictement personnelles nous concernant sont systématiquement récoltées, classées, analysées à des fins ultérieures non avouables.

L’affaire Snowden nous fait entrer en temps réel dans l’antre de l’hydre du contrôle totalitaire de nos vies, nous expose l’ignomie non seulement de la volonté totalitaire de l’entreprise privée transnationale que sont devenus les états (70% du budget du renseignement au pays du goulag levant va au secteur privé… Ce pourcentage est en augmentation constante dans les autres nations occidentales…) de nous contrôler et de renforcer les pouvoirs coercitifs déjà en application contre les peuples, mais cela nous expose également à la réalité scientifico-technologique du détournement sans pareil de la science et de ses applications technologiques au profit d’entreprises privées monopolistes et partie prenante de la dictature technocratique imposée aux peuples de cette planète.

L’obsession des “élites” auto-proclamées pour une domination planétaire totale, qui se réalisera au moyen d’une gouvernance mondiale gérée par les cartels industrio-financiers, a induit la pire des dictatures possible: la dictature scientifique au service des intérêts oligarchiques du plus petit nombre.

Regardons autour de nous. Que nous propose le monde “de la science appliquée” (technocratique) moderne pour l’essentiel: le détournement de la science à des fins militaro-coercitives qui nous donne l’espionnage global numérique exposé par Snowden entre autres, la dominance des cartels de l’industrie chimique dans la santé, l’agriculture et l’industrie, polluant et empoisonnant l’environnement et la nourriture, la transformation du code génétique même de l’humanité et du vivant par l’introduction de monstruosités génétiquement modififiées, dont les aspects négatifs l’emportent de manière bien supérieure aux quelques aspects positifs occasionnellement remarqués.

Où sont les Copernic, Gallilée, Newton, Berthelot, Mendeleev, Einstein d’aujourd’hui ? Le monopole financier et industriel achète les “cerveaux”, les cantonne dans ses laboratoires pour accoucher de monstruosités perverses, qui toutes ont avant tout une utilité néfaste et destructrice. La science a été kidnappée par les apprentis sorciers qui jouent à vouloir créer un monde totalitaire global, une hydre maléfique écrasant la créativité et la bonté humaines sous les bottes cloutées d’un fascisme corporatiste mondial sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

La réalité crue nous a été exposée une fois de plus. Nous vivons dans une matrice totalitaire, gérée par le petit nombre à seule fin d’augmenter ses privilèges et d’assouvir le désir psychopathe de dominer, de contrôler et d’écraser le grand nombre.

Cet état de fait est planétaire et le message de l’oligarchie est le suivant: “Il est futile de résister, vous n’avez aucun pouvoir, soumettez-vous à notre volonté et nous nous occuperons de vous.” Rien n’est inéluctable, il suffit de dire non !

La solution à cette ignomie qui détruit le monde et nous détruit en tant qu’humanité est en dehors du système imposé, qui est bien au-delà de toute rédemption possible. Il nous faut changer d’attitude, redécouvrir la force de la solidarité et de l’entre aide mutuelle, sortir et refuser cette société du spectacle mortifère et anihilatrice, redécouvrir l’intérêt commun réel au travers de communautés autogérées et librement associées (principe confédéraliste), parce que ceci est dans la nature profonde humaine. Les sociétés humaines de l’Afrique aux Amériques en passant par l’Europe et l’Asie centrale, avant l’avènement de la société de la division étatique, ont été avant tout des sociétés collectivistes, ignorant la propriété, souvent matriarcales, qui ont vécues et pour certaines, atteint une apogée, certes non dénuée de conflits toutefois moins nombreux qu’avec les sociétés étatiques, dans le respect de la dignité humaine.

Où est la dignité humaine aujourd’hui ? Dans la course à l’armement et au contrôle, au flicage systématique du commun pour le profit d’une clique de parasites ?

L’heure est venue de dire “assez!” de boycotter et de redécouvrir notre créativité vraie. Il y a une vie en dehors de cette fange étatico-totalitaire. Il ne s’agit pas de retourner au néolithique, le projet est de changer radicalement de société et d’adapter les concepts anarchistes des sociétés ante et anti-étatiques à notre époque. Une vie meilleure n’est pas un retour en arrière, c’est une adaptation au moyen d’une pratique non-étatique, autogestionnaire et anti-autoritaire, garante d’une vie sociétaire progressiste et émancipée.

Il suffit de la créer… Ensemble !

=  =  =

Bienvenus dans le monde de la surveillance totale:

Le nouveau modèle de drone: Argus

Vidéo (en anglais, mais le visuel est suffisamment explicite) de 4min54 – le message de l’oligarchie: que nous nous sentions plus vulnérables que révoltés.

Question: pourquoi des scientifiques et techniciens prennent-ils part à cette ignominie ?



Résistance politique… et spirituelle: La sagesse Sioux au secours de l’occident…

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , le juin 13, 2013 par Résistance 71

Ils luttent contre le terrorisme depuis 1492 et ils ont beaucoup à nous apprendre ! Il est grand temps d’écouter leurs voix…

– Résistance 71 –

 

Mitakuye Oyasin (Nous sommes tous inter-reliés)

 

Trois chapitres du livre: If You’ve Forgotten the Names of the Clouds, You’ve Lost Your Way : An Introduction to American Indian Thought & Philosophy

 

par Russell Means

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les ancêtres

“Chaque partie de ce monde est sacrée pour mon peuple. Chaque colline, chaque vallée, chaque plaine, chaque bosquet… La poussière sur laquelle vous vous tenez debout maintenant répond plus gentiment à nos pas qu’aux votres, parce qu’elle est riche du sang de nos ancêtres…”

Seattle, Suquamish, mid 1800s

Venez avec nous maintenant, voyagez dans un autre monde… la façon dont c’était sur Terre, quand les gens à travers ce monde vivaient dans un paradis. Aujourd’hui, ce paradis demeure dans seulement quelques endroits disséminés, dans de petites poches qui rétrécissent et des îles isolées oublièes de tous, ou dans des montagnes ou des jungles difficiles d’accès.

Pour comprendre les Indiens d’Amérique, ou du reste tout peuple indigène, il est essentiel de commencer avec les ancêtres. Nos ancêtres sont vitaux à la façon dont les Indiens regardent le monde et ils sont maintenus en très haute estime comme s’ils étaient toujours en vie aujourd’hui et étaient toujours parmi nous.

Nos ancêtres sont nos témoins et compagnons permanents. Ils savent tout. Ils sont des parties de nous-mêmes, tout comme nous sommes parties d’eux. De cette façon, un amérindien n’est jamais seul ou un individu plongé dans la solitude. L’angoisse existentielle nous est inconnue. Nous savons qui nous sommes et ne sommes jamais seuls. Nous sommes parties de quelque chose de bien plus grand que nous.

Ceci nous rend responsables. Une famille entière ou un clan est responsable pour tout acte de violence d’un de ses membres, non seulement dans le présent, le passé, mais aussi dans le futur. L’honneur n’est pas purement individuel, il existe parmi les individus bien sûr, mais il incorpore également nos familles immédiates, nos clans, les Ancêtres et s’étend pour inclure tout l’univers.

Un Améridien est conscient que si la disgrâce ou le déshonneur viennent sur lui, alors notre grand-mère la Terre a aussi été insultée. Ces croyances et principes sont réels. Ils sont fondés sur la claire connexion entre nous-mêmes et la Nature, le monde naturel qui nous nourrit et nous chérit, qui nous soutient dans tous les moments de notre existence. Notre connexion avec les Ancêtres guide nos actions dans chaque situation.

La triste réalité du Patriarche

 “Vendre un pays ! Pourquoi pas vendre l’air, le grand océan aussi bien que la Terre elle-même ? Comment pouvouns-nous faire confiance à l’homme blanc ? Quand Jesus Christ est venu sur Terre, vous l’avez cloué sur une croix… Où sont les Péquots ajourd’hui ? Où sont les Narrangansetts, les Mohicans, les Pocanets et les autres puissantes tribus de nos peuples ? Ils ont disparu devant la veulerie et l’oppression de l’homme blanc, comme la neige au soleil. Les os de nos morts seront labourés et leurs tombes transformées en champs de cultures…”

Tecumseh, Shawnee, 1811

Le patriarcat est l’impérialisme, l’oppression et l’exploitation de “l’autre” qui a commencée dès que le patriarcat a levé sa sale tête il y a environ 6000 ans. Les patriarches sont les maîtres à justifier toute et chaque mauvaise action, on nous a élevé dans les écoles avec les histoires des méchants puritains et comment ils extorquaient de fausses confessions par la torture à des suspectées “sorcières”, et maintenant, d’un seul coup d’un seul l’application du suplice de la baignoire ou autres tortures à de soi-disants “terroristes” est une bonne idée, alors même que toutes évidences ont démontré ces techniques comme inefficaces (sans parler d’immorales..) Vous pouvez dire ceci du patriarche: il est certainement consistant dans son inconsistance irrationnelle.

La science est la religion du patriarche. Ceci ne doit pas être confondu avec la science indienne, qui est fondée sur la collecte de vérités par l’observation du monde naturel en action. Il n’y a rien de naturel au sujet d’une science qui soutient les monumentales mauvaises actions et injustices du système patriarcal. Comme toute religion, la version patriarcale de la “science” est emplie de rituels, de dogmes, de sacro-saints textes, d’articles de foi. Ceci sont les outils qui sont utilisés pour renforcer le patriarcat. Des scientifiques dissèquent des chiens et des singes pour la recherche. Comment ceci peut-il être acceptable à quelqu’un qui possède un gramme “d’humanité” ?

La science est utilisée comme une arme par le patriarche, entre ses mains, la science devient une machine à tuer. Les nazis se vantaient d’être très scientifiques et à quel prix pour l’humanité ? La recherche scientifique est rampante et pour quel résultat ? L’espérance de vie de l’Homme augmente mais reste bien en deçà des sociétés indigènes, les cultures célèbres dans le monde entier pour leur longévité ne sont pas des sociétés scientifiques, mais sont des endroits où les gens vivent naturellement. Dans les sociétés scientifiques, les anciens sont mis en cage dans des mourroirs, la maladie d’Alzeihmer et la démence sont en augmentation constante. La maladie de Parkinson n’existait pas avant le massacre généré par la révolution industrielle.

Aujourd’hui, ceux qui protestent contre la recherche scientifique débordante sont appelés terroristes et amalgamés avec ceux qui voudraient détruire la fabrique même de la société et pourtant, ce sont les scientifiques eux-mêmes qui sont le seul groupe qui menace de vraiment détruire l’équilibre de la vie sur Terre. Les peuples indigènes ont vécu d’innombrables siècles sans déséquilibre ou destruction et en seulement 6000 ans de patriarcat la Terre a été amenée au bord de la destruction totale. Dans le patriarcat, le meurtre de masse et la destrution de toute sorte de vie sont justifiés par les bénéfices d’un petit groupe de privilégiés perchés au sommet de la pyramide. Wall Street n’est pas différent de toutes les tyrannies et les royautés de l’histoire.

La prière matinale Lakotah de remerciement:

O grand mystère sacré, merci de ce jour.

Je te remercie pour l’univers, qui est notre tabernacle, notre maison de culte.

Merci pour les gens des étoiles, qui veillent sur notre eau et toutes les vies, nous donnent une direction et un endroit pour vivre.

Merci pour la lune, qui veille aussi sur notre eau et purifie naturellement les femmes.

Merci pour l’eau.

Merci pour notre grand-mère sacrée, la Terre, mère de tous les êtres vivants, car ils sont notre famille.

Merci pour le vent d’Est, qui nous amène l’étoile du matin, qui nous donne l’aube d’un nouveau jour, pour que nous ne répétions pas les erreurs commises hier. Le vent d’Est amène un renouveau dans nos cœurs, nos corps et nos esprits, renouvelant les forces spirituelles de notre grand-mère sacrée, la Terre et tous les membres de notre famille des vivants.

Merci pour les gens daims à queue noire, qui vivent à l’Est et nous protègent.

Merci pour le vent du Sud qui amène la chaleur et la générosité dans nos cœurs, nos esprits et nos corps, ainsi qu’à notre grandmère la Terre et notre famille du vivant.

Et merci aux gens hiboux qui vivent au Sud et nous protègent.

Merci pour le vent d’Ouest, qui nous donne les esprits du tonnerre et des éclairs, qui amènent le vent de fraîcheur purificateur et la pluie rafraîchissante à notre grand-mère la Terre et à toute notre famille du vivant.

Merci aux gens bisons qui vivent à l’Ouest et nous protègent.

Merci pour le vent du Nord, qui amène des vents forts et endurants qui donnent force et endurance à notre grand-mère la Terre et à toute notre famille du vivant et qui nous donne la force et l’endurance dans nos cœeurs, corps et esprits.

Merci aux gens daims rouges qui vivent au Nord et nous protègent.

Merci à tous les êtres ailés pour leurs enseignements, leur générosité et leur sacrifice. Spécialement merci à l’aigle, qui vole le plus haut, voit le plus loin et est fidèle à son compagnon.

Merci aux animaux à quatre pattes qui nous donnent tant et nous enseignent tant, pour leur sacrifice et leur bonté dans le partage.

Spécialement merci au bison, car là où va le bison, va notre peuple.

Merci à tous les membres de notre famille rampant, nageant et vivant sous la terre pour leur sacrifice et leur générosité. Merci pour leur enseignement et tout ce qu’ils nous donnent.

Merci aussi à toute la verdure qui poussent sur terre. Elle nous donnent et enseigne tant. Merci de son sacrifice et de son partage.

Spécialement merci à l’ arbre à feuilles chuchottantes pour sa force, son indépendance et son enseignement. Et merci à l’arbre sacré de la vie, qui doit être nourri et dont on doit prendre soin pour qu’il fleurisse encore et qu’il permette aux gens de vivre comme ils l’ont voulu.

Merci au saumon et aux autres poissons, qui nous enseigne que c’est notre droit de naissance que de retourner à la maison.

Merci à l’araignée, qui nous enseigne les fables de la vie sous la forme d’Iktomi l’espiègle.

Merci à chaque cérémonie sacrée qui nous a été amenée par la femme bison albino.

Merci pour les maisons de purification, qui nous illuminent de la compréhension de la purification et de la propreté.

Merci pour la Danse du Soleil (Sundance), qui donne une opportunité aux hommes de comprendre le miracle de la nouvelle vie en partageant, de modeste façon, l’expérience de mettre au monde.

Merci pour la lamentation et la cérémonie de la vision, qui nous permet de reconnaître une voie positive et indépendante à suivre durant notre vie.

Merci pour la cérémonie familiale, qui nous permet d’amener de nouveaux citoyens dans notre nation, notre famille, notre clan.

Merci pour la cérémonie de maintenance de l’esprit, qui nous permet de montrer notre respect aux ancêtres et qui amène la communauté ensemble pour partager et célébrer les bienfaits de ceux qui nous ont quittés.

Merci pour la cérémonie du lancer de balle, qui amène un cœur, un esprit et un corps à notre communauté

Merci pour la cérémonie de la femme qui permet aux filles et aux jeunes femmes d’aspirer à être méritantes de l’univers.

Merci pour les cérémonies de soins et de médecines douces produites par les membres verts de notre famille qui poussent. Ensemble ils soignent les infirmes, les handicappés et les malades.

Merci pour la terre, les nuages, pour le manteau blanc qui recouvre notre grandmère les mois d’hiver.

Merci pour les couleurs sacrées, qui rerésentent ensemble ce qui est important dans la vie et qui nous enseignent tant individuellement.

Merci pour le vent tourbillonnant, car il nous enseigne le respect, l’émerveillement et la stupeur.

Je remercie tout ce qui est sacré et bon.

Mitakuye Oyasin ~ Nous sommes tous inter-reliés ~

Prière matinale Lakotah

Dans la société traditionnelle Lakotah, le mari se réveille aux premières lueurs avant l’aube. Il ne dit rien, il ne réveille pas sa femme qui dort près de lui. Il sort, seul et récite la prière de remerciement matinale Lakotah avec l’étoile du matin, lorsqu’elle est la dernière étoile dans le ciel à l’aube. Réciter cette prière libère l’esprit de tous les soucis et de l’angoisse et fait prendre conscience à la personne de sa place dans la mosaïque de la vie. Cela vous rend humble.

Près à commencer la nouvelle journée, le mari retourne dans le tipi et va brosser les cheveux de sa femme. Aucun des deux ne dit un mot. La première interaction du mari dans sa journée et avec sa femme est un échange sacré. Les cheveux sont très importants car ils poussent sur la tête, là où se situe le cerveau. Les cheveux contiennent la mémoire. Ils ne sont coupés seulement qu’en cas de deuil. Le premier échange entre le mari et sa femme est une caresse sur une partie sacrée du corps.

L’auteur:

Russell Means est un Sioux Oglala, en tant que jeune leader du Mouvement Indien Américain (AIM), qui a aidé à réscuciter les nations indiennes depuis les années 1970, il a eu le privilège d’apprendre les enseignements traditonnels Lakotah à la source de la connaissance des anciens qui étaient très versés dans les anciennes traditions.

Russell est décédé le 22 Octobre 2012 à l’âge de 72 ans. Sa femme Pearl, a la responsabilité de passer cet héritage intemporel et tant d’actualité de sagesse dans un monde affamé d’équilibre et de vérité.

 

Source:


http://somosenescrito.blogspot.jp/2013/04/we-are-all-related.html

Résistance politique: Les pensées d’un Mohawk ~ 1ère partie ~

Posté dans actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, philosophie, politique française, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , le juin 12, 2013 par Résistance 71

Nous inaugurons ici la traduction de quelques textes d’un des grands activistes amérindiens, Louis Karoniaktajeh Hall, décédé en 1993 et qui a lutté toute sa vie pour un renouveau des traditions autochtones, une véritable auto-détermination et souveraineté des nations indigènes, à commencer par la sienne, la nation Mohawk, partie intégrante de la Confédération Iroquoise.

Activiste, philosophe, artiste, parfois controversif, il a participé à la remise au goût du jour d’un véritable sentiment de décolonisation. Membre actif fondateur de l’American Indian Movement (AIM), il en fut l’artiste officiel et créa de nombreux posters et graphiques pour la promotion du mouvement. Il a créé le drapeau de la "Warrior Society" de la nation Mohawk et le drapeau d’unification des nations de Great Turtle Island (Amérique du Nord).

Dans le texte ci-dessous publié en 1984, il est étourdissant de clairvoyance quant à l’analyse et sa vision du monde moderne et ce, il y a près de 40 ans. Nous ne clamerons pas comme Hall que LA solution aux problèmes du monde est dans la constitution iroquoise, mais en revanche nous défendons l’idée que la solution aux problèmes du monde se situe en grande partie dans une organisation sociétaire non pyramidale, matriarcale, autogestionnaire, non-coercitive et non-autoritaire. Ces qualités sont, bizarrement, très souvent (pas toujours il est vrai) inclues dans le mode sociétaire des nations indigènes des Amériques.

Il est grand temps de lâcher prise de nos erreurs, la plus grosse d’entre elles, source de bien des maux, étant de concevoir, ou plutôt d’avoir été forcés de concevoir que seule la société étatique est garante de progressisme et de bonheur pour tous. L’Histoire nous prouve depuis plus de 2000 ans que cela est un concept totalement erroné, falsifié à dessein pour la préservation des intérêts du plus petit nombre.

La société n’est pas l’État comme l’oligarchie nous le fait croire pour préserver ses privilèges parasitaires… Mais la société est contre l’État. La société n’est pas une société des nations, mais une société des peuples, autonomes, égaux et solidaires. Nous avons beaucoup à apprendre de ceux que nous avons colonisé partout dans le monde, parce que contrairement à nous… Ils savent qu’ils ont été colonisés et le sont toujours. Nous ne le savons toujours pas !

– Résistance 71 –

Les pensées d’un Mohawk

Une série d’écrits et de dessins par Louis Karoniaktajeh Hall

2ème partie

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

INDIAN SURVIVAL CRISIS BULLETIN

NO. 7 AVRIL, 1984

 

La solution indienne aux problèmes du monde

L’homme blanc dit que son gouvernement est un gouvernement de la majorité. Il a aussi été dit que la majorité du monde sont des idiots et que les sages et intelligents sont dans la minorité. Ceci rend donc un gouvernement de la majorité un gouvernement d’idiots. Mais, me direz-vous, la majorité du monde est contrôlée par une minorité maligne d’exploiteurs oppressifs qui rend le gouvernement de la majorité en fait le gouvernement d’une minorité et ainsi, c’est un gouvernement à la fois d’idiots et de petits malins exploiteurs, ces derniers étant les maîtres de cérémonie.

L’armée est l’arme du gouvernement et est entraînée à protéger et à défendre le système, pas les citoyens. Le gouvernement utilise les gens, car les militaires font partie du peuple. Le gouvernement crée des lois faites pour défendre et protéger le gouvernement du peuple et les différentes polices sont établies pour faire respecter les lois, encore et toujours utilisant des gens du peuple au préalable aliénés par endoctrinement des autres personnes afin qu’ils puissent protéger le système contre les personnes exploitées et opprimées. Les personnes exploitées sont requises de payer des impôts en grands nombres afin de payer le coût de ces institutions, le gouvernement, l’armée et les différents départements de police.

Le problème est que le gouvernement de la majorité n’est pas vraiment un gouvernement pour tout le monde, mais pour les super-riches qui sont en contrôle. Puisque les super-riches sont en contrôle du “monde libre”, alors la solution pour les personnes exploitées est de nationaliser et d’internationaliser les corporations des super-riches. Cela paraît être un super truc que de désarçonner de tels super patrons qui sont en contrôle des nations, mais pour chacun qui n’a pas à le faire soi-même, c’est simple. Les exploités ne font que neutraliser les super-riches. Comment  cela demande le non-Indien ? D’abord les plus sages et plus intelligents des exploités vont former un conseil national populaire  par lequel tout le monde peut vraiment exercer sa volonté. Ce conseil national sera alors comme un gouvernement qui ne gouverne pas mais crée un bon chemin à suivre pour les gens. La méthode pour trouver les plus sages et plus intelligents des exploités se fait par une série de tests sur l’étude de l’humanité, de la justice, finance, administration politique, guidage des affaires publiques tout en incitant à suivre le bon chemin pour les gens; ces tests sont passés par les plus capables pour entrer dans le dit conseil national populaire qui sera toujours rendu responsable par les gens et qui rendra toujours des comptes à la population générale,

Pour neutraliser les grosses entreprises super-riches et les nationaliser et internationaliser, il est d’abord nécessaire de mettre de côté les pseudo-gouvernements de la majorité, car ils opèrent sous de faux prétextes et ont misérablement échoué dans leur gestion des peuples. Plutôt que de changer les personnels de ces vils gouvernements non populaires et de non-majorité, il est en fait bien mieux de supprimer tout le système de gouvernement dans sa totalité. Ils ne devraient pas y voir d’objection puisque c’est pour le bien du monde. L’action de retirer de ses fonctions un gouvernement est appelée une révolution. L’action de retirer le pouvoir à tous les gouvernements est appelée une révolution mondiale.

L’incidence des mauvais gouvernements, l’insoutenable imposition/taxation, la terreur nucléaire, l’oppression, les persécutions et autres abus seront résolus en dissolvant tous les gouvernements à cause de leur échec à générer le bonheur des populations, ce qui a toujours été l’objectif à très long terme de l’humanité à travers les âges et donc le but supposé de tout gouvernement. N’ayant ni la capacité, ni l’endurance à réaliser cet objectif, les gouvernements présents doivent être immédiatement remplacés par des conseils nationaux populaires, qui auront l’intelligence et la sagesse nécessaires pour remplir l’objectif et les obligations induites. Ils ont prouvé leur capacité en passant le test. Les super-riches ne dépensent pas leurs milliers de milliards de dollars à payer pour les travailleurs du gouvernement (dont un certain nombre n’ont absolument rien à faire), ni à payer pour les dépenses extravagantes des armées et des forces de police. Qui paie pour tout cela ? Les exploités. Les gens qui travaillent. Les gens paient pour la protection des riches contre les opprimés. Ceci représente le paroxysme de l’exploitation. En nationalisant et en internationalisant les super-entreprises des méga-riches, les profits qui en découleront (par les milliers de milliards de dollars), pourront être utilisés pour payer toutes les dépenses nationales et les coûts inhérents, enlevant par là même, la chappe de plomb des impôts des épaules des gens. Il n’y aura plus besoin de taxation, comme le disent les économistes qui font aussi allusion au fait que les gouvernements font très cher payer les peuples pour avoir un gouvernement.

Les gouvernements eux-mêmes sont gouvernés par Wall Street et ses requins de la finance, groupe composé d’une centaine de membre (en 1960), dont chacun d’entre eux dans un très mauvais jour, engrange 1 million de dollars. Un colosse de ce club, avec un énorme portefeuille d’entreprises engrangeait en moyenne 55 millions de dollars par jour. Tous les gouvernements du “monde libre” sont sous le contrôle de cette élite du fric. Il a été dit que les requins de Wall Street regardent l’humanité comme une bête, qui doit être maintenue dans la faiblesse et saignée. L’élite du super-fric est directement impliquée dans la situation intolérable de la prolifération des armes nucléaires. A cette vitesse, la race blanche sera éteinte au même rythme que la race de l’homme rouge qu’elle essaie activement d’anéantir.

Il n’y a aucun besoin d’un ministère de la guerre si cher. Dans la voie iroquoise, chaque individu est un protecteur et un défenseur. Chaque garçon est entrainé à la stratégie militaire. Il est aussi instruit dans la loi et enseigné de la défendre. Une de ses missions en tant que guerrier (NdT: Dans la langue iroquoise, il n’y a pas de mot pour dire “guerrier”, la racine du mot provient du mot “óhstien”, qui veut dire “os”, réferrant le guerrier au porteur des os des ancêtres et donc par extension celui qui a la charge de l’héritage ancestral et de s’assurer de la perpétuation de la nation…) est d’arrêter les crimes et d’arrêter ceux qui enfreignent la loi. Ainsi, chaque homme est un policier. Ceci est la façon de prévenir qu’un gouvernement ne victimise et n’oppresse pas son peuple. Le peuple est le gouvernement et il est aussi la police, tout le monde l’est. Il n’y a pas d’aliénation du policier ou du militaire par rapport au peuple. Dans le système iroquois, appelé “La société guerrière” par l’homme blanc, il n’y a pas de conscription, d’endoctrinement (lavage de cerveau) pour transformer les conscripts en tueurs et après la guerre, les relâcher parmi la population où ils commettront de nombreux crimes.

Les crimes, s’il y en a, sont gérés par les défenseurs en cours d’entrainement et après leur entrainement, ils sont toujours en attente et peuvent intervenir en cas d’urgence comme un incendie, des bagarres, des émeutes, des invasions et toute sorte de troubles possibles. La “société guerrière” apprend également aux jeunes tout ce qui est nécessaire de savoir, des sujets académiques, de la même façon que des techniques de défense et de traitement des problèmes. Tout ceci ne coûte rien aux contribuables, il n’y a pas de conribuables du reste. Tout ceci est défalqué des profits des corporations nationalisées et internationalisées des super-riches. N’est-ce pas ceci un système bien supérieur comparé à celui qui est maintenant en place et pour lequel le public est obligé de payer ?

A présent, l’humanité est sous un nuage de destruction et de mort provenant d’une maladie cruelle causée par la contamination (entre autre) des retombées et pollutions radioactives (NdT: Louis Hall parle ici du cancer bien sûr…) Les gouvernements des blancs en Amérique du nord et du sud, sont si préoccupés à exterminer les Indiens, qu’ils ne réalisent même pas qu’ils font la même chose avec leurs propres peuples. Nous avons lu au sujet de ces tueurs psychopathes qui ne peuvent pas s’arrêter de tuer, même en réalisant qu’ils seront eux-mêmes des victimes de leur folie. Les millions d’innocents et de futures victimes accidentelles de ce monde de folie se doivent de prendre entre leurs mains leur survie et leur défense. Il est de leur devoir de faire cesser cette menace à leur existence même et doivent trouver les moyens et la façon de le faire. Cette longue descente vers la destruction totale ne peut être stoppée qu’en abolissant l’ordre présent qui n’est que désordre total. Cela ne devrait pas être trop difficile. Il n’y a qu’un peu plus d’une centaine de cette élite du gros business, responsables de cet état de fait. Il suffit de procéder à des arrestations citoyennes et à garder les intéressés en détention et leur faire faire quelque chose de profitable véritablement à la société. Détenir leurs scientifiques (nucléaires) et les maintenir dans une science prolifique qui ne met pas en danger permanent l’humanité et la planète.

Après avoir aboli les mauvais gouvernements, leur système économique et après avoir implémenté ce qui est expliqué ci-dessus, le type de gouvernement iroquois, les gens de manière générale pourront bien mieux respirer et être plus relax. L’holocause nucléaire sera évité. Une ère de véritable paix sera expérimentée par tout le monde, partout. Etant parvenus à un meilleur gouvernement et à une meilleure société, les gouvernements des hommes blancs en Amérique seront plus enclins à rendre une bien meilleure justice aux peuples aborigènes du continent. Ils en viendront même sûrement au point de rendre les terres volées aux Indiens et ceux-ci pourront enfin retrouver leur société propre. L’Amérique est un énorme territoire avec beaucoup d’espace non utilisé. Très certainement les européens immigrants pourront le voir en pleine conscience et rendre ce qui est dû aux Indiens Les Etats-Unis et le Canada ne veulent payer que 0,25 $ par acre de terre accordée ; ils n’ont pas assez d’argent pour payer toutes les terres volées aux Indiens, cela se chiffre au delà des 2 500 milliards de dollars à 1000 $ de l’acre.

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