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Ingérence occidental en Syrie: L’utilisation de l’EIIL créé par la CIA pour bombarder la Syrie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 12 septembre 2014 by Résistance 71

Moscou met en garde contre une attaque américaine en Syrie !

 

IRIB

 

11 Septembre 2014

 

source: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/340364-moscou-avertit-contre-une-attaque-us-visant-daesh-en-syrie

 

Le représentant de la Russie auprès de l’Onu a insisté sur l’impératif d’une prise de décision sage de la part de l’administration américaine quant à attaquer Daesh dans le territoire syrien.

Vitaly Churkin, représentant permanent de la Russie auprès de l’Onu a mis en garde mercredi contre la décision unilatérale du président américain Barack Obama d’attaquer Daesh en Syrie. « La décision unilatérale de Washington de viser les positions de Daesh dans le territoire syrien, sans l’aval préalable de Damas, affectera les coopérations internationales dans la lutte contre le terrorisme, a souligné Churkin. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé auparavant les raids aériens contre les positions du groupe terroristes de Daesh en Syrie, sans coordination avec le gouvernement légitime du pays.

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La réaction russe si Obama bombardait la Syrie ?

 

IRIB

 

11 Septembre 2014

 

source: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/340386-la-réaction-russe,-si-obama-bombardait-la-syrie

 

Le vice-Premier ministre russe a dénoncé le recours des Etats Unis

à un nouvel alibi, pour justifier des frappes contre le territoire syrien, frappes, qui, rappelons-le, auraient dû avoir lieu, en septembre 2013! Pour la Russie, il s’agit, ni plus, ni moins, d’une démarche, qui violerait la souveraineté syrienne, si elle n’intervient pas en coordination avec Damas. A plus d’une reprise, les autorités US ont annoncé refuser tout dialogue avec Assad, en ce sens, un Assad, à qui elles refusent toute légitimité, et ce, au mépris des résultats de la présidentielle syrienne, en été. Mais si, comme l’a promis Obama, les Etats Unis se mettaient à étendre ses frappes aériennes, au-delà de l’Irak, pour cibler Daesh sur le sol syrien, que fera, alors, Moscou? Selon certaines sources d’information, la Russie n’est pas, encore, sûre de l’intention réelle d’Obama, vu que ce dernier est bien volatile et a habitué tout le monde, amis comme ennemis, à des virages spectaculaires. N’empêche que l’expérience du passé l’a bien montré, il faut être bien vigilant avec les Américains. Selon les sources bien informées, Moscou et Damas mènent, en ce moment, des discussions intenses, pour coordonner des frappes aériennes conjointes contre les positions de Daesh, avant le mois d’octobre. En d’autres termes, la Russie et la Syrie veulent ôter tout prétexte aux Etats Unis et à l’OTAN, au sujet des agissements de Daesh. Depuis quelque temps, déjà, l’Armée de l’Air syrienne a intensifié ses opérations, dans des régions contrôlées par Daesh, à Raqqa, mais aussi, à Deir ez-Zour…. alors, vers une opération conjointe Russie/Syrie contre celle des Etats Unis/OTAN.

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Le dernier coup antiAssad de Ryadh ?

 

IRIB

 

11 Septembre 2014

 

source: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/340380-le-dernier-coup-anti-assad-de-riyad

 

On avait évoqué une possible reprise des contacts Riyad/Damas,

le Caire, voulant même jouer le rôle des médiateurs ! Selon un responsable américain, cité par le "New York Times", l’Arabie saoudite aurait donné son feu vert à la construction de bases d’entraînement destinées à former les "rebelles anti-syriens"! Depuis 2011, les terroristes anti-Assad sont entraînés, sur le sol jordanien, et c’est la première fois que Riyad s’engage, directement, dans le dossier : "Ce jeudi, le secrétaire d’état US se rendra, à Riyad, pour s’entretenir, dit-il,  avec les autorités saoudiennes de Daesh et des moyens destinés à créer une coalition contre cette milice, (ndlr : créée, dans les usines de la CIA, à l’aide de l’argent saoudien!!!). Au cours de cette escale, il participera à la conférence des pays arabes du golfe Persique, plus l’Irak, la Jordanie et la Turquie.

 

 

 

Année 13 du coup d’état militaire du 11 Septembre 2001…

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Treize ans après le 11 Septembre, l’aveuglement persiste

 

Thierry Meyssan

 

11 Septembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185303.html

 

Thierry Meyssan fut le premier à démontrer l’impossibilité de la version officielle des attentats du 11-September et à en conclure à une modification profonde de la nature et de la politique du régime états-unien. Alors que la plupart de ses lecteurs continuent à se passionner pour cette journée, il a poursuivi son chemin et s’est engagé contre l’impérialisme au Liban, en Libye, et aujourd’hui en Syrie. Il revient ici sur cette folle journée.

Les évènements du 11-Septembre restent gravés dans la mémoire collective sous la forme planifiée par les médias : des attentats gigantesques ont frappé New York et Washington. Mais l’enjeu de pouvoir qui a profondément changé le monde ce jour-là est toujours occulté.

Vers 10 h le matin, alors que les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone avaient déjà eu lieu, le conseiller anti-terroriste de la Maison-Blanche, Richard Clarke, a enclenché le programme de « continuité du gouvernement ». Ce programme vise à remplacer l’Exécutif et le Législatif en cas de destruction lors d’une guerre nucléaire. Il n’avait aucune raison d’être mis en œuvre ce jour-là. Dès lors, le président George W. Bush a été démis de ses fonctions au profit d’un gouvernement militaire.

Durant toute cette journée, les membres du Congrès et leurs équipes ont été pris en charge par le Pouvoir militaire et placés aux arrêts dans deux bunkers sécurisés, situés à proximité de Washington, Greenbrier complex (Virginie occidentale) et Mount Weather (Virginie).

Le pouvoir n’a été rendu par les militaires aux civils qu’en fin de journée et le président Bush a pu s’adresser à ses concitoyens à la télévision vers 20 h.

Durant cette journée, l’ex-président George W. Bush a erré dans le pays. Sur les deux bases militaires dans lesquelles il s’est rendu, il a exigé de traverser le tarmac dans un blindé, craignant d’être tué par un de ses soldats. Le président Vladimir Poutine, qui a cherché toute la journée à le joindre par téléphone pour éviter un malentendu et une accusation lancée contre la Russie, n’y est pas parvenu.

Vers 16 h, le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, intervint à la télévision pour dire aux États-Uniens que les Israéliens connaissaient depuis longtemps les affres du terrorisme et partageaient leur douleur. Au passage, il a annoncé que les attentats étaient finis, ce qu’il ne pouvait savoir qu’en y étant mêlé.

Nous pouvons discuter indéfiniment des incohérences de la version officielle de ces attentats, mais il n’y a pas de place à la discussion sur ce fait : le programme de continuité du gouvernement a été activé sans raison. Dans tout pays, la destitution du président et l’arrestation des parlementaires par l’armée a un nom : c’est un coup d’État militaire.

 

On objectera que le président Bush a recouvré ses fonctions en fin de journée. C’est précisément ce que conseillait le néo-conservateur israélo-états-unien Edward Luttwak dans son Manuel du coup d’État. Selon lui, un bon coup d’État est celui dont personne n’a conscience car il maintient au pouvoir ceux qui l’exercent, mais il leur impose une nouvelle politique.

Durant cette journée, le principe de l’état d’urgence permanent aux États-unis a été validé. Il s’est bientôt traduit en actes avec l’USA Patriot Act. Et le principe des guerres impérialistes a également été validé. Il a été acté par le président Bush quelques jours plus tard à camp David : les États-unis devaient attaquer l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie via le Liban, le Soudan et la Somalie, et enfin l’Iran.

À ce jour, seule la moitié de ce programme a été réalisée. Le président Obama a annoncé hier soir qu’il le poursuivrait en Syrie.

La plupart des alliés des États-unis ont refusé l’évidence, il y a treize ans, est se sont privés ainsi de prévoir la politique de Washington. Si l’on ne peut juger de la vérité qu’avec le temps, ces treize années ont pu trancher : tout ce que j’annonçais —et que mes contradicteurs qualifiaient d’« anti-américanisme »— a eu lieu. Et, par exemple, ils sont restés stupéfaits lorsque l’Otan s’est appuyé sur Al-Qaïda pour renverser la Jamahariya arabe libyenne.

Je suis fier d’avoir alerté le monde sur ce coup d’État et sur les guerres qui devaient le suivre, mais désolé de voir que l’opinion publique occidentale s’est perdue dans une discussion sur l’impossibilité matérielle de la version officielle. J’observe cependant que certains éléments de cette journée sont toujours occultés, tel l’incendie qui ravagea les bureaux de l’Eisenhower Building, l’annexe de la Maison-Blanche, ou encore le missile enregistré par la télévision new-yorkaise tiré devant le World Trade Center.

La guerre continue à détruire le monde musulman, tandis que les Occidentaux, décidément aveugles, poursuivent leurs débats sur l’effondrement des tours.

Résistance au fléau de l’humanité: Solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire ~ 2ème partie ~ (Taiaike Alfred)

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La grande loi du changement

 

Solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire

 

Taiaiake Alfred Ph.D
Professeur de Sciences Politiques à l’université de Victoria, BC, Canada, membre du clan de l’ours de la nation Mohawk

 

Extraits du livre “Wasase, voies indigènes d’action et de liberté” (2005, seconde édition 2009)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

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“Pour les Indiens, normes et lois sont inhérentes à l’ordre naturel et ne sont pas imposées de l’extérieur. L’État est un concept totalement étranger…”
~ Len Sawatsky ~

 

“Les chasseurs-cueilleurs avaient la liberté de s’occuper de leurs familles et de leurs proches, de vivre selon la loi naturelle, sans conflit. Il n’y a pas de conflit dans la loi naturelle ; le mal n’existe pas.”

~ Russell Means ~

 

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1ère partie

2ème partie

 

Vieilles racines sur Terre        

 

Un aspect très important de la “motivation” est la dédication au but ultime de toute politique et de toute action: la réalisation de la paix. Du point de vue de la perspective philosophique d’Onkwehonwe, la politique et les mouvements sociaux sont parties intégrantes d’un bien plus grand champ d’action de lutte qui génère des relations sensées qui réfléchissent l’impératif fondamental indigène de rechercher la vie et l’harmonie par dessus toutes les formes de mort et de destruction. Dans les différentes cultures Onkwehonwe, les objectifs de la vie humaine sont définis comme la volonté de rechercher à comprendre les enseignements spirituels de base et de façonner sa vie afin de personnifier ces valeurs qui émergent du respect de ces principes fondamentaux tels que l’honneur, l’éthique du courage, l’inter-dépendance, le besoin de partager, l’humilité, la nécessité du respect, la liberté et l’inévitabilité de la lutte. Ces principes et valeurs Onkwehonwe sont le cadre de la paix et ils sont enracinés dans la vision de la loi naturelle mondiale partagée par tous les peuples autochtones. Les philosophies qui émergent de ces éléments sont les véritables voies pour la réaffirmaion d’une coexistence pacifique. Ces Onkwehonweneha sont les véritables visions alternatives aux visions capitaliste, communiste, aborigéniste et toutes autres façons de penser et de se comporter qui ont émergées des cultures européennes et par extension, euro-américaines.

La spiritualité et la culture de nos ancêtres sont préservées par des gens qui ont consacré leurs vies à maintenir les voies anciennes, la connaissance des cérémonies qui a donné à nos ancêtres un tel pouvoir, existent toujours dans nos communautés. Le défi qui se présente à nous, est celui de nous avancer sur le chemin de ces enseignements et de marcher sur ces chemins autochtones.

Ce qui est le plus important est ce qui se trouve ici, dans mon cœur”, nous dit Oren Lyons, gardien de la tradition de la nation iroquoise Onondaga.

Ce qui nous amène à une des questions les plus vivides dans la communauté Onkwehonwe aujourd’hui: Devez-vous parler une langue indigène pour vraiment être un indigène ?

La vaste majorité Onkwehonwe ne parle pas les langues ancestrales et la fluidité dans les langues natives parmi les populations autochtones de l’Île de la Grande Tortue est en sérieux déclin de manière générale. Ceci est un fait indéniable. Ces gens ne sont-ils donc pas Onkwehonwe ? (NdT: le professeur Taiaiake Alfred parle et communique en Mohawk mais ne le parle pas couramment de son propre aveu, il y travaille néanmoins et veille à ce que ses enfants soient multilingues, incluant leurs langues natives paternelle et maternelle). Pour le dire d’une manière différente: parler une langue native est-il la caractéristique définitive pour être Onkwehonwe ? Le colonialisme a tout fait pour que nous perdions nos langues et pour nous déculturer et nous forcer à nous “assimiler” dans la culture euro-américaine, en ce sens, la langue est la preuve prima facie de l’indigénisme, mais:

  • Les façons de voir le monde et de construire des systèmes de valeurs ne sont pas uniquement contenues dans les langages parlés…
  • Les langues sont en évolution constante. Nos ancêtres ne s’exprimaient pas de la même façon qu’aujourd’hui même dans la langue native (NdT: il en va de même du français et de toute autre langue vivante, le français d’aujourd’hui est bien différent de celui du XVème siècle)
  • Si la langue est tellement une caractéristique de la culture Onkwehonwe, comment alors expliquer que ceux d’entre nous qui ont volontairement œuvré avec les colonisateurs, qui ont signé des traités “abandonnant” des millions de km2 de nos terres ancestrales aux colons et qui ont fait la guerre à leurs propres frères et sœurs, qui ont travaillé avec l’envahisseur pour décimer la terre et piller les ressources pour le profit, étaient tous des gens unilingues, parlant les langues autochtones ?

[...]

La perte du langage est un indicateur de stress social et apparaît dans le contexte d’une certaine matrice politico-économique. La domination d’une langue sur une autre est une manifestation simple de la domination politique, sociale et économique d’un groupe sur un autre; ceci explique la domination globale de la langue anglaise, associé avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni et qui domine une myriade d’autres langues dans le monde.

[...]

La domination de la pensée européenne réfléchie dans son hégémonie sur les autres langues européennes peut et doit être mise au défi et le schéma doit être inversé si nous sommes sérieux sur notre objectif de réaffirmer l’existence des identités Onkwehonwe face à l’homogénisation de la culture impérialo-capitaliste… Ainsi, l’impérialisme est de manière inhérente un processus d’homogénisation culturelle et politique. Il s’ensuit donc qu’agir contre l’empire en régénérant la culture au travers de la renaissance des langues autochtones devient nécessairement anti-impérialiste (NdT: Il en va de même en France par exemple avec le Breton, le Provençal, le Basque, le Corse, le Catalan, la Langue d’Oc, le Picard etc…).

De fait, reconquérir la faculté de s’exprimer dans nos langues ancestrales Onkwehonwe pour réorganiser et recadrer nos existences est peut-être l’action la plus radicale et la plus subversive que puisse faire un guerrier Onkwehonwe.

Au delà de tout cela, au delà des langues utilisées pour exprimer des perspectives culturelles, des croyances et des valeurs, nous devons considérer l’importance des histoires (traditionnelles), des cérémonies et des rituels pour la régénération des existences autochtones authentiques.

[...]

Quelles sont les bases de ce système spirituel Onkwehonwe de croyances et de philosophie ? Elles sont simples, comme précédemment dit: inter-dépendance, cycles de changement, équilibre, lutte et enracinement. Il n’y a rien d’unique dans les enseignements de la Lodge, de la Longue Maison ou Hogan ou au travers de l’utilisation du tabac et de l’herbe fine. Du monde entier, les chants et danses indigènes nous disent les mêmes choses. Où que ce soit, les gens étant toujours connectés avec la terre et vivant en harmonie avec la nature, les enseignements sont les mêmes. Les cérémonies font plus que nous connecter à une tradition particulière ou une communauté, elles nous connectent avec la Terre et à notre véritable existence naturelle en tant qu’êtres humains.

[...]

Dans toutes nos nations maintenant, il y a une jeunesse qui commence sa vie d’activiste politique dans une position bien plus forte que les générations précédentes. Cette jeunesse parle sa langue autochtone, elle connaît son histoire, elle est éduquée à la fois dans les valeurs traditionnelles et les valeurs euro-américaines, lui donnant une connaissance des deux systèmes et de plus en plus cette jeunesse se libère de l’acool et de la drogue qui furent un problème destructeur pour les générations précédentes. Cette jeunesse mue de sa peau coloniale et se dédie de plus en plus à une lutte anti-impérialiste.

Note des traducteurs: S’ensuit ici dans le livre le transcript d’un entretien que le professeur Alfred a eu avec quelques jeunes autochtones (Brandon, Mika, Chris, Shana et Marilyn).

Voici quelques extraits lumineux de la conversation:

Brandon: “…La raison principale pour laquelle les autochtones boivent c’est parce qu’ils ont des problèmes qu’ils n’arrivent pas à gérer. J’ai tant de membres de ma famille qui ne peuvent pas en sortir. Ils ne peuvent pas juste sortir de la réserve. Quand je vois ces gens dans la rue, cela me motive d’autant plus de faire quelque chose de ma vie.”

Mika: “Je pense que pour nous libérer, nous devons nous lier avec les autres indigènes dans le monde entier, parce que nous devons faire face aux mêmes sortes de problèmes tels que le racisme et les problèmes liés à la terre. Nous devons analyser ce qu’ils font et travailler avec eux, parce que vous ne pouvez pas le faire en tant que nation, vous devez le faire de manière globale et gérer la situation ensemble. Cela rend plus fort.”

Chris: “L’auto-gouvernance ou de quelque manière qu’on veuille l’appeler, ne doit pas être financée par le gouvernement fédéral et ne doit pas répondre à une personne plus élevée, qui est une personne non-autochtone. Nous devons avoir quelque chose d’organisé par nous-mêmes, par nos propres gens. Nos gens éduqués doivent cogiter quelque chose avant que nous puissions bouger vers une auto-gouvernance, une auto-gestion. Ce qu’il se passe maintenant, est que nous demandons au gouvernement blanc de nous le donner. C’est nul, parce que dès lors nous leur devons des comptes. C’est pas vraiment ce que nous voulons he ?”

Shana: “Il y a une véritable poussée de la base pour la souveraineté, la liberté et l’émancipation du gouverneent qui nous opprime… Il se doit d’y avoir des gens qui retournent vers les communautés pour essayer de faire la différence, pour se renforcer de nouveau…”

Marilyn: “Les gens doivent apprendre à vivre sans la loi sur les Indiens (Indian Act). La dépendance en cette loi est bien trop grande. Beaucoup trop pensent que “c’est de là que proviennent nos droits…” C’est ce genre de chose qui perpétue la dépendance envers le gouvernement canadien. Nous avons des droits parce que nous sommes ici, point barre. Nous sommes sur ces terres depuis bien plus longtemps que quiconque d’autre. Nous devrions commencer par nous débarrasser de l’Indian Act et ensuite nous allier à travers le pays afin de ne plus agir en entités séparées. C’est la clef pour faire les demandes et de ne plus avoir à suivre leurs règles.”

Voilà l’esprit de la nouvelle génération Onkwehonwe. Claire d’esprit et vraiment, vraiment intelligente. Ils sont impatients, non pas seulement à l’encontre de la société coloniale blanche, mais aussi de leur propre leadership et de leurs organisations. Ils savent quelles sont les priorités et ils ne prendront aucun non-sens pour réponse. Le défi est de combiner l’énergie et la force de cette jeune génération avec la sagesse collective des personnes plus âgées qui ont la culture, la connaissance et l’expérience stratégique et tactique.

[...]

Il y a une logique dans l’injustice contenue dans l’analyse complète de l’histoire, de l’économie et de la politique que nous appelons “colonialisme”. Il y a aussi une logique à parvenir à la justice. C’est la logique de parvenir à vaincre l’intention génocidaire de l’impérialisme avec la persévérance et la survie continue de nos nations autochtones, outre-passant sa destruction culturelle avec nos existences sociales et culturelles revitalisées et en nous opposant à son imposition d’une isolation affaiblissante, en rétablissant des connexions cruciales qui renforcent et alimentent nos peuples.

En termes concrets, cela veut dire que les gens doivent parvenir au partage d’une véritable préoccupation du futur de nos nations, en dehors du fait du penser comment l’idée de la nation de leur peuple promeut leurs propres intérêts personnels et doivent construire une vision alternative qui peut offrir un échappatoire à la guerre interminable qui a empoisonnée les relations et les psychées des deux côtés de la division entre les peuples Onkwehonwe et colons… Les différents chemins existant pour la réconciliation du colonialisme échouent sur bien des fronts, de manière plus importante, comme moyen de résoudre de manière satisfaisante les injustices du colonialisme dans les cœurs et esprits des jeunes générations des leaders Onkwehonwe.

[...]

Les colons vont devoir grandir au-delà de leur arrogance culturelle et apprendre à devenir pluralistes dans leur vision du monde. Pour Onkwehonwe, cela veut dire générer une capacité de gouvernance, une auto-suffisance économique et des réformes sociales internes.

Un espace intellectuel et social doit être créé pour la paix. Dans la Grande Loi de la Paix rotinoshonni (des 6 nations iroquoises), Kaianereko:wa, il y a une référence à l”espace nettoyé” entre le village et la forêt, entre la maison et la famille, la sécurité et l’espace dangereux de la liberté. Avant qu’aucun accord ou réconciliation ne puisse se produire, il doit y avoir une connexion entre les gens, il doit y avoir une démonstration de respect et l’amour doit être généré. Alors et seulement alors, peuvent les “problèmes et intérêts” respectifs être discutés et sincèrement résolus. Voilà ce que veut dire une promesse de coexistence.

[...]

Nous devons dépasser les contraintes et limites éthiques de l’héritage judéo-chrétien de l’empire, qui nous ont mis sur un chemin d’auto-centralisation et de compétition violente entre les peuples divisés au sujet de la folie de leur propre “supériorité”. Nous devons en tant que race, espèce unique (humaine), reconnaître et transcender l’éthique primitive qui est devenue si destructrice alors qu’elle a fusionné avec les moyens technologiques de domination et d’armement avancé des empires modernes. Nous devons aller dans un sens qui va accepter l’inter-dépendance de tous les peuples et de tous les êtres. Existant en dehors de l’empire, les spiritualités autochtones peuvent devenir les fondations des cultures de responsabilité universelle et de respect dont on a besoin pour parvenir à une coexistence pacifique et assurer notre survie sur Terre…

Reconnaître que la violence est la fondation même du pouvoir de l’État et que cette violence est implicitement exprimée au travers de toutes les institutions, nous devons reconnaître que la paix sociale n’est pas une situation bénigne.

[...]

Onkwehonwe qui raisonne au sein du cadre de la mentalité dominante et voit au travers de l’objectif de leurs cultures colonisées sont rendus incapables de se défendre eux-mêmes de l’annihilation. Sans briser les psychologies de l’impérialisme et la mentalité coloniale, l’organisation de toute résistance est futile !

[...]

Si le pouvoir légal et politique que l’État et les colons possèdent sur Onkwehonwe est fondé sur la complicité, alors la première question que devrait avoir un peuple recherchant sa liberté est la suivante: “L’État est-il capable et a t’il la volonté d’utiliser la violence pour mettre en application des lois et des politiques existantes, au delà de l’intimidation de quelques individus et de petits groupes isolés ?” Si l’État est confronté à une large action collective, un mouvemement de grande amplitude, intensif et coordonné, de la part des peuples autochtones pour que ceux-ci réoccupent leurs terres et reprennent leurs droits et libertés, la réponse sera ‘non’.” L’objectif politique devrait être de forcer une crise politico-sociale sur deux fronts:

  • La disjonction entre la conscience politique de la société coloniale et les réalités du pouvoir d’État
  • Le conflit moral entre les identités contemporaines des colons et le renouvellement forcé du besoin de l’utilisation d’une violence colonisatrice explicite. Le conflit psychologique résidant entre la perception par les colons de vivre dans une société paisible, sécure, stable et démocratique et les scènes de violence de la répression ouverte des peuples autochtones.

[...]

Le seul espoir pour les peuples indigènes de survivre comme nations est dans le pouvoir de mouvements en dehors des structures politiques établies et au delà des chemins donnés par la loi d’état et les politiques gouvernentales (NdT: Ce qu’Alfred appelle “l’anarcho-indigénisme”). Ces temps appellent pour une génération de nouveau pouvoir par de nouveaux moyens. L’un de ceux-ci est de parvenir à gagner un pouvoir économique et ainsi les moyens de base pour influencer la loi et la politique. Un autre, à moins d’avoir accès immédiat à la terre et de pouvoir générer un pouvoir économique, est de nous réorganiser nous-mêmes pour forcer un changement au travers du pouvoir de manifestation de notre volonté collective de (sur)vivre. L’homme blanc a fait les règles depuis un bon moment: assimilez-vous ou auto-détruisez-vous. Il est plus que temps de changer les règles du jeu.

[...]

La décolonisation, pour résumer, est le processus de découvrir la vérité dans un monde créé du mensonge… Dans une réalité coloniale, notre lutte prend forme avec toutes les formes existantes de pouvoir politique et dans ce combat, nous amenons notre seule véritable arme: la puissance de la vérité…

A terme, le mouvement zapatiste du Mexique, que je tiens comme le mouvement Onkwehonwe le plus efficace et commandable, est illustratif de ma vision de transformation et de régénération. Ce mouvement zapatista a commencé en 1984, lorsque six personnes furent impliquées dans la mission stratégique de protéger les populations autochtones du Chiapas dans le sud du Mexique. Ils organisèrent la protection des populations Maya contre la répression des milices métisses qui servaient les intérêts des grand propriétaires terriens. Les Zapatistes essayèrent d’organiser leur résistance sur des principes marxistes mais échouèrent. Ce ne fut pas avant d’avoir mélangé ces idées étrangères avec un mouvement catholique appelé la “théologie de la libération” (NdT: qui vit le jour en pratique dans les années 1970 au moment de la répression généralisée anti-gauche radicale en Amérique du sud sous l’égide de l’opération Condor de la CIA) et des idées culturelles indigènes, qu’un nouveau mouvement, capable de s’attirer le soutien des populations Maya du sud du Mexique, vit le jour. Ce nouveau mouvement était pragmatique et enraciné, il reconnaissait le besoin absolu de fonder les luttes indigènes sur les vérités autochtones articulés de manière indigène dans les langues locales. Il fut aussi signifiant que les populations Maya du Chiapas furent éveillées par un leader charismatique (NdT: Le Subcommandante Insurgente Marcos qui n’a jamais été un chef, tout au plus un porte-parole, sans aucun pouvoir exécutif. Il a agi en “chef de guerre” traditionnel).

L’interaction de ces deux facteurs, les racines culturelles autochtones et la réénergisation par un leader extérieur, a mené à ce qui est le seul mouvement d’ampleur a succès de résurgence indigène, de liberté et de changements politico-sociaux de ces trente dernières années.

Plutôt que de se décider a détruire ou remplacer l’État ou d’éjecter les colons, le but final devrait être formulé comme celui de la réalisation en termes positifs de la création d’une nouvelle société. Ceci est la libération par la transformation.

L’Île de la Grande Tortue a connu cela dans le passé, la réminiscence d’un grand mouvement par le chef de guerre Shawnee Tecumseh et son frère, le prophète Tenskwatewa au début du XIXème siècle.

* *NdT: Nous avons émis des idées similaires sur Résistance 71 en disant qu’il n’y avait aucune solution au sein du système quel qu’il soit et que nous devions nous concentrer sur la création d’un contre-pouvoir populaire, sûrement auto-gestonnaire, ignorer l’État et toutes les institutions, qui tomberaient comme un fruit trop mûr une fois le contre-pouvoir en marche. Retirons notre consentement, refusons de servir, organisons le contre-pouvoir entre nous, la main dans la main avec nos frères indigènes du monde entier, libérés du joug colonial, à tout jamais. C’est çà l’émancipation véritable !

En tant que peuples relevant le défi de confronter l’impérialisme, nous devrions nous nourrir de ce qu’a dit Gandhi à la fin de sa vie, lorsqu’il a dit aux gens que pour lui, après tout ce qu’il avait traversé, le bonheur résidait dans “l’effort et non pas dans le résultat”. Ceci est la marque du grand guerrier spirituel et c’est l’esprit que nous devons avoir alors que nous luttons pour régénérer nos peuples, car de tous temps et dans toutes les nations, être un guerrier, c’est vivre une vie de lutte pour la liberté et la dignité.

Il est donc grand temps de chanter nos chants de guerre et de continuer notre voyage.

* * *

Autres parties du livre "Wasase" en français

Notre dossier "Colonialisme et luttes indigènes"

Propagande, société du spectacle et manipulation des masses ou l’illusion parfaite de la "démocratie" occidentale…

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Infantilisation des adultes, puérilisation des enfants, le marketing de la société des consommateurs

 

Entretien avec Bernard Stiegler

 

15 Août 2014

url de l’article original:

http://lesmoutonsenrages.fr/2014/08/15/infantilisation-des-adultes-puerilisation-des-enfants-le-marketing-de-la-societe-des-consommateurs-par-bernard-stiegler/

 

« L’infantilisation des adultes, la puérilisation des enfants, la destruction des rapports de générations, tout cela revient à réfléchir au pouvoir immense du marketing sur une société devenue un troupeau de consommateurs. »

Conférence Isègoria management : Bernard Stiegler parle du « vivre ensemble » et des dérives sociétales.

Qu’est-ce qu’un consommateur ? C’est un producteur, un ouvrier qui se définit non seulement comme une source de travail, mais aussi comme un pouvoir d’achat. L’ouvrier doit être capable d’acheter ce qu’il produit, rouler en voiture pour commencer, comme hier les riches. Autrement dit, Henri Ford élargit l’assiette des marchés des biens industriels produits par le capitalisme. Il pose un principe : n’importe qui doit pouvoir acheter – consommer. Pour cela, il pratique une politique de salaires élevés et lance des lignes de voitures bon marché, produites à coût très bas, par un travail très séquencé – le fameux « travail en miettes ». Ce n’est pas par philanthropie. Henri Ford a compris, de manière empirique, que s’il ne mène pas ces actions conjointes, il va se retrouver – comme le prédisait Marx – avec une surproduction considérable, ce qui bloquera la croissance capitaliste. Cette stratégie va se révéler plus que payante : elle va être à l’origine de ce qu’on appelle le mode de vie américain, l’American way of life. Une production de masse pour une consommation de masse. Edward Louis Bernays invente la « propaganda » et comment manipuler l’inconscient Ce faisant, l’industrie américaine commence d’étudier comment influencer et contrôler les comportements de ces nouveaux « consommateurs ».

Dans les années 1920-1930, Edward Louis Bernays, met au point les premières méthodes de « relations publiques » – le futur marketing autant que la « progaganda », titre de son ouvrage de 1928 – pour le cigarettier Philip Morris, qui va accrocher au tabac, avec les dégats de santé que l’on sait, des millions de gens à travers le monde. Utilisant les analyses venues de Gustave Le Bon sur la psychologie des foules, et les travaux de Sigmund Freud, il affirme que la foule ne pense pas, soumise à des pulsions et des effets collectifs – celés dans le Ça. Il faut donc moins la convaincre que la manipuler par des actions symboliques capables d’atteindre son inconscient. Ainsi, Bernays a distillé des symboles phalliques dans les publicités pour le tabac, ou encore organisé des défilés de « fumeuses » très chic et « libérées », « Les torches de la liberté », pour convaincre les femmes de fumer en public. Bernays a encore travaillé en politique. Il a inventé le « petit déjeuner » du président avec des people, pour le rendre sympathique, ou encore promu l’entrée en guerre des Etats Unis en 1918, contre l’opinion publique américaine. Ses thèses sur la façon de s’adresser à l’inconscient public seront reprises dans les années 1950 par Louis Cheskin et Ernest Dichter, l’auteur de « La stratégie du désir. Une philosophie de la vente » » (préfacée par le publicitaire Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis). Ce sont les pères des « études de motivation », qui reprennent à leur compte toute la théorie de l’appareil psychique de Freud, en vue de s’adresser au désir du consommateur : exciter le Ça, convaincre par là le moi, flatter les tendances régressives du surmoi, bref travailler sur l’ensemble de l’appareil psychique par les affiches de rue, les slogans, la radio, les pages des magazines, l’événementiel, les plaquettes, les tracts. Nous entrons véritablement dans l’ère du « marketing psychologique ».

LE PSYCHOPOUVOIR

De fait, après Henri Ford, la grande industrie a systématisé sa logique commerciale et capitalistique, comme sa recherche de profits maximisés. Dès 1937, un grand « pavillon de la publicité » fait sensation à l’Exposition Universelle de Paris, où on vante le métier de « publicitaire » et parle de « consommation » et de « motivation de la consommation ». Pendant la guerre, les Américains mettent en place une task force, regroupant cybernéticiens, psychologues et psychanalystes pour mieux convaincre les soldats d’aller combattre, et de bombarder une Allemagne protégée par des tirs aériens nourris. Ces stratégies, n’oublions pas, ont beaucoup joué par la suite dans l’élaboration de ce qu’on a appelé ensuite aux Etats-Unis le « soft power », c’est-à-dire la bonne manière de parler à la population, de développer et pacifier le pays sans contraindre la population – plutôt en construisant ses désirs. Pour cela, tous les gouvernements vont promouvoir l’American Way of life, présenté comme le summum de la bonne vie possible – jusqu’au jour où la dure réalité rattrape le rêve, comme nous l’avons vu pendant les cracks des années 1990, et aujourd’hui, avec la crise générale. Le « soft power », l’épopée de l’Américan way of life s’est beaucoup traduit dans la vie quotidienne par le pouvoir de conviction du marketing et de la publicité en faveur de la consommation. Depuis les années 1950, la grande industrie a véritablement aiguisé sa science du marketing, cherchant toutes les manières pour induire chez le consommateur, artificiellement, des désirs et des comportements qui le transforment en acheteur. Quand elle investit un milliard de dollars sur un produit, elle ajoute 10%, cent millions, pour sa publicité. Aujourd’hui ces recherches continuent, de plus en plus sophistiquées, comme par exemple le « neuromarketing » : il vise à identifier les zones du cerveau responsables de la sécrétion d’hormones, afin de vérifier si l’imagerie publicitaire les active. On fait appel pour cela à l’imagerie cérébrale pour savoir si l’hypothalamus a été excité ou non. On cherche encore à déclencher des réflexes conditionnés en s’appuyant sur des symboles référentiels de la « culture teenager », « people » ou bien « ethnique ». Le psychopouvoir entre à la maison Cette stratégie de création de désirs et de contrôle des comportements, je l’appelle le « psychopouvoir ».

Si, classiquement, on appelle avec Michel Foucault le contrôle de la production – du travail, des gestes en miettes, de la fatigue, de l’organisation du temps – le « biopouvoir », le contrôle de la consommation relève du « psychopouvoir ». La consommation devient l’espace du contrôle de la volition : de la volonté, de la motivation, des désirs conscients et inconscients. Aujourd’hui, le grand vecteur de tout cette stratégie est bien sûr la télévision. Avec elle, nous entrons dans la diffusion de masse, la captation de masse. La télévision c’est le truc qui tue, si je puis dire, la killer application. Avec elle, le psychopouvoir industriel va entrer tout à coup dans des millions de foyers. Elle va devenir un nouveau membre de la famille, agrandir le cercle – jusqu’à peu à peu se substituer à la structure familiale. Ce n’est pas un hasard si Ray Bradbury, dans Farhenheit 451, publié en 1953, montre une télévision du futur qui s’appelle « La Famille ». De fait, vingt ans plus tard, des théories apparaissent qui étudient comment catégoriser les programmes et la publicité par « tranche d’âge », comment s’adresser à chacune d’entre elles selon leurs centres d’intérêts, leurs occupations récurrentes, leurs désirs de vie, leur vie sexuelle – bref, toute la famille. Donc, si je suis un groupe international qui vend de l’assurance, de l’automobile, du voyage ou des jouets, je peux grâce à ces études tenter de capter l’attention de tous. Si je suis un groupe diversifié, je vais vouloir capter quelqu’un pour la vie, depuis l’enfance !

LA TELEVISION DEVIENT LA FAMILLE

C’est comme au jeu des 7 familles, je séduit le fils, le père, la grand-mère, et transmet le message de génération en génération. Ce faisant, truffée de messages publicitaires, la télévision, progressivement, détourne les processus d’identification des enfants à leurs parents vers l’invité permanent, le troisième membre de la famille, la télévision et ses programmes, ses publicités. Bientôt, progressivement, les parents se retrouvent court-circuités par des films, des spots, des personnages, des musiques, des appels pressants, tout une culture publicitaire, et ils n’existent plus véritablement comme les modèles dominants de la cellule familiale. De plus, ils deviennent eux-mêmes des téléspectateurs – 4h30 par jour en moyenne en France – ils se retrouvent captés par les images et les appels à leurs propres désirs, comme leurs enfants, ils se retrouvent comme eux captés, isolés. Si bien qu’au final, la télévision est bien devenue « La Famille » : elle l’a remplacé, elle lui a substitué ses valeurs, ses jeux, ses joies, ses contradictions. Elle a délité les échanges entre les générations. Selon la Kayser Family Foundation, les adolescents américains passent 6 h 30 par jour devant la télévision – captivés et capturés Avant cinq ans imprimer la compulsion d’achat.

Depuis une dizaine d’années, les spécialistes du marketing et des programmes se demandent comment faire pour que les enfants s’identifient à leurs programmes et leurs spots plutôt qu’aux projets de leurs parents. Bien sûr, ils ne le disent pas comme ça, ils parlent de programme éducatif, ou de publicités créatives, mais l’enjeu est là. Pourquoi faudrait-il que les enfants vivent une telle identification si tôt, très jeunes, si possibles avant cinq ans ? D’abord, à cause du caractère indélébile de l’impact produit à cet âge, qui va permettre de produire le plus tôt possible cette « fidélisation » des consommateurs dont parle beaucoup Jeremy Rifkin dans « L’Âge de l’accès ». Une mise en condition qui conduit à évaluer ce qu’on appelle la « Lifetime value », selon la théorie marketing modélisant le pouvoir d’achat d’un individu influencé toute sa vie par la publicité. Pour y parvenir, les chercheurs du marketing se sont appuyés sur les travaux de Freud concernant les « processus d’identification primaire ». Selon le père de la psychanalyse, sans cette première identification presque toujours faite en miroir des parents et des proches, l’appareil psychique infantile ne se forme pas pleinement, l’enfant ne devient pas un être raisonnable et construit : il tourne « fou » si vous voulez. Ces processus d’identification primaires sont primordiaux pour qu’un enfant se socialise, acquière un surmoi c’est-à-dire un sens moral – et toute cette base psychique qui se produit avant l’âge de cinq ans, s’enfouit dans l’inconscient. Ensuite, elle est acquise, l’adolescent ne s’en rend plus compte, mais elle le pilote dans la vie par rapport à ce que Freud appelle les « identifications secondaires ».

LE SURMOI CEDE AU PULSIONNEL

Quand l’enfant devient adolescent puis adulte, il s’identifie alors à des gens qui ne sont plus ses parents. C’est ainsi qu’on coupe le cordon, on s’identifie à une rock star, un joueur de foot, à Arthur Rimbaud ou Marylin, à je ne sais qui … On admire, on aime des personnages, des vies, des figures qui vont nous aider à constituer notre personnalité. C’est ce que Freud appelle la segmentation du Moi, une structure en couches constituée par la succession des modèles auxquels nous nous sommes identifiés. Bien sûr, au cours de cette constitution, on est confronté régulièrement à des contradictions internes. Par exemple, adolescent, on va s’identifier difficilement à quelqu’un qui contredit nos principes religieux, ou certaines traditions familiales, ou à certaines règles apprises à l’école, si on en a. C’est dans ces moments, explique Freud, que les processus d’identification primaire nous servent d’arbitre dans nos conflits entre nos identifications secondaires. On comprend bien que si avant cinq ans, la télévision remplace la famille, si elle contribue largement à la mise en place des identifications primaires – à des personnages publicitaires, des slogans, à une imagerie, des valeurs de consommation, une simplicité de comportement, etc -, ses programmes et son marketing vont jouer un rôle primordial dans la formation de la personnalité.

C’est là qu’interviennent les actuelles chaînes de télévision pour enfants de moins de trois ans, lancées depuis quelques années dans le monde entier. La télé devient Papa-Maman J’ai été à l’origine, avec un groupe de pédopsychiatres, du mouvement contre ces « télévisions pour les bébés ». Une étude de la CNAF en France (allocations familiales) a montré que les enfants exposés précocement aux écrans éprouvent des difficultés à faire des études supérieures. En développant ces télévisions, qui se présentent toutes comme « éducatives », le marketing des chaînes voudrait remplacer l’éducation parentale par celle de la télévision. Ainsi ils inventent des émissions, des jeux, des modes qui rivalisent avec les parents, les court-circuitent. Ces télévisions remplacent aussi la nounou, le grand parent, la sœur, la mère qui pourrait les garder. Elle supplante des personnes vivantes avec qui interagir, échanger, se former, développer une relation passionnelle riche. Il en résulte la destruction des relations intergénérationnelles et de l’activité psychique – sans l’autre, comment se développer ? Ce renversement des relations de décision diminue l’influence de la famille, des professeurs, tout le domaine de la vie adulte, des valeurs complexes et de l’autorité – ce que Freud appelle le « surmoi ». Or un enfant sans surmoi, sans référence, obéit à ses pulsions. Il devient un consommateur pulsionnel, un spectateur traversé d’images. C’est le but recherché. Former des individus infantilisés, gaves d’images et pulsionnels.

BAS LES VIEUX, VIVE LE COOL

Pensez que les chaînes de télévisions pour bébé proposent des émissions pour endormir les petits, conseillant même de mettre devant ceux qui font des mauvais rêves. Quand un enfant fait un cauchemar, il est important de le faire parler, l’écouter. Le mettre devant une télévision pour apaiser ses peurs, c’est le rendre muet. Il va enfouir le cauchemar. C’est ainsi que se fabrique les psychotiques. Les psychiatres disent qu’ils traitent désormais de nombreux enfants psychotiques, plus que des névrosés. La névrose est un problème de surmoi. Une chercheuse américaine de Los Angeles, Katherine Hayles, a mis en place des procédures d’analyses des capacités intellectuelles de ses étudiants, dans une très bonne université. Elle a constaté qu’ils n’étaient plus capables de se concentrer sur un texte pendant plus d’une demi-heure. Elle est arrivée à considérer que leurs cerveaux n’étaient plus habitués à fournir un effort prolongé de concentration, à force de faire des jeux vidéos, suivre plusieurs médias en même temps, le Net, la radio, la télé, parfois sur un seul écran d’ordinateur. L’étude révèle que les étudiants échouaient à soutenir le type d’attention propre à l’adulte de la génération précédente, c’est-à-dire l’attention profonde, la capacité à se concentrer sur un travail, à écouter quelqu’un parler longtemps, à prendre le temps de réfléchir – et donc de devenir quelqu’un de sensé, de responsable : un être majeur. Les enfants prescripteurs des parents En captant l’attention des enfants dès le plus jeune âge, les experts du marketing comptent sur leur pouvoir prescripteur auprès des parents. Le meilleur moyen de faire acheter un parent hésitant, c’est de convaincre ses enfants en jouant sur le conflit des générations.

Voyez toutes ces publicités qui exaltent les valeurs jeunes, fraîches, pulsionnelles, contre celle des vieux – qui ne sont pas « cool », ne comprennent rien, n’ont plus d’enthousiasme, etc. C’est là toute la politique des marques, des marchands de jouets qui inondent les chaînes pour enfants et ados. Ils jouent sur le conflit générationnel, mais surtout, ils anéantissent la différence intergénérationnelle. Une étude de marketing se félicitait récemment que 61% des actes d’achat des adultes étaient prescrits par les enfants. Vous comprendrez alors pourquoi les enfants sont des cibles fondamentales. On dévalorise les parents, on ridiculise leurs problèmes et leurs ennuis d’adulte, on se moque de leur autorité et de la nécessité qu’ils ont de dire “non” à tous les désirs des enfants – entre autres, ses désirs de consommation. Quand un parent ne sait plus dire « non » à ses enfants, ou encore quand il copie ses valeurs pour faire jeune et demeurer en contact avec lui, il s’infantilise. D’ailleurs, les psychologues rappellent qu’il est bon que le père soit en conflit avec son fils, et que, dans une famille vivante, le grand-père soit là pour arbitrer le conflit. Le grand-père rappelle au père qu’il a été un fils, et montre au fils que son père a aussi été un adolescent en colère. Ainsi le conflit a des chances de se résoudre. À partir du moment où l’on détruit les différences intergénérationnelles, élimine les espaces de conflit, abolit les lieux de rencontre, remplace la vie de famille par le télévision, tout le monde y perd et s’infantilise. L’appareil psychique des enfants et des adolescents s’en trouve rétréci, comme celui des adultes.

PLUS DE MAJEURS, PLUS DE MINEURS: TOUS CONSOMMATEURS !

Prenez la récente campagne de publicité lancée par la chaîne Canal J. Des affiches représentaient de jeunes enfants, en fait des préadolescents. On voyait un grand-père qui faisait l’idiot, tentait les amuser, et les gamins faisaient des têtes consternées. La légende de l’affiche disait : « Nos enfants valent mieux que ça. Canal J ». Autrement dit, il fallait que le père et le grand-père débarrassent le plancher. Le seul apport ludique, le seul échange drôle et intéressant, le seul prescripteur symbolique valable pour les enfants devient alors Canal J. La télé – entendez une série de programmes qui les enferment dans leur univers « jeune ». Le risque, c’est d’escamoter le dialogue intergénérationnel, l’échange contradictoire, le frottement des esprits – cet espace conflictuel et communautaire où s’élabore ce que Emmanuel Kant appelle « la majorité ». Plus de mineur, plus de majeur. Plus d’adulte, tous des enfants Il existe une relation étroite entre ce marketing qui abolit le dialogue intergénérationnel, puérilise les enfants, infantilise les adultes, et le fait qu’aujourd’hui, un peu partout dans le monde, on supprime l’excuse de minorité pour les individus mineurs qui commettent des actes criminels. C’est une décision très grave. On veut faire passer des enfants en cours d’Assise, les mettre en prison dès 12 ans, comme en Angleterre. Mais si la loi stipule que les mineurs n’ont plus droit à l’excuse de minorité, le droit à être des enfants avant de devenir des adultes responsables, cela signifie qu’ils ne sont plus des mineurs, mais des majeurs.

Or si les mineurs ne sont plus considérés comme des mineurs, en conséquence les majeurs ne sont plus majeurs eux-mêmes – c’est à dire adultes. On est majeur du fait de n’être pas mineur. Si on dilue la minorité d’un point de vue juridique, on dilue aussitôt la majorité, c’est-à-dire qu’on prive les parents de leur responsabilité d’adulte. Tout le monde devient adulte, ou tout le monde devient enfant ? Un enfant n’aurait plus la possibilité de devenir un adulte, de changer, d’évoluer ? Un adulte devrait être traité comme un enfant ? Le fait de rendre indifférentes minorité et majorité implique sur un plan pénal qu’il n’existe plus de différence entre les parents et les enfants. Cependant la question pénale est fondamentale, elle constitue l’horizon symbolique par excellence. C’est le droit. Le Surmoi. À travers le marketing et la liquidation du droit des mineurs, notre société conduit à la liquidation des différences entre les générations. Du coup il n’est pas surprenant de voir combien l’âge de l’enfance se prolonge, les adolescents restent chez leurs parents jusqu’à 30 ans, les parents eux-mêmes se mettent à jouer aux mêmes jeux que leurs enfants, à voir les mêmes films, à s’habiller comme eux – tandis que nous assistons à la liquidation d’une véritable culture adulte, élaborée, complexe, problématique, riche. Privés de leur pouvoir d’exercer leur pouvoir de parents par une culture « djeune » qui les ridiculisent, les adultes deviennent à leur tour de grands enfants.

Nouvel Ordre Mondial: Les états policiers en marche… sous contrôle de l’armée du pays du goulag levant (ex-USA)

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Devant la négation toujours plus avant de nos droits les plus basiques, il n’y a qu’une seule solution efficace… Retirons notre consentement ! C’est parce que nous obtempérons aux injonctions des maîtres en place que nous nous enchaînons nous-mêmes. Il suffit de dire NON et avec ce non retentissant, de nous organiser, ensemble et solidairement afin de créer le contre-pouvoir permettant d’ignorer, en masse, les inepties d’uns système mortifère et agonisant.

Cette fenêtre d’opportunité se présente de plus en plus…

– Résistance 71 –

 

Un rapport de l’armée américaine pousse à la préparation des troupes en vue de l’occupation de grosses métropoles comme la ville de New York

“L’armée pourrait ntervenir dans une de ces villes des demain”

 

Paul Joseph Watson

 

8 Septembre 2014

 

url de l’article:

http://www.infowars.com/u-s-army-report-urges-preparations-for-troops-to-occupy-nyc-other-megacities/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un rapport de l’armée américaine avertit que les troupes américaines doivent se préparer à entrer dans la ville de New York et de toute autre mégapole mondiale afin d’empêcher des troubles de l’ordre public graves, des révoltes politiques et protéger l’infrastructure clé et les ressources naturelles, ce dans l’intérêt national.

Ce rapport intitulé Megacities and the United States Army (PDF), a été publié par l’état-major de l’armée, et son Groupe d’Études Stratégiques.

Mettant en garde du fait que le pouvoir des gouvernements nationaux à gérer les problèmes causés par une augmentation drastique de l’urbanisation et la croissance des mégapoles, diminue ; le rapport note qu’ “il est inévitable qu’à un moment donné, l’armée des Etats-Unis aura la tâche d’opérer dans de très grandes villes et en ce moment, l’armée n’est pas préparée à le faire.”

Devant les préoccupation montantes de loi martiale et de la militarisation forcenée des forces de police aux Etats-Unis (NdT: et ailleurs… Regardez nos flics de 2014 et comparez-les avec ceux d’il y a 10 ou 15 ans… Les auto-mitrailleuses aux coins de rues c’est pour bientôt…) beaucoup vont se préoccuper d’apprendre qu’une de ces “mégapoles” mondiales où les troupes US se déploieraient est la ville de New York.

De fait, le rapport note que “Il est très possible que l’armée soit appelée à agir dans un de ces endroits demain. Alors que la taille et l’importance de ces villes augmentent, cela devient probable.” NdT: Les villes citées dans le rapport (voir le .pdf plus haut) sont: New York, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Bangkok, Daka et Lagos.

Les raisons invoquées du pourquoi les troupes américaines pourraient-être déployées dans ces villes majeurs pour inter-agir avec la dislocation sociale, incluent “les émeutes”, “la disparité des revenus”, “désastres naturels” et des “réseaux illicites” qui défieraient le pouvoir des États. D’après le rapport, tous ces problèmes vont créer une “friction qui demandera une intervention militaire future”, interventions qui demanderont “des militaires sur place”.

Le document explique également comment beaucoup de ces mégapoles représentent “des conduits d’accès à des ressources naturelles critiques, comme le pétrole”, des tendances en ressource qui représentent “un terrain stratégique clé dans toute future crise qui demande une intervention militaire américaine”.

“De telles conditions demanderont sans aucun doute une intervention extérieure. Si le signal de requête ou la menace posent suffisamment de risques aux intérêts nationaux américains, alors une internvention militaire sera un scenario plus que possible”, dicte le rapport.

En gérant les troubles sociaux ou les soulèvements dans les mégapoles, le document note que contrôler les populations urbaines physiquement est virtuellement impossible et que “l’isolation virtuelle est même plus qu’improbable étant donné le niveau de saturation de la téléphonie mobile en environnements urbains dans le monde et la connectivité globale au travers de l’internet.”

Le rapport avertit que “l’armée n’est pas préparé pour de telles opérations dans ces envionnements uniques” concluant que “L’armée n’est couramment pas préparée à intervenir” et à répondre à des surprises stratégiques qui pourraient émerger suite à la croissance sur-rapide des mégapoles.

Le document fait une liste des préparations nécessaires afin que les troupes soient prêtes à intervenir dans les grandes villes autour du monde, une de ces préparations inclut le développement de “partenariats civil-militaires pour faciliter les phases d’entraînement, de tests et d’expérimentation dans des grandes villes américaines”.

Comme nous l’avions précédemment analysé, une partie de la préparation de l’armée américaine pour occuper les mégapoles, implique aussi la neutralisation de groupes “qui peuvent influencer les vies des populations tout en endommageant l’autorité de l’État”, ce qui représente une description d’un vague qui fait froid dans le dos, car ceci pourrait très bien être appliqué aux dissidents politiques (NdT: c’est de cela bien sûr qu’il s’agit…).

En considérant les derniers manuels d’entrainement militaires parus, qui détaillent les préparations pour combattre des “émeutes totales” au sein des Etats-Unis durant lesquelles les troupes seront obligées d’engager les émeutiers avec “une force létale”, le fait que les troupes américaines sont en train d’être préparées pour occuper de grandes villes dans un futur proche est très préoccupant.

A la lumière des avertissements que des terroristes de l’EIIL se préparent à traverser la frontière en provenance du Mexique et de perpétrer des attaques sur le territoire américain, beaucoup devraient se poser la question de savoir pourquoi l’armée se focalise t’elle sur l’occupation intra-muros de nos grandes villes alors que nos frontières poreuses du sud représentent, pour l’heure, une bien plus grande menace.

Soirée culturelle résistance amérindienne le 13 Septembre 2014…

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POW WOW ELECTRIK

 

13 Septembre 2014

 

A la Belle Rouge

18 Impasse du Placier

Joue Les Tours

 

Après-midi et soirée sur le thème de l’anarcho-indigénisme et les luttes des Amérindiens pour leurs survie et résurgence politico-culturelle indigène avec:

A 17 Heures, la diffusion de l’excellent documentaire sur le siège d’Oka en territoire Mohawk par la police et l’armée canadiennes en 1990: “Kanehsatake 270 de Résistance” de Alanis Obomsawin – 1993

Documentaire suivi d’un débat.

 

A partir de 21 heures: Musique et échanges culturels avec:

 

MEDICINE GROOVE TRIO

KOMMANDOH CHAMANIK

BLAK BLOK

 

Venez nombreux !

 

http://www.medicinegroovetrio.com/home

http://kommandohchamanik.wix.com/kommandohchamanik

http://kommandohchamanik.wix.com/kommandohchamanik#!informations/cbs

Réunion de L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord à Newport… Petit bilan utile…

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Excellente analyse de Thierry Meyssan sur cette peste noire qu’est l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, le bras armé de l’idéologie coloniale occidentale depuis la seconde moitié du XXème siècle.

A lire également: L’OTAN la peste noire du XXIème siècle et l’OTAN ou L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

– Résistance 71 –

 

L’OTAN entend interdire à la Russie et à la Chine de se développer

 

Thierry Meyssan

 

8 Septembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185209.html

 

Le fastueux sommet de l’Otan à Newport n’a pas accouché publiquement des grandes décisions annoncées, mais il est probable qu’elles ont été prises en secret. Pour empêcher la Russie et la Chine —mais aussi l’Inde— de poursuivre leur développement, l’Otan peut compter sur le terrorisme de l’Émirat islamique qu’il feint de condamner et de combattre.

Le sommet de Newport (Pays de Galles) est le plus important de l’Otan depuis celui de Prague en 2002. À l’époque, il s’agissait d’inclure de nouveaux États d’Europe centrale et orientale au sein de l’Alliance. Cette fois, il s’agit de planifier une stratégie à long terme pour contenir le développement de la Russie et de la Chine de sorte qu’ils ne puissent rivaliser avec les États-Unis [1].

Tout ce qui touche à l’Otan est sujet à polémique. En effet, elle n’a cessé, depuis sa création, en 1949, de manipuler les faits pour se présenter comme une alliance défensive face à l’expansionnisme soviétique, alors que c’est le Pacte de Varsovie, créé six ans plus tard, en 1955, qui visait à défendre les États socialistes face à l’impérialisme anglo-saxon (et non l’inverse).

En outre, contrairement à sa dénomination, l’Otan n’est pas une alliance entre égaux, mais la vassalisation des armées partenaires par les États-Unis et le Royaume-Uni. En effet, toutes les armées membres de cette prétendue « alliance » sont placées sous le commandement d’un unique officier états-unien —par ailleurs commandant des forces US en Europe—, tandis que le service secret de l’Otan, le « Gladio », sous l’autorité conjointe de Washington et de Londres, veille à ce que jamais des anti-impérialistes n’arrivent au pouvoir dans les autres États membres [2]. Pour ce faire, l’Otan n’a lésiné ni sur les assassinats politiques, ni même sur les coups d’État (en France [3], en Italie, en Grèce, à Chypre et en Turquie).

Cette vassalisation contrevient aux principes de la Charte des Nations unies, puisque les États membres perdent l’indépendance de leur politique étrangère et de Défense. Elle fut mise en cause par l’Union soviétique, puis par le président Charles De Gaulle qui, après avoir affronté une quarantaine de tentatives d’assassinat par l’OAS financée par l’Otan et s’être fait réélire, annonça le retrait immédiat de la France du commandement intégré et le renvoi des 64 000 soldats et employés administratifs de l’Otan hors du territoire français.

Cette page d’indépendance française cessa avec l’élection de Jacques Chirac qui, quelques mois après son arrivée à l’Élysée, réintégra la France au sein du Conseil des ministres et du Comité militaire de l’Alliance. Elle se termina définitivement avec le retour de l’armée française sous commandement états-unien, décidé par Nicolas Sarkozy, en 2009.

Enfin la vassalisation des États membres s’est poursuivie avec la création de nombreuses institutions civiles, dont la principale et la plus efficace est l’Union européenne. Contrairement à une idée répandue, l’Union actuelle n’a pas grand-chose à voir avec l’idéal d’unité européenne, mais a pour vocation de fixer les membres de l’Otan hors de l’influence soviétique, puis russe, conformément aux clauses secrètes du Plan Marshall. Il s’agit donc de diviser l’Europe en deux blocs. Ce n’est donc pas un hasard si les bureaux de l’Otan et ceux de l’Exécutif européen sont principalement situés à Bruxelles et secondairement au Luxembourg. Et c’est pour permettre le contrôle de l’Union par les Anglo-Saxons que celle-ci s’est dotée d’une étrange Commission dont la principale activité est de présenter des « propositions » économiques ou politiques, toutes prédéfinies par l’Otan. On ignore souvent que l’Alliance n’est pas simplement un pacte militaire, mais qu’elle intervient dans le domaine économique. D’abord l’Otan est le premier client de l’industrie de Défense en Europe, puis elle détermine des normes pour ses appels d’offre, c’est-à-dire pour tout ce qui concerne la vie quotidienne de ses soldats. Ce sont ces normes qui sont proposées par la Commission, puis adoptées par le Parlement européen.

Actuellement les trois quarts du budget de l’Otan sont assurés par les seuls États-Unis.

L’avenir du projet impérialiste anglo-saxon

Depuis le coup d’État de 2001 [4], les États-Unis envisagent une confrontation avec la Chine. Dans cette perspective, le président Barack Obama a annoncé le repositionnement de ses forces en Extrême-Orient. Cependant, cet agenda a été perturbé par le redressement économique, politique et militaire de la Russie, qui s’est montrée capable, en 2008, de défendre l’Ossétie du Sud attaquée par la Géorgie et, en 2014, la Crimée menacée par les putschistes de Kiev.

Par ailleurs, le projet du « bouclier anti-missiles » a été abandonné. Présenté comme un système de protection face à des missiles iraniens, ce « bouclier » était en réalité un système offensif déployé alentour de la Russie pour la paralyser. Un simple coup d’œil sur une mappemonde permet de constater que des missiles iraniens, s’ils devaient être tirés sur les États-Unis, ne passeraient pas au-dessus de l’Europe centrale, mais par le plus court chemin : le pôle nord. Après avoir miné durant une décennie les relations entre Washington et Moscou, le projet est abandonné car il s’avère techniquement impossible de détruire en vol des missiles russes intercontinentaux de dernière génération. Du coup, c’est le principe même de la « dissuasion nucléaire » qui est abandonné face à la Russie, même s’il reste pertinent pour d’autres États.

Tout en effectuant son « pivot vers l’Asie », Washington a exacerbé les tensions entre la Chine et ses voisins, particulièrement le Japon. L’Otan, qui historiquement vassalise l’Europe à l’Amérique du Nord, s’est donc ouverte à des partenaires asiatiques et océaniques, notamment l’Australie et le Japon, à travers des contrats d’association. En passant, elle a élargi son champ d’action à l’ensemble du globe [5].

En cette période de restrictions budgétaires, l’Alliance, qui ne connaît pas la crise, se fait construire un nouveau siège social, à Bruxelles, pour la somme faramineuse d’1 milliard d’euros. Il devrait être livré début 2017 [6].

La question de l’Émirat islamique

À la préoccupation d’empêcher la Chine et la Russie de contrôler assez de matières premières pour être en capacité de rivaliser avec les États-Unis, s’est ajoutée durant l’été la question de l’Émirat islamique.

Une intense campagne de presse a diabolisé cette organisation jihadiste, dont les crimes ne sont pas nouveaux, mais qui vient de s’en prendre à la population irakienne. Nous avons maintes fois expliqué que l’ÉI est une création occidentale et que, malgré les apparences, son action en Irak est parfaitement conforme au plan US de diviser ce pays en trois États distincts [7]. Pour réaliser un projet qui constitue un crime contre l’humanité parce qu’il suppose un nettoyage ethnique, Washington a eu recours à une armée privée qu’il se doit de condamner publiquement tandis qu’il la soutient en sous-main.

Les États-Unis auraient pris la mesure du danger islamiste après que l’ÉI eut égorgé deux de leurs ressortissants, les journalistes James Foley et Steven Sotloff. Cependant, un examen attentif des vidéos [8] laisse à penser qu’elles ne sont pas authentiques. Le problème s’était déjà posé avec l’ÉI lorsqu’il était sensé avoir égorgé, en 2004, Nick Berg [9].

Nous avons également souvent souligné que l’ÉI se distinguait des groupes jihadistes précédents à la fois par son service de communication et par ses administrateurs civils, capables de gérer les territoires conquis. Il s’agit donc d’un groupe appelé à durer. Ainsi que l’a montré Alfredo Jalife-Rahme, le Califat, même s’il agit actuellement principalement en Syrie et en Irak, a été conçu pour porter le fer à long terme contre la Russie, l’Inde et la Chine [10].

La question de l’Émirat islamique n’avait donc pas à être ajoutée à l’ordre du jour anti-Russes et anti-Chinois, elle en faisait partie. Au demeurant, ne souhaitant pas risquer de voir un État membre exprimer ses doutes sur cette mascarade, Washington a déplacé le débat en marge du sommet. Le président Obama a réunit 8 autres États, plus l’Australie (qui n’est pas membre de l’Otan, mais seulement associée) pour mettre au point son plan de guerre. Il a ultérieurement été décidé d’associer la Jordanie à ce dispositif.

Les conclusions du sommet

Le sommet a expédié en une brève matinée la question de sa longue présence en Afghanistan. Certes, l’Otan retirera comme prévu ses troupes combattantes en fin d’année, mais elle conservera le contrôle de l’armée afghane et de la sécurité du pays. Le sommet s’est même payé le luxe d’appeler les deux candidats à la présidentielle afghane à prendre l’engagement de signer sans plus tarder les exigences d’immunité pénale des États-Unis, alors que cette élection est organisée et dépouillée par les forces états-uniennes. Dès lors, le candidat qui ne répondrait pas à cet appel ne devrait pas s’étonner de ne pas être considéré comme élu.

Comme on brandit une cape rouge pour énerver un taureau, le sommet a décidé d’étendre le contrôle de l’Otan sur la partie orientale de l’Europe (dont l’Ukraine), question de voir ce que sera la réaction russe. Mais il n’a pas été plus loin. L’Acte fondateur Otan-Russie n’a pas été révoqué et l’Ukraine n’a pas été intégrée à l’Alliance. Chacun a préféré évoquer un possible cessez-le-feu entre Kiev et le Donbass.

En outre, le sommet a doté l’Alliance de deux nouveaux outils : un service de cyber-guerre pour contrer les hackers militaires chinois, et une Force d’intervention rapide de 4 000 hommes, issus de 7 pays et placés sous commandement britannique. Enfin, le sommet a ouvert la procédure d’adhésion du Monténégro et a, bien sûr, enjoint les États membres à développer leurs dépenses militaires.

Quelques remarques

Malgré les imputations du gouvernement ukrainien —selon qui la Russie aurait envahit son pays… mais avec seulement 1 000 hommes que personne n’a vus, ainsi que le note Giulietto Chiesa [11]—, le sommet n’a pas décidé d’entrer en guerre contre Moscou et s’est contenté d’une mesure symbolique. On ne comprend donc pas pourquoi tant de fastes ont été déployés à Newport.

À moins que les choses importantes aient été décidées à huis clos, lors de la réunion des chef d’État du vendredi 5 septembre, il ne semble pas que les guerres secrètes aient été évoquées lors du sommet, mais uniquement en marge du sommet avec certains alliés uniquement. Déjà, en 2011, l’Otan avait violé ses propres statuts en ne réunissant pas le Conseil atlantique avant de bombarder Tripoli. Il semblait en effet impossible que tous acceptent de se livrer à une telle boucherie. Les États-Unis et le Royaume-Uni réunirent donc en secret la France, l’Italie et la Turquie à Naples pour planifier une attaque qui fit au moins 40 000 morts civils en une semaine.

Le communiqué final est d’une rare hypocrisie [12] : la crise ukrainienne est traitée comme une agression russe, sans jamais faire mention du coup d’État de la place Maidan, ni de l’installation d’un gouvernement incluant des nazis. La crise syrienne est présentée comme un conflit entre « une opposition modérée qui protège les minorités » et, à la fois, la « tyrannie du régime de Bachar el-Assad » et « des groupes extrémistes », sans jamais faire mention de ce que le régime syrien est une République alors que l’opposition modérée est rémunérée par les dictatures du Golfe, ni que la crise a été ouverte par une guerre secrète franco-britannique conformément aux annexes du Traité de Lancaster House, ni que le président el-Assad vient d’être réélu par 63 % du corps électoral, et alors que la République arabe syrienne est la seule à avoir protégé non seulement les minorités, mais tous ses citoyens, incluant la majorité sunnite. Avec cynisme, le communiqué prétend que l’Alliance a protégé le peuple libyen, conformément aux résolutions 1970 et 1973, alors qu’il a utilisé ces résolutions pour changer le régime en tuant 160 000 Libyens et en plongeant le pays dans le chaos.

Cependant, en définitive, au cours des dernières années, l’Otan est parvenue à ses fins en Afghanistan, en Irak, en Libye et au Nord-Est de la Syrie, c’est-à-dire uniquement et exclusivement dans des pays ou des régions organisées en sociétés tribales. Elle ne semble donc pas apte à entrer en conflit direct avec la Russie et la Chine.

 

1] « Le sommet de l’Otan : guerre sur deux fronts », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 4 septembre 2014.

[2] Lire Les armées secrètes de l’Otan, par le professeur Daniele Ganser, disponible en épisode sur Réseau Voltaire.

[3] Sur les coups d’État de 1958 et de 1961, on se reportera à (1) « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir » et (2) « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août et 10 septembre 2001.

[4] Nous rappelons que le 11 Septembre 2001, pendant que le monde était hypnotisé par des attentats à New York et Washington, le président George W. Bush fut illégalement démis de ses fonctions en vertu du programme de « continuité du gouvernement ». Il ne les retrouva qu’en fin de journée, après que son pays ait profondément modifié sa politique étrangère et de Défense. Durant cette journée, tous les membres du Congrès et leurs équipes furent placés par l’autorité militaire en résidence surveillée au Greenbrier complex (Virginie occidentale) et à Mount Weather (Virginie).

[5] « Otan, offensive mondiale », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 29 juillet 2014.

[6] « 1 milliard d’euros pour le nouveau siège de l’Otan », Réseau Voltaire, 29 janvier 2014.

[7] Voir notamment (1) « Le "Kurdistan", version israélienne », ; (2) « John McCain, le chef d’orchestre du "printemps arabe", et le Calife » ; (3) « Le grand retournement saoudien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er juillet, 18 août et 1er septembre 2014,

[8] « Foley video with Briton was staged, experts say », Deborah Haynes, The Times, 24 août 2014 ; « Foley murder video ’may have been staged’ », Bill Gardner, The Daily Telegraph, 25 août 2014. Et sur l’identité de Sotloff, voir : « Le journaliste décapité était un Israélien formé dans une antenne du Mossad », par Hicham Hamza, Panamza, 3 septembre 2014.

[9] « L’affaire Nicholas Berg », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2004.

[10] « Un djihad mondial contre les BRICS ? », par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Arnaud Bréart, La Jornada (México), Réseau Voltaire, 18 juillet 2014.

[11] « En Ukraine, les menteurs paniquent », par Giulietto Chiesa, Megachip (Italie), Réseau Voltaire, 3 septembre 2014.

[12] « Déclaration finale du sommet de l’Otan », Réseau Voltaire, 5 septembre 2014.

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