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Résistance politique: Anarchisme et dissidence…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 21 octobre 2014 by Résistance 71

Nous republions ceci du site d’Etienne Chouard, qui cite de plus en plus la pensée anarchiste, David Graeber il y a peu, anthropologue anarchiste dans la lignée d’un Pierre Clastres, à ici Anselme Bellegarrique, certes moins connu que les grands noms de la pensée autogestionnaire, mais qui mérite d’être lu et apprécié à sa juste valeur.

Nous l’avons dit, Chouard rejoindra la pensée anarchiste à terme et abandonnera l’idée de penser à réformer l’État de l’intérieur. La démarche de « réécrire » une constitution est valide à la condition que cela ne soit pas dans une optique de « réforme » style « VIème République » (la « république » étant conçue par les Grecs anciens comme une aristocratie), mais si la « constitution » devenait en fait une charte de confédération (de communes libres) comme l’est par exemple la « constitution » de la confédération iroquoise, qui allie des nations depuis le XIIème~XIIIène siècle sans formation d’État, ni de chefferie autoritaire coercitive. La démarche « citoyenne » est judicieuse mais pas si elle continue à servir un état sous quelque forme que ce soit.

Etienne Chouard est un érudit intelligent, qui a sans doute aussi étudié la forme de communalisme libertaire comme le préconise quelqu’un comme Murray Bookchin. Voilà une piste a aussi sérieusement explorer… En attendant, merci Etienne de relayer la pensée anarchiste, qui n’a rien de « terroriste », mais tout de « l’ordre naturel des choses » !

– Résistance 71 –

 

« Les anarchistes sont tellement épris d’ordre qu’ils n’en supportent aucune caricature. » (Antonin Arthaud)

 

Anselme Bellegarrigue : « Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Eh bien ! Vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande. »

 

20 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://chouard.org/blog/2014/10/20/anselme-bellegarrigue-vous-avez-cru-jusqua-ce-jour-quil-y-avait-des-tyrans-eh-bien-vous-vous-etes-trompes-il-ny-a-que-des-esclaves-la-ou-nul-nobeit-personne-ne-commande/

 

A lire:

“Le Manifeste de l’Anarchie”, Anselme Bellegarrigue, 1850

 

Citations :

  • Il n’est, en vérité, pires contre-révolutionnaires que les révolutionnaires ; car il n’est pires citoyens que les envieux.
  • Le pouvoir ne possède que ce qu’il prend au peuple, et pour que les citoyens en soient venus à croire qu’ils devaient commencer par donner ce qu’ils possèdent pour arriver au bien-être, il faut que leur bon sens ait subi une profonde perturbation.
  • C’est quand l’autorité de chacun est égale à celle de tous que l’équilibre social se trouve forcément acquis.
  • Un peuple qui fait ses affaires est un peuple qui se gouverne, et un peuple qui se gouverne abroge, par ce seul fait, et frappe de désuétude tout le fatras législatif dont l’agitation populaire avait, bien plus que le génie des hommes d’État, favorisé la conception.
  • La Révolution c’est le flux des intérêts : nul ne peut représenter les intérêts, ils sont représentés par eux-mêmes. La force d’intensité de leur persévérante et calme manifestation est la seule force révolutionnaire raisonnable et possible.
  • On ne peut pas être maître de répartir la richesse sans s’être fait préalablement maître de la richesse ; la répartition c’est donc tout d’abord le monopole
  • Si cela s’appelle un métier que de gouverner, je demande à voir les produits de ce métier, et si ces produits ne sont pas à ma convenance, je déclare que me forcer à les consommer est le plus étrange abus d’autorité qu’un homme puisse exercer sur un autre homme. Il est vrai que cet abus s’exerce par la force et que c’est moi qui entretiens, de mes deniers, cette force dont je me plains. Cela considéré, je me replie sur moi-même et je reconnais qu’en même temps que je suis une victime, je suis un sot aussi. Mais ma sottise tient à mon isolement, et c’est pour cela que je dis à mes concitoyens : Redressons la tête ; n’ayons confiance qu’en nous-mêmes ; disons : que la liberté soit, et la liberté sera.
  • Mais on dit que la liberté sans frein est menaçante. Qui donc menace-t-elle ? Qui donc doit craindre le coursier indompté, si ce n’est celui qui le dompte ? Qui donc a peur devant l’avalanche, si ce n’est celui qui veut l’arrêter ? Qui donc tremble devant la liberté, si ce n’est la tyrannie ? La liberté menaçante… c’est le contraire qu’il faudrait dire. Ce qui effraye en elle c’est le bruit de ses fers. Dès qu’elle les a rompus, elle n’est plus tumultueuse ; elle est calme et sage.
  • Le gouvernement n’est pas un fait, il n’est qu’une fiction. Le fait immuable et éternel, c’est le peuple.

Résistance politique: L’essence de la résistance est la gestion de la peur…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , on 20 octobre 2014 by Résistance 71

“Tranquilisez votre esprit chaque matin et imaginez le moment où vous serez transpercé de flèches, criblé de balles, percé de coups de lances et d’épées, balayé par les éclairs, secoué par les séismes, mourant de maladie ou tué dans un accident inopportun… Mourrez chaque matin dans votre esprit, alors vous ne craindrez pas la mort.”
~ Yamamoto Tsunetomo, Hagakure, le livre du samouraï, 1716 ~

Ce qui suit est une application pratique moderne des enseignements de deux des plus grands ouvrages écrits sur la voie du guerrier: “Bushido, la voie du samouraï” et le fameux “Hagakure, le livre du samouraï” ou le livre des “feuilles cachées”.

Toute peur est ancrée dans la peur de la mort, de cesser d’exister, apprende à savoir “lâcher prise” est essentiel dans la voie du bonheur. Avoir peur, c’est céder au contrôle et à la division. La peur est le meilleur outil de la manipulation. L’oligarchie le sait et paie très cher ses sbires de la science vendue et achetée pour maintenir artificiellement la peur et donc la division dans nos populations. Rien, sauf la mort, n’est inéluctable et c’est parce qu’elle seule est inéluctable qu’il ne faut pas en avoir peur mais l’apprivoiser.

Pour résoudre les problèmes du monde, il faut cesser d’avoir peur et se (re)dresser… Ensemble !

Note: Le texte si-dessous est la traduction du transcript intégral de la vidéo et peut-être utilisé pour son sous-titrage en français…

Ce texte est aussi à mettre en parallèle à notre traduction récente du texte d’Howard Zinn: « Conseils pour toujours aller de l’avant »

– Résistance 71 –

 

Gérer la peur

 

SCG

 

10 Octobre 2014

 

url de l’article (vidéo + transcript):
http://stormcloudsgathering.com/how-to-overcome-fear-when-facing-real-danger

 

~ Traduit de l’anglais par Résitance 71 ~

 

Il est possible de dominer la peur quand on fait face à un vrai danger physique et il y a de très bonnes raisons d’apprendre comment faire, même si ce n’est pas facile. Être en possession du bon échaffaudage philosophique peut aider, mais au bout du comptre, cela ne dépendra toujours que de vous.

Cette planète est et a toujours été un endroit dangereux.

L’adrénaline que vous sentez pomper en vous lorsque vous vous tenez sur le bord d’une falaise, ou lorsque vous réalisez que vous venez presque de mettre le pied sur un serpent venimeux ou lorsque vous vous rendez finalement compte du fait que votre gouvernement est devenu l’artisan d’un état policier… ce sentiment est là pour une raison.

La peur est le recul, le refus de notre corps devant la perspective de l’annihilation. La peur est une alarme du système bio-chimique qui aide les organismes vivants à rester en vie sur cette planète en déclenchant un combat, une fuite, une réponse sous forme de gel, d’immobilité. Si l’attaquant peut être vaincu, battez-vous, si vous pouvez le prendre de vitesse, sauvez-vous, si vous ne pouvez pas le prendre de vitesse ou le battre, ne bougez plus et faites le mort.

Ce système d’alarme a persisté dans nos gènes et continuera de persister parce que dans biens des cas de vie ou de mort, il est très efficace. La peur, en revanche, est une lame à double tranchant.

La panique peut envoyer un troupeau entier de buffles en bas d’une falaise et elle peut faire se comporter une foule humaine de la même façon. Si vous en voulez la preuve, regardez brièvement les pages de l’histoire, ou mieux même, regardez ce qu’il se passe maintenant.

La peur ne vous rend pas plus intelligent ; en fait des études scientifiques ont démontré que la terreur vérouille littéralement les parties rationnelles et logiques de notre cerveau.

Ceci n’est manifestement pas une bonne idée face à des situations dangereuses et de se retrouver à prendre des décisions très importantes et rapidement sans les parties utiles de notre cerveau, considérez maintenant les implications d’avoir une entière société humaine fonctionnant de cette façon là.

Le problème est que la classe dirigeante a toujours compris qu’il est dans son intérêt de garder les gens du commun dans un état perpétuel de peur et d’insécurité. Ceux qui sont capables de dicter ses cauchemars à une nation, finissent en général par dicter tout le reste.

Les enjeux sont bien plus grands que notre bien-être émotionnel.

La capacité de contrôler notre peur et de réduire ou d’éliminer son influence sur l’esprit est ce qui nous permet d’agir intelligemment face au danger. Aussi, pouvoir utiliser sa capacité cérébrale aide à faire la distinction entre les menaces réelles et imaginaires. Cette capacité est souvent nommée… Le courage.

Le courage n’est pas quelque chose qui se produit de manière ératique. On ne se réveille pas un beau matin pour accomplir un triple salto vrillé du haut d’une falaise juste comme cela. Les chances pour que cette personne ait eu le cœur battant la chamade la première fois qu’elle s’est tenue sur la plateforme surplombant un plongeon de haut vol, sont très élevées. La différence essentielle entre un expert en plongeon de haut vol et quelqu’un qui passe sa vie entière paralysé par le vertige, est qu’une de ces deux personnes a un jour décidé de sauter, puis a continué de la faire jusqu’à ce que cela devienne une seconde nature.

Vous pouvez tirer de cet exemple la leçon suivante: le moyen de vaincre sa peur est de l’affronter. Ceci est vrai généralement. Si vous avez peur des serpents et si vous les approchez et les manipulez suffisamment de temps, votre peur disparaîtra. La même chose s’applique à pratiquement toutes les peurs individuelles. Le problème est que la peur est comme une hydre à plusieurs têtes, coupez une tête et une autre repousse à sa place. De plus il n’est souvent pas possible pour nous de dominer chaque petite phobie et préoccupation au travers de l’exposition directe. Par exemple il serait totalement fou pour quelqu’un de faire face à sa peur d’ébola en contractant la maladie volontairement.

Pour vaincre la peur sur le long terme et de manière véritablement efficace, vous devez remonter à sa racine.

Mais quelle est la racine de la peur ?

La racine de toute peur, même d’une petite peur insignifiante est la mort. L’anxiété sociale par exemple peut être remontée au besoin primaire d’être bien intégré dans une famille, une tribu. Être rejeté par ses pairs représentait une peine de mort dans les temps anciens et l’est toujours aujourd’hui dans certaines sociétés. Cet héritage primordial fait que la plupart des humains sont incapables de résister les forces de conformité sociale et d’autorité. (NdT: Nous argumenterions ici, que ceci est un fait induit, si la survie était compromise hors du groupe, bien des sociétés ancestrales n’étaient pas construires sur le lien coercitif du chef et de l’autorité. Ceci n’est apparu qu’avec l’État, cf. Pierre Clastres sur ce blog)

Être inconscient de la racine du problème, rend impossible la compréhension de ses ramifications.

Cette peur sous-jacente de la mort est le corps de l’hydre. Lui faire face est de fait la clef vers la liberté.

Nous vivons tous dans l’ombre de la peur de l’annihilation, que nous le reconnaissions consciemment ou non. Vous (nous allons) allez mourir. Je vais mourir. Dans trois cents ans, chacun d’entre nous ne sera plus que poussière. Personne ne sortira vivant d’ici et il n’y a pas à tergiverser avec cela (bien que certains veulent se convaincre autrement).

Trouvez-vous cette pensée inconfortable ? Est-ce que cela vous remplir d’angoisse et de désespoir ? Quoi que vous fassiez, ne détournez pas votre regard. Caché au sein même de cet inconfort réside le secret de la vie.

Voyez-vous, la mort est l’ultime réconciliatrice. C’est le point ultime de référence

Est-ce que cette chose dont vous avez peur maintenant aura de l’importance dans rois cents ans ? Dans la très vaste majorité des cas, vous trouverez que la réponse à cette question est non.

Quelque soit le degré de gravité de votre situation, quelque soit la gravité de vos problèmes personnels, la mort va tout effacer un jour ou l’autre. Une fois que vous avez pleinement réalisé et intégré cette réalité, vous y trouverez un grand soulagement. Un simple coup d’œil interne à une pierre tombale peut-être utilisé pour relâcher ces peurs de surface. Respirez un bon coup, lâchez prise et faites ce qui doit être fait.

Nous ne sommes que poussières au vent.

Cela n’a absolument aucun sens d’empoisonner le temps précieux que nous avons avec des tumultes internes. Vous allez mourir quoi qu’il arrive, alors vous feriez mieux de regarder votre mort en face et de lui sourire comme un enfant qui vient d’être pris avec la main dans le pot de miel et continue de le manger…

Mais qu’en est-il si la réponse est oui à la question précedente ? Quid si ce problème qui vous maintient éveillé la nuit SERA IMPORTANT dans trois cents ans ? Et bien, que feriez-vous à ce sujet si vous n’aviez pas peur ? Que feriez-vous de cela si on vous disait que vous n’avez plus qu’un an à vivre ? Répondez à cette question et vous aurez trouvé votre mission dans la vie. Vous aurez trouvé quelque chose de plus grand que vous. Quelque chose qui vaut la peine de mourir pour est certainement quelque chose qui vaut la peine de vivre pour.

Avez-vous peur de marcher sur votre chemin ? Alors regardez une fois de plus votre tombe.

Ironiquement, confronter votre mort, peut aussi vous aider à l’éviter. Ceux qui ont réellement accepté l’inévitable ont en fait un avantage tactique sur ceux qui en sont terrifiés. Le courage est une chance qui peut faire tourner les tables même quand tout semble impossible. (300) Un petit groupe de gens très motivés, sans peur, incorruptibles, peut accomplir bien plus qu’une armée entière de moutons peureux et asservis.

Rappelez-vous que nous pouvons toujours négocier l’emploi du temps à un degré infime, mais quoi que nous fassions, nos vies sont aussi courtes que des étincelles sur la trajectoire de l’existence.

Vous voulez vraiment vivre ? Vous voulez que cette étincelle compte ? Vous voulez démarrer un feu avant qu’elle ne s’éteigne ? Alors arrêter d’être des somnambules marchant passivement vers l’échafaud.

Debout, regardez votre mort dans les yeux et dancez comme si vous n’alliez jamais plus dancer , chantez comme si c’était la dernière chanson, redressez-vous tant que votre cœur bat toujours et serrez contre vous votre enfant comme si c’était tout ce que vous aviez, parce qu’en fait, çà l’est.

 

= = =

 

“N’attendez pas le jugement dernier, il a lieu tous les jours.”

~ Albert Camus ~

 

Nécro-agriculture: La horde malfaisante OGM (Monsanto, Syngenta, BASF, Novartis, etc…) à l’assaut de l’Afrique…

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Les multinationales des nécro-technologies à l’assaut des semenciers industriels africains

 

Dominique Guillet

 

12 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://blog.kokopelli-semences.fr/2014/10/les-multinationales-des-necro-technologies-a-lassaut-des-semenciers-industriels-africains/

 

L’Association Kokopelli vient de publier une analyse encore plus complète des Catalogues Nationaux du GNIS, en particulier en ce qui concerne les espèces de grande culture (Maïs, Orge, Soja, Tournesol, Blé et Colza) afin de mettre en valeur que seules quelques multinationales des nécro-technologies contrôlent la quasi-totalité des variétés (ou clones) inscrites dans ces catalogues. (1) Le quatrième semencier du monde, Limagrain, est en première position, dans les Catalogues Français, pour la plupart des espèces potagères et pour quelques espèces de grande culture, dont le maïs et l’orge. Ce sont, ainsi, quatre groupes qui contrôlent 60% des 1425 variétés F1 de maïs – enregistrées dans le catalogue du GNIS – dont Limagrain, Monsanto et Syngenta. Alors que nous commencions à faire circuler cette analyse, Vandana Shiva nous fit parvenir l’alerte sonnée par certaines alliances Africaines qui s’insurgent contre une nouvelle vague de rachat de semenciers Africains par les-dites multinationales, à savoir Limagrain, Monsanto, Syngenta et DuPont (Pioneer Hi-Bred).

Avant de passer en revue les derniers épisodes de cette nouvelle offensive à l’encontre de l’autonomie Africaine, il nous parait important de bien souligner que les multinationales de la semence et de l’agrochimie n’ont pas attendu de racheter les semenciers industriels Africains pour envahir le continent avec leurs technologies biocidaires. Rappelons qu’en 2004, par exemple, au Sénégal, alors que l’Association Kokopelli oeuvrait depuis plusieurs années afin de disséminer des semences de Vie et que nous tentions de briser les inerties locales (et les routines bien confortables de certaines ONGs) afin d’installer une banque de semences dans la région de Guédé, près du Fleuve Sénégal, nous avons été les témoins de la distribution de sacs de semences de maïs, par le gouvernement, qui ne portaient aucune mention d’origine, aucun nom de variété… Ces maïs croissaient fort bien mais sans produire d’épis! Il s’avéra que les paysans Sénégalais étaient vraisemblablement les cobayes, à leur insu, d’expérimentations avec des variétés de maïs transgéniques de Monsanto – variétés qualifiées subséquemment de thermo-réactives par des groupes de paysans de l’Inde qui en furent également les victimes.

Monsanto sévit en Afrique du sud depuis 1968, avec 19 herbicides homologués, et il y introduisit son Roundup vers 1975. Il est relativement facile de retracer son histoire car Monsanto n’a pas changé de nom: cette multinationale assume, sans vergogne et sans états d’âme, son image dévastée par une pléthore de scandales au fil des années: agent orange au Vietnam, hormone bovine, procès à l’encontre des paysans US, effets dévastateurs du glyphosate, corruption des hommes politiques, etc. D’autres multinationales sont plus enclines à pratiquer l’art du rideau de fumée et il est parfois difficile de s’y retrouver dans le labyrinthe des changements de dénomination, dans les fusions, dans les prises d’actions minoritaires et majoritaires, dans les partenariats… C’est le cas de Syngenta, créée en 2001, mais qui sévit, aussi depuis 1968, en Afrique du sud par exemple, avec l’un des herbicides les plus mutagènes de la planète, l’atrazine, commercialisée par Geigy, par Ciba-Geigy, par Novartis…

“Novartis”, le nouvel art en latin, à savoir, dans le cas des multinationales de la mort, l’art de mentir, de bluffer, de menacer, de corrompre, de s’affubler de logos pompeux “sciences de la vie” tout en détruisant la biosphère, tout en envoyant ses milices assassiner les paysans en Paraguay, par exemple.

Syngenta initie, ainsi, sa dynamique de rachats semencière en Afrique par une offensive en justice pour lutte contre les monopoles! On croit rêver. En effet, en 2012, Syngenta attaque devant les tribunaux (3) (au titre de la lutte anti-trust!!) pour empêcher DuPont (Pioneer Hi-Bred) d’acquérir Pannar Seed, en Afrique du sud, au prétexte que Monsanto et DuPont seront dans une situation de monopole dans ce pays – qui constitue, en fait, la source principale du business de Syngenta sur le continent Africain. Syngenta est débouté et décide de reporter ses ambitions d’envahissement de l’Afrique, un peu plus au nord, à savoir sur le Ghana, la Tanzanie, la Mozambique, la Côte d’Ivoire…

En 2012, Syngenta déclare que le marché Africain des semences, estimé à 1,5 milliard de dollars (3% du marché mondial des semences) va doubler et que le marché Africain des herbicides et autres biocides, estimé à 1 milliard de dollars (2% du marché mondial) va quadrupler dans les 10 années à venir.

En 2013, Syngenta annonce «qu’elle va acquérir MRI Seed Zambia Ltd et MRI Agro Ltd (MRI), un des leaders du développement, de la production et de la distribution de semences de maïs blanc en Zambie. Les perspectives de croissance du marché de maïs blanc sont considérables et ces cultures sont essentielles au devenir de la sécurité alimentaire de l’Afrique.» (2) Le rachat de cette compagnie semencière de Zambie est finalisé en fin d’année 2013 et il est accompagné de la litanie habituelle, de type Orwellien, des multinationales des nécro-technologies, à savoir: renforcement de la sécurité alimentaire, prospérité des petits paysans, développement durable, solutions intégrées, développement des communautés rurales, productivité accrue de 50% et plus, préservation des potentiels des sols, etc. Et sur le plan du business pur et dur, Syngenta déclare s’engager à créer un marché de l’ordre d’un milliard de dollars d’ici 2022, en Afrique, en y investissant 500 millions de dollars. On ne sait d’ailleurs pas quel type de variétés hybrides F1 de maïs distribue actuellement MRI Seed Zambia car leur site internet est en reconstruction. Il n’existe pareillement aucune information sur MRI Agro si ce n’est le fait qu’ils sont en partenariat avec USAID (le fer de lance des multinationales), ce qui est toujours une mauvaise nouvelle pour l’autonomie des peuples.

Ce rachat constitue une belle aubaine pour Syngenta car MRI est réputé posséder l’une des plus belles collections de ressources génétiques “maïs”, en Afrique, avec des variétés adaptées à des milieux tempérés, sub-tropicaux et tropicaux. Gageons qu’une partie de cette collection de maïs Africains est, aujourd’hui, bien au froid dans la morgue de Svalbard en Norvège. Les multinationales des nécro-technologies sont très friandes de ce biopiratage à grande échelle. On se rappelle que le même Syngenta tente de s’approprier, en 2002, de l’immense collection de riz de l’Université Agricole Indira Gandhi à Raipur en Inde, créée par le très respecté Professeur Richcharia: 19 000 variétés de riz traditionnels.

C’est donc en 2013 également, en juillet, que Pioneer Hi-Bred finalise son rachat de la société semencière d’Afrique du sud, Pannar Seed, après avoir convaincu les tribunaux d’Afrique du sud de sa bonne foi et de ses objectifs humanitaires. C’est selon un document interne de ces tribunaux (4) et selon les termes de Pioneer «un mouvement stratégique préventif à l’encontre de la compétition». De la compétition humanitaire, s’entend, au service de la prospérité de l’Afrique! En effet, si l’on en croit le site internet de Pioneer Hi-Bred, leur présence en Afrique n’est motivée que par le souci de bien-être des communautés rurales, le développement durable, l’éducation des jeunes, l’amélioration de la nutrition des populations…(19). Extrêmement pathétique. L’art du rideau de fumée, une nouvelle fois.

Qui est Pannar Seed (5): une entreprise créée en Afrique du sud en 1958 et qui a commencé à créer ses propres hybrides F1 de maïs dès les années 1960. Pannar se considère comme un membre important et respecté de l’industrie semencière internationale. Pannar possède plusieurs filiales dont Kombat (Afrique du sud. Agrochimiques), Pidelta (Afrique du Sud. Production de semences hybrides F1), Starke Ayres (Afrique du sud. Semences de légumes et de fleurs), Kay Star Seed/King Seed (South Dakota aux USA. Racheté en 2001) et Pau Seeds (USA. Semences de maïs. Racheté à Bayer en 2005).

Pannar Seed est considérée comme l’entreprise semencière la plus importante en Afrique avec une présence déclarée dans une vingtaine de pays du continent. Tout comme le semencier MRI, c’est une belle aubaine sur le plan du biopiratage car ce rachat confère à Pioneer Hi-Bred la main-mise sur l’une des plus vastes collections en ressources génétiques “maïs” d’Afrique – l’héritage peut-être de milliers d’années de sélections paysannes car il est quasiment certain que le maïs, en Afrique, ne date pas de Christophe Colomb.

Si l’on en juge par les photos de leur site internet, Pannar Seed pratique l’intégration raciale selon un mode que d’aucuns considéreraient quelque peu vieillot: à savoir les blancs dans les équipes de direction, et les équipes commerciales bien sûr, et les noirs dans les champs. Pas une once d’exclusivité, non plus, dans leur alliances transgéniques: Pannar Seed distibue des maïs chimériques intégrant tout autant les “événements de transformation” de Monsanto (Technologies YieldGard et Roundup Ready) que ceux de Syngenta (Technologies Agrisure de lutte contre la pyrale et de tolérance au glyphosate) ou que ceux, encore, de Pioneer (Technologies BioGene). L’universalisme génétique de Pannar va même jusqu’à intégrer la technologie Clearfield de BASF dans les variétés de tournesols hybrides F1 qu’ils créent et commercialisent en Europe et en Amérique Latine.

Rappelons que la technologie Clearfield de BASF consiste à pouvoir inonder les champs de tournesols libéralement avec l’herbicide Pulsar, l’imazamox, (appartenant à BASF) sans que les tournesols en soient quelque peu génés quant à leur croissance. La dissémination, en toute impunité, de ce type de variétés résistantes aux herbicides, à d’autres espèces agricoles, (par le biais de la mutagenèse) a pour conséquences une augmentation considérable des quantités d’herbicides utilisées dans les champs et surtout l’émergence de plus de 400 espèces d’adventices, sur la planète, devenues totalement résistantes aux herbicides. D’ailleurs, cette semaine-même, la Weed Science Society of America (9) vient de publier un nouveau rapport pour récuser deux mythes concernant les “super-weeds”, ces adventices qui ont la capacité de métaboliser sans soucis tous les herbicides du monde. Selon eux, tout d’abord, s’il est vrai que le transfert de gènes existe entre les plantes cultivées et les adventices, la résistance de ces dernières relèverait surtout de la très mauvaise habitude des agriculteurs de n’utiliser qu’un seul type d’herbicide. La Weed Science Society of America prône donc un universalisme herbicidaire et conseille aux agriculteurs de concocter des coktails d’herbicides dont le marché abonde grâce à la diligence de Monsanto, de Syngenta, de DuPont, de Bayer, de BASF… Secondement, selon eux, les “super-adventices” n’existeraient pas: ce sont simplement des adventices résistantes aux herbicides mais qui ne sont pas plus agressives que leurs cousines non résistantes, en l’absence d’herbicides. Très intéressant mais on ne voit pas quelle différence cela fait pour les agriculteurs qui sont souvent (depuis 10 ans) obligés d’abandonner leurs cultures de soja ou de maïs à la voracité de ces adventices évolutives. Il n’est pas précisé, sur leur site, quelle est la source de leurs financements.

Et pour en finir avec l’universalisme biocidaire de Pannar, la société distribue également des variétés de blés dont les semences sont directement enrobées des fongicides de Bayer et des semences de soja Roundup Ready de l’incontournable Monsanto. Pannar Seed est, en effet, une entreprise semencière bien respectable de l’industrie semencière internationale!

Quid, d’ailleurs, des malfaisances semencières, en Afrique, du n°1 des nécro-technologies? Monsanto est un pionnier des «mouvements stratégiques préventifs à l’encontre de la compétition» sur ce continent. C’est, en effet, en 1998 et en 2000, que Monsanto a acheté deux des plus grandes compagnies semencières d’Afrique du Sud, Carnia et Sensako (en licenciant (8), par la même occasion, 25% de leurs employés au titre de la restructuration et consolidation). En 1970, Sensako fut la première entreprise semencière d’Afrique à mettre en place un programme de développement de variétés de blés hybrides F1. En 1980, Sensako établit un partenariat avec la société Dekalb (qui est rachetée par Monsanto en 1998 pour 2,3 milliards de dollars) et le premier blé hybride F1, SNK 108, est proposé en Afrique du sud en 1982. Durant les années suivantes, Sensako continue ses programmes de recherche en blés hybrides en utilisant des agents d’hybridation, produits par Schell, et fournis par l’entreprise semencière Nickerson (rachetée par Limagrain en 1990). Parallèlement à ces recherches, l’entreprise agro-alimentaire Cargill propose, vers la fin des années 1980, trois variétés de blés hybrides – Carina, Caritha et Carrol – créées par la société semencière d’Afrique du sud, Carnia, que Cargill rachète d’ailleurs à Omnia (société de fertilisants de synthèse en Afrique du sud) en 1997 et qui tombe dans l’escarcelle de Monsanto, en 1998, lorsque ce dernier rachète le secteur semences de Cargill.

Ces transactions permettent, à l’époque, à Monsanto (déjà très présent depuis 1968 en Afrique du sud) de s’accaparer d’une partie importante du marché des semences de maïs et de blés du pays (et de continuer à obliger les paysans à utiliser son Roundup alors que le glyphosate est tombé dans le domaine public). En 2004, le marché des semences de maïs y représente déjà 160 millions de dollars et en 2013, 350 millions de dollars – pour les seuls maïs F1. Cette même année 2004, le Catalogue National d’Afrique du sud présente plus de 400 variétés hybrides F1 (et transgéniques pour la grande majorité) de maïs jaunes ou blancs commercialisés par 18 compagnies dont 4 seulement  en contrôlent la quasi-totalité: Pannar (40%), Monsanto (23%), Pioneer Hi-Bred (18%) et Syngenta (16%). Quant aux variétés de blés hybrides F1 de la liste, Monsanto en contrôle alors 48%.

Quinze années plus tard, Monsanto vient de récidiver dans le secteur semences Africain par le biais de son partenaire Indien Mahyco (dont il possède 26% du capital). En effet, le semencier Mahyco vient de racheter au semencier Africain, SeedCo, une grande partie des actions qu’il possède dans Quton – l’unique compagnie semencière Africaine de coton qui est basée au Zimbabwe. Cette transaction manque, en fait, quelque peu de clarté car le directeur de SeedCo, Morgan Nzwere, évoque un rachat de 43 à 49% des actions pour un montant d’environ 10 millions de dollars tandis que l’Agence Ecofin mentionne un rachat de 60% des actions de Quton. Mahyco n’a pas encore issu de communiqué de presse en Inde concernant ce rachat qui aurait dû être finalisé d’ici la fin septembre 2014. Morgan Nzwere aurait affirmé que «Le business des semences cotonnières est actuellement un véritable cauchemar, à l’instar de l’industrie cotonnière en générale. Aussi désirons-nous nous en désengager de façon significative.»

En Inde, Monsanto et Mahyco ont créé une joint venture à 50/50, Mahyco-Monsanto Biotech (MMB), dont l’objectif déclaré est de sous-traiter les technologies transgéniques Bollgard et Bollgard II à 28 compagnies semencières de l’Inde afin qu’elles intègrent elles-mêmes ces technologies au génome des 300 variétés hybrides F1 de coton qu’elles commercialisent dans le pays. Ainsi que l’évoque Million Belay (7), le coordinateur de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), ce n’est sûrement pas fortuit que Mahyco/Monsanto jette son dévolu sur l’unique société semencière Africaine productrice de semences de coton. De plus, toujours selon Million Belay, Quton serait l’unique société semencière Africaine proposant des variétés de coton non-hybrides, à savoir en pollinisation ouverte. Nous n’avons pas pu vérifier cette information car il n’existe pas, sur internet, de présentation officielle des semences distribuées par Quton. Le site officiel de SeedCo, très étrangement, ne présente aucune information sur la page consacrée à sa filiale Quton (18). Les seules informations disponibles sur la toile mentionnent le fait que Quton a reçu des prix d’excellence de par l’introduction de nouvelles variétés de coton transgéniques intégrant des résistances aux herbicides et aux insectes.

Rappelons que les variétés de coton transgénique de Monsanto sont un désastre avéré en Inde, qu’elles ont provoqué le suicide d’un nombre incroyablement élevé de paysans et qu’elles ont éliminé des terroirs de l’Inde toutes les variétés traditionnelles paysannes en pollinisation ouverte. Le rachat partiel de Quton par Mahyco/Monsanto est bien sûr la porte ouverte à un tel processus d’érosion génétique en Afrique sans parler du fait que Mahyco/Monsanto peut maintenant s’accaparer des variétés traditionnelles de coton sélectionnées par la paysannerie Africaine. Et par là-même, empêcher que ces variétés en pollinisation ouverte trouve le chemin de l’Inde afin que Mahyco/Monsanto puisse conserver son hégémonie 100% F1 (et transgénique de préférence) sur le sous-continent. De plus, Mahyco ne fait pas l’unanimité en Inde et commence à se confronter avec un certain nombre de difficultés. Ce n’est, donc, sûrement pas une coincidence si la directrice de Mahyco, Usha Barwale Zehr, vient d’être récemment nommée (6) au conseil d’administration de l’AGRA (l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique), un gang criminel mené par Kofi Annan et composé des pires psychopathes de la mafia de la pétro-pharma-agrochimie, dont l’objectif est de piller l’Afrique de ses richesses et de mettre en place un eugénisme discret mais toujours plus performant. La mort de 36 000 personnes, tous les jours, par affamement, accompagnée de quelques larmes de crocodiles de la FAO, n’est-elle pas une forme d’eugénisme discret mais performant alors que tous les ans 1700 milliards de dollars sont dépensés pour les armements dans le monde entier?

Et toujours dans le même registre du positionnement de l’Inde dans les affaires semencières de l’Afrique, ce n’est sûrement pas une coincidence, non plus, si un partenariat a été signé récemment, en novembre 2012, entre Krishidhan Seeds (23), Arcadia Biosciences, ICRISAT en Inde et USAID (24) afin de développer de nouvelles variétés transgéniques de millet pour l’Afrique.

Qu’en est-il maintenant de la position, en Afrique, du quatrième larron du Gang des quatre premières multinationales de la semence, à savoir Limagrain? En 1999, alors que Monsanto initie la dynamique de rachat des plus grands semenciers de l’Afrique, Limagrain s’installe discrètement en Afrique du sud par le biais de trois de ses filiales, Harris Moran (USA, rachetée en 1997 à Rhône-Poulenc), Clauze (rachetée en 1997) et Tézier (rachetée en 1979) en formant CHMT Seeds. Il semble ensuite que Limagrain se préoccupe avant tout de consolider son programme de rachat (initié en 1975 avec le rachat de Vilmorin) de dizaines de sociétés semencières et agro-alimentaires dans les autres continents du monde (France, USA, Japon, Belgique, Hollande, Israël, Brésil, Chine, Australie, Chili, …) car il faut attendre l’année 2013 pour que Limagrain reparte à la chasse aux semences sur le continent Africain. C’est en effet cette année-là que Limagrain acquiert la compagnie semencière Africaine, Link Seed, à hauteur de 80% de son capital. Cette compagnie d’Afrique du sud ne commercialise que des variétés hybrides F1 de maïs, et des variétés de soja, intégrant toutes les technologies chimériques de Monsanto: Roundup Ready and YieldGard.

«Avec cette opération Vilmorin & Cie renforce la mondialisation de son activité en semences de maïs et poursuit son implantation stratégique sur le marché africain… Cette prise de participation majoritaire, à hauteur de 80 % du capital de la société, permet à Vilmorin & Cie de s’implanter durablement sur un marché d’avenir où les semences génétiquement modifiées sont déjà très largement adoptées par les agriculteurs.»

En 2013, également, Limagrain acquiert 15% de SeedCo, une compagnie semencière basée au Zimbabwe. Cette compagnie vient juste de déclarer (17) que Limagrain va investir une seconde tranche de 28 millions de dollars, d’ici la fin de l’année 2014, montant ainsi son acquisition de SeedCo à 28%. SeedCo existe depuis 1983. Elle achète Sementes de Moçambique (Semoc) en Mozambique en 1997 mais cette compagnie semencière, depuis lors, a été reprise dans son entièreté par l’Etat de Mozambique. En 2001, SeedCo crée une joint venture en Afrique du sud, Syngenta Seed Co, avec Syngenta Seed. SeedCo achète ensuite Quton, la compagnie de semences de coton, en 2006. SeedCo est présente dans 15 pays d’Afrique et commercialise des semences de maïs, de blé, de sorgho, d’arachides et de soja. Il est à noter que ses variétés de maïs, si elles ont toutes hybrides F1, ne sont cependant pas chimériques. Il est à noter également que toutes les autres variétés de blé, de sorgho, d’arachide et de soja semblent être à pollinisation ouverte et non chimériques.

Tout cela nous prouve que les ambitions de Limagrain en Afrique vont bien au-delà de la commercialisation de petites fleurs et de tomates. Dans ma traduction du communiqué de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique, je me suis permis de commenter qu’il n’est pas exact d’affirmer que «Par conséquent, cela signifie que trois des plus importantes multinationales des biotechnologies, Monsanto, Dupont et Syngenta ont fermement pris pied sur le continent Africain afin de pouvoir influer sur les marchés de deux parmi les trois plus importantes espèces modifiées génétiquement, globalement parlant: le maïs et le coton» (13).

Amis Africains, prenez-garde, votre industrie semencière “hi-tech” (et “nécro-tech”, en très grande partie) est assiégée par le cartel des quatre plus importantes multinationales des nécro-technologies: Monsanto, DuPont, Syngenta et Limagrain. Ce n’est pas de très bon augure pour la survie des variétés paysannes traditionnelles de l’Afrique et pour le développement de techniques agro-écologiques respectant l’intégralité de la biosphère. On se rappelera que, de nombreuses années en arrière, Monsanto avait déclaré qu’un jour toutes les variétés traditionnelles de maïs de l’Afrique seraient contaminées par les chimères génétiques…

La multinationale Limagrain (qui continue de s’auto-identifier comme une “coopérative”, n’est-ce pas émouvant?) est l’un des promoteurs les plus importants des chimères génétiques (par exemple, création de variétés potagères chimériques en Amérique Latine depuis 1985) et l’un des leaders incontestés sur le marché mondial des semences de maïs, donc de maïs chimérique. L’attaque de Limagrain sur le secteur semencier industriel Africain du maïs est dans la logique inexorable de ces prédateurs. Il n’est que de décliner ses différentes acquisitions, dans ce secteur maïs, depuis 2009, en Asie, aux USA et en Amérique Latine:

– En novembre 2009: Prise de participation au capital d’Arcadia Biosciences (7,25%), basée à Davis en Californie.  Cette société est spécialisée dans la création de chimères génétiques résistantes à la sécheresse. Arcadia Biosciences vient de signer, en janvier 2014, un accord de partenariat (10) avec Genective S.A (une joint-venture créée en 2013 par Limagrain et KWS, le cinquième semencier mondial) afin de développer de nouveaux hybrides F1 de maïs en y incorporant sa technologie chimérique WUE (Water Use Efficiency). Limagrain a, de plus, signé un accord de partenariat avec Arcadia, en 2011, pour développer de nouvelles variétés de blés résistantes à la sécheresse et gérant mieux l’azote. Des variétés transgéniques? C’est ainsi que le présente l’article de la France Agricole (22).

Nous voyons donc, d’ailleurs, se profiler une triangulation très intéressante entre Limagrain, Arcadia Biosciences (détenue en partie par Limagrain) et Mahyco/Monsanto. Sur le continent Africain, nous venons de le mentionner, SeedCo vient d’être pris en pinces, par Limagrain, d’un côté, et par Mahyco, de l’autre. Alors qu’en Inde, Mahyco vient de mettre en place, très récemment (11), un nouveau partenariat avec Arcadia Biosciences (12) pour développer des variétés chimériques de riz résistantes à la sécheresse. (16)

– En fin 2009: Acquisition de Dahlco, aux USA, spécialisée dans la distribution de maïs, de soja et de luzerne.

– En mai 2010: Acquisition de Mesa Maize aux USA. «Vilmorin & Cie renforce sa position concurrentielle sur le marché du maïs doux américain par l’acquisition de Mesa Maize. Cette opération permet à Clause de disposer de ressources génétiques bien adaptées à la demande des consommateurs et d’un positionnement global sur le marché du maïs doux.»

– En février 2011: Acquisition des actifs maïs de Sementes Guerra basée à Pato Branco dans l’Etat du Parana au Brésil. «Programmes de sélection et ressources génétiques, outils de production et réseau de commercialisation constituent les principaux atouts qui permettent ainsi à Vilmorin & Cie de se déployer sur ce nouveau territoire.»

– En août 2011 : Acquisition des activités maïs de Brasmilho basée à Goianésia dans l’Etat du Goiás au Brésil. «Brasmilho dispose de ressources génétiques de qualité…»

– En février 2012: Acquisition du fonds génétique de Genetica Agricola dans l’Etat du Mato Grosso au Brésil. «Ce programme de sélection, implanté dans le deuxième Etat producteur de maïs au Brésil, et dont les superficies progressent régulièrement, dispose d’un matériel génétique de qualité très bien adapté aux conditions de culture spécifiques de ces nouveaux territoires».

– En mai 2012: Projet de création d’une joint venture avec Anhui Hengji Seeds. «Dans le cadre de sa stratégie internationale dans le maïs, le quatrième semencier mondial a conclu un accord visant à créer une joint-venture de recherche, de production et de commercialisation de semences en Chine avec la société Anhui Hengji Seeds, a indiqué Vilmorin dans un communiqué. Si Pékin donne son feu vert, Vilmorin détiendra 45% des parts de la nouvelle entité.»

– En février 2013: Acquisition des fonds génétiques Genessed et KSP au Brésil. «Vilmorin & Cie poursuit l’enrichissement de son portefeuille de ressources génétiques avec l’acquisition de 2 nouveaux fonds génétiques de grande qualité: Geneseed, situé à l’est du Brésil dans l’Etat de Minas Gerais, et KSP au sud  dans l’Etat du Parana. Ces ressources génétiques contribueront à la création de nouveaux produits.»

– En mars 2013: Prise de contrôle intégral de Bisco Bio Sciences en Inde. «Elle vise à accélérer le déploiement des activités de Vilmorin & Cie sur le marché des grandes cultures en Inde, caractérisé par un taux de croissance élevé et des perspectives de développement extrêmement dynamiques. Basée à Hyderabad, Etat d’Andhra Pradesh, Bisco est un des tout premiers acteurs indiens en semences de maïs. Son portefeuille de produits couvre également des espèces importantes localement, telles que le millet, le sorgho et le riz.»

– En février 2014: Prise de contrôle intégral de la société Seed Asia, spécialisée en maïs tropical hybride, à Bangkok en Thaïlande.

On remarquera que dans tous ces rachats de semenciers, revient sans cesse la notion de contrôle et d’accaparement de ressources génétiques, de collections, de fonds génétiques (les citations sont extraites du site de Vilmorin/Limagrain). C’est le nerf de la Guerre des Semences: à savoir, le biopiratage, le recel des ressources génétiques développées par la paysannerie au fil des nombreux millénaires.

Et pour conclure avec cette pléthore de rachats de sociétés semencières par Limagrain, signalons le rachat, en novembre 2013, d’Eureka Seeds (Californie. USA), spécialisée dans la production de semences de tournesol; en octobre 2013 de Shamrock (Californie. USA), spécialisée dans la production de semences potagères; en octobre 2012, de Campbell’s Seeds (Californie. USA) spécialisée dans la production de semences potagères; en octobre 2012, de Century Seeds, en Inde, spécialisée dans la production de semences potagères.

Il faut également préciser que Limagrain crée, en 2000, avec l’Allemand KWS, le cinquième semencier mondial, une compagnie semencière aux USA (joint venture à 50/50), AgReliant, qui se dédie à la création et à la commercialisation de variétés chimériques de maïs et qui occupe la troisième place sur le marché des semences de maïs transgéniques aux USA.

Limagrain récidive de nouveau avec KWS (14), en juin 2013, en créant Genective S.A, une joint-venture à 50/50, dont l’objectif est de développer, faire approuver et commercialiser de nouvelles variétés de maïs génétiquement modifiés.  Limagrain et KWS précisent que les traits chimériques qu’ils souhaitent incorporer à ces nouvelles variétés de maïs concernent la résistance à la sécheresse, la résistance aux herbicides, la résistance aux insectes et une meilleure gestion de l’azote. «L’objectif est de disposer d’une technologie propriétaire (traits OGM) pour le développement de variétés de maïs génétiquement modifiées. KWS et Limagrain travaillent déjà ensemble depuis plus de dix ans avec beaucoup de succès au sein d’AgReliant, notre joint-venture 50/50 pour la sélection, la production et la commercialisation du maïs en Amérique du Nord. La création de cette nouvelle JV s’appuie sur la confiance existant entre les partenaires, avec l’ambition ensemble de renforcer leur capacité à rester indépendants à long terme.»(15)

La conclusion que nous tirons de ce bilan désastreux est la suivante. Il est clair, bien évidemment, que le rachat de tous ces semenciers industriels Africains favorise les processus de concentration semencière sous le contrôle de quelques multinationales des nécro-technologies dont une dizaine, sur toute la planète, rappelons-le, contrôlent les 3/4 des semences commercialisées; Monsanto étant au premier rang.

Mais, avec une telle panoplie, présentée par ces semenciers industriels Africains, de semences transgéniques (coton, maïs, soja), de variétés hybrides (blés et maïs) et de techniques culturales – indissociables de ce type de semences – prônant l’usage libéral des biocides et autres fertilisants de synthèse, que Pannar Seed, Quton, SeedCo, MRI Seed, Carnia et Sensako restent indépendantes ou qu’elles soient dans le giron de Pioneer Hi-Bred, de Monsanto, de Limagrain et de Syngenta, on ne voit pas trop, franchement, quelle grande différence cela fait pour la souveraineté alimentaire, la protection de la biodiversité cultivée paysanne et le développement de l’agro-écologie en Afrique.

Alors que nous sommes confrontés à l’ultime épisode de l’offensive des multinationales à l’assaut des semenciers industriels Africains, la question fondamentale est maintenant de savoir comment les organisations paysannes et les communautés rurales de l’Afrique vont pouvoir protéger ce qu’il leur reste des variétés authentiquement paysannes Africaines.

Et comment ils vont pouvoir se protéger également d’AGRA (l’un des principaux vecteurs de l’invasion actuelle de l’Afrique par les chimères génétiques), de l’UPOV et autres ARIPO (28) (Organisation Régionale Africaine de la Propriété Intellectuelle), des Fondations (Gates, Rockefeller, Ford, Pioneer, Syngenta…), des organisations internationales (ONU, FMI, Banque Mondiale…), des institutions agricoles (CGIAR, IRRI, CIMMYT,…), de REDD (20) (Réduction des émissions dues la déforestation et de la dégradation des forêts), des nouvelles Alliances entre Arcadia Biosciences, USAID et CIMMYT (21), et bien sûr des multinationales spécialisées dans les vaccins (Sanofi-Aventis, Novartis, Merck, GlaxoSmithKline…).

Puis-je renvoyer les lecteurs intéressés à l’un des quatre articles (25) que je rédigeai en septembre/octobre 2009, dans le but déclaré de dénoncer l’arnaque du réchauffement climatique anthropique. C’est un article de 29 pages, dense et renvoyant à pas moins de 218 liens et notes: Effets de “Serres” et Révolution Verte Eugénique. Et je concède qu’il faut sans doute être très courageux pour lire un tel pavé dans la mare du conformisme “humanitaire” – qui ne veut que du bien à notre chère Afrique, n’est ce pas? – et pour digérer un tel catalogue de catastrophes annoncées sur le continent Africain.

“Effets de Serres” est une allusion directe aux mécanismes de prédation qui ont été mis en place, depuis de nombreux siècles, à l’encontre de l’Afrique et des Peuples Africains. “Révolution Verte Eugénique” résume en quelques mots ce dont je suis convaincu depuis plus de 20 années: à savoir que cette nouvelle pseudo Révolution Verte est l’ultime épisode d’une guerre déclarée aux Peuples Africains. La destruction des agricultures vivrières, les monocultures imposées, la destruction de la biodiversité locale, la destruction des grandes forêts primaires, l’empoisonnement par les pesticides et autres biocides, les campagnes de vaccination, le sida, le virus ébola, la malaria, le non accès à l’eau potable, les guerres civiles armées par les industries Occidentales de l’armement, la malnutrition, la mort par affamement, etc, constituent les outils et vecteurs privilégiés partageant du même objectif: vider l’Afrique de ses populations.

L’Afrique constitue le dernier front des globalistes criminels qui ont déclaré la guerre à la Vie et nous sommes témoins, ces dernières années, d’une accélération exponentielle des processus de prédation au détriment des populations de ce continent. Des processus de prédation qui sont confortés par une militarisation généralisée dans certains pays de l’Afrique (par les USA, par la France), une militarisation  d’autant plus aisée que l’un des derniers remparts de l’autonomie Africaine a été détruit, par l’Alliance Occidentale, lors de la “libération” de la Libye en 2011, avec des dommages collatéraux qui ne sont jamais évoqués par la presse à la botte des criminels de guerre: à savoir le génocide de 150 000 civils Libyens sous les bombes à uranium appauvri “made in France”, un état de chaos généralisé à tout le pays, la confiscation des 1800 tonnes d’or appartenant à la Libye, le contrôle de leur pétrole, etc. Les petits caniches Français, de tous bords politiques, à la solde de l’Impérialisme, voulaient, en 2011, une guerre en Afrique pour se refaire la main; ils sont en train d’en préparer de nouvelles.

A l’image des deux guerres mondiales, fomentées par les multinationales Occidentales de la finance et de l’armement, afin de détruire les paysanneries de l’Europe de l’ouest et d’imposer en 1947 une agriculture de guerre hypermécanisée (par le biais du plan Marshall), les multinationales de l’alimentaire, de l’agro-pétrochimie et des semences n’ont besoin que d’une poignée d’esclaves, mal nourris de préférence pour les empêcher de réfléchir et de se révolter – en sus de l’artillerie lourde de la mécanisation agricole – pour transformer les terres Africaines en immenses greniers à nourriture et à nécro-carburants pour les estomacs humains et animaux des nations riches ainsi que pour les réservoirs des véhicules motorisés de ces mêmes nations. Il en est de même, d’ailleurs, pour les multinationales de l’industrie qui, elles aussi, n’ont besoin que d’une poignée d’esclaves et d’énormes machines pour extraire, des sols Africains, l’or, le diamant, le nickel, l’uranium, le gaz… et le pétrole dont l’Afrique abonde, à l’est, au centre, à l’ouest (26). Et, à ce sujet brûlant, nous ne pouvons que conseiller la lecture du dernier article de William Engdahl (27) “Ebola : une nouvelle guerre US pour le pétrole ?”.

Amis Africains, prenez garde aux campagnes de vaccination “pétrolébola” qui sont en train d’être organisées, en Afrique de l’ouest, par la même mafia qui a créé ex nihilo, en 2009, la pandémie de la grippe H1N1, qui a organisé avec l’OMS des campagnes de vaccination avec des vaccins anti-tétanos contenant des hormones destinées à stériliser les femmes, etc, etc, ad nauseam. (Note 1). Et aux âmes effarouchées par de telles informations, je poserais la question suivante: pourquoi les programmes de génocides, sous le couvert de “campagnes de vaccination”, seraient-ils plus choquants que l’outil géopolitique de la faim utilisé, tous les jours de l’année, pour dépeupler la planète de plus de 30 000 êtres humains?

Face à cette offensive généralisée des psychopathes déments et criminels à l’encontre de l’Afrique, nous ne pouvons qu’espérer qu’un jour étoilé, peut-être demain, les Tribus Africaines du Futur se mettent en chemin et fassent résonner les Tambours de Gaïa, notre Terre-Mère. A l’assaut des citadelles de l’Empire.

Dominique Guillet. Président-fondateur de Kokopelli.

Note 1: Dans “Semences de destruction”, ouvrage de William Engdahl. «La Fondation Rockefeller est l’un des soutiens financiers d’un programme de l’OMS en “santé de la reproduction” qui a développé un vaccin contre le tétanos qui contiendrait des hormones cachées de contrôle de naissance. Selon un rapport du Global Vaccine Institute, l’OMS a mis en place des campagnes de vaccination massives au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines depuis le début des années 1990. Le Comité Pro Vida de Mexico, une organisation catholique, a testé de nombreuses fioles du vaccin et a découvert qu’elles contenaient une Gonadotrophine chorionique humaine (hCG), une hormone naturelle nécessaire au maintien d’une grossesse. Lorsque cette hormone est associée avec un vecteur de toxoïde tétanique, elle stimule une formation d’anticorps contre la hCG, ce qui interrompt la grossesse humaine. Des rapports similaires de vaccins truffés d’hormones hCG ont été reçus des Philippines et du Nicaragua.

Cette organisation a mis en valeur plusieurs autres phénomènes troublants concernant les programmes de vaccination de l’OMS. Le vaccin anti-tétanique n’était donné qu’à des femmes âgées de 15 à 45 ans, mais ni à des hommes ni à des enfants. La présence de hCG est la preuve irréfutable d’une contamination du vaccin. Elle ne fait sinon aucun sens. Avec le soutien financier de la Fondation Rockefeller, de la Banque Mondiale, du Population Council, de la Fondation Ford, parmi d’autres, l’OMS a oeuvré durant 20 ans pour développer un vaccin anti-fertilité en utilisant la hCG avec le tétanos, et d’autres vaccins, selon des articles scientifiques publiés sur ces campagnes de l’OMS. Tout cela a été certifié par l’OMS et par d’autres, dont la revue médicale Britannique respectée , le Lancet, le 11 juin 1988: “Essais cliniques d’un vaccin de contrôle des naissances de l’OMS”.

Jusqu’en 1993, l’OMS a dépensé un total de 365 millions de dollars sur de telles recherches en “santé de la reproduction” dont la recherche sur l’intégration de hCG au vaccin anti-tétanique. L’OMS n’a pas pu répondre aux questions concernant la présence d’éléments anti-hCG chez les femmes vaccinées. Leur réponse discrète a été que cette présence était “non significative”. Le vaccin était fabriqué par les Laboratoires Connaught (Rhone-Poulenc) au Canada et les Laboratoires Intervex et CSL en Australie.

Depuis les années 1920, la Fondation Rockefeller est l’un des principaux sponsors des programmes mondiaux de réduction de la population. Si les rapports concernant les vaccins de contrôle des naissances sont véridiques, il n’est pas difficile de soupçonner que la Fondation Rockefeller fait partie de ceux qui ont programmé d’utiliser la technologie des semences génétiquement modifiées comme un moyen potentiel de contrôler la population mondiale par l’entremise du contrôle futur des ressources alimentaires».

Résistance politique: Evo Morales et l’espoir anti-colonial

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, démocratie participative, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 19 octobre 2014 by Résistance 71

Evo Morales est aussi celui qui a fait voter des lois anti-génocides où l’état bolivien reconnaît le génocide des Indiens. Pour que son héritage lui survive, nous pensons que Morales se doit de construire l7autogestion à l’échelle nationale et faire disparaître l’État de son vivant. Chavez avant lui a été dans une position de pouvoir le faire, mais a été trop attaché au mythe de l’État et des institutions. Maduro le fera t’il ? C’est la seule voie véritable pour les peuples.

– Résistance 71 –

 

L’odeur de la Bolivie d’Evo et d’Alvaro

 

Hernando Calvo Ospina

 

18 octobre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.legrandsoir.info/l-odeur-de-la-bolivie-d-evo-et-d-alvaro.html

 

Potosi (Bolivie).


« Si le Che nous a choisis pour continuer sa révolution, c’était bien pour quelque chose », m’a dit à La Paz, un bolivien très fier.

Les véhicules sont nombreux, trop. Ceux du service public, en particulier. On ne comprend pas pourquoi il n’y a pas plus de collisions. Les piétons doivent calculer pour passer d’un trottoir à un autre sans se faire renverser. Mais ça a l’air de ne déranger personne. Seulement nous, qui ne sommes pas d’ici. Quelqu’un a dit une fois que cette ville était “la Shangai latino-américaine”.

Je m’arrête pour observer. En regardant bien pendant quelques minutes, je comprends que maintenant, les indigènes, qui sont la grande majorité dans ce pays, ne descendent plus du trottoir pour laisser passer un métis ou un blanc.

Je me souviens quand, il y a deux ans, j’avais vu les femmes indigènes avec leurs jupes et leurs chapeaux au Parlement. Et aussi les ouvriers avec leurs vêtements pauvres, mais très propres. Cela m’avait frappé. C’est parce que la culture occidentale, la « civilisée », nous a appris que l’on allait dans cette enceinte qu’en veste et en cravate, jupes bien coupées et chaussures à talons, et nous a habitués à cela.

Il y a moins de pauvreté. Ce qui signifie qu’il y a maintenant très peu d’enfants et de vieillards demandant l’aumône. Il y a quelques années, on ne pouvait être tranquilles lorsqu’on mangeait au restaurant : ils venaient régulièrement demander un morceau de nourriture ou de l’argent. On se sentait coupable d’avoir de quoi manger. Il était normal que le propriétaire du lieu les chasse à coups de bâton. Jamais on ne voyait d’autres visages que ceux des indigènes. Eux, les maîtres d’origine de ces terres, avaient été considérés depuis l’arrivée des espagnols au XVI° siècle seulement comme des bras pour travailler ou saleté gênante. Ce qui a changé, à pas de géants, depuis qu’Evo, l’indigène, est arrivé au gouvernement en janvier 2006.

L’ambiance de la capitale et des autres cités respire l’optimisme. Evidemment, il manque des hôpitaux. Et il manquera des médecins pour soigner le plus grand nombre dans ceux qui sont en construction : la formation médicale reste encore élitiste, comme presque partout dans le monde. Depuis les premiers pas de ce gouvernement, des milliers de médecins cubains sont arrivés. Ils se sont installés pour exercer dans des lieux reculés, où le soleil et l’air arrivaient à peine. Des milliers de boliviens ont découvert l’existence d’une île nommée Cuba, ainsi que des femmes et hommes en blouse blanche qui les considèrent comme des êtres humains.

Beaucoup, trop, ne savent pas parler espagnol, parce qu’ils communiquent en aymara, quechua ou guaraní. Des langues ancestrales, reconnues il y a peu.

A La Paz, ce gouvernement, celui du “président frère”, a construit un téléphérique, le « amarillo » (« jaune »), qui est le plus long du monde. Cette semaine est inauguré le « vert », qui, je crois, est plus long que l’autre. Pour ceux qui vivent là-haut, dans la commune d’El Alto, cela représente une heure de trajet en moins pour arriver en bas, à La Paz. Le trajet complet, qui dure presque vingt minutes, coûte trois bolivianos. Le téléphérique est très moderne. Quand on regarde les cabines les unes derrière les autres, on dirait une invasion d’ovnis. Les paceños, les habitants de La Paz, en sont fiers.

Et Evo a gagné d’autres élections. Tout le monde l’espérait. Ce fut la grande fête nationale. Ce qui est le plus impressionnant sont les dégâts occasionnés dans la « forteresse » de l’opposition à Santa Cruz, là où actions terroristes, attentats contre la vie d’Evo et projets séparatistes ont été fomentés. A cet endroit, la majorité est blanche. En regardant à la télévision les résultats dans cette ville, je me suis souvenu de la reine de beauté d’il y a plus ou moins trois ans. Lors du concours de Miss Univers, cette habitante de Santa Cruz avait osé dire qu’il n’y avait pas d’indigènes en Bolivie. Dans cette ville et à Sucre, la capitale d’origine du pays, la publicité se fait avec des mannequins de blanches.

A Santa Cruz, de nombreux industriels ont compris qu’en réinvestissant dans la nation, ils pourraient y gagner aussi. Une bourgeoisie nationale qui revendique la souveraineté est en train de se former avec Evo. Alliée du processus de changement. Maintenant, ses ouvriers et ses travailleuses ne sont plus de semi-esclaves, et ils sont rémunérés de façon juste.

La presse, celle qui fait encore le plus de ventes, celle des élites, celle qui continue d’adorer les Etats-Unis et d’espérer leur retour pour gouverner avec eux, tient le même discours que celle d’Equateur et celle du Venezuela. Je crois que leurs propriétaires millionnaires épargneraient de l’argent si quelques-uns de leurs journalistes se coordonnaient pour écrire les articles de politique nationale et internationale. Il suffirait seulement de changer des noms et des données pour les remettre dans le contexte de chacun de ces pays. Car leurs textes sont uniformisés. Le discours est le même. Quoi qu’il en soit, j’admire les tours de passe-passe qu’ils font pour expliquer autrement la réalité.

J’ai revu les propositions de l’opposition en question. Les boliviens ont eu raison de lui donner une telle raclée avec leurs votes. C’est bien parce qu’elle ne proposait rien. La base de son discours consistait à critiquer et inventer des choses contre Evo et Alvaro García Linera, le vice-président blanc cultivé au cœur métis et guerrier. Elle, l’opposition, parlait de « changement », de « démocratiser », de « servir les majorités ». Et, l’on ne sait s’il faut en rire ou rester dubitatif, mais oui, ce sont les mêmes ou leurs comparses, leurs grands-parents et arrière-grands-parents qui ont dirigé le pays pendant des décennies, presque des siècles, comme s’il était leur propriété. Ils ont maintenu le pays prosterné devant le capital étranger et les décisions de l’ambassade étasunienne. Avant Evo, la Bolivie était le deuxième pays le plus pauvre du continent, après Haïti. Alors que les immenses richesses dont son sol regorge partaient vers les Etats-Unis et l’Europe.

Je me rappelle quand Evo est entré dans le palais présidentiel, le Palacio Quemado, situé sur la petite Place Murillo. Je suppose que les fonctionnaires qui servaient ici, se préoccupaient du fait que cet indien allait salir les parquets cirés. Evo voulut savoir à quoi servait chaque bureau. Après avoir vu le sien, il demanda quel était celui se trouvant juste à côté. On ne voulut pas l’ouvrir. Il fallait demander l’autorisation à une personne non bolivienne. Ou il fallait appeler un bureau en dehors. Devant l’insistance du nouveau président, il fallut l’ouvrir. Mieux : forcer la porte, car aucun Bolivien n’avait la clé. Le service de sécurité non plus. Il s’agissait du bureau de l’ambassade des Etats-Unis, celui du responsable de la CIA, plus particulièrement. Evo, avec assurance, ordonna d’appeler le responsable de la délégation diplomatique pour le déménager du bureau et du Palais. Ce fut son premier acte de souveraineté.

Deux nations ont touché l’orgueil européen et ont dû le payer : Haïti et la Bolivie. En Haïti, les esclaves noirs africains se rebellèrent à la fin du XVIII° siècle. Ils humilièrent la puissante armée française de Napoléon, déclarèrent l’indépendance d’Haïti, le premier jour de 1804, ainsi que la fin de l’esclavage, trois ans avant l’Angleterre.

C’est en Bolivie que sont nées les plus grandes révoltes indigènes contre la domination espagnole. Cela depuis le XVII° siècle. A la fin du siècle suivant, ce sont Tupac Katari et sa femme Bartolina Sisa qui prirent les armes. Des milliers d’indigènes les suivirent. Ils assiégèrent La Paz. Ils voulaient en finir avec l’esclavage auquel étaient soumis leurs frères de sang. Evidemment, cela ne s’appelait pas esclavage car les rois espagnols et le Vatican avaient décidé, depuis le XVI° siècle, que les indigènes possédaient une âme, qu’ils étaient des humains. Ce qui n’était pas le cas pour les noirs africains. Mais comme il fallait des bras dans les mines et dans les champs, on donna d’autres noms à l’esclavage. Après de nombreuses batailles, Tupac Katari et Bartolina furent capturés. Ils furent dépecés et leurs membres exhibés dans de nombreuses régions, pour que les autres sachent ce qui leur arriverait s’ils continuaient à s’insurger. Mais les cendres restèrent brûlantes, et peu après, les combats contre la domination espagnole, et européenne en général, éclatèrent sur tout le continent.

Depuis lors, les puissances européennes ont décidé que les peuples de ces deux nations devraient payer leur audace. Leur désir de liberté. Ils les ont condamnés à la misère.

La Bolivie, avec ses mines d’or et d’argent fit rayonner les nations européennes. Au prix de millions de vies, ces dernières ont volé tant d’argent que l’on dit qu’avec une quantité pareille, on aurait pu construire un pont jusqu’à Séville, la ville où arrivaient les trésors volés.

Ana Rosa, un petit bout de femme dont la tête contient une bibliothèque remplie de renseignements sur l’histoire, m’a surpris quand elle m’a raconté que le militaire Cornelio Saavedra avait pris une part décisive dans la « Révolution de Mai », qui fut le premier pas vers l’indépendance de l’Argentine. Il devint une figure éminente de la politique, jusqu’à devenir le président de la Première Assemblée du gouvernement des Provinces Unies du Río de la Plata. Saavedra était un bolivien, né à Oyuno, dans l’actuelle province de Potosí. Un grand détail que les argentins se sont un peu gardés pour eux.

Aujourd’hui, avec Evo et Alvaro, la Bolivie a repris sa souveraineté. Et la majorité de sa population, l’indigène, comprend que l’empire Inca est en train de renaître.

Hernando Calvo Ospina*, 
depuis Potosi (Bolivie), pour Le Grand Soir.

*Journaliste et écrivain, collaborateur du Monde diplomatique.

Traduction : Hélène Vaucelle.

Ébola au pays du goulag levant: Incompétence, crime ? Les deux mon adjudant…

Posted in actualité, média et propagande, N.O.M, politique et lobbyisme, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 19 octobre 2014 by Résistance 71

L’ébola aux Etats-Unis… Une question politique

 

André Damon

 

18 Octobre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/lebola-aux-etats-unis-une-question-politique/5408489

 

Chaque nouvel événement dans l’éruption de l’Ebola aux États-Unis révèle davantage le caractère incompétent, indifférent et irresponsable de la réaction officielle américaine à ce que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a qualifié de « crise aiguë de santé publique indéniablement la plus sévère des temps modernes ».

Mercredi 15 octobre des responsables américains ont annoncé qu’une deuxième infirmière de l’hôpital ayant soigné Thomas Eric Duncan, malade de l’Ebola décédé la semaine dernière, s’était avérée atteinte de la maladie. On lui avait permis de prendre deux vols sur un avion de ligne, un aller-retour Dallas Cleveland après avoir été exposée à la maladie. Plus tard elle a déclaré qu’elle avait eu de la fièvre pendant le vol de retour.

Mardi 14 octobre, le plus important syndicat d’infirmiers américain National Nurses United a révélé que les infirmiers de cet hôpital avaient reçu des instructions de l’administration de soigner Duncan, un ressortissant du Libéria, avec une partie du visage et du cou non protégée. On leur a dit de compenser leur équipement de protection inadéquat en enveloppant la peau exposée de ruban adhésif médical.

Malgré les protestations des infirmiers, Duncan a été laissé pendant des heures dans une aire d’attente avec d’autres malades, pouvant donc les infecter. Ses échantillons de laboratoire sont passés sans protection à travers le système de tubes de l’hôpital avec la possibilité de contaminer le système tout entier. On a ordonné par la suite aux infirmiers qu’on avait obligés de soigner Duncan avec des vêtements de protection inadéquats d’assurer leurs activités habituelles à l’hôpital, rendre visite à d’autres malades avec la possibilité de les infecter.

Ces violations scandaleuses des protocoles de base anti-contamination Ebola ont eu lieu après qu’on ait amené Duncan à l’hôpital pour la seconde fois dans une ambulance parce que des membres de sa famille se doutaient qu’il avait contracté la maladie.

Mercredi 15 octobre le président Obama a réagi à l’inquiétude croissante du public et aux critiques en se faisant photographier avec des membres de son cabinet dont le secrétaire à la Défense Chuck Hagel et la conseillère à la Sécurité nationale Susan Rice. Il a prononcé une déclaration brève et superficielle et n’a répondu à aucune question de la part des médias dans ce qui était clairement une tentative de limiter les dégâts.

On ne peut rien croire de ce que dit Obama ni aucun responsable gouvernemental. Leur préoccupation primordiale est de cacher leur responsabilité pour ce désastre et non de dire la vérité à la population ou de faire le nécessaire pour la protéger.

Les premières victimes connues de la négligence des responsables gouvernementaux et hospitaliers ont été des travailleurs médicaux dont la vie a été mise en danger sans aucun souci des conséquences. L’indifférence vis-à-vis de la sécurité et de la santé de ces travailleurs résume bien l’attitude de la classe dominante envers le bien-être de la population entière. Ce n’est pas la première fois qu’une crise a démasqué le fait que la santé et les conditions sociales du public en général n’intéressent aucunement ceux qui détiennent le pouvoir économique et politique aux Etats-Unis.

Voilà neuf ans, la quasi destruction de la Nouvelle-Orléans par l’ouragan Katrina a révélé au grand jour le manque total de mesures préventives pour combattre l’impact d’une inondation majeure dans une région inondée maintes fois par le passé, ou pour protéger la vie de la classe ouvrière dans une grande ville américaine. Ce désastre a jeté une lumière crue sur des conditions de pauvreté choquantes et sur la réaction tardive, dérisoire et totalement inadéquate du gouvernement, qui a conduit à un bilan de presque 2000 morts.

Juste cinq ans plus tard, une fuite de pétrole gigantesque dans le Golfe du Mexique, le résultat d’une explosion sur la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, montrait une fois de plus la négligence criminelle des grandes sociétés et la complicité du gouvernement. Ce désastre a été entièrement d’origine humaine, le résultat d’économies et de méthodes dangereuses de la part de BP qui ont été facilitées par les organismes gouvernementaux de réglementation. La campagne de nettoyage a été confiée à la société responsable du désastre en premier lieu. Entre-temps il y a eu d’innombrables explosions d’usine, incendies, désastres miniers et accidents industriels dans des villes de par les États-Unis.

L’élite dirigeante américaine et ses représentants comme Obama abordent les questions de sécurité et le bien-être de la population américaine comme des agacements. Celles-ci nuisent à la génération des profits toujours plus importants des grandes entreprises et des fortunes toujours plus vastes des riches et des super-riches. Comme tout autre aspect de l’infrastructure sociale des Etats-Unis, le système de santé s’est détérioré en conséquence des coupes budgétaires et des bénéfices rapaces réalisés par les groupes pharmaceutiques, les chaînes privées d’hôpitaux et les groupes d’assurances.

Pendant qu’on savait depuis des décennies qu’une éruption d’Ebola pouvait se produire aux Etats-Unis, aucun effort n’a été engagé pour y faire face. Aucun vaccin n’a été mis au point. Au contraire, les ressources nécessaires pour s’occuper des questions urgentes de santé ont été détournées au profit de la guerre et de la conquête à l’étranger et de l’enrichissement grandissant de l’aristocratie financière américaine. Cette semaine encore, le directeur-général de l’Organisation Mondiale de la Santé, Dr. Margaret Chan a expliqué le manque d’intérêt pour développer un vaccin contre l’Ebola, en disant qu’une « industrie motivée par le profit n’investit pas dans les produits destinés aux marchés qui ne peuvent pas payer. »

Le Docteur Francis Collins, dirigeant des Instituts nationaux américains de Santé, a informé le Huffington Post de ce qu’un vaccin serait très probablement déjà disponible si des coupes budgétaires de milliards de dollars n’avaient pas eu lieu dans la recherche médicale.

Ces désastres montrent la faillite et l’échec non seulement d’un gouvernement, mais du système de profit capitaliste lui-même. La subordination de toute question sociale, y compris la santé, à la recherche des profits par les entreprises et la vénalité de l’élite dirigeante, qui s’accompagne d’une division irrationnelle du monde en Etats nationaux rivaux, rendent impossible le développement rationnel et l’utilisation socialement bénéfique des forces productives. Au lieu de quoi on trouve des niveaux de richesse immenses et obscènes entre les mains d’une minorité alors que les services sociaux de base se décomposent et que la pauvreté augmente pour la masse des gens.

Une campagne sérieuse pour stopper l’épidémie grandissante d’Ebola en Afrique et sa propagation aux Etats-Unis et à d’autres pays nécessite:

  • ▪ La création d’une équipe internationale de médecins, scientifiques et professionnels de santé afin d’enlever la réponse à la crise des mains des gouvernements aux services de la grande entreprise. Cette équipe, en développant un plan d’action global, doit se voir attribuer toutes les ressources nécessaires – quels que soient le nombre de milliards de dollars à dépenser – pour traiter ceux qui sont déjà malades et empêcher la propagation de la maladie.
  • ▪ Un programme de recherche financé par l’Etat, qui soit complètement indépendant de l’industrie de santé orientée vers le profit, des entreprises pharmaceutiques et des sociétés géantes d’assurance, doit être mis en place pour développer rapidement et rendre disponible pour tous un vaccin anti-Ebola comme un premier pas vers l’éradication de cette maladie infectieuse et de toute autre liée à la pauvreté.

Ceci n’est pas simplement une tâche scientifique. C’est une question politique.

Il est nécessaire de tirer les conclusions appropriées de l’éruption d’Ebola et de la série de catastrophes qui l’a précédé. La mise en œuvre d’une réponse humaine et rationnelle à la crise d’Ebola, comme à tous les autres fléaux sociaux propres à une société fondée sur l’exploitation, nécessite une lutte de la part de la classe ouvrière pour réorganiser la société sur des fondations socialistes afin de répondre aux besoins sociaux, et non au profit privé. Cela comprend l’élimination du profit du domaine de la Santé et la fourniture, comme un droit social, de soins médicaux de haute qualité.

Conseil pour toujours aller de l’avant (Howard Zinn)

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, résistance politique with tags , , , , , on 18 octobre 2014 by Résistance 71

Article connexe: « L’essence de la résistance est la gestion de la peur ».

 

Comment continuer

 

Howard Zinn

 

Mars 1999

 

url de l’article:

http://howardzinn.org/on-getting-along/

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

Vous demandez comment je parviens à rester impliqué et à demeurer en apparence heureux et à parvenir à m’ajuster à ce monde cynique où les efforts des gens concernés sont minimisés par ceux qui ont le pouvoir ? C’est facile.

Premièrement, ne laissez pas “ceux qui ont le pouvoir” vous intimider. Peu importe le pouvoir qu’ils ont, ils ne peuvent pas vous empêcher de vivre votre vie, de vous exprimer, de penser indépendamment, d’avoir des relations fructueuses avec d’autres personnes comme vous en avez envie. Lisez l’autobiographie d’Emma Goldman “Living my Life” (Vivre ma vie). Harcelée, même emprisonnée par l’autorité, elle insista sur le fait de vivre sa vie, de parler, de la manière dont elle le jugeait opportune.

Deuxièmement, trouvez des gens qui ont les mêmes valeurs que vous, les mêmes implications mais qui ont aussi un bon sens de l’humour. Cette combinaison est nécessaire !

Troisièmement, (voyez-vous comme mes conseils sont précis, tant et si bien que je peux les numéroter comme un vrai scientifique…), comprenez bien que les médias ne vont pas vous dire, vous mettre au courant de tous les actes de résistance qui se font quotidiennement dans la société, les grèves, les manifestations, les actes individuels de courage face à l’autorité. Regardez autour de vous et vous le verrez sûrement, pour la preuve factuelle de ces actions et faits non rapportés et pour le peu que vous trouverez, extrapolez là-dessus et assumez qu’il y en a eu des milliers de plus que ce que vous avez vu et trouvé.

Quatrièmement, notez bien qu’au travers de l’histoire, les gens se sont trouvés désemparés face à l’autorité, mais qu’à certains moment de l’histoire, ces gens sans pouvoir et désemparés, en s’organisant, en agissant, en prenant quelques risques, en persistant, ont créé suffisamment de (contre) pouvoir pour parvenir à changer le monde autour d’eux, ne serait-ce qu’un petit peu. Ceci constitue l’histoire du mouvement ouvrier, du mouvement pour les droits des femmes, du mouvement anti-guerre du Vietnam, du mouvement des personnes handicappées, du mouvement gay, du mouvement des noirs dans le sud, des droits civiques.

Cinquièmement, rappelez-vous que ceux qui ont du pouvoir et qui semblent invulnérables sont en fait très vulnérables et que leur pouvoir ne dépend que de l’obéissance des autres, et quand les autres commencent à arrêter d’obéir, commencent à défier l’autorité et on se rend vite compte que ce pouvoir d’en haut est en fait très fragile. Les généraux n’ont plus aucun pouvoir lorsque leurs soldats refusent de combattre, les industriels n’ont plus aucun pouvoir lorsque les ouvriers et les travailleurs quittent leur boulot ou occupent les usines et entreprises.

Sixièmement, quand nous oublions la fragilité de ce pouvoir d’en haut, nous nous étonnons ltoujours orsqu’il s’effondre face à une rébellion. Nous avons eu beaucoup de surprises en notre temps à la fois aux Etats-Unis et ailleurs.

Septièmement, Ne vous attendez pas à un moment de triomphe total. Regardez cela comme une lutte de tous les instants, avec des victoires et des défaites, mais sur le long terme avec la conscience de la croissance du peuple. Vous avez besoin de patience, de persistance et vous devez comprendre que même si vous ne “gagnez” pas, il y a du plaisir et un sentiment de grande satisfaction dans le fait que vous avez été impliqué, avec d’autres bonnes personnes, dans quelque chose qui en vaut vraiment la peine.

OK… Sept conseils bien profonds devraient suffire.

Publié par ZCommunications • Le 7 Mars1999

Santé et propagande: Voix alternative africaine sur la « pandémie ébola »…

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« Paroles africaines sur le virus ébola »

 

L’immense arnaque de la pandémie ouest africaine de la fièvre ébola

 

Nana Kwame

 

9 octobre 2014 publié par Al Manar le 17 Octobre

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=197646&cid=21&fromval=1&frid=21&seccatid=416&s1=1

paru le 15 Octobre sur Globale Presse:

http://globalepresse.com/2014/10/15/limmense-arnaque-de-la-pandemie-ouest-africaine-de-fievre-ebola/

 

L’auteur de l’article traduit ci-dessous est un citoyen US d’origine ghanéenne, installé au Ghana depuis un certain temps où il est chef d’entreprise (un bar-restaurant). Il a écrit ce texte sur son compte Facebook le 9 octobre dernier. Suite à une prise de contact personnelle, M. Kwame explique qu’il a écrit ce texte depuis les USA, où il est en visite chez sa famille.

Ce texte est devenu « viral » sur l’Internet anglophone et nous avons décidé de vous le retranscrire ici.

Par Nana Kwame, le 9 octobre 2014



Les gens du monde occidental doivent savoir ce qui se passe ici en Afrique de l’Ouest. ILS VOUS MENTENT!!! Le virus « Ebola » en tant que tel n’existe PAS sur place et n’est PAS en train de « se propager ». La Croix-Rouge a apporté une maladie à quatre pays spécifiques pour quatre raisons spécifiques et elle n’est attrapée que par ceux qui reçoivent un traitement et des injections des mains de la Croix-Rouge. C’est pourquoi des Libériens et des Nigérians ont commencé à virer la Croix-Rouge de leurs pays et à rapporter la vérité dans les informations. Restez avec moi:

LES RAISONS

La plupart des gens bondissent sur l’idée de « dépopulation », une chose qui est assurément à l’esprit de l’Occident quand il s’agit de l’Afrique. Mais je vous assure que l’Afrique ne pourra JAMAIS être dépeuplée en tuant 160 personnes par jour alors qu’il y a des milliers de naissances quotidiennes. Les vraies raisons sont donc beaucoup plus concrètes.

Raison 1

Cette maladie inoculée par vaccination qui se fait appeler «Ebola » a été introduite en Afrique de l’Ouest dans l’objectif ultime de déployer des troupes sur le sol du Nigeria, du Liberia et de la Sierra Leone. 
Si vous vous en souvenez nous (les USA, ndlr) étions en train d’essayer d’entrer au Nigeria à cause de « Boko Haram ». FOUTAISES. Mais c’est tombé à l’eau quand les Nigérians ont commencé à raconter la vérité. Il n’y a PAS DE FILLES QUI MANQUENT. Le soutien international s’est fait la malle, et il a fallu trouver une nouvelle raison pour déployer des troupes au Nigeria pour y voler les nouvelles réserves pétrolières qui viennent d’y être découvertes.

Raison 2

Le Sierra Leone est le plus grand fournisseur de diamants au monde. Les mineurs ont été en grève depuis quatre mois, refusant de produire des diamants à cause d’horribles conditions de travail et de salaires de misère.

L’Occident ne paiera pas un salaire décent pour ces ressources parce que l’idée c’est de faire que ces gens ne puissent s’offrir que des sacs de riz et recevoir de l’aide étrangère afin de rester des esclaves corvéables à merci, pour toujours.

Il fallait aussi trouver une raison pour débarquer des troupes sur le sol du Sierra Leone pour forcer la fin des grèves des mineurs de diamants. Ce n’est pas la première fois que cela s’est fait. Quand les mineurs refusent de travailler la troupe est sonnée et même s’ils doivent tous les tuer et tous les remplacer, leur seul désir est de voir à nouveau les diamants s’écouler hors du pays.

Bien sûr, lancer des campagnes multiples pour envahir chacun de ces pays serait BEAUCOUP trop louche. Mais un truc comme « Ebola » donne l’accès à toute une région d’un seul coup…

Raison 3

En plus de voler le pétrole nigérian et de forcer le Sierra Leone à retourner au fond des mines, des troupes ont aussi été envoyées pour FORCER la vaccination sur ces Africains qui ne sont pas assez stupides pour la prendre volontairement. 3000 soldats sont envoyés pour s’assurer que ce « poison » continue de se répandre, parce qu’encore une fois il ne se répand qu’à travers la vaccination. 

Tandis que de plus en plus d’articles d’information sont publiés comme celui-ci provenant du Liberia, (Daily Observer) (traduit en français par La Conscience du peuple),  informant les populations des mensonges et des manipulations US, de plus en plus d’Africains refusent d’aller voir la Croix-Rouge.

Les soldats vont contraindre ces gens à la vaccination pour assurer l’apparence visible d’une pandémie d’Ebola. Et en plus ils protègeront la Croix-Rouge de ces Libériens et Nigérians qui ont de plein droit commencé à les expulser de leur pays.

Raison 4

3000 soldats… Le virus Ebola craint-il les balles? Absurde.

Dernière raison mais pas la moindre, l’APPARENCE de cette « pandémie» d’Ebola (si jamais les citoyens US ne comprenaient pas l’arnaque) servira à effrayer d’innombrables millions de personnes pour qu’ils prennent le « vaccin anti-Ebola » qui en réalité EST LA PANDÉMIE. Ils ont déjà commencé avec des histoires affirmant qu’il ait été ramené aux USA et ait fait son apparition à Dallas, que des médecins blancs ont été guéris mais que les Noirs infectés n’ont pas accès au traitement.

Tout ce que cela va faire va être de POUSSER les Noirs à VOULOIR le vaccin, parce qu’il apparaît que « l’antidote » est refusé aux Noirs. Ils vont sortir en masse pour l’obtenir et il y aura de sérieux problèmes. Avec toutes les révélations que nous avons eues à propos des vaccins cette année vous auriez pensé que nous aurions appris la leçon. Tout ce que je peux faire c’est l’espérer, parce qu’ils comptent largement sur notre ignorance pour faire aboutir leurs agendas. Posez-vous la question, si le virus Ebola se propageait vraiment par le contact entre personnes, plutôt que par une propagation contrôlée effectuée par vaccination – alors POURQUOI le CDC (Center for Disease Control, centre anti-épidémie US, ndlr) et le gouvernement US continueraient-ils à autoriser des vols vers et depuis ces pays sans aucun contrôle? 

Nous devons commencer à réfléchir et à partager l’information globalement parce qu’ils ne nous donnent pas la réelle perspective que vivent les gens ici en Afrique de l’Ouest. Ils mentent pour leur propre profit et il n’y a pas assez de voix là dehors avec la plateforme nécessaire pour aider à partager notre réalité.

Des centaines de milliers ont été tués, paralysés et handicapés par ces «nouveaux » vaccins tout autour du monde et nous commençons enfin à en prendre conscience. Maintenant qu’allons-nous FAIRE avec toute cette information?

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