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Média et propagande: La matrix de l’audiovisuel a des hoquets…

Posté dans 11 septembre, actualité, désinformation, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , le février 9, 2013 par Résistance 71

Pour le directeur de France Télévision, Thierry Meyssan et le Réseau Voltaire ont raison

 

Alain Benajam

 

Le 8 Février 2013

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article177437.html

 

C’est ce que l’on peut supposer après avoir vu l’opus de propagande les Réseaux de L’extrême, les Obsédés du Complot diffusé par France Télévisions sur France 5.

M. Rémy Pflimlin a été promu au poste de directeur général de France Télévisions par Nicolas Sarkozy, tout un symbole. Nicolas dit « l’américain » [1] ne pouvait que promouvoir un homme qui était en accord avec ses idées.

En fait d’idées, celles de Nicolas étaient fort simples, dépouillées à l’extrême, elles se résumaient ainsi : « le maître est aux Etats-Unis et j’obéis aux ordres. Il m’a dit de faire la guerre, en dépit de mes propres intérêts et de ceux de la France. J’ai engagé l’armée française en supplétive de celle des Etats-Unis. »

Blackboulé par les Français excédés, François Hollande, en digne successeur à la tête du « Parti de l’étranger », comme disait De Gaulle, a conservé M. Pflimlin à ce poste clef pour l’édification des masses aux bienfaits états-uniens. M. Hollande représentant l’aile gauche de ce parti antinational, il ne pouvait avoir de divergence avec M. Pflimlin sur l’aspect principal de son action : faire admettre les guerres des Etats-Unis au bon peuple de France.

La guerre états-unienne contre la Libye, par France interposée, a été promue sur les antennes de France Télévisions à grands coups de propagande mensongère sur le « dictateur-qui-massacre-son-peuple », alors que les terroristes salafistes maison, drogués et encadrés par des forces spéciales « occidentales » mettaient le pays à feu et à sang en massacrant, en égorgeant, en pendant à tout va ceux qui ne se pliaient pas derechef à leur vision particulièrement rétrograde de l’islam.

Le nouveau Gauleiter de gauche des Etats-Unis en France, M. Hollande, a eu moins de chance avec la sous-traitance de la guerre des Etats-Unis contre la Syrie, où il tomba sur un os. Cet os était l’Armée arabe syrienne, composée de conscrits, donc du peuple syrien qui se battit ardemment contre les milices islamistes de l’OTAN. Un autre os était le refus de la Chine et de la Russie d’avaliser une manœuvre identique à celle qui fut imposé contre la Libye, celle d’outrepasser une résolution de l’ONU, comme il a été fait avec la résolution 1973.

Cependant, la propagande états-unienne se déversa à grand flot sur nos ondes montrant, comme toujours, la cible à abattre, le « dictateur-qui-massacre-son-peuple », alors que là encore nous pouvions observer grâce à des médias plus indépendants, puisque hors de la zone OTAN, que les terroristes salafistes venus de tous pays, armés et financés par les Etats-Unis et leurs affidés, mettaient – comme en Libye – le pays à feu et à sang, massacrant leurs opposants de la manière la plus barbare.

Seul le nom du chargé d’affaire des Etats-Unis en France avait changé. Mais la politique demeurait la même et, pour M. Pflimlin, c’était identique.

Pourtant, cette lourde propagande journalière de promotion des guerres états-uniennes se trouvait contrée par un certain nombre de sites internet et d’intellectuels. Comme une bonne part de la population, notamment jeune, se détourne des habituelles lucarnes à pensée conforme, une fraction notable de citoyens, selon les sondages, se mit à ne plus croire les grossières balivernes de France Télévisions. Pour les sous-fifres des maîtres du monde, il devenait urgent de réagir.

Un récent sondage [2] mettait même le feu. Pour le directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po Paris, Pascal Perrineau, « le “ressentiment” observé depuis une trentaine d’années cède désormais la place à “l’hostilité” franche ». Ce sondage montre également où se situe la fracture entre les élites et la Nation.

Cette fracture indique très nettement qu’elle se situe dans le rapport des Français avec la mondialisation et en conséquence les abandons de souveraineté. En effet, 65% des sondés pensent qu’« il faut renforcer les pouvoirs de décision de notre pays, même si cela doit conduire à limiter ceux de l’Europe ».

Cependant, ces abandons de souveraineté ont été imposés depuis la fin de la guerre par les Etats-Unis, abandons servant à pouvoir mieux dominer la zone qui leur était dévolue par les accords de Yalta de 1945. Si les Français voulaient recouvrer leur indépendance un jour, ce serait bien en confrontation avec les Etats-Unis.

Une fois débarrassée de ce qui peux la masquer, la fracture devient visible comme étant bien les rapports des Français avec les Etats-Unis et leur impérialisme guerrier.

L’axe de la propagande médiatique est particulièrement juste, en indiquant les craintes elle nous indique également ce qui est important. C’est tout l’intérêt de l’émission de France 5, Les Réseaux de l’Extrême, produite par Caroline Fourest, que de nous montrer où se situe réellement cette fracture. Et il se trouve que nous sommes d’accord.

On comprend donc bien que la cible désignée par la propagande médiatique ce sont les intellectuels et organisations anti-impérialistes, c’est-à-dire ceux qui s’opposent à la politique des Etats-Unis.

Au centre de cette cible se trouvent bien ceux qui remettent en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Et le centre absolu est bien Thierry Meyssan avec le Réseau Voltaire, qui furent les premiers à porter un doute sur cette version officielle et par la suite à dénoncer les guerres impérialistes dont ces attentats étaient la justification.

En nous indiquant comme cœur de cible, la propagande médiatique montre au peuple français que nos analyses sont justes. Nous ne nous sommes pas trompés.

La remarquable émission de Caroline Fourest sur France Télévisions [3] montre parfaitement la réalité. Mais, en reflet, elle nous indique quels sont les camps en opposition et qui sont les alliés présents et combattants dans chacun de ces deux camps opposés, que l’on peut épurer en camp états-unien d’un côté et camp national de l’autre.

Dans le camp du pouvoir états-unien :

  1. Il y a, d’abord, les journalistes pris dans leur ensemble, nous dit Mme Fourest. Ceci est confirmé par la perception des Français que reflète le récent sondage, qui nous précise bien que : 72% des sondés estiment en effet que les journalistes sont « coupés des réalités et ne parlent pas des vrais problèmes des Français ». 73% pensent aussi que les journalistes ne sont pas indépendants et « ont tendance à céder aux pressions du pouvoir politique ».
  2. Les politiciens dans leur ensemble. Le sondage nous montre ce qu’en pensent les Français : 62% pensent que les hommes et les femmes politiques sont « corrompus pour la plupart ». 82%, qu’ils « agissent principalement pour leurs intérêts personnels ». Et 87% sont d’avis que l’« on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » ! Aucun politicien en France ne pourrait se désigner en dehors de ce camp.
  3. Les pro-impérialistes, c’est à dire pro-USA, se désignant comme tels par leur opposition farouche à tout ce qui est anti-impérialiste, donc anti-états-unien, et notamment par leur opposition déterminée à ceux qui remettent en cause toutes les versions officielles états-uniennes, désignés à leur tour comme des « complotistes », terme qui devient un nouveau néologisme signifiant anti-impérialiste.
  4. Les pro-sionistes soutenant la politique colonialiste et criminelle de l’Etat d’Israël.
  5. Les partisans de la mondialisation, de l’abandon de souveraineté des nations, de l’OTAN, de l’Union européenne et de l’euro.

Ce camp est particulièrement virulent contre tout ce qui est national et la vision du drapeau tricolore déclenche chez eux une forte allergie. Ceux qui le brandissent sont qualifiés de fascistes.

Dans le camp national :

  1. En premier lieu ceux qui remettent en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Puisque ces attentats permirent de justifier une nouvelle politique impérialiste des Etats-Unis.
  2. Les anti-impérialistes qui critiquent les guerres états-uniennes, même sous-traitées, particulièrement celles mises en œuvre selon le plan dit Bush de remodelage du Grand Moyen-Orient, notamment celles déclenchées contre l’Afghanistan, l’Irak, la Somalie, la Libye et maintenant contre la Syrie, conformément au plan dévoilé par le général Westley Clark dès 2007.
  3. Les indépendantistes qui veulent que la France recouvre son indépendance en sortant de l’OTAN, de l’Union européenne et de la zone euro et que la France retrouve ses valeurs républicaines et nationales.
  4. Ceux qui veulent en finir avec la financiarisation de l’économie, avec le pouvoir des banques et avec l’imposition de la dette obligatoire qui favorise le soutien du dollar par l’euro.

On s’aperçoit que cette fracture ne recoupe en rien la césure actuelle droite-gauche : ceux du camp national sont autant qualifiés d’extrême droite que d’extrême gauche. En tous cas, ce sont des extrémistes, selon Les Réseaux de l’Extrême.

Dans cette opposition farouche de ces deux nouveaux camps politiques, dans cette nouvelle césure en dehors de celle traditionnelle de droite et de gauche, le point crucial qui fait qu’on se trouve dans l’un ou l’autre camp est bien la remise en cause de la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 et il faut remercier Caroline Fourest et France télévision de nous l’avoir démontré.

Thierry Meyssan, « le Picasso du “complotisme” » avec le Réseau Voltaire sont bien à l’avant-garde du combat national.

Belle publicité ! Nous vous en remercions M. Pflimlin.

Terrorisme d’État: La maison mère de l’État policier donne la mesure…

Posté dans 11 septembre, actualité, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , le février 4, 2013 par Résistance 71

Tempête en retour

 

David Swanson

 

Le 29 Janvier 2013

 

url de l’article original:

http://warisacrime.org/content/blowback-hurricane

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La plupart de la violence à laquelle nous devons faire face est une violence que nous avons provoquée nous-même. Ceux qui nous confrontent au moyen de la violence ont autant tort que notre provocation. Mais nous ne sommes pas aussi innocents que nous voudrions l’être.

Ceci semble n’être qu’un simple concept n’attendant qu’une conformation factuelle, mais en fait c’est dramatiquement en porte-à-faux avec le concept ridiculement mal conçu de ce que les gens pensent qu’avoir tort est. D’après cette notion commune, le tort est comme une boule de pâte à modeler. Si elles le cassent en deux, alors deux personnes peuvent recevoir la moitié du blâme. Mais le blâme est une quantité finie et la pâte durcie est dificile à briser. Ainsi, lorsque celle-ci est attachée à une personne, alors tous les autres ne peuvent plus pour ainsi dire être blâmés.

J’ai mis en défaut le président Obama pour avoir donné des instructions au ministère de la justice de ne pas poursuivre quiconque au sein de la CIA pour des faits de torture, quelqu’un m’a dit alors que le ministre de la justice Eric Holder était en fait à blâmer pour cela et que donc Obama lui ne l’était pas. Si vous êtes comme moi, ce genre de calcul va vous paraître parfaitement et bizarrement stupide. La question de savoir si Obama est à blâmer est une question de savoir ce qu’il a fait ou n’a pas fait, Holder n’entre en rien dans ce cas de figure. La question de savoir si Holder est à blâmer revient à celle de savoir si Holder a agit contre l’intérêt du bien général, cela n’a rien à voir avec Obama. L’un ou l’autre ou les deux ou aucun des deux pourraient être à blâmer ou non. Ils pourraient être tous les deux à blâmer ainsi que 18 autres personnes. Nous avons des problèmes avec les lois sur les armes à feu, sur les médicaments psychotropes, les films, la télé, les jeux vidéo, les exemples de violence provenant de notre propre gouvernement et bien des éléments de notre propre culture; et aucun d’entre eux n’efface les autres.

Le tort est illimité. Plutôt qu’une boule de pâte à modeler, le tort devrait plutôt être comparé à des gouttelettes d’eau condensant dans l’air sur du verre froid. Il n’y a aucune limite, elles apparaissent dès qu’elles sont en contact avec un verre froid. Leur quantité n’est en aucun cas en relation avec le mal fait. Un million de personnes peuvent porter la responsabilité d’un mal trivial, ou une personne seule peut-être entièrement responsable et être blâmée pour une horrible tragédie.

Un autre exemple pourrait mieux expliquer la conception commune d’où vient le tort, la culpabilité. Un homme condamné pour meurtre est prouvé innocent, mais les proches de la victime veulent néanmoins le punir (en proportion du mal fait). Une autre personne est prouvée déséquilibrée mentalement ou incompétente ou mineure, mais est punie de la même façon. Le tort, la culpabilité sont perçus comme une boule de pâte à modeler en feu qui doit êtte renvoyée d’une personne à l’autre, désepérément, jusqu’à ce qu’elle puisse s’attacher a quelqu’un qui la mérite. Une fois cela fait, il n’y a plus d’urgence à trouver quelqu’un (ou quelque chose) d’autre qui serait aussi à blâmer. Le tort, la culpabilité est un concept qui est rivé dans l’esprit des gens avec un concept de vengeance. Il est plus difficile de chercher vengeance contre plusieurs entités, plusieurs personnes ou institutions qui comportent tous des degrés divers de culpabilité. C’est bien plus facile de simplifier. Une fois que la demande de vengeance parmi les offensés ou victimes est satisfaite, ceux-ci arrêtent alors de chercher de nouveaux débouchés de culpabilité (NdT: c’est le principe de ce qu’on appelle le “bouc émissaire” qu’il soit coupable ou non…)

Quand des pirates de l’air ont détourné et fracassé des avions sur les tours du WTC et du Pentagone, ils furent blâmés pour les faits. Tous ceux qui les ont aidés furent blâmés (après tout, il est difficile de se venger des morts…), mais quiconque a provoqué ou accidentellement permis que ces crimes se produisent n’a absolument pas été inquiété. Il n’y avait plus de pâte à modeler à jeter aux alentours… Blâmer le gouvernement américain d’avoir passé des années à armer, entrainer des fanatiques religieux en Afghanistan et les avoir provoqué en Palestine ou Arabie Saoudite voudrait dire d’arrêter de culpabiliser les pirates de l’air. Blâmer le gouvernement américain de ne pas avoir anticipé les attentats voudrait dire déculpabiliser les pirates de l’air.

Ce genre de raisonnement infantile nous a empêché de comprendre la véritable portée du retour de bâton que notre nation a rencontré.

Il y a des cas de figure où aucun blâme n’est à administrer. Quelqu’un qui tue en légitime défense est moins responsable que celui qui tue une victime innocente. Transcrire cela au niveau du public ou même de l’arène internationale, semble être un échec pour moi. Les mouvements sociaux violents sont à blâmer même lorsqu’ils résistent à l’injustice. Les crimes de résistance des nations natives américaines et des esclaves peuvent être perçus comme des crimes alors même que nous les comprenons comme étant un retour de bâton. Les crimes du Japon de la seconde guerre mondiale ont créé une grande culpabilité pour le Japon et ceci demeure inchangé alors même que nous comprenons les évènements historiques qui ont fait que les Etats-Unis ont poussé le Japon à la guerre et à l’impérialisme. Souvent dans l‘histoire des Etats-Unis avons-nous été confrontés à un monstre Frankenstein que nous avons nous-mêmes créé, que nous avons inentionnellement provoqué. Ceci est très différent du mythe de notre innocence et de l’agression démesurée des autres à notre égard. Une meilleure compréhension des évènements n’excuse pas l’acte d’agression, mais cela efface l’innocence du gouvernement américain.

Saddam Hussein fut notre créature. Ainsi que Kadhafi et Al-Assad. “Intervenir” en langage du Pentagone veut dire “changer de système”. Nos dictateurs restent coupables de leurs crimes quand nous apprenons que nous les avons financé. Chaque certifié de l’École des Amériques (NdT: School of Americas, le laboratoire et académie de subversion et de torture de la CIA) qui retourne chez lui pour assassiner et torturer est à blâmer pour le faire, ainsi que l’école des Amériques pour leur enseigner de le faire, et le contribuable qui la finance et les gouvernements qui y envoient des élèves pour y suivre des cours (de torture).

Nous imaginons que ces Iraniens irrationnels nous ont attaqué sans raison en 1979, alors que le coup d’état de la CIA en Iran en 1953 rendît la prise de l’ambassade prévisible, ce qui est différent de justifiable.

La Grande-Bretagne et son apprenti / futur maître les EtatsUnis craignaient de longue date une alliance entre la Russie et l’Allemagne. Ceci amena à la facilitation de la création de l’URSS et mena également au soutien du développement du nazisme en Allemagne. Le but était un conflit russo-germanique et non pas la paix. Quand la guerre est vue comme inévitable, la grande question est de savoir où la faire et non pas comment l’éviter. Le traité de Versailles à la fin de la 1ère guerre mondiale a pavé la route de la seconde, aidé en cela par les politiques économiques et commerciales de l’occident durant des décennies.

Également à Versailles, le président américain Wilson refusa de rencontrer un jeune homme du nom de Ho Chi Minh, peut-être une contribution initiale à un futur grand retour de bâton. La guerre froide fut bien sûr provoquée par des mensonges, des menaces et une course à l’armement.

Même si vous êtes partisan du fait que les Etats-Unis doivent dominer la planète militairement, quelques bases militaires qui sont construites en ce moment même sont assez difficile à justifier, sauf par une expansion inconsidérée ou une provocation intentionnelle de la Chine. On ne peut que supposer comment la Chine le perçoit. Alors même que les Etats-Unis dépensent bien plus que la Chine par an en budget militaire, l’augmentation du budget de celle-ci, provoqué par des déploiements de troupes américaines, est utilisée par les médias pour justifier toujours plus de dépenses militaires par le gouvernement américain. La plupart des Américains n’ont pas plus connaissance de ce que leur gouvernement provoque la Chine que la plupart des Israéliens n’en ont une de ce que leur gouvernement fait vraiment aux Palestiniens. Regardez ces jeunes Israéliens exposés pour la première fois à l’occupation de la Palestine par leur pays. Leur vie et leur monde en sont bouleversés. (NdT: Ceci réfère à un reportage effectué en Israël où des jeunes ont visionnés le film “Five Broken Cameras” d’Emad Burnat, film interdit par le ministère de l’éducation israélien. Le documentaire étudie la réaction des jeunes Israéliens après avoir visionné le film de Burnat… Édifiant ! A voir ici: http://www.youtube.com/watch?v=i1wEszQYEzg )

Imaginez si les Américains apprenaient ce pour quoi est utilisé l’armement qu’ils financent. Les armes américaines représentent 85% des ventes d’armes dans le monde. Alors que la National Rifle Association (NRA) a acheté un parti politique, l’entreprise Lockheed Martin elle en a acheté deux. Personne n’en parle, mais beaucoup de guerres américaines ont été combattues contre de l’armement américain. Les guerres américaines comme celle récente en Libye, ont pour résultat toujours plus de violence, comme au Mali maintenant. Les attaques des drones américains en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen génèrent une grande colère et ont déjà provoqué un retour de bâton sous la forme du ciblage et de la mort de pilotes de drones ainsi que des tentatives d’actes terroristes aux Etats-Unis.

Quand apprendrons-nous quoi que ce soit ? Le groupe de hackers Anonymous remplace des sites internet gouvernementaux avec des jeux vidéos en signe de “vengeance” de la mort d’Aaron Schwartz et nous rigolons. Mais la vengerance est à la racine de notre incapacité de penser de manière sensée à propos de la culpabilité, ce qui est à terme, la racine de notre incapacité à comprendre ce qui est fait aux autres gens dans le monde en notre nom et avec notre argent. Parce que la guerre n’est pas inévitable, chaque endroit où nous la provoquons est sûrememt un endroit qui aurait vécu en paix sans nous. Nous dépensons 170 milliards de dollars par an pour maintenir des troupes dans des pays étrangers, dans des pays d’autres gens. La vaste majorité des gens qui vivent à proximité des bases militaires américaines ne veulent pas de ces bases dans leur pays ni de vivre dans ces conditions. Beaucoup sont exaspérés par leur présence. Le retour du bâton va continuer. Nous devons commencer à vraiment comprendre que cela est normal, que c’est le thème récurrent de notre histoire entière, que sa predictabilité bien sûr ne le justifie pas, que nous sommes coupables et aussi qu’il y a beaucoup de culpabilité à distribuer pour ceux qui l’ont mérités.

David L. Swanson est un activiste américain, blogueur et écrivain, son site internet: http://warisacrime.org

Nouvel Ordre Mondial: La France emboîte le pas du pays du goulag levant et va faire déferler une litanie de lois liberticides… La dictature est en marche !

Posté dans 11 septembre, actualité, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , le décembre 15, 2012 par Résistance 71

Nous l’avons dit ici-même à maintes reprises: tout ce qui se passe au pays du goulag levant finit par arriver en France, avec quelques rames de métro de retard. C’est pourquoi, pour ceux qui se demandent pourquoi nous parlons ou traduisons beaucoup de chose de ce qui se passe outre-Atlantique, il est important de toujours savoir et d’analyser ce qui se trame au cœur de l’empire anglo-américain.

Dans ce cas précis, les lois liberticides calquées sur le patriot act et NDAA yankee vont commencer à déferler sur la France, les caniches de l’empire que sont Sarkozy, Hollande et leur clique de suiveurs patentés, remplissent leur fonction d’asservissement et de vérouillage progressif de la grille de surveillance mondiale.

L’heure de la désobéissance civile à cette dictature en marche va bientôt sonner. Nous ne publions ni ne traduisons de textes par hasard !…

– Résistance 71 –

 

Une nouvelle loi antiterroriste comme réminiscence de l’affaire Mérah

 

Jean Claude Paye

 

Le 14 Décembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article176945.html

 

Le législateur français marcherait-il de plus en vite sur les traces de ses homologues états-uniens en matière de limitation des libertés, et même de surveillance généralisée des comportements jugés « non conventionnels » ? Le sociologue Jean-Claude Paye analyse ici le projet de loi sur la sécurité et le terrorisme adopté par l’Assemblée nationale le 12 décembre 2012, sous proposition du ministre socialiste Manuel Valls.

Dans un quasi consensus, l’Assemblée nationale a définitivement adopté le 12 décembre, le projet de loi sur la sécurité et le terrorisme du ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Le texte avait déjà l’appui du groupe UMP et a également été accepté par les députés écologistes. Seul le Front de Gauche s’est abstenu. Examiné en procédure accélérée, l’adoption du projet de loi a donc été très rapide et s’est effectuée sans réelle opposition.

Ce texte est annoncé comme devant faire face aux « dysfonctionnements » dans l’affaire Merah. Il s’agirait notamment de permettre le jugement de Français ou des personnes résidant habituellement sur le territoire hexagonal « qui se livrent à des actes de terrorisme à l’étranger ou qui vont à l’étranger [...] pour se former au terrorisme ». En fait, il est déjà possible grâce à la loi du 23 janvier 2006 de sanctionner les actes nommés comme terroristes et commis par des Français à l’extérieur du territoire national. Cependant, les faits devaient être punis par la législation du pays étranger et dénoncés par ce même pays.

Un démenti des lois existantes

La loi crée un nouveau délit : celui de se rendre dans un camp d’entraînement, notamment en zone afghano-pakistanaise. Non seulement, la loi de 1986 sur la « notion d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » permet déjà de criminaliser de tels comportements, mais plusieurs procès ont permis de condamner les prévenus de telles accusations. Par exemple, cinq des six détenus français de Guantanamo, libérés par les autorités étasuniennes, ont été condamnés à leur retour en France. Il leur était reproché d’avoir participé à des camps militaires d’entraînement attribués à Al Qaeda et, pour un d’entre eux, à « un enseignement religieux ayant prôné la violence ». Ce projet opère ainsi un déni des possibilités légales existantes, ainsi que des condamnations qu’elles ont déjà autorisées.

La volonté affichée par Manuel Valls apparaît d’abord comme un démenti d’un appareillage législatif déjà existant qui contient déjà tout ce que le nouveau ministre de l’Intérieur veut y introduire. Sa démarche fait immédiatement penser aux déclarations de son prédécesseur. Claude Géant qui avait expliqué à la presse que l’on n’avait pas préventivement arrêté Merah, alors qu’il était sous surveillance, parce que « rien de délictuel ne pouvait a priori lui être reproché avant ses crimes ». « En France, on ne défère pas à la justice des gens pour des intentions, pour des idées salafistes. On ne peut arrêter les gens que pour des faits  », avait-il ajouté.

La démarche des deux ministres de l’Intérieur est identique. Il s’agit d’abord de démentir l’évolution du droit pénal de ces dix dernières années, c’est à dire l’existence d’incriminations et de procédures pénales qui accordent des pouvoirs étendus à la police et aux services de renseignement . Ils affirment ensuite que, suite à cette lacune, notre sécurité serait menacée et qu’il conviendrait d’introduire dans le code pénal des dispositions qui y sont déjà ou qui sont utilisées dans un cadre administratif.

Des mesures de surveillance 
qui deviennent permanentes

L’autre grand aspect du texte concerne la surveillance des données de connexion : internet, géolocalisation, factures détaillées de téléphone. Depuis 2006, cette surveillance peut s’exercer dans un but préventif, c’est à dire en l’absence de tout délit. Mais ces dispositions régulièrement renouvelées tous les deux ans, sont temporaires et expirent le 31 décembre prochain. La procédure d’urgence avait d’ailleurs été justifiée par le gouvernement en invoquant la nécessité de les prolonger. Inscrites dans la nouvelle loi, ces mesures deviennent permanentes. A travers ce vote, le groupe socialiste renie son abstention, lors du vote de ces dispositions en 2006.

Après l’affaire Merah, Nicolas Sarkozy avait également envisagé une loi prévoyant une surveillance des connexions Internet. La gauche avait alors critiqué cette initiative Aujourd’hui, elle reprend les mêmes procédures et les mêmes justifications. De plus, la LOPPSI 2 (Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure), adoptée le 8 février 2011, autorise déjà un type de surveillance plus poussée. Il prévoit la possibilité, avec l’autorisation d’un juge d’instruction, d’installer, à l’insu de l’utilisateur, un dispositif technique enregistrant les frappes au clavier ou des captures d’écran. Afin de mettre en place ce « mouchard », les enquêteurs ont ainsi le droit de s’introduire dans le domicile ou le véhicule de la personne mise en cause, à son insu et, si nécessaire, de nuit.

Prolonger l’effet de sidération

Quelle est la fonction d’une nouvelle loi permettant de criminaliser des comportements déjà poursuivis par la législation en place et installant des dispositions de surveillance déjà utilisées, sinon d’installer un « pas-de-sens » et de prolonger la sidération produite par l’affaire Merah ? La stupeur provoquée par cette affaire réside moins dans son caractère violent que dans une manifestation de toute-puissance de la police. Les images n’ont rien donné à observer ou à analyser et les « informations » s’annulent réciproquement. Au non-sens de ce qui a été affirmé durant le spectacle de l’assaut, il s’agit, par ce nouveau projet de loi, d’ajouter un automatisme de répétition perpétuant l’effet de pétrification, ainsi que de maintenir l’interdit portant sur tout questionnement relatif à l’affaire. Enfermé dans le pas-de-sens, le sujet ne peut éviter l’éclatement que par une fusion de plus en plus étroite avec « le dit » du pouvoir. Il ne peut ainsi que consentir et donner un surcroît de sens à l’annulation de ses libertés.

Supprimant, comme toute loi antiterroriste, toute distinction entre l’intérieur et l’extérieur, le projet de loi nous place dans la psychose. La fusion opérée par ce texte entre droit pénal et droit de la guerre en est une manifestation. Tout acte de solidarité ou d’empathie vis à vis de populations étrangères, agressées militairement par la France, même si aucune déclaration de guerre n’a été prononcée, devient progressivement un crime. Ce projet de loi s’inscrit ainsi dans l’oxymore de la « guerre humanitaire », celle du « Bien contre le Mal ». Le nouveau gouvernement s’inscrit ici dans la droite ligne du précédent, nous confirmant qu’il s’agit bien d’un « changement dans la continuité ».

11 Septembre: Un expert français en ondes sismiques prouve que les trois tours du WTC ont été descendues à l’explosif !

Posté dans 11 septembre, actualité, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , le décembre 3, 2012 par Résistance 71

Une preuve de plus… Combien en faudra t’il encore ??

– Résistance 71 –

 

Des analyses sismiques prouvent l’implication de démolitions contrôlées le 11 Septembre 2001

 

Washington Blog

Le 1er Décembre 2012

url de l’article original:

http://www.washingtonsblog.com/2012/12/seismic-evidence-prove-controlled-demolition-on-911.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une autre ligne de preuves qui montre la démolition des bâtiments du World Trade Centre

André Rousseau a un doctorat de géophysique et de géologie, ancien chercheur au CNRS, qui a publié 50 articles sur les relations entre les caractéristiques des ondes mécaniques progressives en géologie.

Le Dr. Rousseau est un expert en mesure d’ondes acoustiques.

Rousseau dit que les ondes sismiques mesurées le 11 Septembre 2001 prouvent que les trois bâtiments du World Trade Center furent descendus par démolition contrôlée. Plus spécifiquement, il écrit dans un nouvel article scientifique paru dans le Journal of 9/11 Studies :

Les signaux sismiques se propageant depuis New York le 11 Septembre 2001, enregistrés à Palisades, distante de 34 km et qui ont été publiés par le the Lamont-Doherty Earth Observatory of Columbia University (LDEO), ont été soumis à une nouvelle étude critique concernant leurs sources. Le but de cet article est de démontrer que la nature de ces ondes, leurs vélocités, leurs fréquences et leurs magnitudes, invalident les explications officielles qui impliquent comme sources la percussion des tours jumelles par les avions et les effondrements des trois bâtiments du WTC1, WTC2 et WTC7.

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En premier lieu, nous montrons les contradictions de l’explication officielle entre les données sismiques et l’heure à laquelle les évènements se sont déroulés. Ensuite nous montrons qu’il est étrange que des évènements identiques (la percussion de tours identiques d’un côté et l’effondrement de deux tours indentiques d’un autre), au même endroit auraient généré des sources sismiques de différentes magnitudes. Nous démontrons que seulement des explosifs très puissants ont pu être la cause de telles ondes sismiques en accord avec les basses fréquences observées. D’après la nature des ondes enregistrées (corps et surfaces des ondes), nous pouvons proposer une localisation pour chaque source explosive. D’après la présence d’ondes cisaillantes ou la présence d’ondes de Rayleigh seulement, nous émettons l’hypothèse d’une explosion sous-terraine.

***

Proche des temps des impacts des avions dans les tours jumelles et pendant leur effondrement, ainsi que durant l’effondrement de la tour du WTC7, des ondes sismiques ont été générées au degré où 1) les ondes sismiques sont seulement créées par des impulsions brèves et 2) des basses fréquences sont associées avec une énergie de la magnitude qui est comparable à un évènement sismique, les ondes enregistrées à Palisades et analysées par LDEO sont indéniablement d’origine explosive. Même si les impacts des avions et la chute de débris depuis les tours sur le sol auraient pu générer des ondes sismiques, leur magnitude aurait été insuffisante pour pouvoir être enregistrée à 34km de distance et auraient dû être dans les deux cas similaires l’une par rapport à l’autre. Comme nous l’avons démontré, elles ne l’étaient pas.

***

Nous ne pouvons qu’en conclure que les sources d’onde étaient des explosifs mis à feu indépendemment.

***

La démolition contrôlée des trois tours, suggérée par le visuel et les témoignages audio tout comme par les vidéos d’enregistrement des effondrements, est donc confirmée et démontrée par l’analyse des ondes sismiques émises proche du temps des impacts des avions et aux moments des effondrements.

L’analyse sismique est juste une des lignes de preuves scientifiques impliquant que les trois bâtiments furent mis à bas par démolition contrôlée:

 

=> Suit une vidéo de 20 minutes en anglais sur les experts architectes et ingénieurs analysant les évidences des démolitions contrôlées du WTC 1, 2 et 7 (la vidéo est jn extrait et focalise sur la tour 7, la troisième tour effondrée). Cette vidéo se trouve en bas de l’article original en anglais…

Géopolitique: OTAN, Kosovo, 11 Septembre, Al Qaïda, Libye, Syrie… Une vision panoramique du chaos planifié.

Posté dans 11 septembre, actualité, CIA et traffic de drogue, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , le décembre 3, 2012 par Résistance 71

Interview très instructive donnée par T. Meyssan à la revue géopolitique serbe Geopolitika, qui couvre le 11 Septembre, le rôle de la France dans la guerre de l’OTAN contre la Serbie en 1999 et l’évolution de la situation au Moyen-Orient.

Très instructif, comme souvent avec Meyssan… Néanmoins, il convient de dire également que ce à quoi réfère ici Meyssan est la branche action d’une organisation oligarchique dont les têtes multiples se trouvent au sein des cartels financiers et industriels. Ce sont ces têtes là et leur idéologie mortifère qu’il nous faut atteindre et éradiquer.

– Résistance 71 –

 

Des terroristes syriens ont été formés par l’UCK au Kosovo

 

Thierry Meyssan

 

Le 2 décembre 2012

 

Url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article176815.html

 

 

Geopolitika : Monsieur Meyssan, vous avez acquis la célébrité mondiale quand vous aviez publié le livre L’Effroyable imposture qui met en cause la version officielle des autorités états-uniennes concernant l’attaque terroriste du 11 septembre 2001. Votre livre a encouragé d’autres intellectuels à émettre leurs doutes sur ce tragique évènement. Pourriez vous brièvement dire à nos lecteurs ce qui s’est réellement passé ce 11 septembre, qu’est-ce qui a touché ou explosé dans le bâtiment du Pentagone : c’était un avion qui s’est écrasé ou bien autre chose ? Que s’est-il passé avec les avions qui se sont écrasé sur les tours jumelles, surtout avec le troisième immeuble à coté de ces tours ? Quel est le contexte plus profond de cette attaque, qui a eu des répercussions mondiales et a beaucoup changé le monde ?

Thierry Meyssan : Il est étonnant que la presse mondiale ait relayé la version officielle d’une part parce quelle ci est absurde, d’autre part parce qu’elle ne parvient pas à expliquer une partie des événements.

L’idée selon laquelle un fanatique, basé dans une grotte en Afghanistan, et une vingtaine d’individus, munis de cutters, auraient pu détruire le World Trade Center et frapper le Pentagone avant que l’armée la plus puissante du monde ait eu le temps de réagir, n’est pas même digne d’un Comics. Mais, plus l’histoire est grotesque, moins les journalistes occidentaux posent de questions.

Par ailleurs, la version officielle ne rend pas compte des spéculations boursières sur les compagnies victimes des attentats, de l’incendie de l’annexe de la Maison-Blanche, ni de l’effondrement d’une troisième tour du World Trade Center dans l’après-midi. Autant d’événements qui ne sont pas même mentionnés dans le rapport final de la Commission d’enquête présidentielle.

Sur le fond, on ne parle jamais de la seule chose importante ce jour là : après l’attaque du World Trade Center, le plan de continuité du gouvernement a été illégalement activé. Il existe une procédure en cas de guerre nucléaire. Si l’on constate l’annihilation des autorités civiles, un gouvernement militaire alternatif prend le relai. Vers 10h30, ce plan a été activé bien que les autorités civiles soient toujours en capacité d’exercer leurs responsabilités. Le pouvoir a échu aux militaires qui ne l’ont restitué que vers 16h30 aux civils. Durant cette période, des commandos sont allés chercher la presque totalité des membres du Congrès et des membres du gouvernement pour les mettre en sécurité dans des abris anti-atomiques. Il y a donc eu un coup d’État militaire de quelques heures, juste le temps nécessaire pour que les putschistes imposent leur ligne politique : état d’urgence permanent à l’intérieur, et impérialisme global à l’extérieur.

Le 13 septembre, le Patriot Act a été déposé au Sénat. Il s’agit non pas d’une loi, mais d’un épais Code anti-terroriste dont la rédaction avait été conduite en secret durant les deux à trois années précédentes. Le 15 septembre, le président Bush a avalisé le plan de la « matrice mondiale », instituant un vaste système d’enlèvements, de prisons secrètes, de tortures et d’assassinats. Lors de la même réunion, il a avalisé un plan prévoyant les attaques successives de l’Afghanistan de l’Irak, du Liban, de la Libye, de la Syrie, de la Somalie, du Soudan et de l’Iran. Vous pouvez constater que la moitié du programme a déjà été réalisée.

Ces attentats, ce coup d’État, et les crimes qui ont suivi ont été organisés par ce qu’il convient d’appeler l’État profond (au sens où on emploie cette expression pour décrire le pouvoir militaire secret en Turquie ou en Algérie). Ces événements ont été conçus par un groupe très fermé : les straussiens, c’est-à-dire les disciples du philosophe Leo Strauss.

Ce sont les mêmes individus qui avaient poussé le Congrès US à réarmer, en 1995, et qui ont organisé le démembrement de la Yougoslavie. Nous devons nous rappeler à titre d’exemple qu’Alija Itzetbegovic avait comme conseiller politique Richard Perle, comme conseiller militaire Oussama Ben Laden, et comme conseiller médiatique Bernard-Henri Lévy.

Geopolitika : Votre livre et votre attitude antiaméricaine, que vous avez librement exprimée sur votre réseau indépendant Voltaire, ont été la source de problèmes que vous avez eus personnellement avec l’administration de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ? En effet, dans l’article que vous aviez écrit sur M. Sarkozy, intitulé « Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française » vous avez publié des informations délicates qui nous rappellent des thrilleurs politico-criminels.

Thierry Meyssan : Je ne suis pas anti-américain. Je suis anti-impérialiste et je pense que le peuple des États-Unis est lui aussi victime de la politique de ses dirigeants.

Concernant Nicolas Sarkozy, j’ai révélé qu’il avait été élevé durant son adolescence, à New York, par l’ambassadeur Frank Wisner Jr. Ce personnage est un des plus importants cadres de la CIA, laquelle a été fondée par son père Frank Wisner Sr. Il s’ensuit que la carrière de Nicolas Sarkozy a entièrement été façonnée par la CIA. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que, devenu président de la République française, il ait défendu les intérêts de Washington et non pas ceux des Français.

Les Serbes connaissent bien Frank Wisner Jr. : c’est lui qui a organisé l’indépendance unilatérale du Kosovo en qualité de représentant spécial du président des États-Unis.

J’ai expliqué tout cela en détail lors d’une intervention à l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan) et on m’a demandé de le développer dans un article pour Odnako (Russie). Il se trouve que, par un hasard de calendrier, il a été publié pendant le guerre de Géorgie, au moment où Sarkozy venait à Moscou. Le Premier ministre Vladimir Poutine a posé le magazine sur la table avant de commencer à discuter avec lui. Cela n’a évidemment pas amélioré mes relations avec Sarkozy.

Geopolitika : Monsieur Meyssan, quelle est la situation actuelle en Syrie, la situation sur le front et la situation dans la société syrienne ? Est-ce que l’Arabie Saoudite et le Qatar, ainsi que les pays occidentaux qui veulent faire tomber le système politique du président Bachar El Assad de force, sont proches de l’accomplissement de leur objectif ?

Thierry Meyssan : Sur 23 millions de Syriens environ 2 à 2,5 millions soutiennent des groupes armés qui tentent de déstabiliser le pays et d’affaiblir son armée. Ils ont pris le contrôle de quelques agglomérations et de vastes zones rurales. En aucun cas ces groupes armés ne seront en mesure de renverser le régime.

Le plan occidental initial prévoyait que des actions terroristes engendreraient un cycle de provocation/répression justifiant une intervention internationale, sur le modèle du terrorisme de l’UCK et de la répression par Slobodan Milosevic, suivis de l’intervention de l’OTAN. Signalons au passage qu’il est attesté que des groupes combattants en Syrie ont été formés au terrorisme par des membres de l’UCK sur le territoire du Kosovo.

Ce plan a échoué parce que la Russie de Vladimir Poutine n’est pas celle de Boris Eltsine. Moscou et Pékin ont interdit à l’OTAN d’intervenir et depuis, la situation pourrit.

Geopolitika : Que veulent obtenir les États Unis, la France, la Grande Bretagne, l’Arabie Saoudite et le Qatar en faisant tomber le président el-Assad ?

Thierry Meyssan : Chaque État membre de la coalition a son propre intérêt dans cette guerre et croit pouvoir le satisfaire, alors même que ces intérêts sont parfois contradictoires entre eux.

Au plan politique, il y a la volonté de briser « l’Axe de la Résistance au sionisme » (Iran-Irak-Syrie-Hezbollah-Palestine). Il y a aussi la volonté de poursuivre le « remodelage du Moyen-Orient élargi ».

Mais le plus important est au plan économique : on a découvert d’immenses réserves de gaz naturel au sud-est de la Méditerranée. Le centre de ce gisement est prés de Homs en Syrie (plus précisément, à Qârâ).

Geopolitika : Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur la rébellion d’Al Qu’aida en Syrie, dont les relations avec les États Unis sont pour le moins contradictoires, si on regarde leurs actions sur le terrain ? Vous avez dit dans une interview que les relations entre Abdelhakim Belhadj et l’OTAN étaient quasiment institutionnalisées. Pour qui Al-Qu’aida fait la guerre en réalité ?

Thierry Meyssan : Al-Qaida n’était au départ que le nom de la base de données, du fichier informatique, des moujahidines arabes envoyés se battre en Afghanistan contre les Soviétiques. Par extension, on a nommé Al-Qaida le milieu jihadiste dans lequel ces mercenaires étaient recrutés. Puis, Al-Qaida a désigné les combattants autour de Ben Laden et par extension, tous les groupes dans le monde qui se réclament de l’idéologie de Ban Laden.

Selon les périodes et les besoins, cette mouvance a été plus ou moins nombreuse. Durant la première guerre d’Afghanistan, la guerre de Bosnie et les guerres de Tchétchénie, ces mercenaires étaient des « combattants de la liberté », car ils luttaient contre des Slaves. Puis, lors de la seconde guerre d’Afghanistan et de l’invasion de l’Irak, ils étaient des « terroristes », parce qu’ils s’en prenaient aux GI’s. Après la mort officielle de Ben Laden, ils sont redevenus des « combattants de la liberté » durant les guerres de Libye et de Syrie parce qu’ils se battent aux côtés de l’OTAN.

En réalité, ces mercenaires ont toujours été contrôlés par le clan des Sudeiris, la faction pro-US et archi-réactionnaire de la famille royale saoudienne, et plus précisément par le prince Bandar Ben Sultan. Celui-ci, que George Bush Père a toujours présenté comme son « fils adoptif » (c’est-à-dire comme le garçon intelligent dont il aurait aimé être le père), n’a cessé d’agir pour le compte de la CIA. Même lorsque Al-Qaida a combattu les GI’s, en Afghanistan et en Irak, c’était encore dans l’intérêt bien compris des États-Unis parce que cela permettait de justifier leur présence militaire.

Il se trouve que dans les dernières années, les Libyens sont devenus majoritaires au sein d’Al-Qaida. L’OTAN les a donc naturellement utilisés pour renverser le régime de Mouammar el-Kadhafi. Dès que cela a été fait, ils ont nommé le numéro 2 de l’organisation, Abdelhakim Belhaj, gouverneur militaire de Tripoli, bien qu’il soit recherché par la justice espagnole pour sa responsabilité présumée dans les attentats de Madrid. Par la suite, ils l’ont transféré avec ses hommes pour se battre en Syrie. Pour leur transport, la CIA a utilisé les moyens du Haut-Commissariat aux Réfugiés grâce à Ian Martin, le représentant spécial de Ban ki-Moon en Libye. Les prétendus réfugiés ont été emmenés en Turquie dans des camps qui leur ont servi de base arrière pour attaquer la Syrie et dont l’accès a été interdit aux parlementaires turcs et à la presse.

Ian Martin aussi est connu de vos lecteurs : il fut secrétaire général d’Amnesty International, puis représentant du Haut Commissaire pour les Droits de l’homme en Bosnie-Herzégovine.

Geopolitika : La Syrie est le lieu, non seulement d’une guerre civile, mais aussi d’une guerre médiatique et de manipulations. Nous vous demandons en tant que témoin direct, quelqu’un qui est sur le terrain, que s’est-il vraiment passé à Homs et à Houla ?

Thierry Meyssan : Je ne suis pas témoin direct de ce qui s’est passé à Houla. Par contre, j’ai été tiers de confiance lors des négociations entre les autorités syriennes et françaises durant le siège de l’Émirat islamique de Baba Amr. Les jihadistes s’étaient retranchés dans ce quartier de Homs dont ils avaient chassé les infidèles (chrétiens) et les hérétiques (chiites). En fait seules une quarantaine de familles sunnites étaient restées sur place, au milieu d’environ 3 000 combattants. Ces gens avaient instauré la charia, et un « tribunal révolutionnaire » a condamné plus de 150 personnes a être égorgées en public.

Cet Émirat auto-proclamé était secrètement encadré par des officiers français. Les autorités syriennes voulaient éviter de donner l’assaut et ont négocié avec les autorités françaises pour que les insurgés se rendent. En définitive, les Français ont pu quitter nuitamment la ville et s’enfuir au Liban, tandis que les forces loyalistes sont entrées dans l’Émirat et que les combattants ont capitulé. Le bain de sang a ainsi été évité, il y a eu en définitive moins de 50 morts durant l’opération.

 

Geopolitika : À part les Alaouites, les chrétiens sont aussi des cibles en Syrie. Pourriez-vous nous dire un peu plus sur la persécution des chrétiens dans ce pays et pourquoi la soi-disant civilisation occidentale, dont les racines sont chrétiennes, ne montre aucune solidarité avec ses coreligionnaires ?

Thierry Meyssan : Les jihadistes s’en prennent en priorité à ceux qui leur sont les plus proches : d’abord les sunnites progressistes, puis les chiites (incluant les alaouites), et seulement ensuite les chrétiens. D’une manière générale, ils torturent et tuent assez peu de chrétiens. Par contre, ils les expulsent systématiquement et volent tous leurs biens. Dans la région proche de la frontière nord du Liban, l’Armée syrienne libre a donné une semaine aux chrétiens pour fuir. On a assisté à l’exode brutal de 80 000 personnes. Ceux qui n’ont pas fui à temps ont été massacrés.

Le christianisme a été fondé à Damas par Saint Paul. Les communautés syriennes sont antérieures à celles d’Occident. Elles ont conservé les rites anciens et une foi extrêmement forte. La plupart sont orthodoxes. Celles qui se sont rattachées à Rome ont conservé leurs rites ancestraux. Lors des croisades, les chrétiens d’Orient se sont battus avec les autres arabes contre les soudards envoyés par le Pape. Aujourd’hui, ils se battent avec leurs concitoyens contre les jihadistes envoyés par l’OTAN.

Geopolitika : Est-ce qu’on peut s’attendre à une attaque de l’Iran l’année prochaine, et dans l’hypothèse d’une intervention militaire, quel serait le rôle d’Israël ? Est-ce que l’attaque des installations nucléaires est le vrai objectif de Tel-Aviv, ou est-ce qu’Israël est poussé dans cette aventure par une structure mondialiste, intéressée par une large déstabilisation des relations internationales ?

Thierry Meyssan : Il se trouve que l’Iran est porteur d’une Révolution. C’est aujourd’hui le seul grand pays qui propose un modèle d’organisation sociale alternatif à l’American Way of Life. Les Iraniens sont un peuple mystique et persévérant. Ils ont enseigné l’art de la Résistance aux arabes et s’opposent aux projets du sionisme, non seulement dans la région, mais dans le monde.

Ceci dit, malgré ses rodomontades, Israël est bien incapable d’attaquer l’Iran. Et les États-Unis eux-mêmes ont renoncé à l’attaquer. C’est un pays de 75 millions d’habitants où chacun ambitionne de mourir pour sa patrie. Tandis que l’armée israélienne est composée de jeunes gens dont l’expérience militaire se borne à ratonner des Palestiniens, et que l’armée US est composée de chômeurs qui n’ont pas l’intention de mourir pour une solde de misère.

Geopolitika : Comment voyez-vous le rôle de la Russie dans le conflit syrien et comment voyez-vous le rôle du président de Russie, Vladimir Putin, qui est largement diabolisé par la presse occidentale ?

Thierry Meyssan : La diabolisation du président Poutine par la presse occidentale est l’hommage du vice à la vertu. Après avoir redressé son pays, Vladimir Poutine entend lui rendre sa place dans les relations internationales. Il a basé sa stratégie sur le contrôle de ce qui devrait être la principale source d’énergie au XXIe siècle : le gaz. D’ores et déjà Gazprom est devenue la première compagnie mondiale de gaz et Rosneft la premère pour le pétrole. Il n’a évidemment pas l’intention de laisser les États-Unis faire main basse sur le gaz syrien, ni d’ailleurs de laisser l’Iran exploiter son propre gaz sans contrôle. Par conséquent, il se devait d’intervenir en Syrie et de faire alliance avec l’Iran.

En outre, la Russie est en train de devenir le principal garant du Droit international, alors que les Occidentaux revendiquent au nom d’une morale de pacotille de violer la souveraineté des nations. Il ne faut donc pas craindre la puissance russe, car elle sert le Droit et la Paix.

En juin dernier, Sergey Lavrov a négocié un plan de paix à Genève. Il a été ajourné unilatéralement par les États-Unis, mais devrait en définitive être mis en œuvre par Barack Obama durant son second mandat. Il prévoit le déploiement d’une Force de maintien de la paix de l’ONU, composée principalement de troupes de l’OTSC. De plus, il admet le maintien au pouvoir de Bachar el-Assad si le peuple syrien le décide par la voie des urnes.

Geopolitika : Que pensez-vous de la situation en Serbie et du chemin difficile parcouru par la Serbie ces deux dernières décennies ?

Thierry Meyssan : La Serbie a été épuisée par la série de guerres à laquelle elle a dû faire face, particulièrement la conquête du Kosovo par l’OTAN. Il s’agit en effet d’une guerre de conquête puisqu’elle se conclu par l’amputation du pays et la reconnaissance par les membres de l’OTAN de l’indépendance unilatérale de camp Bondsteel, c’est-à-dire d’une base de l’OTAN.

Une majorité de Serbes a cru devoir se rapprocher de l’Union européenne. C’est ignorer que l’Union européenne est la face civile d’une pièce unique dont l’OTAN est la face militaire. Historiquement l’Union européenne a été créée en application des clauses secrètes du Plan Marshall, elle a donc précédé l’OTAN, mais elle n’en est pas moins un élément du même projet de domination anglo-saxon.

Il se peut que la crise de l’euro conduise à une dislocation de l’Union européenne. Dans ce cas des États comme la Grèce et la Serbie se tourneront spontanément vers la Russie avec laquelle ils partagent de nombreux éléments culturels et une même exigence de justice.

Geopolitika : On suggère à la Serbie de façon plus ou moins directe de renoncer au Kosovo pour pouvoir rentrer dans l’Union Européenne. Vous avez une grande expérience dans les relations internationales, et nous vous demandons sincèrement si vous pouvez nous donner un conseil sur ce que les Serbes devraient faire en politique intérieure et extérieure ?

Thierry Meyssan : Je n’ai de conseils à donner à personne. Pour ma part je déplore que certains États aient reconnu la conquête du Kosovo par l’OTAN. Depuis, le Kosovo est surtout devenu la plaque tournante pour la diffusion en Europe des drogues cultivées en Afghanistan sous la protection vigilante des troupes US. Aucun peuple n’a gagné quoi que ce soit à cette indépendance et certainement pas les Kosovars désormais asservis par une mafia.

Geopolitika : Il existait entre la France et la Serbie une alliance forte qui a perdu son sens quand la France a participé dans les bombardements de la Serbie en 1999 dans le cadre de l’OTAN. Cependant, en France et en Serbie, il existe toujours des personnes qui n’oublient pas « l’amitié par les armes » de la Première Guerre mondiale, et qui pensent qu’il faudrait redonner de la vie ces relations culturelles brisées. Est-ce que vous partagez cette vue ?

Thierry Meyssan : Vous savez que l’un de mes amis, avec lequel j’ai écris Le Pentagate relatif à l’attaque du Pentagone le 11-Septembre avec un missile et non pas un avion fantôme, est le commandant Pierre-Henri Bunel. Il a été arrêté durant la guerre par l’OTAN pour espionnage au profit de la Serbie. Par la suite, il a été restitué à la France qui l’a jugé et condamné à deux ans de prison ferme au lieu de la perpétuité. Ce verdict montre qu’il avait agi en réalité sur ordre de ses supérieurs.

La France, membre de l’OTAN, a été obligée de participer à l’attaque de la Serbie. Mais elle l’a fait en traînant les pieds et en aidant secrètement plus souvent la Serbie qu’elle ne l’a bombardée.

Aujourd’hui la France est dans une situation pire encore. Elle est gouvernée par une élite qui, pour protéger ses acquis économiques, s’est mise au service de Washington et de Tel-Aviv. J’espère que mes compatriotes, qui partagent une longue histoire révolutionnaire, finiront par chasser du pouvoir ces élites corrompues. Et que dans la même temps la Serbie aura retrouvé son indépendance effective. Alors nos deux peuples se retrouveront spontanément.

Geopolitika : Merci beaucoup pour votre temps.

 

Empire, média et propagande: Le mythe de la mort de Ben Laden

Posté dans 11 septembre, actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, presse et média, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , le novembre 28, 2012 par Résistance 71

Le mythe Oussama Ben Laden

 

Dr. Paul Craig Roberts

 

Le 26 Novembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2012/11/26/the-osama-bin-laden-myth-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’interview ci-dessous d’Oussama Ben Laden fut faite à Karachi au Pakistan par le quotidien Ummat et fut publiée le 28 Septembre 2001; soient 17 jours après l’attaque supposée, mais non prouvée, du 11 Septembre 2001 sur les tours du World Trade Center de New York et le Pentagone. Cette interview était sensationnelle. Le cerveau présumé des attentats du 11 Septembre dit à cette occasion que lui et Al Qaïda, n’avaient rien à voir avec les attaques.. Le service de contrôle de la BBC traduisit l’interview en anglais et celle-ci fut rendue publique le 29 Septembre 2001.

Le déni spectaculaire de Ben Laden ne fut pas rapporté dans la presse écrite ni à la télévision. Ceci ne fut pas sujet à enquête de la part de la branche exécutive. Personne au congrès des Etats-Unis ne prêta attention au fait que Ben Laden refusait d’endorser la responsabilité de la plus grande humiliation jamais infligée à une super-puissance.

Pour vérifier ma mémoire sur le manque de couverture de l’affaire, j’ai tapé sur le moteur de recherche Google “Osama Bin Laden’s interview denying responsability for 9/11”. Quelques sites internet ont reproduit l’interview, mais la seule source de média de masse que j’ai pu trouver fut une minute de vidéo sur YouTube provenant de CNN, dans laquelle le journaliste, après avoir cité un rapport d’Al Jazeera, rapporte le déni de Ben Laden et conclut que “nous pouvons tous conclure le niveau de crédibilité à y accorder et en tirer nos propres conclusions”. En d’autres mots, Ben Laden avait déjà été diabolisé, donc son déni n’était pas crédible.

La nouvelle sensationnelle n’était pas assez bonne pour les citoyens américains et leur fut caché par la “presse libre” américaine, une presse libre de mentir pour le compte du gouvernement mais pas de dire la vérité.

De manière évidente, si Ben Laden avait berné non seulement l’Agence de Sécurité Nationale (NSA), la CIA, le FBI, le renseignement militaire, mais aussi toutes ces 16 agences de renseignement américaines, tous les services de renseignement des états marionnettes alliés de l’OTAN, le Mossad israélien et en plus le NSC, le NORAD, le contrôle du traffic aérien, quatre fois les sécurités d’aéroport dans la même matinée, ceci serait le plus gros exploit de l’histoire mondiale, un exploit qui aurait rendu Al Qaïda l’organisation anti-impérialiste la plus efficace de l’histoire de l’humanité, une victoire extraordinaire sur le “grand satan” qui aurait amené des millions de nouvelles recrues vers les rangs d’Al Qaïda. Et pourtant, le supposé “cerveau” de l’exploit nie toute responsabilité.

Je me souviens lorsqu’il y a plusieurs décennies, des attaques terroristes se produisaient en Europe, qu’elles soient réelles ou bien le fait de l’opération Gladio (armée secrète de l’OTAN) http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Gladio sous fausse-bannière. Un nombre incalculable d’organisations en clâmait le crédit. Peut-être était-ce le moyen de la CIA de détourner l’attention d’elle même, toujours est-il que cela illustre le fait que chaque service de renseignement comprend la valeur pour une organisation d’endorser la responsabilité d’une attaque couronnée de succès. Bien que Ben Laden en ait nié la responsabilité, en 2011, quelques responsables d’Al Qaïda, réalisant la valeur prestigieuse des attaques, ont déclaré qu’ils prenaient le crédit des attaques et ont dénoncé le président iranien Ahmadinejad pour avoir mis en doute la version officielle du gouvernement américain sur les attentats.

Bien qu’un petit nombre d’Américains soient au courant de cette interview du 28 Septembre 2001 dans laquelle Ben Laden déclare sa non-implication dans les attaques du 11 Septembre, beaucoup d’Américains ont vu des vidéos après 2001 dans lesquelles, une personne étant soi-disant Ben Laden, endorse la responsabilité des attaques. Il y a deux problèmes avec ces vidéos. Des experts les ont analysé et ont trouvé qu’elles étaient des falsifications, de plus toutes ces vidéos apparurent après que Ben Laden fut rapporté être décédé d’une maladie pulmonaire à la mi-Décembre 2001, par le Pakistan Observer, la presse égyptienne et Fox News.

http://www.foxnews.com/story/0,2933,41576,00.html Voir aussi: http://www.legitgov.org/News-Bin-Ladens-Death-and-Funeral-December-2001

Ben Laden souffrait également d’une maladie rénale, D’après des rapports de la chaîne CBS News du 28 Janvier 2002, Oussama Ben Laden fut hospitalisé pour dialyse à l’hôpital militaire pakistanais de Rawalpindi le 10 Septembre 2001, la veille des attentats.

http://www.globalresearch.ca/where-was-osama-on-september-11-2001/3194

Il est évident, qu’un homme souffrant d’une maladie pulmonaire terminale et d’une maladie rénale, n’allait pas survivre plus de 10 ans pour être tué par un commando de Navy SEALs à Abbottabad au Pakistan. Une interview télévisée avec le voisin de “la maison fortifiée où résidait Ben Laden” a exposé le fait que l’assassinat était fabriqué. Cette interview tout aussi sensationnelle n’a pas non plus été diffusée aux Etats-Unis par la “presse libre” américaine. J’ai fait traduire l’interview que l’on peut voir ici:

http://www.globalresearch.ca/pakistan-tv-report-contradicts-us-claim-of-bin-laden-s-death/25915 Voir aussi: http://www.bbc.co.uk/news/world-south-asia-13329078

Peu de temps après le soi-disant assassinat, 30 membres d’un commando des Navy SEALs sont mystérieusement morts dans un crash d’hélicoptère et maintenant nous apprenons que pas un des milliers de marins à bord du porte-avions USS Carl Vinson, n’a été témoin de la soi-disant immersion du cadavre de Ben Laden en mer depuis ce navire. La presse rapporte sans rire que pour des raisons inexpliquées, ceci fut tenu secret et non divulgué aux marins du vaisseau. Ceci est supposé être l’explication pour les courriels des marins qui disaient à leurs familles et amis qu’ils n’avaient été les témoins d’aucune obsèque ou quoi que ce soit y ressemblant à bord. Certains spéculent que les Navy SEALs furent éliminés avant qu’ils ne commencent à se questionner les uns les autres, et que l’inévitable question: “étais-tu de ce raid” ? commence à sortir de l’unité commando. Apparemment, cela n’intrigue ni les médias ni le public que le gouvernement américian mette la main sur le cerveau de l’organisation terroriste et ne l’interroge pas, sans même montrer la preuve ou présenter des témoins pour coroborer l’affirmation qu’il a bien été tué dans l’opération.

Adolf Hitler affirma que les communistes avaient mis le feu au Reichstag et que des troupes polonaises avaient franchi la frontière et attaqué l’Allemagne. Avec les attentats du 11 Septembre, les Américains ont fait l’expérience de la version de Washington de ces grands mensonges. Un Ben Laden omni-présent mourant de maladies terminales dans un lointain Afghanistan, a défait l’état sécuritaire américain et attaqua au travers même des murs du Pentagone, demandant pour notre système de défense qu’une “guerre contre le terrorisme” soit engagée, guerre qui nous a coûtée nos libertés civiles et a ruiné financièrement le pays, tout cela afin d’empècher le triomphe d’un homme qui est mort de causes naturelles en Décembre 2001.

Le 9 Mai 2011, le professeur Michel Chossudovsky a republié l’interview de Ben Laden du 28 Septembre 2001 sur Global Research.ca

Interview d’Oussama ben Laden. Oussama nie son implication dans les attentats du 11 Septembre 2001

par Global Research
Global Research, May 09, 2011

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http://www.globalresearch.ca/interview-with-osama-bin-laden-denies-his-involvement-in-9-11/24697

 

Résistance politique: Expansion sans précédent du totalitarisme au pays du goulag levant (ex-USA)…

Posté dans 11 septembre, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , , , le octobre 25, 2012 par Résistance 71

Etats-Unis état policier: En Amérike, il n’y aura jamais de véritable débat

 

Par Dr. Paul Craig Roberts

 

Le 24 Octobre 2012

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/police-state-usa-in-amerika-there-will-never-be-a-real-debate/5309506

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il faudrait une aide divine à Obama et Romney s’ils devaient jamais participer à un véritable débat sur un véritable problème à l’Oxford Union. Ils se feraient massacrer.

Les “débats” pré-présidentielles ont révélé que non seulement les candidats, mais aussi le pays entier, sont complètement déconnectés de tout véritable problème et de la tournure dangereuse que tout cela prend. Par exemple, vous ne sauriez jamais que maintenant tout citoyen américain peut-être emprisonné et exécuté sans procédure judiciaire légale. Il suffit que la décision soit prise quelque part en haut de la pyramide de l’exécutif pour que la liberté voire la vie d’un citoyen américain soit terminée.

Aucun doute de ce que les Américains pensent, s’ils pensent que cela existe déjà, que cela ne pourra arriver qu’à des terroristes qui méritent leur sort. Mais comme absolument aucune preuve ou procédure légale n’est requise, comment saurons-nous jamais que cela n’arrive qu’à des terroristes ? Peut-on vraiment faire confiance à un gouvernement qui a déclenché des guerres dans 7 pays différents sur la seule base de mensonges et de fabrications ? Si le gouvernement américain a menti à propos des armes de destruction massives irakiennes afin d’envahir ce pays, pourquoi ne mentirait-il pas à propos des terroristes ?

L’Amérique a besoin d’un débat public sur le comment peut-on être plus en sécurité après avoir éliminé la protection constitutionnelle de la procédure judiciaire ? Si le pouvoir du gouvernement n’est pas limité par la constitution, alors sommes-nous gouvernés par des Césars ? Les pères fondateurs ne pensaient pas que nous devrions faire confiance à un César en ce qui concerne notre sécurité. Pourquoi le devrions-nous maintenant, qu’est-ce qui a changé ?

Si nous sommes placés devant tant de menaces terroristes que la constitution se doit d’être suspendue pour être remplacée par des actions issus de décrets venant d’un exécutif incontrôlable, comment se fait-il alors que toutes les actions terroristes sont des arnaques organisées par le FBI ? En 11 ans, il n’y a pas eu un seul cas dans lequel le “terroriste” a eu l’initiative !

En onze ans après le 11 Septembre, les actes de terrorisme domestique ont été insignifiants pour tant qu’ils aient existés. Qu’est-ce qui justifie les dépenses de l’énorme Département de la Sécurité de la Patrie ? (NdT: Department of Homeland Security ou DHS, la Stasi, securitate de l’empire du goulag levant…) Pourquoi ce département possède t’il des équipes spéciales ultra-sophistiquées avec des véhicules blindés ? Qui sont les cibles de ces unités militarisées ? Si 11 années de meurtres, assassinats, estropiages et déplacement de millions de musulmans de par le monde par le gouvernement américain n’ont pas provoqué d’énormes actes de terrorisme aux Etats-Unis, pourquoi le département de la sécurité de la patrie crée t’il une force armée pour lui-même ? Pourquoi n’y a t’il pas de débat parlementaire à ce sujet ? Pourquoi n’y a t’il pas de débat public ? Comment un gouvernement qui est déjà largement dans le rouge concernant son budget, peut-il se permettre une seconde force militaire intra muros n’ayant aucun but défini légalement et constitutionnellement ?

Quelle est la motivation de la Sécurité de la Patrie pour créer une “Jeunesse de la Patrie” (NdT: un équivalent américain de la Hitler Jugend) Le corps constitué de la FEMA (Federal Emergency Management Administration) est-il un déguisement pour de plus sinistres actions à venir, une jeunesse hitlérienne comme certains sites internet le suggèrent ? Est-ce que l’achat massif de munitions par le département de la sécurité de la patrie est lié à la montée nationale du corps des 18-24 ans ? Comment tant de choses incroyables peuvent-elles se dérouler sous nos yeux et ne pas être questionnées ?

Pourquoi Romney n’a t’il pas demandé à Obama pourquoi il travaille à renverser le délibéré d’une cour fédérale de justice ayant établi que les citoyens américains ne peuvent pas être sujets à la détention indéfinie en violation totale de la constitution des Etats-Unis ? Est-ce que parce que Romney et ses conseillers néo-conservateurs sont d’accord avec Obama et ses conseillers ? Si cela est le cas, alors pourquoi un tyran serait-il meilleur qu’un autre ?

Pourquoi les Etats-Unis ont-il construit tout un réseau de camps de détention pour lesquels ils sont en train de recruter des “spécialistes en internement” ? Pourquoi l’armée américaine a maintenant comme politique “d’établir un programme de travail pour les prisonniers civils ainsi que des prisons civiles sur des camps militaires” ?

Voici le rapport de Rachel Maddow sur le comment Obama critique le régime néoconservateur Bush/Cheney pour ses violations de la constitution des Etats-Unis et la loi statutaire américaine et ensuite propose de faire la même chose lui-même: http://www.youtube.com/watch?v=L8J_lcHwkvc

Comment le débat présidentiel a t’il pu ignorer le fait que des drones nous survolent ici-même aux Etats-Unis ? Quel est le but de tout ceci ? Pourquoi les plus petites forces de police au fin fond de la nation sont-elles équipées avec des véhicules blindés ? Je les ai vu de mes propres yeux. Dans de toutes petites communautés pâquerettes au nord d’Atlanta en Georgie, des communautés sous les standards des MacMansion de multi-millions de dollars, ont une police complètement militarisée avec des véhicules blindés et des équipes d’intervention style GIPN (NdT: SWAT team en anglais) avec un équipement militaire complet. Qu’en est-il ? Ces petites communautés rurales ne verront jamais l’ombre d’un terroriste ou même ne feront jamais l’expérience d’une prise d’otages. Et pourtant ils sont maintenant armés jusqu’aux dents. Ils sont si lourdement armés qu’ils pourraient être envoyés au combat contre le 3ème Reich ou l’armée rouge !

Toutes ces questions suggèrent que la perfection morale des Etats-Unis n’est qu’une moquerie. Aucun débat ne se produira. Ah mais, c’est à cause de l’économie bande d’idiots, ah bon, pourquoi n’y a t’il pas non plus de débat économique ? Le mois dernier la réserve fédérale a annoncé le QE3. Si QE1 et 2 n’ont pas marché, pourquoi quiconque, y compris le président de la réserve fédérale, pense qu’un QE3 marchera ?

Et pourtant, les marchés financiers hautement irrationnels, qui n’ont absolument aucune idée de quoi que ce soit, furent remplis de joie par ce QE3. Ceci ne peut être que parce que ce qui régule le marché des équité est de la propagande, du pirouettage, de la désinformation, sûrement pas des faits. La bourse est incapable de prendre une décision correcte. Les décisions sont prises par les idiots du marché n’opérant que sur du court terme. La seule voie sûre est de se sauver de tout cela. Cette stratégie assure que les gérants de porte-feuilles soient toujours avec leurs pairs et ainsi ne perdent pas de clients.

Cela aurait été superbe de voir Obama et Romney se confronter dans un vrai débat sur le comment le QE3, créé pour aider les banques “trop grosses pour échouer” insolvables, peut aider le fonctionnement des ménages, avec deux gagnes-pain, sur une base de revenus réelle comme il y a 45 ans, ce qui représente le véritable revenu moyen des ménages.

En quoi sauver des banques désignées comme étant “trop grosses pour se planter”, va aider la famille dont les boulots ou le boulot majeur a été exporté en Chine, en Inde et ce pour maximiser les profits entrepreneuriaux, les bonuses de performance des exécutifs et les gains de capitaux des actionnaires ?

De manière évidente la population laborieuse des Etats-Unis a été sacrifiée au profit des méga-riches.

Une question appropriée serait: Pourquoi les standards de vie des travailleurs américains ont-ils été sacrifiés au profit des méga-riches ? Jamais une telle question ne sera posée dans un “débat présidentiel”.

Au XXIème siècle, les citoyens américains sont devenus des fantômes, des non-entités. Ils sont brutalisés par la police dont les salaires viennent du contribuable. Les citoyens, pour avoir protesté contre des injustices ou sans aucune raison, sont battus, arrêtés, passés au taser et même assassinés. La police, payée par le public, a battu des gens paralysés dans des fauteuils roulants, piégé ceux qui les appellent à l’aide contre des criminels, passé au taser des grands-mères et des enfants et abattu de sang-froid des citoyens désarmés qui n’avaient rien fait d’autre que de perdre le contrôle d’eux-mêmes sous l’emprise de l’alcool, de la drogue ou de la rage pure et simple.

Les Américains lobotomisés paient de plus en plus d’impôts à chaque niveau du gouvernement pour être protégés contre la violence gratuite, mais ce que leurs impôts soutiennent en fait est la violence gratuite contre eux-mêmes. Chaque Américain, sauf le petit nombre de méga-riches qui contrôlent Washington, peut être arrêté et dépossédé à la fois de sa liberté et de sa propriété sur la seule base d’une allégation d’un membre du pouvoir exécutif qui pourrait désirer son épouse, sa copine, sa propriété ou par simple vengence ou pour exterminer un rival ou pour marquer des points contre un lycée, une université ou un concurrent en affaire.

En Amérique aujourd’hui, la loi ne sert que les puissants, pas la justice. De fait, il n’y a pas de loi et il n’y a pas de justice. Seulement un pouvoir échappant à tout contrôle et irresponsable.

Quel est le but de voter lorsque le résultat est le même ? Les deux candidats représentent les intérêts d’Israël, pas les intérêts des Etats-Unis. Les deux candidats représentent les intérêts du complexe militaro-industriel, de l’agro-business, des industries offshore, la suppression des syndicats et des travailleurs, l’annulation totale des libertés civiles et de la constitution des Etats-Unis, qui se trouvent sur le chemin d’un pouvoir exécutif sans partage.

Aux Etats-Unis aujourd’hui, le pouvoir de l’argent est roi. Il n’y a rien d’autre dans l’équation. Pourquoi aller voter pour soutenir la continuation de votre propre exploitation ? Chaque fois que les Américians votent, ils votent pour leur propre oblitération.

Nouvel Ordre Mondial: Le malaise du 11 Septembre dans la pressetituée…

Posté dans 11 septembre, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, presse et média, résistance politique avec des tags , , , , , , , , , , , , le septembre 26, 2012 par Résistance 71

Malaise journalistique autour du 11 Septembre

Entretien avec Olivier Taymans

 

Par Olivier Mukuna

 

Le 26 Septembre 2012

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/malaise-journalistique-autour-du-11-septembre/

 

Invité, puis déprogrammé de l’unique émission de radio de la RTBF sur les médias (la bien nommée : “L’envers des médias”), Olivier Taymans sort d’une projection-débat consacrée à son film par le cinéma bruxellois Nova. Entretien avec l’auteur du premier documentaire francophone sur le malaise journalistique autour des attentats du 11 septembre.

Comment vous est venue l’idée de questionner et de mettre en critique la couverture médiatique francophone des attentats du 11 septembre ?Olivier Taymans : C’est venu en plusieurs temps. Lorsque Thierry Meyssan a sorti son livre (« L’effroyable imposture »), je l’ai interviewé dans une émission de radio que j’animais à l’époque (Radio Campus, ULB). Puis, j’ai cherché des contre-points aux thèses de Meyssan et j’ai trouvé plusieurs personnes qui critiquaient son travail avec sérieux. Je les ai aussi interviewées. Sans vraiment pouvoir trancher, il y a avait déjà matière à s’interroger sur le rôle des médias dans leur couverture du 11 septembre. Très vite, le traitement médiatique envers Thierry Meyssan n’a plus été ni honnête ni équilibré. Mais en tant que critique de médias, ce phénomène habituel ne m’a pas paru surprenant. Bref, je suis passé à autre chose. Jusqu’en 2004, où j’apprends qu’un troisième gratte-ciel new-yorkais, le bâtiment n°7, s’était effondré le 11 septembre 2001 (sans avoir été percuté par un avion, ndlr). A nouveau intrigué, ce qui va définitivement me lancer sur cette enquête, c’est une séquence diffusée en 2006 au JT de la RTBF. Il s’agit de ces fameuses images de l’attentat sur le Pentagone, prises d’une caméra de surveillance. Si l’on voit effectivement une explosion, on ne voit pas du tout ce qui percute la façade du bâtiment. De mémoire, ces images étaient accompagnées du commentaire journalistique suivant : « On voit brièvement et clairement un Boeing rentré dans le Pentagone et donc les théories du complot sont nulles et non avenues » … Là, je me suis dit : « on est arrivé à un point où le gars peut dire le contraire de ce qu’il montre lui-même ! ». Il y avait une schizophrénie totale. Du coup, l’aspect psychologique de journalistes capables de faire cela m’a intéressé énormément.

 

Avec cette séquence de 2006 et d’autres, la plupart des journalistes ont-ils cessé de faire leur métier et, pour certains, sombré dans une propagande pro-américaine ?

O.T. : On peut le voir comme ça. En même temps, je refuse de tomber dans le piège, style : « regardez ces journalistes qui manipulent ! ». Ce qui m’intéresse, c’est la psychologie de ces journalistes qui ne constituent pas, à mes yeux, les dernières petites mains d’un « grand complot  ». Toute l’idée de mon film réside là : examiner pourquoi un gars, qui n’a aucun intérêt apparent, dit le contraire de ce qu’il voit ? On voit pourtant tous la même chose que lui et ça nous amène à conclure qu’il n’y a rien sur ces images ! Sur le coup, les médias officiels sont tombés dans l’écueil qui consiste à mettre au service de leur thèse des images qui ne disent absolument rien et ne démontrent rien. Si ce journaliste ne trempe pas dans un quelconque « complot  », alors, pourquoi agit-il de la sorte ? C’est ce qui m’a intrigué.

 

Dans votre film, chez chaque interlocuteur francophone, on sent une dose de malaise plus ou moins grande. C’est un documentaire sur dix ans de malaise journalistique ?

O.T : Oui, mais le premier malaise, c’est celui qu’on ne voit pas : celui du journaliste responsable de l’incroyable séquence qui m’a lancé sur cette enquête. J’ai tout essayé auprès de la RTBF pour obtenir cette archive que je n’avais pas enregistré. D’une part, celle-ci illustrait parfaitement mon sujet et, d’autre part, c’est celle qui m’avait fait bouger. Puisque l’exploitation secondaire de ces images n’était pas autorisée, j’ai demandé au journaliste concerné sa permission pour disposer de son commentaire. Sur la base des mêmes images d’attentat circulant sur le net, j’aurais réalisé un montage avec sa voix off afin de redonner fidèlement ce que j’avais vu en 2006 au JT de la RTBF. Très sèchement, le journaliste m’a refusé cette archive sonore ! Abandonnant toute exploitation, j’ai demandé à pouvoir simplement visionner cette fameuse séquence. Refusé, également. Ensuite, je suis parvenu à ce qu’une parlementaire interpelle la ministre de la Culture et de l’Audiovisuel en Communauté française. Sur base de l’Article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui assure au citoyen un accès à l’information, la députée Florence Reuters (MR) a demandé au ministre Fadila Laanan (PS) : « Comment se fait-il qu’un réalisateur de documentaire n’ait pas le droit de visionner une séquence produite par le service public de la Communauté française ? ». La ministre a répondu à côté en tartinant sur les droits d’exploitation secondaire dont ne dispose pas la RTBF. Autrement dit, elle a répondu à l’impossibilité d’insérer ces images dans mon film mais pas sur l’interdiction qui m’était faite de les visionner. Florence Reuters ne s’y est pas trompée en répliquant : « Ce n’est pas la question, Madame la ministre ! La question est : pourquoi n’a-t-il pas le droit de visionner ces images ? » … L’incident était clos : je n’ai jamais pu voir cette séquence ; ne fût-ce que pour vérifier que je ne m’étais pas trompé, que je n’avais pas rêvé son commentaire journalistique. C’était le premier malaise de mon enquête ; tellement fort, qu’il a échappé à la caméra ! Il y a en d’autres, mais laissons aux spectateurs le soin de les découvrir.

A deux exceptions, il n’y a aucun journaliste belge francophone qui s’exprime dans le film. Ils ont tous refusé vos demandes d’interview ?

O.T : Exact. J’ai interpellé une série de journalistes qui, systématiquement, soit me fuyaient et me renvoyaient vers quelqu’un d’autre soit s’énervaient et m’insultaient. Si on leur dit que ce sujet « 11 septembre et médias » les terrorisent, ils vont le nier. Pourtant, force est de constater qu’il y a un malaise. Je me souviens aussi de ce journaliste d’un grand quotidien belge, auteur d’un article posant la question : « Peut-on enquêter sur le 11 septembre ? ». Rendez-vous fût pris. Il semblait enthousiaste, disait que mon projet était « très intéressant  » mais qu’il avait besoin de prétextes – c’est-à-dire d’un sujet d’actualité lié au contenu de mon film – pour rédiger un article. Le soir de notre entretien, je lui ai envoyé plusieurs prétextes d’actualité tels que, par exemple, la venue prochaine de David Ray Griffin en Belgique. Jusqu’à ce jour, je n’ai plus eu aucune nouvelle de ce gars …

En tant que critique des médias, qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans les réponses que vous avez pu obtenir ?

O.T : Ce qui m’a le plus surpris ? (bref silence) … C’est de me faire insulter par Bruno Clément, (éditeur et présentateur de l’émission d’investigations Question à la Une (RTBF). Cet épisode est dans le film car il s’agit de la plus forte illustration du malaise journalistique concernant le traitement médiatique du 11 septembre. Néanmoins, je ne m’attendais pas du tout à une telle réaction de sa part. Chacun est libre de refuser une interview, mais en arriver, comme Clément, à perdre les pédales pour s’enfermer dans une attitude ordurière de rejet, je ne l’ai pas compris et ne le comprends toujours pas.

Vous ne pouviez ignorer que le seul fait de questionner le travail des médias et leur relais inconditionnel de la version officielle du 11 septembre allait vous exposer à des réactions de haine voire développer une diabolisation à votre endroit …

O.T : Oui, bien sûr. Si ce n’est que je n’ai pas le sentiment d’avoir eu la même démarche que, par exemple, Thierry Meyssan. Je ne pense pas avoir d’autre thèse que celle-ci : certaines choses signifiantes concernant le 11 septembre ne sont pas relayées par les grands médias. Ce qui me paraît absolument démontrable. Prenons le fait qu’il existe une série d’associations de professionnels (soit des personnes compétentes dans les domaines qui touchent au 11 septembre ; ex-agents de la CIA, ingénieurs, architectes, pompiers, etc.), respectés par leurs pairs et non identifiés comme des agitateurs politiques ou des cinglés, qui déclarent que tel, tel et tel point posent des problèmes factuels et scientifiques. Des problèmes qui contredisent sur le fond les conclusions de la Commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre ! Eh bien, ce fait, hautement signifiant, n’est pas relayé par les médias ou alors de manière extrêmement superficielle. Pendant la réalisation du film, on m’a effectivement souvent renvoyé que j’avais une « thèse » et que je tentais de l’illustrer en images. Ce n’est pas le cas : qu’il s’agisse de Jean-Pierre Jacqmin (Directeur de l’information à la RTBF, ndlr), d’Yves Thiran (ex-Directeur de l’éthique, puis Chef de rédaction des nouveaux médias à la RTBF, ndlr) ou de Bruno Clément, j’ai approché ces personnes sans thèse sur le fond des évènements. Ce n’est même pas le sujet du film ! Mon sujet porte sur la couverture médiatique de la contestation raisonnée et non-conspirationniste de la version officielle des attentats du 11 septembre.

Pour quels motifs cette contestation raisonnée est-elle interdite de parole dans les médias traditionnels ?

O.T : Très bonne question ! Et dès qu’on cherche à y répondre, on devient un épouvantail prêtant aux amalgames et aux invectives. Si vous posez cette question, c’est que vous avez une « thèse  ». Si vous avez une thèse, vous êtes forcément « conspirationniste », puisque vous soupçonnez l’existence d’un « grand complot » – il est toujours « grand », le complot ! – qui implique une bonne partie de l’élite américaine. En conséquence : vous êtes « anti-américains » et, sans doute, « antisémite » parce que « négationniste », puisque vous « niez » les attentats du 11 septembre. Je n’ai jamais compris d’où venait cette locution absurde. De la remise en questions d’un évènement historique, on passe à la « négation » du 11 septembre lui-même. Amalgame complètement absurde, mais qui revient tellement souvent … La rumeur selon laquelle les employés juifs du World Trade Center avaient été prévenus de ne pas venir travailler le 11 septembre 2001 a dû avoir sa néfaste influence. Pourtant, cette assertion est fausse et personne ne la relaye ; excepté quelques extrémistes qu’il est malhonnête d’amalgamer avec tous les gens qui osent remettre tel ou tel aspect en question.

Dix ans plus tard, vous êtes le premier journaliste francophone à réaliser un documentaire sous l’angle de la critique du fonctionnement médiatique. Vos confrères des médias traditionnels subissent-ils une totale absence de liberté ou sont-ils terrorisés par l’idée de faire leur métier … jusqu’à risquer de le perdre ?

O.T : Sur ce type de sujet, je pense que la liberté se confond avec la curiosité. En travaillant pour les médias traditionnels, si vous cherchez vraiment à enquêter jusqu’au bout, vous vous confronterez à un manque de liberté.

Bien sûr, on ne vit pas dans un État totalitaire avec le bâillon sur la bouche ; par contre, on fera tout pour que vous n’ayez pas les moyens d’enquêter ni de diffuser au plus grand nombre ce que vous avez à dire. Dans le cadre hiérarchique d’une entreprise, l’employeur ne vous donnera ni les moyens ni la liberté d’enquêter. En indépendant, il faut chercher des soutiens financiers, très difficiles à trouver pour ce type de documentaire. Avant de tourner, je suis allé voir un producteur belge de petite taille, ouvert et soutenant des projets alternatifs. Son refus n’a pas seulement été motivé par les aspects « sensibles » du projet mais aussi par mon manque d’expérience en documentaires. Je suis journaliste depuis quinze ans mais c’était mon premier film. Ce fait incontestable combiné au côté épineux du sujet ne l’a pas encouragé à me trouver des financements. Néanmoins, j’ai obtenu un petit soutien financier de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias) que je tiens à remercier ici. Ceci étant dit, si je suis le premier sur un tel film, c’est aussi parce que d’autres documentaristes, plus expérimentés, ne cherchent pas à traiter le sujet. Peut-être parce qu’ils savent qu’ils n’obtiendront aucun financement ? Je n’en sais rien.

Ou peut-être craignent-ils des sanctions professionnelles capables de nuire définitivement à leurs carrières ?

O.T : Certainement. C’est ce qui explique aussi la timidité – c’est un euphémisme ! – d’une partie de la gauche de la gauche que beaucoup attendaient sur cette controverse. Or, des intellectuels comme Noam Chomsky, les journalistes du Monde diplomatique ou les politiques classés à la gauche de la gauche sont parmi les plus virulents à se démarquer de ce sujet. A l’instar des journalistes qui font les autruches, ces gens-là craignent énormément de perdre leur crédibilité. Il y a eu tellement d’amalgames autour des remises en question de la version officielle des attentats du 11 septembre que nombreuses sont les personnalités qui ne s’associeront pas à de telles interrogations ; de peur que toutes leurs autres activités, journalistiques ou militantes, soient frappés de ce sceau d’infamie. C’est la loi du « Quant dira-t-on ? ». La peur qu’on dise : « Monsieur X ? Oui, mais vous savez qu’il fricote avec les conspirationnistes ! ». C’est une sorte de contagion de la décrédibilisation qui est encore à l’œuvre. En cela, une partie des Français présents dans le film, qui n’ont cessé de crier à l’antisémitisme et au négationnisme, ont engrangé un certain succès. Ils sont parvenus à ce que des interrogations légitimes constituent désormais un « sujet sale », qu’on ne peut toucher que si l’on n’a plus rien à perdre …

Unanimement respecté dans le milieu du journalisme belge, Jean-Jacques Jespers qualifie votre sujet d’enquête de « tabou  » journalistique mais semble, lui aussi, marcher sur des œufs …

O.T : Jean-Jacques Jespers est dans une position intermédiaire. Après trente ans de journalisme à la RTBF, il est désormais Professeur de journalisme à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et n’est plus loin de l’âge de la retraite. A ces différents titres, il bénéficie de plus de liberté d’expression que d’autres. Sa position intermédiaire se reflète aussi sur le fond du dossier. Jespers estime qu’il y a beaucoup d’éléments troublants mais en reste, grosso modo, à la position suivante : « Les autorités américaines ont sans doute eu une attitude d’ignorance coupable. Ils étaient sans doute au courant des projets d’attentats et les ont laissé se dérouler parce que cela les arrangeait bien ». C’est déjà un grand pas pour quelqu’un qui a une crédibilité à défendre.

Le cap de la commémoration des dix ans va-t-il favoriser un vrai débat contradictoire sur cette couverture médiatique bancale comme sur le fond du dossier ?

O.T. : Cela me paraît assez mal parti. En période de commémorations, on revient principalement sur l’émotionnel, les victimes, les témoignages. Ces aspects ont indéniablement leur place en journalisme. Mais ce ressort est aussi utilisé par certains pour affirmer que remettre en question « la vérité » demeure scandaleux vis-à-vis des victimes qui ont souffert. Pour ma part, je pense exactement le contraire. D’ailleurs, un grand nombre de familles des victimes du 11 septembre sont parmi les gens qui remettent les choses en question. Pour la sphère médiatique, à quelques exceptions près, il existe une antinomie entre cette émotion qu’ils véhiculent et les idées critiques de remise en question. Maintenant, à la décharge des journalistes, leur position est très inconfortable. J’ai eu des échos de certains journalistes qui ont tenté d’aborder le sujet dans leurs rédactions respectives. Avec prudence, ils ont développé l’une ou l’autre incohérence de la version officielle. Ils ont tous essuyé une réaction épidermique de rejet, qui vous fait vite comprendre que si vous voulez garder votre job, il ne faut plus insister !

« Position très inconfortable » dans l’espace francophone. Car votre documentaire montre qu’il en va tout autrement pour les journalistes norvégiens qui, eux, ne risquent pas de perdre leur travail en faisant leur travail …

O.T. : Oui, en Norvège, il y a au moins eu une véritable controverse. Tous les journaux n’ont pas rivalisé d’enquêtes ou de dossiers spéciaux sur le sujet, mais le vrai débat est possible. Jusqu’à l’intérieur d’un même journal où un rédacteur en chef n’a pas voulu en parler tandis que le responsable du même quotidien en ligne a décidé d’en faire sa « Une ». Tout cela se décide sans heurts et ne mène pas à une cascade d’anathèmes invraisemblables. Sur la controverse autour du 11 septembre, la particularité française de recours systématique à l’antisémitisme et au négationnisme a fort surpris les journalistes norvégiens. Ils ne comprenaient pas comment on pouvait relier les deux domaines. Le négationnisme et la remise en questions de la version officielle du 11 septembre n’ont en effet rien avoir entre eux. Si cette dérive est peu présente en Belgique, elle est fort développée en France et ne se limite pas qu’au 11 septembre ! L’antisémitisme et le négationnisme sont devenus des épouvantails, brandis devant toute dissonance idéologique ou dès qu’est défendue une analyse qui déplaît aux « intellectuels médiatiques » régnant sur le débat en France.

Si les médias francophones recouvrent de silence votre film, pensez-vous que leur objectif est d’éviter d’éclabousser une partie des journalistes ? Que ceux-ci n’aient pas à reconnaître qu’au minimum ils ont menti par omissions au sujet du 11 septembre ?

O.T : Non. Et je ne pense pas qu’ils pourraient le reconnaître parce que cela ramène à des processus relevant davantage de l’inconscient que de l’intention. Si l’omission d’informations est réelle, elle peut aussi être inconsciente. Ce qui me semble être le cas. Une partie du métier de journaliste consiste à hiérarchiser et sélectionner en permanence. Ils doivent, en âme et conscience, juger de l’importance ou de l’insignifiance de tel ou tel élément d’information. Dans ces processus, nombre de journalistes sont victimes de la fenêtre personnelle qu’ils ont sur la réalité. Autrement dit, ils fonctionnent d’après un certain conditionnement. Interrogés là-dessus, ils ne verront pas cela comme un mensonge par omission mais comme une saine hiérarchisation et sélection de l’information. Rares sont ceux à qui je serais tenté d’imputer une intention de falsification pour des raisons idéologiques. Je pense que l’idéologie à suivre est largement inconsciente : on baigne dedans sans s’en rendre compte.

« Rares », mais souvent titulaires d’émissions d’informations télévisuelles. A l’instar de Daniel Leconte (Arte) dont l’intégrisme pro-américain est implacablement disséqué dans votre film. Concernant son « travail », peut-on parler « d’inconscience » ou même de journalisme ? 

O.T : Non, effectivement. Lorsqu’on voit les sujets produits par Docs en stock, la société de production de Daniel Leconte, c’est très orienté et univoque jusqu’au choix des invités pour de pseudo-débats. Avec Leconte, on se trouve dans des choix conscients qu’on peut assimiler à de la mauvaise foi. Un « débat » où aucun invité n’a une opinion contraire à celle du présentateur (Daniel Leconte, ndlr), où tout le monde s’entre-congratule en répétant : « C’est fou ce que vous avez raison ! », ce n’est plus ce que j’appelle un débat. Et lorsqu’on constate qu’une majorité des intervenants – au pseudo-débat et dans les documentaires diffusés – font partie d’un même cercle idéologique néoconservateur, identifié et tout à fait identifiable, j’estime qu’on n’est plus dans le journalisme mais dans la propagande.

Votre film est désormais visible sur le net, vous attendez-vous à être diabolisé ?

O.T : Je n’en ai aucune idée. L’avenir nous le dira. Si certains médias traditionnels décident de parler du film, il ne serait pas étonnant que je sois rangé dans un camp. Or, je ne me sens appartenir à aucun camp. Si j’ai des relations avec des personnes considérées comme des « conspirationnistes », cela ne fait pas de moi un militant de leur cause. Je me sens davantage militant du journalisme que d’une position tranchée au sein de cette controverse. Ce que je défends, c’est une pratique du journalisme telle que je la conçois et non telle que je l’ai vu pratiquée pendant dix ans sur le 11 septembre. Il est assez malheureux d’être forcé d’aller jusqu’en Norvège pour trouver des personnes qui tiennent un discours sur le métier qui devrait être celui de n’importe quel journaliste ! Tout journaliste devrait avoir pour instinct naturel de se poser des questions, de ne fuir aucun sujet et de manier le doute en toutes circonstances. Cela devrait tomber sous le sens, mais, visiblement, il faut faire des milliers de kilomètres pour entendre ces évidences ! Et surtout, les voir pratiquées au quotidien par les Norvégiens sans qu’ils trouvent cela extraordinaire. Normal : c’est la base du métier ! Dans l’espace francophone, les professionnels que j’ai interrogés ont complètement perdus de vue ces balises. Celles-ci sont encore enseignées dans les écoles de journalisme mais comme une sorte de truc théorique obligatoire. Un peu comme la prière du soir chez les cathos qui ne pratiquent plus vraiment …

Propos recueillis par Olivier Mukuna

Médias et propagande: Les mythes socio-politiques occidentaux agissent comme le fanatisme religieux…

Posté dans 11 septembre, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état avec des tags , , , , , , , , , , le septembre 17, 2012 par Résistance 71

La liberté de parole en occident est restreinte par l’étiquette de “théorie du complot”

 

Saman Mohammadi

 

Le 16 Septembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/freedom-of-speech-in-the-west-is-constrained-by-the-conspiracy-theory-label/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je mourrai pour que vous puissiez le dire.” (Voltaire)

 

Qu’ aurait à dire l’icône de la liberté d’expression (Voltaire) à propos de la marginalisation sociale et politique du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre ?

“Ayez un peu de patience, les calomnies ne survivent pas longtemps. La vérité est l’enfant du temps, elle apparaîtra pour vous absoudre.” (Emmanuel Kant)

“Le public ne peut arriver à la connaissance que lentement. Par la révolution pouvons-nous générer l’abandon du despotisme individuel et la fin de la recherche du profit et de la domination oppressive peut se produire, mais jamais une véritable réforme de l’état d’esprit. Au lieu de cela, de nouveaux préjugés, comme les anciens, serviront comme les brides de contrôle de la grande masse non-pensante. Tout ce dont nous avons besoin pour la connaissance est la liberté, et plus particulièrement la moins dangereuse de tout ce qui peut être appelé liberté, à savoir: la liberté pour l’humain de faire usage public de sa raison en toutes matières. Mais j’entends des clameurs de toutes parts: Ne discutez pas, dit l’officier, obéissez aux ordres ! Ne discutez pas, payez ! dit le collecteur d’impôts, Ne discutez pas, croyez ! dit le curé.” (Emmanuel Kant)

Détrôner des narratifs et des mythes sacrés est impossible dans une culture sans une presse libre. Aucune institution de la sorte n’existe en occident, ce qui explique pourquoi l’histoire officielle des attentats du 11 Septembre 2001 est toujours considérée aujourd’hui comme un narratif sacré en Occident, même 11 ans après ces évènements traumatiques.

Il y a une censure dans les médias de masse et pour la plupart cela  tient de l’auto-censure, nous dit un héroïque journaliste britannique, Alan Hart, dans cet interview. Ce que ceci prouve est que l’Amérique et le monde occidental sont tout aussi totalitaires que la république islamique d’Iran et la religion d’Islam.

L’intense réaction du monde musulman au film anti-islam provenant des Etats-Unis nous rappelle que des offenses blasphématoires à des religions ou des cultures totalitaires ne sont pas tolérées. Les gens veulent leurs croyances être validées et considérées sacro-saintes. La critique rationnelle et les insultes monstrueuses sont interdites.

Dans le monde musulman, l’image du prophète Mohamed ne peut pas être critiquée car elle est sacrée; en occident, la version officielle des attentats du 11 Septembre ne peut pas être critiquée car elle est sacrée. La prétention qu’il y ait une liberté d’expression en Amérique et en occident est un grand mensonge. Bien sûr vous pouvez critiquer à votre aise l’Islam ou des pays étrangers, mais il y a des restrictions politico-sociales sur la parole quand elle concerne le 11 Septembre ou que les crimes d’Israël sont amenés dans la discussion.

Le sale truc qui est utilisé pour couvrir cet évident double-standard est celui de l’étiquette de la “théorie du complot”. Cette étiquette est la manière pacifique de couper les têtes hérétiques en occident. C’est moins sauvage que la méthode islamique de gérer les hérétiques ou les incroyants blasphémateurs, mais c’est tout aussi efficace.

Les gens qui utilisent l’étiquette de “théoricien du complot” dans un débat autours des attentats du 11 Septembre sont des intellectuels sauvages qui brandissent l’épée de l’erreur dans leurs mains. Ils ne peuvent pas gagner la bataille des idées avec des arguments rationnels alors ils dégainent leur épée et vous disent de vous conformer à la ligne officielle du parti du gouvernement américain ou alors de faire face au ridicule. Les individus qui refusent de s’agenouiller sont marqués de la marque de “théoriciens du complot”, de “barjots de la vérité”. Nous devons être dans l’âge sombre parce que nous ne vivons décidemment pas dans une civilisation éclairée; nous sommes confrontés à un nouvel épisode de la folie collective de l’histoire de l’humanité.

Il y a tant de censure aux Etats-Unis et en Occident que lorsque quelques faits concernant les évènements du 11 Septembre percent le brouillard de la propagande, ceci est vu comme étant un grand succès. La nature religieuse de l’histoire officielle du 11 Septembre rend encore plus difficile pour les voix de la raison du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre, de toucher des gens qui sont toujours en état de déni total.

Ce n’est pas le brouillard de propagande qui bloque la pénétration de la vérité au sujet du 11 Septembre, mais le ciel des pensées religieuses qui dominent en fait comment les gens pensent aux sujets de ces évènements. Des millions de personnes sont religieusement mariés à la version officielle du 11 Septembre. Dire que les attentats furent une opération de l’intérieur du gouvernement américain en occident, est comme dire que Mohamed était pédophile dans le monde musulman. La réaction aux déclarations du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre n’est que rage aveugle, haine, et dédain. Ceci est profondément une attitude religieuse.

Les extrémistes musulmans qui brûlent des drapeaux américains en réponse à ce stupide film anti-islam (c’est ce qui en apparaît en surface du moins) sont tout aussi irrationnels que les nieurs de vérité occidentaux qui symboliquement brûlent des documentaires du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre et les rejettent comme n’étant que “des théories du complot”. La différence n’est qu’une question de degré.

Empêcher la circulation d’Idées, de faits et d’opinions est le pire crime dans une société. Les stalinistes et les gobbelistes qui ont kidnappés le gouvernement américain sous couvert d’une guerre contre le terrorisme sont aussi vils et odieux que les tortureurs de l’inquisition. Il demeure néanmoins une petite portion de la société civilisée dans la mesure où les “truthers” (NdT: membres du mouvement pour la vérité pour le 11 Septembre) n’ont pas encore été envoyés au bûcher.

Gràce à une certaine forme de développment politique dans la civilisation occidentale, les gouvernements américain et européens n’ont pas (encore) utilisé la violence contre les dissidents à l’histoire officielle pour les réduire au silence ainsi que toute autre dissidence. Mais même si la violence est utilisée dans le futur, cela ne pourra pas enpêcher la vérité sur ces attentats d’être connue. Le mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre va continuer de s’étendre parce qu’il est fondé sur des arguments rationnels, des preuves publiques et l’utilisation de la raison.

Le 11 Septembre 2012, Glenn Greenwald parla à propos de l’état de connaissance au sujet du 11 Septembre et de la gestion politique des nouvelles trouvailles concernant les évènements dans “une conversation avec Sam Seder”, hôte de Majority Report. Greenwald dit:

“Une chose qui est vraiment incroyable de remarquer est que toute l’idée derrière la commission d’enquête sur le 11 Septembre, était supposée être que vu l’amplitude des attaques, il était absolument vital d’obtenir une compte-rendu compréhensif de ce qu’il s’est passé et ce sans aucune sorte d’effet partisan de façon à ce que tout le monde puisse croire et faire confiance aux résultats de la version officielle des évènements.

Plus de 10 ans plus tard, aujourd’hui durant le 11ème anniversaire, de larges segments du rapport de la commission officelle sont toujours classifiés secret. Il y a eu des politiciens importants comme Bob Graham, qui fut le président du comité du renseignement du Sénat à cette époque et d’autres qui ont dit en particulier que le rôle d’influents saoudiens dans l’attaque et dans son financement des groupes terroristes responsables des attaques ont été très protégés par un gouvernement américain qui continue à ce jour à avoir une relation très étroite avec la maison des Saoud.

Ainsi ne nous soucions pas de quelque sorte d’enquête future que ce soit, même celle que nous avons est très étouffée de bien des manières et je ne suis pas sûr qu’il y ait ou qu’il y aura  une levée de boucliers pour que cela continue. Je pense que vous entendrez quelques démocrates qui vont essayer d’exploiter cette nouvelle révélation pour blâmer les républicains pour les attaques du 11 Septembre et comme beaucoup des mêmes demanderont que la torture ne soit pas un sujet d’enquête car nous devons aller de l’avant et non pas s’intéresser au passé (NdT: Ceci est une attaque par allusion directe à Obama qui avait défendu le fait de ne pas enquêter sur la torture pratiquée par l’armée américaine et la CIA en disant: “Nous devons aller de l’avant et ne pas regarder le passé”… C’est si facile n’est-il pas ?..)

Je pense que dans les grandes largeurs, le pays a été convaincu de manière positive que les attaques du 11 Septembre 2001 étaient en fait un acte de radicaux étrangers démoniaques qui haïssaient les Etats-Unis et que le leadership de notre pays a correctement répondu au crime commis. Je ne suis même pas sûr qu’il y ait une opportunité, alors même qu’il y a beaucoup de preuves inverses, pour changer le narratif des évènements au sein de la population,” (Glenn Greenwald dans “une conversation avec Sam Seder” dans l’émission Majority Report du 11 Septembre 2012 (dans la vidéo entre les minutes 25’44 et 27’48)

Greenwald dit que la raison pour laquelle il est difficile de changer les perceptions collectives du gouvernement américain, des médias américains et de la société américaine en général, est le pouvoir de la mythologie américaine pour aveugler le public jusqu’à maintenant. Il dit:

“Il y a une mythologie que les Américains croit à propos de leur pays et de leur propre gouvernement quel qu’il soit et cette mythologie leur enseigne qu’alors même que le gouvernement ne fait peut-être pas les choses de la manière la plus efficace qui soit, ou même de manière corrompue, la tyrannie ne se passe en fait que dans d’autres nations et la propagande n’est valide que dans d’autres pays.

Les Américains croient en général qu’ils vivent dans un pays libre, ce qui veut dire que nous avons une presse libre et vibrante, que les actions du gouvernement quel qu’il soit sont soumis à une véritable observation impartiale et que la responsabilité au travers des institutions comme les cours de justice et les médias, est faite pour contrôler le pouvoir ; que ceci est une chose important à croire, que nous sommes un phare de la liberté, de la liberté de la presse et que la propagande, la tyrannie et l’oppression ne sont les faits que de pays comme la Corée du Nord et l’Iran ou de quelque ennemi des Etats-Unis de la semaine que ce soit.

Ainsi croire que le peuple américain a été radicalement trompé sur des évènements historiques, que la vérité a été cachée, vraiment amènent sous le microscope les suppositions mythologiques sur la façon dont nous pensons être. Penser que ces choses sont vraies nous amène alors à abandonner ces suppositions du comment nous nous sentons par rapport à nous-mêmes et ceci est inconfortable, difficile et  douloureux et je pense que le désir de vraiment reconnaître cet exceptionalisme en continuant de croire que le vérité nous est servie par notre gouvernement et par nos médias certainement aident et renforcent la capacité de tromper de manière fondamentale.” (vidéo de l’interview entre les minutes 33’31 et 33’01)

Il est inévitable que la mythologie concernant les attentas du 11 Septembre 2001 s’effondre. Aucune autorité politique sur cette planète ne peut supprimer la vérité et le cri de justice. La voix de la raison aura le dernier mot sur le débat concernant les évènements du 11 Septembre et non pas la propagande totalitaire et l’affabulation politique.

Publié en premier lieu sur  The Excavator.

 

 

Il était une fois… un mensonge: théorie du complot ou complot de la théorie ?

Posté dans 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, désinformation, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, presse et média, résistance politique avec des tags , , , , , , , , , , , , , , , , , le septembre 11, 2012 par Résistance 71

Il y a 11 ans… le 11 Septembre

 

Par Résistance 71

 

Le 11 Septembre 2012

 

Il y a 11 ans jour pour jour, le 11 Septembre 2001, 19 terroristes saoudiens, commandités depuis des grottes en Afghanistan où tout a été préparé, détournent 4 avions de ligne de deux compagnies aériennes différentes sur le sol américain, à l’aide de cutters et parviennent à abattre 3 tours du World Trade Center de New York avec deux avions et à percuter le pentagone avec un troisième. Au total, quelques 3000 personnes périssent dans les attentats.

Ce faisant, ces 19 pirates de l’air pulvérisent non seulement des tours symboles du capitalisme mondial, mais aussi des records en la matière puisque leur action a déjoué la surveillance des 16 agences de renseignement américaines, dont la CIA, le FBI et la NSA, celle de tous les services de renseignement alliés dont le MI6, MI5 et le Mossad et ce sur plusieurs années de préparation, la sécurité des aéroports quatre fois de rang dans la même matinée, la surveillance du NORAD (l’organisme militaire qui gère la sécurité des Etats-Unis et de l’Amérique du Nord…), de la FAA (Federal Aviation Administration) et la sécurité du Pentagone, le bâtiment le plus protégé au monde. Excusez du peu.

C’est en tout cas ce que la version officielle du gouvernement américain de l’époque et de tous les gouverments qui lui ont succédés depuis, veulent faire croire au monde avec l’aide des médias, qui ont très vite cessés de poser trop de questions dérangeantes.

Depuis lors, le monde est engagé dans une “guerre contre le terrorisme” déclanchée par le gouvernement républicain néo-conservateur du président américain George W. Bush et continuée, amplifiée même, sous le gouvernement "démocrate" d’Obama. Cette “guerre” a mené les Etats-Unis et ses alliés dans des guerres de conquête et de contrôle impérialistes en Afghanistan, au Soudan, en Irak, au Yémen, en Somalie, en Libye et maintenant en Syrie, dans sept pays musulmans de fait, au nom de la chasse aux “terroristes” responsables des attentats. Il a fallu une dizaine d’années pour localiser le soi-disant “cerveau” des attentats, Oussama Ben Laden, qui vivait paisiblement retiré dans une maison retranchée dans une petite ville du Pakistan depuis des années et le “faire assassiner” par une équipe de commandos de l’armée américaine, ce en dépit du fait que l’intéressé n’était pas recherché officiellement par le FBI pour les attentats du 11 Septembre “faute de preuves” et que lui-même avait démenti en avoir été l’organisateur bien qu’il félicita les perpétrateurs.

Qui, aujourd’hui peut encore croire sans feindre une telle fable ? Comment cette théorie du complot officielle peut-elle être maintenue contre vents et marées et surtout malgré les faits qui se sont faits jour depuis lors tels que:

1-   Le délit d’initiés avéré, qui vit une énorme spéculation sur les actions en bourse des deux compagnies aériennes impliquées dans les attentats la veille de ceux-ci

2-   l’admission par le propriétaire des tours (Larry Silverstein) qu’ils “avaient pris la décision d’effondrer la tour no7 (“pull it” en anglais dans l’interview initiale…)”, ce qui suppose que des explosifs devaient déjà être présents dans la tour et explique le pourquoi cette tour, qui n’a jamais été touchée par un avion mais que par des débris épars, s’est effondrée droite à la vitesse de la chute libre (sans aucune résistance donc) pendant plusieurs secondes.

3-   La preuve faite par deux études indépendantes sur des poussières du site des tours, que des explosifs sous forme de nanothermite militaire, utilisée pour la destruction rapide d’édifices tels des ponts lors d’opérations de sabotage ou de destruction contrôlée civile, était présente ; ceci expliquant le fait que les tours jumelles se soient effondrées après pulvérisation de leur structure interne, là encore à la manière d’une démolition contrôlée.

4-   Les témoignages ignorés par la mascarade de commission d’enquête, des témoins et des équipes de secours faisant état de “fontaines d’acier liquide” qui “ruisselaient” dans les sous-sols des tours et des explosions en succession rapide qui ont été entendues par de nombeux témoins avant l’effondrement des tours.

5-   Du fait qu’aucun débris tels les énormes moteurs Rolls Royce et les ailes de l’avion qui aurait percuté le pentagone n’aient été retrouvés, tout s’étant “vaporisé” dans la chaleur de l’explosion qui suivi l’impact, nous dit-on… Du fait qu’aucune vidéo des quelques centaines caméras de sécurité entourant le pentagone, n’ait montré de manière conclusive et irréfutable que l’avion avait bel et bien percuté le bâtiment.

6-   L’empressement frénétique de faire disparaitre toute preuve et trace du site du crime du WTC, à l’encontre de toute procédure criminelle de base et la mascarade de la commission d’enquête qui ignora tant de témoignages et d’éléments pour conclure ce qu’il avait été décidé de conclure.

Tout ceci est maintenu de manière officielle grâce à la complicité volontaire ou panurgiste des médias complacents sinon complices, dont les tenants sont maintenus dans la peur.

Depuis, l’empire a envahi l’Afghanistan qu’il continue de bombarder et d’occuper 11 ans plus tard, a envahi l’Irak en justifiant l’invasion par un mensonge supplémentaire: celui des fameuses armes de destruction massive qu’aurait possédé l’ancienne propriété de la CIA Saddam Hussein (à l’instar d’un Ben Laden du reste), armes que l’on a jamais trouvées mais qu’importe, l’Irak était détruit. Des guerres ont été et sont toujours menées directement ou par proxy au Soudan, en Somalie, au Yémen en Libye et en Syrie, en attendant les pièces de résistance: l’Iran, la Russie et la Chine.

Lorsqu’on observe et analyse le monde et ses évènements économiques et géopolitiques, étroitement imbriqués les uns dans les autres, on ne peut pas manquer de constater que la pierre angulaire du monde mortifère dans lequel nous vivons aujourd’hui est le 11 Septembre 2001. C’est au nom de ces évènements qui ont coûtés la vie à 3000 sacrifiés, que les gouvernements corporatifs fascistes successifs des Etats-Unis, ont détruit pas à pas les libertés civiles dans leur pays par le biais de décrets tels le Patriot Act et le NDAA qui ne sont que des destructeurs de constitution, que l’argent coule à flot pour les industries du complexe militaro-industriel et de la sécurité en Amérique et ailleurs, que l’Amérique peut tenter de réaliser son hégémon, qu’elle pense être de “droit divin”, sur le monde aidée par ses alliés volontaires ou forcés et peut imposer juqu’à maintenant au reste du monde de continuer d’acheter sa dette stratosphérique de plus de 16 000 milliards de dollars, à la pointe des ses canons et de ses missiles de croisière..

Nous vivons depuis 2001 dans un monde plus que jamais dirigé par le mensonge, la veûlerie, l’agression, la violence et l’arrogance sans borne qu’une petite fraction dite de “l’élite” auto-proclamée, impose au reste du monde.

Au nom de la mémoire de ceux qui sont morts ce jour funeste et de tous ceux qui sont morts depuis, des suites d’avoir été présents sur les lieux et qui meurent à petit feu de maladies diverses contractées sur place, ou de ceux qui sont morts sous les décombres de leur maison dans leur pays bombardé par les forces de l’axe impérialiste Washington-Londres-Paris-Rome sans aucune autre raison que la fable officielle maintenue des attentats du 11 Septembre, une véritable enquête se doit d’être ouverte, tenant compte de tous les éléments à disposition pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Nous avons déjà dit ici et le répétons: le 11 Septembre 2001 est la clef du monde obscurantiste dans lequel nous vivons aujourd’hui. Nous avons besoin de cette clef pour non seulement comprendre ce qu’il se passe, mais également pour arrêter les massacres et les crimes commis en son nom et en notre nom depuis et à venir.

Une fois de plus, nous devons nous réapproprier l’histoire qui a été détournée au profit de la même clique oligarchique.

L’histoire est une arme, pour l’heure et depuis bien trop longtemps, elle ne sert qu’à l’oligarchie pour parachever son œuvre de destruction et de contrôle.

Nous avons le pouvoir de changer cela… Maintenant !

*  *  *

A lire sur le sujet:

http://resistance71.wordpress.com/2011/10/20/nouvel-ordre-mondial-la-collusion-entre-washington-et-le-terrorisme-terrorisme-detat/

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