Chute de l’empire ou avènement du Nouvel Ordre Mondial ?…

Nous avons traduit ici la dernière analyse en date du Dr. Paul Craig Roberts, qui nous dresse un tableau des plus réalistes de l’illusion de la puissance impérialiste américaine. L’empire est en phase d’effondrement, comme tous les autres empires avant lui. Il a toujours malheureusement une énorme capacité de destruction et de chaos en provoquant une guerre totale, nucléaire ou non, et la destruction de l’économie mondiale. Dans une optique géopolitique classique, son analyse est comme d’habitude très pertinente, mais si on se base sur une optique du Nouvel Ordre Mondial voulu par la clique de psychopathes aux commandes, voici ce que nous pourrions dire:

Tout fonctionne comme prévu !.. L’économie mondiale est au bord de l’abîme, les guerres régionales font rages, le chaos renforce la division des peuples pour mieux les contrôler et nous nous acheminons vers un scenario potentiel de 3ème guerre mondiale. Les oligarques ont écrit ce scenario. Ils en ont la solution: un état fasciste mondial supranational, géré dictatorialement par un cartel de représentants des grosses banques et des grosses industries transnationales, qu’ils imposeront au travers d’une structure de départ: ONU-FMI-Banque Mondiale, l’ossature du Nouvel Ordre Mondial. Ils feront du chantage à la guerre nucléaire à la Russie et à la Chine pour qu’elles acceptent de prendre part à la grille du goulag mondial. Ces deux pays tiendront-ils tête à l’oligarchie ? Si oui, on est reparti vers une nouvelle guerre froide, si non, la nasse du goulag planétaire se refermera sur les peuples.

Quoi qu’il en soit, il y aura une fenêtre propice pour que nous les peuples reprenions solidairement notre destin en main et créions la société autogestionnaire, non autoritaire, sans état ni gouvernement du futur. Ce sera à nous de saisir cette chance, ou nous deviendrons témoins et acteurs de notre extermination par l’oligarchie eugéniste qui nous hait plus que toute autre chose…

"Un grand nombre de gens détesteront le Nouvel Ordre Mondial et mourront le combattant" ( H.G. Wells "The New World Order" – 1940 -)

Résistance 71 –

 

*  *  *

 

L’effondrement de l’économie américaine et la “fin du monde”

 

Par Dr. Paul Craig Roberts

Le 9 Juillet 2012

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=31825

et

http://www.paulcraigroberts.org/2012/07/08/the-collapsing-us-economy-end-world/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Dans une colonne récente, “Le monde peut-il survivre la déception de Washington ?”, j’avais promis d’examiner si l’économie américaine allait s’effondrer avant Washington dans son effort de poursuite de l’hégémonie mondiale qui nous amène à la confrontation avec la Russie et la Chine. Ceci va sûrement devenir un sujet intarissable sur ce site internet, ainsi donc cet article ne constitue pas le dernier mot sur le sujet. Washington est en guerre depuis Octobre 2001 et que le président George W. Bush conconcta une excuse pour ordonner l’invasion de l’Afghanistan. Puis cette guerre fut mise sur un strapontin lorsqu’il concocta une autre excuse pour l’invasion de l’Irak en 2003, une guerre qui s’est déroulée sur une période de 8 ans sans succès signifiant et qui a laissé l’Irak dans un chaos total avec des douzaines de morts et de blessés chaque jour qui passe, un nouvel homme fort à la place de celui qui fut illégalement exécuté et la forte possibilité que la violence ne dégénère en guerre civile. Dès son élection, le président Obama envoya, de manière inconsidérée, plus de troupes en Afghanistan et renouvela l’intensité de cette guerre, maintenant dans sa 11 ème année, et ce sans succès.

Ces deux guerres ont coûté très cher. D’après des estimations de Joseph Stiglitz et de Linda Bilmes, lorsque l’on compte tous les frais, l’invasion de l’Irak a coûté aux contribuables américains 3000 milliards de dollars. Idem pour la guerre en Afghanistan. En d’autres termes, ces deux guerres inutiles ont doublé la dette publique américaine. Ceci est la raison pour laquelle il n’y a pas d’argent pour la sécurité sociale, le medicare, medicaid, les bons repas et tickets de vivres, l’environnement et le filet de protection sociale.

Les Américains n’ont absolument rien tiré de ces guerres, mais comme la dette encourue pour celles-ci ne sera jamais payée, les contribuables américains actuels et leurs descendants devront continuer à payer les intérêts sur 6000 milliard de dollars de dette de guerre à perpétuité. Comme ceci ne suffit bien évidemment pas, le régime Bush/Obama continue des opérations militaires en violation complète de la loi internationale au Pakistan, au Yémen, en Afrique, a organisé le renversement du gouvernement libyen par conflit armé, est en ce moment même en train d’essayer de renverser le gouvernement de la Syrie et continue de pousser ses forces militaires contre l’Iran. Trouvant les ennemis musulmans que Washington s’est créé pas suffisant pour ses énergies et budget, Washington a encerclé la Russie de bases militaires et fait de même pour la Chine. Washington a annoncé que le gros de ses forces navales sera transféré dans le Pacifique dans les quelques prochaines années, est en train de reconstruire sa base navale aux Philippines, en construit une nouvelle sur une île de la Corée du Sud, acquiert une base navale au Vietnam ainsi que des bases aériennes et de troupes au sol dans le reste de l’Asie. Washington essaie en ce moment même d’acheter par voies de corruption une ancienne base aérienne qu’elle utilisait en Thaïlande durant le guerre du Vietnam.

Il y a de l’opposition dans la mesure où le pays ne veut pas être aspiré dans le conflit orchestré par Washington contre la Chine. Minimisant la véritable raison pour récupérer cette ancienne base, Washington a dit au gouvernement thaïlandais, d’après la presse thaïlandaise, que “la base était importante à des fins humanitaires”. Cela n’a pas pris, alors Washington et la NASA ont demandé de concert que la base soit mise à leur disposition afin de mener des “expériences météorologiques”.

Cette nouvelle ruse sera t’elle suffisante ?.. Cela reste à voir. Les fusilliers marins américains ont été envoyés en Australie et un peu partout en Asie. Museler la Russie, la Chine et l’Iran est une tâche énorme pour une nation qui est financièrement en banqueroute. Entre les guerres et les banksters, le régime Bush/Obama a réussi à doubler la dette nationale tout en étant incapable de redresser l’économie maintenant en état de désintégration complète et soulager la misère grandissante du peuple américain. Les graphiques ci-dessous proviennent de www.shadowstats.com (NdT: voir les graphiques sur l’article original en anglais). Le déficit du budget américain s’ajoute à une dette accumulée de 1500 milliards de dollars annuels avec aucune perspective de diminution. Le système financier est détruit et demande des injections d’argent en permanence sous la forme de plan de sauvetage. L’économie a explosé et n’a pas été capable de fournir des emplois à hauts revenus, de fait, de créer même quelques emplois signifiant. Malgré des années de croissance démographique, l’emploi salarié est à la mi-Juin 2012 au même niveau qu’il ne l’était en 2005 et très largement en dessous de ce qu’il était en 2008. Et pourtant le gouvernement et ses médias de la pressetituée continuent à nous matraquer du fait que nous serions en période de convalescence, de récupération. D’après les statistiques du bureau national de l’emploi, il y avait en 2011, 1 million d’emplois de plus qu’en 2002. Sachant qu’il faut créer 150 000 emplois nouveaux par mois pour rester à niveau avec l’augmentation de la population, ceci nous laisse un déficit d’emploi sur une décennie de l’ordre de 15 millions d’emplois.

Les taux de chômage et d’inflation réels sont bien plus hauts que ceux officiellement rapportés. Dans de précédents articles, j’avais expliqué en me basant sur les travaux du statisticien John Williams de shadowstats.com, les raisons du pourquoi les chiffres officiels des manchettes de journaux et de télé étaient de grosses sous-estimations. La statistique U3 du taux de chômage officiel à 8,2% ne tient pas compte des travailleurs qui ont arrêtés de chercher un emploi. Le gouvernement a un autre indice (U6) qui est très rarement publié, celui qui tient compte des travailleurs découragés sur le court-terme, ce taux est de 15%. Quand on y ajoute ceux qui ne cherchent plus d’emplois depuis plus longtemps, la taux de chômage aux Etats-Unis est aujourd’hui de l’ordre de 22%, un chiffre bien plus proche de celui de la grande dépression économique des années 1930 que des taux impliquant les quelques récessions de l’après guerre. Les changements de manière de calcul du taux d’inflation ont détruit l’Index de consommation (CPI), comme mesure de calcul du coût de la vie.

La nouvelle méthodologie est basée sur la substitution. Si le prix d’un article de l’index augmente, un prix alternatif plus bas prend sa place. De plus, des hausses de prix sont étiquettées sous la forme d’une augmentation de la qualité, que ce soit vrai ou pas et ne figurent ainsi pas dans l’index CPI. Les gens doivent toujours payer plus cher, mais cela n’est pas compté comme inflation. En ce moment, le taux de substitution de l’inflation est de l’ordre de 2% ; mais lorsqu’on mesure le taux d’inflation en comparaison du véritable coût de la vie, le taux d’inflation réel est de 5%. L’index de misère est la somme des taux de chômage et d’inflation. Celui-ci dépend actuellement de l’utilisation ou non des mesures bidouillées, ce qui sous-estime l’index de misère, ou si on utilise les anciennes mesures qui le mesure de manière précise. Avant l’élection de Novembre 1980, l’index de misère aux Etats-Unis parvint à 22%, ce qui fut une des raisons essentielles de la victoire de Reagan sur le président Carter.

Aujourd’hui, si nous utilisons l’ancienne méthodologie, l’index de misère est à 27%. Mais si on utilise les nouvelles mesures bidouillées, il n’est que de 10%. La sous-estimation de l’inflation sert à fortifier le PIB. Le PIB est calculé en dollars actuels. Pour être capable de savoir si le PIB a augmenté à cause de la hausse des prix ou à cause d’une véritable ferveur économique, le PIB est dégonflé par le CPI. Plus le taux d’inflation est haut, moins l’augmentation est réelle et inversement. Lorsque la méthodologie de substitution est utilisée pour mesurer l’inflation, l’économie américaine a expérimenté alors une véritable augmentation dans ce début de XXIème siècle à l’exception d’une forte baisse dans la période 2008-2010. Mais si la méthodologie basée sur le coût de la vie est utilisée, à part une très courte période en 2004, l’économie américaine n’a pas enregistré de croissance depuis l’année 2000. Dans le graphique ci-dessus, la mesure la plus basse (bleue) du véritable PIB est dégonflée avec la méthodologie incluant le coût de la vie. La mesure la plus haute du PIB (rouge), dégonfle le PIB en utilisant la méthode de substitution. Le manque d’emplois et de véritable croissance du PIB vont de paire avec le déclin du véritable revenu moyen des ménages.

L’augmentation de la dette des consommateurs a compensé le manque d’augmentation des revenus et cela a maintenu l’économie jusqu’à ce que les consommateurs aient épuisé toutes les possibilités de s’endetter encore plus. Avec le consommateur annihilé, l’espoir de recroissance économique est très très mince. Les politiciens et la réserve fédérale rendent cet état de fait encore pire. A une époque de chômage intensif, et de ménages sous pression par la dette, les politiciens au niveau local, de l’État, ou fédéral font des coupes drastiques dans les budgets pour la santé, les retraites, les tickets de vivres, les allocations logement et bien d’autres éléments du filet de sécurité sociale. Ces coupes bien sûr, réduisent encore plus la demande et la capacité monnétaire des Américains à simplement survire. Le réserve fédérale a des taux d’intérêts si bas, que les retraités et ceux qui vivent de leurs économies ne peuvent plus rien gagner de leur argent placé. Les taux d’intérêts payés sur les bons du trésor sont plus bas que le taux de l’inflation.

Pour vivre des revenus d’intérêts, une personne doit acheter de la dette grecque, italienne ou espagnole et prendre le risque de perdre du capital investit. La politique de la réserve fédérale à taux d’intérêt négatif, force les retraités à dépenser leur capital afin de pouvoir vivre. En d’autres termes, la politique de la réserve fédérale détruit les économies personnelles des épargnants alors que ceux-ci sont obligés de dépenser leur capital afin de couvrir leur coût de la vie. En Juin, la réserve fédérale a déclaré qu’elle allait continuer sa politique de descente des taux d’intérêts, cette fois-ci en se concentrant sur les bons du trésor à long terme.

La réserve fédérale a dit qu’elle achèterait 400 milliards de dollars de bons du trésor à 30 ans. Tirer les taux d’intérêts vers le bas veut dire augmenter le prix de l’obligation. Avec des obligations sur 5 ans ne payant que 7/10 d’un pourcent et des bonds à 10 ans ne payant que 1,6%, sous le taux officiel d’inflation, les Américains maintenant désespérés de générer quelques revenus sur leurs investissements se rabattent sur les obligations à 30 ans qui paient actuellement 2,7% d’intérêts. Mais le prix de l’obligation étant très haut, cela peut générer des pertes de capital. La monétisation de la dette de la réserve fédérale ou une chute de la valeur d’échange du dollar alors que des pays sortent du dollar pour ajuster leur compte de paiements, pourraient déclancher une inflation qui serait vite hors de contrôle de la réserve fédérale. Lorsque les taux d’intérêts montent, les prix de l’obligation descendent. En d’autres termes, les bons du trésor sont maintenant la bulle que représentaient l’immobilier, la bourse et les marchés dérivés auparavant. Lorsque cette bulle va exploser, les Américains en seront pour un nouveau choc dans leurs biens et économies. Cela n’a aucun sens d’investir dans des obligations à très long terme à taux d’intérêt négatif alors que le gouvernement accumule de la dette que la réserve fédérale monétarise et que les autres nations se retirent de l’inondation de dollars.

La possibilité d’une augmentation de l’inflation est très importante dès lors que la dette est monétarisée ainsi que par l’exposition à une baisse de la valeur d’échange du dollar. Quoi qu’il en soit, les gérants de portefeuilles d’obligations se doivent de suivre le troupeau vers des maturités à bien plus long terme, ou voir leur performance en comparaison de leurs pairs descendre au fin fond des classements.

Quelques investisseurs particuliers et des banques centrales étrangères, anticipant la perte de valeur du dollar, accumulent des lingots  d’or et d’argent. Réalisant le danger pour le dollar et sa politique pour l’augmentation rapide du lingot depuis 2011, la réserve fédérale a contrecarré cela. Quand la demande physique du lingot fait monter le prix, des ventes de lingots sur le marché papier sont utilisées pour tirer les prix vers le bas. De manière similaire, lorsque les investisseurs commencent à fuir les bons du trésor, causant une augmentation du taux d’intérêt, JP Morgan et autres dépendances de la réserve fédérale, vendent du taux-d’intérêt swaps, ainsi contre-balançant l’effet sur les taux d’intérêt et les ventes d’obligations. (Gardez présent à l’esprit que les taux d’intérêt montent lorsque le prix des obligations chutent et vice versa). Le fait de savoir cela fait comprendre que mis à part le 1% de possédants, les revenus et la richesse des Américains subissent des chutes dramatiques dans les grandes largeurs.

De 2002 à 2011, l’économie a perdu 3,5 millions d’emplois manufacturiers. Ces boulots furent remplacés par des petits boulots à bas salaires de serveuses et de barmen (1 189 000), des boulots de services de santé ambulants (1 512 000) et des boulots d’assistance sociale (578 000). Ces boulots de remplacement dans les services domestiques veulent dire que sur une base nette, le revenu du consommateur américain est sorti du pays. De manière claire et évidente, la délocalisation du travail a diminué le revenu à disposition de la consommation états-unien ainsi que le PIB, et de concert l’emploi. Malgré le manque fondamental d’une base économique solide, les aspirations hégémoniques de Washington demeurent inchangées. D’autres pays sont grandement amusés de l’inconscience de Washington. La Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud (BRICS) forment un accord pour abandonner le dollar US comme monnaie de règlement international entr’eux.

Le 4 Juillet le quotidien China Daily a rapporté: “Des politiciens japonais et d’éminents universitaires chinois et japonais ont insisté Mardi pour que Tokyo abandonne sa politique étrangère rétrograde de pencher vers l’occident et d’accepter la Chine comme un partenaire clé aussi important que les Etats-Unis. Le consensus de Tokyo, une déclaration commune publiée à la fin du forum Pékin-Tokyo, a aussi appelé les deux pays à augmenter leurs échanges commerciaux et de promouvoir un accord de libre-échange entre la Chine, le Japon et la Corée du Sud.”

Ceci veut dire que le Japon entre en lice.

Le gouvernement chinois, bien plus intelligent que celui de Washington, répond aux menaces militaires de Washington en écartant deux de ses plus grands alliés asiatiques. Alors que l’économie chinoise est maintenant aussi importante que celle des Etats-Unis et possède une base bien plus solide, et alors que le Japon a maintenant bien plus d’échanges commerciaux avec la Chine qu’avec les Etats-Unis, la séduction est tentante. De plus, la Chine est voisine, Washington lointaine et noyée dans son arrogance. Washington qui a fait un bras d’honneur à la loi internationale et à sa propre loi et constitution, avec son arrogance et ses multiples guerres inutiles et illégales et avec ses certitudes d’avoir le droit de faire assassiner ses propres citoyens et ceux de ses alliés comme le Pakistan, ont fait des Etats-Unis un état paria.

Washington contrôle toujours ses marionnettes de l’OTAN qu’elles a achetées et continue de soudoyer, mais ces marionnettes sont submergées par des problèmes de dettes dérivatives que leur a amené Wall Street et par leurs dettes souveraines, dont quelques unes furent couvertes par Goldman Sachs de Wall Street.

L’Europe est suspendue dans le vide et n’a pas d’argent pour financer les guerres hégémoniques de Washington.

Washington devient un élément détesté et isolé de la communauté mondiale. Washington a acheté l’Europe, le Canada, l’Australie, l’ancien état soviétique de Géorgie (et presque l’Ukraine) et la Colombie. Et elle continue ses efforts pour acheter le reste du monde, mais les sentiments se retournent contre l’état gestapiste qui s’est montré être sans loi, sans pitié et totalement indifférent voire même hostile, à la vie humaine et aux droits de l’Homme.

Un gouvernement, dont l’armée fut incapable d’occuper l’Irak avec l’aide du Royaume-Uni, après huit ans et fut obligé de mettre fin au conflit en faisant payer les “insurgés” par son armée afin qu’ils arrêtent de tuer des soldats américains et un gouvernement dont l’armée a été incapable de mettre à mal quelques milliers de Talibans légèrement armés après 11 ans, est très certainement au delà de ses capacités quant à organiser une guerre contre l’Iran, la Russie et la Chine.

La seule chance de Washington de prévaloir dans ce conflit qu’elle semble vouloir, serait d’utiliser la première les armes nucléaires, en prenant ses opposants diabolisés par surprise en les vitrifiant. En d’autres termes, en éliminant toute vie sur terre. Est-ce là le programme de Washington révélé par le va t’en guerre néoconservateur Bill Kristol, qui n’a eu aucune honte à demander publiquement: “Pourquoi avoir des armes nucléaires si vous ne pouvez pas les utiliser ?”

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8 Réponses à “Chute de l’empire ou avènement du Nouvel Ordre Mondial ?…”

  1. Je suis vraiment tout à fait d’accord avec l’introduction de Résistance 71 à ce texte,mais je voudrais y ajouter quelques éléments dont on parle fort peu dans la Francophonie mais qui font l’objet d’analyse et de commentaires en Amérique Latine qui est sous la menace directe de méthodes de guerre qui ne sont pas nouvelles mais qui constituent la poursuite et le perfectionnement de celles qui ont permis à l’Empire d’éliminer toute une génération de résistants de cette région du monde au siècle passé, principalement dans les décennies comprises entre 1960 et 1990, elles sévissait déjà avant et n’ont jamais cessé depuis mais dans une moindre intensité.
    Comme le disait Obama dans son discours au Pentagone en janvier, les guerres à venir mettront l’accent sur les guerres secrètes. La mise en pratique de cela consiste en un pouvoir devenu quasi discrétionnaire accordé au Commando des Opérations Spéciales, qui sont à présent placé sous la direction du Président…. un changement plus que notable, puisque au siècle les acteurs de la guerre secrète menaient hors gouvernement et hors des sphères présidentielles des guerres dont ils dictaient eux-mêmes les règles.
    Ainsi concernant l’Opération Condor en Amérique Latine :
    Scherrer [qui centralise les données des opérations conjointes] [informa ses chefs]dans un rapport [...]: « Opération Condor est le nom de code de la compilation, de l’échange et de l’archivage de données du renseignement [militaire] au sujet des personnes [qualifiées d’adversaires politiques], récemment établie entre les services qui collaborent entre eux afin d’éliminer [leurs adversaires politiques] dans ces pays. De plus, l’Opération Condor mènent à leur fin des opérations conjointes contre ses cibles dans les pays membres (…),»
    Mais encore :
    Une troisième phase, plus secrète, de Condor consiste à former des équipes spéciales des pays membres pour qu’elles voyagent dans le monde entier, et dans des pays non membres; pour mettre en pratique les sanctions [qui incluent] l’assassinat, [des adversaires politiques] des pays membres de l’Opération Condor. Un exemple ; si un [adversaire politique] ou un [appui de l’organisation politique adversaire] est localisé en Europe, une équipe spéciale de l’opération Condor sera envoyée pour localiser et surveiller la cible. Quand la localisation et la surveillance ont abouti, une seconde équipe de Condor de rendra sur place pour mener à bien la sanction effective contre la cible.
    Dans Le FBI et l’Opération Condor
    http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-le-fbi-et-l-operation-condor-108027216.html par Par Percy Francisco Alvarado Godoy

    Voir aussi les travaux du journaliste d’investigation des sujets militaires Nick Turse… en original en Anglais mais dont il existe des traductions en espagnol :

    Sans entrer ici dans les détails, ce sont ces mêmes méthodes qui sont appliquées aujourd’hui, mais perfectionnées par de longues pratiques et le développement des techniques et équipements. Le Commando des Opérations Spéciales est devenu le secteur clé des guerres US, ils opèrent à partir de 120 pays, et forment dans le monde entiers les militaires, forces de polices locales et paramilitaires à ses méthodes. Ce sont eux qui établissent ces fameuses listes noires de cibles à abattre… qui divertissent tellement Obama… et qui ne concernent pas que les "terroristes" mais bien tous ceux qui s’élèvent contre le nouveau grand désordre de l’Empire. (NGDE)

    Quoiqu’il en soit je suis assez rassurée au milieu de toutes les conjectures oiseuses qui circulent, moussent et brouillent les pistes actuellement que voir que d’autre partagent ce point de vue :
    Tout fonctionne comme prévu….
    encore que d’autres parts une tempête de grains de sables se préparent à bloquer leur machine, mais l’Europe est de loin à la traîne !

    • Merci de cette contribution tout à fait juste. N’oublions pas à ce sujet l’impact de l’entraînement que les forces de terrain de l’opération Condor recevaient (et reçoivent encore même si le nom d’oiseau a changé…) à la tristement célèbre "école des Amériques" (School of Americas), à l’époque basée au Panama, rapatriée depuis dans l’état de Georgie au pays du goulag levant. L’école des Amériques a employé dès les années 1950 d’anciens nazis, SS et psychopathes affiliés pour former les tortionnaires brésiliens, guatémaltèques, chiliens, argentins, paraguayens et consorts…
      L’ennemi n’est plus le "communisme" (pourtant établi et financé par Wall Street et la City de Londres comme nous l’avons démontré sur ce blog grâce aux traductions des travaux du professeur Sutton), mais… nous, les peuples de la planète.

      Ce qui est toujours assez sidérant, considérant la masse d’info alternative disponible, est que les oligarques arrivent toujours à trouver des abrutis pour faire le sale boulot pour eux… Mais bon… lâcher la bride aux psychopathes choisis est tellement facile…

      Nous pensons que si le Nouvel Ordre Mondial doit être arrêté, il le sera par les peuples. Personne d’autres ne pourra faire le boulot. La fenêtre d’opportunité va s’ouvrir, ce sera à nous, les peuples, de la saisir pour transformer la société et sauver l’humanité du cataclysme eugénique qui l’attend aux mains des ordures aux commandes actuellement. On peut penser que si un bout de chemin a été parcouru en quelques années sur l’éveil d’une franges des populations, partout, qu’il y a encore un énorme fossé pour éveiller suffisamment de conscience. L’observation serait juste, mais il suffit maintenant de peu de chose pour atteindre une masse critique suffisante… Le moment venu, les peuples répondront à l’appel, comme ils l’ont toujours fait dans l’Histoire ! Ce ne sera pas un pique-nique, mais les peuples et l’humanité prévaudront !

      Merci de partager un angle de vision complémentaire au notre.

      fraternellement.

      R71

  2. Les dés sont jetés.
    Qu’il y ait "plan" ou non change t’il quelque chose en fait ?
    C’est au quotidien que l’on coule.
    Et nous sommes acteurs de ce naufrage.
    Ce qui se trame en Europe, pour ne parler que d’ "ici", ne peut que nous pousser vers une prise en mains de notre avenir.
    Laisser filer serait criminel.

    • Forger le contre-pouvoir autogestionnaire antiautoritaire est la seule solution viable à notre sens…
      La situation économique qui se dégrade va pousser à toujours plus de solidarité et d’entraide mutuelle, de là à l’autogestion, un petit pas qui pourra vite être franchi…

      On y viendra, c’est l’évidence même, quand ?… affaire à suivre…

  3. [...] L’analyse est très fine et complète, bien qu’un peu longue, elle mérite la lecture car les mois à venir sont capitaux pour la suite de l’histoire, que cela soit la notre comme celle de la planète, et je dis cela aller dans le catastrophisme, c’est malheureusement une réalité. Disons-le franchement, la situation est plus que tendue et si apocalypse financière il doit y avoir lieu, elle risque de survenir avec la chute des USA si bien sur ils ne parviennent pas à couler l’Europe en premier. Quand à l’âme guerrière américaine, les grands justiciers vont devoir prendre les bonnes décisions, ils ne peuvent plus reculer de toute manière, le mensonge est trop grand, ils sont allés trop loin et pourront difficilement reculer… Traduit par Résistance 71 [...]

  4. [...] 12/07/2012 by Je veux de l'info in Actualités alternatives | Leave a comment Traduit par Résistance 71 [...]

  5. Syrian conflict exposes America’s “Axis of Evil”

    by Finian Cunningham

    Global Research, July 11, 2012
    Press TV

    The people of the world should be very thankful to Syria. For in this agonizing time, the conflict-torn country is revealing an important truth. From the bloodshed, ravages and mayhem that the Syrian people are enduring, the world is empowered to see with crystal clarity a crucial fact – the fact of who, and what, is the real cause of violence.

    And this real cause of violence is not just afflicting Syria, but right across the globe.

    Forget about oft-repeated Western admonishments against Islamic extremists, rogue states, corrupt regimes, authoritarian superpowers as being “the enemy” of freedom-loving people. It is the American government and its allies who are the real “axis of evil” confronting the world.

    It is the system of capitalist corruption, elite exploitation and enrichment, and its corollary of imperialist warmongering that the US and its allies uphold – that is what is driving Syria and the rest of the world into poverty, conflict and the brink of catastrophe.

    Ironically, it was 10 years ago when then President George W Bush coined, or rather his speechwriter coined, the phrase “axis of evil”. During his 2002 State of the Union address to the American nation, Bush warned against three countries that “aggressively pursue weapons of mass destruction” that “export terrorism” and are ruled by “an unelected few”.

    He named Iraq, Iran and North Korea as the “axis of evil”.

    Later, the Bush administration would expand the “forces of evil” bearing down on the world to include Cuba, Libya and Syria.

    Of course, being an arrogant superpower intoxicated by its own vanity, the American president offered no evidence to support such outrageous slander – a slander that is still a plank of US foreign policy because it has never been officially retracted.

    If the Western corporate controlled media was truly independent, as it claims, instead of being a servile mouthpiece for elite power, then it could have provided some historical corrective to the preposterous axis of evil slur. The media might have noted that Iraqi ruler Saddam Hussein had actually been installed by the US after a murderous CIA coup against Abdul Karim Qassim. When Bush Jnr made his infamous speech, the people of Iraq had been subjected to a devastating war inflicted by his father, Bush Snr in 1991; and they had borne 10 years of crippling US-instigated economic sanctions that claimed the lives of over one million Iraqi children, which former US secretary of state Madeleine Albright once described as “a price worth paying” in the bid to oust the former American client.

    Turning to Iran, the presumed Western organs of truth could have informed the public that Iran’s government had attained political and economic independence from American tyranny in 1979 after the people of Iran threw out the Washington-backed dictator, Mohammed Reza Shah Pahlavi. The Shah, along with his brutal SAVAK secret police, was installed by the US in 1953 as an absolute monarch after the CIA and British MI6 overthrow the democratically elected government of Prime Minister Mohammed Mossadegh because the latter dared to harness Persian oil wealth for the benefit of the people rather than the pockets of Western capitalists.

    As for North Korea and its reclusive communist regime, whatever its internal problems, the Western media could have put Bush’s axis of evil label into perspective by pointing out that the Asian country has not waged war on any neighbour and has no substantiated links to international terrorism. Indeed, North Korea’s obscurity and underdevelopment can in large measure be attributed to America’s war of aggression on the Korean Peninsula during the early 1950s in which the people of northern Korea were forced to live in caves to escape from the carpet-bombing inferno that the US unleashed. Officially, the people of North Korea still live under the threat of annihilation by the US because Washington never signed an armistice in mid-1953 when hostilities ended.

    The supine Western media would never acknowledge the obvious: that the real reason for Washington creating an “axis of evil” was to bolster its fraudulent narrative of the newly minted “war on terror”. The ruling class of the US and its allies need some kind of external enemy in order to justify their militarism and foreign aggression. For over four decades, the convenient enemy was the “evil Soviet empire”. That allowed the US and its allies to invade and subjugate countries all around the world in the name of “fighting communism” and “defending the free world” when the real, hidden agenda was gaining control of natural resources for Western corporations. From 1945 to the 1990s, the US and its European allies conducted overt and covert military interventions in more than 50 countries around the world, from Latin America to the Caribbean, from Africa to the Middle East and Asia. That is an average of one military intervention for every year. It is estimated that the death toll from these US-led coups, subversions, proxy wars and all-out wars, such as in Vietnam, amount to well over 10 million people. A Western holocaust in the service of capital.

    With the sudden collapse of the Soviet Union in 1990-91, the Western powers needed to come up with a new enemy to justify imperialist business as usual.

    This was the beginning of the “war of terror” narrative and variations of that, such as “axis of evil” and “weapons of mass destruction”. Rather than a peace dividend manifesting from the ending of the Cold War with the Soviet Union, the American national security doctrine that dominates Western governance was permitted to continue because the US and its allies now had a “new enemy”. Trillion-dollar military budgets would therefore continue to be sustained at the expense of social development, and, crucially, military interference in the affairs of sovereign nations would again be invoked in the name of “defending the free world”. The US spends more on military than all nations of the world combined even as its own society goes into social meltdown from poverty.

    What the official nomination of the axis of evil did not disclose was that the designated culprits had certain other more important attributes. They are, or were in the case of Libya, independent of Western foreign policy, and, in particular, trenchantly critical of US and European support for the decades-long criminal aggression of Israel towards Palestinian people and other Middle Eastern states. Moreover, Iraq, Iran and Libya possess some of the world’s largest known reserves of oil and gas.

    The “axis of evil” epithet was therefore not only a way of maintaining the otherwise obsolete national security doctrine of the US and its allies, it also served to isolate, demonise and target the said countries for “regime change” – that is change to regimes that are pliable to the economic and political dictates of Washington and global capital.

    Of the original six members of the axis of evil, as designated by the Bush administration, Cuba and North Korea are effectively quarantined by Western-imposed embargoes, isolated from balanced international relations and development. Of the other four, Iraq and Libya have been invaded by US-led forces, destroyed and realigned to serve Western interests. The remaining two are Syria and Iran, both of which are being assailed by economic sanctions and Western covert aggression.

    This week, Russia, China and Iran reiterated the reasonable proposition that the people of Syria must be allowed to determine their political future without foreign interference.

    Even Kofi Annan, the Arab League special envoy, who has in the past been keenly accommodating to Western governments, appears to have backed this proposition. Indeed, during his visit to Tehran this week, Annan agreed with Iran’s foreign minister Ali Akhbar Salehi that Western interference in Syrian affairs and supply of weapons must stop.

    What is the position of the US and its allies? Rejecting any internal Syrian solution, Washington, London, Paris and their allies Turkey and the Persian Gulf Arab monarchies have vowed to increase financial and material support for the armed groups that are waging a campaign of terrorist subversion over the past 16 months. The US-led axis insists that Syrian President Bashar Al Assad must go immediately at their say-so. Speaking like a Mafia moll, US secretary of state Hillary Clinton said that Russia and China will be made to “pay a price” for their (reasonable) position. Clinton then made the sinister warning that Assad’s “days are numbered” and that if a political transition does not occur on American terms then the Syrian people face “a catastrophic assault that would be very dangerous not only to Syria, but to the region”.

    That is the mindset and language of a fascist rogue state.

    What is happening in Syria is a heart-rending tragedy. But one positive thing to emerge from the suffering is the glaring truth for the world to see on who exactly constitutes the “axis of evil”. An American president’s words are coming back to haunt in a way that he never imagined. For what the world is witnessing in Syria is the American axis of evil. This truth is obliging us to look back at past decades and to recognise the ultimate source of violence, conflict and wars down through modern history. This truth is compelling us to look at the present with eyes opened as to why poverty, social decay and misery sit alongside unaccountable elite wealth, power and warmongering. The axis of US-led powers that serve a global elite are ransacking their own societies and any other that stands in their way of dominance. And this truth can set us free.

    Finian Cunningham is a frequent contributor to Global Research. Global Research

    Articles by Finian Cunningham

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    • Note: merci d’éviter de mettre les textes de longs articles en anglais, beaucoup de nos lecteurs ne comprennent pas l’anglais…
      Le lien en référence suffit, avec un explicatif en français. Nous ne pouvons pas malheureusement tout traduire, 24 heures dans une journée ne sont pas suffisantes… Nous faisons de notre mieux, de manière sélective et donc subjective il est vrai, pour traduire ce qui nous paraît être le plus "vital" dans les domaines les plus variés.

      Merci de votre compréhension.

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