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Résistance au colonialisme: L’empire est attaqué tout azimut… Un tribunal néo-zélandais déclare que les Maoris n’ont pas céder leur souveraineté en 1840… 2ème partie

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Lire la première partie de cette affaire…

 

L’histoire n’est pas toujours écrite par les vainqueurs

 

Morgan Godfery

 

20 novembre 2014

 

url de l’article:

http://e-tangata.co.nz/news/history-isn’t-always-written-by-the-winners

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Note: Emphase en caractères gras de notre chef.

 

Supposons que le traité de Waitangi se lise comme un budget. Nous énumérerions les débits cumulatifs, vols de terres codifiés, pauvreté forcée, rares opportunités et bien plus, tout en notant les crédits, quelques compensations, un peu moins de pauvreté, un peu plus d’opportunités et de la bonne volonté. Même le plus généreux des observateurs admettrait que le passif déséquilibre l’actif. Donc, s’il y a encore aucun doute, fixons tout cela avec le tribunal de Waitangi. report in Te Paparahi o Te Raki Inquiry.

Le tribunal, dans son rapport de vendredi, a confirmé que le rangatira (conseil maori des anciens) qui a signé le traité n’a pas abandonné leur souveraineté à la couronne. Ceci peut-être vu comme un peu direct, mais cela soulève toutes sortes de questions assez difficiles comme par exemple: Comment la couronne a t’elle donc obtenue la souveraineté ? Et si le rangatira, représentant leur peuple, n’a pas cédé la souveraineté, alors où est-elle passée ? Existe t’elle toujours ou a t’elle été détruite ? Est-ce que tout cela a même une importance ?

Alors, bien sûr que cela a une importance. Le tribunal n’a peut-être fait que reformuler une vision qui est communément perçue, une qui est souvent rappelée avec l’amertume d’une grande dette, cela a de l’importance parce que le tribunal a l’autorité exclusive de déterminer la signifiation et l’effet du traité. Ainsi donc l’avis du tribunal a une grande importance à la fois dans les faits et légalement. C’est maintenant devenu un fait d’aussi loin que la loi soit concernée qu’”à aucun moment… rangatira qui a signé le te Tiriti en février 1840 n’a rendu l’autorité ultime aux Britanniques.”

Il semblerait que le tribunal ait réintroduit le débat sur la souveraineté, mais ce serait une grave erreur que de croire que ce débat avait totalement disparu. De manière compréhensible et peut-être malheureusement, le tribunal ne nous dit pas comme la couronne a acquis la souveraineté ou si hapü (NdT: le système de clans de la société traditionnelle maorie) et iwi (NdT: les tribus maories) l’ont toujours. Mais il n’avait pas à le faire. Cette seule confirmation que “rangatira n’a pas abandonné l’autorité ultime aux Britanniques”, est suffisante pour aider à niveler le terrain de jeu. La couronne est confiante dans le fait de son ipso facto souveraineté, mais elle va maintenant avoir le devoir de prouver sa souveraineté de jure, c’est à dire légalement.

Ceci est la force du traité: Une interprétation et une négociation constante. La couronne devrait, même si c’est par nécessité constitutionnelle, politique ou émotionnelle, prouver sa souveraineté de jure. Dans le même temps, hapü et iwi peuvent se mettre em branle pour une nouvelle relation de traité, une relation qui serait plus une relation de nation à nation (NdT: Ceci est la revendication des Amérindiens depuis le départ de la colonisation… Pas de domination mais une coopération de nation à nation) qu’une relation de citoyens à un État. La couronne a une sévère dette, elle a assumé la souveraineté alors même que les souverains originaux de la terre ne l’ont jamais abandonné, renégocier la nature de la relation du traité est la moindre des choses qui pourait être faite afin de créer un véritable crédit.

Entrevoir la solution politico-sociale pour nos sociétés…

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Le principe anarchiste

Pierre Kroptkine

“Les Temps Nouveaux”, 1913

 

À ses débuts, l’Anarchie se présenta comme une simple négation. Négation de l’État et de l’accumulation personnelle du Capital. Négation de toute espèce d’autorité. Négation encore des formes établies de la Société, basées sur l’injustice, l’égoïsme absurde et l’oppression, ainsi que de la morale courante, dérivée du Code romain, adopté et sanctifié par l’Église chrétienne. C’est sur cette lutte, engagée contre l’autorité, née au sein même de l’Internationale, que le parti anarchiste se constitua comme parti révolutionnaire distinct.

Il est évident que des esprits aussi profonds que Godwin, Proudhon et Bakounine, ne pouvaient se borner à une simple négation. L’affirmation — la conception d’une société libre, sans autorité, marchant à la conquête du bien-être matériel, intellectuel et moral — suivait de près la négation ; elle en faisait la contrepartie. Dans les écrits de Bakounine, aussi bien que dans ceux de Proudhon, et aussi de Stirner, on trouve des aperçus profonds sur les fondements historiques de l’idée anti-autoritaire, la part qu’elle a joué dans l’histoire, et celle qu’elle est appelée à jouer dans le développement futur de l’humanité.

« Point d’État », ou « point d’autorité », malgré sa forme négative, avait un sens profond affirmatif dans leurs bouches. C’était un principe philosophique et pratique en même temps, qui signifiait que tout l’ensemble de la vie des sociétés, tout, — depuis les rapports quotidiens entre individus jusqu’aux grands rapports des races par-dessus les Océans, — pouvait et devait être réformé, et serait nécessairement réformé, tôt ou tard, selon les principes de l’anarchie — la liberté pleine et entière de l’individu, les groupements naturels et temporaires, la solidarité, passée à l’état d’habitude sociale.

Voilà pourquoi l’idée anarchiste apparut du coup grande, rayonnante, capable d’entraîner et d’enflammer les meilleurs esprits de l’époque.

Disons le mot, elle était philosophique.

Aujourd’hui on rit de la philosophie. On n’en riait cependant pas du temps du Dictionnaire philosophique de Voltaire, qui, en mettant la philosophie à la portée de tout le monde et en invitant tout le monde à acquérir des notions générales de toutes choses, faisait une œuvre révolutionnaire, dont on retrouve les traces, et dans le soulèvement des campagnes, et dans les grandes villes de 1793, et dans l’entrain passionné des volontaires de la Révolution. À cette époque là, les affameurs redoutaient la philosophie.

Mais les curés et les gens d’affaires, aidés des philosophes universitaires allemands, au jargon incompréhensible, ont parfaitement réussi à rendre la philosophie inutile, sinon ridicule. Les curés et leurs adeptes ont tant dit que la philosophie c’est de la bêtise, que les athées ont fini par y croire. Et les affairistes bourgeois, — les opportunards blancs, bleus et rouges — ont tant ri du philosophe que les hommes sincères s’y sont laissé prendre. Quel tripoteur de la Bourse, quel Thiers, quel Napoléon, quel Gambetta ne l’ont-ils pas répété, pour mieux faire leurs affaires ! Aussi, la philosophie est passablement en mépris aujourd’hui.

Eh bien, quoi qu’en disent les curés, les gens d’affaires et ceux qui répètent ce qu’ils ont appris, l’Anarchie fut comprise par ses fondateurs comme une grande idée philosophique. Elle est, en effet, plus qu’un simple mobile de telle ou telle autre action. Elle est un grand principe philosophique. Elle est une vue d’ensemble qui résulte de la compréhension vraie des faits sociaux, du passé historique de l’humanité, des vraies causes du progrès ancien et moderne. Une conception que l’on ne peut accepter sans sentir se modifier toutes nos appréciations, grandes ou petites, des grands phénomènes sociaux, comme des petits rapports entre nous tous dans notre vie quotidienne.

Elle est un principe de lutte de tous les jours. Et si elle est un principe puissant dans cette lutte, c’est qu’elle résume les aspirations profondes des masses, un principe, faussé par la science étatiste et foulé aux pieds par les oppresseurs, mais toujours vivant et actif, toujours créant le progrès, malgré et contre tous les oppresseurs.

Elle exprime une idée qui, de tout temps, depuis qu’il y a des sociétés, a cherché à modifier les rapports mutuels, et un jour les transformera, depuis ceux qui s’établissent entre hommes renfermés dans la même habitation, jusqu’à ceux qui pensent s’établir en groupements internationaux.

Un principe, enfin, qui demande la reconstruction entière de toute la science, physique, naturelle et sociale.

Ce côté positif, reconstructeur de l’Anarchie n’a cessé de se développer. Et aujourd’hui, l’Anarchie a à porter sur ses épaules un fardeau autrement grand que celui qui se présentait à ses débuts.

Ce n’est plus une simple lutte contre des camarades d’atelier qui se sont arrogé une autorité quelconque dans un groupement ouvrier. Ce n’est plus une simple lutte contre des chefs que l’on s’était donné autrefois, ni même une simple lutte contre un patron, un juge ou un gendarme.

C’est tout cela, sans doute, car sans la lutte de tous les jours — à quoi bon s’appeler révolutionnaire ? L’idée et l’action sont inséparables, si l’idée a en prise sur l’individu ; et sans action, l’idée même s’étiole.

Mais c’est encore bien plus que cela. C’est la lutte entre deux grands principes qui, de tout temps, se sont trouvés aux prises dans la Société, le principe de liberté et celui de coercition : deux principes, qui en ce moment-même, vont de nouveau engager une lutte suprême, pour arriver nécessairement à un nouveau triomphe du principe libertaire.

Regardez autour de vous. Qu’en est-il resté de tous les partis qui se sont annoncés autrefois comme partis éminemment révolutionnaires ? — deux partis seulement sont seuls en présence : le parti de la coercition et le parti de la liberté ; Les Anarchistes, et, contre eux, — tous les autres partis, quelle qu’en soit l’étiquette.

C’est que contre tous ces partis, les anarchistes sont seuls à défendre en son entier le principe de la liberté. Tous les autres se targuent de rendre l’humanité heureuse en changeant, ou en adoucissant la forme du fouet. S’ils crient « à bas la corde de chanvre du gibet », c’est pour la remplacer par le cordon de soie, appliqué sur le dos. Sans fouet, sans coercition, d’une sorte ou d’une autre, — sans le fouet du salaire ou de la faim, sans celui du juge ou du gendarme, sans celui de la punition sous une forme ou sur une autre, — ils ne peuvent concevoir la société. Seuls, nous osons affirmer que punition, gendarme, juge, faim et salaire n’ont jamais été, et ne seront jamais un élément de progrès ; et que sous un régime qui reconnaît ces instruments de coercition, si progrès il y a, le progrès est acquis contre ces instruments, et non pas par eux.

Voilà la lutte que nous engageons. Et quel jeune cœur honnête ne battra-t-il pas à l’idée que lui aussi peut venir prendre part à cette lutte, et revendiquer contre toutes les minorités d’oppresseurs la plus belle part de l’homme, celle qui a fait tous les progrès qui nous entourent et qui, malgré dela, pour cela même fut toujours foulée aux pieds !

— Mais ce n’est pas tout.

Depuis que la division entre le parti de la liberté et le parti de la coercition devient de plus en plus prononcée, celui-ci se cramponne de plus en plus aux formes mourantes du passé.

Il sait qu’il a devant lui un principe puissant, capable de donner une force irrésistible à la révolution, si un jour il est bien compris par les masses. Et il travaille à s’emparer de chacun des courants qui forment ensemble le grand courant révolutionnaire. Il met la main sur la pensée communaliste qui s’annonce en France et en Angleterre. Il cherche à s’emparer de la révolte ouvrière contre le patronat qui se produit dans le monde entier.

Et, au lieu de trouver dans les socialistes moins avancés que nous des auxilliaires, nous trouvons en eux, dans ces deux directions, un adversaire adroit, s’appuyant sur toute la force des préjugés acquis, qui fait dévier le socialisme dans des voies de traverse et finira par effacer jusqu’au sens socialiste du mouvement ouvrier, si les travailleurs ne s’en aperçoivent à temps et n’abandonnent pas leurs chefs d’opinion actuels.

L’anarchiste se voit ainsi forcé de travailler sans relâche et sans perte de temps dans toutes ces directions.

Il doit faire ressortir la partie grande, philosophique du principe de l’Anarchie. Il doit l’appliquer à la science, car par cela, il aidera à remodeler les idées : il entamera les mensonges de l’histoire, de l’économie sociale, de la philosophie, et il aidera à ceux qui le font déjà, souvent inconsciemment, par amour de la vérité scientifique, à imposer le cachet anarchiste à la pensée du siècle.

Il a à soutenir la lutte et l’agitation de tous les jours contre oppresseurs et préjugés, à maintenir l’esprit de révolte partout où l’homme se sent opprimé et possède le courage de se révolter.

Il a à déjouer les savantes machinations de tous les partis, jadis alliés, mais aujourd’hui hostiles, qui travaillent à faire dévier dans des voies autoritaires, les mouvements nés comme révolte contre l’oppression du Capital et de l’État.

Et enfin, dans toutes ces directions il a à trouver, à deviner par la pratique même de la vie, les formes nouvelles que les groupements, soit de métier, soit territoriaux et locaux, pourront prendre dans une société libre, affranchie de l’autorité des gouvernements et des affameurs.

La grandeur de la tâche à accomplir n’est-elle pas la meilleure inspiration pour l’homme qui se sent la force de lutter ? N’est-elle pas aussi le meilleur moyen pour apprécier chaque fait séparé qui se produit dans le courant de la grande lutte que nous avons à soutenir ?

= = =

Source:

http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Principe_anarchiste

Résistance au colonialisme en Amérique du Nord: L’oléoduc Kinder Morgan bloqué en Colombie Britannique (Canada)…

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La résistance à la poussée colonialiste des nations premières au Canada et au pays du goulag levant se renforce. Ongeweonweh reçoit le soutien croissant de colons repentis. L’empire tremble sur ses bases criminelles… Nous devons faire en sorte que la pseudo-légalité de sa territorialité soit exposée, annihilée et nullifiée. Um empire sans territoire légitime s’effondre de facto.

– Résistance 71–

 

Les nouveaux Indiens

 

Mohawk Nation News

 

22 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/11/22/the-new-indians/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La loi anti-terrorisme du premier ministre Harper a créé les nouveaux Indiens, qui sont les Canadiens qui se tiennent aux côtés d’Ongweonweh (NdT: peuples des premières nations) et des lois de la création. La guerre a été déclarée pour désacraliser notre terre. Tout comme Ongweonweh, le peuple naturel d’Onowaregeh (Île de la Grande Tortue ~ Amérique du Nord), ils sont brutalement frappés et arrétés sous le couvert de pseudo-lois / règlementations entrepreneuriales par une police corporatrice, alors qu’ils manifestent contre l’oléoduc Kinder Morgan à Burnaby Mountain en Colombie Britannique (Canada occidental).

Ceux qui possèdent des cartes d’identité d’Indiens ont signé sans le savoir sous la contrainte, pour le programme de génocide corporatiste établi pour les Indiens en accord avec la loi de la Couronne/Amirauté. On nous a donné des numéros d’enrôlement corporatiste tribal et de bande. Le terme fictif “d’Indien” nous décrit au sein de leur structure entrepreneuriale afin de nous forcer dans leur structure légale de l’amirauté et de ses règlements. Les tribunaux de l’amirauté sont pour les banques et les entreprises (régies par les lois de la mer) et sont toujours au sujet de litiges et de punitions impliquant l’argent. Ils nous ont tous transformé en entreprise au travers de la délivrance du certificat de naissance où notre nom apparaît toujours en lettres capitales d’imprimerie, ce qui signifie le nom d’une entreprise.

Cette loi est appelée “Capitus Diminutio Maxima”. Si nous utilisons le nom artificiel dans leurs tribunaux, nous leur avons alors donné la jurisdiction sur nous en tant que personnes. Leurs ordres de comparution sont une invitation à nous rendre dans leur lieu d’affaires. C’est tout, rien d’autre ! Si vous vous y rendez, vous avez alors incorporé leur système. Nos alliés de Burnaby Mountain ne devraient faire aucune procédure dans un tribunal de l’amirauté, parce qu’ils suivent la loi de la terre sous sa protection.

Tous les noms anglais, français et espagnols utilisés pour nous décrire ne sont que pure ficition.Les conseillers de bande et de tribus indiens ne sont pas Ongweonweh. Ils ont volontairement rejoint la couronne pour asister au génocide de leur propre peuple. Sous la Grande Loi de la Paix, ce sont des traîtres. Il va à l’encontre de la loi de l’amirauté et de notre loi Ongweonweh d’avoir un pied dans le canoë natif et l’autre dans le bateau de l’envahisseur.

Les INDIENS représentent l’entité entrepreneuriale artificielle. Nous, Ongweonweh, ne sommes pas des INDIENS, ABORIGENES, INDIGENES, METIS, AUTOCHTONES, NATIFS, ou quelqu’autre nom non-Ongweonweh qu’ils ont inventé pour nous décrire.

Le conseil traditionnel des Lakota a récemment géré leur problème avec leurs INDIENS artificiels en les expulsant, eux et leurs cohortes de mercenaires gluants de l’entreprise de l’oléoduc TransCanada Pipeline. Regardez la vidéo ci-dessous qui les montre s’esquiver de la réunion Lakota. Les Lakota ont émis une déclaration de guerre contre le Canada et les Etats-Unis et leur projet d’oléoduc. Ils ont dit: “La prochaine guerre indienne commence maintenant !” Tout Ongweonweh et nos alliés qui sont illégalement appréhendés sont des prisonniers de guerre.

Les alliés qui soutiennent Ongweonweh à Burnaby Mountain en Colombie Britannique appliquent la loi de la terre. Ils n’agissent pas sous la juridiction de la couronne/Amirauté. Lorsqu’ils sont interpelés, mis en détention et comparaissent devant un tribunal, ils sont nos alliés et sont sous la protection de la Grande Loi de la Paix.

Sous la loi de la Grande Paix, ces personnes ont le devoir de défendre la terre-mère pour les générations futures. La gestapo de l’oléoduc reçoit ses ordres des banquiers pour attaquer les nouveaux INDIENS, les frapper fort, les traîner, les attacher comme des pantins, les intimider brutalement, les humilier publiquement, les jeter en prison, les menacer et les mettre derrière les barreaux le plus longtemps possible. Elle surveille et protège le travail des personnels sur chaque mètre de l’oléoduc, tout comme ce fut fait pour le chemin de fer trans-canada, terminé en 1867. La locomotive poussait un wagon-plateforme lourdement armé de mitrailleuses Gatling, de canons et de toute arme de guerre possible. Ce fut une opération militaire pour tuer les résistants ongweonweh qui sont eux, mandatés pour protéger la terre.

Comme se lamente l’immortel Johnny Cash: “Will they think I’m white, or Indian quarter blood, or just half-breed. Let me tell you, Mr. Teacher, when you say you’ll make me right, in 500 years of fighting, not one Indian turned white. And there are drums …” => “Penseront-ils que je suis blanc, ou quart de sang indien ou juste métis. Laissez-moi vous dire Mr le professeur, lorsque vous dites que vous allez me corriger, en 500 ans de combat, jamais un Indien n’est devenu blanc. Et il y a les tambours…”

= = =

Super vidéo de TransCanada se faisant virer des territoires Lakota. A noter que ce sont les femmes qui parlent !

Voilà comment il faut traiter les corporations dans les réunions… On ne négocie pas avec des assassins et des esclavagistes !

A voir et diffuser sans modération (activez le sous-titrage français…)

http://www.youtube.com/watch?v=nz6qkOphrI0

 

Colonialisme, Israël, médias et apartheid… Réflexions sur un super état voyou

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Excellente analyse de Daniel Vanhove à lire et diffuser sans modération…

– Résistance 71 –

 

L’info israélienne et ses relais ou… la nausée garantie

 

Daniel Vanhove

 

22 novembre 2014

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/linfo-israelienne-et-ses-relais-ou-la-nausee-garantie/5415503

 

Comme à chaque fois, il a fallu le meurtre de quelques juifs dans une synagogue de Jérusalem pour entendre les versions victimaires des représentants d’Israël accuser les Palestiniens de tous les maux et les tenir pour uniques responsables de l’état des choses dans le pays. Quand tout le monde sait que ceci n’est que la résultante d’une infâme occupation qui dure depuis plus de 65 ans…

Comme à chaque fois, il a fallu écouter nos journaleux faire semblant de s’interroger sur le pourquoi et le comment d’une telle tension dans la région, se demandant même – ô la perspicacité que voilà ! – si  l’on ne se trouvait pas à l’aube d’une 3è Intifada. Soulignant ainsi la morbidité de ces pervers à l’affût du moindre fait qui pourrait épicer leur bulletin d’informations insipides et faire grimper l’audimat…

Comme à chaque fois, il aura fallu suivre les habituels invités des grands médias venus relayer un méticuleux travestissement de l’information niant ce qui est l’évidence même, à savoir : les seuls réels obstacles à la paix dans la région sont les gouvernements successifs d’Israël et nos Etats complices qui les soutiennent…

Il n’y a là plus rien à démontrer. Tout a été dit. Tout a été écrit. Tout est vérifiable. Tout indique que le projet sioniste de cet Etat poursuit ouvertement une politique de colonisation effrénée, doublée d’un apartheid odieux, écrasant une population depuis des décennies dans la plus parfaite impunité. Et tout le monde sait – même ceux qui font semblant de l’oublier – que tous ces agissements sont en totale infraction avec le Droit international, et qu’aucun Etat ne pourrait faire le centième de ce qu’Israël s’autorise à l’encontre des Palestiniens sans que l’ensemble des pays se proclamant « démocratiques » ne lui tombent dessus à coups de sanctions drastiques et immédiates !

Seulement voilà… A force de n’avoir pas rappelé les limites à cet Etat voyou, personne n’ose aujourd’hui initier la chose, d’autant que les USA, autre Etat voyou s’il en est, le soutient de toutes parts malgré les gesticulations lamentables des différents secrétaires d’Etat valsant à tour de rôle dans cette tragi-comédie d’un soi-disant processus de paix inexistant, pour donner le change à la face du monde… avec pour résultat une colonisation qui n’a jamais été aussi rampante, invasive, envahissante et de plus en plus souvent meurtrière. De plus, il faudrait un courage qu’aucun responsable politique et médiatique n’a, préférant se concentrer, s’acharner sur le maillon faible du moment, à savoir, les pays arabo-musulmans dont les ressources pétrolières sont loin d’être étrangères à leur démantèlement programmé. Que pèse donc la vie d’un citoyen Arabe à côté d’un baril de pétrole !? Je vous laisse deviner…

Et maintenant que n’importe quel observateur un peu sérieux qui s’est rendu sur place suffisamment longtemps et a pu voir qu’aucun Etat palestinien n’est plus viable sur ce qu’il reste des bantoustans de Cisjordanie, le nouvel enjeu de ce plan sordide est désormais la ville de Jérusalem, proclamée « capitale éternelle et indivisible » par ces tarés de sionistes – aussi fous et dangereux que les djihadistes dont on nous rabâche les oreilles ces derniers mois – dont étrangement aucun média ne fait ses gros titres. L’on nous pointe chaque jour tel ou tel jeune européen reconnu sur des vidéos pour sa participation à des exactions sinistres perpétrées par « Daesh » mais on ne pipe mot sur ceux qui reviennent en toute tranquillité au pays après avoir servi dans l’armée israélienne et avoir participé aux massacres de la population de Gaza cet été. La question que les militants de la cause palestinienne doivent se poser d’urgence est de savoir comment contourner ces médias aliénés au grand capital, pour informer les citoyens de ce deux-poids deux-mesures intolérable dans le traitement de l’info. Je pense qu’il y a là un travail essentiel à fournir pour changer les choses.

Par ailleurs, depuis les crimes de guerre perpétrés contre la population exsangue du camp d’extermination de Gaza l’été passé, quelques pays de l’UE semblent soulever une paupière et avancent de manière toute symbolique leur reconnaissance d’un Etat palestinien. Faut-il s’en réjouir ? Sur la forme, ce sursaut tardif laisse songeur et l’on se dit « qu’il est bien tard »… Sur le fond, de quel Etat parle-t-on ? De cet archipel démantelé, à la dérive, avec Gaza comme camp d’extermination où sont parqués les plus déterminés ? Et une fois cette reconnaissance prononcée, que feront ces Etats européens qui auront ainsi rejoint les 135 pays qui l’ont reconnu depuis des décennies !? Ne cherchez pas : nos Etats européens ne feront rien ! Ils ne feront rien tant que les USA soutiendront Israël… Ils ne feront rien parce qu’ils en sont depuis toujours de zélés complices… Ils ne feront rien parce que les différents gouvernements israéliens ne sont absolument pas intéressés par une solution pacifique qui les contraindrait à des concessions… Ils ne feront rien parce que personne ne se mettra d’accord sur les frontières éventuelles de la Palestine sournoisement démantelée depuis 1948… Ils ne feront rien parce que dans le fond, tout le monde sait qu’un tel Etat moribond n’est pas viable tant qu’Israël a toute latitude pour intervenir comme bon lui semble sans que personne ne s’y oppose. Et de la sorte, tous nos Etats et leurs représentants signent par-là leur vile complicité avec Israël. Tous ceux-là sont donc de sinistres collabos ! Et un jour (peut-être ?) seront-ils traînés devant la Justice si tant est que cette dernière émerge des ténèbres, ce qui pour l’heure est loin d’être le cas…

Aujourd’hui, ceux-là préfèrent nous endormir avec leurs commémorations diverses à propos de la « graaande guerre » dont ils affirment l’indispensable devoir de mémoire pour ne pas oublier ni reproduire les mêmes erreurs… quand sous leurs yeux, ils laissent se perpétrer l’innommable ! Ces mêmes pédants cravatés qui prétendent donner des leçons de moralité et de civisme aux peuples dont ils ont la charge sont les premiers à ne tirer aucune leçon de l’Histoire. Suivis par une kyrielle de prétentieux se poussant sur les plateaux télé pour nous étaler leur petite érudition à propos de ce qu’ils auront ressassé sur fiches quelques jours auparavant mais n’ayant, eux non plus, pas le moindre regard sur l’inqualifiable qui se déroule sous leurs yeux. Ces mêmes arrogants toujours en retard d’une guerre, préférant celles du passé où ils ne risquent rien que celles du présent que par lâcheté ils ignorent… quand ils n’en falsifient pas les données ! A vomir, tous autant qu’ils sont…

Personnellement, je ne cède pas à ces visions travesties de la réalité. Et si je regrette profondément  certains actes désespérés de la résistance palestinienne qui sait fort bien qu’elle fait le sacrifice d’elle-même, je ne les condamne pas. Et me rappelle, sans faillir, qu’il y a bien un occupé et un occupant. Et je ne renverserai jamais les rôles. Quoi qu’il advienne.

Enfin, j’affirme qu’en l’état actuel des choses, il n’y aura jamais d’Etat palestinien digne de ce nom aux côtés d’un Etat israélien. Et tirant mes propres leçons de l’Histoire je pense que l’entêtement et l’aveuglement imbécile des représentants d’Israël les mène lentement à leur propre perte, tant l’Histoire nous indique justement qu’aucun Etat colonial moderne ne réussit dans son entreprise. Et que tous les empires d’un moment, pétris de leurs certitudes – Angleterre, France, Allemagne, URSS, et USA bientôt… – finissent tôt ou tard par s’effondrer et perdre leur hégémonie. Ce n’est qu’une question de temps. Et face à l’appendice israélien, les Palestiniens le savent fort bien. La différence entre ces derniers et les Israéliens est que, n’ayant plus rien à perdre, ils sont prêts à en payer le prix. Et cela, personne – ou bien peu – de ces irresponsables, ne semble en avoir pris conscience, ni dans quelle mesure…

Ingérence occidentale au Moyen-Orient: Les raisons de l’acharnement contre Al-Assad…

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L’intérêt du renversement d’Assad et l’élimination du Hezbollah

 

Al Manar

 

22 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=203949&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=291&s1=1

 

Elliot Abrahms, un juif conservateur, ex-consultant des présidents US Ronald Reagan  puis de Georges Bush junior, a lancé une bombe devant la commission des relations étrangères de la Chambre des représentants, quand il  a témoigné à propos de la politique américaine en Syrie, a rapporté le quotidien libanais alakhbar.

Car si l’objet de l’audience portait le titre de «quelles sont les étapes de la politique étrangère américaine en Irak et en Syrie» Abrahms a surtout parlé du Hezbollah.

Dans la plupart de son discours sur la stratégie que Washington devrait adoptée en Syrie, Abrahms a souligné que « le Hezbollah était la cible qu’il faut absolument éliminer afin de pouvoir réaliser les intérêts américains et israéliens dans la région ».

Dans ce contexte,  Abrahms a divisé sa présentation autour de deux axes: «l’axe du Hezbollah, l’Iran, la Russie, qui soutient Assad, et l’axe des États-Unis, l’Europe et les pays du Golfe, qui veut son départ». 

Il a ensuite expliqué que « toute approbation de la part des États-Unis de permettre à Assad de faire partie du pouvoir durant la prochaine période sera considérée comme «une défaite pour Washington et une victoire pour Téhéran.»

Et la question de  « qui va gagner? » dans cette bataille au Moyen-Orient, est tellement importante, qu’il va de soi que les Etats-Unis doivent en sortirent victorieux. Comment? 

Abrahms affirme qu’il faut «remplacer le régime d’Assad par un régime sunnite qui évoluera en un Etat voisin sunnite », ce qui serait «une défaite pour la Russie, l’Iran et le Hezbollah.» 

Et d’ajouter : «Vaincre le régime syrien permettra de détruire le Hezbollah au Liban» soulignant que  «la puissance du parti a augmenté au Liban durant ces dix dernières décennies, mais la transformation qui se produit en Syrie peut être le début de son déclin. Cela serait en notre faveur certainement ».

Concernant les intérêts d’Israël, l’ex- responsable américain a déclaré que «la Syrie assure un pont entre l’Iran et le Hezbollah, autrement dit,  l’Iran est aux frontières avec Israël via le parti, ce qui pose un grave problème, et donc si Assad tombe.. Tout  va changer» .

Et Daech dans tout cela ?

Abrahms a fait remarquer que «pour vaincre Daech il faut changer l’équation en Syrie». Comment? «En plus de l’armement de l’opposition … il faut frapper les forces de l’air syriennes»,  justifiant que « Assad utilise cette force pour bombarder son peuple ».

Il est à noter que durant son audience,  Abrahms a déclaré qu’ ‘«une partie des Libanais était  mécontente de la participation du Hezbollah en Syrie, en particulier les chiites, lesquels se demandent pourquoi leurs fils meurent dans la défense de Bachar al-Assad?» selon ses allégations.


A noter aussi qu’Abrahms s’est intéressé au dossier libanais avant l’an 2000, via ses relations avec des hommes d’affaires libanais, et plus tard avec des politiciens du bloc du 14 Mars.

Sachant que le document qui stipule « la nécessité de mettre fin à l’occupation syrienne du Liban » (mai 2000) a vu le jour grâce à la participation de certains d’entre eux, sans compter un grand nombre de faucons néo-conservateurs. Parmi ces Libanais , figurent des noms comme Ziad Abdelnour, Daniel Nassif, Nabil al-Haj, Habib Malik, Samir Boustani, Charles Sahioun … Et parmi les faucons néo-conservateurs , figurent Richard Perle (chef du comité consultatif sur les affaires de défense sous le règne de George W. Bush), Daniel Pipes, Paula Dobriansky , Douglas Viet, Jeane Kurkpatrick …

Le document de 2000 a exigé « le retrait des forces militaires et de renseignement syriens du Liban , n’excluant pas une intervention militaire US rapide contre la Syrie afin de protéger les libertés du Liban et le pluralisme mais aussi défendre les valeurs des États-Unis et leurs intérêts ».

A cette époque, le Liban-Sud n’était pas encore libéré de l’occupation israélienne. Bachar al-Assad n’était pas au pouvoir. Les attentats du 11 septembre n’avaient pas eu lieu. Ni l’occupation de l’Afghanistan et ni celle de l’Irak. La 1559 n’existait pas non plus, ni la vague d’assassinats et d’attentats à la bombe qui avaient frappé le Liban …

Cependant, ce qui existait bel et bien était la planification pour la mise en œuvre, le moment propice, d’incidents dans le but de réaliser  ces objectifs…

Résistance au colonialisme: La confédération iroquoise va traîner l’entreprise de la « couronne » Canada devant le tribunal de La Hague pour génocide…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 22 novembre 2014 by Résistance 71

Ongwehonwe* contre le serpent

 

Mohawk Nation News

 

20 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/11/20/ongwehonwe-vs-the-serpent/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

* Ongwehonwe: Habitants originels de l’Île de la Grande Tortue (Onowakareh) ou population originelle de l’Amérique du Nord.

 

Dans une réunion récente les Rotinoshonni/Iroquois ont discuté de l’holocauste des pensionnats pour Indiens perpétré contre nous par la Couronne/Vatican. Les membres sont devenus un esprit (NdT: c’est à dire unanime, la seule façon de décider pour les Iroquois et le plus grand nombre de sociétés autochtones des Amériques…) pour dire que la Couronne/Vatican devrait être mise en accusation et forcée de répondre du crime de génocide devant la Cour Arbitrale Permanente de La Hague.

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) menée par le juge Murray Sinclair a déjà réuni bon nombre de preuves et a prouvé le crime de génocide. Il a annoncé que sa commission n’avait pas pour mandat de mettre la Couronne (NdT: qui a deux têtes: la figure royale, marionnette de la seconde tête: la City de Londres et la Banque d’Angleterre qui est la “couronne” et reconnue comme telle par la royauté elle-même…) en accusation, seulement de prouver ce qui s’est passé et de développer une stratégie de réconciliation. Comme il ne peut pas mettre la Couronne en accusation et la traîner en justice, toutes ses preuves au bénéfice des quelques 80 000 enfants Onkweonweh (autochtones) assassinés peuvent être utilisées pour amener l’affaire en justice.

La loi d’Ononwaregeh (l’Île de la Grande Tortue) est la Grande Paix ou Kaianerekowa. Aucun statut de l’amirauté ne peut avoir une quelconque jurisdiction sur nous et l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord). Seul Guswentah ou le Wampum Deux Rangées est la base de toute nos interactions. La seule base des corporations pour leur saisie de notre terre sont les doctrines de la découverte, Terra Nullius, etc… qui ne sont que de totales fictions légales. Ces doctrines ont été condamnées comme socialement (et politiquement) injustes, racistes et comme étant une violation des droits fondamentaux de l’Homme. Ces bulles papales ont été la base de l’assassinats de 150 millions d’Ongweonweh sur le continent des Amériques (NdT: Depuis 1492).

Comme chacun sait, tout ce qui est fondé sur un mensonge, est un mensonge. la loi de l’amirauté (la loi qu’applique la Couronne) est pour les banques et les entreprises commerciales. Nous les Rotinoshonni sommes les ongweonweh de la terre. Nous ne sommes ni une entreprise commerciale ni une banque. Il est illégal de faire commerce de notre terre pour de l’argent. Tous les statuts de la loi de l’amirauté sont fondés sur ce mensonge.

Le 25 Octobre 1924, les lois génocidaires sur les terres indiennes (Indian Lands Acts) nous ont été imposées par la colonie de la couronne appelée Canada. Elles ont été faites pour être liées aux provinces comme si elles étaient des législations. Elles ne sont que des régulations d’entreprises commerciales (Couronne/City de Londres). A ce moment, des “réserves” furent établies pour forcer les Indiens en captivité. Puis ils ont enlevé nos enfants et les ont inséré dans leurs pensionnats camps de la mort. Les Palestiniens peuvent s’attendre à ce qu’une version de ce type d’holocauste par pensionnats pour leurs enfants leur soit imposé. Nous allons empêcher que ceci ne se produise pour quiconque et à tout jamais.

Retour en arrière: En 324 Ap. J.C l’empereur romain Constantin érige le christianisme comme la religion officielle de l’empire. La capitale de l’empire était alors Constantinople (NdT: Aujourd’hui Istanboul) et la capitale de l’église était Kiev en Russie. En 910, 500 prêtres quittèrent l’église chrétienne et s’en allèrent établir leur syndicat à Rome dans ce qui deviendra le Vatican. Ils appelèrent leur nouvelle religion “l’église catholique apostolique et romaine”. Les monarques de l‘Europe de l’Ouest étaient en soutien de la création et des opérations quotidiennes de l’entité entrepreneuriale, la Couronne/Vatican. Chaque monarque eut droit à son tour pour placer quelqu’un comme pape au Vatican à vie. Le catholicisme romain est une entreprise commerciale, un “corporatisme”. Toutes les entreprises ont leur numéro ISO. Canada est ISO #1366-2:CA 1867 et USA est ISO #3166-2:US Feb. 21, 1871. La Couronne/Vatican est listée comme actionnaire majoritaire de ces deux entreprises.

Par la loi de l’amirauté tous les tribunaux sont aussi dépendants de l’amirauté et sont des entreprises propriétés de la Couronne. Tous les tribunaux américains, canadiens et britanniques sont des tribunaux de l’amirauté (NdT: c’est à dire régis par la loi de la mer codifiée par l’amirauté britannique). Il est impossible pour nous d’obtenir une action en justice juste dans un tribunal de l’amirauté parce que les propriétaires de ces tribunaux sont coupables du génocide dont nous les accusons (NdT: ils sont donc juges et parties).

Le Tribunal Arbitral Permanent de La Hague a été créé en 1899 par le tsar Nicolas II de Russie et est la première cour internationale pour la paix mondiale. Ce n’est pas un tribunal de l’amirauté. Il est fait pour des affaires comme la notre. Lui et les tsars précédents ont vu le génocide se déroulant sur le continent américain à cause des bulles papales (NdT: Romanus Pontifex 1455 et Inter Caetera 1493). La Russie n’a jamais pris part au génocide du continent américain. Dressons-nous comme une seule famille humaine terrestre, plantons un arbre de la paix dont les racines partiront dans toutes les directions et enterrons les armes de la guerre dessous.

Nous le faisons pour nos enfants et petits-enfants, comme le chante si bien Crosby, Stills, Nash & Young: “You, who are on the road, must have a code that you can live by. And so become yourself because the past is just a good-bye. Teach your children well, their father’s hell did slowly go by, and feed them on your dreams, the one they fix, the one you’ll know by. And don’t you ever ask them why. If they told you, you would cry. So just look at them and sigh, and know they love you”. Enseignez bien à vos enfants.

Truth and Reconciliation Commission of Canada,

1500-360 Main Street, Winnipeg, Manitoba R3C 3Z3, Toll Free: 1-888-872-5554 (1-888-TRC-5554) Telephone: (204) 984-5885 Fax: (204) 984-5915Email: info@trc.ca

Lisez: MNN “Fatally Flawed Decision”.

Permanent Court of Arbitration, Peace Palace, Carnegieplein 2, 2517 KJ The Hague, The Netherlands T:+31 70 302 4165, F:+31 70 302 4167 E:bureau@pca-cpa.org

Résistance au colonialisme: Thomas Sankara, un héros de l’Afrique…

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Vie et combats de Thomas Sankara

 

Saïd Bouamama

 

19 Novembre 2014

 

Url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/Vie-et-combats-de-Thomas-Sankara.html?lang=fr

 

« Notre révolution au Burkina Faso est ouverte aux malheurs de tous les peuples. Elle s’inspire aussi de toutes les expériences des hommes depuis le premier souffle de l’humanité. Nous voulons être les héritiers de toutes les révolutions du monde, de toutes les luttes de libération des peuples du tiers monde ». Thomas SANKARA, « La liberté se conquiert par la lutte », Discours à l’Assemblée générale des Nations unies, 1984. Investig’Action offre à ses lecteurs un extrait du livre Figures de la révolution africaine de Saïd Bouamama consacré à la figure révolutionnaire de Thomas Sankara.

Au sommet de l’OUA, en juillet 1987, le président du Faso lance devant ses homologues ébahis un mémorable discours qui restera dans l’histoire comme l’un des plus marquants manifestes contre les dettes injustes et illégitimes :

La dette s’analyse d’abord de par son origine. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui nous ont prêté de l’argent, ce sont eux qui nous ont colonisés. Ceux sont les mêmes qui géraient nos États et nos économies […].

La dette, c’est encore le néocolonialisme où les colonialistes se sont transformés en assistants techniques (en fait, nous devrions dire en « assassins techniques »). Et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement […]. On nous a présente des dossiers et des montages financiers alléchants. Nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans et même plus. C’est-à-dire que l’on nous a amenés à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus.

La dette sous sa forme actuelle est une reconquête savamment organisée de l’Afrique, pour que sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangers. Faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier, c’est-à-dire l’esclave tout court, de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer des fonds chez nous avec l’obligation de rembourser. […]

Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang […].

Quand nous disons que la dette ne saura être payée, ce n’est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole. [C’est parce que] nous estimons que nous n’avons pas la même morale que les autres. Entre le riche et le pauvre, il n’y a pas la même morale » .

Moins de trois mois après, Thomas Sankara est assassiné. Il avait prévu cette possibilité en soulignant à Addis-Abeba la nécessite d’un refus collectif du paiement de la dette « pour éviter que nous allions individuellement nous faire assassiner ».

Et de prophétiser : « Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas la à la prochaine conférence. »

« ON PEUT TUER UN HOMME MAIS PAS DES IDÉES »

Sankara sait de quoi il est question lorsqu’il parle de la dette. L’expérience révolutionnaire du Burkina est menacée par les remboursements de cette dette, dont le poids est devenu insupportable alors que dans le même temps l’aide internationale chute de 25 % et l’aide bilatérale française passe de 88 millions à 19 millions de dollars entre 1982 et 1985 .

Ce cadre de contrainte conduit, des 1983, à une rigueur implacable que Sankara s’applique d’abord à lui-même et à ses proches. Le président du Faso ne dispose que de deux outils pour améliorer les conditions matérielles d’existence des plus démunis et financer le développement autocentré. Le premier est la baisse des dépenses de fonctionnement des services publics. Le second est la mise à contribution des seuls contribuables qui ont un revenu stable, les salariés urbains et en particulier les fonctionnaires. La hausse des cotisations sociales et taxes diverses s’appliquant aux fonctionnaires est constante. Journaliste spécialiste du Burkina Faso, Pascal Labazée estime à 30 % la baisse du pouvoir d’achat des salaires urbains entre 1982 et 1987 .

Petit à petit, les contradictions s’exacerbent entre les fonctionnaires et le pouvoir. Elles sont en outre entretenues par l’opposition. Le Syndicat national des enseignants africains de Haute-Volta (SNEAHV), dont plusieurs dirigeants sont membres du Front patriotique voltaïque, une organisation s’opposant au CNR se fait le porte-parole du mécontentement.

L’arrestation, le 12 mars 1984, de quatre dirigeants de ce syndicat pour « complot contre la sûreté de l’État » entraîne un mot d’ordre de grève pour les 20 et 21 mars. Dès le lendemain, le ministre de la Défense annonce sur les ondes le licenciement des 1 380 enseignants grévistes. La Confédération syndicale burkinabé (CSB), proche du PAI, reste pour sa part plus longtemps fidèle au régime révolutionnaire. Mais, se montrant plus revendicative à partir de 1984, lorsque le PAI rompt avec le CNR, elle est à son tour confrontée à la répression. Son secrétaire général est arrêté, l’accusation d’« anarcho-syndicalisme » entre dans le discours officiel et le président du Faso perd ainsi un de ses alliés les plus anciens et les plus importants. Confronte à cette grave crise sociale, Sankara explique ainsi son dilemme :

« Il y a un choix à faire. Ou bien nous cherchons à contenter les fonctionnaires – ils sont à peu près 25 000, disons 0,3 % de la population –, ou bien nous cherchons à nous occuper de tous ces autres qui ne peuvent même pas avoir un comprimé de nivaquine ou d’aspirine et qui meurent simplement quand ils sont malades » .

Si l’on peut comprendre que la priorité de Sankara aille à la seconde catégorie, la question du rythme des changements est plus discutable. Pour évaluer ce rythme, il manque au président du Faso un outil de liaison politique permanent avec les différents secteurs sociaux des classes populaires. La division des organisations politiques de gauche les empêche de jouer cette fonction politique. Sankara ne ménage pas ses efforts pour les faire converger mais, comme il l’explique en 1984, il ne veut pas reproduire les erreurs d’autres expériences révolutionnaires africaines :

« Nous pourrions, bien sûr, créer un parti tout de suite […]. Mais nous ne tenons pas à calquer, à reproduire ici naïvement, et d’une manière plutôt burlesque, ce qui a pu se faire ailleurs. Ce que nous aimerions, c’est d’abord tirer profit des expériences des autres peuples. […] Nous ne voulons pas qu’elle [l’organisation] s’impose de manière dictatoriale ou bureaucratique, comme cela a pu se passer ailleurs… Il faut qu’elle soit […] l’émanation d’un désir populaire profond, d’un vœu réel, d’une exigence populaire » .

Les CDR de leur côté ne peuvent pas non plus assurer cette fonction politique. Ce sont les militaires qui héritent dès le début du secrétariat général des CDR. Le capitaine d’aviation Pierre Ouedraogo, « un des amis de Sankara issus du cercle politique de la première heure » ( ), est nommé secrétaire général national des CDR. Il impulse une logique du changement « par en haut » tendant ainsi à transformer ces structures censées être de « démocratie directe » en simple « courroie de transmission ». Plus grave, les CDR sont instrumentalisés au service de la lutte au sein du CNR.

« Ainsi, résume Bruno Jaffré, les CDR ont incontestablement joué un rôle répressif en procédant à des arrestations arbitraires souvent sur ordre du secrétariat général des CDR. Ils ont aussi participé aux différentes offensives qui ont eu lieu contre les syndicats et servi de masse de manœuvre dans la sourde bataille que se livraient les différentes factions politiques pour le contrôle du pouvoir note. »

Les interventions du président du Faso en avril 1986, lors de la première conférence nationale des CDR, soulignent son inquiétude sur les nombreuses dérives de ces organismes. Il y dénonce certains CDR qui « deviennent de véritables terreurs pour les directeurs », épingle ceux qui « arborent tout un arsenal d’armes » et utilisent la menace et condamne ceux qui « ont fait des choses exécrables » et qui « ont profité de la patrouille pour piller note ».

Dans de nombreux villages, les CDR ne jouent pas non plus le rôle prévu et leurs élus sont soit les notables traditionnels, soit des hommes à leur service. Analysant l’évolution du pouvoir local villageois dans l’Ouest burkinabé, le sociologue Alfred Schwartz conclut à la continuité réelle sous l’apparence du changement, c’est-à-dire « à une subordination de fait du pouvoir “révolutionnaire” au pouvoir coutumier note ».

L’ampleur des changements effectués, le rythme intensif avec lequel les réformes sont menées, l’importance des efforts demandes, les rancœurs que suscitent ces bouleversements et l’absence d’élections toujours inquiétante dans un pays qui se revendique du « peuple » tendent à se coaguler pour nourrir une opposition diffuse qui gagne en audience et à reléguer au second plan les améliorations pourtant palpables pour la grande majorité. Quelques mois avant son assassinat, Sankara semble pourtant avoir acquis une vision plus réaliste de la situation. Dans son discours célébrant le quatrième anniversaire de la révolution, le 4 août 1987, il appelle à une pause des reformes afin « de tirer les leçons et enseignements de notre action passée pour […] nous engager davantage dans la lutte de façon organisée, plus scientifique et plus résolue » .

Sankara semble lui-même quelque peu dépasse par les événements, comme il le reconnaît avec humilité dans une interview télévisée :

« Je me retrouve un peu comme un cycliste qui grimpe une pente raide et qui a, à gauche et à droite, deux précipices. […] Pour rester moi-même, pour me sentir moi-même, je suis obligé de continuer dans cette lancée … »

Ces contradictions internes sont attentivement scrutées par les multiples adversaires extérieurs du régime sankariste. Du pouvoir malien, secoue par des agitations lycéennes et étudiantes en décembre 1985 et qui déclenche une nouvelle guerre contre le Burkina dans cette période, à celui de la Côte-d’Ivoire qui accueille les opposants burkinabé, nombreux sont les dirigeants des pays limitrophes que gène le bouillant président du Faso. La France, ancienne puissance coloniale, craint pour sa part ce dirigeant qui condamne ouvertement le franc CFA comme « une arme de la domination française » et la Francophonie comme « une stratégie néocolonialiste » .

Et qui, en plus de boycotter le sommet franco-africain de Lomé (novembre 1986), n’hésite pas à critiquer publiquement François Mitterrand. C’est le cas notamment lors de la visite officielle de ce dernier au Burkina Faso, en novembre 1986, lorsque Sankara critique, dans un style offensif qui rappelle le « non » de Sékou Touré à de Gaulle en 1958, la récente visite du président sud-africain Pieter Botha en France :

Nous n’avons pas compris comment des bandits comme [le guérillero angolais] Jonas Savimbi [et] des tueurs comme [le président sud-africain] Pieter Botha ont eu le droit de parcourir la France si belle et si propre. Ils l’ont tachée de leurs mains et de leurs pieds couverts de sang. Et tous ceux qui leur ont permis de poser ces actes en porteront l’entière responsabilité ici et ailleurs, aujourd’hui et toujours.

Certes, personne ne peut encore dire de manière certaine qui sont les commanditaires de l’assassinat de Sankara, le 15 octobre 1987, lors du coup d’État qui permet à Blaise Compaoré de prendre le pouvoir. En revanche, la question que Sankara lui-même posait à propos de l’assassinat du président mozambicain Samora Machel, décédé en octobre 1986 dans un accident d’avion, est pertinente dans son propre cas :

« Pour savoir qui a tué Samora Machel, demandons-nous qui se réjouit et qui a intérêt à ce que Machel ait été tué. » ( ) On ne peut alors que constater que la mort de Sankara et la politique de « rectification » lancée par Compaoré ont permit au système « françafricain », qui n’a cessé de se reproduire depuis les indépendances de 1960 (voir chapitre 6), de reprendre la main sur un pays qui risquait, sous l’impulsion de son révolutionnaire chef d’État, d’emmener ses voisins sur les chemins de l’insoumission.

Les causes qui ont fait émerger la révolution sankariste, à savoir l’oppression, l’exploitation et l’injustice, n’ayant pas disparu, il est peu probable que les principes que Sankara a tenté de mettre en pratique se perdent dans l’oubli. « On peut tuer un homme mais pas des idées », aimait-il lui-même à répéter.

Extrait du livre « Figures de la libération africaine. De Kenyatta à Sankara », Saïd Bouamama, Paris Zones, 2014.

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