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Crise Ébola: Couverture d’AFRICOM pour plus d’implantation militaire en Afrique ?…

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Les Etats-Unis utilisent Ébola comme prétexte à augmenter leur intervention en Afrique

 

Press TV

 

28 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/10/28/383971/us-uses-ebola-guise-to-penetrate-africa/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis utilisent la contagion par le virus Ébola comme couverture de leur expansion interventionniste en Afrique, dit un journaliste activiste de Detroit.

Abayomi Azikiwe, éditeur du Pan-African News Wire a fait ces remarques dans une interview par téléphone avec la chaîne Press TV mardi en commentant sur la décision de Pentagone de mettre en isolation et en quarantaine les militaires américains revenant d’Afrique de l’Ouest.

Deux états, le New Jersey et New York, ont déjà ordonné une quaranaine obligatoire de 21 jours pour les personnels médicaux qui ont traité les patients atteints d’Ébola en Afrique de l’Ouest où l’épidémie a déjà fait près de 5000 morts (NdT: Dans 3 pays depuis 8 mois…).

“Je pense vraiment que les Etats-Unis devraient fournir plus d’assistance dans les trois pays qui ont été touchés par la contagion de ce virus ébola” a dit Azikiwe.

“Mais je pense qu’il y a eu une sur-réaction de la part des Etats-Unis, largement alimentée par des forces politiques de droite (extrême) pour ostraciser et mettre en quarantaine tous ceux qui ont assisté dans les mécanismes sanitaires de ceux qui ont été touchés par le virus ébola en Sierra Leone, en Guinée et au Libéria”, a t’il ajouté.

Azikiwe a déclaré que le commandement de l’armée américaine pour l’Afrique ou AFRICOM est “fait pour étendre l’intervention militaire américaine sur le continent africain.”

“Ils utilisent AFRICOM pour pénétrer plus avant en Afrique sous le couvert d’une réponse sanitaire à la crise du virus ébola”, a t’il insisté.

Le président Obama (NdT: ou “Obola” comme il est déjà nommé au pays du goulag levant…) a autorisé le Pentagone à déployer des troupes en Afrique de l’Ouest pour lutter contre la maladie mortelle. Aux ordres du président, quelques 3600 soldats pouraient être envoyés en Afrique de l’Ouest. Quelques centaines de militaires américians sont déjà sur place au Libéria.

Azikiwe a dit que “Il est très important que ces militaires déployés au Libéria soient bien protégés.”

“Le gouvernement des Etats-Unis n’a pas d’historique de protéger ses propres soldats. Nous savons qu’ils ont été amplement exposés à l’uranium appauvri en Irak, nous savons aussi que des armes chimiques américaines qui furent utilisées par le gouvernemnt irakien dans les années 1980 dans sa guerre contre l’Iran, étaient en Irak. Elles ont été découvertes et cette découverte d’armes chimiques américaines a été cachée au public par le gouvermement américain et ses médias complices,” a continué le journaliste expérimenté.

“Ainsi nous sommes préoccupés pour ceux qui se trouvent maintenant en Afrique de l’Ouest, en particulier au Libéria, qu’ils soient protégés et que leur santé et leur vie reçoivent une priorité maximum.” A t’il insisté.

Il n’y a pas de guérison connue pour ébola qui est une forme de fièvre hémorragique impliquant des diarrhées, des vomissements et d’abondants saignements comme symptomes.

Le virus se répand par contagion au travers d’un contact direct avec du sang, des excréments, de la sueur ou des vomissures contaminés. Il peut aussi se propager au travers de contacts sexuels ou la manipulation non-protégée des corps des victimes décédées.

Récemment, plus d’experts ont dit que le virus ébola est un organisme génétiquement modifié et qu’il a été développé dans des laboratoires de guerre biologique de l’armée américaine en Afrique de l’Ouest.

Dans un entretien récent, le Dr. Francis Boyle de l’université de l’Illinois a dit: “Mon avis est que l’origine de la pandémie actuelle du virus ébola provient de labos militaires spécialisés dans la guerre biologique, établis en Afrique de l’Ouest.

Il a ajouté que les Etats-Unis ont “utilisé l’Afrique de l’Ouest comme une station offshore pour contourner la Convention sur les Armes Biologiques et pouvoir effectuer un travail de guerre biologique.

 

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Nouvel Ordre Mondial et destruction des sociétés: 11,7 millions de pauvres en Espagne (1 Espagnol sur 4 vit dans la pauvreté)…

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L’époque est mûre camarades espagnols pour refaire 1936 et les communes libres anarchistes. Reprendre le modèle et corriger les erreurs faites alors, aujourd’hui plus de Franco pour faire le sale boulot de l’oligarchie… Bientôt le tour de la France avec le FMI et sa harpie de service qui pointent leur nez !

– Résistance 71 –

 

11,7 millions de personnes vivent dans la pauvreté en Espagne

 

Press TV

 

28 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/10/28/383970/1-in-4-spaniards-living-in-poverty/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une organisation caritative importante catholique a dit dans un rapport qu’un Espagnol sur quatre vit dans la pauvreté en Espagne.

D’après ce rapport par Caritas Mardi, le nombre d’Espagnols pauvres a augmenté de 4,4 millions depuis que le pays a été touché par la crise économique en 2008.

L’association rapporte plus avant que le nombre de personnes dans la pauvreté a maintenant atteint les 11,7 millions soit une personne sur 4 (25% de la population). De ce nombre 77% sont au chômage et 61% ont d’énormes difficultés pour avoir un endroit où vivre.

Le rapport note également que 25,1% des Espagnols vivaient en mode d’exclusion sociale depuis la mi-2013.

L’Espagne, population d’environ 46,5 millions d’habitants est touchée par un taux de chômage de 23,7%.

“Sans entrer dans le débat économique pour savoir si nous sommes dans une nouvelle période de croissnce ou non, nous devons noter qu’il n’y a aucun signe pour dire que la tendance vers une situation qui empire a stoppé”, a ajouté le rapport.

Depuis 6 ans au creux de la vague, l’Espagne cherche a diminuer son déficit à 5,5% de son PIB pour la fin de l’année. Le pays essaie aussi de réduire sa dette publique dans la limite fixée par l’UE de 3% du PIB pour 2016.

“La croissance économique par elle-même ne mène pas à l’égalité.” A dit le secrétaire général de l’association Caritas Sebastian Mora, ajoutant: “Ce qui est clair, c’est que pour combattre la pauvreté et l’exclusion sociale, vous devez doper la protection sociale. C’est vrai qu’il y a eu des programmes et des plans… mais ces efforts sont absolument insuffisants.”

Le rapport a ajouté qu’environ 500 000 familles en Espagne n’ont aucune source de revenus.

Caritas a aussi suggéré que la crise économique en Espagne a aussi affecté négativement les immigrants, spécialement ceux qui arrivent du dehors de l’UE.

Le gouvernement du premier ministre Mariano Rajoy a augmenté les impôts, gelé les salaires publics et limiter toutes les dépenses sur les services publics comme l’éducation, la sécurité sociale et l’assistance médicale.

Ingérence impérialiste et coloniale en Afrique: Boko Haram du Nigéria arme de déstabilisation occidentale…

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L’empire du goulag levant a des bases militaires et des troupes dans 13 pays africains d’Ouest en Est. Boko Haram est piloté par l’AFRICOM yankee et est l’arme de déstabilisation de la région du Golfe de Guinée pour contrôler les ressources naturelles du Nigéria et du Cameroun et virer la Chine… Nous adhérons à la conclusion de l’article.

– Résistance 71 –

 

Boko Haram le bras armé de l’occident pour détruire le Nigéria et chasser la Chine du Golfe de Guinée

 

Carlos Bake & Olivier A. Ndenkop

 

27 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/Boko-Haram-le-bras-arme-de-l.html?lang=fr

 

Les amis du Nigéria ne sont pas ceux qui, par une communication surfaite, proposent leur « aide » pour lutter contre la secte islamiste. Il s’agit plutôt d’embrasser l’ennemi nigérian pour mieux l’étouffer ! Premier pays producteur de pétrole en Afrique et sixième mondial avec 2,5 millions de barils par jour, le Nigéria a commis le « crime » de céder des puits de pétrole à la Chine. Une concurrence jugée insupportable pour les USA, la France et l’Angleterre qui pompent le pétrole nigérian sans inquiétudes depuis 50 ans. De leur côté, les pétromonarchies arabes s’inquiètent d’un Nigéria trop puissant qui pourra ne plus se soumettre au diktat de l’Arabie Saoudite et du Qatar sur le marché du pétrole et du gaz. A l’image de l’Iran (2ème) et du Venezuela (5ème producteur de pétrole mondial) qui gèrent leur pétrole en toute souveraineté. Boko Haram est le cheval de Troie qu’utilisent les puissances impérialistes pour contrer la Chine et détruire la première puissance économique africaine qu’est devenu le Nigéria en le divisant en deux états comme au Soudan.

Quelques questions pour briser le tabou

Première puissance économique africaine depuis le premier trimestre 2014, premier pays producteur de pétrole en Afrique, le Nigéria qui conserve par ailleurs sa confortable position de première puissance démographique (180 millions d’habitants) du continent retient de plus en plus l’attention des médias. Seulement, dans les chaînes de télévision ou les colonnes des journaux, cette triple puissance qu’est le Nigeria est désormais réduite à un nom devenu son synonyme : Boko Haram. Présenté par les« grands »medias « presstitués » comme un groupe de « fous de Dieu », Boko Haram n’aurait pas d’autres visées que de créer un Califat dans une partie du Nigéria, à défaut de soumettre tout le pays à la loi islamiste, la Charia. Aucun lien avec les puissances impérialo-capitalistes engagées dans une lutte à mort pour conserver l’hégémonie mondiale face à la Chine. Et grâce à la grande communication faite autour de l’ « enlèvement » le 14 avril 2014 de plus de 200 jeunes filles (le nombre varie en fonction des sources) dans la localité de Chibok, la secte islamiste a acquis une renommée planétaire. Ses actions sont relayées autant que celles des autorités nigérianes sont censurées. Comme pour prouver aux yeux du monde que le président nigérian, Jonathan Goodluck n’a paradoxalement aucune chance !

Mais est-ce une surprise si ces médias « oublient » systématiquement de vous dire à qui profitent en dernier ressort les crimes commis par la secte Boko Haram ? Pourquoi notre grande presse garde-t-elle un silence complice sur les origines des fonds et des armes lourdes qui permettent aux adeptes de Boko Haram de semer la mort au Nigeria, et bientôt au Cameroun ? Pourquoi les médias qui arrosent le monde ne diffusent-ils pas ce câble de Wikileaks qui citait nommément l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique à Abuja, Terence P. MacCulley comme le coordinateur des actions de déstabilisation du Nigéria ? Face à la redéfinition des équilibres géostratégiques imposée par la pénétration de la Chine en Afrique, Boko Haram comme la Séléka en République centrafricaine est devenue une arme redoutable pour préserver la mainmise des multinationales occidentales sur les matières premières et accélérer la mise en place d’Africom, le Commandement militaire US pour Afrique.

BokoHaram : à qui profitent les crimes de la secte islamiste ?

Pour envahir l’Irak et tuer son président au nom du pétrole, les Etats Unis d’Amérique de Georges Bush ont trompé la planète entière en affirmant que Saddam Hussein, devenu l’ennemi à abattre détenait des Armes de destruction massive. Colin Powell est allé plus loin en sortant des tubes à essai qu’il a présentés en mondovision comme les échantillons de ces armes à la disposition de Saddam Hussein. 10 ans après, tout le monde a constaté qu’il s’agissait d’un gros mensonge made in Washington.

En 2011, une vidéo sur le chef de guerre congolais Joseph Kony postée sur You Tube et largement commentée dans les médias a été regardée dit-on par plusieurs millions d’internautes. Stupéfaits par les crimes de Joseph Kony, les internautes du monde entier ont juré la perte de Kony. En retour, les USA ont proposé leur aide pour officiellement traquer les troupes de l’Armée de Résistance du Seigneur que commande l’ « invisible » Kony. Trois ans après, le résultat est le suivant : Joseph Kony est toujours en fuite. Mais au nom de sa traque, les USA ont installé des bases militaires en République démocratique du Congo, en Ouganda, en République centrafricaine, etc.

Autrement dit, à travers cette campagne, Washington a solidement installé les bases militaires dans cette partie de l’Afrique particulièrement riche en minerais précieux et très sollicités par la Chine qui en a grand besoin pour son industrialisation. (Voir carte ci-dessous)

Le Nigéria fait son entrée dans la gueule du loup

Membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) depuis 1971, le Nigeria garde le record de putschs en Afrique. Le pays a connu plusieurs groupes irrédentistes parmi lesquels le Mouvement pour la Survie du peuple Ogoni (Mosop) que dirigeait l’écrivain Ken Saro-Wiwa (pendu en 1995), le Mouvement pour l’Emancipation du Delta du Niger (Mend). Le Mosop et le Mend avaient des revendications clairement formulées : gestion inclusive des ressources pétrolières. Les membres des deux organisations faisaient recours aux moyens légaux descendant dans la rue pour manifester mais n’hésitaient pas à prendre les armes pour s’attaquer au pouvoir central ou aux compagnies pétrolières, sources de leurs malheurs.

BokoHaram : un fantôme à plusieurs facettes

Crée à Maiduguri par Mohamed Yusuf en 2002, au lendemain des attentats du 11 septembre, Boko Haram évolue au gré des événements politiques nigérians et des orientations géostratégiques dessinées par les grandes puissances occidentales.

De 2002 à 2006, la secte s’inscrit dans la logique de recrutement-endoctrinement. Néanmoins, elle effectue quelques actions de violence comme pour prouver sa capacité d’action et se faire connaître. De 2006 à 2009, au fur et à mesure que le sudiste Olusugun Obasanjo s’obstinait à modifier la constitution (2006) pour briguer un troisième mandant à la tête du Nigeria, Boko Haram franchit un pallier dans la violence.

Les Etats de Bauchi, Wudil, Potiskum ,Maiduguri, Borno, Yobe, Kano deviennent le théâtre des violences incessantes. Celles-ci ont fait des morts aussi bien dans les rangs des forces de sécurité que dans la population civile et les adeptes de la secte. Son fondateur a d’ailleurs été exécuté en juillet 2009. Mais, comme cette hydre mythologique dont une tête coupée en faisait renaître 1000, Mohamed Yusuf n’est pas mort avec Boko Haram.

Quand Boko Haram s’invite dans la lutte pour le pouvoir entre le Nord et le Sud

Il est un élément qui permet de comprendre le versant nigéro-nigérian du phénomène Boko Haram. Entre 2006 et 2007, le président nigérian d’alors, Olusegun Obasanjo use de tous les stratagèmes pour écarter le candidat favori du Nord à la présidentielle.

Atiku Aboubacar qui a pourtant été son vice-président de 1999 à 2007 est tantôt accusé de corruption, tantôt exclu du parti au pouvoir, le Parti Démocratique Populaire (PDP). Déçu, il quitte le PDP et se présente sans succès à l’élection présidentielle de 2007 sous la bannière du Parti populaire de Tout le Nigéria (ANPP).

Finalement, c’est le malade Umaru Yar’Adoua qui succède à Obassanjo. Yar’Adoua est certes du Nord, mais il n’a pas le poids politique, encore moins le soutien populaire dont jouit le richissime Atiku Aboubakar que l’entourage d’Obassanjo trouve trop proche de Washington. Ce qui est sûr c’est que depuis cette brouille de plus et peut être de trop entre le Nord et le Sud, Boko Haram est devenu plus violent que jamais. S’attaquant aux écoles, églises chrétiennes et autres lieux publics. Avec ce nouveau redéploiement, l’on constate que la secte devenue le cheval de Troie de l’élite du Nord Nigéria dispose désormais d’armes lourdes. Ses troupes aujourd’hui estimées à 30 000 hommes, sont plus disciplinées, semblent plus entraînées. Bref elles sont devenues plus « professionnelles » ! Ceci fait immédiatement penser au deash en Irak c’est-à-dire une arme de chantage manipulée par des intérêts occultes…

Finalement, le 5 mai 2010, à la mort du président nordiste OumarouYar’Adoua qui n’a pas fini son mandat, le pouvoir revient au Sud avec l’élection de Jonathan Goodluck, originaire de la région pétrolifère du Delta du Niger. Les musulmans du Nord se sentent une fois de plus floués. Ils estiment que la bande à Jonathan Goodluck et Obassanjo a violé l’accord tacite qui veut que non seulement le Nord et le Sud dirigent le pays à tour de rôle, mais aussi qu’il revient à chaque partie de choisir son candidat-président.

Une disposition que le parti au pouvoir aurait violé aussi bien en 2007 qu’en 2011. On comprend par là pourquoi à l’approche de l’élection présidentielle de 2015, Boko Haram multiplie les actes de terreur qui visent sur le plan interne à fragiliser le président sudiste Jonathan Goodluck.

Pour cette mission, les grands médias jouent un rôle déterminent. Ils font une communication sélective qui consiste à communiquer sur les actions de Boko Haram et à passer sous silence les actions des forces de sécurité nigérianes qui ont fait leurs preuves à plusieurs reprises. En 2009 par exemple, l’armée nationale a infligé une cinglante déculottée aux membres de la secte, tuant son fondateur Mohamed Yusuf et un millier de ses combattants. Dans une lettre datant du 9 août 2009, Sanni Umaru qui s’est présenté comme le successeur de Mohamed Yusuf a reconnu la perte de plus de 1 000 hommes par Boko Haram. Certes gangrené par la corruption, le gouvernement fédéral n’est pas (pour l’instant) l’éléphant mort que vous présente votre téléviseur !

Le Nigéria est confronté à la guerre de quatrième génération et dans celle-ci, la guerre de l’information est un pilier central. Les mediamensonges des journaux et télévisions « presstitués » deviennent des obus de mortier qu’on tire du matin au soir. Notre poste de télévision devient un fantassin de l’ennemi installé dans notre propre salon, tirant jour et nuit en direction de notre cerveau !

Avec les financements de l’élite du Nord et ceux des acteurs extérieurs, la secte islamiste s’est suréquipée et dispose désormais d’armes lourdes ainsi que des chars. Outre les soutiens financiers et logistiques, ces islamistes terroristes bénéficient d’importantes complicités dans l’administration et dans les forces de sécurité. Ce sans quoi il n’aurait jamais été possible d’enlever plus de 200 filles dans un établissement scolaire et disparaitre sans être appréhendé. Parmi les financiers de Boko Haram, le Qatar et l’Arabie saoudite sont en tête de peloton bien sûr pour le compte de l’empire certes mais avec l’avantage de déstabiliser un acteur majeur et futur rival sur le marché du pétrole et du gaz. En 2050, le Nigéria seule aura environ 400 millions d’habitants, soit la troisième puissance démographique du monde. Cela n’arrange pas les affaires de beaucoup de gens…

La dimension occidentalo-impérialiste : fragiliser le Nigeria et écarter la Chine

Les puissances sont jalouses de leur position et des privilèges y afférents. Elles s’emploient à freiner toute concurrence, aussi petite soit-elle. En tant que triple puissance (démographique, économique et pétrolière) africaine, le Nigéria s’est involontairement attiré des ennemis hors du continent. Pour ne pas arranger les choses, l’ancien président Olesugun Obasanjo a commis le « crime » de briser le monopole des entreprises occidentales dans l’exploitation des vastes gisements de pétrole du Nigéria en ouvrant les puits au Chinois.

En effet, pendant plus d’un demi-siècle les compagnies pétrolières françaises, anglaises et étasuniennes ont régné en maîtres imperturbables dans la production pétrolière au Nigéria. Et puis, coup de théâtre ! En avril 2006, le président Obasanjo qui n’a pas reçu l’appui des Occidentaux dans sa tentative de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir se fâche et se tourne vers la Chine. Au grand dam de Shell, Texaco, Chevron…, les autorités nigérianes annoncent en grandes pompes avoir signé un contrat d’exploitation avec la compagnie pétrolière China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) pour plus de deux milliards de dollars avec une prévision de production de 225 000 barils jour. Dans la même logique, le président Obasanjo a négocié un prêt d’un milliard de dollars auprès du gouvernement chinois afin de financer la réhabilitation des voies ferrées du Nigéria et acheter du matériel roulant. La partie chinoise se donne deux ans pour produire son premier baril de pétrole au pays de ken Sarowiwa et de Wole Soyinka.

Ce rapprochement Abuja-Pékin crée des insomnies dans les capitales occidentales. Perdre le contrôle du Nigéria qui produit 2,5 millions de barils par jour est un coup dur pour Paris, Londres et Washington. D’autant plus que le Nigéria et son voisin le Cameroun constituent une sorte de glacis stratégique incontournable pour le contrôle du Golfe de Guinée.

De leur côté, l’Arabie Saoudite et le Qatar s’inquiètent de voir le premier producteur africain de pétrole s’affranchir de leur tutelle. L’Iran, deuxième producteur de l’or noir au monde se moque des directives éditées par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Le Venezuela, cinquième producteur mondial de pétrole s’est affranchi des directives des monarchies arabes et de l’impérialisme occidental depuis plus d’une décennie. Il gère son pétrole en toute souveraineté. Or, Ad vitam Aeternam, ces pétromonarchies entendent être le centre de régulation du marché du pétrole mondial. Ce qui est le seul lot de consolation que leur laisse l’impérialisme occidental.

Face aux velléités souverainistes du Nigéria, les réactions ne se font pas attendre. Chez l’Oncle Sam, on le sait, la meilleure défense c’est l’attaque ! L’administration US lance précipitamment son Commandement militaire pour l’Afrique en 2008, année où la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) démarrait ses activités pétrolières dans le premier pays producteur de pétrole en Afrique. Dans la précipitation, les USA n’attendent pas l’obtention d’un accord de siège pour lancer l’Africom. Il faut faire quelque chose. Point besoin d’attendre qu’un pays africain accepte d’abriter Africom pour le lancer. Six ans après son lancement, ce Commandement militaire étasunien pour l’Afrique est toujours basé à… Stuttgart en Allemagne.

Certains peuvent toujours y voir une simple coïncidence. Mais, cela n’enlève rien sur le fait que le Commandement militaire étasunien pour l’Afrique ne vise pas à lutter contre le terrorisme comme l’indique le discours officiel. Africom est le bras militaire de la diplomatie US pour contrer l’émergence d’une puissance endogène et surtout écarter la Chine de Afrique. Pour éviter que l’Empire du milieu ne s’empare de leur place de première puissance économique mondiale, les USA, incapables de fermer les industries chinoises, empêchent que celles-ci puissent accéder aux matières premières qui leur sont indispensables.

La CIA à l’œuvre

S’appuyant sur les câbles de Wikileaks, l’organisation Greenwhite Coalition affirme que pendant plusieurs années, les USA ont déployé les gros moyens pour déstabiliser le géant d’Afrique. En fouillant dans sa mémoire, le pays de Georges Bush a constaté que les troupes de l’Ecomog (EconomicCommunity of West African States Monitoring Group), la force militaire de la CDEAO (Communauté de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest), majoritairement constituée de militaires nigérians avait joué un rôle important (institution de cessez-le-feu) dans les guerres civiles au Libéria et en Siéra-Léone dans les années passées.

Craignant que le Nigéria utilise l’Ecomog pour supplanter l’influence des grandes puissances dans la sous-région, le président Georges Bush, fonde l’Acri (Africa Crisis Response Initiative ) en 2004. Avec l’aide de la CIA, l’Acri recrute des jeunes islamistes qu’elle forme à la collecte du Renseignement, au maniement des armes, aux techniques de survie. Les jeunes formés sont mis à la disposition de la secte BokoHaram qui s’en sert pour semer la mort !

Greenwhite Coalition constate également que la CIA a installé les camps d’endoctrinement et de formation le long des frontières poreuses du Nigéria, du Cameroun, du Tchad et du Niger. Bien plus, un autre câble diplomatique US révèle que pour conduire la déstabilisation du Nigéria, l’ambassade US au Nigéria est devenue un véritable laboratoire. Pour mieux mener le sinistre projet, Washington n’a pas trouvé mieux que Terence P. MacCulley pour occuper le poste d’ambassadeur dans ce pays. Terence P. MacCulley n’est pas un diplomate comme les autres. En plus d’être le coordinateur de la politique étrangère d’Africom, il est l’un des architectes de l’Africa Crisis Response Initiative. Son expérience est mise à contribution pour fragiliser le pouvoir fédéral afin de justifier l’intervention des pays de l’OTAN.

Il n’aura échappé à personne que les attaques de la secte islamiste se font désormais avec une précision digne d’une armée professionnelle bien entrainée ! Elle dispose d’un effectif que la rançon issue du marchandage des otages ne peut payer. Car pour enrôler, nourrir, équiper et soigner des milliers de combattants comme c’est le cas de Boko Haram, il faut avoir des financements importants et réguliers. Or le business des otages n’obéit pas à cet impératif.

Quand Michelle Obama fait le marketing des drones US au Nigéria

Pour mieux comprendre l’implication des USA dans la déstabilisation du Nigéria, il faut revisiter les derniers évènements qui se rapportent à ce pays. Le dernier en date est incontestablement la campagne « Bring Back our girls », lancée personnellement par la première dame des Etats Unis d’Amérique. Restée en retrait pendant les six premières années de présidence de son mari, Michelle Obama s’est muée en mascotte du complexe militaro-industriel US. En lançant la campagne Bringbackourgirls sur facebook, elle a légitimement attiré l’attention du monde sur le sort des 200 filles enlevées par la secte islamiste.

Mais, ce qu’on ne dit pas c’est que Michelle Obama a trouvé un nouveau ciel pour les drones US et un nouveau terrain d’actions pour les Marines et autres forces spéciales étasuniennes. Au nom de la recherche des 200 lycéennes, le président étasunien a décidé l’envoi de 70 militaires au Tchad.

Obama en a profité pour renforcer les effectifs militaires US au Nigeria. Jusqu’en mai 2014, 50 soldats étasuniens étaient régulièrement affectés à l’ambassade des USA au Nigéria. 20 Marines y assuraient la formation des militaires locaux. La campagne lancée par Michelle Obama a permis d’accroitre ce nombre.

Rappelez-vous la campagne lancée pour nous avait-on dit, traquer Joseph Kony. Elle a permis aux USA de quadriller le Congo, l’Ouganda, la RCA… Brink back our girls permet de quadriller l’Afrique de l’Ouest. Etablissant l’axe Mogadiscio-Ouagadougou, avec 12 pays sous la botte de Washington. A ce jour, 29 pays africains ont accordé le droit aux USA d’utiliser leurs aéroports. Et n’oubliez jamais que les forces spéciales sont toujours précédées des hommes de Renseignements qui collectent certes des données utiles pour les militaires, mais font de l’espionnage économique et industriel au service de l’Empire. On voit à qui profite les crimes de Boko Haram en dernier ressort. La guerre c’est le plan !

Boko Haram : un poker menteur très rentable

En français, BokoHaram veut dire : « l’école interdite ». Boko renvoie au livre Book et Haram veut dire interdit. Son contraire est Halal. Plusieurs « spécialistes » et « experts » de Boko Haram préfèrent la traduction suivante : « L’éducation occidentale est un péché ».

Cependant, il est étonnant de constater que Boko Haram ne s’attaque pas aux intérêts des Occidentaux qui sont pourtant ses ennemis objectifs si l’on en croit la traduction des « experts ». Au Nigéria, les grandes marques occidentales ne manquent pourtant pas. Les plus visibles dictent la loi dans le pétrole qui est la principale source en devises du pays.

Au lieu de s’attaquer à elles pour confirmer le caractère Haram de l’Occident, la secte préfère s’en prendre aux Nigérian(e)s dont le crime inexpiable serait d’être chrétien(e)s ou de fréquenter une école laïque. Aboubakar Shekau n’a-t-il pas revendiqué l’enlèvement des 200 filles dans une vidéo ? Quelle incohérence ! Boko Haram est donc ce que son nom n’indique pas. Autrement dit Boko Haram n’est pas ce que vous en savez.

Contrairement à Boko Haram, le Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni et le Mouvement pour l’Emancipation du Delta du Niger s’opposaient ouvertement aux intérêts de l’Occident. Les deux organisations s’en prenaient directement aux multinationales pétrolières et à leurs relais nigérians. En 1992, trois ans avant sa pendaison à Port Harcourt le 10 novembre 1995 par le régime de Sani Abacha, l’écrivain Saro-Wiwa (assassiné avec 8 autres militants du Mosop) indexait les compagnies pétrolières en termes : « L’exploration pétrolière a transformé le pays ogoni en immense terrain vague. Les terres, les rivières et les ruisseaux sont en permanence entièrement pollués ; l’atmosphère est empoisonnée, chargée de vapeurs d’hydrocarbures, de méthane, d’oxydes de carbone et de suies rejetés par les torchères qui, depuis trente-trois ans, brûlent des gaz vingt-quatre heures sur vingt-quatre tout près des zones d’habitation. Le territoire ogoni a été dévasté par des pluies acides et des épanchements ou des jaillissements d’hydrocarbures. Le réseau d’oléoducs à haute pression qui quadrille les terres cultivées et les villages ogoni constitue une dangereuse menace ». Poursuivi par les familles des victimes pour complicité dans l’élimination de Saro-Wiwa et ses compagnons, le pétrolier Shell a accepté de payer 15,5 millions de dollars en juin 2009.

La rançon de la mauvaise gestion

Si BokoHaram recrute avec tant de facilité au Nigéria, c’est aussi parce que les dirigeants successifs de ce pays se sont illustrés par une redistribution inéquitable des ressources pétrolières. Exemple : l’écart entre le taux de scolarisation au Sud et au Nord du pays est abyssal. Pareil pour la couverture sanitaire. Tenez ! Sur 100 000 femmes qui enfantent au Nigéria, 1 800 meurent au Nord contre 80 dans le Sud du même pays. Face à cette misère entretenue par les hommes politiques généralement empêtrés dans les affaires de corruption et de détournement de deniers publics, les populations des zones lésées sont réceptives aux manipulations.

Pour attirer le maximum de personnes qu’il a finalement converties au djihad, Mohamed Yusuf, le fondateur de Boko Haram insistait dans ses prêches sur ces inégalités. Il pointait le pouvoir fédéral comme étant la cause du chômage des jeunes. Et ces derniers étaient nombreux qui attendaient leur premier emploi après plusieurs années d’études universitaires. En usant de tous les subterfuges pour écarter le nordistes, Atiku Aboubakar et placer le malade Omaru Yarad’oua, Olesugun Obasanjo à renforcé le clivage Nord-Sud et Boko Haram prospère au Nord parce qu’il a le soutien de l’élite nordiste. Les Nordistes sont prêts à tout pour qu’un sudiste ne remporte pas l’élection de 2015.

L’issue de cette consultation électorale déterminera probablement le cours de l’histoire du Nigéria. Si un ressortissant du Sud gagne, les actes terroristes de Boko Haram vont vraisemblablement se multiplier. Un rapport circonstancié du National Intelligence Council des USA évoque d’ailleurs une probable partition du Nigéria en 2015. Par contre si un nordiste l’emporte, les données pourront changer. Les musulmans verront l’arrivée d’un des leurs à la tête de l’Etat fédéral comme la correction d’une injustice. Comme un instrument au service de l’élite nordiste du Nigéria, BokoHaram aura atteint l’une de ses missions historiques. Mais, puisqu’elle est aussi et surtout au service des puissances étrangères, Boko Haram pourra migrer vers un autre pays exactement comme l’ont fait les djihadistes takfiri abandonnant la Lybie conquise pour la Syrie de Bachar Al-Assad. En clair, ses combattants pourront être envoyés sur un nouveau front pour une mission similaire : contrer la Chine et obtenir des contrats léonins pour les multinationales occidentales.

Après le Nigéria, le Cameroun ?

Le Cameroun est la cible idéale pour les puissances impérialistes occidentales. Pourquoi le Cameroun de Paul Biya ? Comme le président centrafricain François Bozizé renversé par une coalition rebelle en mars 2013, le malheur de Paul Biya c’est d’avoir décidé de diversifier les partenaires économiques du Cameroun. Ainsi, ce pays considéré depuis près d’un siècle comme bastion imprenable de la France a largement ouvert ses portes à la Chine. En 10 ans, l’Empire du milieu a supplanté la France dans l’économie camerounaise. Gagnant progressivement tous les grands marchés : construction des barrages de Mekin et M’mvelle, construction de l’autoroute Douala-Yaoundé, construction du Complexe industrialo-portuaire de Kribi, etc.

Le Cameroun c’est aussi le verrou du golfe de Guinée et la gâchette de toute l’Afrique. On l’appelle « l’Afrique en miniature ». Déstabiliser ce pays c’est la garantie de mettre le feu à tout le Golfe de Guinée. Déjà, depuis plus de deux ans, les incursions de la secte nigériane ont presque totalement détruit le commerce de bétail dans le nord du Cameroun alors que la misère sociale est justement la raison essentielle pour laquelle la secte recrute si facilement ses djihadistes. La stratégie du chaos est donc bien en marche. Jusqu’ici, les seuls otages occidentaux attribués ou revendiqués par la secte nigériane Boko Haram ont été enlevés au…Cameroun.

Le 19 février 2013, une famille française constituée de Tanguy Moulin-Fournier et son épouse, leurs quatre fils et Cyril le frère de Tanguy sont enlevés à l’extrême-Nord du Cameroun. En visite en Grèce, François Hollande réagira tout de suite en indiquant que cette famille est entre les mains de Boko Haram. Boko Haram n’avait encore fait aucune revendication de ce rapt. Il a fallu attendre le 21 pour qu’Aboubakar Shekau revendique l’enlèvement. En novembre de la même année 2013, un autre Français, Georges Vandenbeusch, 42 ans est enlevé à Nguetchewé, localité du Nord-Cameroun. Le Conseil épiscopal du Cameroun n’a signé aucun communiqué rendant public cet enlèvement. L’instance est restée tout aussi muette après la libération de Vandenbeush le 31 décembre. Ce qui est inhabituel. Lorsqu’un prêtre catholique est en difficulté, le Conseil épiscopal prend officiellement position en condamnant l’acte. Ce qui n’a jamais été le cas pour Georges Vandenbeusch qui était pourtant présenté comme prêtre catholique. Le 5 avril 2014, les prêtres italiens Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri, ainsi qu’une religieuse canadienne sont enlevés à Tchère, à environ 20 kilomètres de Maroua, capitale de la Région de l’Extrême-Nord Cameroun. L’enlèvement est attribué à la secte islamiste. On dirait que BokoHaram ne voit les Occidentaux qu’au Cameroun !

En fait, à travers ces enlèvements, la secte islamiste et ses financiers impérialistes veulent faire passer dans l’opinion internationale que le régime de Yaoundé est incapable d’assurer la sécurité de ses citoyens et des étrangers et ainsi préparer les esprits à une future occupation militaire du pays comme en Centrafrique.

Une nouvelle carte de l’Afrique se dessine. Les frontières issues de la colonisation n’arrangent plus ceux qui les ont tracées à l’époque. Des informations sérieuses parlent de la constitution d’un nouvel état regroupant le nord du Nigéria, du Cameroun, de la Centrafrique et le sud du Tchad et qui sera un émirat islamique comme celui qui se prépare en Irak.

Finalement, la guerre contre Mouammar Kadhafi en Libye n’est pas différente de celle qui a plongé le Mali dans le chaos. La différence entre le renversement de Laurent Gbagbo en Côte-D’ivoire et de celui de François Bozizé en Centrafrique c’est l’identité des présidents renversés. Au Nigéria, les actions de Boko Haram servent les mêmes intérêts que ceux de la Séléka en République Centrafrique. Par ces temps de faillite économique en occident, les pays de l’Otan, conduits par le nouveau couple anthropophage : USA-France veulent endiguer la pénétration chinoise et reprendre les énormes ressources naturelles disponibles dans cette partie du monde.

Il est également question de déstructurer le continent africain qui sera tout de même la première puissance démographique mondiale en 2050 avec deux milliards d’habitants. Dans cette troisième guerre mondiale qui est la lutte pour l’hégémonie planétaire, tout Etat souverain est un danger pour l’Occident et tout Etat très grand doit être divisé en entités plus facilement manipulables comme au Soudan, et comme prévu pour l’Irak.

La guerre risque d’être longue et large. La campagne d’occultation des vraies causes aussi. Et la grande force de l’impérialisme est de toujours faire porter la responsabilité de ses guerres par d’autres. Ce qui complique évidemment la compréhension des causes profondes et des objectifs finaux des conflits contemporains. Face à cela, le choix devient simple pour les africains : soit combattre pour leur libération définitive et travailler pour devenir la puissance émergente du 21ème siècle, ou alors accepter une recolonisation directe qui cette fois est bien partie pour durer 1000 ans !

Source : « Le Journal de l’Afrique n° 003″, 24 octobre 2014, Investig’Action

Ingérence impérialiste au Moyen-Orient: La France proche alliée de la Turquie est complice de ses crimes…

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Pour Ankara le massacre est-il une option politique ?

 

Thierry Meyssan

 

27 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185716.html

 

La nouvelle alliance entre la Turquie et la France porte-t-elle uniquement sur des questions économiques, voire sur l’entrée dans l’Union européenne, ou est-elle proprement politique ? Dans ce cas, Paris doit-il couvrir la politique d’Ankara quelle qu’elle soit ? Ce soutien va-t-il jusqu’à celui de génocides ?

Pour la seconde fois, l’administration Obama a mis en cause la Turquie pour son soutien à l’Émirat islamique (Daesh). D’abord, le 2 octobre, le vice-président des États-Unis, Joe Biden, dans une intervention à l’École Kennedy de Harvard [1]. Puis le 23 octobre, le sous-secrétaire au Trésor, David S. Cohen, devant la Fondation Carnegie [2]. Tous deux ont accusé Ankara de soutenir les jihadistes et d’écouler le pétrole qu’ils volent en Irak et en Syrie.

Devant les dénégations du président Recep Tayyip Erdoğan, Joe Biden avait présenté des excuses. Le gouvernement turc avait alors autorisé le PKK à venir au secours des Kurdes syriens de Kobané, assiégés par Daesh. Las ! le comportement d’Ankara n’a pas convaincu et Washington a renouvelé ses accusations.

La Turquie et la question des nettoyages ethniques

Je ne pense pas que ce qui soit en cause soit le soutien aux jihadistes. La Turquie n’agit à leur propos qu’en conformité avec le plan US, et, au moins jusqu’à la mi-octobre, Daesh reste contrôlé par la CIA. Mais Washington ne peut pas admettre qu’un membre de l’Otan soit visiblement impliqué dans le massacre qui menace les habitants de Kobané. La politique de l’administration Obama est simple : Daesh a été créé pour accomplir ce que l’Otan ne peut pas faire, le nettoyage ethnique, tandis que les membres de l’Alliance doivent prétendre n’y être pour rien. Le massacre des Kurdes syriens n’est pas nécessaire à la politique de Washington et l’implication de la Turquie constituerait un crime contre l’humanité.

L’attitude de la Turquie apparaît ici comme involontaire. Et c’est bien le problème. La Turquie est un État négationniste. Jamais il n’a admis le massacre qu’il a commis, de 1,4 million d’Arméniens, de 200 000 Assyriens et chrétiens de rite grec et de 50 000 Assyriens en Perse (1914-1918) et à nouveau de 800 000 Arméniens et Grecs (1919-25) [3]. Loin de clore ce chapitre douloureux de son histoire, le message de condoléances adressé par M. Erdoğan, le 23 avril dernier, a au contraire manifesté l’incapacité de la Turquie de reconnaître les crimes des Jeunes Turcs [4].

Ankara a tenté par le passé de liquider les Kurdes du PKK. Beaucoup ont fui vers la Syrie. Le président el-Assad leur a donné la nationalité syrienne, au début de la guerre, et les a armés afin qu’ils défendent le territoire national. Au contraire, pour Ankara, leur massacre serait une bonne nouvelle, et Daesh pourrait faire ce sale boulot..

L’implication turque dans des nettoyages ethniques récents

Durant la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-95), l’Armée turque soutint la « Légion arabe » d’Oussama Ben Laden qui nettoya ethniquement le pays en massacrant quantité de Serbes orthodoxes. Les jihadistes survivants de ces combats ont rejoint les groupes armés en Syrie, dont Daesh.

En 1998, l’Armée turque participa à la formation militaire de l’UÇK, dont les attentats furent réprimés par le gouvernement yougoslave, justifiant l’intervention de l’Otan. Durant la guerre qui suivit, Hakan Fidan (actuel chef des services secrets turcs, le MIT) était l’agent de liaison entre l’Otan et la Turquie. En définitive, l’UÇK chassa les Serbes orthodoxes et profana leurs lieux de culte. En 2011, Hakan Fidan envoya des jihadistes au Kosovo pour être formés au terrorisme par l’UÇK, puis attaquer la Syrie.

Durant l’occupation de l’Irak, les États-Unis s’appuyèrent officiellement sur la Turquie et l’Arabie saoudite pour reconstruire le pays. La politique qui fut alors conduite provoqua la guerre civile et des massacres systématiques, principalement de chiites et de chrétiens. Comme l’a expliqué l’ancien conseiller de la Maison-Blanche pour la Sécurité de la Patrie, Richard A. Falkenrath, cette politique était conçue pour enkyster le jihadisme, l’utiliser sur place et s’assurer qu’il ne vienne pas aux États-Unis [5].

En septembre 2013, des centaines de jihadistes de l’Armée syrienne libre (la milice soutenue par la France et qui arbore le drapeau de la colonisation française) soutenus par des éléments du Front al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda) sont arrivés de Turquie pour prendre le village de Maloula, violer ses femmes, tuer ses hommes et profaner ses églises. Maloula n’offre aucun intérêt stratégique militaire. Cette attaque était uniquement un moyen de persécuter visiblement les chrétiens dont Maloula est le symbole syrien depuis près de deux mille ans.

En mars 2014, des centaines de jihadistes du Front al-Nosra et de l’Armée de l’islam (pro-Saoudiens) sont arrivés de Turquie, encadrés par l’Armée turque, pour mettre à sac la ville de Kessab. La population réussit à fuir avant d’être massacrée. Lorsque l’Armée arabe syrienne vint à la rescousse, la Turquie la combattit et abattit un de ses avions. Kessab présente un intérêt stratégique pour l’Otan, en raison de la proximité d’une base de radars russes qui surveille la base turque de l’Alliance d’Incirlik. Les habitants de Kessab sont des Arméniens dont les familles ont fui les massacres perpétrés par les Jeunes Turcs.

La Turquie actuelle admet-elle les génocides ?

Force est donc de se poser la question : en niant que le massacre des Arméniens en général et de diverse minorités principalement chrétiennes, survenu de 1915 à 1925, a été organisé par le Comité Union et Progrès, la Turquie n’affirme-t-elle pas qu’un génocide n’est pas un crime, mais une politique comme une autre ?

La politique de l’actuel gouvernement turc se fonde sur la « doctrine Davutoğlu », du nom de l’actuel Premier ministre. Selon ce professeur de Sciences politiques, la Turquie doit rétablir son influence de l’ère ottomane et unifier le Proche-Orient sur la base de l’islam sunnite.

Dans un premier temps, l’administration Erdoğan a prôné la résolution des conflits laissés en suspens depuis la chute de l’Empire ottoman, qu’elle a qualifié de politique de « zéro problème » avec ses voisins. Saisissant la balle au bond, la Syrie et l’Iran négocièrent alors une zone de libre-échange qui provoqua un boom économique dans les trois pays. Mais en 2011, durant la guerre de l’Otan contre la Libye, la Turquie abandonna son attitude conciliatrice pour s’imposer comme puissance belligérante. Depuis lors, elle s’est à nouveau fâchée avec tous ses voisins, à l’exception de l’Azerbaïdjan.

Le soutien français à la Turquie

Durant les guerre contre la Libye et contre la Syrie, la Turquie et la France se sont rapprochées jusqu’à forger un véritable pacte, dans la lignée de l’alliance franco-ottomane voulue par François Ier et Soliman Le Magnifique ; une alliance qui dura deux siècles et demi et ne prit fin qu’avec Napoléon Bonaparte, puis ressurgit brièvement durant la guerre de Crimée.

La nouvelle alliance fut ratifiée par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui leva en février 2013 le veto français à l’adhésion de la Turquie à l’UE et s’engagea désormais à en favoriser l’entrée.

Sur ce, François Hollande et Laurent Fabius, Recep Tayyip Erdoğan et Ahmet Davutoğlu commanditèrent une opération conjointe pour faire assassiner le président Bachar el-Assad et son ministre des Affaires étrangères Walid el-Mouallem par du personnel de nettoyage du palais présidentiel, mais l’opération échoua.

À l’été 2013, la Turquie organisa le bombardement chimique de la ghoutta et en accusa la Syrie. Soutenue par la France, elle chercha à impliquer les États-Unis dans un bombardement de la capitale et un renversement de la République arabe syrienne. Les deux pays tentaient de ramener Washington à son projet initial de renversement de la République arabe syrienne.

Un document, remis au Conseil de sécurité des Nations unies, atteste qu’après le vote secret par le Congrès US, en janvier 2014, de l’armement et du financement de rebelles syriens pour nettoyer ethniquement la région, la France et la Turquie ont continué secrètement à armer ensemble le Front al-Nosra (c’est-à-dire Al-Qaïda) pour qu’il lutte contre Daesh. Il s’agissait toujours de ramener Washington à son projet initial.

On notera au passage, que ce n’est pas seulement la Turquie, mais aussi la France, qui ont armé les jihadistes ayant attaqué les villes chrétiennes de Maloula et de Kessab, violé leurs femmes, tués leurs hommes et profané leurs églises.

La corruption des dirigeants français par la Turquie

Alors que la presse évoque fréquemment la corruption de la classe dirigeante française par le Qatar, elle ne dit mot sur l’investissement colossal de la Turquie dans des politiciens français.

Le preuve de cette corruption : le silence des dirigeants français sur l’évolution intérieure de la Turquie (record du monde de l’emprisonnement de journalistes, d’avocats et d’officiers supérieurs), sur son soutien au terrorisme international (la Justice turque a établi qu’Erdoğan a rencontré 12 fois le banquier d’Al-Qaïda ; la Turquie abrite quatre camps d’Al-Qaïda et a organisé le transit de dizaines de milliers de jihadistes), sur le pillage de la Syrie (des milliers d’usines ont été démontées dans le district d’Alep et transférées en Turquie) et sur ses massacres (Maloula, Kessab, et bientôt peut-être Kobané).

Le patronat turc —fidèle allié d’Erdoğan —a créé, en 2009, l’Institut du Bosphore chargé de promouvoir les liens entre les deux pays [6]. Son comité scientifique, co-présidé par Anne Lauvergeon [7], comprend la crème des politiciens français de l’UMP (Jean-François Coppé [8] et Alain Juppé [9]), du Parti socialiste (Élisabeth Guigou [10] et Pierre Moscovici [11] ), beaucoup de très proches du président Hollande (Jean-Pierre Jouyet [12] et Henri de Castries [13]), et même d’anciens communistes, pour ne citer que quelques exemples.

Il n’est certainement pas dans l’esprit de ces personnalités, dont certaines sont honorables, d’approuver les massacres commis par Ankara. C’est pourtant ce qu’elles font.

En s’alliant à la Turquie, la France est devenue complice active de ses massacres.

[1] “Remarks by Joe Biden at the John F. Kennedy Forum”, by Joseph R. Biden Jr., Voltaire Network, 2 October 2014.

[2] “Remarks by U.S. Treasury Under Secretary David S. Cohen on Attacking ISIL’s Financial Foundation”, David S. Cohen, Carnegie Endowment for Internationale Peace, 23 octobre 2014.

[3] Statistics of Democide : Genocide and Mass Murder Since 1900, R.J. Rummel, Transaction, 1998, p. 223-235.

[4] Les Jeunes-Turcs étaient un parti politique nationaliste révolutionnaire et réformateur ottoman, officiellement connu sous le nom de Comité Union et Progrès (CUP). Il s’allia aux minorités et renversa le sultan Abdülhamid II. Arrivé au pouvoir, il mit en œuvre une politique de turquification qui le conduisit à planifier le génocide des minorités, principalement des Arméniens.

[5] Cité in « If Democracy Fails, Try Civil War », Al Kamen, The Washington Post, 25 septembre 2005.

[6] Voir le site internet de l’Institut du Bosphore.

[7] Ancienne collaboratrice de François Mitterrand, elle devint directrice d’Areva (2001-11). Elle est actuellement présidente de la Commission sur l’innovation.

[8] Député, ancien ministre et ancien président de l’UMP.

[9] Maire de Bordeaux, ancien Premier ministre et ancien président de l’UMP, il devint ministre des Affaires étrangères au début des guerres contre la Libye et la Syrie.

[10] Ancienne collaboratrice de François Mitterrand et ancienne ministre, actuelle présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

[11] Député et ancien ministre, il a été désigné pour devenir commissaire européen.

[12] Haut-fonctionnaire, ami de longue date de François Hollande, il est aujourd’hui secrétaire général de l’Élysée.

[13] Ami de longue date de François Hollande, il est aujourd’hui directeur général des assurances AXA.

Ingérence occidentale en « Syrak »: Kobané ou la guerre contre le Confédéralisme Démocratique kurde… (Pepe Escobar)

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“Le droit d’auto-détermination des peuples inclut le droit à un état pour eux-mêmes. Quoi qu’il en soit, la fondation d’un État n’augmente en rien la liberté du peuple. Le système des Nations-Unies qui est fondé sur celui des États-Nations est demeuré inefficace. Dans le même temps, les états-nations sont devenus de sérieux obstacles au développement social. Le Confédéralisme Démocratique est le paradigme politique constrastant des peuples opprimés. Le Confédéralisme Démocratique est un paradigme social non-étatique. Il n’est pas contrôlé par un état. Dans le même temps, le Confédéralisme Démocratique est le modèle culturo-organisationnel d’une nation démocratique. Le Confédéralisme Démocratique est fondé sur la participation de la base. Son processus de prise de décision repose sur les communautés. Les plus hauts niveaux ne servent que la coordination et la mise en place de la volonté des communautés qui envoient leurs délégués dans les assemblées générales. Pour un temps très limité dans un espace donné, ils sont à la fois des portes-paroles et une institution exécutive. Mais le pouvoir de décision ultime demeure avec les mouvements de la base des communautés.”

~ Abdulah Ocalan, leader du Parti Ouvrier Kurde, PKK: “Le Confédéralisme Démocratique”, 2011~

 

La démocratie directe, l’énigme de Kobané

 

Pepe Escobar

 

24 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://www.informationclearinghouse.info/article40053.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les femmes courageuses de Kobané, où les Kurdes syriens combattent désespérément l’EIIL/EI sont en train d’être trahies par la “communauté internationale”. Ces femmes guerrières se battent contre les sbires du calife Ibrahim, mais aussi contre les agendas traitres des Etats-Unis et de la Turquie et de l’administration irakienne du Kurdistan. Alors, que se passe t’il vraiment à Kobané ? Commençons d’abord par parler de Rojava. La véritable signification de Rojava, les trois provinces les plus kurdes du nord de la Syrie, est narrée dans cet éditorial en turc de l’activiste emprisonné Kenan Kirkaya. Il argumente que Rojava est la place d’un “modèle révolutionnaire” qui est ni plus ni moins qu’un défi à “l’hégémonie capitaliste et son système des états-nations” et cela au-delà de “sa signification régionale pour les Kurdes, les Syriens ou le Kurdistan”.

Kobané, région agricole, est à l’épicentre de cette expérience démocratique non-violente, rendue possible grâce à un arrangement pendant la tragédie syrienne entre Damas et Rojava (vous ne poussez pas pour un changement de régime contre nous et nous vous laissons tranquilles). Il est argumenté que “même si seulement un seul aspect du vrai socialisme était permis de survivre là-bas, des millions de personnes mécontentes seraient attirées par Kobani.

A Rojava, le processus de prise de décisions se fait au gré d’assemblées populaires qui sont multi-culturelles et multi-religieuses. Les trois personnes officiant dans chaque municipalité sont un Kurde, un Arabe et un Assyrien ou Assyrien chrétien et au moins l’un d’entr’eux doit être une femme. Les minorités non-kurdes ont leurs propres institutions et parlent leurs propres langues.

Parmi la myriades de conseils de femmes et de la jeunesse, il y a aussi une croissance de l’armée féministe devenue célèbre, La YJA milice de l’étoile (”Union des Femmes Libres” avec l’”étoile” symbolisant la déesse mésopotamienne Ishtar). Le symbolisme ne pouvait être plus graphique, pensez aux forces d’Ishtar (Mésopotamie) combattant les forces d’ISIS (NdT: le sigle anglophone de l’EIIL), à l’origine déesse égyptienne, maintenant mutées en un califat intolérant. Dans notre jeune XXIème siècle, ce sont les barricades des femmes de Kobani qui sont à l’avant-garde du combat contre le fascisme.

Inévitablement, il devait y avoir quelques intersections entre les Brigades Internationales combattant le fascisme en Espagne en 1936 et ce qu’il se passe à Rojava, comme l’a consaté un des trop rares articles à ce sujet dans la presse occidentale (David Graeber dans The Guardian: http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/oct/08/why-world-ignoring-revolutionary-kurds-syria-isis ). Si ces composants ne suffisaient pas pour rendre fous les profondément intolérants sbire Wahabbites et Takfiristes et leurs puissants soutiens des pays à pétrodollars du Golfe, il y a alors l’environnement politique lui-même.

Le combat à Rojava est essentiellement mené par le PYD, qui est la branche syrienne du PKK turc, le groupe de guerilla marxiste en guerre contre Ankara depuis les années 1970. Washington, L’UE et l’OTAN, sous la pression turque, ont toujours étiqueté le PKK comme “terroriste”. Un examen attentif du livre que tout le monde devrait lire, d’Abdullah Ocalan:: Democratic Confederalism (en français: http://www.freedom-for-ocalan.com/francais/Abdullah-Ocalan-Confederalisme-democratique.pdf) révèle au grand jour que cette équation PKK= staliniste = terroriste est totalement fausse (Ocalan est emprisonné depuis 1999 dans l’île prison d’Imrali). Le modèle politique du PKK et du PYD est le “municipalisme libertaire” (NdT: Inspiré des idées et de la pratique de Pierre Kropotkine et plus récemment de Murray Bookchin et de la pratique zapatiste de l’EZLN au Chiapas). En fait c’est exactement ce que Rojava a mis en place: des communautés auto-gérées mettant en application les principes de la démocratie directe en utilisant les piliers que sont les conseils populaires, assemblées populaires, coopératives entièrement gérées par les travailleurs et défendu par des milices populaires. Ainsi, cela positionne Rojava à l’avant-garde d’un mouvement mondial de démocratie et d’économie coopératif dont le but ultime serait de contourner le concept d’état-nation…

Non seulement cette expérience politique se déroule dans tout le nord de la Syrie, mais en terme militaire, c’est le PKK et le PYD qui parviennent a effectivement sauver ces dizaines de milliers de Yazidis assiégés par l’EIIL sur le Mont Sinjar et non pas les bombes américaines comme veulent le faire croire les pirouettes médiatiiques de l’occident. Maintenant, comme le détaille le co-président du PYD Asya Abdullah, ce qui serait utile est un couloir humanitaire pour briser l’encerclement de Kobané par les porte-flingues du calife Ibrahim. Le jeu de pouvoir du sultan Erdogan d’Ankara pendant ce temps, semble vouloir prolonger la politique du “beaucoup de problèmes avec nos voisins”.

Pour le ministre de la défense turc Ismet Yilmaz, “la cause principale de l’EIIL est le régime syrien” et le premier ministre Ahmet Davutoglu, qui a inventé le défunt “pas de problème avec nos voisins” a constamment insisté sur le fait qu’Ankara n’interviendrait pour sauver Kobané que si les Américains sortaient un plan politique de “l’après Assad”. Puis il y a le personnage haut en couleur d’Erdogan, alias sultan Erdogan. Les édits du sultan Erdogan sont bien connus: les Kurdes syriens devraient combattre contre Al-Assad sous le commandement de cette faction de pieds nickelés qu’est l’Armée Syrienne Libre, reconstituée et qui devra être entraînée en Arabie Saoudite, qu’ils doivent oublier toute forme d’autonomie, qu’ils devraient accepter la requête turque à Washington pour une zone d’exclusion aérienne au dessus de la Syrie et aussi une frontière “sécurisé” avec la Syrie. Pas étonnant qu’à la fois le PYD et Washington aient refusé ces demandes.

Le sultan Erdogan a ses yeux rivés sur le redémarage du processus de paix avec le PKK et il veut mener les débats en position de force. Jusqu’ici sa seule concession a été de permettre aux Kurdes irakiens Peshmergas d’entrer dans la Syrie du Nord pour contre-balancer les milices du PKK-PYD et ainsi empêcher le renforcement d’un axe anti-turc kurde. Dans le même temps, le sultan Erdogan sait que l’EIIL/EI a déjà recruté plus de 1000 citoyens turcs et plus à venir. Son cauchemar additionnel est que cette mixture toxique débordant en “Syrak” va tôt ou tard déborder aussi puissamment dans les frontières turques.

Attention aux ennemis à la porte

Les sbires du calife Ibrahim ont déjà télégraphié leur intention de massacrer ou de réduire en esclavage la population civile entière de Kobané. Et pourtant Kobané en tant que telle n’a aucune valeur stratégique pour l’EIIL/EI (c’est ce qu’a dit le ministre des affaires étrangères américain lui-même la semaine dernière, mais de manière prévisible, s’est rétracté…). Ce commandant très persuasif du PYD est parfaitement au courant de la menace représentée par l’EIIL/EI. Kobani n’est pas essentielle comparée à Deir Ez-Zor (qui a un aéroport alimentant l’armée arabe syrienne) ou Hasakah (qui a des puis de pétrole contrôlés par les Kurdes aidés par l’armée syrienne). Kobané n’a ni aéroport, ni champs pétroliers. D’un autre côté, la chute de Kobané générerait une forte publicité positive pour la déjà très bien promue entreprise du calife, augmentant la perception d’une armée gagnante surtout pour le moral des jeunes recrues actuelles et potentielles aux passeports européens, ainsi que d’établir une base solide tout près de la frontière turque.

Ce que fait essentiellemet le sultan Erdogan est de lutter à la fois contre Damas (sur le long terme) et les Kurdes (sur le moyen terme), tout en donnant un passage libre (de court terme) à l’EIIL/EI et pourtant à terme, le journaliste turc Fehim Tastekin a raison: entraîner des militants modérés inexistants dans cette si démocratique Arabie Saoudite ne mènera qu’à la “Pakistanisation” de la Turquie. Un remix de ce qui s’est passé dans les années 80 en Afghanistan et son djihad. Comme si cela n’était pas suffisamment trouble comme changement de jeu et renversant son dogme “terroriste”, Washington a maintenant façonné une entente cordiale (NdT: en français dans le texte original) avec le PYD. Cela donne un mal de tête supplémentaire au sultan Erdogan. Cet accord entre Washington et le PYD est toujours à prendre. Pourtant des faits de terrain disent la vérité, toujours plus de bombardements américains, toujours plus de parachutages (incluant de grosses “boulettes” dans les largages qui virent des armements et munitions fraîchement échoir aux portes-flingues du calife). Un élément clef ne devrait pas être occulté. Dès que le PYD a été plus ou moins “reconnu” par Washington, son chef Saleh Muslim s’en alla rencontrer le leader rusé du Kurdistan Regional Governement (KRG) Masoud Barzani. C’est alors que le PYD a promis un “partage du pouvoir” avec les Peshmergas de Barzani sur Rojava.

Les Kurdes syriens qui furent forcés d’abandonner Kobané et de s’exiler en Turquie et qui soutiennent le PYD, ne peuvent pas retourner en Syrie, mais les Kurdes irakiens peuvent aller et venir. Cet accord foireux est l’œuvre du chef du renseignement du KRG Lahur Talabani, Le KRG a de bonnes relations avec Ankara. Ceci met plus en lumière le jeu d’Erdogan. Il veut que les Peshmergas, qui sont de féroces opposants du PKK, deviennent l’avant-garde de la lutte contre l’EIIL/EI et ainsi minent l’alliance entre le PYD et le PKK. Une fois de plus la Turquie joue les Kurdes contre les Kurdes. Pour sa part, Washington manipule Kobani pour complètement légitimiser sa campagne anti-EIIL/EI dans la veine du “R2P humanitaire”. Il est toujours bon de rappeler que tout ceci a commencé avec un véritable barrage de mensonges et de pirouettes de Washington au sujet du groupe terroriste tout autant fantôme que bidon de Khorasan qui soi-disant préparait un nouveau 11 Septembre. Ce groupe a de manière prévisible, complètement disparu de la circualtion depuis. Sur le long terme, le jeu des Américains est une sérieuse menace pour l’expérience de démocratie directe entreprise à Rojava, que Washington ne peut qu’interprèter que comme, dieu nous protège ! Un retour au communisme !

Donc Kobané est donc devenu maintenant une pièce maîtresse dans un jeu sans merci manipulé par Washington, Ankara et Irbil. Aucun de ces acteurs ne veut la floraison et le succès d’une expérience de démocratie directe à Kobané et Rojava, que celle-ci fasse tâche d’huile et qu’elle commence à être remarquée dans le sud globalement. Les femmes de Kobané sont en danger mortel d’être si pas mises en esclavage du moins d’être amèrement trahies.

Cela devient même encore plus évident lorsque le jeu de l’EIIL/EI sur Kobané est vu pour ce qu’il est essentiellement: une tactique de diversion, un piège pour le gouvernement Obama. Ce que visent les sbires du calife est la province Anbar d’Irak, qu’ils contrôlent déjà largement ainsi que la ceinture si cruciale de Baghdad. Les barbares sont non seulement aux portes de Kobané mais aussi aux portes de Bahgdad.

Affaire d’Ottawa prétexte à toujours plus d’état policier… L’extension du pays du goulag levant au Canada, une vision Mohawk

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Nazi Canada

 

Mohawk Nation News

 

25 Octobre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/10/25/nazi-canada/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La fusillade fausse-bannière qui a eu lieu sur la colline du parlement à Ottawa a été l’incendie du Reichstag par Hitler en Février 1933. La nouvelle loi anti-terrorisme du Canada est le modèle pour la prise de pouvoir nazie du monde. En quelques jours, la démocratie (NdT: son illusion devrait-on dire…) a été verrouillée. Maintenant la loi martiale peut être déclarée, des soldats en armes envoyés dans les zones résidentielles, les stations de radio et de télévision libres ainsi que les ordinateurs personnels fermées ou confisqués, une mise en place de passes (ausweiss) restreignant les voyages et la circulation des personnes et des biens peut se faire, ce qui a été fait pour les indigènes et des “activistes” arrêtés et “disparus” pour leurs idées politiques. Des milliers de femmes indigènes ont déjà disparu.

Comment le Canada peut-il être un état nazi: Un terrible ennemi secret est invoqué. Et la version canadienne du Patriot Act ou du décret d’habilitation d’Hitler de 1933 fut passée. Le Canada n’a pas de constitution. Le Canada est une corporation/entreprise militaire. La “guerre globale contre le terrorisme” bidon est faite pour maintenir les gens dans un état constant de peur, de façon à ce qu’ils consentent à abandonner leurs libertés pour (l’illusion) de la sécurité.

Bien que le Canada soit à son plus bas taux de criminalité de son histoire, le premier ministre Harper fait construire des super-prisons privées en masse. D’abord les fauteurs de trouble, espions, “ennemis du peuple” or “criminels” seront incarcérés sans jugement, puis les membres de la société civile y passeront tels les syndicalistes, activistes politiques, journalistes alternatifs, deviendront les cibles du système.

Des voyous comme ceux de la “police des oléoducs” sont contractés pour faire peur, pour contrôler et assassiner des citoyens pour leurs patrons des corporations. Ces armées privées sont recrutées dans le monde entier et leurs membres ne passent jamais en justice dans les jurisdictions dans lesquelles ils sont envoyés. Le “Hail Mary” de Harper est le Patriot Act pour l’équipe du Nouvel Ordre Mondial dont il est le quarterback. Les Canadiens ont reçu une version de la loi génocidaire sur les Indiens sur laquelle existe le Canada jusquà ce jour. Il veut que tous les Canadiens soient soumis à son nouvel “Indian Act”, qui est l’assimilation à l’envers. Ils vont remplir ces “prisons de prisonniers à profit” ! Le potentiel de “crime de la pensée” a déjà été annoncé. Attendez-vous à voir les nouveaux agents indiens jouer leur rôle de troll dans chaque communauté/réserve et à harceler, frapper et faire disparaître des millions de garçons et filles canadiennes pour être des menaces contre le corporatisme (fascisme).

La surveillance en continu. Les téléphones cellulaires seront routés au travers des difféfents commissariats. Les voisins s’espionneront les uns les autres comme dans le “1984” de George Orwell.

Infiltrer et harceler les groupes citoyens. Enquêter sur leurs impôts. Laisser les supporteurs des nazis tranquilles. Les groupes anti-guerre, écolos et autres sont infiltrés. Maintenir une base de données sur les manifestants pour la paix et tout autre dissident. Le terrorisme est ce qu’il décide. Les marcheurs anti-guerre sont des terroristes potentiels et sont mis sur des listes de surveillance. Une fois que vous êtes sur la liste, vous êtes bon pour la romaine.

Les fonctionnaires qui ne sont pas d’accord avec l’idéologie nazie seront purgés. Hitler a passé la loi de réétablissement d’un service civil professionnel le 7 avril 1933. Les lois omnibus de Harper ont éliminés les scientifiques, écologistes, légalisé le génocide et ré-écrit l’histoire.

Le ministère de la propagande est constitué des merdias. Goebbels et Hitler applaudissent Herr Harper depuis leur tombe. Bientôt, la nouvelle loi anti-terrorisme va demander que les citoyens lève leur bras gauche et crient “Heil Harper”. La dissidence est trahison et la critique est espionnage. La peine est la prison à vie. Il n’y a plus de lois ni de constitution, seulement un état policier.

Le Canada n’a jamais été un pays. Il a toujours été et est toujours une entreprise ISO #3166-1. Sous la loi internationale, ils n’ont pas de territoire ou de langue et ne sont de ce fait pas souverain sur l’île de la grande tortue.

Le citoyen canadien est le nouvel “Indien”. Pour survivre, ils doivent suivre les racines du pin blanc de la paix, Guswentha (Wampum Deux Rangées) et Kaianerekowa, la clef de la paix sur terre.

Read: Guardian comment on false flag.

Read: VO: Harper knew about false flag beforehand.

Affaire d’Ottawa: Verrouillage du narratif, muselage de la presse et passage de loi liberticide le jour même (C-13) la thèse du faux-drapeau se précise…

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De plus, cette très bonne analyse laisse entrevoir le contrôle du grand-frère yankee dans le contrôle du narratif des évènements. Ce n’est plus une anguille qu’il y a sous la roche… mais un anaconda !

– Résistance 71 –

 

Le gouvernement canadien passe une loi de surveillance anti-constitutionnelle pendant la fusillade d’Ottawa

 

Amy McPherson

 

24 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/government-passes-anti-constitutional-surveillance-law-during-ottawa-shooting/5409771

et

http://pressfortruth.ca/top-stories/government-passes-anti-constitutional-surveillance-law-during-ottawa-shooting/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une terrible tragédie s’est abattue sur la capitale de la nation hier lorsqu’un homme armé a ouvert le feu sur des sites gouvernementaux à Ottawa. Une enquête complète se doit de rassembler tous les détails possibles alors que les flammes de l’hystérie sont attisées sur la conscience publique. Les mots “terreur” et “terrorisme” ont été lancés de manière si routinière, que de nos jours, un criminel de droit commun pur et dur serait facilement classifié comme terroriste d’après le gouvernement Harper et les médias de masse. De fait, les activistes politiques qui empêchent les politiques du gouvernement de tourner en rond ici et à l’étranger, sont référencés de la même manière.

De l’autre côté de ce spectre, le média social est rempli de la suspicion que cet évènement pourrait représenter une opération fausse-bannière pour assister le gouvernement à démanteler les libertés civiles et les droits de l’Homme au nom de la guerre, du profit, de l’imposture politique et du contrôle du public.

Ceci ne veut pas dire que ceci n’était pas un acte de terrorisme. Peut-être en était-ce un, mais il est sûrement bien trop tôt pour parvenir à cette conclusion lorsque les noms des suspects n’ont pas été divulgués pour faire l’hypothèse même d’un motif. Ou l’ont-ils été ?

A 10:13 du matin, le journaliste du quotidien Globe and Mail a rapporté que les officiers de police pointaient leurs armes sur chaque journaliste présent au parlement (Post since removed from Twitter.)

A Midi 11, le journaliste de CBC Kady O’Malley rapportait que son groupe avait reçu l’ordre de la police d’évacuer le toit local, alors qu’ils continuaient de rechercher un coupable et tentait de sécuriser l’endroit.

A 13:14 Mme O’Malley a rapporté un vérouillage continu du centre de la ville d’Ottawa. Elle ne savait pas si l’évènement était fini et n’avait pas plus d’information à divulguer.
Tandis que les journalistes canadiens étaient menacés par les armes de la police, les officines d’information américaine comme CBS News et Associated Press avaient déjà une histoire complète à vendre, complète avec le nom même du tireur.

Avant que la scène du crime ne fut sécurisée à 10:54 du matin, une dépêche commune fut publiée pour identifier le coupable. Elle disait ceci:

“Le forcené armé a été identifié par les officiels américains et son identité livrée à CBS News. Il s’agit d’un nommé Michael Zehaf-Bibeau, citoyen canadien né en 1982.”

A 16:58, l’histoire avait été éditée, épurée, pour en retirer le nom du tireur ou toute mention d’une connaissance (préalable) du gouvernement américain. Le seul problème est que personne ne pouvait faire une mise à jour de la base de données de Google suffisamment vite pour effectuer ces changements, ainsi l’information originale apparait toujours avec les résultats de recherche générale.

L’histoire fut une fois de plus changée en soirée, lorsque le gouvernement canadien autorisa que le nom du forcené soit diffusé et le média américian ajouta les forces de l’ordre à sa liste de source officielle. Ils ajoutèrent également un second prénom, Abdul, pour renforcer le fait que le suspect avait des liens islamiques avec aussi une accusation de terrorisme.

Alors que les parlementaires commencent à rassembler les pièces du puzzle de cette tragédie, ils sont avisés de demander une enquête sur le comment le renseignement américain savait-il le nom d’un “terroriste possible” alors que le chaos se déroulait toujours ? Comment les Américains ont-ils pu savoir ce que les Canadiens ne savaient pas ? Comment se fait-il que cette information fut tant disséminée que les médias américains et Google eurent accès à l’information à distribuer, mais que les journalistes locaux sur la scène ne le purent pas faute de connaissance ?

Les chefs du bureau parlementaire canadien ne possédaient pas les même informations que leur contre-partie américaine et étaient tenus en joue par la police alors qu’un narratif de presse fut fourni en leur nom par un autre pays. Si ceci s’avère être un acte de terrorisme que des sources américaines connaissaient suffisamment pour en faire un pré-rapport, alors pourquoi rien ne fut fait pour empêcher cette violence ?

Beaucoup ont questionné le comment un homme armé avait pu pénétrer dans le parlement avec un fusil sans qu’on le remarque et ce malgré une grosse sécurité et des queues importantes. Certains demandent plus de contrôle d’état-policier et se réchauffent à l’idée d’abandonner leurs droits de Charte dans un effort de combattre le terrorisme intra muros. Quelque chose doit justifier la militarisation de la police depuis que la “Guerre contre la drogue” a été transformée en un produit lucratif du capitalisme.

Le Parti Libéral du Canada a fait campagne contre les politiques de la peur du gouvernement Harper, mais alors qu’ils ont “eu peur” cette fois-ci, les opposants se sont calmés et ont jeté leur soutien derrière le premier ministre. Le communiqué de presse du parti a été ciselé en conséquence, mais il mentionne le mot “terroriser” et se soumet à l’agenda à long terme du gouvernement.

Tous les Canadiens qui font attention à ce qui se passe sont particulièrement avertis de l’état policier rampant et de la perte des droits de vie privée dans cet échange. En fait, un député du parti libéral, Joyce Murray, a proposé la loi C-622 pour gagner une supervision du CSIS et du CSEC (NdT: les services de renseignement canadiens), de façon à ce que les forces de l’ordre canadiennes ne puissent pas dépasser les limites comme révélé par les fuites de Snowden.

Cette fusillade se passe également au moment où le maire d’Ottawa pense à sa réélection avec un historique de vouloir accommoder le CSEC en tant qu’associé.

Le journaliste qui a amené les fuites de Snowden au grand jour est en ville pour faire la promotion de son nouveau livre au sujet de pouvoir tentaculaire de l’état de surveillance. Glenn Greenwald parlera juste à quelques pâtés de maisons de distance de la colline du parlement, dans le même voisinage du vérouillage policier. C’est purement coïncidentel qu’il ait écrit une dithyrambe contre le gouvernement canadien et de l’abus du mot “terrorisme” par les médias dépendants, un jour plus tôt.

Dans le même temps le NDP a remarqué une anomalie d’un terrorisme différent en ce qui concerna la violence au Québec le jour d’avant également. Le bureau du premier ministre fut accusé d’avoir planté un commentaire prémonitoire dans la période des questions, qui anticipait les rapports de police sur “une attaque terroriste possible contre des soldats.”

Le ministre de la sécurité publique, Steve Blaney, a rapporté que l’évènement de Lundi était “clairement lié à l’idéologie terroriste”, mais le quotidien du Toronto Star rapporta de multiples témoins qui virent le suspect du Québec les mains en l’air lorsqu’au moins un des policers fit feu sur lui. Ils ont aussi dit “qu’un couteau fut implanté au sol près de là où l’incident s’est produit”.

C’est en tout cas ce que disait l’histoire originale d’Allan Woods, de Bruce Campion-Smith, de Joanna Smith, Tonda McCharles et Les Whittington. Une copie syndiquée devait être enregistrée au Cambridge Times, parce qu’une version plus récente et éditée du Toronto Star fut dramatiquement altérée et publiée le Mardi. Oubliant toute éthique journalistique, le Toronto Star a surpris les observateurs de l’industrie des médias en corrigeant son narratif sans même donner une note de réflexion de ces changements marquants. Maintenant l’article affirme que le suspect était un radical islamiste, qui émergea du véhicule avec un grand couteau dans ses mains, il n’y a aucune mention de témoins qui virent qu’il avait ses mains en l’air et le couteau n’était plus sur le sol. Toute information des témoins fut retirée du narratif sans aucune explication ou excuse de s’être trompé auparavant si de fait les témoins s’étaient trompés. La presse francophone à TVA continue de faire valoir les témoignages des témoins occulaires, mais aucun média anglophone ne mentionne ces témoignages de terrain.

Cet article du Toronto Star a été bien plus qu’édulcoré et qualifie pour avoir été totalement remplacé, ayant perdu son ton, ses faits, et l’esprit de la version originale. Il a été radicalement changé pour soutenir le narratif du gouvernement et des sources indépendantes censurées qui étaient apparues précédemment, les remplaçant par des citations de l’administration Harper qui focalisent sur le motif du suspect pour un terrorisme islamiste.
S’il n’y avait pas de petits journaux reprenant les dires originaux du Toronto Star, il n’y aurait plus aucune preuve de la version originale de reportage. Les journalistes professionnels n’acceptent en général pas que leur rédaction change l’esprit de leur travail sans aucune notice ou explication, spécifiquement quand 5 journalistes ont collaboré à produire un article de fond. L’histoire créée par des journaux imprimés ne devrait pas pouvoir être effacée du simple click sur un bouton ; avant que les médias ne migrent sur une base de reportage depuis internet, il apparaît un manque de mécanismes de responsabilité.

Ces deux exemples s’opposent à cause de la disparité des faits et il n’y a aucune note réfléchissant cette incongruité majeure. Le Toronto Star a été un leader dans l’éthique journalistique et ne modifierait pas des articles publiés pour discréditer ses propres reporters sans qu’une raison ne lui soit fournie. Ceci jusqu’à ce que les cadres et quelques journalistes bien établis qui demeurent silencieux, aient expérimenté la politique de la peur.

On verra si le New Democratic Party (NDP) va se lancer en soutien du gouvernement Harper alors que Mulcair délibère au sujet d’une déclaration publique qui doit toujours être publiée. Les membres du caucus du NDP qui étaient barricadés dans un bureau du parlement décrivent une perte de sécurité et un sentiment de peur.

Toute personne sensée devrait avoir peur lorsque des tirs proviennent d’individus hostiles, mais la politique de la peur sera t’elle aurorisée à dicter un narratif du terrorisme à la place des faits ? Le critique sur l’éthique et la vie privée de l’opposition, le député Charlie Angus, fait aussi part de coups de feu vers 10:00 du matin, tandis que les médias américains ont résolu l’évènement à 10:54 et que les membres du parlement et les médias parlementaires étaient toujours détenus et n’avaient aucun accès à la même information.

Si le gouvernement américain a pu avoir accès à de l’information concernant une attaque terroriste sur le sol canadien avant même que le gouvernement canadien ne fut averti, alors pourquoi cet évènement ne fut-il pas anticipé et empêché ? Dans la même veine, si le gouvernement canadien était en plein tumulte, alors comment les Américains ont-ils obtenu des informations qui n’étaient pas disponibles aux bureaucrates directement affectés à leurs propres agences de renseignement et de police ? Quel pouvoir a l’Amérique sur le Canada que le Canada ne possède pas lui-même ? Si un flingage sur une propriété du gouvernement canadien peut-être résolu avant même qu’il ne soit terminé, alors pourquoi les CSIS, CSEC, DHS et NSA ne furent-elles pas capables d’une intervention préalable ? Après tout, le tireur de Mercredi était déjà sur une liste de surveillance du gouvernement.

Le timing est incroyable et peut très bien être motivé par la guerre contre l’EIIL/EI. Le Canada a mué de sa peau de gardien de la paix pour une peau plus agressive de combat qui génère bien plus de revenus et de profits pour le Canada Pension Plan et Nigel Wright, ceci ayant le potentiel d’inviter un retour de bâton idéologique. Ceci n’est pas contesté. On a besoin d’une enquête impartiale, mais aussi que le public soit patient pour recevoir des faits judiciaires confirmés, gardant présents à l’esprit les motifs politiques, les narratifs différents et la course à la vente de la peur.

Le même jour où l’acte terroriste a été envisagé au Québec, le gouvernement Harper a fait passé la loi C-13 sans beaucoup de remarques de la part de l’audience des moutons. Jusqu’à Lundi, la loi C-13 était un des projets les plus controversés qui fut présenté sous le déguisement du harcèlement cybernétique, mais même la mère d’Amanda Todd parla contre l’exploitation de la mort de sa fille comme d’un outil pour créer un état policier surveillant sans mandat judiciare ni contrôle.

Grâce aux accusations de terrorisme faites par le gouvernement Harper durant cette journée, aucun média de masse ne rapporta le passage de cette loi plus tard dans la journée. CBC fut le seul média qui mentionna le passage de cette loi le lundi, mais ils négligèrent de noter que la chambre commune passa cette législation à aucun moment dans leur histoire. Ils présentèrent l’information comme étant un processus en progression tout en ne rapportant pas le vote effectif qui fit de cette proposition une loi.

Ceci représente également un problème d’éthique journalistique, mais CBC a eu sa part de défis depuis que le gouvernement Harper a nommé 10 donnateurs conservateurs à son comité directeur, ayant une influence sur la direction de diffusion publique.

La seule mention du passage de la loi C-13 provient d’un éditorial de Saanich News. Cette plus petite publication somme tout le monde d’être vigilant alors que cette loi complète la dernière étape vers son ascencion vers le sénat qui est dominé par une majorité conservarice.

De manière étonnante, le sénat a passé une première lecture de la loi C-13 le jour suivant. Il a passé cet obstacle à la va-vite le mardi, mais ceci n’a été rapporté par aucun média. Les sénateurs ont alors programmé une seconde lecture pour deux jours plus tard, pour le jeudi 23 Octobre 2014. La seule mise en échec provisoire de ce processus fut la fusillade au parlement du Mercredi.

Dès aujourd’hui la loi C-13 va peut-être être le passage le plus rapide d’une loi au travers de la bureaucratie dans le monde dit démocratique et ce sans que le public ou les médias ne remarquent quoi que ce soit et tandis que les législateurs récupèrent des vapeurs de poudre. Ni les journalistes parlementaires qui furent tenus en joue par la police mardi, ni les députés qui se barricadèrent, ont bien récupéré.

De plus, il y a une conférence de presse de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC, la police montée) au sujet de la fusillade de mercredi qui va sûrement distraire l’attention de cette nouvelle loi. Dans les jours qui viennent, il est très possible qu’ils fassent passer la loi C-13 comme un moyen de parvenir à attraper les terroristes, aussi sous couvert de harcèlement cybernétique (contrôle de l’internet), alors même qu’avoir été mis sur liste de surveillance avec les pouvoirs de surveillance pré-existant, n’a pas empêché Michael Zehaf-Bibeau de passer à l’acte.

Ceci nous amène à ce qui est en jeu. Le tabou que personne ne veut réellement évaluer. La décision que devront prendre les sénateurs tout en récupérant d’un traumatisme psychologique provoqué par l’échec de leur sécurité personnelle.

Nous parlons ici de la surveillance de données publiques, ou à ce qui ressemble à un espionnage systémique.

Il y a beaucoup de mots ambigus qui sont utiliés pour décrire la surveillance de données, mais peu comprennent ce que cela veut dire ou à quel point ceci correspond à un abus de pouvoir à huis-clos de la part du CSEC. La surveillance internet sans mandat a le potentiel de tracer une cible par ses mouvement relevés au GPS le tout avec mise à jour toute les minutes. Elle peut pénétrer la chaîne complète de communication entre un individu et ses contacts, incluant des étrangers qui font référence à la personne ciblée et ce quelque soit le degré de séparation au travers de la toile du world wide web. La technologie possède des capacités d’anticipation d’attitude. Chaque citoyen pris dans ce filet tentaculaire est évalué psychologiquement au travers de la sémantique (utilisation du langage) et assigné une persuasion pour déterminer si quelques critères présentent des problèmes pour la sécurité publique ou si la cible originelle a trop d’influence pour générer un soutien pour ses affaires et/ou croyances politiques et/ou religieuses.

Les gouvernement des “cinq yeux” (NdT: The Five Eyes ou le réseau de surveillance partagé par les cinq nations suivantes: Grande-Bretagne, Etats-Unis, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande, auxquels on pourrait vraiment ajouter un sixième élement: Israël…) ont établi des programmes de surveillance spécifiques des médias. Ils surveillent les nouveaux sujets abordés, les journalistes, ils étudient l’effet des journalistes sur les perceptions du public. Lorsque quelqu’un poste un nouveau lien sur les réseaux sociaux quels qu’ils soient, tous les commentaires sont collectés et classés pour dissémination gouvernementale et dans les forces de répression. Le Canada a dépensé 20 millions de dollars et emploie 3300 personnes pour espionner les journalisres et les opposants politiques depuis 2012. La Commission Européenne et les Etats-Unis font la même chose dans ce qui est un vide juridique total pour protéger la vie privée des gens dans ce nouvel âge de la communication. Au lieu de faire des mises à jour du droit constitutionnel pour s’adapter à la nouvelle technologie, ils ont pondu des lois comme la C-13 qui révoque ces droits entièrement.

Ceci va bien au-delà de l’affaire des méta-données et seulement le Commissaire à la Vie Privée de la province de l’Ontario a pris la cause en main, sûrement au désespoir des partis politiques qui avaient commencé à utiliser une technologie similaire contre leurs opposants durant les élections. Quelque soit le bien que pourrait faire cet espionnage intrusif, ceci est complètement contre-balancé par le mal qu’il génère. Michael Sona possède une liste de numéros de téléphone et d’intentions, sans parler de pouvoir cartographier les pensées du public et des mises à jour de la position géographique de des opposants politiques minute par minute.

Si quiconque suivait physiquement un candidat politique, ses volonntaires ou supporteurs chaque minute de chaque jour et nuit ou essayait d’enregistrer chacun de leurs échanges, ceci serait considéré comme un harcèlement criminel. Si cette personne suivait aussi chaque contact qui a parlé de la personne ciblée et les évaluait psychologiquement pour faire des graphes, ceci surpasserait toute la fascination d’Hollywood et du complotage complexe de délinquants, criminels en série.

Mais ceci n’est pas de la fiction et la surveillance internet sans mandat judiciaire peut-être utilisée pour nuire à toute personne basé sur ses croyances politiques. Aux Etats-Unis, cela est déjà utilisé pour surveiller les juges en plus des journalistes, ajoutant un défi difficile à l’essence et l’apparence de la démocratie. Le dialogue est strictement contrôlé pour cacher ces utilisations et elles sont intégrées dans l’argument terroriste pour décourager le public d’aller chercher plus loin.

Le gouvernement Harper a été le premier à importer ces tactiques au Canada. Puis les libéraux et le NDP ont suivi, affirmant qu’ils auraient un désavantage dans les élections. Alors que le public était mis sous le choc de l’idée d’un terrorisme domestique, la loi C-13 fut passée sans discussion pour transformer le Canada en un état policier de surveillance qui permet ce type d’attitude.

On dit aux résidents que s’ils n’enfreignent pas la loi ils n’ont rien à craindre. Ceci subvertit tout but de la charte canadienne pour les droits et les libertés et remplace ce document avec une clause gouvernementale du “ayez confiance en moi”. Cela remplace le cœur même de la relation légale entre les citoyens et les forces de l’ordre en donnant un pouvoir débridé au gouvernement et aucun besoin de superviser la justification de son emploi. Cela met en danger les lois fondées sur la preuve de culpabilité, qui sont faites pour protéger l’innocent.

Peut-être que les avocats ont été bien calmes à ce sujet parce qu’un des contractants de la surveillance du gouvernement contrôle aussi leur programme de Quick Law, aussi bien que les bases de données des tribunaux et des universités. Peut-être que les professeurs ont aussi été silencieux parce qu’ils s’allouent ces entreprises de surveillance pour surveiller leurs étudiants en doctorat en sciences et en recherche dans une université canadienne connue (NdT: d’après l’article en lien l’Université de Montréal…) qui est associée avec le CSEC.

Pour savoir ce que cette technologie de surveillance sans mandat judicaire peut faire à un citoyen ou des familles ordinaires lorsqu’abusée, on peut écouter un entretien avec un journaliste canadien qui en a été affecté dans la première saison de View up Here. (a comprehensive interview with an affected Canadian journalist can be heard). Le clip commence à 3min15 (pour éviter des commentaires techniques) et des révélations surprenantes sont faites quant au processus et aux ramifications de la surveillance le tout expliqué par des exemples. L’entretien détaille plus avant la censure de la presse gouvernementale en Amérique du Nord et ses conséquences internationales. Cela dure deux heures mais vaut l’investissement de son temps si le public désire vraiment garder ses droits de croire en quoi que ce soit ou de rejoindre des groupes d’opinion identique, les uns avec les autres.

Au-delà de la terminologie sèche de la législation, voici comment les mots de cette loi C-13 peuvent être utilisés par un gouvernement agressif, ses forces de l’ordre et la communauté des “cinq yeux” (5 +1).

Des lectures suggérées (Suggested reading) fournissent l’histoire et le développement de l’idéologie et des politiques en relation au Canada, aux Etats-Unis et en Europe. Cela devenait une loi au Canada alors que les ondes médiatiques étaient inondées d’accusations terroristes et le gouvernement s’est attendu à ce que personne ne le remarque. Cela se rapporte aussi à la surveillance des médias ce qui pourrait expliquer quelques histoire altérées, des publications enlevées et la mauvaise compréhension politique au sein même de l’appareil de parti lui-même.

 

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