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Malaysia Airline… Ukraine, Donetsk… Gaza, Israël… BRICS… Coïncidence ?

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , on 18 juillet 2014 by Résistance 71

Résistance 71

 

18 juillet 2014

 

Ces derniers jours ont vu quelques évènements majeurs se produire. Bien sûr, les bombardements criminels du ghetto de Gaza, fleuron du régime d’apartheid sioniste, par les forces israéliennes, mais aussi l’intensification des combats entre les forces du régime putschiste de Kiev soutenu par la clique va t’en guerre occidentale (et israélienne), et les milices d’auto-défenses de la région du Donbass, qui refuse l’autorité usurpée du régime néo-nazi en place. Mais un des évènements qui est passé relativement inaperçu ces derniers jours, fut l’annonce par l’alliance des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) de la création d’une banque commune visant à minimiser l’impact prédateur des armes de destruction économique massive de l’occident que sont le FMI et la Banque Mondiale. Un accord a été signé pour l’ouverture de cette banque courant 2015.

Inutile de dire que cela est pris pour une déclaration de guerre par le cartel privé criminel, qui gère le système des banques centrales et de son arme de la dette pour asservir le monde.

Sur cette toile de fond prenant de plus en plus l’allure d’une poudrière internationale, le monde apprend qu’un avion de ligne de la Malaysia Airline, le vol MH17 en provenance d’Amsterdam et à destination de Kuala Lumpur, s’est écrasé dans la région de Donetsk, à la frontière russo-ukrainienne. Depuis, il a été établi qu’il ne s’agissait pas d’un accident, mais que l’appareil civil avait été abattu par un missile.

Dans quasiment le même temps, l’armée d’occupation sioniste lance une attaque au sol contre Gaza qu’elle commence à envahir.

Dans les heures qui suivent la catastrophe aérienne, les doigts occidentaux (américains et de leurs marionnettes de Kiev) pointent sur la Russie et ses “milices pro-russes” du Donbass. Le processus de diabolisation de la Russie et de Poutine continue de plus belle.

Que peut-on dire jusqu’ici ?

  • Des rapports fiables, notamment d’aiguilleurs du ciel ont indiqué que le vol MH17 volait à une altitude d’environ 10 000m lorsqu’il a été abattu.
  • Les milices d’auto-défenses du Donbass n’ont pas d’armement de DCA permettant de toucher un avion volant si haut
  • Abattre par missile un avion volant à 10 000m d’altitude n’est pas exactement tirer sur une pipe en terre avec une carabine à air comprimé dans une fête foraine… Cela demande du matériel approprié et de l’entrainement
  • Le seul type d’armement qui pourrait réussir ce type de tir est un armement lourd très sophistiqué soit de missiles sol air (SAM) du style des missiles BUK-M1 soviétiques déployés récemment par l’armée ukrainienne dans la région (http://rt.com/news/173636-buk-malaysian-plane-crash/ ) ou alors d’un missile tiré par un avion de combat
  • Le point précédent élimine la possibilité que les milices du Donbass aient pu abattre l’appareil, en effet les milices n’ont pas de DCA sophistiquée ni d’avions de combat
  • Ceci laisse soit l’armée ukrainienne et ses batteries SAM au sol ou ses avions de chasse ou… les Russes et leur S-300/400 et leurs avions de chasse…
  • Question: A qui profite le crime ? Les Russes en la circonstance ont-ils vraiment intérêt à abattre de la sorte un avion civil ? Rappelons-nous de l’affaire des armes chimiques en Syrie. L’occident cria haro sur le baudet Bachar après l’utilisation de gaz sarin en Syrie, tout pointait vers les “rebelles” armés et financés par l’occident et les états du Golfe. Une enquête de l’ONU prouva que ces “rebelles” mercenaires des occidentaux avaient utilisé l’arme chimique, silence sur les ondes depuis. Actuellement, l’empire est coincé. Il a besoin d’une guerre majeure. La Russie est la cible…
  • Dans le même temps, après 9 jours de préparation aérienne meurtrière contre les civils palestiniens prisonniers du ghetto de Gaza, Israël lance une offensive terrestre dans Gaza. Cette “affaire” du vol MH17 tombe à pic pour créer une certaine diversion sur les crimes et l’horreur à venir.
  • L’affaire de l’accord des BRICS sur la création d’une banque de neutralisation du FMI ne peut pas être ignoré. La Russie et la Chine sont les deux principaux instigateurs de cette opération économique. La Chine est contrôlable pour l’empire, car elle est piégée en tant que créancière de la dette de l’empire, ce qui n’est pas le cas de la Russie. Poutine est l’homme à abattre comme le furent Nasser, Mossadeq, Lumumba, Sankara et plus récemment Kadhafi, qui bizarrement lui aussi, avait pour projet avancé la création d’une banque africaine largant le dollar et se basant sur un Dinar Or… Là encore une affaire de banque et de ressources. Poutine est devenu l’homme à abattre pour le cartel financier mafieux transnational.

Rappelons-nous également l’affaire du vol civil iranien qui fut abattu en 1988 par le navire de guerre américain USS Vincennes dans le golfe persique. Nié pendant longtemps, l’affaire éclata au grand jour. La guerre Irak/Iran (l’Irak sous les ordres des Américains étant l’agresseur) devait durer, le bain de sang n’était pas suffisant. Quinze ans plus tard, l’agent de la CIA Saddam Hussein fut éliminé par son propre camp impérialiste. C’est ce qui arrive quand on en sait trop et qu’on devient trop “confortable” avec le système.

Avant de sauter hâtivement sur toute conclusion que ce soit, il convient de se poser les questions suivantes:

  • A qui profite le crime une fois de plus ?
  • Qui possède les armes suffisamment sophistiquées pour abattre un avion de ligne volant à 10 000m d’altitude ?
  • Le fait que ce soit encore un avion de Malaysia Airline qui disparaisse est-il une coïncidence ?
  • La Malaisie refuse t’elle certaines faveurs à l’empire dans le cadre de son “pivot vers l’Asie” ? Serait-elle punie jusqu’à soumission ?
  • Quel est le but de cette manœuvre ?

Essayons de répondre à cette dernière question du point de vue russe: “Nous avons abattu cet appareil de façon à nous retrouver impliqués directement dans un conflit dont nous ne voulons pas, excusez-nous pour notre imbécilité… Nous avons tout à perdre avec un tel acte et c’est ce que nous voulons…

Du point de vue des néo-nazis ukrainiens: “Nous avons abattu l’avion et nous blâmons les Russes comme prévu, nous suivons les ordres d’en haut… Nous sommes aussi coutumiers du fait puisque nous avons déjà abattu un avion de ligne russe au dessus de la Mer Noire en 2001…

Du point de vue des milices d’auto-défense du Donbass: “On en a marre que les Russes n’interviennent pas, alors on va provoquer leur réaction qu’ils le veuillent ou non… Ah oui, c’est vrai, nous n’avons pas de missiles longues portées ni d’avions, bon tant pis…

Du point de vue américano-otano-sioniste: “On dit à nos marionnettes de Kiev de flinguer l’avion, on blâme tous les Russes, çà fait un foin d’enfer, dans le même temps Israël attaque Gaza, massacre tout le monde et çà passe inaperçu dans la tempête médiatique de la diabolisation de la Russie qui mène le monde à la guerre que nous voulons plus que tout… Même les Russes le disent: (vidéo en russe, activez les sous-titres français)

http://www.youtube.com/watch?v=kLph8dKQBdY

Dans toutes ces affaires, une chose est certaine, l’occident impérialiste veut la guerre, c’est dans son intérêt comme l’explique très bien la vidéo russe ci-dessus. Les criminels capitalistes va t’en guerre veulent un bain de sang mondial pour remettre les compteurs de leur système économique criminel et totalement obsolète à zéro et repartir de plus belle. Ceci nous entraînera nous les peuples dans une spirale de la mort, de la misère et du chaos sans fin. Les oligarques veulent imposer leur grille de contrôle ultime sur les populations. Poutine et certains autres politiques ont compris que le véritable combat est financier. Leur idée d’une banque concurrentielle du FMI / Banque Mondiale n’est pas mauvaise, mais cela mènera à terme à la scission du monde une nouvelle fois en deux camps, deux empires entre lesquels nous les peuples seront scindés.

Il y a bien mieux: Nous reprenons les affaires en main et court-circuitons les institutions politico-étatico-financières et gérons nous-mêmes nos sociétés avec l’intérêt commun en tête et non pas les intérêts du plus petit nombre prévalent.

Le véritable pouvoir est celui du peuple dans son entièreté, fédéré, œuvrant pour le bien de toutes et tous. Nous ne pouvons pas nous en remettre à la volonté ou le savoir-faire d’un ou de plusieurs humains “meilleurs” que les autres. Notre force est collective, notre raison et intelligence est collective. Le monde actuel est un monde d’individualisme forcené, il suffit de regarder autour de nous où il nous mène. Nous avons accepté son avènement, nous pouvons, nous devons, le défaire et le remplacer par la sagesse ancestrale collective, seule source de progressisme véritable sur cette planète.

Nous sommes au bord du gouffre, nous avons accepté d’y être mené, il ne tient qu’à nous de dire NON ! aux desideratas oligarchiques, une bonne fois pour toute. Les peuples palestiniens, ukrainiens, syriens, irakiens et d’autres savent déjà ce qu’est le chaos induit… Nous sommes les prochains sur la liste.

Paix et fraternité

 

Mise à jour:

La harpie du système Hillary Clinton vient d’accuser la Russie bien évidemment, d’avoir abattu l’avion de ligne malais au dessus de l’Ukraine.

Un contrôleur aérien espagnol travaillant à l’aéroport de Kiev a été relevé de ses fonctions après l’incident du MH17. Celui-ci a dit que les enregistrements radars ont été immédiatement confisqués et que des sources militaires à Kiev ont dit que l’appareil avait été abattu par l’armée ukrainienne. Les militaires ne savent pas d’où l’ordre de tir a émané.

Source: http://www.infowars.com/ukraine-air-traffic-controller-suggests-kiev-military-shot-down-passenger-plane/

Génocide du ghetto de Gaza: La défaite sioniste fait de moins en moins de doute…

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"Les limites des tyrans sont prescrites par l’endurance de ceux qu’ils oppriment."
~ Frederick Douglass ~

"A cause de notre conférence de Genève et de nos liens amicaux avec l’OLP de Yasser Arafat, l’American Indian Movement (AIM) avait quelque crédibilité dans cette partie du monde. Tout comme l’Organisation de Libération de la Palestine, nous étions vitalement intéressés de récupérer notre pays et notre souveraineté."
~ Russell Means, AIM ~

 

Une fois de plus.. Israël est défait

 

Gilad Atzmon

 

15 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2014/07/15/once-again-israel-is-defeated/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Comme le cabinet ministériel israélien l’a annoncé plus tôt aujourd’hui, il a accepté l’offre de cesser-le-feu égyptien, les combattants de la liberté palestiniens de Gaza continuent de tirer des roquettes sur Israël.

La situation est claire. Israël se désespère d’un répis de la violence. Malgré ses “bravades” incessantes et sa puissance militaire, Israël n’a pas la capacité militaire ni le courage de confronter la résistance palestienienne sur le terrain. L’élite israélienne reconnait que l’armée ne peut pas résoudre le problème, mais que son utilisation intensive diminuerait de fait la manœuvrabilité d’Israël sur le front international.

Le Hamas d’un autre côté, a gagné sa plus grande bataille militaire, politique et idéologique jusqu’à ce jour, il a réussi à envoyer quelques messages élémentaires à l’ensemble de la société israélienne:

Vous vivez sur notre terre palestinienne volée, notre droit au retour est élémentaire et n’est pas négociable. Vous, Israéliens, n’appartenez-pas à ce territoire, jamais vous ne l’avez et vous devriez reconsidérer vos options immédiatement.

Le Hamas a aussi réussi à démanteler la tentative déceptive de la gauche israélienne et de son mouvement BDS de présenter le conflit comme un problème provenant de “l’occupation de 1967”. La portée et les cibles des missiles palestiniens délivrent un message clair à la fois aux Israéliens et à leurs agents d’opposition sous contrôle de la gauche. La Palestine est une portion de territoire entre la rivière et la mer. En d’autres termes, plus de paroles creuses sur des “résolutions du conflit”. C’est soit la Palestine, soit Israël et aujourdhui il semble que ce sera la Palestine.

La stratégie du Hamas ces dernières semaines a démontré un rare génie dans la méthode utilisée pour capitaliser sur la supériorité technologique d’Israël et en particulier de son “dôme de fer”. Quoi de plus malin et de plus éthique que de soumettre Israël à un barrage constant de roquettes, délivrant votre message essentiel avec des missiles, tout en sachant que personne ne sera blessé ?

Cette semaine passée, le Hamas a réussi à utiliser la technologie israélienne et à intégrer l’ingénierie israélienne dans ses tactiques opérationnelles. Ceci est une réussite tactique signifiante qui prouve que le leadership palestinien à Gaza est plus sophistiqué que sa contrepartie à Jérusalem.

Ceci est la répétition d’une habitude historique et culturelle juive familière. Dès que l’élite juive est convaincue que sa domination est établie, un désastre est immanent. Alors qu’Israël pense s’être payé la réponse finale technologique et ultime à la résistance balistique palestinienne, il est dévasté de découvrir qu’il a perdu la guerre sur tous les fronts possibles: militaire, technologique, politique et éthique.

Escroquerie du réchauffement climatique anthropique… La fadaise des 97% de "consensus" scientifique exposée !…

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Le consensus sur le climat n’est pas de 97% mais de 100%

 

Christopher Monckton

 

11 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://wattsupwiththat.com/2014/07/11/the-climate-consensus-is-not-97-its-100/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Nouvelle choquante depuis la 9ème Conférence Internationale sur le Changement Climatique (CICC9) du Heartland Institute: parmi les 600 délégués, le consensus qui dit que l’Homme contribue au réchauffement climatique n’était pas de 97% mais de 100%.
= Note du traducteur: Le Heartland Institute est un “think tank” “libertarien” (pas libertaire, “libertarien”…) de Chicago qui organise des conférences, notamment des conférences réunissant des climato-sceptiques scientifiques et d’autres communautés. =

Durant mon intervention à la tribune, j’ai nommé la ravissante Diane Bast comme mon adjudicatrice. Elle a lu posément 6 questions à l’audience, une par une. J’ai invité ceux qui répondraient “Non” à chaque question de lever la main. D’après mon adjudicatrice, pas une seule main ne s’est levée en réponse à ces 6 questions.

Voici ces six questions:

1. Le climat change t’il ?

2. La concentration de gaz carbonique (CO2) a t’elle augmentée depuis la fin des années 1950 ?

3. Est-il probable que l’Homme ait pu contribuer à l’augmentation du CO2 mesuré depuis la fin des années 1950 ?

4. Les autres facteurs étant égaux, est-il probable que l’ajout de CO2 dans l’atmosphère causera quelque réchauffement global ?

5. Est-il probable qu’il y ait eu un quelconque réchauffement global depuis la fin des années 1950 ?

6. Est-il probable que les émissions humaines de CO2 et aures gaz à effet de serre aient pu contribuer au réchauffement global mesuré depuis la fin des années 1950 ?

Dans cette conférence regroupant 600 “négationnistes du changement climatique”, et bien pas un seul délégué a nié que le climat change. De la même manière, pas un n’a nié que nous avons contribué à un réchauffement global depuis 1950.

Une des malhonnêtetés fondamentale dans le débat climatique est cette fausse impression créée de toute pièce par les Thermageddonites et leurs alliés des médias, que les climato-sceptiques répondraient “Non” à la plupart voire à toutes ces 6 questions.

Cette malhonnêteté fondamentale était au cœur même de l’article de “consensus” de Cook et al. publié l’an dernier. Les auteurs listèrent trois “niveaux d’accord” soutenant un quelconque consensus sur le climat.
Le niveau 1 reflétait la définition de consensus du GIEC, c’est à dire, que la vaste majorité du réchauffement global depuis 1950 est du fait de l’Homme.
Les niveaux 2 et 3 reflétaient l’acceptation explicite ou implicite que l’Homme avait causé quelque réchauffement. L’opinion unanime des délégués de Heartland tombe dans la catégorie, niveau 2.

Cook et al. ayant spécifié ces trois “niveaux d’accord” et ayant été au travers de la lecture et du marquage en conséquence de 11 944 extraits/résumés d’articles scientifiques, n’ont pas publié leur évaluation du nombre de résumés marqués tombant dans chacune des trois catégories, niveaux d’accord définis au préalable. Au lieu de cela, ils publièrent un total général unique, combinant les trois catégories/niveaux.

Leur manque de rapporter totalement leurs résultats fut ce qui me rendit leur article suspicieux, celui-ci manquant aux standards d’intégrité qu’un homme de bon sens occupant tout omnibus aurait attendu d’un article se disant scientifique.

Le dossier du texte enregistrant les résultats de l’étude de Cook fut mis à disposition plusieurs semaines après la publication de l’article ; durant cette période, l’article clâmant qu’il y avait un consensus scientifique de 97% sur le changement climatique a reçu toute la publicité internationale nécessaire de la part des médias. Même le Twitteratus de Mr Obama l’a cité et endorsé indiquant que “le réchauffement climatique global est réel, anthropique et dangereux.”

L’algorithme informatique a compté le nombre de résumés que Cook avait alloué à chaque niveau d’accord. Lorsque l’ordinateur sortit les résultats, j’ai pensé qu’il devait y avoir comme une erreur. L’algorithme n’avait trouvé que 64 des 11 944 articles, ou 0,5%, marqués comme tombant dans la catégorie/niveau 1, celui reflétant le consensus du GIEC disant que le réchauffement récent était majoritairement de cause humaine.
J’ai donc procédé à une vérification manuelle utilisant la fonction recherche du logiciel Microsoft Notepad. Et de manière juste, il n’y avait que 64 données en “1”.

Ensuite, j’ai lu les 64 résumés d’articles et découvris et ce pas à ma grande surprise, que seulement 41 avait dit explicitement que l’Homme était la cause d’un réchauffement climatique global ce dernier demi-siècle.

Dans les journaux/magazines scientifiques peer reviewed, il n’y a donc que 41 des 11 944 articles, soit 0,3%, et non pas 97,1%, qui avaient endorsé la définition de la proposition du consesnsus, à laquelle le GIEC et son 5ème rapport d’évaluation de 2013, ont donné de 95 à 99% de confiance.

Maintenant que nous avons les résultats de l’étude de la conférence Heartland, la pleine étendue du “grand vague” des suspects usuels sur le “consensus climatique” peut-être révélé.

Cook et al. ont agglutiné ensemble les 96,8% qui, comme les 100% d’entre nous à la CICC9, ont endorsé la proposition que nous causons “un certain” réchauffement, avec le 0,3% qui a endorsé la proposition du GIEC que nous causons la “plupart” du réchauffement depuis 1950.

En défi total de la preuve enregistrée dans leur propre fichier de données, ils ont ensuite explicitement déclaré, à la fois dans leur article mais aussi dans un article postérieur, que 97,1% des scientifiques avaient endorsé la proposition consensuelle du GIEC.

Propagande contre la science:

99,7% de 11 944 articles scientifiques de climatologie n’ont pas dit que le réchauffement climatique récent était causé par l’Homme.

De manière amusante, 96,8% est 97% de 97,1%. En d’autres termes, 97% des résumés qui ont formé la base de l’affirmation par Cook et al. du “97% de consensus”, n’ont pas endorsé la définition de consensus du GIEC, comme l’article a faussement clâmé qu’ils firent. Quoi qu’il en soit, ces résumés ont endorsé la définition plus scientifique et crédible de Heartland.

Parmi les ignobles représentants des médias qui vinrent à la conférence de Heartland pour effectuer des entretiens condescendants avec des “négationnistes climatiques”, se trouvait un disgracieux journaliste de la chaîne CNN.

Il me demanda de ce ton hautain dont nous avons tous l’habitude, comment ce faisait-il que moi, pauvre hère du commun, avait l’audace d’affirmer que j’en savais plus et mieux que les 97% des climatologues publiés. Je le référais donc à Legates et al. (2013), la réfutation peer reviewed de la notion que 97% des scientifiques endorsent l’assertion du GIEC que la plupart du réchauffement depuis la fin des années 1950 était anthropique.

Le journaliste de CNN me dit alors que le résultat de Legates et al. n’était que mon “interprétation” de la chose. J’ai alors montré du doigt une rangée de stations internet près de nous et dit: “Si je compte ces stations et en trouve disons 12 et que vous les comptez et que vous en trouvez également 12, alors notre résultat n’est pas sujet à interprétation. C’est une affaire factuelle, que n’importe quel tiers pourra également vérifier.”

Je l’ai alors mis au défi, avant qu’il ne diffuse quoi que ce soit sur les ondes, de partir et d’aller compter combien des 11 944 résumés d’articles listés dans le dossier de données de Cook et al. étaient marqués par les auteurs eux-mêmes comme tombant dans la catégorie / niveau 1. S’il en comptait 64, alors lui ai-je dit, son compte serait en accord avec le mien et nos comptes ne pourraient plus être des “interprétations” mais des faits, dont la justesse ou l’erreur pourra très bien être établie par une tierce partie faisant exactement le même compte que nous.

Il m’a dit qu’il le ferait, mais avec cette lueur dans le regard qui dit le contraire.

Les résultats de mon étude des 600 délégués de Heartland révèlent que la différence entre les Thermageddonites et nous est bien moindre que ce que veut bien en penser le monde. Comme la plupart d’entre eux, nous tombons dans le niveau d’accord au GIEC 2 ou 3. A leur encontre, nous ne clâmons pas savoir si la plupart du réchauffement après 1950 fut du fait de l’Homme, car cela est couramment au-delà de ce que la science actuelle peut nous dire.

Par dessus tout, à leur encontre, nous ne renversons pas un consensus de 0,3% en consensus à 97,1%.

Vous pouvez également vérifier les résultats enregistrés par vous-même. J’ai demandé à Anthony d’archiver le fichier que vous pouvez trouver ici: cook.pdf ).
[Mise à Jour: David Burton écrit:  J’ai mis les données de Cook 2013 en format Excel, ce qui rend les données plus facile à analyser que dans le format .pdf, il y a un lien depuis mon site internet ici: http://sealevel.info/97pct/#cook ]

Si le journaliste de CNN qui m’a interviewé lit ceci, j’espère sincèrement qu’il fera ce compte lui-même et qu’il me recontactera une fois fait. D’ici là… Je ne vais pas non plus retenir mon souffle…

Petit condensé judicieux de l’histoire d’Israël…

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 17 juillet 2014 by Résistance 71

Israël n’a pas plus de légitimité historique et territoriale que n’en ont de pseudos-nations comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et tous les pays du Commonwealth toujours sous le joug de la "couronne" britannique. Pourquoi ces pays sont-ils aussi les plus fervents souteneurs d’un état colonialiste d’apartheid ? Parce que qui se ressemble s’assemble…

– Résistance 71 –

 

Israël : Quand on revient à l’essentiel, tout redevient simple.

 

Théophraste (du Grand Soir)

 

15 juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.legrandsoir.info/israel-quand-on-revient-a-l-essentiel-tout-redevient-simple.html

 

Sur les bases d’un texte soi-disant d’origine divine, un Etat raciste sera créé… euh… "là".

Un tel Etat attirera – et assez naturellement – tous les malades mentaux ("colons") qui s’identifient à une narrative suprémaciste maquillée par un discours victimaire ("méchants palestiniens") et paranoïaque ("antisémites") délivré par des psychopathes manipulateurs ("sionistes").

Un tel Etat – forcément raciste et criminel – sera soutenu par un réseau de complices ("sayanim"), y compris, et assez incroyablement, "à gauche". Ce qui d’ailleurs permet de repérer assez facilement et avec beaucoup de fiabilité les salauds parmi nous (ça ne loupe jamais).

Et tout le reste, absolument tout, n’est que du baratin destiné à instaurer un écran de fumée ("hasbara") devant cette simple vérité.

Théophraste R.
Faut pas me la faire avec vos pseudos-arguments historiques.

Résistance politico-économique à l’empire… Les BRICS vont créer leur banque pour minimiser l’influence du FMI

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Question pertinente à notre sens: Après l’empire actuel… L’empire BRICS ?

La solution au marasme étatico-économique est… plus d’État et plus de banques ? Vraiment ?… Et si nous, les peuples, prenions les rênes pour changer hein ? Impossible de faire pire de toute façon !!

– Résistance 71 –

 

L’alliance des BRICS ajoutera à la sécurité mondiale

 

La Voix de la Russie

 

15 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://french.ruvr.ru/2014_07_15/Le-BRICS-ajoutera-de-la-justice-a-leconomie-mondiale-3076/

 

Les pays des BRICS ont l’intention d’intensifier les positions communes dans les affaires internationales et d’augmenter ainsi leur portée pour l’économie mondiale, mais ils n’envisagent pas de créer une alliance militaro-politique, a déclaré le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine.

De l’avis du leader russe, l’intérêt commun à long terme des pays des BRICS est le renforcement de la prééminence du droit international et du rôle central de l’ONU dans le système mondial.

Prolongeant cette idée, le président de Russie a indiqué la nécessité de résister aux tentatives de certains États d’imposer à la communauté internationale la politique du remplacement des régimes indésirables. D’après lui, les États qui ne sont pas d’accord avec la politique des États-Unis subissent souvent une pression, et c’est inadmissible.

Les déclarations du président de Russie sur les questions de politique étrangère reflètent l’arrivée d’une nouvelle étape dans les relations de Moscou avec le monde, dit le vétéran de la diplomatie russe, l’ambassadeur de la Fédération de Russie Gleb Ivachentsov. Il trouve que la Russie et l’Occident ont une vision différente de la notion de superpuissance.

« Pour les Russes, une superpuissance est une puissance à qui personne ne peut imposer ses lois. Et les États-Unis, eux, croient qu’une superpuissance peut imposer sa volonté à tous. Dans la compréhension russe, il y a beaucoup de puissances, et le monde doit être multipolaire. La voix indépendante de la Russie fait remonter le moral à tous les autres pays qui ne veulent pas que quelqu’un commande. Dans l’arène économique internationale, il y a un regroupement des forces. Malgré tous ses succès technologiques, l’Occident commence à reculer. D’après les données de Goldman Sachs, vers 2030, la plupart des gens riches habiteront non dans les pays du G8, mais dans les pays des BRICS. Il y a une réorganisation de l’économie mondiale, et les pays des BRICS constituent le groupe le plus prometteur dans l’arène économique. »

Ensemble, les pays du BRICS représentent une force influente et en perspective, ils pourront tout à fait lancer un défi aux pays du G8, assure le vice-directeur de l’Institut de l’Extrême-Orient de l’Académie des Sciences de Russie Andreï Ostrovsky.

« Le G8 possède un puissant levier qui définit à un fort degré la vie sur la planète. J’ai en vue la Banque mondiale, le FMI et la Banque de la reconstruction et du développement. La création de la Banque du développement par les BRICS permettra d’éviter le dictat du G8 et de créer une structure capable de contribuer au développement ultérieur des pays des BRICS. »

À propos, en perspective, il est supposé de créer un secrétariat virtuel des BRICS. En même temps, il n’y a pas de projets de former une alliance militaro-politique. La tentative de transformer les BRICS en une alliance militaro-politique serait un pas en arrière, vers la mentalité de blocs du temps de la guerre froide. Probablement, aux États-Unis ou en Europe, d’aucuns souhaiteraient le retour à cette période avec sa logique d’opposition et de dissuasion. Cependant, les pays des BRICS n’y sont pas intéressés puisque leur regard est tourné vers l’avenir.

Orwell… Grand Frère… Ukraine, Palestine, Propagande et Vérité (John Pilger)

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Le retour de George Orwell, de la guerre de Grand Frère en Palestine, en Ukraine et la vérité

 

John Pilger

 

11 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/the-return-of-george-orwell-and-big-brothers-war-on-palestine-ukraine-and-truth

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’autre soir, j’ai revu “1984” de George Orwell sur une scène de Londres. Bien que criant pour une interprétation contemporaine, l’avertissement d’Orwell au sujet du futur fut présenté de manière réminiscente de certaines choses: détachée, non-menaçante, presque rassurante. C’était comme si Edward Snowden n’avait rien révélé, comme si Grand Frère n’était pas aujourd’hui un espion numérique et comme si Orwell lui-même n’avait jamais dit: “Pour être corrompu par le totalitarisme, on n’a pas besoin de vivre dans un pays totalitaire.

Acclamée par la critique, la fine production était à la bonne mesure de nos temps culturel et politique. Lorsque les lumières se sont rallumées, les gens étaient déjà en train de sortir. Ils semblaient indemnes, ou peut-être d’autres distractions leur faisaient-elles signe. “Quelle pétage de plomb”, dit une jeune femme en allumant son portable.

Alors que les sociétés avancées sont dépolitisées, les changements sont subtils et spectaculaires. Dans le cours de chaque journée, le langage politique est mis sens dessus-dessous, juste comme Orwell l’avait prophétisé dans “1984”. “La démocratie” est maintenant un objet réthorique. La paix est la “guerre perpétuelle”; “global” est impérialiste. Le concept qui jadis était empli d’espoir de “réforme” veut maintenant dire régression et même destruction ; “austérité” est l’imposition de mesures capitalistes extrêmes sur les pauvres et le don du socialisme pour les riches: Un système très ingénieux sous lequel la grande majorité rend service aux dettes du petit nombre.

En art, l’hostilité à dire la vérité est un gage de foi bourgeoise. “La période rouge de Picasso”, nous dit une manchette du journal l’Observer et “pourquoi la politique ne fait pas d’excellent art”. Considérez ceci venant d’un canard qui a fait la promotion du bain de sang en Irak comme étant une croisade libérale. L’opposition de Picasso au fascisme, sa vie durant, est un détail, tout comme le radicalisme d’Orwell s’est estompé du prix littéraire qui s’est approprié son nom.

Il y a quelques années, Terry Eagleton, alors professeur de littérature anglaise à l’université de Manchester, a reconnu que “pour la toute première fois en plus de deux cents ans, il n’y a as de poète britannique prominent, de dramaturge ou de romancier prêts à questionner les fondations mêmes du mode de vie occidental.” Pas de Shelley parlant pour les pauvres. Pas de Blake pour les rêves utopiques, pas de Byron pour damner la corruption de la classe dirigeante, pas de Thomas Carlyle ou de John Ruskin pour révéler le désastre moral du capitalisme. William Morris, Oscar Wilde, HG Wells, George Bernard Shaw n’ont aucun équivalent aujourd’hui. Harold Pinter fut le tout dernier à avoir élever la voix. Parmi les voix insistantes du féminisme consumériste, aucune ne fait écho à Virginia Woolf qui décrivit “les arts de dominer les autres, de diriger, de tuer, d’accroître et accumuler biens et capital.”

Au théâtre national, une nouvelle pièce “Grande-Bretagne”, satirise le scandal du hacking des téléphones qui a vu des journalistes comparaître devant la justice et être condamnés, incluant un ancien éditeur de la publication du magazine de Ruppert Murdoch News of the World. Décrite comme “une farce avec crochets venimeux qui met toute la culture des médias à quai et la ridiculise sans pitié”, les cibles de la pièce de théâtre sont les personnages “vraiment marrants” de la presse dite tabloïde britannique. Très bien et tellement familier. Mais qu’en est-il des médias non-tabloïdes (NdT: tabloid press en anglais est l’équivalent de notre “presse à scandale”, style “Détective” etc…), cette presse qui se considère si crédible et de haute réputation et qui pourtant sert un rôle parallèle comme bras promotionnel de l’état et du pouvoir entrepreneurial, celle qui fait dans la promotion de la guerre illégale ?

L’enquête sur Leveson au sujet du hacking de téléphone a brièvement fait état de cette chose dont on ne peut parler. Tony Blair donnait des preuves, se plaignait à sa grâce au sujet du harcèlement de sa femme par la presse à scandale, lorsqu’il fut interrompu par une voix du public. David Lawley-Wakelin, un réalisateur de film, demandait l’arrestation de Tony Blair et sa comparution en justice pour crimes de guerre. Il y eut alors une longue pause: le choc de la vérité. Lord Leveson se dressa d’un coup et ordonna que le diseur de vérité fut jeté dehors et s’excusa auprès du criminel de guerre. Lawley-Wakelin fut mis en accusation, Blair demeura libre.

Les complices de longue date de Blair sont plus respectables que les hackers de téléphone. Lorsque la présentatrice artistique de la BBC Kirsty Wark, s’entretint avec lui pour le 10ème anniversaire de son invasion de l’Irak, elle lui offrît un moment auquel il n’aurait pu que rêver, elle lui permît d’agoniser sur sa décision “si difficile” au sujet de l’Irak au lieu de le confronter pour son crime d’une portée épique. Ceci évoque la procession de journalistes de la BBC qui, en 2003, déclaraient que Blair puisse se sentir “blanchi” et la subséquente série de la BBC “Les années Blair”, pour laquelle David Aaronovitch fut choisi comme rédacteur, présentateur et interviewer. Un mignon de Murdoch qui fit campagne pour l’attaque militaire sur l’Irak, la Libye et la Syrie, Aaronovitch cira les pompes avec grande expertise.

Depuis l’invasion de l’Irak, un exemple d’acte d’agression non provoquée, que le procureur du procès de Nüremberg avait appelé “le crime international suprême qui ne diffère des autres crimes de guerre que parce qu’il contient en son sein le mal accumulé de l’ensemble”, Blair et son porte-parole et principale complice Alastair Campbell, ont bénéficié d’un ample espace dans le journal du Guardian pour réhabiliter leurs réputations. Décrit comme la “star” du parti travailliste (NdT: le soi-disant PS anglais…), Campbell a recherché la sympathie des lecteurs pour sa dépression (nerveuse) et a étalé ses intérêts, mais pas son rôle principal actuel comme conseiller, avec son acolyte blair, de la tyrannie militaire égyptienne.

Comme l’Irak a été complètement démantelée en conséquence de l’invasion du tandem Blair/Bush, une manchette du Guardian déclare: “Renverser Saddam était la chose à faire, mais nous nous sommes retirés trop tôt”. Ceci parut dans un article important du 13 Juin, écrit par un ancien fonctionnaire de Blair, John McTernan, qui a aussi servit sous les ordres du dictateur irakien installé par la CIA, Iad Allaoui. En appelant à une autre invasion d’un pays que son ancien maître a aidé à détruire, il ne fit aucune référence aux quelques 700 000 personnes qui trouvèrent la mort, la fuite de 4 millions de réfugiés et les troubles sectaires dans une nation qui fut autrefois fière de sa tolérance communautaire.

“Blair personnalise la corruption et la guerre”, a écrit le journaliste radical du Guardian Seumas Milne dans un article plein d’allant ce 3 juillet dernier. Ceci est connu comme un “équilibrage” dans le jargon. Le lendemain, le journal publiait une pleine page de publicité pour un bombardier furtif américain. Imprimés sur une photo menaçante du bombardier étaient ces mots: “Le F-35 GREAT for Britain”. Cette autre personnalisation de “la corruption et de la guerre” coûtera aux contribuables britanniques 1,3 milliards de Livres, ses prédécesseurs F-modèles ayant massacré un très grand nombre de gens à travers le monde.

Dans un village d’Afghanisatan, habité par les plus pauvres des pauvres, j’ai filmé Orifa, s’agenouillant sur les tombes de son mari, Gul Ahmed, un tisseran de tapis, de sept autres membres de sa famille, incluant six enfants et deux autres enfants de la maison voisine qui furent également tués. Une bombe de “haute précision” de 250 kg est tombée directement sur leur maison faite de pierres et de torchis, laissant un cratère de 15m de diamètre. Lockheed Martin, le producteur de l’avion, avait la place d’honneur dans la pub du Guardian.

L’ancienne ministre des Affaires Etrangères américaine et aspirante président des Etats-Unis, Hillary Clinton, était récemment invitée de l’émission “women’s hour” (L’heure des femmes) sur la BBC, la quintessence de la respectabilité médiatique. La présentatrice, Jenni Murray, présenta Clinton comme un phare du succès feminin. Elle n’a cependant pas rappelé à ses auditeurs la profanité de Clinton disant que l’Afghanistan fut envahi pour “libérer” des femmes comme Orifa. Elle ne posa aucune question à Clinton sur la campagne de son gouvernement utilisant des drones pour assassiner des hommes, des femmes et des enfants. Aucune trace de la menace à peine voilée de Clinton, alors qu’elle faisait campagne pour être la première femme présidente des Etats-Unis, “d’éliminer” l’Iran, rien non plus au sujet de la campagne de surveilance massive et de la persécution des lanceurs d’alerte.

Murray posa une question le doigt sur la bouche… Clinton a t’elle pardonné à Monika Levinski d’avoir eu une relation avec son mari? “Le pardon est un choix” a t’elle dit, “pour moi ce fut le bon”. Ceci nous ramène aux années 1990 et les années consumées par le “scandale” Levinski. Le président Clinton envahissait alors Haïti, bombardait les Balkans, l’Afrique et l’Irak. Il détruisait également les vies d’enfants irakiens ; l’UNICEF rapporta la mort de 500 000 enfants irakiens plus jeunes que 5 ans à cause de l’embargo mené contre l’Irak par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Les enfants ne sont personne pour les médias, tout comme les victimes d’Hillary Clinton des invasions qu’elle a soutenues et promues en Afghanistam Irak, Yémen, Somalie, ne sont personne pour les médias. Murray ne fit absolument aucune référence à ces gens. Une photo d’elle et de son invitée, radieuses, fut publiée sur le site internet de la BBC.

En politique comme en journalisme et en art, il semble que le désaccord, qui fut toléré de manière générale, a régressé au point de la dissidence: une activité souterraine métaphorique. Quand j’ai commencé ma carrière sur Fleet Street dans les années 1960, il était acceptable de critiquer le pouvoir occidental comme la force prédatrice qu’il est. Lisez les rapports célèbres de James Cameron sur l’explosion de la bombe à hydrogène sur l’atoll de Bikini, la guerre barbare en Corée et le bombardement américian du nord-vietnam. La grande illusion d’aujourd’hui est celle d’un âge de l’information où en vérité, nous vivons un âge médiatique dans lequel la propagande corporatiste incessante est insidieuse, contagieuse, efficace et libérale.

Dans son essai de 1859 “De la liberté”, que les libéraux (gens de gôche) révère aujourd’hui, John Stuart Mill écrivit: “Le despotisme est un mode légitime de gouvernement en regard des barbares, pourvu que la fin en soit leur amélioration et les moyens justifiés en réalisant effectivement cette fin.” Les “barbares” étaient de larges segments de l’humanité de qui une “obédience implicite” était requise. “C’est un bon et utile mythe que les libéraux soient des pacifistes et les conservateurs des va t’en guerre”, a écrit l’historien Hywel Williams en 2001, “mais l’impérialisme des libéraux est peut-être plus dangereux parce qu’il est ouvert de nature, qu’il a la conviction qu’il représente une forme supérieure de vie.” Il avait à l’esprit un discours de Blair dans lequel le premier ministre avait promis de “réordonner le monde autour de nous” en accord avec ses “valeurs morales”.

Richard Falk, l’autorité respectée du droit international et rapporteur spécial de l’ONU pour la Palestine avait un jour décrit “une façon à sens unique, vertueuse, un écran légal/moral avec images positives des valeurs occidentales et l’innocence dépeinte comme étant menacée, validant ainsi une campagne de violence politique sans retenue”. C’est si “largement accepté que cela en est virtuellement inattaquable,”

Le travail sécurisé et le patronage récompensent les gardiens. Sur la station 4 de la BBC, Razia Iqbal s’est entretenue avec Toni Morrison, lauréate afro-américaine du prix Nobel. Morrison se demandait pourquoi les gens étaient si “en colère” après Obama, qui était “cool” et souhaitait construire une “économie forte et un très bon système d’assurance santé”. Morrison était fière d’avoir parlé au téléphone avec son héro, qui avait lu un de ses livres et l’avait invité à son intronisaton présidentielle.

Ni elle ni son hôte ne mentionnèrent les sept guerres d’Obama, incluant sa campagne de terrorisme par drones dans laquelle des familles entières, leurs sauveteurs et ceux qui portent le deuil ont été assassinés. Ce qui semblait importer le plus était cet homme de couleur “qui parle bien”, qui était parvenu au sommet de la pyramide du pouvoir. Dans son livre “Les damnés de la terre”, Frantz Fanon écrivit que la “mission historique” des colonisés était de servir de “courroi de transmission” à ceux qui gouvernent et oppriment. Dans l’ère moderne, l’emploi de la différence ethnique dans les systèmes de pouvoir et de propagande occidentaux est maintenant vu comme essentiel. Obama est le fer de lance de ceci, bien que le cabinet ministériel de George W. Bush, sa clique de va t’en guerre, a été la plus multiraciale de l’histoire présidentielle.

Alors que la ville irakienne de Mossoul tombait aux mains des djihadistes de l’EIIL, Obama a dit “Le peuple américain a fait de lourds investissements et de sacrifices afin de donner aux Irakiens l’opportunité de tracer une meilleure destinée”. Il est pas “cool” ce mensonge là ? A quel point le discours d’Obama de West Point le 28 Mai était-il “finement ciselé” ? En délivrant son discours sur “l’état du monde” durant la cérémonie de cloture de cette promotion de jeunes officiers, à ceux qui “vont mener le leadership américain à travers le monde”, Obama a dit: “Les Etats-Unis utiliseront la force militaire, unilatéralement si c’est nécessaire, lorsque nos intérêts vitaux le demandent. L’opinion internationale est importante, mais l’Amérique ne demandera jamais la permission…

En répudiant la loi internatioale et les droits des nations indépendantes, le président américain affirme une divinité fondée sur la puissance de sa “nation indispensable” Ceci est un message familier d’impunité impérialiste, même s’il est toujours choquant à entendre. Evoquant la montée des fascismes dans les années 1930, Obama a dit: “Je crois en l’exceptionalisme américain de toutes les fibres de mon être." L’historien Norman Pollack a écrit: “Pour les marcheurs au pas de l’oie, ils substituent la militarisation apparemment inoffensive de la culture et pour leader faquin nous avons un réformateur manqué, travaillant nonchalemment, planifiant et faisant exécuter des assassinats tout en souriant.”

En février, Les Etats-Unis ont monté un de leurs coups d’état “coloré” contre un gouvernement élu en Ukraine, exploitant des protestations véritables contre la corruption de Kiev. La conseillère à la sécurité d’Obama, Victoria Nuland, a personnellement sélectionné le leader d’un “gouvernement intérimaire”. Elle lui donna le surnom de “Yats”. Le vice-président Joe Biden vint à Kiev, tout comme le fit le directeur de la CIA John Brennan. Les troupes de choc de leur putsch étaient des nazis ukrainiens.

Pour la première fois depuis 1945, un parti néo-nazi, ouvertement antisémite, contrôle les zones clef du pouvoir d’état d’une capitale européenne. Aucun leader d’Europe de l’Ouest n’a condamné cette résurrection du fascisme dans les territoires limitrophes au travers desquels les nazis envahisseurs d’Hitler tuèrent des millions de Russes. Ils étaient soutenus par l’armée insurgée ukrainienne (AIU), responsable de massacres de juifs et de russes qu’ils appelaient “vermine”. L’AIU est l’inspiration historique de ce qu’est aujourd’hui la parti politique Svoboda et ses acolytes du Secteur Droit. Le chef de Svoboda, Oleg Tyanibok a appelé pour une purge de la “mafia juive moscovite” et “autres ordures”, incluant les homosexuels, les féministes et tout ce que comprend la gauche politique.

Depuis l’effondrement de l’URSS, les Etats-Unis ont encerclé la Russie de bases militaires, d’avions à capacité nucléaire et de missiles dans ce qui est présenté comme le projet d’élargissement de l’OTAN. Reniant une promesse faite au président russe des années 1990 Mikhaïl Gorbatchev que l’OTAN ne chercherait pas “à s’étendre d’un pouce à l’Est”, l’OTAN a en fait, militairement occupé l’Europe orientale. Dans l’ancien Caucase soviétique, l’expansion de l’OTAN constitue le plus gros développement militaire depuis la seconde guerre mondiale.

Un plan d’action des membres de l’OTAN est la cadeau de Washington au régime de Kiev issu du coup. En Août, “Operation Rapide Trident” mettra des troupes américaines et britanniques sur la frontière russo-ukrainienne et “Sea Breeze” enverra des navires de guerre en vue des ports russes. Imaginez la réponse si ces actes de provocation et d’intimidation se faisaient sur les frontières américaines.

En récupérant la Crimée, que Nikita Kroutchev avait illégalement détaché de la Russie en 1954, les Russes se sont défendus comme ils l’ont fait depuis près d’un siècle. Plus de 90% de la population de Crimée a voté pour la réintégration de son territoire dans la fédération de Russie. La Crimée est la maison-mère de la flotte russe de la Mer Noire et sa perte est une question de vie ou de mort pour les Russes et leur marine, ceci constitue un grand prix à remporter pour l’OTAN dans le même temps. Confondant les partis sur le sentier de la guerre à Washington et à Kiev, Poutine a fait retirer les troupes russes de la frontière ukrainienne et a insisté pour que les ukrainiens d’ethnie russe de l’Ukraine orientale abandonne leur idée de séparatisme.

De manière très orwellienne, ceci a été pirouetté en occident comme étant la “menace russe”. Hillary Clinton a comparé Poutine à Hitler. Sans aucune ironie, les commentateurs allemands droitistes ont fait de même. Dans les médias occidentaux, les nazis ukrainiens sont asseptisés en “nationalistes” ou “ultra-nationalistes”. Ce dont a peur l’occident c’est que Poutine trouve intelligemment une solution diplomatique et qu’il y réussisse. Le 27 juin, en réponse à la dernière proposition de Poutine, l’assemblée russe abrogea le pouvoir de Poutine d’intervenir en Ukraine pour les populations russophones, le ministre des affaires étrangères américain John Kerry lança alors un autre de ses ultimatums. La Russie devait “agir dans les prochaines heures” pour mettre un terme à la révolte en Ukraine orientale. Nonobstant le fait que Kerry est reconnu comme un parfait bouffon, le but sérieux de ces “avertissements” est d’affubler la Russie du statut de paria et de supprimer toujours plus d’information sur la guerre menée par le régime de Kiev contre son propre peuple.

Un tiers de la population ukrainienne parle russe et est bilingue. Ils ont depuis longtemps recherché une fédération démocratique qui refléterait la diversité ethnique de l’Ukraine et qui serait à la fois autonome de Kiev et de Moscou. La vaste majorité n’est ni “séparatiste” ni “rebelle”, mais des citoyens qui veulent vivre en sécurité dans leur pays. Le séparatisme est une réaction aux attaques de la junte de Kiev contre ces peuples, causant, d’après les estimations de l’ONU, une fuite de plus de 100 000 personnes en Russie. Typiquement, des femmes et des enfants traumatisés.

Tout comme les enfants victimes de l’embargo irakien et des femmes et jeunes filles “libérées” d’Afghanistan, terrorisés par les seigneurs de la guerre à la solde de la CIA, ces personnes ethniques d’Ukraine ne sont pas humains pour l’occident, leur souffrance et les atrocités commises contre eux sont minimisées ou purement supprimées. Les médias occidentaux ne rapportent aucunement l’échelle de l’amplitude de l’assaut du régime sur ces gens. Ceci n’est pas nouveau. En relisant l’excellent livre de Philip Knightley: ‘The First Casualty: the war correspondent as hero, propagandist and mythmaker‘, je renouvelais mon admiration sans bornes pour le journaliste du Guardian de Manchester Morgan Philips Price, le seul journaliste occidental qui resta en Russie durant la révolution russe de 1917 et qui rapporta la vérité sur une invasion désastreuse des alliés occidentaux. Courageux et objectif, Philips Price à lui seul perturba ce que Kinghtley appela le “sombre silence” anti-russe de l’occident.

Le 2 mai à Odessa, 41 ukrainiens russophones furent brûlés vifs dans le bâtiment du QG des syndicats, alors que la police était présente. Il y a des preuves vidéo horribles. Le leader de Secteur Droit Dimitro Yarosh loua le massacre comme “un autre grand jour de notre histoire nationale”. Dans les médias britanniques et américians, ceci fut rapporté comme étant une “sombre et opaque tragédie” résultant d’escarmouches entre des “nationalisres” (néo-nazis) et des “séparatistes” (des gens réunissant des signatures pour un referendum sur une Ukraine fédéralisée). Le New York Times enterra l’affaire, après avoir balayé d’un revers de la main comme propagande russe les avertissements sur les politiques fascistes et antisémites des nouveaux clients de Washington. Le Wall Street Journal condamna les victimes: “L’incendie mortel ukrainien a été sûrement déclanché par les rebelles dit le gouvernement”. Obama félicita la junte pour sa “retenue”.

Le 28 juin, le quotidien the Guardian a dévoué près d’une page aux déclarations du “président” du nouveau régime de Kiev, l’oligarque Petro Porochenko. Une fois de plus, la règle de l’inversion d’Orwell s’appliquait. Il n’y a pas eu de putsch, pas de guerre non plus contre une minorité ukrainienne, les Russes sont à blâmer pour tout et en tout. “Nous voulons moderniser mon pays”, a dit Porochenko. “Nous voulons y introduire la liberté, la démocratie et les valeurs européennes. Quelqu’un n’aime pas cela ; quelqu’un ne nous aime pas pour cela.”

D’après cet article. Le journaliste du Guardian, Luke Harding n’a défié aucunement ces assertions, ni n’a même mentionné les atrocités d’Odessa, les attaques du régime sur des zones résidentelles par artillerie et par raids aériens, les enlèvements et les meurtres de journalistes, la destruction à la bombe incendiaire d’un journal d’opposition et sa menace de “libérer l’Ukraine de la fange et des parasites”. L’ennemi est qualifié de “rebelles”, “insurgés”, “militants”, “terroristes”, “suppôts du Kremlin”. Rappelons les fantômes de l’histoire, ceux du Vietnam, du Chili, du Timor Oriental, d’Afrique du Sud, d’Irak: notez les mêmes étiquettes. La Palestine est l’aimant de ce mensonge incessant. Le 11 Juillet, après le début du dernier carnage en date israélien, équippé par les Etats-Unis, faisant 120 victimes incluant 6 enfants d’une même famille, un général israélien écrit dans le Guardian sous le titre de : “Une démonstration de force nécessaire”.

Dans les années 70, j’ai rencontré Leni Riefenstahl et lui ai demandé au sujet de ses films glorifiant les nazis. Utilisant des techniques de lumière et des mouvements de caméra révolutionnaires, elle produisit une forme de documentaire qui hypnotisa les Allemands ; ce fut son “Triomphe de la Volonté” qui envoûta tant au sujet d’Hitler. Je lui ai demandé au sujet de la propagande dans les sociétés qui s’imaginent supérieures. Elle me répondit alors que les “messages” dans ses films étaient dépendants non pas des “ordres venant d’en haut”, mais d’un “vide de la soumission” de la part de la population allemande. “Cela incluait-il la bourgeoisie éduquée et libérale” “ demandais-je. “Tout le monde”, répondit-elle “et bien évidemment l’intelligentsia”.

Iran… Ce que les merdias ne vous dirons pas…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 16 juillet 2014 by Résistance 71

Rétablissons l’équilibre et montrons la face sciemment cachée des choses. Nous n’endorsons en aucun cas une théocratie quelle qu’elle soit. De fait nous n’endorsons aucun centralisme étatique de quelque bord que ce soit, il est néanmoins insultant pour l’intelligence humaine de passer sa vie sous le coup de la propagande des "justes", de la pensée unique du politiquement correct d’un occident colonialiste, décadent, oppresseur et criminel, mené à sa perte par une clique de psychopathes fondamentalement déraillés.

Rapport du FMI sur l’Iran d’Août 2011

– Résistance 71 –

 

L’Iran un modèle de résilience

 

Georges Stanéchy

 

9 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://stanechiran.over-blog.com/2014/07/iran-modele-de-resilience.html

 

Je ne souhaite que me tromper…

Lentement mais sûrement, les négociations de Genève sur le nucléaire Iranien, avec pour date limite le 20 juillet prochain, s’acheminent vers un échec.

Ce que tout le monde, anticipe. A commencer par les dirigeants Iraniens. Evidence, dès le début des négociations : l’Occident ne recherche, en fait, aucun accord. Multipliant les exigences les plus irrationnelles, pour ne pas dire farfelues. (1)

L’objectif étant, sous le prétexte nucléaire, d’asservir l’Iran, pour mieux le piller. Et, à défaut le détruire, afin de retarder son développement. L’idéologie prédatrice des "puissances arrogantes", pour reprendre les termes désignant en Iran les pays de l’OTAN, ne tolérant que deux modalités de relations à l’encontre du reste de la planète : la soumission ou la destruction.

Fund for Peace

Destruction directe par tapis de bombes et invasion, ou chaos de la guerre civile armée et financée par leurs soins. Quand ce ne sont pas les deux fléaux à la fois. Ravages et partitions imposés dans de nombreux pays, au Moyen-Orient notamment, le démontrent : Afghanistan, Egypte, Irak, Liban, Libye, Pakistan, Palestine, Somalie, Soudan, Syrie.

La résistance de l’Iran à cette logique exacerbe cette rage destructrice. Amplifiée par sa remarquable et courageuse ténacité face à une implacable "guerre économique" qui lui est imposée depuis 1979. (2) Aussi longue qu’impitoyable, totalement illégale au regard du droit international, n’étant en aucun cas prescrite par les instances de l’ONU. Contraire à sa charte fondamentale, constituant une agression, un acte de guerre, puisque décrétés unilatéralement par le Congrès des USA.

Contrevenant, sous l’appellation de "sanctions", à tous les engagements internationaux régissant les relations commerciales et financières. Jusqu’au "droit aérien", les membres de l’OTAN refusant de ravitailler en carburant les avions civils Iraniens en escale sur leurs aéroports !… (3)

Malgré ces comportements de gangsters, rappelant expéditions et rackets d’un Al Capone s’appropriant les quartiers d’une ville ou une ville entière, l’Iran n’en progresse pas moins. Diabolisé en "menace pour la paix", justifiant obstacles et freins pour entraver son développement, ce pays de 80 millions d’habitants se montre étonnamment performant. Même les ONG et "observatoires" américains les moins disposés en sa faveur sont obligés, à contrecœur, de l’admettre.

"Fund for Peace", par exemple, qui publie chaque année un classement des pays par niveau de "risques" ou de "fragilité" (Fragile States Index) vient, dans son édition du mois de juin dernier, d’en prendre acte (4) :
« En dépit de ces contraintes, l’Iran, grâce à son important marché intérieur et ses efforts d’intégration dans les grands courants d’échanges, a légèrement amélioré les indicateurs économiques du pays »
("In spite of these challenges, Iran’s sizable market and greater desire to engage with global actors has slightly improved the country’s Economy indicator".)

Reconnaissant que, dans son classement (5) :
« L’Iran représente le pays qui a le plus progressé dans le monde au cours de l’année passée sur le plan économique, social et politique. »
(" Iran proving to be the most improved country in the world over the past year socially, economically and politically".)

Sur la douzaine de critères, ou d’indicateurs, de son Index, les analystes du Fund for Peace ont été particulièrement impressionnés par  (6) :
« … Les performances et améliorations du système de santé, la réactivité des services de la sécurité civile lors des deux importants tremblements de terre d’avril 2013, et la maîtrise de la pression démographique… »
("… Because of an increase in total health care spending and guarded progress in performance and rapid and adequate emergency responses to two April 2013 tremors, the Demographic Pressures indicator has improved"…).

Le FMI aussi, dans son rapport du mois d’avril 2014, IMF (FMI) Country Report No. 14/93 – Islamic Republic of Iran, tout en traînant des pieds, le reconnaît (7) :
« L’Iran, au cours des décennies précédentes, a effectué de remarquables progrès en termes d’augmentation de revenu et d’amélioration du niveau de vie par habitant. »
("Iran had achieved considerable progress in raising per capita income and living standards in previous decades".)

Précisant, à la page 5 du document :
« Les indicateurs sociaux démontrent une diminution de la pauvreté et de l’inégalité des revenus, constituant un niveau relativement élevé de "développement humain". »
("Social indicators show declining poverty and income inequality, supporting a relatively high level of human development".)

 

TVA  &  KIA           

Jusqu’à se montrer admiratifs de la gestion du système fiscal, modernisé depuis 2008 avec l’introduction de la TVA. Dont le taux actuel de 6 % va être progressivement généralisé à 8 %. Loin des taux confiscatoires européens

En France nous en sommes à 20 %, en voie de rejoindre le record de la Grèce : 25 % et 30 % suivant articles ou prestations.

Autre comparaison avec l’Europe… Malgré l’étranglement économique qui lui est infligé, l’Iran enregistre un taux de chômage qui n’est pas supérieur à celui de beaucoup de pays membres de la "paradisiaque UE", royaume du Libéralisme Economique triomphant, avec sa libre circulation des hommes et des capitaux. Notamment : Portugal, Espagne, Italie et Grèce…

Un  des rares pays dans le monde à ne pas avoir d’endettement extérieur (hors opérations commerciales courantes), mais au contraire des réserves excédentaires d’un montant équivalent à environ 100 milliards de dollars. Sans compter les nombreux avoirs et créances bloqués dans les pays occidentaux. Certains remontant à la révolution de 1979 pour des achats et commandes non livrés selon l’arbitraire et la mauvaise foi des débiteurs de l’Iran (Grande-Bretagne et France, n’étant pas les moins retors). Plusieurs milliard de dollars cumulés…

Comme le constate le FMI dans son rapport, embargos et sanctions ou pas, l’Iran poursuit méthodiquement la diversification de ses exportations de produits et services "non pétroliers". En progression régulière, pour passer prochainement de 6 % à 10 % du PNB.

Cette politique extrêmement dynamique et volontariste s’applique aussi au tourisme. Autre grande richesse du pays, du fait de son exceptionnel patrimoine historique et de l’extraordinaire diversité de ses régions et paysages. Investissant dans un effort promotionnel, vers les pays asiatiques dans un premier temps, sur l’écotourisme et le tourisme "santé / bien-être". L’Iran organise son premier salon international "ECO Health Tourism" dans la province de Mazandarar, les 18 et 20 août, prochains conjointement avec ses partenaires et Etats voisins.

L’attraction de l’Iran auprès des investisseurs internationaux ne cesse de s’amplifier au fil des mois. Accords et signatures de contrats se multiplient.

Illustrations…

Le constructeur automobile sud-coréen KIA développe une usine de montage de son modèle Cerato, avec une mise sur marché prévue le 20 mars 2015. (8)

Ou encore, Les Chinois, très bien implantés dans le pays, signant des contrats de coopération et d’investissements tous azimuts. Ainsi, dans la modernisation des chemins de fers Iraniens. Une des opérations les plus importantes portant sur la liaison Téhéran-Meshad, avec l’introduction de rames à grande vitesse ; permettant de réduire la durée de trajet de moitié et d’augmenter la capacité actuelle de passagers de 14 millions/an à 35 millions/an. (9)

Le Qatar, qui prend ses distances avec l’Arabie Saoudite, dans un rapprochement diplomatique et économique avec l’Iran. Concluant d’importants accords d’échanges et de transactions via la création de zones franches dans le port Iranien de Busher et dans deux ports Qataris. (10)

Encore plus significatif : une entreprise américaine de Californie, World Eco Energy, vient de signé un contrat portant sur un investissement de 1,175 milliard de dollars dans la construction d’une centrale électrique à partir de retraitement de déchets urbains. Au sud-ouest de la province de Chaharmahal-Bakhtiari. (11)

La liste serait interminable…

Oui, de quoi enrager les prédateurs occidentaux devant autant de résilience ! Un pays stable, un des rares de la région, se développant d’année en année.  Comment casser la renaissance d’une grande Nation ?… Hystériquement crispés sur le plan de destruction et de morcellement du Moyen-Orient, le Plan Oded Yinon de février 1982, ils n’en démordent pas : l’Iran doit être soumis ou détruit ! (12)

Imperméable aux fantasmes de champs de ruines et de dévastations des fous furieux de l’OTAN, sereinement, l’Iran retrouve sa place. Son importance économique et politique, de la Méditerranée à l’Océan Indien, du Golfe Persique à l’Asie centrale, ne cesse de croître, de s’affirmer.

Toutes les informations le confirment.

Evidemment, les médias de notre propagande veillent à ne pas les mentionner, encore moins leurs crapoteux colporteurs de l’opium iranophobe.

Désinformation ? Diabolisation ? Menaces ? Sanctions ?…

Qu’importe !

La caravane passe… La roue de l’Histoire tourne…

*  *  *

1.  La plus hilarante, formulée par les occidentaux, étant celle d’exiger la fermeture de l’installation souterraine de Fordo, sous prétexte qu’en raison de sa configuration il est difficile de la prendre pour "cible" lors de bombardements éventuels !… La délégation Iranienne en rit encore.
2.  Date du renversement du Shah d’Iran, dont le régime sanguinaire et corrompu servait d’auxiliaire au complet pillage des ressources du pays par les occidentaux.
3.  Même la France, dans la plus dégradante démonstration de servilité à l’égard du Congrès US…
4.  Felipe Umaña, Most Improved Country for 2014 : Iran, Fragile States Index 2014, 24 juin 2014,
http://library.fundforpeace.org/fsi14-iran
5.  Fragile States Index, Op. Cit.
6.  Fragile States Index, Op. Cit.
7.  IMF (FMI) Country Report No. 14/93 – Islamic Republic of Iran – 2014 Article IV Consultation – Staff Report : Press Release ; and Statement by the executive director for the Islamic Republic of Iran, Avril 2014,
http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2014/cr1493.pdf
8.  http://www.iran-daily.com/Newspaper/Page/4826/4/13202/0
9.  http://www.iranrail.net/gallery.php
10.  http://www.iran-daily.com/Newspaper/Page/4827/4/13284/0
11.  http://www.iran-daily.com/Newspaper/Page/4827/4/13282/0
12.  http://www.globalresearch.ca/greater-israel-the-zionist-plan-for-the-middle-east/5324815

Anthropologie politique: L’illusion occidentale de la nature humaine 2ème partie (Marshall Sahlins)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 15 juillet 2014 by Résistance 71

En complément de cet article de Marshall Sahlins que nous avons traduit et publions en deux parties, il convient de lire la fascinante recherche de l’anthropologue français Pierre Clastres (CNRS). Marshall Sahlins, Pierre Clastres et Robert Jaulin sont les chefs de file d’une anthropologie du "milieu", à savoir une anthropologie qui se démarque des deux grands courants classiques que sont le structuralisme évolutionniste et le marxisme. Ces penseurs et chercheurs de terrain sont indispensables à une autre compréhension de l’Homme , à une approche de la societé débouchant sur un véritable progressisme. A lire et diffuser sans modération.

– Résistance 71 –

 

La Nature Humaine une illusion occidentale ~ 2ème partie ~

 

Marshall Sahlins

(2008, extraits)

1ère partie

2ème partie

 

Emphase visuelle de texte ajoutée par Résistance 71

Les répubiques de la Renaissance

À partir de la fin du XIe siècle, des républiques naissent à Pise, Milan, Gênes, Lucques, Bologne, Florence, et dans d’autres villes de Lombardie et de Toscane. Persuadés de la bonté de leur nature comme dans la Bible, ou se sentant simplement capables de la vertu civique dont parle Cicéron, les hommes ne pensent plus que Dieu les a contraints à vivre sous le joug des princes pour réprimer leur vice. Quentin Skinner remarque que la plupart des théoriciens «préhumanistes» «ont fait [de l’État] une vertu distinctive des systèmes électifs garantissant l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Aucun intérêt n’est négligé, et Les hommes (et seulement les hommes) deviennent des citoyens actifs, se prescrivant à eux-mêmes des lois; ils ne sont plus des sujets passifs d’une autorité qui leur est imposée de l’extérieur, personne n’est injustement soumis à quiconque». Lorsque l’ouvrage le plus lu d’Aristote, Les Politiques, commença à circuler, on essaya de justifier la liberté de l’État monarchique garanti par le pouvoir de Dieu en arguant de la nature essentiellement civique de l’homme; et certains États se targuaient d’établir un gouvernement idéal où les hommes pourraient gouverner et être gouvernés tour à tour, dans la mesure où l’ensemble des citoyens élisait les représentants de la magistrature pour de courtes périodes. Une loi de 1538 à Florence stipulait que les gouvernants seraient choisis au hasard, par tirage au sort, parmi tous les honnêtes hommes.

[...]

Les pères fondateurs

La plupart des Pères fondateurs écrivaient sous des pseudonymes classiques, qui correspondaient à leur intention politique du moment: Alexander Hamilton par exemple (en parlant de Thucydide) signa sous le nom de «Périclès» un appel à faire la guerre aux Français qui venaient juste de prendre La Nouvelle-Orléans, faisant ainsi allusion au discours de Périclès contre Sparte. Devant ce conflit, Thomas Jefferson craignait que la lutte contre l’esclavage devienne une répétition américaine de la guerre du Péloponnèse, où les marchands du Nord joueraient le rôle des Athéniens contre les propriétaires spartiates du Sud agraire. Comme Carl Richards l’a remarqué en étudiant les relations entre les Pères fondateurs et la tradition classique, «l’étude du passé n’était pas un passe-temps d’antiquaire. Le passé avait un sens, personnel et social, bien vivant. La perception de ce passé vivant construisait leur identité».

[...]

La vision pessimiste sur la nature humaine que les Pères fondateurs faisaient remonter à l’histoire de l’Antiquité, était alimentée par la tradition chrétienne de la chute de l’homme – un épisode encore plus méprisable dans sa version calviniste – et en particulier son interprétation naturalisée par Hobbes. James Madison, dans l’article 10 du Fédéraliste, fait remonter l’affirmation selon laquelle «les causes latentes des factions résident dans la nature de l’homme» à l’analyse qu’Aristote fait de la guerre civile au livre v de ses Politiques (qui évoque elle aussi la rébellion de Corcyre). Malgré la contribution des Anciens, et selon une grande tradition historiographique comprenant Richard Hofstadter, Robert Dahl, Horace White et Charles Beard, la république américaine fut fondée sur une interprétation «pessimiste» ou «amère» de la nature humaine qu’on qualifie couramment de «hobbesienne». (On emploie aussi souvent le terme «réaliste», manière ironique pour les chercheurs de confirmer l’illusion des Pères fondateurs sur la méchanceté humaine). Sur le même sujet, Hofstadter se rallie à la conception d’Horace White, pour qui les États-Unis sont bâtis sur la philosophie de Hobbes et la religion de Calvin, ce qui revient à dire que l’état de nature de l’humanité, c’est la guerre, et que l’esprit humain et le bien ne font pas bon ménage. Bien qu’il ne le cite pas dans l’article 51 du Fédéraliste, Madison rendait évidemment hommage à Hobbes, bien connu pour son absolutisme, en paraphrasant sa thèse sur les origines du gouvernement:

Dans une société où les plus forts parviennent aisément à se rassembler et à opprimer les plus faibles, on peut dire que l’anarchie règne véritablement à l’état de nature, lorsque l’individu plus faible est rendu vulnérable à la violence du plus fort; et comme, dans l’état suivant, même les individus les plus forts sont contraints, du fait de la précarité de leur existence, à protéger les plus faibles autant qu’à se protéger eux-mêmes, alors, dans l’état précédent, les partis les plus puissants sont conduits, par la même raison, à souhaiter un gouvernement capable de protéger tous les partis, les plus faibles autant que les plus puissants.

Bien entendu, Madison ne veut pas d’un pouvoir absolu, et, dans un passage qui deviendra le plus célèbre du Fédéraliste, il écrit:

On doit faire jouer l’ambition contre l’ambition (…). Peut-être la nécessité de tels artifices pour limiter les abus du gouvernement est-elle le reflet de la nature humaine. Mais qu’est-ce que le gouvernement sinon le meilleur reflet de la nature humaine? Si les hommes étaient des anges, aucun gouvernement ne serait nécessaire.

[...]

Ces affirmations soi-disant «réalistes» étaient dirigées contre les masses indisciplinées par les membres des classes possédantes, qui pensaient comme Madison (et John Locke) que la protection de la propriété privée était la fin première du gouvernement. Elle était bien là, l’opposition de classes entre le peuple et les aristoi, que Jefferson croyait révolue. À part les anciens propriétaires terriens, la nouvelle aristocratie américaine se composait des grandes figures urbaines du commerce et de la finance. La plupart avaient des raisons de craindre la révolte des pauvres contre leurs biens et leurs privilèges au nom de la liberté, de l’égalité et de la démocratie, qu’ils tenaient par ailleurs pour la licence et la loi de la rue. La revendication de l’annulation des dettes (qui aboutit à une réaction violente lors de la révolte de Shays), les menaces qui pesaient sur la propriété dans les législatures populistes et la volonté de la redistribuer de manière égalitaire, l’âpreté au gain, toute cette «fureur démocrate» devait être maîtrisée, déclarait Edmund Randolph à la Convention Constitutionnelle. Car bien qu’on considérât que le peuple était souverain, il était plus ou moins entendu qu’il ne devait pas gouverner. Au contraire, il devait être gouverné, à la manière des gouvernements polybiens à trois termes, auxquels Adams et Hamilton donnaient leur suffrage, où une «aristocratie naturelle», qui siégerait au Sénat à vie, devait maintenir la base populaire sous son contrôle. Certains Pères fondateurs, comme le Gouverneur Morris, pensaient parfois que seule une monarchie pourrait y parvenir. Pourtant, la contradiction entre la souveraineté populaire et la démocratie ne représentait qu’un aspect d’une contradiction plus grande: celle entre la peur des Pères fondateurs envers l’égoïsme insatiable de l’homme, et leur désir, en tant que possédants et entrepreneurs, de l’inscrire dans la Constitution.

Bien entendu, ils proposèrent d’équilibrer les pouvoirs antagonistes. Pour reprendre les formules de John Adams, on doit faire jouer le pouvoir contre le pouvoir, et l’intérêt contre l’intérêt; les passions, les intérêts et le pouvoir ne peuvent être contrés que par les passions, les intérêts, et le pouvoir. Presque tous les Pères fondateurs avaient foi en l’efficacité de l’équilibre des pouvoirs, et c’est sans doute pour cette raison que son inscription dans un gouvernement fut si sujette à débat, souvent indéterminée, et parfois complètement illusoire.

[...]

Reconnaissant que la Constitution n’avait pas donné lieu au gouvernement mixte qu’Adams, Hamilton, Henry et d’autres avaient souhaité, James Madison continuait d’affirmer qu’il avait l’avantage d’opposer l’intérêt à l’intérêt. Le système de représentation allait mener à de nombreuses contreparties de ce genre entre les propriétaires. Fermiers, financiers, artisans, commerçants, etc., tous allaient ensemble stabiliser les rivalités. En outre, plus il y aurait de rivalité, plus le pays se développerait, et plus les intérêts seraient divers, puisqu’une région jouerait contre une autre région, et aucun parti ne pourrait obtenir la majorité pour s’imposer face aux autres. L’expansion comme remède à «l’esprit de faction»: voilà un bon argument pour justifier l’impérialisme continental. Un autre argument consistait à dire que l’expansion des frontières agraires permettrait d’agrandir le nombre des propriétaires exploitants de classe moyenne – reprenant l’idée aristotélicienne d’une classe moyenne prédominante – dont le poids pourrait atténuer l’ambition des riches et le ressentiment des pauvres. On pensait déjà à l’époque que les Américains étaient lotis de manière à peu près égale, exactement comme aujourd’hui quand on pense que tout le monde appartient à la «classe moyenne», sauf les 19 % de la population qui pensent être le 1 % supplémentaire du revenu annuel.

Mais la grande question demeurait de savoir grâce à quoi, à part l’amour-propre, un état ainsi régi pouvait persister? Comment nourrir le bien commun? En un sens, la nouvelle république était mieux armée que ce qui l’avait précédée, dans la mesure où la notion d’égoïsme avait largement perdu sa connotation théologique. L’enjeu était de trouver la solution dans la question elle-même: nous avons tous un intérêt personnel dans l’intérêt commun, et un intérêt commun dans l’intérêt personnel.

[...]

La récupération morale de l’intérêt personnel

À la fin du XVIIIe siècle, on considérait que l’égoïsme était naturel, qu’il remplissait une fonction de maintien de l’équilibre social; ainsi, l’égoïsme qui faisait battre le cœur des hommes était en passe de devenir une bonne chose – tellement bonne d’ailleurs qu’au XXe siècle, certains ont déclaré qu’il était le plus grand des biens. Évidemment, on n’a jamais tout à fait effacé le péché originel, qui dans le système capitaliste, prend la forme d’un égoïsme louable et intelligent. Au contraire, il nous a été légué en même temps que la contradiction déchirante entre la moralité sociale et l’intérêt personnel (une contradiction qu’on connaît aussi sous le nom de «Science sociale»). Mais s’il n’a pu se débarrasser de son aura de méchanceté, l’amour de soi réussit à sortir de l’ombre pécheresse de son ancêtre pour tenir un rôle moral. L’attention que l’individu porte à son propre bien s’avéra être au fondement de la société, et non un instrument de revanche contre elle, et devint ainsi la condition nécessaire de la prospérité des nations.

[...]

Au XXe siècle, le pire en nous est devenu le meilleur. Bien entendu, pour les révolutionnaires américains, l’égoïsme qui transparaît en chacun lorsqu’il recherche son propre bonheur était déjà conçu comme un droit émanant de Dieu. En toute logique, l’individualisme possessif devint un droit fondamental. Ce que saint Augustin avait considéré comme un véritable asservissement et un châtiment divin, c’est-à-dire la soumission perpétuelle de l’homme à ses désirs corporels, les économistes néolibéraux, les politiques néoconservatrices et la plupart des habitants du Kansas le tiennent pour la base de la liberté. La liberté est la capacité pour chacun d’agir en vue de son intérêt, sans que le gouvernement n’y fasse obstacle. (L’opposition entre le pouvoir de l’État et l’intérêt personnel subsiste, sauf que désormais l’intérêt personnel est une bonne chose, et que le bon gouvernement est celui qui intervient le moins.) L’idée qui lui est associée, à savoir que l’amour de soi est naturel, a été récemment renforcée par la vague du déterminisme génétique, le «gène de l’égoïsme» des sociobiologistes, et le renouveau du darwinisme social des psychologues évolutionnistes. Et si quelque fonctionnement de la culture a échappé à l’explication par les dispositions naturelles ou génétiques à maximiser son intérêt propre, les théories économiques du «choix rationnel» s’en occupent, expliquant n’importe quel phénomène, depuis les taux de suicide jusqu’à la délinquance juvénile, en invoquant une répartition prudente du «capital humain».

Ce «réalisme» ou ce «naturalisme» découle d’un «désenchantement du monde», bien qu’en vérité cette expression signifie l’enchantement de la société par le monde, par la symbolique du corps et de la matière plutôt que celle de l’esprit. Non seulement on considérait la société comme le produit collectif de désirs corporels, mais le monde aussi était taillé sur mesure, suivant les valeurs matérielles et symboliques de l’or, du pinot noir, du raisin, de l’huile, du filet mignon et de l’eau de source des îles Fidji. Et voilà la nature chargée de significations culturelles et pratiques; ses qualités symboliques ne sont jamais que des qualités matérielles, leurs origines sociales renvoient davantage à des désirs du corps, et la satisfaction arbitraire de ces désirs prennent l’habit universel d’un choix rationnel.

D’autres mondes humains

[...]

Le Dieu des chrétiens a toutes les qualités d’une personne, même la capacité de se faire homme et de mourir d’une mort humaine. Sans compter les anges autour de lui. Mais ce Dieu jaloux ne tolère pas l’existence d’autres dieux dans ses royaumes terrestres, ni n’habite le monde sublunaire de ses créatures. Le christianisme (comme le judaïsme avant lui) s’est distingué du paganisme en condamnant le «culte de la nature», laissant cette dernière entre une théologie du dieu transcendant et une ontologie d’un monde purement matériel. Puisque Dieu a créé le monde à partir de rien, la nature n’a plus rien de spirituel pour se racheter. «Mais qu’est-ce donc que ce Dieu? », demande saint Augustin dans les Confessions. «J’ai interrogé la terre et elle m’a dit: “je ne suis point Dieu.” Tout ce qui s’y rencontre m’a fait le même aveu.» Notons d’ailleurs que si la Terre et ce qui est sur la terre sont capables de répondre à Augustin, ses questions sur l’existence spirituelle ne sont pas sans ironie.

Avançant le même argument contre le néo-platonisme dans La Cité de Dieu, Augustin condamne sans s’en apercevoir toutes les autres religions, en particulier les doctrines panthéistes des Polynésiens, et en répudie les fondements qui ne seraient que des blasphèmes absurdes. Car si le monde était le corps de Dieu, dit-il, «qui ne voit quelle impiété, quelle irréligion en résultent: l’objet qu’on foule aux pieds est une partie de Dieu; cet animal immolé, c’est une partie de Dieu qu’on immole !». En réalité, Augustin donne une parfaite description de situations rituelles critiques des Maori de Nouvelle-Zélande, lorsqu’ils foulent la Terre-Mère, «Papa», lorsqu’ils insultent le dieu Tane en abattant des arbres, et lorsqu’ils dévorent leur ancêtre Rongo en mangeant des patates douces. Les Maori vivent dans un univers peuplé de personnes, toutes issues des premiers parents, la Terre (Papa) et le Ciel (Rangi). En pratique, l’univers est une seule et même grande famille. Tous les objets environnants sont des parents, souligne l’ethnographe Elsdon Best, y compris les arbres, les oiseaux, les insectes, les poissons, les pierres, jusqu’aux «éléments eux-mêmes». Très souvent, raconte Best, «lorsque je touchais un arbre dans la forêt, des indigènes venaient me dire par exemple “vous touchez votre ancêtre Tane”.» Cela implique de respecter certains rites.
Même les blancs avaient bonne réputation dans la généalogie des Maori. Ce qui n’est pas le cas dans le système personnel des chasseurs-cueilleurs Chewong de Malaisie. Comme l’a rapporté Signe Howell, les Chewong pensent qu’ils sont plus proches de certaines personnes non humaines, y compris les artefacts, que des blancs ou d’autres hommes plus éloignés dans l’espace. Les plantes, les animaux, les objets et les esprits avec lesquels ils partagent leurs maisons et leurs coutumes, ce sont «notre peuple», contrairement aux Malais, aux Chinois, aux Européens ou autres aborigènes qui sont «d’autres peuples», vivant selon d’autres lois et qui parlent une autre langue, en dehors du monde des Chewong.
[...]
Pas plus qu’il ne faut s’étonner lorsque les rapports ethnographiques sur la Nouvelle-Guinée ou les Amériques montrent que les animaux étaient à l’origine des hommes. Les animaux descendent des hommes et non l’inverse. Viveiros de Castro écrit:

Alors que notre anthropologie traditionnelle considère que les humains ont à l’origine une nature animale, dont la culture doit s’accommoder – car après avoir été un animal de pied en cap, nous restons toujours des animaux au fond –, les Amérindiens pensent qu’après avoir été hommes, les animaux demeurent des hommes, même si ce n’est pas manifeste.

Tout se passe comme si les hommes et les animaux, tels que nous les connaissons, avaient échangé leurs places, comme les concepts de nomos et de physis. Car selon l’opinion commune sur l’humanité, «naturel» signifie superficiel et contingent, comme l’apparence changeante d’un animal dont l’humanité est l’essence. L’humanité est le terme universel, la nature est le terme particulier. L’humanité est l’état originel à partir duquel des formes naturelles se produisent et se distinguent les unes des autres.

Si l’homme possède effectivement une disposition animale pré-sociale et anti-sociale, comment se fait-il que tant de gens aient pu ne jamais en avoir conscience, et se complaire dans cette ignorance? La plupart d’entre eux ne disposent même pas du concept d’animalité, et encore moins de cette prétendue bestialité qui se cache dans nos gènes, notre corps et notre culture. Si proches de ce que nous appelons «nature», ces gens n’ont reconnu ni leur animalité inhérente, ni la nécessité d’arriver à un accord culturel avec elle.

Maintenant vient le sanglot sur notre mépris auto-infligé

On ne dira jamais assez que les animaux sauvages ne sont pas des «animaux sauvages». Je veux dire qu’ils ne sont pas les «bêtes sauvages» que les hommes sont par nature, poussés par leurs désirs insatiables, semant la guerre et la discorde entre eux. Voici venu le temps de pleurer sur notre sort: «homo homini lupus», l’homme est un loup pour l’homme. Cette expression des pulsions humaines les plus noires, que Freud utilise après Hobbes, remonte à un aphorisme de Plaute du deuxième siècle avant notre ère. (Freud s’est demandé cependant comment les bêtes s’accommodaient d’une menace pareille sur leur propre espèce.) Quelle calomnie pour ces loups grégaires, eux qui savent ce qu’est la déférence, l’intimité, la coopération, d’où leur sens de l’ordre inaltérable ! Car après tout, nous parlons de l’ancêtre du «meilleur ami de l’homme». Les grands singes non plus, cousins des humains, ne cèdent pas à «un désir inquiet d’acquérir puissance après puissance, désir qui ne cesse seulement qu’à la mort» et par conséquent à une «guerre de chacun contre tous». Il n’y a rien de plus pervers dans la nature que notre idée de la nature humaine. C’est une invention culturelle, purement et simplement.

[...]

Pour Freud, «rien n’est plus contraire à la nature humaine» que «l’idéal imposé d’aimer son prochain».

Dans la psychanalyse freudienne, la socialisation de l’enfant est une répétition de l’histoire sociale et collective de la répression, ou de la sublimation, de cette nature originelle viciée. L’innocence de l’enfant, réflexe de l’idéologie sous-dominante qui opposait la bonne nature à la mauvaise culture, Freud ne peut pas y croire. Il aurait certainement accepté de dire comme Augustin (dans ses Confessions) que «si les enfants sont innocents, ce n’est pas parce qu’ils manquent du désir de faire le mal, mais parce qu’ils manquent de la force de le faire». La théorie freudienne, selon laquelle les pulsions primitives antisociales de l’enfant, et en particulier des pulsions libidinales et agressives, sont refoulées par un Surmoi qui prend la fonction du père et plus généralement celle de la culture, suit ainsi les thèses augustiniennes et hobbesiennes d’une domination souveraine des pulsions anarchiques. (On pourrait cependant dire que la première régulation de la recherche du plaisir par l’enfant qui relève du «principe de réalité» ressemble davantage à un ordre politique de compensation des pouvoirs, dans la mesure où des désirs infantiles sont frustrés par d’autres désirs par lequel il poursuit son bien. Dans tous les cas, la manière dont l’enfant se saisit de la «réalité» à travers l’expérience du plaisir et de la peine est une répétition virtuelle de l’épistémologie empiriste développée par Hobbes dans les premiers chapitres du Léviathan). Mais encore une fois, que faire de tout ce matériau ethnographique qui montre le contraire? Partout dans le monde, d’autres peuples ne considèrent pas les enfants comme des monstres-nés et ne se sentent pas contraints de domestiquer leurs pulsions bestiales.

[...]

La culture est la nature humaine

Qui sont alors les plus réalistes? Je crois que ce sont les peuples que j’ai évoqués, ceux qui considèrent que la culture est l’état originel de l’existence humaine, tandis que l’espèce biologique est secondaire et contingente. Ils ont raison sur un point crucial, et les rapports paléontologiques sur l’évolution des hominidés leur donneront raison, ainsi que Geertz qui en a brillamment tiré les conclusions anthropologiques. La culture est plus ancienne que l’Homo sapiens, bien plus ancienne, et c’est elle qui est la condition fondamentale de l’évolution biologique de l’espèce. Les signes de culture dans l’histoire de l’homme remontent à près de trois millions d’années, tandis que la forme actuelle de l’homme n’a que quelques centaines d’années. Ou, pour suivre le célèbre biologiste humain Richard G. Klein, l’homme moderne du point de vue anatomique a 50.000 ans et s’est développé particulièrement à l’âge de pierre (paléolithique supérieur), ce qui multiplie l’âge de la culture par soixante par rapport à l’espèce telle que nous la connaissons. (Cependant, Klein a tendance à sous-estimer systématiquement les réalisations culturelles et corporelles des hominidés plus anciens pour faire ressortir l’avance culturelle radicale et fondée biologiquement du paléolithique supérieur.) Le point crucial est le suivant: pendant trois millions d’années, l’évolution biologique des hommes a obéi à une sélection culturelle. Nous avons été, corps et âme, façonnés pour vivre une existence culturelle.

[...]

Mais nous ne sommes pas condamnés, comme nos anciens philosophes ou nos scientifiques modernes le disent, à une nature humaine irrépressible, qui nous pousserait à chercher toujours notre avantage aux dépens d’autrui, et au risque de détruire notre existence sociale.

Tout cela n’a été qu’une longue erreur. Je conclus modestement en disant que la civilisation occidentale est construite sur une vision pervertie et erronée de la nature humaine. Pardon, je suis désolé, mais tout cela est une erreur. Ce qui est vrai en revanche, c’est que cette fausse idée de la nature humaine met notre vie en danger.

 

= = =

Source de l’ouvrage traduit en français:

http://www.lyber-eclat.net/lyber/sahlins/nature1.html

 

Références de l’ouvrage original en anglais:

“The Western Illusion of Human Nature”, Marshall Sahlins, Prickly Paradigm Press, Chicago, 2008

Marshall Sahlins né en 1930, est professeur émérite d’anthropologie (Ph.D, université de Colombia, 1954) de la faculté d’anthropologie de l’université de Chicago. Il fut un temps professeur de l’anthropologue français Pierre Clastres (CNRS). Il est connu pour son célèbre ouvrage de recherche anthroplogique “Stone Age Economics”, publié en 1974, traduit en français en 1978 et publié sous le titre: “Age de pierre, âge d’abondance”.

Son dernier ouvrage en date:“What kinship is and is not” a été publié en 2012.

Résistance politique: Mohawk contre le génocide en Palestine…

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Priver l’empire de sa terre usurpée est la meilleure des solutions pour reprendre la direction des opérations pour nos peuples. Un empire sans terre est mort et enterré. L’empire anglo-américano-sioniste en est l’exemple type: les terres où il siège: Les Etats-Unis, le Canada, L’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’ensemble des pays du Commonwealth dépendant toujours de la "couronne" britannique et Israël, sont établis sur des terres volés que les colons doivent rendre et renégocier leur maintien dans un cadre de nation à nation faute de qui ils sont libres de foutre le camp.

Ce qu’il se passe en Palestine en général et à Gaza en particulier, est ce qu’il s’est passé (avec une destruction plus … moderne) entre le XVIIème et le début du XXème siècle dans les colonies de la "couronne" (Banque d’Angleterre/Vatican). L’intox des années 1970 qui a toujours cours aujourd’hui qui voudrait assimiler la lutte indigène pour le retour à la terre à celle des juifs "retournant" sur la terre promise est une escroquerie supplémentaire. Dans le cliché imbécile des "cow-boys et des indiens", on voudrait faire croire aux opinions publiques que les israéliens seraient les "indiens"… Ce serait à hurler de rire si ce n’était pas si tragique. Gaza est Wounded Knee et non pas Fort Laramie.

– Résistance 71 –

 

Trésors cachés

 

Mohawk Nation News

 

13 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/07/13/hidden-treasures/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le Canada a volé nos resources et nos fonds. Nous voulons compensation depuis 1701. La loi de l’Île de la Grande Tortue est fondée sur le Wampum Deux Rangées et la Loi de la Grande Paix (Kaianehreko:wa). Comme l’a dit Dekanawida après que l’arbre de la paix fut coupé: “Nous replanterons de nouveau fermement l’arbre de la paix”. Les Britanniques furent d’accord pour suivre le Wampum Deux Rangées (après les Hollandais et les Français). La loi naturelle dit qu’ils ne pouvaient prendre que ce qui était nécessaire pour vivre. La création subséquente d’un fond fiduciaire et de quelques douzaines de boîtes à escroquerie est illégale. La couronne (NdT: lire bien sûr la Banque d’Angleterre et la City de Londres) contrôle toutes les entreprises, banques, polices, armées et gouvernements qui protègent ce vol, fondé sur la doctrine du “terra nullius”, qui est une pure fiction. Un fond fiduciaire est établi aux bénéfices du récipiendaire. Seul Onkwehonwe (les peuples et nations de l’Île de la Grande Tortue) et ses descendants peuvent le réclamer.

La Confédération Iroquoise a établi un accord avec la couronne britannique pour nous et tous nos amis et alliés, accord fondé sur la loi naturelle. L’accord est prévu de durer pour toujours dans le futur avec un partage à 50-50 de chaque projet impliquant l’utilisation de nos ressources. “Ohateh”, deux rangées, est la loi naturelle de la terre.. Nous sommes tous dépendants de la nature. Sans elle nous péririons tous. Tsinonweh est pour toujours. Saoiera est la direction de la création pour chacun. Un groupe n’est pas fait pour profiter de tout tandis que les autres crèvent de faim et sont tués. Les étrangers à notre terre ont eu besoin de notre aide juste pour survivre ici, ce que nous avons offert. Les accords sont conçus aussi longtemps que l’herbe pousse, que le soleil brille et que les eaux courent. Les eaux veulent aussi dire aussi longtemps que nos femmes donnent naissance, lorsque les femmes perdent les eaux pour amener une nouvelle vie sur terre. Nous ne pouvons pas changer la direction immuable de la Nature.

Comment la dette envers nous de ce fond fiduciaire est-elle arrivée à ces 970 000 milliards de dollars ? Nos fonds indiens furent placés dans un fond consolidé de revenus vide du Canada pour payer ses factures et ce sans que nous en ayons été averti ni que nous y ayons consenti. Les comptes des affaires indiennes (bureau fédéral) montrent comment des milliards ont été prélevés. Par exemple, des milliards provenant de notre fond fiduciaire sont donnés chaque année aux provinces canadiennes. Le remboursement et le paiement d’intérêts ne nous est JAMAIS fait.

Certains de nos fonds sont appelés “comptes suspendus” ! Nous sommes prêts à calculer nos fonds qui sont allés dans ces entreprises, ces investissements étrangers, ces aides outre-mers, ces prêts, loyers, et pour construire des institutions et des infrastructures à travers le Canada.

Harper et Obama soutiennent fermement israël qui essaie de terminer le génocide des Palestiniens dans une réserve du nom de “Gaza”. Sur l’Île de la Grande Tortue, nous fûmes assassinés, affamés jusqu’à la soumission et maintenus dans la plus abjecte des pauvretés. Aujourd’hui, nos fonds et nos ressources et nos terres sont utilisés pour fabriquer des armes de destruction massive mortelles, utilisées pour massacrer des Palestiniens. Ceci est en pure violation de la loi de la Grande Paix.

Nous refusons d’être illégalement forcés à être “pupilles de la nation” et de l’état corporatif. Nous avons le devoir d’être en contrôle de tous nos fonds et ressources et nos possessions. Notre propriété de tout notre territoire illégalement occupé doit être respectée. Nous voulons une compensation de quelque forme que nous jugerons bon pour couvrir pour tout ce qui a été pris illégalement de notre territoire. Nous voulons le contrôle de tous le revenu qui a été généré avec nos ressources.

Résistance sociale: Les Français naturellement sur la voie de toujours plus de boycott

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 15 juillet 2014 by Résistance 71

Boycott institutionnel et de la société de consommation, organisation locale, consommation éclairée locale, solidarité et coopération sont les clefs pour solutionner le marasme social totalement induit par le système et les clowns en place, servant les intérêts du plus petit nombre. La soi-disante "élite" auto-proclamée n’a absolument aucune légitimité. Le pouvoir décisionnaire doit retourner au peuple et rien qu’au peuple. Cela commence avec le porte-feuille et qui on décide… ou pas… de gratifier de nos achats !

– Résistance 71 –

 

Enquête sur le changement de comportement des consommateurs français

 

LE YETI

 

14 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/enquete-le-changement-de-comportement-des-consommateurs-francais/

 

Très révélateur, le dernier rapport de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) sur le comportement des consommateurs français. Au fil de l’air du temps et sous la pression de la crise, ceux-ci sont tout bonnement en train d’échapper à l’emprise des grands prêtres de la consommation à outrance.

Commandé par le CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), le document est une synthèse d’enquêtes menées au cours des 25 dernières années, et aux conclusions convergentes : les consommateurs s’orientent vers une économie dite “circulaire”, bien plus respectueuse et moins prédatrice que l’économie “linéaire” hystérique du monde d’avant.

DES CONSTATS SIGNIFICATIFS

Plusieurs constats significatifs pour illustrer ces changements de pratiques :

▪ une préoccupation de plus en plus marquée pour le problème des déchets avec un tri sélectif entré dans les mœurs, une progression du recyclage et une diminution notable de la production d’ordures ménagères par habitant ;

▪ le souci de prolonger la durée de vie des objets avec le retour en grâce des réparations, du partage et de l’échange, ou encore l’expansion du marché de l’occasion (phénomènes leboncoin.fr, foires à tout, Emmaüs…) ;

▪ une nette propension aux économies de ressources et d’énergie : volume de prélèvement d’eau potable étroitement surveillé et en pente descendante, efforts manifestes pour réduire la consommation d’électricité et de chauffage ;

▪ une remise en cause du tout automobile, surtout au sein des jeunes générations, avec un taux d’équipement bien inférieur que chez les seniors, une préférence pour l’occasion, une bien moindre puissance de moteurs utilisés et un recours marqué à des alternatives comme le vélo, les transports en commun et le covoiturage ;

▪ une progression notable de la consommation de produits bio : 64% des Français, y compris parmi les plus modestes, ont consommé bio en 2010, contre 31% en 1995.

UN PROCESSUS DIFFICILEMENT RÉVERSIBLE

Cette modification en profondeur du comportement des consommateurs est certes liée aux contraintes d’un pouvoir d’achat sans cesse rogné par la crise. Elle est également impulsée par la révolution numérique (plus de la moitié des Français effectue désormais des achats sur Internet, ce qui facilite les pratiques d’échanges directs et le marché de l’occasion).

Mais le rapport de l’ADEME révèle aussi une indéniable prise de conscience écologique, même si les rigueurs de la crise tendent à freiner l’investissement financier des citoyens en la matière.

Ce mouvement de fond semble désormais bien enraciné dans les pratiques, au point de changer les critères de valorisation sociale au sein de la collectivité. On n’étale plus sa belle bagnole ou sa chaîne hi-fi dernier cri, on se vante de circuler en vélo et de “partager” gratuitement sa musique et ses films.

Enfin se manifeste un besoin de retisser et d’entretenir des relations sociales avec ses voisins. Avec le temps, les vide-greniers sont devenus un des rendez-vous festifs les plus prisés des familles.

On imagine aisément combien ce constat fera rager les officines de marketing des chantres de la consommation pulsionnelle, de la reprise forcenée, de la croissance frénétique, de l’individualisme exacerbé et opportunément gaspilleur. Pas de chance pour ceux-là, le phénomène d’auto-émancipation des consommateurs français semble avoir atteint un stade suffisamment avancé pour que le processus devienne difficilement réversible.

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