Illusion démocratique: Présidentielles 2012, chemises brunes et citoyens dupés…

"Les enfants croient au père Noël, les adultes votent…"

– Pierre Desproges –

 

Vient l’heure des magouilles habituelles…

 

Par Résistance 71

 

Le 23 Avril 2012,

 

Le rideau est tombé sur le premier acte de la tartufferie quinquennale…

Les petites marionnettes illusoires du système sont remises à leur place, les brontosaures du néolibéralisme sont là et en “découdront” dans un second tour lénifiant et les grands vainqueurs de cette pathétique mascarade sont les chemises brunes.

Avec un taux de participations de 71% environ contre 74% en 2007 à 17H00 (source Ministère de l’Intérieur du 22 Avril 2012 à 22H51), ce qui devrait se terminer avec un taux de participation de l’ordre de 80% (on attend le chiffre officiel), un constat immédiat s’impose: l’engouement des citoyens pour cette mascarade pseudo-démocratique de la société du spectacle semble être indécrotable et ils en paieront le prix, qui sera élevé au bout du compte, tout à leur détriment bien évidemment quelque soit le vainqueur de ce cirque. Mettons néanmoins un bémol à cela tout de même, car au 20% d’abstention officielle, il convient d’ajouter environ 15% de non-inscrits ayant la capacité de voter, et 2% de votes nuls ou blancs, ce qui amène le taux d’abstention réel dans la zone des 37% sur l’ensemble du potentiel votant de la population. Mention passable… Le but étant au delà des 50% pour délégitimer le système.

Que reste t’il alors ? Deux semaines à venir de pathétiques arrangements d’arrière-boutique et de démagogie écœurante pour essayer de rallier Pierre, Paul ou Jacques à quoi au fait ?… Ah oui ! Au même clocher néolibéral. A la même doctrine de l’austérité (les “différences” ne sont que cosmétiques et illusoires comme toute cette affaire électorale du reste), à la même doctrine impérialiste et belliciste, au même consensus de larbinisation devant les diktats de la haute finance. Bref du jus vert et vert jus au pays des dupes.

Le laminage social de la société spectacle a rempli une fois de plus son but: rendre le paysage politique français copie conforme de ses modèles induits à dessein anglo-saxons où les guignols patentés sont interchangeables à souhait. Nous l’avons dit ici à maintes reprises et le redirons sans cesse: le soi-disant paradigme politique “gauche-droite” est un leurre, il n’existe pas, il n’est que l’outil oligarchique de la division du peuple, seul garant du statu quo capitaliste étatique, coercitif et archaïque.

Citoyens ! Ouvrez les yeux sur cette mascarade ! Sur ce jeu futile et utile qu’au petit nombre qu’on nous fait jouer depuis déjà bien trop longtemps. Assez de futilité ! Le temps d’un retour à la conscience sociale et politique est de rigueur.

Devant les effets pervers incontestables de l’ineptie pseudo-démocratique de la social-démocratie factice, du leurre de cette “démocratie représentative” qui vous fait signer tous les 5 ans et ad vitam aeternam, des chèques en blanc à une clique d’aristocrates, marionnettes des ploutocrates en place derrière le rideau, il n’y a qu’une seule solution:

L’ABSTENTION POLITIQUE !

Non à la gouvernance du parti unique, non au moule abrutissant de la pensée unique asservie à la haute finance et au gros business. Non à la pseudo-droite dépendante dorénavant des chemises brunes, non à la gauche caviar (pseudo-socialiste), paillasson des banquiers !

ABSTENTION ET ACTION DIRECTE POLITIQUE: POUR UNE AUTOGESTION DE LA SOCIETE EGALITAIRE (LIBERTAIRE) !

*  *  *

Voir notre dossier et nombreux articles sur l’Illusion Démocratique

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18 Réponses à “Illusion démocratique: Présidentielles 2012, chemises brunes et citoyens dupés…”

  1. On doit bien se marrer dans les couloirs du FMI, de la BCE, des conseils d’administration en tous genres…
    Le peuple français a signé un chèque en blanc, son agonie sera plus ou moins longue, mais la fin inéluctable.
    Avec la multiplicité des informations dites "alternatives", comment est-il possible de baisser la culotte à ce point là, encore et encore ?
    La propagande fonctionne au taquet, les sédatifs télévisés idem, je ne pige pas…

    • C’est une hypnose collective, difficile de s’en débarrasser, çà prendra du temps… Nous l’avons dis dans notre pamphlet pré-premier tour: il y a un effet indéniable de dissonance cognitive dans cette affaire de vote et d’élections.. Le nombre de gens qui le disent haut et clair: "c’est de la foutaise, nous n’y croyons pas…" et pourtant, ils votent quand même. C’est le déni de la réalité. Un blocage psy, ne plus voter ferait remettre en cause une grande partie de ce en quoi ils croyaient de manière erronée; il est plus facile de brosser tout çà sur le côté et de faire comme si de rien n’était. c’est le mécanisme basique de la dissonance cognitive, dont nous avons parlé ici il y a quelques mois:
      http://resistance71.wordpress.com/2011/07/21/resistance-politique-lesprit-critique-est-source-de-progres/

      Les banquiers sont hilares oui… Maintenant entre Kiri et Bozo les clowns, c’est dans le velours, deux larbins de la finance s’affronteront dans une mascarade démocratique où le dindon de la farce, comme d’habitude sera le peuple.

      Abstention politique massive au second tour… On ne peut pas empêcher l’élection, mais on peut la discréditer avec ampleur et ainsi se donner le droit à la révolte politique. Sans conscience politique valide pour bâtir le contre-pouvoir autogestionnaire nécessaire, l’oligarchie a encore de beaux jours devant elle…

      Mais rien n’est inéluctable, sauf la mort !

  2. 22VLAMarine dit :

    C’est vrai qu’il est abérrant de voir le nabot (NS) arrivé en deuxième position alors qu’il a passé son quinquennat à trahir ses promesses et pourrir la France: pourquoi autant de gens ont revoté Sarkozy???

    1/ çà montre que pour comprendre les choses et donc l’envers du décor et de tomber sur les bonnes infos, maintenant accessibles via internet il faut déjà à la base une volonté de se réinformer, or beaucoup de gens sont complètement baignés dans la propagande et ne se rendent pas compte que tout ce théâtre est factice: eux l’interprète comme réel et donc tout va pour le mieux du monde, après cinq à droite, on passe cinq à gauche, rien de plus normal.

    2/ Pour ceux qui rêvent d’utopie et d’autogestion et blablabla, çà montre le boulot qu’il reste à accomplir pour réveiller les masses ! C’est le travail de chacun certes, agir comme un gentil virus comme dirait Étienne Chouard, mais la désopilante sensation de se heurter à un mur quand on parle de sujets sous un angle différent, çà court-circuite, çà réfute, çà nie en bloc, le coma est profond et le réveil sera violent.

    • Il n’y a que les combats qu’on ne mène pas qui sont perdus d’avance…
      La société libertaire autogestionnaire est l’avenir de l’humanité, la question n’est pas de savoir si cela se réalisera un jour mais quand ?…
      Peut-être pas de notre vivant, mais les graines semées poussent…
      Nous ne sommes que des parties d’un tout qui se cherche…

    • je vous ai donné un point de vue et je n’ai pas eu de réponse. Vous vous placez sous la houlette de Sarkozy et si il y avait une chance qu’il soit réelu ( qui est inexistante ) de devoir l’appuyer dans son programme qui est à l’opposé de ce que vous souhaitez, à savoir sur les 2 questions :

      - la réforme de la BCE, réforme de la fiscalité pour les hauts revenus et démantélement du bouclier fiscal

      - la ferneture des frontières de l’Europe et le rétablissement des droits de douane aux frontières de l’Europe

      dont la droite ne veut entendre parler, donc piégé par votre alliance avec la droite.

      je pense que vous en êtes conscient et je souhaiterais avoir une explication de votre part.

    • Daphilia dit :

      Si vous avez écouté Yvan Blot vous auriez une réponse quant à "l’élection" ou réelection de certains candidats, rajoutez à cela des "magouilles" sur le déroulement des élections : style manque de bulletins de vote au nom de Marine dans certains bureaux de vote en Israel, plus autres fraudes à la Réunion -infos parues dimanche sur le site de nationpresse mais qui ont disparues aujourd’hui??!!- rajoutez à cela les "erreurs" dues aux machines à voter et les votes nuls ou blancs comptabilisés dans un camp choisit d’avance ainsi qu’une minorité que j’estime aux environs de 10%- il y a toujours des indécrottables :( - et cela vous donne le score de SARKÖZY de NAGY-BOCSA étant d’ailleurs parfaitement inconnu de l’état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris.Donc nous avons encore actuellement un sans-papier à la tête de l’Etat français et tous les autres candidats le savent et personne ni même Mme Le Pen qui apparemment dénonçait le mieux avec NDA le "système" n’en a fait mention et qui pourtant est un argument de choc à mon avis !!! Mais je pense que malgré tout le Front National était l’un des plus grands dangers pour le système d’où la "remise" de celui-ci dans l’axe avec un petit crédit de 18% de votes histoire de les calmer ainsi que de la mise en place de Sarkozy -Parce que franchement qui va voter pour lui ?-pour qu’effectivement Hollande passe au second tour comme cela est prévu de longue date !!! Et tantôt nous aurons un émissaire de la haute finance qui prendra la place de Hollande version Monti… on argumentera sur l’étendue de la crise et de ses conséquences et hop, le tour est joué, et comme d’habitude devinez qui va devoir se serrer la ceinture et payer taxe sur taxe ? Allez, nous trouverons bien un jour le courage de leur dire ce que nous pensons ^^… mais d’ici là, apprenons à reserrer les crans de notre ceinture et gardons le sourire :0

  3. Véritéoblige dit :

    @Résistance71

    j’aurais un excellent texte sur les fraudes ayant eu lieu lors des
    dernières élections municipales de 2008.

    Un ami sûr m’écrit:

    "Pour ceux qui croient encore que ce sont les citoyens qui choisiront un président français, n’oublions pas qu’aux élections de 2008 "le système intranet" du ministère français de l’intérieur qui a centralisé tous les résultats de l’élection était hébergé par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS, situé à Denver, Colorado, USA et que les serveurs de cette sociétés se sont "écroulés" à de nombreuses reprises durant la procédure de compilation des résultats…"

    "Sauf erreur, cela signifie, en clair, que "le système intranet" du ministère français de l’intérieur est hébergé par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS, situé à Denver, Colorado, USA.

    Résumons :
    1. La soirée électorale, donc l’élément décisif de la campagne du second tour, a été complètement faussée par une panne informatique.

    2. Contrairement à ce que tous les Français croient, le ministère de l’intérieur ne gère pas lui-même les moyens nécessaires à la production des résultats électoraux officiels, ayant force de loi.

    3. Ce travail décisif pour la démocratie française est confié non seulement à une société privée, mais, mieux encore, à une société américaine, LEVEL 3 COMMUNICATIONS

    4. Vérifications faites à partir d’informations ouvertes disponibles sur Internet, cette importante société américaine se trouve avoir des liens très étroits avec les deux principaux partis politiques américains, le Parti Républicain et le Parti Démocrate, qu’elle finance l’un et l’autre avant chaque élection présidentielle :
    ==> http://www.campaignmoney.com/political/committees/level-3-communications-inc-political-action-committee.asp?cycle=04

    5. La société en question n’a fourni aucune explication sur la panne. Personne n’est donc en mesure de garantir que cette panne n’a pas été volontairement provoquée, à la demande d’un mystérieux commanditaire, pour aboutir aux résultats faux de dimanche soir. Circulez, il n’y a rien à voir !

    6. Mis à part l’article du Monde, aucun média ne s’est interrogé sur ce grave et troublant dysfonctionnement qui entachent le résultat officiel des élections. Personne ne s’interroge non plus sur la fiabilité et les contrôles réels de l’ensemble "machines à voter + serveurs hébergés par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS" qui a également produit les résultats des présidentielles et des législatives.

    7. On nous présente un scénario rocambolesque à base de « serveurs qui s’écroulent » puis « d’adresse de délestage ». Mais ce scénario ne tient pas la route une seconde pour qui connaît un minimum l’informatique : collecter les votes de 25 millions d’inscrits, préalablement centralisés dans une centaine de préfectures, c’est bien le minimum que doit pouvoir faire n’importe quel serveur informatique bon marché."

    Comment si tu es intéressé par le texte entier te le faire parvenir?
    N’est-ce pas trop pour ton site?

  4. >Véritéoblige
    S’il y a fraude, à mon sens elle se "cantonne" aux votes électroniques, notamment des expatriés. Et encore, le risque en vaut-il la chandelle ? Serveurs hébergés aux us, bon, il y a très certainement du logiciel microsoft aussi, certes…
    Mais est-ce bien nécessaire en vérité ?
    Les deux gugus en course au deuxième tour, cela fait des mois qu’ils nous les ont vendus.
    Manifestement le peuple – et ce n’est pas péjoratif – n’a aucune conscience de ce qui se prépare, et cette pseudo alternance suffit à le rassurer.
    C’était courru d’avance : alors la fraude, ça fait lourd je pense.

    • Oui… mais c’est peut-être la répétition générale du second tour !
      La fraude électorale au pays du goulag levant et ses machines électroniques est rampante… Ce sont ces mêmes guignols qui imposent à certaines nations (comme la Russie…) que des ONG infiltrées par la NED et donc la CIA "supervisent" leurs élections… Il ne serait pas surprenant que cela soit fait à distance surtout connaissant le background de "sarko et ses amis américains"…
      Rien ne peut plus surprendre !

  5. doctorix dit :

    Dans tous les cas, je suis heureux de ne plus voir la tête de sarko pendant 5 ans, sauf à la chronique judiciaire, en compagnie des crapules hortefeux, coppé, guéant et autres saltimbanques.
    Pas vous?
    Mais concernant Hollande, voilà comment ça va se passer:

    http://www.la-bas.org/
    Vous verrez comment cette tête à claques se fend la poire en racontant le scénario…
    C’est donc la gauche qui aura l’honneur et le privilège de supprimer les CDI, au nom des libertés…
    Quelques détails de plus ici:

    http://www.legrandsoir.info/le-plan-de-bataille-des-marches.html

    • Oui… Excellente interview.
      Plus voir la gueule de Sarko… On n’y est pas encore… A cet égard le post de Véritéoblige est très instructif !

    • doctorix dit :

      S’il y a fraude, il faudra qu’elle soit colossale, avec 12 points de retard pour le nain.
      Mais pourquoi frauder si le mou et le nain sont les deux faces d’une même pièce?

      • Une option si l’oligarchie veut garder l’actuel à l’Elysée ??. Possible…
        Une chose est certaine: tout vote électronique est sujet à suspicion… De plus, ce type de vote ne laisse aucune trace "papier", aucune vérification solide possible en cas de "litige".

  6. Véritéoblige dit :

    Voilà la suite du texte sur la fraude electronique – c’est long mais je ne possède pas le lien.

    7. On nous présente un scénario rocambolesque à base de « serveurs qui s’écroulent » puis « d’adresse de délestage ». Mais ce scénario ne tient pas la route une seconde pour qui connaît un minimum l’informatique : collecter les votes de 25 millions d’inscrits, préalablement centralisés dans une centaine de préfectures, c’est bien le minimum que doit pouvoir faire n’importe quel serveur informatique bon marché.

    Du reste, on n’a pas attendu mars 2008 pour gérer ce type de situations et les Français ont connu suffisamment de soirées électorales télévisées depuis 40 ans pour savoir que la collecte des résultats ne posait aucun problème par le passé, avec des ordinateurs pourtant infiniment moins puissants que de nos jours. Comme par ailleurs le ministère précise avoir recours à "ce qu’on peut trouver de plus puissant", on est en droit de se poser de très graves questions sur la cause réelle de la « panne ».

    8. Nous voudrions également comprendre pourquoi un gouvernement qui nous rebat les oreilles avec son soutien à l’économie numérique juge préférable d’avoir recours aux services d’une société étrangère pour résoudre un problème bête comme chou, et parfaitement bien résolu depuis des décennies, qui est la simple collecte des résultats électoraux transmis par la centaine de préfectures françaises.

    9. Nous voudrions enfin comprendre pourquoi la France, qui est capable de mettre au point des armes thermonucléaires par des simulations informatiques extraordinairement sophistiquées, qui a été choisi internationalement pour développer le centre de recherche sur la fusion atomique ITER serait incapable de gérer par lui-même l’addition des votes de ses électeurs.

    Conclusion

    Il n’est pas tolérable qu’une société américaine produise, on ne sait comment, ce que le peuple français est censé devoir accepter comme l’expression suprême de la souveraineté populaire. Cette procédure est d’autant moins admissible qu’elle s’accompagne de la mise en place, en nombre croissant, de "machines à voter" électroniques qui produisent des résultats dont l’opacité suscite la défiance d’une écrasante majorité de nos concitoyens.

    Rien ne serait plus grave pour la démocratie et plus périlleux pour la paix civile en France si une suspicion généralisée devait désormais se porter sur la véracité des résultats annoncés à l’issue de toutes nos élections.

    Nous exigeons donc de revenir à la situation antérieure, qui donnait toute satisfaction sans soulever les moindres soupçons. Le ministère de l’intérieur doit obtenir et rendre publiques les explications de son prestataire américain, puis rompre immédiatement ce contrat.

    L’Union Populaire Républicaine envoie le présent texte à l’ensemble des députés et sénateurs de la République, et leur demande que soit créée une commission d’enquête parlementaire sur cette question d’une exceptionnelle gravité.

    Nous leur demandons aussi que soit déposé, le plus rapidement possible, une proposition de loi interdisant toute intervention de sociétés privées dans les opérations électorales, ainsi que tout usage des machines à voter.

    * * * * * * *

    Le scandale du vote électronique se précise

    L’agence France Presse vient de révéler qu’une étude, réalisée par une chercheuse du laboratoire d’informatique de Nantes-Atlantique et portant sur les trois derniers scrutins nationaux, a relevé un nombre " d’erreurs " beaucoup plus élevé dans les bureaux utilisant des ordinateurs de vote que dans les bureaux traditionnels.

    Cette étude, conduite par Mme Chantal Enguehard en relation avec l’Observatoire du vote, est la première recherche quantitative très sérieuse sur la dématérialisation du vote dans les élections politiques en France. Elle a été menée à partir de données provenant de 20.051 bureaux de vote, dont environ un tiers pratiquant le vote électronique, dans 46 communes de référence, dont 24 utilisant des ordinateurs de vote, lors des dernières élections présidentielles (premier et second tour), législatives (1er tour) et municipales (1er tour). Autant dire que l’énormité de la taille de l’échantillon rend l’étude statistiquement incontestable.

    Entre 4 et 8 fois plus "d’erreurs" d’émargement avec le vote électronique

    Les résultats obtenus montrent en premier lieu que le nombre de bureaux "en erreur", c’est-à-dire où le nombre de votes n’est pas égal au nombre d’émargements, est bien plus élevé parmi ceux qui utilisent les machines à voter que dans ceux qui ont recours à l’urne traditionnelle.

    Globalement, sur les quatre tours d’élections étudiés, on relève ces erreurs dans près de 30% des bureaux procédant au vote électronique (29,8%) contre 5,3% de ceux utilisant l’urne.

    Des "erreurs" en augmentation constante

    Lors du premier tour de la présidentielle, on mesure ainsi 3,9 fois plus de bureaux en erreur pour le vote électronique par rapport au vote à l’urne. Ce rapport monte à 7,5 pour les législatives et à 7,8 pour les municipales, selon l’étude. En d’autres termes, il s’aggrave avec le temps !

    Des "erreurs" dont l’ampleur est beaucoup plus importante avec le vote électronique

    Autre enseignement, l’ampleur des erreurs est beaucoup plus importante pour le vote électronique : par exemple, plus de 7,3% des bureaux électroniques dépassent un taux d’erreur de 3 émargements, contre à peine 0,4% des bureaux traditionnels.

    Des " erreurs " qui ne diminuent pas avec l’expérience

    Selon l’étude, la multiplication des scrutins n’entraîne pas une plus grande fiabilité du vote électronique. Malgré la meilleure expérience qu’en ont les électeurs, les taux d’erreur du vote électronique restent toujours très supérieurs à ceux du vote à l’urne. En outre, le taux d’erreur est plus élevé dans les bureaux qui enregistrent le moins d’émargements à l’heure.

    L’étude révèle enfin que la centralisation des résultats en mairie est elle-même source d’erreurs, certaines mairies ne faisant même pas état des écarts entre votes et émargements constatés dans les bureaux, d’autres " rectifiant " même les résultats pour les faire disparaître.

    CONCLUSION : IL FAUT EN REVENIR AU VOTE AVEC LES URNES

    Les résultats statistiques incontestables découverts par Mme Enguehard l’ont conduite à les qualifier elle-même de "choquants ". Cette chercheuse du laboratoire d’informatique de Nantes-Atlantique et l’Observatoire du Vote ont décidé de présenter leur étude au ministère de l’Intérieur et au Conseil constitutionnel.

    Décision intéressante, ils ont aussi décidé de la présenter à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Cette organisation internationale, qui se préoccupe volontiers de la sincérité des élections dans tous les pays du monde, et en particulier dans l’ex-bloc socialiste, devrait assurément porter désormais ses regards sur ce qui se passe au sein des pays de l’Empire euro-atlantiste. Notons au passage que la chercheuse et l’Observatoire du Vote n’ont pas prévu de saisir la Commission européenne de leur étude. Comme si tout le monde avait déjà, inconsciemment, intégré l’idée que les institutions bruxelloises ne sont en aucun cas des remparts contre la dictature qui menace… (voir la position de la Commission en annexe)

    Par ailleurs, Mme Enguehard et l’Observatoire du Vote demandent que les travaux réalisés soient complétés par une étude de plus grande envergure. Il serait notamment du plus haut intérêt de voir si les " erreurs " relevées sont réparties uniformément ou si elles ont une " tendance " à favoriser tel ou tel parti ou groupe de partis. Il serait d’un intérêt non moindre de comparer de façon statistique les résultats obtenus dans les bureaux de vote avec urne et dans les bureaux de vote avec " machine à voter ".

    Il est à cet égard extrêmement préoccupant de constater que la mise en place en France de bureaux de vote avec ordinateurs coïncide avec le recours à une société de service américaine (LEVEL 3 COMMUNICATIONS) chargée… de centraliser les résultats électoraux français dans son centre de Denver au Colorado !

    Cette décision stupéfiante, prise par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, a déjà été dénoncée ici même (cf. notre dossier Les résultats électoraux produits par une société américaine ?). Mais comme elle s’accompagne du taux "d’erreurs" absolument scandaleux de 30% dans les bureaux de vote équipés de " machines à voter ", le doute ne peut désormais que s’instiller dans les esprits : Y aurait-il chez certains la volonté délibérée de truquer les résultats des élections en France ?

    Laisser s’installer un tel doute serait redoutable pour notre démocratie et notre paix civile. C’est pourquoi l’Union Populaire Républicaine (UPR) réclame de nouveau la suppression totale et définitive de toute " machine à voter " sur le territoire de la République et le rapatriement immédiat de tout le processus électoral français en France, avec notamment la dénonciation des contrats entre le ministère français de l’Intérieur et toute société privée française ou étrangère, notamment la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS.

    Source (dont documents et annexe) Union Populaire Républicaine : http://u-p-r.org

    * * * *

    En complément :

    11 mars 2008 – Le ministère de l’intérieur a été perturbé par une panne informatique dimanche soir (article cité dans un précédent dossier de l’UPR Les résultats électoraux produits par une société américaine ?, auquel il est fait référence ci-dessus)

    Les résultats des élections municipales et cantonales ne sont parvenus aux journaux quotidiens que très tardivement dans la nuit du dimanche 10 mars au lundi 11, de façon incomplète, et avec des erreurs. Les serveurs, hébergés par une société externe, se sont écroulés à plusieurs reprises.

    Fait inhabituel, les résultats des élections municipales et cantonales ne sont parvenus aux journaux quotidiens que très tardivement dans la nuit du dimanche 10 mars au lundi 11, de façon incomplète, et avec des erreurs.

    " La première ville de plus de 10 000 habitants est arrivée à 1 heure du matin, avec plus de trois heures de retard par rapport à nos prévisions ", explique ainsi José Bolufer, directeur des services informatiques du groupe Le Monde. Le Monde a fourni les résultats de 753 communes de plus de 10 00 habitants, au lieu des 891 prévues.

    Le ministère de l’intérieur refuse de parler de "bug". Mais il a bien été victime d’une panne informatique majeure.

    Les résultats ont d’abord parcouru le chemin traditionnel : les mairies les ont envoyés, par téléphone ou par fax, dans les préfectures, qui les ont communiqués via un système Intranet au ministère. " La synthèse s’est faite tout à fait normalement ", assure-t-on dans l’entourage de la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie. Mais les serveurs, hébergés par une société externe, dont le ministère n’a pas voulu divulguer le nom, se sont écroulés à plusieurs reprises.

    DÉLESTAGE

    " Dès 22 h 30, nous avons travaillé sur le système de secours, le ministère nous a proposé une adresse de délestage pour accéder aux données ", précise José Bolufer. Le système étant engorgé, les services de l’intérieur ont dû ressaisir les résultats. Le taux de participation définitif n’a été établi que lundi après-midi.

    Le prestataire, qui avait traité les élections présidentielle et législatives de 2007, utilise " ce que l’on peut trouver de plus puissant ", assure Bertrand Maréchaux, directeur des systèmes d’information du ministère. Le fait que ce dernier donnait, pour la première fois, les listes complètes dans les villes de moins de 3 500 habitants, n’est pas de nature à fournir une explication convaincante, d’autant que " la capacité de traitement avait été doublée ". M. Maréchaux confiait, lundi soir, n’avoir toujours pas trouvé " de véritable explication technique ".

    Mme Alliot-Marie, rompant avec l’habitude de la plupart de ses prédécesseurs, s’est refusée dimanche à toute apparition publique pour donner les résultats et s’est contentée d’un communiqué diffusé à 23 h 13.

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