Résistance politique: Après le Liban en 2006, Israël vaincu à Gaza en 2014 (Hassan Nasrallah)

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“La Résistance a émergé comme réaction à l’occupation israélienne, qui a commencée en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. Dès lors, aussi longtemps que continuera l’occupation israélienne la résistance persistera, car elle émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de toute occupation et ne représente par une condition temporaire ou disparate.”

“La paix mondiale ne peut réellement se produire que si les nations et les populations sont libres d’exprimer leur existence et de réaffirmer la liberté et l’indépendance des peuples…”

~ Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

=> Note de Résistance 71 sous l’article…

 

Israël vaincu à Gaza en 2014 comme au Liban en 2006

Hassan Nasrallah (Hezbollah)

 

27 juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.legrandsoir.info/hassan-nasrallah-hezbollah-israel-vaincu-a-gaza-en-2014-comme-au-liban-en-2006.html

http://sayed7asan.blogspot.com/2014/07/hassan-nasrallah-israel-vaincu-gaza-en.html

 

Discours de Sayed Hassan Nasrallah à l’occasion de la journée mondiale de Al-Qods (Jérusalem), 25 juillet 2014

Retranscription :

Dans ce contexte, survient la guerre terroriste israélienne contre la bande de Gaza, depuis plusieurs jours. Et c’est dans un contexte similaire qu’a eu lieu la guerre contre le Liban en 2006 et contre Gaza en 2008. A chaque fois, quel était l’objectif de la guerre ? Ecraser, humilier, briser, imposer la reddition, retirer les armes, ôter tout point fort dont on dispose, amener au désespoir, convaincre qu’il n’y a pas d’autre choix que de se rendre à Israël… Mais en 2006 comme en 2008, les résultats ont été différents.

Aujourd’hui encore, nous au Liban, et dans l’atmosphère et le souvenir de la guerre de juillet (2006), nous pouvons comprendre, saisir, ressentir et nous rendre compte de manière complète de tout ce qui arrive à Gaza et à notre peuple à Gaza en juillet 2014, car c’est la même chose que ce qui nous est arrivé ici en juillet 2006.

Depuis le prétexte – je fais un bref rappel – depuis le prétexte de l’enlèvement des trois colons, (et pour nous) le prétexte des deux prisonniers (soldats israéliens capturés en 2006), (on voit les similitudes) dès le prétexte de la guerre. Et est-ce que c’était la vraie raison de la guerre ? Israël qui veut profiter de toutes les occasions, Israël qui a pensé et considéré que la bande de Gaza, sous blocus depuis des années, avec les conditions régionales et internationales actuelles, le moral des gens, etc., Israël a considéré cela comme l’occasion en or, historique pour soumettre Gaza, la briser, y mettre fin – pour Israël cette occasion se présentait maintenant.

Comme pour le projet de guerre de 2006 qui apportait avec lui (un projet pour) un Nouveau Moyen-Orient – vous vous souvenez de (la phrase de) Madame Condoleeza Rice… Aujourd’hui je vais rester sérieux et ne me moquer de personne. Israël a manipulé l’enlèvement des trois colons – et jusqu’à présent on ne sait pas qui les a enlevés et qui les a tués, jusqu’à ce jour on ne le sait pas, ce n’est pas sûr. Au moins, en 2006, on savait qui avait capturé les deux soldats israéliens. L’oppression et l’injustice à Gaza sont encore plus grandes.

Une opération d’enlèvement a été (faussement) attribuée aux Palestiniens, aux mouvements de la Résistance, et ils en ont pris prétexte pour mener cette guerre dans ces circonstances. Eh bien, avec le prétexte de la capture des colons, (ils en sont venus) à la guerre avec des bombardements aériens, à des milliers d’incursions et de frappes aériennes, au bombardement continuel de Gaza par l’artillerie – tout cela vous vous en souvenez, nous étions tous ensemble durant la guerre de juillet 2006 –, jusqu’aux frappes par les navires de guerre, aux massacres, au meurtre des femmes, des enfants, des civils, à la destruction des maisons, des écoles, des mosquées, et plus encore qu’au Liban, la destruction des églises également. Jusqu’au déplacement des gens, forcés de quitter leurs maisons, jusqu’à l’opération terrestre qui a commencé il y a quelques jours. Jusqu’au silence de la communauté internationale, d’une partie de la communauté internationale, et la collaboration d’une partie de la communauté internationale. Aujourd’hui, l’Amérique couvre cette guerre depuis les premiers instants et la soutient financièrement, militairement, par les médias et par leur prise de position politique, et l’Occident fait de même. Le Conseil de Sécurité et les Nations Unies également. Jusqu’à la collaboration de certains régimes arabes, et au silence de certains d’entre eux. Jusqu’au fait de faire porter à la Résistance la responsabilité du sang versé, des martyrs, et de tout ce que subit la bande de Gaza, et d’innocenter l’ennemi de ces crimes et de ces massacres.

Mais face à cela, (il y a) cette Résistance extraordinaire du peuple, cet attachement du peuple de Gaza à la Résistance, et le fait qu’il compte sur elle, qu’il supporte admirablement les douleurs, les souffrances, les blessures, les tueries, les déplacements. Cette performance unique et exceptionnelle de la part des factions de la Résistance, cette persévérance et cette endurance politiques face à toutes les pressions internationales et régionales.

Mais au final, je dis à notre peuple à Gaza, à notre peuple palestinien, à vous, à tous ceux qui écoutent, au final, qui est-ce qui va emporter la décision ? Ou plutôt qu’est-ce qui permet d’emporter la victoire ? Trois choses, dans la voie des trois éléments en or : la réalité du terrain, l’endurance du peuple, l’endurance politique. La réalité du terrain, l’endurance du peuple, l’endurance politique. Voilà ce qui permettra de l’emporter.

Durant la guerre de juillet 2006 – pour bénéficier de l’expérience et des leçons –, Israël, dès le premier jour, a fixé des objectifs très élevés, puis a dû les revoir à la baisse, les revoir, les revoir… La dernière semaine de la guerre, celui qui intercédait en faveur de la fin de la guerre était Israël. Pourquoi ? Et je me réfère là aux Mémoires de George Bush et aux Mémoires de Condoleeza Rice, où ils racontent comment, pendant les deux dernières semaines, Ehud Olmert insistait instamment auprès d’eux en leur disant que si on poursuit la guerre, Israël va disparaître.

Nous-mêmes, en toute humilité, la Résistance au Liban, avons été surpris par de telles conclusions. Comment, Israël aurait disparu si la guerre s’était poursuivie ? Au moment où certains régimes arabes disaient à Israël : « Finissez-en avec eux, éradiquez-les » – tout cela se répète à présent – « Finissez-en avec eux, éradiquez-les, ou au moins imposez-leur des conditions humiliantes, ne vous arrêtez pas. » Mais Israël lui-même en est arrivé à un point où il ne pouvait pas poursuivre la guerre, et il a appelé les Américains au secours – car lorsque les Américains ont une volonté véritable, toute la région s’y plie, et c’est ce qui s’est passé, et tout a bien marché. N’est-ce pas ce qui s’est passé durant la guerre de juillet (2006) ?

Voilà ce qui a changé l’équation : 1/ la réalité du terrain, le terrain des Résistants héroïques ; 2/ la persévérance du peuple, des femmes, des enfants, des hommes, des civils dans toutes les régions, et surtout dans celles qui étaient prises pour cibles par les bombes et les tueries ; 3/ et la persévérance, l’endurance politiques. Aujourd’hui encore, pour cette guerre actuelle, je vous dis : le seul espoir des Palestiniens – regardez, si on laisse la question entre les mains des Américains, de l’Occident, et de beaucoup d’Arabes, ils diront « saisissez cette occasion, finissez-en. Finissez-en. » Si quelqu’un considère – certains disent « Finissez-en avec le Hamas ». Ils ne vont pas en finir avec le Hamas (seulement), mais avec le Hamas, le Jihad Islamique, et toutes les factions palestiniennes. Ce qui est visé à Gaza, c’est la Résistance, les armes de la Résistance, la volonté de la Résistance, la culture de la Résistance, l’espoir dans la Résistance.

Aujourd’hui, tel ou tel jour, la Résistance a tel ou tel nom, puis tel autre jour elle aura tel autre nom, comme cela s’est produit pour nous au Liban, comme cela se passe en Palestine, les noms sont distincts et évoluent. Mais la cible n’est pas seulement le Hamas. La cible est toute la Résistance en Palestine. Tout tunnel à Gaza. Toute roquette à Gaza. Toute Kalachnikov à Gaza. Toute arme de poing à Gaza. Bien plus, tout sang résistant qui coule dans les veines des habitants de Gaza. Telle est la cible actuellement.

L’horizon (pour la Résistance) est que vienne un stade où Israël lui-même voie qu’il ne peut pas poursuivre (la guerre). C’est ce qui s’est passé en juillet 2006. Il n’a pas pu poursuivre, « au secours les Américains, trouvez-nous une issue. » Voilà ce qui s’est passé en 2006. Naturellement, le verdict du Conseil de Sécurité a condamné la Résistance, mais l’important est ce qui s’est passé après la condamnation, voilà ce qui compte.

Je vous le dis aujourd’hui, Gaza, aujourd’hui même, alors qu’elle enterre ses martyrs et qu’elle combat, Gaza a gagné selon la logique de la Résistance. Lorsqu’on arrive au 18e jour, et que les sionistes, et avec eux le monde entier, se révèlent incapables de réaliser un seul des objectifs de la guerre contre Gaza, cela signifie que la Résistance a gagné à Gaza. Et je vous dis également, depuis la position de quelqu’un qui connaît le terrain et participe (à la lutte), la Résistance à Gaza est capable d’obtenir la victoire, et elle sera victorieuse si Dieu le veut.

Aujourd’hui, nous – arrêtons-nous pour évaluer la situation, et concluons sur notre position. Aujourd’hui, et en prenant en considération le fait que la bataille a lieu entre deux côtés sur le terrain : le côté israélien, qui compte parmi les armées les plus puissantes au monde, mais ce qui est plus important est que cette armée, après la guerre de 2006 au Liban et de 2008 à Gaza, a institué des commissions – vous vous souvenez de Winograd, n’est-ce pas – Israël a institué des commissions, des enquêtes, des études, des débats, et depuis 2006 jusqu’à ce jour, ils sont en état d’entraînement, de manœuvres, d’armement, de préparation, de collecte d’informations – c’est à dire que ce qu’ils ont fait durant ces 8 années, est de fonder une nouvelle armée forte. Voilà ce que nous avons d’un côté. Mais d’autre part, nous avons une bande (de territoire), d’une superficie étroite, une bande côtière dont le terrain est plat, et plus grave que tout cela, soumise à un blocus depuis des années. Assiégée, du type de blocus le plus sévère.

Pour comparer ces deux côtés, qu’avons-nous sous les yeux ? Nous voyons devant nous l’échec israélien. L’échec israélien. Et nous voyons devant nous les succès de la Résistance. Du côté israélien, premièrement, le recul d’Israël dans la définition des objectifs de l’opération, ou de la guerre. Maintenant, est-ce que quiconque chez eux – quel était l’objectif annoncé ? Ils ont des objectifs implicites, je les ai annoncés précédemment. Mais quel est l’objectif annoncé ? Est-il le même que l’objectif implicite, caché ? Non ! Ils ne commencent pas par des objectifs élevés. Pourquoi ? Soyez très attentifs. Car ils ont peur, dès le début ils ont peur de l’échec. C’est-à-dire qu’ils bénéficient des leçons de la guerre au Liban. Au Liban (en 2006), ils ont commencé par annoncer « Eradiquer la Résistance, lui faire rendre les armes, l’expulser du Sud, ou au moins du Sud du fleuve Litani, qu’elle rende les deux prisonniers sans délai ni conditions. »

Avez-vous remarqué qu’Israël ne parle pas de son soldat prisonnier (à Gaza) ? Ils sont muets à son sujet.

Eh bien, ils n’ont pas commencé par fixer des objectifs élevés. Pourquoi n’ont-ils pas commencé par des objectifs élevés ? Alors qu’il sont censés avoir tiré des enseignements et leçons de toutes leurs expériences, et avoir réorganise leur armée. Bien sûr, ce propos n’est pas une vaine description mais concerne Gaza, nous concerne nous au Liban ainsi que toute la région. J’y reviendrai à la fin de mon propos.

Eh bien, Israël n’a pas osé annoncer des objectifs (élevés) – même pour son opération, ses objectifs déclarés étaient la destruction des tunnels à la frontière. Israël fixe des objectifs modestes pour que, au cas où il les réalise, il puisse dire : « J’ai réalisé mes objectifs de guerre ».

(Premier point à relever), le recul d’Israël dans la définition des objectifs (militaires annoncés).

Deuxièmement, un échec du renseignement sur les capacités de la Résistance, sur ses armes, ses roquettes, ses stocks, les lieux où les roquettes sont stockées, leur fabrication, les lieux d’où elles sont lancées, les emplacements des tunnels… Israël partait du principe que Gaza et toutes les informations à y prendre étaient dans sa sphère de maîtrise totale, depuis l’air, la terre, la mer, les espions… Mais on découvre un échec monumental sur le plan du renseignement.

Troisièmement, l’échec de la force aérienne à être décisive et à emporter la victoire. C’est quelque chose de très important pour Gaza et pour le Liban. Pourquoi est-ce que j’évoque le Liban ? Si vous suivez les médias israéliens, pendant même la guerre à Gaza, ils parlent de la deuxième guerre du Liban (2006) et de la troisième guerre du Liban (à venir). Alors même qu’ils combattent à Gaza. La guerre est à Gaza, mais Israël a les yeux rivés sur vous pour savoir comment vous interprétez la guerre à Gaza, et quelles sont les leçons que vous tirez de la guerre à Gaza, car car aux aguets derrière le monticule, il y a ce qu’il y a.

L’échec de la force aérienne à être décisive et à emporter la victoire. En sachant qu’il y a quelques mois, le chef de l’état-major des forces aériennes israélien a déclaré – et cela inaugurait une nouvelle armée, certains ne comprennent rien à rien – il a déclaré que l’armée de l’air israélienne est aujourd’hui dans un état de préparation tel, après toutes les transformations qui ont eu lieu, qu’elle est capable – écoutez bien – qu’elle est capable (car je ne pense pas que les Libanais aient suivi ces déclarations durant les derniers mois ; nous les Libanais sommes tous occupés à d’autres choses). Il a déclaré que les forces aériennes sont capables d’être décisives et d’emporter la victoire au Liban – si une guerre advenait – en 24 heures. Et d’être décisives et d’emporter la victoire à Gaza – si une guerre advenait – en 12 heures. Et aujourd’hui, ça fait combien de temps ? 18 (jours). Aujourd’hui, c’est le 18e (jour).

Telle est la force aérienne israélienne. Et de qui parle-t-on ? De Gaza l’assiégée.

L’échec d’Israël, son incapacité à atteindre les cadres dirigeants et à maîtriser la situation à l’intérieur de la bande de Gaza. Et avec notre respect pour tous les martyrs, Israël en arrive à inventer des chefs martyrs, et il parle parfois de la mort de dirigeants alors qu’ils sont toujours en vie. Voilà le point auquel Israël est arrivé.

L’échec à mettre fin aux tirs de roquettes et à empêcher leur lancement, malgré le fait que tous les avions qui sillonnent le ciel, ainsi que tous les radars, les drones, et toutes les agences de renseignement de la région sont au service d’Israël. Et nous savons bien, nous autres, quelle est l’importance de la continuation des tirs de roquettes dans un tel climat de guerre.

L’échec de l’opération terrestre : il me suffit de vous répéter ce qu’ont dit certains commentateurs israéliens. Ce propos est le leur. Il dit : « Notre armée a échoué. » Ce n’est pas moi qui dit cela aux Libanais, moi qui aime la Résistance (palestinienne) et suis son allié, c’est l’ennemi qui s’exprime ainsi. Un des commentateurs importants de l’entité ennemie déclare : « Notre armée a échoué, et le Hamas et le Jihad (Islamique) persévèrent, et persévèrent et ont combattu le pilier essentiel de nos troupes d’infanterie. » Que veut-il dire ? Il parle de la Brigade Golani, du Commando Egoz (unités d’élite israéliennes)… Oui, un échec de l’opération terrestre.

L’étendue des pertes chez les cadres, les officiers, les soldats, les tanks, les véhicules israéliens.

Une peur manifeste de s’engager dans une opération terrestre vaste. Nous voyons cela sur le visage de Netanyahu, sur le visage du chef d’état-major, sur le visage de Ya’alon (Ministre de la Défense), sur tous leurs visages. C’est eux qui sont assiégés, ils sont la plus grande puissance mais ce sont eux les peureux, les craintifs, terrorisés face à cette perspective.

Et c’est pourquoi les Israéliens se sont précipités, dès le début – à cause de leur manque de confiance en leur armée et en eux-mêmes – vers le meurtre de civils, d’enfants, ils ont pris pour cible la base de soutien (populaire) de la Résistance, ils (essayent de) briser la volonté du peuple – tout comme au Liban en 2006, quel était leur rêve ? Ils rêvaient de voir des manifestations, dans le Sud, la Bekaa, à Beyrouth, dans la banlieue Sud (de Beyrouth, bastion du Hezbollah) ou quelque endroit que ce soit au Liban où se trouvent les déplacés, surtout ceux qui ont été déplacés de leur maison, (Israël rêvait qu’ils) demandent à la Résistance de cesser le feu ou de se rendre. Et grâce à vous, le plus noble des peuples, le plus digne des peuples, le plus pur des peuples, cela ne s’est pas produit en juillet (2006).

Et Israël retente à nouveau cette expérience dans la bande de Gaza, afin d’imposer aux dirigeants de la Résistance, à la direction politique et à la direction du terrain, afin de leur imposer d’accepter un cessez-le-feu à tout prix ou de se rendre.

Cela signifie que lorsque l’armée israélienne s’est rendue à Gaza, elle n’y est pas allée en tant qu’armée combattante, mais en tant qu’armée assassinant les enfants, et c’est comme cela que nous l’avons connue au Liban, et telle a été sa nature à travers toutes ces années.

Et pour conclure sur l’évaluation israélienne de la situation, si vous vous souvenez d’Ehud Barak, le Ministre de la Défense ou le Ministre de la Guerre israélien, dans le premier gouvernement – il me semble – après le départ d’Olmert et de celui dont j’ai oublié le nom – quel est son nom, le Ministre de la Défense ? Beretz, Meretz, quelque chose comme ça. Ehud Barak, après plusieurs années en exercice et ayant tiré les leçons, qu’a-t-il dit ? Et ce propos a également été confirmé par des chefs d’état-major israéliens. Une phrase brève. Aujourd’hui, cette phrase s’est écroulée aux portes de Gaza. Il a dit – bien sûr, il était en train de menacer le Liban à cette époque – il a dit que toute guerre prochaine que mènera Israël sera rapide et décisive, et que sa victoire sera éclatante. Trois éléments : rapide, décisive, et sa victoire éclatante. Aujourd’hui, Gaza leur répond : vous êtes ce que vous avez toujours été, vous ne combattez que depuis des retraites fortifiées ou retranchés derrière des murs. Vous êtes les lâches terrorisés qui se cachent derrière des avions et des tanks et ne tuent que des enfants, et lorsque vous rencontrez nos combattants héroïques face à face, vous êtes écrasés et votre armée est vaincue. Telle est la vérité. Ni de victoire rapide, ni de victoire décisive, ni de victoire éclatante et manifeste.

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

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Note de Résistance 71:

Pour ceux qui veulent vraiment comprendre l’histoire moderne du Moyen-Orient depuis 1948, nous conseillons ce qui est sans aucun doute un des tous meilleurs ouvrages sur le sujet…

“Hezbollah, la voie, l’expérience, l’avenir” de Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah et traduit en français en 2008 aux éditions Al Bouraq. L’édition anglaise date de 2005 (“Hizbullah, the Story from Within” ou “Hezbollah, l’histoire vue de l’intérieur”)

Nous ne faisons en aucun cas du prosélytisme pour une quelconque violence en écrivant ces lignes. Bon nombre de ceux qui ont lu l’ouvrage ont été estomaqués le plus souvent par l’ouverture d’esprit, la tolérance, le véritable message de paix et de liberté qui en émane. Le livre n’est en AUCUN CAS un livre religieux faisant la promotion de l’Islam ou du chi’isme ou d’un quelconque radicalisme religieux, nous ne l’aurions jamais lu autremement c’est aussi simple que cela. Bien sûr il y a quelques passages où il doit être expliqué quelle est la vision politico-religieuse du Hezbollah, mais l’essentiel, la racine du livre est une historiographie du Moyen-Orient en général et se des relations complexes et intriquées avec l’occident, particulièrement les anciennes puissances coloniales (France et Grande-Bretagne) et les nouvelles puissances coloniales: les Etats-Unis et leur satellite moyen-oriental: Israël.

Le chapitre 4 est consacré entièrement à “La Cause Palestinienne” et doit être lu par quiconque veut comprendre quelque chose à la relation tripartite Occident/Palestine/Israêl et les conséquences des objectifs politiques de l’occident aur le monde arabo-musulman et le monde par extension.

Avant de régurgiter la pensée pré-digérée de l’occident colonial au sujet de mouvements politiques de résistance comme le Hezbollah, chacun devrait être informé de manière équilibrée afin de se faire un avis éclairé sur un sujet. L’occident qualifie la résistance libanaise de “mouvement terroriste”, certains gouvernement l’ont classé comme tel. Pour se faire une véritable idée de l’affaire… Lisez le livre de Naïm Qassem, qui n’est pas un livre de propagande, mais l’explication honnête de la réalité de la région et du colonialisme occidental par procuration.

 

Un échantillon en provenance du chapitre 5 sur les problèmes et solutions:

 

“… Une force musulmane unifiée doit se rassembler devant les menaces et les défis. De telles causes communes et objectifs peuvent être spécifiés comme peuvent l’être les mécanismes pratiques de coopération selon le degré de capacité de chaque côté participant, des niveaux de conviction et des caractéristiques particulières. La coopération devrait ouvrir de nouveaux horizons qui n’étaient pas évidents auparavant et devrait créer un environnement cordial au sein des différentes ailes du mouvement [...]

Parce que la Palestine et Jérusalem représentent la plus juste des causes dont le soutien est incontestablement légitime, il est de notre devoir de rassembler nos capacités et les ailes différentes afin de la soutenir par tous les moyens possibles. C’est en cela que réside l’importance de l’unité. Elle appelle en partie pour la coordination des efforts et potentiels au travers de réunions et de discussions afin de déterminer les méthodes de soutien, la composition d’un point de vue unifié et l’identification des idées essentielles. Le tout prenant en considération les circonstances particulières des participants, leurs potentiels, l’étendue de leurs intérêts et priorités, tout cela a une grande importance.

Cette “unité de coordination” demande des contacts directs entre les différentes branches, de manière intensive ou intermittante. Une autre forme d’unité est démontrée au travers de l’expression d’une position politique, d’un pas personnel ou subjectif dérivé de convictions et de priorités sans se coordonner avec les autres, mais dans la ligne de ce qui peut servir la cause palestinienne. Voilà ce que nous appelons “l’Unité Pratique”.

Le Hezbollah a lancé son champ d’activité confrontationnelle avec Israël au travers d’une résistance islamique construite autour de la priorité et du principe d’expulsion de l’occupation israélienne. Beaucoup de succès réalisés au Liban le furent en reflet de la réalité palestinienne. Le Hezbollah a aussi exprimé sa croyance en la libération de toutes les parties de la Palestine et de prendre toutes les mesures politiques, opérationnelles et de mobilisation envers cet objectif, ainsi se rencontrant avec l’Intifada au sein de ce cadre d’unité pratique. [...] Le défi est de confronter l’unification des puissances dominantes autour des Etats-Unis en soutien de ses projets expansionnistes et dominateurs. En objectant à la politique étrangère américaine dans la région et aux attaques contre l’Irak, la Libye et l’Afghanistan, décriant l’exploitation des puits de pétrole et la domination coloniale des points stratégiques de la région, le Hezbollah sera pratiquemement unifié avec les opposants de la politique américaine.”

 

Ceci sont-ils des propos d’un “fanatique religieux” ? Le livre contient de très bons passages sur la relation compassionnelle chrétienne et musulmane sur ce qui est qualifié de “véritable religion”. Le Hezbollah au Liban est politiquement allié avec le parti chrétien de Michel Aoun.

Dans un monde à la perversité politique bien établie pour la préservation des intérêts du plus petit nombre de privilégiés, tout ce qui s’oppose à l’oligarchie en place est étiqueté “terroriste” à un moment ou un autre par les gardes-chiourme du système étatico-capitaliste.

En parallèle et en complémentarité des propos d’Hassan Nasrallah et de Naïm Qassem ci-dessus, rappelons quelques propos d’autres grands résistants à l’empire colonial occidental: les Indiens des Amériques. Un dicton Lakota (Sioux) dit ceci:

“Tout pouvoir contient en lui-même sa propre résistance.”

Récemment des activistes Indiens (du Canada) répondaient à des questions concernant le renforcement de la répression et ceci fut dit: “Si aujourd’hui vous n’êtes pas sur une quelconque liste noire gouvernementale, honte à vous !”

 

Vous voulez comprendre les tenants et aboutissements au Moyen-Orient et en avoir une vision éclairée en contre-point de la propagande colonialiste occidentale ?

Lisez ce livre !

Résistance politique en France et en occident = résistance à la trahison des politiques…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres imperialistes, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 28 juillet 2014 by Résistance 71

Ceci confirme ce que nous avons dit en commentaire par ailleurs: La classe politique française, ses gouvernements (de droite comme de gôoooooche) et ses avatars occidentaux n’ont non seulement plus aucune crédibilité mais n’ont plus aucune LÉGITIMITÉ devant leurs peuples. Pourquoi ? Les gouvernements occidentaux et les politiques aux manettes sont soit directement des criminels de guerre par la définition même de Nüremberg (pour la Libye concernant la France et la GB, le Mali pour la France), soit des complices de crimes de guerre et/ou contre l’humanité (Afghanistan, Libye, Syrie, Kosovo, Serbie, Irak et maintenant Ukraine et Gaza/Palestine). Ainsi, les peuples ne doivent plus suivre les directives de ces criminels dirigés par des entités financières transnationales, les révoquer et reprendre en exerçant un contre-pouvoir autogestionnaire.

Nous n’avons pas besoin de cette clique de criminels pour gérer nos affaires, gérons-les ensemble depuis la base, localement et fédérant nos efforts. Coopération dans la mise à l’écart volontaire des institutions, boycott généralisé et développement du contre-pouvoir local a cet effet. Si nous continuions de suivre aveuglément ces ordures, nous allons droit à la guerre mondiale, celle dont rêve les banquiers pour engranger les milliards et remettre les compteurs à zéro pour repartir de plus belle. Briser les chaînes, c’est désobéir à un moment ou un autre et dans ce cas plus on est nombreux à le faire et plus le système se retrouve paralysé. Pour y parvenir efficacement, il faut CESSER d’accepter de nous laisser diviser, l’oligarchie n’existe que par les divisions artificielles qu’elle crée en nous  pur mieux nous contrôler. Pour réussir dans une entreprise de changement de paradigme politique, il faut refuser de jouer le jeu, en masse et qu’ensemble nous disions NON ! Un NON! suivi d’une action directe de boycott et de coopération solidaire. Le pouvoir colonialiste nous a asservi, nous a persuadé à la longue que ce qu’il nous propose comme modèle politique de gestion de la société: l’État, est la panacée, le pinacle du développement humain. Rien n’est plus faux et il serait grand temps de remettre sérieusement tout cela en question. Le révolution n’est pas violente, la révolution est dans la compréhension de notre intérêt général et de le mettre en application.. par nous mêmes, en peuples souverains, libres, indépendants, représentant le seul pouvoir légitime: celui du peuple, uni et indivisé, émancipé et donc libre.

– Résistance 71 –

 

Le déshonneur de la France

 

Michel Warschawski

 

25 juillet 2014

 

url de l’article en français:

http://www.michelcollon.info/Le-deshonneur-de-la-France.html?lang=fr

 

A propos d’une manifestation interdite…

 

Il y a deux ans, au nom du Centre d’Information Alternative (AIC), je recevais des mains de Christiane Taubira, Garde des Sceaux de la République Française, le Prix des Droits de l’Homme pour notre combat contre l’impunité. Mais ce matin, en lisant les informations, j’ai pensé un moment rendre ce prix aux autorités françaises : j’entendais réagir à l’interdiction prononcée par le gouvernement de François Hollande et de Manuel Valls à propos de la manifestation organisée samedi dernier à Paris contre les crimes commis par l’armée israélienne à Gaza. La semaine dernière encore, nous manifestions à Tel Aviv autour de mots d’ordre similaires à ceux de la manifestation interdite en France. Hollande est donc plus sioniste que Netanyahou et Manuel Valls moins démocrate que Aharonvitch [ministre de l’intérieur, du parti d’extrême droite Israël Beitenou] !

Plus tard, en voyant les milliers de manifestants qui défiaient l’ordre inique de leurs dirigeants ainsi que les rassemblements à Saint Etienne, à Lille, à Strasbourg et dans une douzaine d’autres villes françaises, je me suis dit que le prix qu’avait reçu l’AIC, c’était la France qui nous l’avait donné, pas son Premier Ministre. La France peut être fière, ce sont Valls et Hollande qui se sont déshonorés. Car la population française a massivement manifesté contre l’impunité qu’accordaient ses dirigeants à l’Etat d’Israël.

Un des arguments utilisés – on pourrait dire usés jusqu’à la corde – par les Valls et cie, c’est la volonté de "ne pas importer le conflit en France". Je n’ai jamais compris ce que voulait dire "importer un conflit". Depuis quand la solidarité avec les victimes d’une agression s’appelle une "importation de conflit" ? A moins qu’ils ne parlent de leurs amis du CRIF, un organisme qui est devenu la principale ambassade d’Israël en Europe et qui a pris en otage les Juifs de France dans un soutien inconditionnel aux crimes de guerre commis par l’Etat Hébreu ?

L’honneur de la France, ce sont aussi le regretté Stéphane Hessel et sa compagne Christiane qui n’ont jamais ménagé leurs efforts pour exprimer leur soutien a Gaza, s’y rendant a plusieurs occasions afin d’affirmer haut et fort leur solidarité avec sa population martyrisée.

En se solidarisant avec l’agresseur israélien et en faisant interdire des manifestations de soutien au peuple de Gaza dans plusieurs villes françaises et notamment à Paris qui, pour le reste du monde, symbolise la capitale des Droits de l’Homme, Manuel Valls et Francois Hollande se sont déshonorés. Pas la France qui, dans sa majorité, a su choisir son camp, celui de l’indignation face aux crimes de guerre et celui de la solidarité avec les enfants massacrés de Gaza. Ces manifestants, en désobéissant, ont marqué fortement leur refus de voir le massacre se prolonger.

Publie originellement en anglais, dans Alternativenews.org – site du Centre d’Information Alternative (Jerusalem/Beit sahour)

Le dernier empire ? Le pays du goulag levant (ex-USA) planifie l’holocauste nucléaire (Paul Craig Roberts)

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Le monde est condamné par l’insouciance occidentale

N’espérez pas vivre beaucoup plus longtemps…

 

Paul Craig Roberts

 

26 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/07/26/world-doomed-western-insouciance-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Resistance 71 ~

 

Les gouvernements européens et les médias occidentaux ont placé le monde dans un grand risque en permettant la propagande de Washington et l’agression contre la Russie.

Washington a réussi à utiliser d’évidents mensonges pour diaboliser la Russie en tant que pays agressif et dangereux, mené par un nouvel Hitler ou Staline et ce de la même façon que Washington avait réussi à diaboliser Saddam Hussein en Irak, les Talibans en Afghanistan, Kadhafi en Libye, Al-Assad en Syrie et Chavez au Vénézuéla, sans parler bien sûr de l’Iran.

Les véritables démons par contre, les Clinton, Bush, Obama sont “les gens exceptionnels et indispensables” se situant bien au dessus de toute diabolisation. Leurs veritables crimes plus horribles les uns que les autres ne sont pas remarqués tandis que des crimes fictifs sont attribués aux gens et aux pays non-exceptionnels et non-indispensables.

La raison pour laquelle Washington diabolise une personne ou un pays est pour permettre la création de circonstances qui pourront être utilisées pour agir coercitivement contre le leader et le pays.

Les mensonges incessants de Washington se référant à “l’agression russe” ont créé cette agression russe depuis l’air du temps. John Kerry et Mary Harf du ministère des affaires étangères émettent quotidiennement de nouveaux mensonges, mais jamais avec des preuves prouvant le bienfondé de ce qu’ils affirment. La scène mise en place, le sénat américain, le commandant de l’OTAN et le chef d’état-major des armées sont occupés à créer de nouvelles tractions pour la guerre.

Le décret sénatorial 2277 permet de renforcer les forces aux frontières de la Russie et pour élever le statut de l’Ukraine comme “alliés des Etats-Unis” de façon à ce que l’armée américaine puisse assister la guerre contre les “terroristes” en Ukraine.

http://un.ua/eng/article/522930.html Voir également: http://www.globalresearch.ca/collapse-of-ukraine-government-prime-minister-yatsenyuk-resigns-amidst-pressures-exerted-by-the-imf/5393168

Le commandant de l’OTAN Breedlove est en train de planifier l’approvisionnement en matériel de guerre aux frontières avec la Russie de façon à ce que les troupes américano-otanesques puissent frapper la Russie plus facilement.

http://rt.com/news/175292-nato-poland-supply-base/

Le chef d’état-major des armés, le général Martin Dempsey, travaille à la préparation de l’opinion publique américaine pour la guerre à venir. Le 24 Juillet, Dempsey a dit dans un forum sur la sécurité à Aspen (Colorado), un forum de haut niveau où se forge les opinions, que l’agression de Poutine en Ukraine est comparable à l’invasion de la Pologne par Staline en 1939 et que la menace russe n’est pas limitée à l’Ukraine, ni à l’europe de l’Est, mais est une menace mondiale.

http://www.commondreams.org/news/2014/07/25/gen-dempsey-were-pulling-out-our-cold-war-military-plans-over-ukraine

Les intellectuels en assistance au Forum d’Aspen n’ont pas éclaté de rire lorsque Dempsey leur a expliqué que l’implication de la Russie (de manière supposée et toujours sans preuve) en Ukraine était la première fois depuis 1939, qu’un pays prenait sciemment la décision d’utiliser la force contre une autre nation souveraine afin de remplir ses objectifs. Personne n’a demandé à Dempsey ce que Washington a fait durant ces trois dernières présidences et régimes présidentiels, ceux de Clinton avec la Serbie, de Bush et Obama en Afghanistan, Irak, Somalie, Pakistan et Yémen et Obama en Libye et en Syrie. NdT: sans même compter le Vietnam et la Corée auparavant…

Voici les mots de Dempsey: “Vous avez un gouvernement russe qui a sciemment pris la décision d’utiliser la force militaire contre une autre nation souveraine afin de parvenir à ses objectifs. C’est la première fois depuis 1939 ou à cette époque que ceci s’est produit. Ils sont clairement sur une voie qui les mène sur un chemin différent non seulement en Europe de l’Est, mais aussi en Europe de l’Ouest et envers les Etats-Unis.

Washington regarde le monde comme son pré carré et cette vision est si marquée qui ni Dempsey ni son audience de (soi-disant) haut niveau du Forum d’Aspen n’ont même tiqué ou remarqué l’absurdité totale de cette déclaration. Washington et sa population totalement conditionnée sont persuadés que la “nation exceptionnelle et indispensable” n’est pas limitée dans ses actions par la souveraineté des autres nations.

Washington est persuadé que la loi américaine prévaut dans les autres pays au dessus des lois de ces autres nations comme la France ou la Suisse et que Washington peut dicter aux institutions financières étrangères avec qui elles peuvent faire des affaires et avec qui elles ne le peuvent pas, demandez simplement à tout pays et entreprise qui ont été empêchés de faire des affaires avec l’Iran, que Washington peut envahir tout pays dont le leader peut-être diabolisé par Washington à volonté pour mieux le renverser, demandez à des pays comme le Honduras, l’Irak, la Libye, la Serbie etc… Washington peut entreprendre des opérations militaires contre des peuples étrangers comme le Pakistan ou le Yémen, pays avec lesquels Washington n’est pas (officiellement) en guerre.

Tout ceci est possible parce que Washington a repris le titre de “peuple élu de dieu” à Israël. Bien sûr le fait qu’Israël ait perdu le titre ne l’a pas empêché d’agir de la même façon.

Washington a mis en branle la machine de guerre. Une fois que les roues tournent, le momentum emporte la machine vers l’avant. Les gouvernements et médias fous et imbéciles d’Europe ne semblent pas se rendre compte de l’orchestration de leur futur (ou de son manque), ou alors ils s’en moquent éperdument. Ils se condamnent eux-mêmes et le reste de l’humanité par leur insouciance. Qu’arriverait-il si le président français, le PM britannique ou la chancellière allemande n’étaient pas invités à la Maison Blanche ou si la non-entité polonaise ne recevait son aumône habituelle.

Des lecteurs ne peuvent pas tolérer l’exposition de problèmes sans une offre de solutions et en font toujours la demande. OK, voici la solution:

La seule possibilité pour éviter la guerre serait que Poutine emmène cette affaire devant l’ONU. Si Washington peut envoyer Colin Powell à l’ONU sans preuve ni vérité pour plaider le cas de Washington pour la guerre contre l’Irak, alors Poutine devrait être capable d’amener son cas devant l’ONU contre la guerre d’agression de Washington envers la Russie.

Plaider le cas que l’empereur est nu est somme toute facile.

A l’encontre de Washington, Poutine désire partager les preuves que la Russie possède au sujet de qui fait quoi en Ukraine. C’est une simple affaire que d’établir que Washington a orchestré un coup d’état qui a renversé le gouvernement élu d’alors, a soutenu la violence contre ceux qui s’opposaient à ce coup et a fait la sourde oreille devant les plaidoiries répétées de la Russie à Kiev et aux séparatistes pour qu’ils négocient leurs différents.

Poutine devrait clarifier au monde que Washington continue ses avancées militaires provocantes contre la Russie avec le renforcement de forces aux frontière de celle-ci et appelle à toujours plus de renforcement avec son décret S.2277 qui se lit comme une véritable préparation des Etats-Unis à la guerre, contenant des actions et accusations provocatrices de la part de hauts généraux de l’armée et d’officiels du gouvernement contre la Russie et en faisant tous les efforts pour isoler la Russie et la blesser au moyen de sanctions économiques et politiques.

Poutine devrait clarifier au monde qu’il y a une limite aux provocations que la Russie puisse accepter et que la Russie pense qu’elle est en danger d’attaque “préventive” nucléaire de la part de Washington. Poutine peut décrire le retrait américain du traité sur les missiles balistiques, la construction de ces bases aux frontières avec la Russie et le changement annoncé de la doctrine guerrière de Washington, qui élève maintenant les forces nucléaires américaines du rang de forces de frappe en retour à celles de forces de frappes premières préventives. Ces actions sont clairement dirigées contre la Russie (et la Chine… Que la Chine s’éveille, elle est la prochaine sur la liste !…)

Poutine doit clairement établir au monde que la conséquence probable de continuer à permettre les mensonges et l’agression de Washington, ne sera pas une autre de ces guerres désastreuses, mais la fin de toute vie sur terre.

Les gouvernements du monde, spécifiquement les vassaux de l’Amérique en Europe, au Canada, en Australie et au Japon se doivent d’être avertis qu’il en va de leur responsabilité d’arrêter de permetre à Washington d’agresser ou alors d’accepter la responsabilité pour la troisième guerre mondiale.

Nous pourrions au moins avoir la satisfaction de voir l’arrogante Samantha Powers et ses toutous britanniques se lever et quitter la salle de réunion de l’ONU. Il n’y a absolument aucun doute sur le fait que Washington sera incapable de répondre aux accusations et aux charges portées à son encontre.

Ici encore règne la doctrine Wolfowitz qui contrôle la politique étrangère américaine et qui condamne à mort la planète Terre:

“Notre premier objectif est de prévenir la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ancienne URSS ou ailleurs, rival qui poserait une menace du même ordre que celui posé par l’ancienne Union Soviétique. Ceci est une considération des plus importantes qui souligne la nouvelle stratégie de défense régionale et requiert que nous œuvrions à prévenir toute puissance hostile à dominer la région dont les ressources seraient sous un contrôle renforcé, bien suffisantes pour générer une puissance mondiale et globale.”

Une puissance hostile étant définie comme un pays qui n’est pas vassal de Washington.

La doctrine Wolfowitz implique les Etats-Unis, son peuple, les alliés naïfs et crédules de Washington en Europe ainsi que leurs peuples dans une guerre contre la Russie et la Chine. A moins que ces deux pays ne capitulent, le monde sera détruit.

La destruction du monde est ni plus ni moins ce que favorise les gouvernements idiotiques européens de concert avec leur pressetituée occidentale à la botte, en permettant les mensonges et l’agression de Washington.

Propagande et faux-drapeau: L’affaire du vol MH17 fait-elle partie du plan de construction de la 3ème guerre mondiale ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , on 27 juillet 2014 by Résistance 71

Le vol MH17 et l’option troisième guerre mondiale

 

Dean Henderson

 

22 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://hendersonlefthook.wordpress.com/2014/07/22/flight-17-the-ww-iii-option/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Peu de temps après que le ministre des affaires étrangères John Kerry ait poussé ses “preuves” que les rebelles de l’Ukraine orientale aient travaillé directement avec l’armée russe pour déployer des batteries de missiles anti-aériens SA-11 pour abattre le vol MH17 de la Malaysia Airline, le chef de la défense russe Sergeï Choïgou a tenu sa propre conférence de presse, où il a déclaré que la Russie possède les images satellites d’un chasseur ukrainien Su-25 qui se trouvait dans l’espace aérien du vol MH17 lorsque ceui-ci fut abattu.

La Russie n’a absolument aucune raison de perpéter cette action. Depuis la prise de pouvoir fasciste d’un milliardaire en Ukraine en Février, la Russie a montré une retenue extrême tout en s’engageant dans une diplomatie économique incluant un accord gazier avec la Chine de plus de 400 milliards de dollars, la formation d’une Union Economique Eurasienne avec la Biélorussie et le Kazakhstan et le lancement d’une Banque de Développement de la BRICS d’une valeur de 100 milliards de dollars lors de la tournée sud-américaine de Poutine.

Les banksters internationaux, d’un autre côté, ont tous les motifs pour faire abattre cet appareil. L’incident porte tous les stigmates d’un évènement faux-drapeau perpétré pour donner une couverture au bain de sang auquel se livre de nouveau Israël à Gaza, tout en regonflant l’économie mondiale au travers d’une escalade vers la guerre contre ces pénibles Russes. Ajoutez à cela la mort dans l’incident d’un grand nombre de spécialistes mondiaux sur le SIDA qui étaient à bord du vol MH17 en route pour une conférence internationale et aussi le fait que la Malaisie a toujours été une épine dans le pied d’Israël (des Rothschild)…

Alexandre Lebedev, un ancien milliardaire à qui appartient les journaux britanniques de l’Independant et de l’Evening Standard a dit qu’il était profondément pessimiste quant à la possible réparation de la relation entre la Russie avec les Etats-Unis et ses alliés européens après les accusations américaines.

“L’horloge a été ramenée aux années 1980, au faîte de la guerre froide, mais dans les années 1980, les deux côtés se contenaient l’un l’autre, maintenant nous avons une guerre ce qui est pire”, a dit Lebedev, qui fut un officier du renseignement russe à Londres.

L’abattage du vol MH17 est la seconde fois cette année qu’un jumbo jet de la Malaysia Airline disparaît dans des circonstances désastreuses. Le 8 Mars le vol MH370, transportant 227 passagers et 12 membres d’équipage a disparu lors d’un vol de liaison entre Kuala Lumpur et Pékin.

Après la recherche internationale la plus longue et la plus coûteuse de l’histoire de l’aviation civile, le destin du vol MH370 demeure un mystère.

Quelques chercheurs ont suggéré que le vol MH370 a été capturé par les Etats-Unis et a été amené sur la base aérienne stratégique américaine de Diego Garcia dans l’Océan Indien. Il y a plusieurs éléments soutenant la théorie de Diego Garcia, incluant la zone de contact du cellulaire du co-pilote et le virage plein ouest de l’avion, tous deux étant consistant avec une trajectoire de vol vers l’île. Il y a aussi eu un message et une image liés à un passager.

Peu de temps après la disparition de l’avion, un message fut posté sur le site 4chan disant: “Je suis retenu en otage par des personnels militaires inconnus après que mon vol ait été détourné. Je travaille pour IBM et j’ai pu cacher mon téléphone cellulaire dans mon anus pendant le détournement. J’ai été séparé du reste des passagrs et je suis dans une cellule. Mon nom est Philip Wood. Je pense que j’ai été drogué car je ne peux pas penser clairement.

La photo accompagnatrice en format Exif a identifié non seulement le téléphone iPhone et le groupe date/heure d’une photo prise peu de temps avant la transmission, mais aussi les coordonnées GPS qui pointent exactement là où se trouve Diego Garcia. Il a été affirmé que l’image était bidouillée car au moins une version suggérait la manipulation par l’utilisation d’un logiciel Picasa bien que le site Jim Stone Freelance dit qu’il a eu une copie originale avant un hacking sévère, réfutant les variantes comme étant un “shillage”, a donné un capture d’écran de la lecture originale des coordonnées GPS, a rejeté la notion que le camouflage était physiquement intenable, réfuté l’affirmation que Wood n’a jamais été un ingénieur chez IBM ou même avoir été sur le vol (citant les manifestes passagers et le profile LinkedIn de Wood) et cité une source militaire attestant d’un service de téléphonie sans fil sur la base de Diego Garcia. De plus, une capture d’écran circulait, prise sur le site de la base américaine et indiquant que le traffic aérien sur Diego Garcia avait été suspendu pour 72 heures exactement dans la fourchette de temps où le vol MH370 aurait pu y attérir.

Stone a aussi suggéré que certains ingénieurs chinois à bord avaient une familiarité clé avec un nouveau système opératoire chinois qui n’aurait pas de backdoors (portes dérobées) accessibles aux Etats-Unis via la NSA. Des traitements similaires de motif ont questionné le passage légal de droits lucratifs de patente vers un groupe contrôlé par les Rothschild: Blackstone Group.

Sous la variante d’un autre motif, une affirmation provenant d’une source informée diffusée sur une émission de radio de grande écoute, a suggéré qu’en février 2014, le détournement d’un convoi par les Talibans résulta en la capture d’une technologie de contrôle de drones, qui fut vendue à la Chine par la Malaisie et envoyé en Chine au moyen de ce vol MH370. Dans ce scenario, les Etats-Unis et Israël ont mis à bord des agents pour se coordonner avec le système de brouillage d’AWACS afin de détourner le vol sur Diego Garcia, de désembarquer l’équipement et de téléguider de nouveau le vol vers l’océan pour l’y faire se crasher tandis que les passagers étaient déjà morts asphyxiés suite à une dépressurisation volontaire de la cabine.

La Malaise n’a aucune relation diplomatique avec Israël. L’ancien premier ministre de la Malaisie de 1981 à 2003, Mahatir Mohamed, a souvent accusé ses critiques d’être des agents sionistes et a accusé les sionistes de vouloir endommager l’intégrité de la Malaisie et d’essayer de détruire l’Islam.

Mahatir a déclaré qu’il croit que le vol MH370 a été détourné électroniquement en utilisant la fabrique de données et de systèmes à bord des B777 et de leur système de gestion de vol. Ceci demande un accès au système de sécurité du B777 par des portes dérobées déjà programmées dans le codage du logiciel. Mahatir a récemment déclaré: “Clairement, Boeing et certaines agences ont la capacité de prendre un contrôle ininterrompu des avions de lignes commerciaux dont le B777 vol MH370 fait partie.

Le scientifique du SIDA de renommée mondiale Joep Lange et plusieurs autres scientifiques et activistes du SIDA se trouvaient à bord de vol MH17. Dans une adresse à la nation vendredi dernier, le président Obama a dit: “Près de 100 personnes, presqu’un tiers des 298 passagers à bord de ce vol, se rendaient à la conférence internationale sur le SIDA de Melbourne en Australie.

Considérant la propension des Rothschild à frapper les scientifiques qui osent interférer avec leur agenda de dépopulation du monde, dont le SIDA est un composant clé, ceci n’est pas une coïncidence. Ceci nous rappelle la poussée de mortalité chez les microbiologistes après la fameuse frayeur, terreur à l’anthrax aux Etats-Unis juste après les attentats du 11 septembre 2001.

Toutes choses considérées, il semble évident que les mêmes personnes qui sont derrière le massacre de Gaza soient aussi derrière l’abattage du vol MH17. L’offensive au sol israélienne contre Caza a commencé le même jour où le vol MH17 a été abattu.

Avec ce faux-drapeau, les banksters emmenés par les Rothschild, exposés et haïs, à court d’options économiques pour étouffer la dépression déflationnaire globale qui vient, sont en train de mettre en place l’option troisième guerre mondiale.

Les juifs et les arabes refusent d’être ennemis…

Posted in actualité, Internet et liberté, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , on 26 juillet 2014 by Résistance 71

Pas de commentaires superflus, les images parlent d’elles-mêmes… A diffuser sans aucune modération.

http://rt.com/news/175792-jews-arabs-refuse-enemies/

 

Le modèle colonialiste sioniste: Les Etats-Unis et le Canada

Posted in actualité, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 juillet 2014 by Résistance 71

Ce qui est expliqué ci-dessous par Steven Newcomb peut également servir d’explication de ce qu’il se passe en Palestine depuis 1948 parce que cela relève des mêmes concepts appliqués à une situation simplement n’impliquant plus les chrétiens et leur doctrine coloniale, mais celle de la doctrine coloniale dérivée sioniste. Des sionistes qui sont du reste venus en Amérique étudier les méthodes de contrôle des populations autochtones des régimes coloniaux en place (Etats-Unis et Canada).

Nous ne le dirons jamais assez, le colonialisme, en tant que stigmate du capitalisme privé ou d’état, est le fléau le plus abject de notre soi-disante “civilisation”. Il est plus que temps de nous en débarrasser.

~ Résistance 71 ~

 

La demande de droit de réduction et les Nations-Unies

 

Steven Newcomb

 

12 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/07/12/claimed-right-reduction-and-united-nations

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Considérez un moment l’existence de toute nation originelle de ce continent (des Amériques), qui a eu une relation intime avec son territoire depuis des temps immémoriaux. Assumons que le peuple de cette nation a vécu pendant des milliers d’années en relation culturelle, spirituelle, économique harmonieuse avec les terres et les eaux de son territoire. Ce peuple a de manière indubitable, des mots dans son propre langage pour exprimer son amour et son appréciation pour ces terres et ces eaux qui lui ont permis de faire mieux que survivre, ainsi que pour les sols vivants de la Terre-Mère, qui ont été enrichis des os de ses ancêtres.

Maintenant, passez à une tout autre image mentale. C’est l’image d’un envahisseur qui arrive de terres bien lointaines, possédant dans sa mentalité une autorité présumée pour caractériser, pour définir en termes limitatifs, le type de relation qu’il pense que la nation déjà en place depuis tant de temps a avec ses terres, ses eaux et ses sols.

Dans le contexte de l’invasion, le peuple d’une nation originelle doit faire quelques choix. Il peut choisir d’utiliser ses propres mots dans sa propre langue pour caractériser ses relations avec les terres et eaux de son territoire, de sa perspective. Ou il peut choisir d’adopter les idées concoctées par l’envahisseur dans le langage de l’envahisseur pour caractériser la relation que l’envahisseur affirme qu’il a avec ses terres et ses eaux. Ou encore, le peuple de la nation originelle peut tenter d’utiliser simultanément, de manière contradictoire, ses propres termes et ceux de l’envahisseur.

En 1823, dans le rendu de la cour suprême des Etats-Unis dans l’affaire Johnson contre McIntosh, la cour a présumé le droit de caractériser, en termes limitatifs, le type de relation que le gouvernement des Etats-Unis pensait que les nations originelles d’Amérique du Nord devaient avoir en rapport avec les territoires de ces dites nations. La cour a défini la relation comme étant un “droit de possession”, ce qu’elle choisît alors de qualifier métaphoriquement de “droit d’occupation”.

D’après la cour, le premier “peuple chrétien” à localiser les terres des païens et des infidèles était caractérisé comme ayant assumé la “domination ultime” (domination souveraine) sur ces terres, ce basé sur le “droit” de “découverte”. C’était un droit que la cour suprême déclara “confiné aux pays alors inconnus au peuple chrétien”. En d’autres termes, les chrétiens affirmèrent un “droit de découverte” seulement sur des terres habitées par des nations non-chrétiennes.

L’action de la cour suprême d’imposer une définition limitatrice de “l’occupation” pour les nations originelles du continent était fondée sur la cour poursuivant alors un droit de réduction présumé ou auto-proclamé. La cour présuma un droit de “réduire” métaphoriquement le statut libre et indépendant de nos nations en redéfinissant notre indépendance comme ayant été “diminuée”, c’est à dire terminée par l’acte de “découverte”. Un exemple de ce présumé Droit de Réduction est trouvé dans le concept latin de dominorum christianorum ou “domination chrétienne”, de la bulle papale du 3 Mai 1493 (NdT: Inter Caetera du pape Alexandre VI).

L’imposition dominatrice de telles définitions par la cour suprême sur nos nations fut basée sur un droit présumé du “peuple chrétien” d’exercer le pouvoir de deprimantur, le terme latin invoqué par le pape Alexandre VI lorsqu’il appela que nos nations originelles soient réduites ou subjuguées. Que nos ancêtres ne fussent pas chrétiens et que les territoires ne fussent pas déjà en possession d’aucun prince chrétien, furent deux justifications utilisées par le pape pour autoriser les monarques chrétiens d’exercer un droit de réduction et de domination contre nos nations et peuples à perpétuité.

A ma connaissance, un argument n’a jamais été soutenu par le leadership indien et cet argument est celui-ci: Le gouvernement des Etats-Unis n’a pas aujourd’hui et n’a jamais eu, un quelconque droit légitime d’imposer des concepts limitatifs métaphoriques comme celui “d’occupation” (des terres) et de “nation dépendante domestiquement” sur nos nations originelles et nos peuples.

En ne défiant pas explicitement la subjection, domination de nos nations à de tels concepts que ceux “d’occupation” et de “nation dépendante domestiquement”, le leadership indien a tacitement accepté le Droit de Réduction présumé des Etats-Unis et agit comme si les nations originelles de ce continent sont désireuses d’accepter le système de domination qui leur a été imposé.

Le Juge Suprême de la cour Justice Marshall, qui écrivit le rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh, a caractérisé nos ancêtres comme “un peuple dont les droits lui ont été arrachés”. Sur un plan physique, le terme “arracher” (NDT: “wrest” en anglais) est défini comme “des mouvements violents de torsion” ; mais il y a un autre sens qui s’appliquerait ici: “divertir vers une utilisation non naturelle ou impropre”, peut également être interprêté comme “déformer”, voulant dire “changer de sa condition normale, de sa signification ou de son interprétation”.

Déformer mène aussi à “sortir de la véritable signification”. Ceci combiné avec l’admission tardive de Marshall au sujet du rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh que la décision de la cour suprême a employé “une prétention extravagante pour convertir la découverte d’un pays habité en une conquête”, une chose devient très claire: La cour suprême a fabriqué une litanie de mensonges et de déformations à l’interprétation qui ont été utilisés depuis 1823 dans un effort de réduire et de diminuer nos nations et nos peuples toujours plus avant.

Le désaccord du juge Thomas (rejoint en cela par Alito, Ginsberg et Scalia) dans l’affaire Michigan contre la Communauté Indienne de Bay Mills, a utilisé la phrase “la subjection des “tribus indiennes” à l’autorité et à la protection des Etats-Unis”, pour nommer le système de domination utilisé contre nos nations et nos peuples. Cette opinion en désaccord avec ce qui précède dit en termes non équivoques que les quatre objecteurs chercheront qu’un de leurs collègues les rejoingne pour qu’ils puissent utiliser le système de “subjection” pour diminuer plus fortement la force de nos nations en invalidant “l’immunité souveraine tribale”.

Maintenant que nous avons été capables d’identifier ce système de domination, la question se pose: Quand le leadership indien va t’il commencer à défier directement les mensonges et les déformations que constitue la loi fédérale américaine sur les Indiens (U.S Federal Indian Law) et son système politique ?

La dernière chose au monde que le leadership indien se doit de faire est d’être en faveur pour que l’ONU reconnaisse formellement le sytème américain de domination, de réduction et de déformation d’interprétation appelé “US Federal Indian Law and Policy”, en étant en faveur du fait que l’ONU reconnaisse nos nations et peuples originels comme des “tribus reconnus fédéralement par les Etats-Unis”. Et pourtant, c’est exactement ce qu’il se passe au niveau de l’ONU en ce qui concerne le “document résultant” qui est préparé pour la réunion pléniaire de haut niveau à l’assemblée générale de l’ONU en Septembre prochain.

Bizarrement, l’effort d’intégrer le système de loi fédérale et de politique indienne américain au sein de l’ONU et de la sorte le “normaliser” internationalement, se fait au nom d’une “réforme” en implémentant” de manière supposée la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU (UNDRIP).

Résistance politique… la voie indienne

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 26 juillet 2014 by Résistance 71

La voie indienne

 

Mohawk Nation News

 

23 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/07/23/indian-way/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Au début des années 1970, les Mohawks de Kanahwake construisaient une école traditionnelle à l’arrière de notre communauté. Le projet fut à court d’argent. La longue maison (NdT: le conseil traditionnel) décida d’envoyer quelques personnes au bureau des affaires indiennes à Ottawa pour collecter quelque argent de notre fond fiduciaire indien.

Les Mohawks arrivèrent au bureau des affaires indiennes et dirent: “Notre peuple nous a envoyé pour récupérer nos fonds (fiduciaires)”. On leur refusa. Nos représentants dirent qu’ils reviendraient une semaine plus tard pour collecter.

La semaine d’après, les Mohawks arrivèrent avec du renfort. Les affaires indiennes les attendaient. Un employé leur dit que la police était en route pour les virer. Nos représentants se préparèrent pour la rencontre. Des tables et des chaises furent retournées et des meubles furent entassés. La police arriva, regarda et s’en alla.

Le ministre des affaires indiennes de l’époque, Jean Chrétien, envoya ses aides de camp indiens dire à nos représentants: “Ceci n’est pas la façon dont on procède”. Il lui fut dit: “Notre peuple nous envoie. Nous resterons tant que nous n’aurons pas l’argent de notre peuple !” Les aides les persuadèrent de quitter la salle de réunion et d’aller à l’hôtel Skyline. Quelques jours plus tard, un chèque fut présenté qui couvrait la quasi totalité des dépenses pour la nouvelle école.

Nous savions que chaque centime des revenus qui allèrent dans ce fond fiduciaire venait et vient toujours des dividendes de l’extraction de nos ressources volées. Ils étaient supposés placer la moitié de tout (de par les accords du traité Wampum Deux Rangées) ce qui avait jamais été fait sur notre terre avec nos ressources sur un compte pour nous les autochtones. La couronne (les actionnaires de l’entreprise Canada) prirent 100% et le mirent sur un fond de revenus consolidés sans que nous le sachions et bien sûr sans notre consentement. Avec l’avènement de la loi illégale sur les Indiens (Indian Act du Canada), ils se déclarèrent les “trustees”, fiduciaires de tous nos fonds, territoires et ressources. Le Canada, comme toute entreprise commerciale, est construite pour donner le maximum de bénéfices à ses actionnaires (la “couronne”, c’est à dire la City de Londres et sa banque d’Angleterre sous l’égide du Vatican). L’entreprise corporation Canada est construite sur notre fond fiduciaire indien. Tout l’argent en extra est déclaré bénéfices et distribués aux actionnaires comme dividendes.

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