Union Européenne et fascisme galopant… La flicaille mercenaire du N.O.M au banc d’essai

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Cette article rejoint ce que nous disons depuis bien longtemps sur ce blog au sujet de la grille de contrôle du Nouvel Ordre Mondial, projet en cours de réalisation de notre pseudo-« élite » eugéniste et de sa « police » mercenaire transnationale qui n’obéira plus qu’aux corporations/entreprises dans ce qui sera la réalisation fasciste suprême: La fusion des États et des entreprises/banques transnationales… La « gendarmerie européenne » en est le banc d’essai à peine dissimulé… Excellent article qui nous en dit plus.

– Résistance 71 –

 

La dérive fascisante de l’Union Européenne

 

Bernard Gensane

 

20 décembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.legrandsoir.info/union-europeenne-la-derive-fascisante.html

 

Ne soyons pas alarmistes mais lucides.

Récemment, les États-Unis, le Canada et l’Ukraine, ont voté contre une résolution de l’ONU condamnant la glorification du nazisme. Les membres de l’Union européenne se sont abstenus.

La passivité de l’Union européenne face aux nazis, aux cryptos nazis et aux sympathisants nazis quand ils tiennent le haut du pavé ne doit pas surprendre. Un tropisme d’extrême droite s’est installé sur un vieux continent dont on aurait pu penser qu’il était vacciné contre la barbarie fasciste. Parmi les signes qui ne trompent pas, la création d’une force d’intervention militarisée de 3 000 hommes destinée à réprimer brutalement toute contestation populaire ne laisse pas d’inquiéter dans un ensemble qui compte des dizaines de millions de chômeurs et de pauvres.

Le rapport de forces mondial est malheureusement très clair. En mai 2013, la banque JPMorgan Chase – qui, comme Warren Buffet, sait qui a gagné la guerre des classes – pouvait se permettre de demander l’abrogation des constitutions démocratiques établies en Europe après 1945. La banque enjoignait l’Europe d’éradiquer les droits sociaux, les droits des travailleurs, leur liberté d’expression en particulier.

La « mondialisation libérale », c’est aussi cela. Supprimer l’expression démocratique pour que les grandes banques, les fonds d’investissements puissent spéculer et engranger. L’austérité n’est pas une fatalité ou une douloureuse nécessité mais une arme pour faire taire les oppositions à l’hyperbourgeoisie.

Pour que l’ordre règne, pour que le capitalisme puisse mener sa guerre en paix, l’Union européenne s’est donc dotée d’une force d’intervention militarisée de 3 000 hommes, une gendarmerie européenne plus connue sous le nom de EuroGendFor. Elle est basée en Italie, à Vicence. Sa langue de travail est la langue des Parties mais, dans les faits, le Wall Street English.

On ne pourra pas éternellement jouer à faire revoter les peuples qui ont mal voté ou à contourner des référendums par des voies législatives honteuses. La démocratie formelle étant régulièrement bafouée, les expressions populaires seront de plus en plus radicales, violentes, désespérées. D’où la nécessité de prévoir des moyens de répressions coordonnés, européens quoi !

En 1935, Georgi Dimitrov définissait le fascisme comme la dictature terroriste ouverte de la frange la plus réactionnaire de la bourgeoisie impérialiste monopoliste. Il distinguait le fascisme de la dictature réactionnaire classique, l’élément discriminant étant le modernisme et le caractère de masse. On verra plus tard Franco désarchaïser l’économie espagnole avec les technocrates de l’Opus Dei, et surtout Pinochet être le premier expérimentateur des idées de Hayek et de Friedman. En tout état de cause, pour la bourgeoisie, le fascisme est le moyen le plus sûr de spolier les travailleurs, ce que mes concitoyens héninois finiront peut-être par comprendre.

Selon ses statuts, l’EuroGendFor, seule ou conjointement avec d’autres forces répressives, doit être capable d’effectuer toutes les missions de police durant toutes les phases d’une opération de gestion de crise. L’EuroGendFor peut être subordonnée à des autorités civiles ou militaires. Il est fait appel à elle pour des missions de sécurité et d’ordre public ;
 pour surveiller, conseiller, encadrer et superviser les polices locales dans leur travail quotidien ;
 pour surveiller l’espace public, régler la circulation, contrôler les frontières et effectuer des missions générales de renseignement ;
 pour effectuer des enquêtes criminelles, notamment découvrir des délits, retrouver les délinquants et les livrer aux autorités judiciaires compétentes ;
 pour protéger les personnes et les biens et maintenir l’ordre en cas de troubles publics.

Comme le jour viendra sûrement où les Grecs en auront assez de s’entendre dire par les Allemands qu’ils prennent trop de vacances, où les Français seront lassés d’entendre ces mêmes Allemands critiquer leurs services publics « pléthoriques » ou d’entendre les Britanniques leur reprocher leur code du travail trop rigide, une saine colère risque d’exploser. D’où la nécessité de déployer cette force européenne, pensée par l’ancienne ministre de la Défense Alliot-Marie après les batailles de rue dans les « quartiers » en 2005.

L’EuroGendFor cumule les fonctions de police, police judiciaire, gendarmerie (armée) et services secrets. Dans son langage, réprimer des révoltes se dit garantir la « sécurité en territoires de crise européens ». Plus cette police européenne sera nombreuse et compétente moins les États auront à utiliser leurs propres forces de répression.

C’est le Traité de Velsen (septembre 2012) qui règle les interventions d’EuroGendFor. Un « conseil de guerre », sous forme de comité interministériel composé des ministres de la Défense et de la Sécurité des pays membres de l’UE participants, décide de la stratégie d’intervention. La troupe peut être mise en marche soit sur demande, soit après décision de l’UE.

« EuroGendFor » est une troupe policière paramilitaire et des services secrets. Ne peuvent rejoindre EuroGendFor que les États disposant d’une police à statut militaire (la grande majorité des pays européens, donc). Elle unit tous les pouvoirs et moyens militaires, policiers et de services secrets qu’elle peut exercer en collaboration avec des troupes nationales de police et d’armée, après être mandatée par une cellule de crise interministériel dans chaque lieu pour la lutte contre des troubles, contre des révoltes et contre de grandes manifestations. Le ministère fédéral de la Défense a salué l’EuroGendFor en ces termes : « Police ou Armée : Une gendarmerie européenne promet la solution. »

De même que l’armée française affiche des slogans particulièrement creux (« Devenez vous-même », « Pour moi, pour les autres, s’engager »), que l’armée britannique met l’accent sur la formation des esprits (« Mind the gap »), la devise de la gendarmerie européenne est très rassérénante : « Lex Paciferat » (la loi apportera la paix). Cela dit, même si ses soldats doivent respecter le droit en vigueur de l’Etat dans lequel ils interviennent, tous les bâtiments et tous les terrains pris par les troupes sont exterritorialisés et ne sont plus accessibles, y compris pour les autorités nationales. Mais, pour les responsables européens, ne pas devoir utiliser leurs propres forces de répression sera un atout, d’autant qu’on imagine mal les « eurogendarmes » retourner leurs fusils contre leurs supérieurs.

La création de cette gendarmerie européenne sans état d’âme peut être replacée dans le contexte plus général du mercenariat. On peut se dire que, quand les Romains ont utilisé de plus en plus de mercenaires, ce fut le commencement de la fin de l’Empire …

PS : Les pays membres fondateurs de ce corps furent la France (Gendarmerie nationale), 
l’Espagne (Guardia Civil), le
 Portugal (Guarda Nacional Republicana), l’Italie (Carabinieri), les
Pays-Bas (La Marechaussee royale – Koninklijke Marechaussee). La Roumanie a rejoint cette force d’intervention (Jandarmeria Romana). Sont partenaires : la Pologne (Gendarmerie militaire – Żandarmeria Wojskowa) et la Lituanie (Viesojo Saugumo Tarnyba). La Turquie a un statut d’observateur (Jandarma).

 

Entre l’ex-pays du goulag et le pays du goulag levant (ex-USA) guerre froide 2.0 ou guerre nucléaire ?

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Impossible la paix entre Obama et Poutine ?

 

Alfredo Jalife-Rahme

 

20 Décembre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.voltairenet.org/article186248.html

 

Pour le géopoliticien mexicain Alfredo Jalife-Rahme, le conflit entre les États-Unis et la Russie ne se joue pas au niveau de leurs présidents. En témoigne le fait que la propagande anti-Russe est principalement due aux publications liées aux financiers anglo-saxons. La guerre mondiale est déjà là, s’exprimant d’abord sur des théâtres d’opération périphériques et par des cyber-attaques. Si, dans les prochaines années, rien n’est fait par la Maison-Blanche pour contenir le lobby financier, la guerre nucléaire deviendra inévitable.

Je me trouve à Saint-Pétersbourg, seconde cité russe et joyau d’humanisme, avec six millions d’habitants ou presque, et, là, en interaction avec les Russes, je n’arrive pas à comprendre comment on peut imaginer la Russie détachée de l’Europe, que ce soit au plan culturel, économique ou politique, et même plus, de l’Occident en général, comme le voudrait la propagande orwellienne anglo-saxonnne, qui pratique la distorsion sémantique (en anglais « misnomer ») au point d’inclure dans le G-7 le Japon, fort oriental pourtant, depuis la géographie jusqu’à sa culture, mais non la Russie.

Le tandem Wall Street–City qui contrôle étroitement des gouvernements aussi lâches qu’impopulaires (Obama rivalise avec David Cameron, dans la haine citoyenne) incruste donc le Japon, racialement jaune et culturellement oriental, et exclut la Russie, blanche et occidentale, de son Nouvel Occident déboussolé et corrompu.

Embrassée dans un regard holistique, Saint-Pétersbourg, la métropole la plus occidentale de la Russie, il faut le redire, représente l’un des creusets modernes de la véritable civilisation occidentale humaniste : depuis ses incomparables Ballets Russes du théâtre Mariinsy, jusqu’au merveilleux Musée de l’Hermitage, qui détient la plus grande collection de peinture d’Occident, sans compter d’autres attributs qui civilisent chacun, ses églises de rite orthodoxe chrétien (la religion semi-orientale adoptée par Rome au départ, puis par les nouvelles Rome que furent Byzance et enfin Moscou), et ses palais de rêve si italiens par leur architecture, et qui semblent en outre conjuguer Grande-Bretagne, France et Allemagne.

Le grandissime sage chinois Confucius disait que le signe suprême du chaos est dans la confusion linguistique. Exclure la Russie, tant du défunt G-8 que de l’entéléchie d’un Occident vicié par les impératifs géopolitiques du tandem anglo-saxon, et qui plus est, comparer de façon grotesque Poutine à Hitler, alors que c’est la Russie qui a permis la déroute de l’Allemagne nazie, c’est le signe de la perte profonde de syndérèse [1], et c’est faire preuve d’incontinence verbale.

Autre confusion linguistique aux racines géopolitiques, c’est la question byzantine du savoir s’il s’agit d’une nouvelle Guerre froide, selon l’avertissement solennel d’Henry Kissinger et de Mikhaïl Gorbatchev, ou s’il s’agit d’une guerre multidimensionnelle, dominée par un enjeu économique (évoquée par Vladimir Poutine [2] lequel, dans l’entretien désormais célèbre qu’il a accordé à la télévision allemande ARD [3], s’est écrié que l’Otan et les USA ont des bases militaires réparties dans le monde entier, jusqu’aux abords du territoire russe, et que leur nombre ne cesse d’augmenter. Après cet éclat, Poutine a avoué que face à la décision de l’Otan de déployer des forces spéciales près de la frontière russe, Moscou a bel et bien répondu avec des exercices similaires, par exemple dans le Golfe du Mexique [et face aux côtes normandes].

La nouvelle Guerre froide a froidement été déclarée, et son épitomé c’est la guerre économique dont l’effondrement des prix du pétrole, voulu, constitue une attaque décisive contre la Russie.

Dans un long document [4], Vladimir P. Kozine —chef des conseillers de l’Institut russe d’études stratégiques— aborde la « seconde Guerre froide » que les États-Unis et OTAN ont imposée à la Russie, et se demande comment la surmonter ; voici ses quatre axiomes :

  1. US et alliés otanesques doivent mettre fin à toute construction militaire près des frontières russes, ce qui inclut la série d’accords stratégiques sur les armes nucléaires et conventionnelles déjà conclus, et ces pays doivent considérer la Russie comme alliée permanente, et non pas comme ennemie permanente.
  2. Toutes les « sanctions » économiques et financières contre la Russie doivent être levées.
  3. L’Ukraine devra déclarer promettre de s’en tenir à son statut de pays non aligné et non nucléaire pour toujours. À noter qu’au moment de la dissolution de l’URSS, l’Ukraine a cédé une partie de sa dotation en armes nucléaires, tout comme le Belarus et le Khazakstan, sans avoir été récompensée le moins du monde par la communauté internationale bien ingrate.
  4. La communauté internationale doit s’opposer avec fermeté aux tentatives pour faire revivre les hantises de la Deuxième Guerre mondiale et combattre sérieusement toute forme de racisme, xénophobie, nationalisme agressif et chauvinisme.

Ces quatre points devront être abordés dans le cadre d’un sommet spécial USA-Russie, mais pas avec Barack Obama, parce que Kozine le géostratège, estime que c’est « impossible » dans le temps qui lui reste à la présidence.

Il ajoute qu’à la veille d’une guerre nucléaire clarificatrice, les guerres d’aujourd’hui sont des hybrides de guerres conventionnelles et de cyberguerres de désinformation, par le biais d’infiltrations dans les affaires domestiques des autres, débouchant sur des chaos contrôlés et des guerres par alliés interposés (« proxy-wars »).

Kozine se prononce pour une détente globale, qui mette en action, « sous le principe du monde unipolaire, une sécurité mutuelle garantie ».

Il y a une aversion profonde et personnelle des géostratèges russes contre Obama, mais elle n’atteint pas les niveaux de la russophobie massive de Brzezinski le polaco-canadien-usien,

Brzezinski, après avoir tendu un piège mortel à l’URSS en Afghanistan, envisageait de balkaniser ce qui resterait de la Russie en trois morceaux, afin d’incorporer l’Ukraine à l’OTAN, comme il l’énonce dans son livre aujourd’hui caduc Le grand échiquier, livre qui n’avait pas prévu les défaites militaires des USA en Irak et en Afghanistan, ni l’avènement du nouvel ordre tripolaire géostratégique (Russie, USA, Chine).

Le véritable conseiller géostratégique d’Obama n’est autre que le même Brzezinki, jadis conseiller à la sécurité nationale de Carter, et toujours tourmenté par ses phobies ataviques, à 86 ans bien sonnés.

Les géostratèges russes ont perdu tout espoir d’arriver à un accord avec Obama —paix impossible, donc— tandis que ce dernier a tout intérêt à geler le conflit ukrainien le temps qu’il passe les commandes à un Congrès hostile.

Peut-être que les Russes préfèreront attendre le prochain président US, d’ici trois ans, pour négocier.

Ce serait une erreur d’optique subjective d’attribuer aux mandataires russes et états-uniens des politiques qui sont le produit de leurs machines de guerre et de certains groupements d’intérêts.

La posture d’un think tank de la taille de l’Institut russe d’études stratégiques n’a que peu de rapports avec la trivialité de la guerre psychologique, vicieuse propagande noire, qui remplit les pages des publications financiéristes anglosaxonnes, depuis The Economist jusqu’au Wall Street Journal, qui, depuis leur confort boursier, n’en finissent pas d’inciter à la guerre entre les USA et Russie.

Auront-ils assez de bunkers anti-nucléaires où se blottir le jour venu, les funestes banquiers de Wall Street et de la City ?

[1] La syndérèse est, en théologie, la partie la plus élevée de l’âme. D’autres expressions sont aussi utilisées pour la désigner, comme « étincelle de l’âme ».

[2] « « Guerra económica » del G-7 vs. BRICS : Putin compra oro », Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, 23 novembre 2014.

[3] “ARD Interview with Vladimir Putin”, by Vladimir Putin, Voltaire Network, 17 November 2014.

[4] “US-NATO’s Cold War 2.0 With Russia. How to Reverse the Tide of Global Warfare ?”, by Vladimir P. Kozin, Oriental Review, Voltaire Network, 30 October 2014.

Cuba no… Cuba si !…

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Résistance 71

20 décembre 2014

 

Nous n’allons pas répéter en détail ce qui a été rappelé en long, en large et en travers ces derniers temps au sujet de Cuba. Grandes lignes:
1959: Un groupe emmené par Castro et Guevara renverse l’oligarque pro-US Batista et libère le pays.
1961: L’empire essaie de reprendre la main et échoue dans le fiasco de la Baie des Cochons.
1962: Le monde frise nous dit-on, la guerre nucléaire avec la crise des missiles soviétiques de Cuba.
Depuis lors, embargo états-unien sur l’économie du pays… Politique qui depuis 52 ans, échoue, alors que Cuba est devenu un pays dont les véritables efforts humanitaires dans le monde sont réellement respectés et dont l’économie en quasi-autarcie (forcée) laisse bon nombre d’initiatives au peuple.
L’empire du goulag levant (ex-USA) vient d’annoncer soi-disant la fin de cette politique. A voir… Obama vient de dire que les sanctions ne seront pas levées dans l’immédiat. Les relations diplomatiques vont être rétablies. Ah bon ?

Honnêtement, il ne vaudrait mieux pas… pour Cuba ! Que va t’il se passer ? Nous pouvons anticiper avec une quasi-certitude que le rétablissement des relations diplomatiques ne va pas se produire sans attaches. Exemple: la réouverture d’ambassades. Les yanks vont revenir à La Havanne et ouvrir un nid d’espions comme partout ailleurs, avec le renfort de la cohorte habituelle de sa 5ème colonne d’ONG travaillant pour l’USAID/NED/CIA/Soros ayant pour mission de pourrir la société de l’intérieur et à terme de la diviser pour mieux manipuler les factions sensibles vers une « révolution colorée » comme en Ukraine, Georgie, Tunisie, Egypte, Ukraine de nouveau, Hong Kong (liste non exhaustive).

Ce que l’oligarchie n’a pas réussi à faire de l’extérieur elle le fera de l’intérieur à grand renfort de propagande en faveur de la société de consommation. Quand Coca Cola, Pepsi, MacDonald’s, Monsanto et autre pourriture de l’industrie agro-alimentaire mettront les pieds à Cuba, l’arrêt de mort sera signé. Rien à faire d’autre que d’attendre que la gangrène fasse son œuvre. Si Cuba refuse les conditions qui viendront nécessairement avec le « package deal » et nul doute que la création d’une banque centrale inféodée à Wall Street et la BRI de Bâle fera partie des conditions afin d’endetter le pays, condition sine qua non de l’esclavage des nations modernes,  alors la « guerre économique » (ou pire) continuera.

La question est donc de savoir: Les Cubains sauront-ils éviter le piège tendu, par ce que cela en a vraiment l’air ? Le (vieux) leadership cubain va t’il « en croquer » et trahir son peuple après tant d’années ?

Autre question qui vient à l’esprit: Pourquoi maintenant ? Que se cache t’il derrière ce timing ? Finalement… Qu’en pense Fidel aussi ? On entend Raul, mais Fidel ?…

Affaire à suivre de près dans les semaines, mois à venir…

Guerres et fascismes outils de nettoyage de la dissidence à l’oligarchie…

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En parallèle de ceci il convient aussi de lire des historiens comme Antony Sutton et Annie Lacroix-Riz qui ont prouvé sans l’ombre d’un doute par leurs travaux de recherche que d’un côté Hitler (et Lénie/Trotsky/Staline avant lui…) sont arrivés au pouvoir par la volonté et le financement de Wall Street et la City de Londres (Sutton) et que la synarchie (collusion industrio-banquière) française voulait une victoire des nazis sur la France et qu’elle a trahi la France à cet effet (Lacroix-Riz). Howard Zinn avait déjà mis en doute et durement secoué le mythe de la “bonne guerre” en parlant de la seconde guerre mondiale. Finalement comme mentionné ici, l’opération “paperclip” (trombone en français…) américaine recycla idéologues, scientifiques et tortionnaires nazis dans l’administration impérialiste. Des gens comme Klaus Barbie, le boucher de Lyon, et le Dr Mengele des camps de la mort furent recyclés par les Américains en Amérique du sud, pour la plupart de ces tortionnaires via la tristement célèbre Écoles des Amériques, qui forma la “contre-insurrection” et les escadrons de la mort qui sévirent en Amérique du Sud dans la soi-disant “guerre contre le communisme”, qui n’était en fait qu’une opération de nettoyage pour la mise en place du système économique néo-libéral qui enrichit les “élites” auto-proclaméees et ruine le reste des populations et des nations. Sans oublier que les spécialistes tortionnaires de l’armée française enseignèrent les techniques mises en pratique durant la “bataille d’Alger” en 1957 où sévirent les premiers escadrons de la mort.

Fascismes (brun et rouge) et guerres sont l’expression ultime du terrorisme d’état. Celui exercé sans relâche par des institutions et leurs cadres au profit du même petit nombre de la banque et de l’industrie transnationales.

L’histoire a vraiment besoin d’un bon coup de plumeau pour que la vérité se fasse. Une fois comprises les turpitudes oligarchiques, alors les peuples pourront commencer à sortir du trou où ils ont été poussés et créer une société égalitaire, juste et libre. Il faut donc lire Pauwels, Zinn, Sutton, Lacroix-Riz

– Résistance 71 –

 

Le fascisme et la guerre, deux instruments de l’élite pour réprimer et tuer la dissidence

 

Julie Lévesque

 

17 décembre 2014

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/le-fascisme-et-la-guerre-deux-instruments-de-lelite-pour-reprimer-et-tuer-la-dissidence/5420520

 

Jacques Pauwels n’est pas le genre d’historien dont on entend souvent parler dans les médias traditionnels. Il n’est évidemment pas le genre d’« expert » auxquels ils se réfèrent pour vérifier des faits historiques. L’exclusion des événements d’actualité de leur contexte historique constitue en fait un aspect crucial de la propagande médiatique.

Écouter Jacques Pauwels nous fait comprendre d’une part l’ampleur des mensonges dont on nous a gavés sur la Seconde Guerre mondiale, le fascisme et la démocratie, et, d’autre part, comment les mythes liés aux guerres précédentes doivent être entretenus dans le discours dominant afin de satisfaire les besoins d’une incessante propagande de guerre.

Lors d’une conférence le 15 décembre à Montréal, il a expliqué que les Première et Seconde Guerres mondiales avaient essentiellement pour but de d’écraser les mouvements révolutionnaires des masses.

Le mythe de la bonne guerre

Chaque fois qu’il est nécessaire d’obtenir l’approbation des Occidentaux pour une guerre, le mythe de la bonne guerre refait surface : la Seconde Guerre mondiale était une bonne guerre, nécessaire pour étancher la soif de sang d’Hitler. Jacques Pauwels détruit ce mythe et révèle la nature brutale de l’élite occidentale.

Les raisons de l’implication américaine dans la Seconde Guerre mondiale résident dans les conditions socio-économiques de l’époque, non pas dans un élan de compassion destiné à sauver l’humanité du fascisme. En réalité, l’élite des États-Unis était en faveur du fascisme, un outil très pratique pour écraser le mouvement révolutionnaire de masse incarné par la Révolution russe et l’URSS.

La Seconde Guerre mondiale n’était qu’une continuité de la Première Guerre mondiale. « On nous a toujours dit que la Première Guerre mondiale a commencé avec l’assassinat de l’archiduc Franz Ferdinand, mais ce n’est pas vrai », explique Pauwels. Il s’agit en effet d’un mythe bien établi perpétué par diverses sources d’information, que l’histoire soit écrite par des experts comme c’est le cas dans l’Encyclopédie Larousse, ou par un peu n’importe qui, comme dans Wikipedia :

Le déclenchement de la guerre

La cause plus immédiate – qui déclenche le conflit par l’enchaînement des alliances – est l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche et de son épouse par un nationaliste serbe de Bosnie le 28 juin 1914. (Première Guerre mondiale , Larousse)

L’étincelle qui provoqua la guerre survint le 28 juin 1914, lorsqu’un jeune nationaliste serbe de Bosnie, Gavrilo Princip, parvint à assassiner l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, et son épouse. Les exigences de vengeance de l’Autriche-Hongrie (fortement encouragée par l’Allemagne) à l’encontre du Royaume de Serbie menèrent à l’activation d’une série d’alliances qui obligèrent plusieurs puissances européennes à s’engager sur la voie de la guerre. Plusieurs de ces nations étaient à la tête d’empires s’étendant sur plusieurs continents, ce qui explique la portée mondiale du conflit. (Première Guerre mondiale, Wikipedia)

Les deux guerres mondiales ont deux dimensions : la dimension verticale, à savoir la rivalité entre les empires, et la dimension horizontale, la lutte des classes, explique Pauwels.

Ces guerres étaient le meilleur moyen pour l’élite occidentale de faire face à la croissance des mouvements révolutionnaires et démocratiques, alimentés par des conditions économiques désastreuses et menaçant l’ordre établi.

Pauwels raconte que selon Nietzsche par exemple, « la guerre était la solution contre la révolution, car, dans une guerre, il n’y a pas de discussions, comme c’est le cas en démocratie. Dans une guerre, la minorité, l’élite, décide et la majorité, les prolétaires, obéissent. »

Pour les membres de l’élite comme Malthus, « le système ne pouvait pas être la cause de la pauvreté, car l’élite en profitait. La cause de la pauvreté, c’était les pauvres : il y en avait trop. Par conséquent, la solution à la pauvreté et à la menace des mouvements révolutionnaires était tout simplement d’éliminer les pauvres et quelle meilleure solution que la guerre pour tuer des pauvres? »

Après la Première Guerre mondiale cependant, « la révolution n’était plus une simple idée, elle était devenue quelque chose de concret : l’Union soviétique.  Le fascisme est alors venu à la rescousse. « Le fascisme était l’instrument de l’élite pour atteindre les objectifs de 1914, à savoir mettre un terme aux révolutions et au communisme. »

Le communisme et le socialisme ont gagné du terrain dans le monde entier après la Première Guerre mondiale. « L’élite industrielle et financière allemande voulait écraser le mouvement révolutionnaire et détruire l’Union soviétique. Adolf Hitler était leur outil pour y parvenir. »

Selon la croyance populaire, les dirigeants occidentaux se sont portés à la défense de la démocratie, se sont engagés dans une guerre contre l’Allemagne pour sauver l’humanité du fascisme, et c’est l’implication des États-Unis dans la guerre qui a mené à la chute de la machine de guerre hitlérienne. Rien de plus faux. « Hitler a été soutenu par d’autres pays européens et les États-Unis parce qu’ils voulaient qu’il détruise l’URSS, le berceau de la révolution. » C’est exactement le contraire qui s’est produit : c’est l’URSS qui a vaincu l’Allemagne nazie, perdant plus de 20 millions d’âmes dans la bataille.

Les États-Unis ont même recruté les services des meilleurs scientifiques, techniciens et ingénieurs nazis après la guerre. Cette facette de l’histoire appelée Opération Paperclip (photo ci-dessous) n’a pas encore trouvé sa place dans l’encyclopédie Larousse.

« La Seconde Guerre mondiale, c’est la victoire de l’impérialisme américain », un terme rarement utilisé aujourd’hui, même si c’est celui qui décrit le mieux la réalité que le monde connait depuis.

Ce qu’il y a de plus surprenant cependant, est la survie du mythe voulant que nous allions à la guerre pour sauver le monde de méchants dictateurs ou de terroristes et que le monde occidental se bat pour la liberté et la démocratie. Grâce aux « sténographes du pouvoir », la tromperie fonctionne encore et ce mensonge est toujours utilisé plusieurs décennies plus tard.

Visitez le site web de Jacques Pauwels au http://www.jacquespauwels.net/about/.

 

Résistance au colonialisme: La supercherie de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU… (Steven Newcomb)

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Le document de conclusion de haut niveau des Nations-Unies*

 

Steven Newcomb

 

10 Décembre 2014

 

url de l’article original:
http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/12/10/united-nations-high-level-outcome-document

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note (*): Il s’agit ici du document qui fut rédigé par les Nations-Unies à l’issue de sa réunion pléniaire de haut niveau sur les droits indigènes qui s’est tenue en Septembre dernier.

Le débat au sujet de la signification et de l’utilité du document résultant de la réunion pléniaire de l’ONU sur les peuples indigènes (appelée de manière erronée la Conférence Mondiale sur les Peuples Indigènes), n’est pas près de s’achever dans un futur proche. Le 22 septembre dernier, le document est devenu une résolution de l’ONU qui est maintenant proclamée par ses supporteurs comme étant un effort des états membres de mettre en application la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (DDPI), qui fut adoptée le 13 Septembre 2007. Une lecture attentive du document montre qu’il ne mérite en rien l’enthousiasme qu’il a reçu de la part de ses supporteurs.

Avant d’énoncer les spécificités de ce document, rappelons-nous d’abord le contexte du terme “indigène” employé par l’ONU. D’après les définitions de l’ONU, les peuples dits “indigènes” existaient librement dans un endroit particulier. Puis, éventuellement, un autre peuple d’une “race” ou d’une “origine ethnique” différente est arrivé dans l’endroit, et les nouveaux arrivants sont graduellement devenus dominants par la conquête, la colonisation/occupation des sols (settlement) et autres moyens. En d’autres termes, les définitions admises de l’ONU nous disent que les peuples originels ont été réduits à une position “non-dominante ou de colonisés”.

Aux Nations-Unies, il y a différents “droits”. Ce qu’on appelle les “droits indigènes” se rapportent à ces peuples qui ont été forcés de vivre soit sous une domination coloniale ou soit étatique. Bien que certaines personnes puissent encore présumer que l’ONU reconnaisse que les peuples existant sous domination d’état possèdent un droit fondamental de se libérer, les états du monde semblent assumer qu’un tel droit de libération n’existe pas pour les peuples “indigènes”. Comme expliqué ci-dessous, le document résultant de la réunion pléniaire de haut niveau des 22 et 23 Septembre de cette année, exprime ce point de vue.

J’ai soutenu dans de nombreux articles, que les efforts faits par les gouvernements des états pour mettre en pratique les article de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU, étaient une tentative de maintenir un état de domination sur des peuples et des nations étiquettés “indigènes”. L’utilisation de lettres capitales d’imprimerie est une façon avec laquelle les états symbolisent leur ascendance affirmée sur les peuples libellés “indigènes”. Ainsi nous trouvons ces lettres capitales d’imprimerie dans le paragraphe d’ouverture du document résultant de la réunion pléniaire: “Chef d’État et de Gouvernement, Ministres et représentants des États Membres.” (en anglais: “Heads of State and Government, Ministers and representatives of Member States.”) Ceci est parfaitement en contraste avec le “p” et “i” des mots “peuples indigènes” dans le même paragraphe. Cette utilisation de lettres capitales d’imprimerie pour, par exemple, le mot “État” et minuscule pour les mots “peuples indigènes” est une des méthodes utilisées par les gouvernements des états et les Nations-Unies pour protéger une réalité d’une domination de l’état ou d’une domination sur les peuples appelés “indigènes”.

Mettre une lettre majuscule au mot “États” est la manière de l’ONU de signaler que quelques soient les droits accordés aux peuples dits “indigènes”, ces droits ne peuvent avoir d’existence que sous les entités politiques appelées états. La Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU renforce plutôt que ne défie cette structure politique et pour cette raison, les efforts de l’état pour mettre en application la dite déclaration ne sont pas des efforts d’état pour mettre fin à la domination sur les peuples “indigènes”, mais au contraire de perpétuer cet état de fait. Ceci est aussi vrai pour la réunion de haut niveau de l’ONU et de son document résultant.

En ce qui concerne le gouvernement des Etats-Unis, l’analyse ci-dessus peut-être simplement testée en posant cette question: Les Etats-Unis ont-ils fait une quelconque déclaration officielle indiquant qu’ils s’impliquent, dans l’optique de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU, ou de la mise en pratique du document résultant de la réunion pléniaire, qu’ils allaient mettre fin au pouvoir qu’ils ont sur les nations indiennes ou de mettre fin à toute submission des nations indiennes à la loi fédérale sur les Indiens et sa politique ? La réponse évidente est: Bien sûr que non !. Personne ne pourra trouver l’ombre d’une preuve du contraire.

Comme preuve du système de domination-soumission, référez-vous à l’avant-propos de James Crawford du livre d’Anthony Anghie “Imperialism, Sovereignty, and the Making of International Law” (Oxford, 2004). Crawford y fait remarquer que l’histoire des relations entre “civilisations” et “peuples” est celle de relations de “domination” par les “états”. Ceci est une preuve supplémentaire, que la mise en application de la déclaration de l’ONU, du point de vue dominant des états, implique que les états maintiennent leur dominance sur des nations et des peuples étiquettés “indigènes”.

L’article 46 de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU défend l’ “intégrité territoriale” des états contre les assertions des peuples indigènes. Ce point est critiquement important pour toute discussion du document de clôture de la réunion pléniaire de haut niveau de l’ONU ainsi que pour tout effort dans une tentative de mise en application de la déclaration des Nations-Unies. Le langage tenu dans l’article 46 semble impliquer que personne n’a le droit de questionner “l’intégrité territoriale des états”, mais ce que cela veut vraiment dire est que les états présument que personne et certainement pas les dits peuples indigènes, n’a le droit de questionner la domination de l’état qui est typiquement qualifiée d’”intégrité territoriale”. La forme de domination qui est maintenant nommée “intégrité territoriale des états” pour les Etats-Unis commence avec la doctrine chrétienne de la découverte et de domination et la décision dans le rendu de la cour suprême des Etats-Unis dans l’affaire Johnson contre M’Intosh en 1823.

Le document résultant de la réunion pléniaire de l’ONU divertit l’attention de toute considération sur le statut juridique et légal réel des nations indiennes ou de toute reconnaissance qu’il existe de fait un “niveau de nation” pour les nations indiennes. Le langage du document traite les états comme étant les seules entités politiques de niveau “national”. Ainsi par exemple, le paragraphe 8 du document fait dire aux gouvernements des états: “Nous promettons de coopérer avec les peuples indigènes au travers de leurs propres institutions, de préparer et de mettre en application des plans d’action nationale quand ce sera nécessaire, dévoués à aboutir aux objectifs de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU.”

La grande majorité des paragraphes dans le document de clôture place le point de focalisation sur les “individus” ou les “personnes” indigènes, comme “les personnes indigènes handicapées”, “personnes indigènes, particulièrement les anciens, les femmes, les enfants, les jeunes-gens et les personnes handicapées” au sein du cadre politique interne et de domestication étatique. La phrase “leurs propres institutions représentatives” a été la méthode par laquelle les gouvernements des états ont pris efficacement à contre-pied toute reconnaissance dans le contexte des Nations-Unies que les “peuples indigènes” aient quelque forme que ce soit de “gouvernements”. Du point de vue des états, seuls ceux-ci ont un “gouvernement” dans le cadre de ce qui est appelé “l’arène internationale”. Les peuples étiquetés “indigènes”, parce qu’ils ne sont supposés exister que sous l’autorité de gouvernements des états, sont évoqués par les états comme n’ayant pour ainsi dire pas d’ “institutions représentatives”.

De par cette analyse produite, la question demeure: Pourquoi certains représentants des peuples nommés “indigènes”, semblent être si enthousiastes au sujet d’un tel document si biaisé que celui de l’ONU, document qui a été développé au nom de la mise en application de la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU ?

Résistance au colonialisme: Négociations frauduleuses en cours pour récupérer des territoires Mohawk…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 18 décembre 2014 by Résistance 71

Suite des articles Onowa’re:geh et Apprendre à vous connaître

 

L’expulsion comme au bon vieux temps !

 

Mohawk Nation News

 

16 Décembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/12/16/old-time-removal/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: La lettre ci-dessous a été envoyée au gouverneur général du Canada avec copies aux personnes et entités ci-dessous mentionnées. Un exemplaire a été envoyé à la présidence de la république française.

Cc: US President Barack Obama, Prime Minister Stephen Harper, Premier, Province of Quebec, City of Montreal, President of France, Progressive Conservative Party, New Democratic Party, Parti Quebecois, UN High Commission for Human Rights, Governor of New York State, Mohawk communities: St. Regis Mohawk Tribe Inc., Mohawk Council of Akwesasne Inc., Kanio’ke:haka Kaianereh’kowa Kanon’ses:neh, Mohawk Council of Kahnawake Inc., Mohawk Trail Longhouse, 207 Longhouse, Up-the-Hill Longhouse, Ganiengeh Mohawk Territory, Tyendinaga Mohawks, Kanekota Mohawks, Wahta Mohawks, Kanatsiohareke,     Minister, Department of Indian Affairs, Bureau of Indian Affairs in Washington DC

Cette lettre a été envoyée au gouverneur général du Canada, Hon. Davis Johnson le 16 décembre:

“Je vous écris aujourd’hui au sujet de ce que le Canada est en train d’essayer de mettre en pratique la désastreuse politique de termination indienne américaine de 1945 à 1965. Durant une réunion de “négociation” du 2 décembre courant s’étant tenue au Conseil Mohawk de Kanahwake Inc. nous avons été informé d’un accord illégal qui était en train d’être finalisé entre eux et Ottawa. Nous percevrions un peu de notre propre argent puis nous serions déplacés sur d’autres terres.

Les Etats-Unis ont voulu retirer tout intérêt indien de toutes les terres afin de parvenir à une souveraineté complète sur Ono’ware:geh (Île de la Grande Tortue). Ongwe’hon:we devaient être assimilés dans la société américaine de base. Le congrès mît fin à leur souveraineté et à ses obligations envers eux. Ils reçurent un alller-simple pour la ville. Leurs communautés furent municipalisées ou privatisées. Ceux qui avaient des ressources furent pris au sein d’entreprises de développement. Beaucouo moururent dans les rues. Certains essayèrent de retourner sur leur terre ancestrale. Ils avaient tout perdu, toute leur propriété, les exemptions, l’éducation, les services de santé et les bénéfices économiques furent arrêtés. Certains résistèrent et eurent leurs droits et terres restaurés.

La tentative de vol de notre terre connue sous le nom de Seigneurie du Sault St Louis n’est pas nouvelle. En 1975, le chef Andrew Delisle essaya secrètement de nous faire retirer nos droits sur notre terre au travers d’une résolution du conseil de bande qu’il soumît alors aux Affaires Indiennes d’Ottawa. Nous luttâmes avec succès. Maintenant, ils essaient encore.

Les conseillers de l’INDIAN Act qui nous sont imposés illégalement et leurs quelques 200 électeurs sont des Canadiens de descendance INDIENNE. Ils ont abandonné leur droit à tout territoire Rotinoshonni (iroquois). Les gouvernements fédéral, provincial et des conseils de bandes ne peuvent en aucun cas négocier quoi que ce soit pour nous.

Cette fausse “affirmation de propriété” est basée sur un don de terre par Louis XIV aux Jésuites en 1680, qui contrôlent le tribunal de l’amirauté (NdT: au travers des intérêts du Vatican à la City de Londres). Nous avons vécu ici depuis le début de l’humanité sur terre. Nous arrangerons les termes pour les colons qui désireront rester.

La Grande Paix de Montréal en 1701 fut un traité de “paix” et non pas un abandon, don de terre. Les jésuites ont donné de manière illégale notre terre de la “Seigneurie” aux colons français. En 1762 le général britannique Gage a reconfirmé le titre foncier des Mohawks.

La terre Kanion’ke:haka (Mohawk) s’étend au sud vers la vallée de la rivière Mohawk aux Finger Lakes, à l’Ouest jusqu`à l’Ohio, au nord jusqu’au lac supérieur et de retour au lac St Louis. Il y a des rumeurs qui disent qu’un nouveau passage fluvial, plus large et plus profond sur le St Laurent sera construit aux alentours du sud de Kanahwake. Un oléoduc transcanada vas passer au travers. Notre communauté deviendra inhabitable. Des terres d’autres Ongwe’hon:we (nations premières) sont apparemment mises de côté pour nous dans le nord afin de nous couper de nos racines territoriales.

Nous ne sommes jamais devenus des sujets britanniques ni des citoyens canadiens. Sir William Johnson, le premier super-intendant des Affaires Indiennes et le représentant de la COURONNE en Amérique du Nord savait très bien de quoi il retournait. En 1767, cinq ans après la conquête sur les Français, il écrivit à Earl Shelburne: “Quiconque voudrait proclamer que les 6 Nations (iroquoises) sont des sujets de sa majesté aura besoin d’une solide armée derrière lui.” En 1767, le gouverneur Simcoe écrivit qu’Ongwe’hon:we se considérait comme “totalememt indépendant”. En 1796, le procureur général du Canada notait que “Les Six Nations ne reconnaissent pas la souveraineté du roi. Ils se nomment eux-mêmes des alliés.”

En 1763, la proclamaition royale a affirmé cette position. Les gouverneurs coloniaux ne pouvaient pas faire de dons ou acheter de terres sur Ono’ware:geh.

Guswentha (le traité wampum à deux rangées) est notre relation de base avec les nouveaux venus. Ce sont des accords de “paix et de commerce” qui sont établis originellement entre nous, les Hollandais, les Français et les Anglais.

Kahtihon’tia:kwenio, le conseil des femmes, les “progénitrices du sol”, sont les dépositrices de la terre pour les générations à venir (NdT: Wampum 44 de Kaianere’ko:wa). Les représentants de la COURONNE ne peuvent pas négocier pour nous.

La fraude concernant la terre de la “Seigneurie” se passe entre avocats, sous des règles d’un tribunal de l’amirauté qui mène la mise en application d’un programme de génocide. Cette affaire ne peut pas être traitée dans votre tribunal de l’amirauté. Nous allons nous pourvoir devant la Cour Arbitrale Permanente de la Hague. C’est le seul tribunal où nous pourrions avoir une procédure juste et équitable fondée sur la loi naturelle. Préparez-vous en conséquence.”

* * *

Comme le groupe de rock canadien Steppenwolf l’explique au sujet des Mohawks; “Like a true nature’s child, we were born to be wild. We can climb so high we never want to die. Born to be wild. Born to be wild. Born to be wild”. (NdT: Cette chanson est la musique du générique du film culte Easy Rider de et avec Denis Hopper, 1969)

GG is old time corporatism.

Obama 50 wounded knees.

A voir: Intervention du juge Andrew Napolitano sur “La loi naturelle comme restriction à la tyrannie”. Excellent, activez le sous titrage en français:

http://www.youtube.com/watch?v=4orlWZeF6sg

Adresse: Governor General, Rideau Hall, 1 Sussex Drive, Ottawa Canada K1A -0A1,613-993-8200.

Note: Merci de bien vouloir faire circuler cette notice à toutes les nations Ongwehonwe de tout le continent américain et à nos alliés du monde entier. Envoyez vos commentaires au gouverneur général du Canada et au CMK

communications@mck.ca

Sociologie… médicale ou le racisme vu de… l’intérieur

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, politique et social, résistance politique with tags , , on 18 décembre 2014 by Résistance 71

Les races n’existent pas, le racisme oui

 

Jacques-Marie Bourget

 

18 décembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.legrandsoir.info/les-races-n-existent-pas-le-racisme-oui.html

 

Christophe Oberlin est un Blanc qui broie du noir. A cause des Blancs qui se voient blancs, et s’en retrouvent fiers de leur pigment de maître du monde.

Ce professeur de médecine, – est-ce à force de regarder les corps en chirurgien, depuis l’intérieur-, ne distingue pas la couleur de la peau. Partout où il se penche il ne voit qu’un homme, rien de mieux ou de pire. En tout cas rien d’autre. Pour réaffirmer que les races n’existent pas, Oberlin a levé l’œil de son microscope pour prendre son stylo et publier un livre aussi beau que son titre : Quelle est la blancheur de vos Blancs et la noirceur de vos Noirs ? (Éditions Edilivre). S’il en est encore besoin pour quelques Zemmour et autres petits Blancs enkystés dans leur propre terreur, son encre rouge sang nous répète ce que nous aurions dû entendre et ne plus mettre en cause depuis l’école : les races n’existent pas. Prodiguée par un médecin cette piqûre de rappel, sous la forme d’un petit livre, a la force d’injonction d’une ordonnance : racistes de tous pays, taisez-vous. Le moyen de les bâillonner ? C’est de démontrer qu’ils ont scientifiquement tort.

Oberlin qui sait se faire léger pour marcher sur les poutrelles du drame, nous parle d’abord des « Caucasiennes », ces jolies femmes blanches, parfaites entre les parfaites, découvertes dans les harems de Perse par un français voyageur et anthropologue sans le savoir, Jean Chardin. Séduit ce Chardin, un Teilhard avant l’heure, en déduit que la « race » parfaite, la sienne, ne peut être qu’en communauté avec ces callipyges… Le Blanc d’Occident est donc « caucasien » !

Aujourd’hui encore, principalement dans les pays anglo-saxons, policiers et juges utilisent cette qualification vieille de trois siècles, « caucasien », pour définir le Blanc. Ce qui est assez amusant puisque les caucasiens « de souche », comme dirait l’autre, sont plutôt noirs de poils et foncés de peau. Peu importe, le Blanc en a suffisamment bavé pour s’installer maître du monde, en exploitant des peuplades évaluées, par lui, juste au-dessus du singe, pour que nul ne vienne mettre en cause sa savante méthode, celle de la mise en cage de l’humanité. Avec étiquettes sur les portes : noir, rouge, jaune.

Dans le racisme, je veux dire la simple affirmation que les races existent, les choses marchent comme cela, simplement, tranquillement et se veulent « vieilles comme le monde ».

Bien sûr, par les temps qui sont les nôtres de vrais théoriciens du racisme, comme Gobineau, Drumont, Rosenberg et son patron Hitler, courent moins les rues. Ces savants de la race portés en tombe, la voie du racisme est devenue plus étroite. On ne proclame plus « par essence le nègre et l’arabe sont idiots ». Non. Mais qu’ils sont doués pour la samba, le foot, la musique, le kebab. Et les amis de Zemmour ajouteront le vol de portefeuilles. Les races n’existent pas.

Reste le racisme. S’il ne s’agissait de la pire des injustices, le racisme, Oberlin nous arracherait des quintes de rire quand il évoque, de Jules Ferry à Darwin les monstrueuses sottises assénées par des anthropologues certains de la blancheur de leur âme. Pour Darwin, par exemple, la momie de Ramsès II est si splendide qu’on peut y lire « de superbes traits européens ». Ne faudrait pas se laisser à imaginer qu’un Berbère, un Arabe, ou cousin de la reine de Saba puisse être beau ! Et ce délicieux et savant Darwin n’est pas raciste puisque navigant autour de la Terre de feu et faisant allusion aux êtres qu’il croise pendant ce voyage, il se déclare « frappé par les nombreux traits de caractère montrant combien leur esprit est semblable au nôtre » et de préciser « Il en est de même d’un nègre de pur-sang avec lequel j’ai autrefois été très intime ». On ne s’étonnera donc guère, quelques années plus tard, de voir deux prix Nobel de médecine, les français Charles Richet et Alexis Carrel prôner la sélection au sein des « races inférieures » et Lord Balfour, celui de la déclaration qui allait engendrer le malheur de la Palestine, présider un congrès d’eugénisme.

Récemment encore, aux Etats-Unis, au motif que le QI des Noirs était plus « faible » que celui des Blancs (ce sont eux qui pratiquaient le mesure), on a stérilisé des dizaines de milliers d’hommes et de femmes, le plus souvent à leur insu. Et saint Claude Lévi-Strauss, le dernier maître, a usé fautivement du mot race.

Toutes ces ignominies de l’histoire laissent Oberlin et sa plume rouge de marbre. Lui avance pour ridiculiser le racisme, ce qui n’est pas une mauvaise méthode où tout passe par la dérision : on oublie les couleurs de peau pour dire avec Albert Jacquard « que la couleur de peau est un meilleur critère de classification des climats que des hommes ».

Donc sous le scalpel d’Oberlin pas plus que sous celui de tous les anatomistes du monde, aucune race n’apparait et tous les sangs sont rouges et de même structure et les ADN identiques. Cette vérité, établie depuis longtemps, il enfonce quand même le clou pour passer à la causalité, c’est-à-dire à ces conditions de vie qui font que, par force, l’esquimau est entraîné à supporter le froid et le malien le chaud. En aucun cas l’un et l’autre ne sont venus au monde avec des prédispositions « de race », qui feraient qu’il existe des hommes nés pour le soleil et d’autres pour l’ombre. Oberlin me fait penser à cette expérience tentée par un savant strict et rigide qui avait appris à donner des ordres à une grenouille « saute » ! Un jour de grande expérimentation, le scientifique coupe les pattes de sa grenouille. Dès lors, puisqu’elle refuse de sauter, l’expert note sur son compte-rendu : « Quand on coupe les pattes d’ une grenouille, elle devient sourde ».

Dans l’histoire, pour le bienfait de la colonie, du travail gratuit, du bois d’ébène, de l’exploitation des ressources, nombre d’experts, après avec fauché les jambes des « indigènes », ont déclaré qu’ils n’étaient pas des hommes comme les autres.

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