Poudre aux yeux ou signe avant-coureur ?… Quand Brzezinski tire l’oreille de Bibi…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , on 23 juillet 2014 by Résistance 71

Quand Brzezinski met en garde Netanyahou !

Al Manar

22 juillet 2014

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=183556&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=22&s1=1

L’ancien conseiller à la sécurité nationale des Etats Unis Zbigniew Brezinski qui s’entretenait avec l’animateur et expert de CNN Farid Zakariya estime qu’en s’attaquant à Gaza, "Netanyahu a commis une grave erreur"!

Interrogé sur l’offensive israélienne contre Gaza, Brezinski a commenté les propos de Netanyahu comme quoi son offensive militaire visait à désarmer la ville de Gaza. "La stratégie de Netanyahu va-t-elle réussir?", s’est-il interrogé, et de poursuivre : "non je crois que Netanyahu est en train de commettre une grave erreur".

Selon Brezinski, "quand le Hamas a accepté l’idée de participer à un gouvernement d’union nationale, cela veut dire qu’il a accepté de parvenir à un compromis avec Israël. Il s’agit là d’une réelle option sur laquelle il faut insister ".

"Mais qu’a fait Netanyahu ? Netanyahu a lancé une campagne de diffamation contre le Hamas et l’a accusé d’être derrière le meurtre de trois jeunes colons et ce sans aucune preuve. Israël a tourné ce triple meurtre à son avantage pour justifier son offensive contre Gaza, une offensive bien mortelle. Ce qui ne fait qu’inciter les arabes ", a-t-il lancé.

Et d’affirmer: " je crois que Netanyahu est en train d’isoler Israël. Il met en danger l’avenir à long terme d’Israël. Je crois que nous devons préciser que nous nous opposons complètement à cette action (attaque contre Gaza : ndlr) et que nous ne la soutenons pas. Et que cette opposition pourrait conduire les Etats Unis et la communauté internationale à franchir des pas pour légitimer les idéaux palestiniens, peut-être via l’ONU".

Ces déclarations de Brezinski n’augurent rien de bon pour "Israël" dont les tensions avec les Etats Unis ne sont plus à cacher.

Gaza… Entre censure israélienne et chiffre du Hamas… La guerre des chiffres

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 juillet 2014 by Résistance 71

Apres 2006 contre le Hezbollah au Liban, 2014 contre le Hamas a Gaza… Seconde defaite au sol pour Israel ?

– Resistance 71 –

 

Les chiffres du Hamas sur les tués israéliens: Loin de ceux de la censure israéiienne

 

Al Manar

 

22 juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=183588&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=20&s1=1

 

Compte tenu de la censure imposée par le gouvernement israélien durant cette guerre, et révélée par les medias israéliens, il est difficile de se fier totalement aux chiffres officiels des tués dans les rangs des militaires israéliens.

Le dernier chiffre admis officiellement pour les militaires israéliens tués est de 28 et de 10 blindés détruits. Dans les rangs des civils, il n’a été question que d’un seul colon tué.

Selon de nombreux analystes et correspondants israéliens dont Amos Hareil du Haaretz, « le gouvernement et l’armée israéliens mentent dans la publication des chiffres des pertes humaines dans les rangs des Israéliens », en général.

Et ce, à la demande du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a menacé de pénaliser toute information dans ce domaine. Seul le cinquième des faits est révélé au grand public, semble-t-il, d’après le site d’info palestinien al-Quds.

Selon le correspondant de la deuxième chaine, le but de cette censure est de réduire la peur du public israélien qui commence à réclamer à voix haute un cessez-le-feu après avoir passé 11 jours dans les abris souterrains en raison des roquettes de Gaza qui ont touché tout le pays.

Or, selon le Hamas, les chiffres des tués israéliens, surtout dans les rangs des militaires sont nettement supérieurs aux 28 déclarés : 100 soldats au moins ont péri avance ce mouvement palestinien dans un rapport publié dans l’agance d’information palestinienne al-Ray .

Dans les opérations

Dans les opérations commando à l’est de Rafah, 5 israéliens ont été tués. 6 autres ont péri dans une opération contre la position militaire Abou Motaybek et 6 autres dans une opération commando derrière les lignes de l’occupation en face de Beit Hanoune.

Devraient également être répertoriés les 15 militaires (et non 13 selon les chiffres israéliens)  abattus dans l’opération spéciale effectuée dans les quartiers de Chajaïyyé (chouja’ié) et Touffah et au cours de laquelle un soldat israélien a été fait prisonnier.

Par des snipers

Al-Qassam assure également que ses snipers sont parvenus à toucher mortellement 9 soldats israéliens, c’est-à-dire dans la tête, utilisant des armes super sophistiquées.

Dans les embuscades

En plus, il rapporte avoir réalisé 22 embuscades suivies d’accrochages, dont 9 à Khan Younès, 7 à Beit Hanoune et Beit Lahia, 2 à Chajaïyyé, 2 à Jajar-aldik et 1 à Rafah.

Vu que les résistants ont utilisé des engins hautement explosifs dans les embuscades, ils s’attendent à ce que le nombre de ceux qui ont péri est de trois soldats dans chacun d’entre eux. Ce qui équivaudrait à 66 tués dans les 22 embuscades.

Dans les accrochages

Pour leur part, les combattants du Hamas assurent avoir tués à bout portant 22 soldats durant les accrochages , dont 10 dans le get-apen de chajaïyyé , 5 à l’est de alKarara, 6 à Khan Younès et deux dans l’embuscade de Hajar-eddine, au centre de Gaza.

Et dans les attaques contre les véhicules

Concernant les véhicules détruits, dont les blindés et les chars, dans les 23 communiqués militaires du Hamas, trente ont été recensés. : dont 4 chars à Chajaïyyé, 5 chars à l’est du quartier Touffah, 6 véhicules au nord de Beit Hanoune , 10 à l’est de Khan Younès, 2 à l’est de Rafah et un dans le quartier Zaïtoune) .

Des missiles Cornet, des RPG, des RPG29 ont été utilisés dans ces attaques.

De plus 5 Jeeps militaires ont été faits exploser : 3 dans la position militaire israélienne d’Abou Motaybek et deux autres dans la position Eretz. 
Selon le Hamas, le nombre de ceux qui ont été tués dans ces attaques devrait être de l’ordre de 3 pour chacune. Ce qui aussi devrait les – dans leur totale à près de 66 tués.

Dans les pillonnages

Le mouvement de résistance assure aussi avoir visé depuis le début de l’incursion terrestre  et à plusieurs reprises les renforts israéliens mobilisés tout au long de la frontière avec la bande de Gaza au moyen de 111 roquettes de type 107, de 176 obus de mortiers de type 120mm. Là aussi des tués dans les rangs des militaires israéliens devraient être tombés.

Dans un décompte final, le Hamas recense entre 128 et 160 tués dans les rangs militaires israéliens. Ce chiffre non plus ne peut être fiable, car non vérifié de source indépendante. Il est certes très probable que face à la censure du gouvernement israélien qui tente de minimiser les pertes dans les rangs de ses militaires, le Hamas ait recours à amplifier ces chiffres. Guerre médiatique oblige. Ce qui ne devrait pas minimiser l‘importance de ses exploits et des autres factions de la résistance .

Là aussi, le Hamas semble avoir perfectionné ses méthodes au fil de ses expériences militaires.

Lettre de Gaza (Dr. Mads Gilbert)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 23 juillet 2014 by Résistance 71

Monstres !

 

Lettre du Dr. Mads Gilbert

Médecin, chef de clinique et des urgences à l’hôpital universitaire du nord de la Norvège, médecin/chirurgien volontaire à Gaza

 

A lire et diffuser sans aucune modération !

 

22 juillet 2014

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La nuit dernière fut extrême. “L’invasion terrestre” de Gaza a résulté en l’arrivée d’un grand nombre de véhicules pleins de personnes estropiées, déchiquetées, saignantes, tremblantes, mourantes, toutes sortes de Palestiniens blessés, de tous âges, tous civils, tous innocents.

Les héros des ambulances et de tous les hôpitaux de Gaza travaillent en poste de 12 heures 24/24, gris de fatigue et de charges de travail inhumaines (sans paie à Shifa depuis 4 mois), ils soignent, trient, essaient de comprendre l’incompréhensible chaos des corps, des tailles, des membres, ceux qui marchent, ceux qui ne marchent pas, ceux qui respirent, ceux qui ne respirent pas, ceux qui saignent, les humains qui ne saignent pas. HUMAINS !

Maintenant une fois de plus traités comme des animaux par “l’armée la plus morale du monde” (sic!)

Mon respect pour ces blessés est sans fin, pour leur détermination contenue malgré la douleur, l’agonie et le choc ; mon admiration sans fin va au personnel et aux volontaires, ma proximité du “sumud” palestinien me donne de la force, bien que par moment j’ai juste envie de hurler, de serrer quelqu’un très fort, de pleurer de sentir la peau et les cheveux d’un enfant, couvert de sang, nous protéger dans une accolade infinie, mais nous ne pouvons pas nous le permettre, ni eux non plus.

Des visages couleur gris cendre, Oh Non ! pas encore un chargement de dizaines de personnes estropiées et saignantes, il y a toujours des lacs de sang par terre dans la salle des urgences, des piles de bandages imbibés et dégoulinants de sang à nettoyer, oh, les nettoyeurs, partout, rapidement balayant le sang et les pansements gorgés de sang, les cheveux, les vétements ensanglantés, les canules, les restes de la mort, ils emportent tout… pour que la salle soit encore préparée, pour que cela se répète encore et encore…

Plus de 100 patients sont arrivés à Shifa ces dernières 24 heures. Suffisamment pour un hôpital bien équipé et entraîné avec tout sous la main, mais ici, presque rien pas d’électricité, pas d’eau, pas de médicaments, pas de tables chirurgicales ou d’instruments, de moniteurs, tout est rouillé, comme si cela avait été pris hier du musée des hôpitaux. Mais personne ne se plaint, ces héros. Ils s’en accommodent, comme des guerriers, bille en tête, avec une incroyable résolution.

Alors que je vous écris ces mots, seul, sur mon lit, mes larmes coulent, les larmes chaudes mais inutiles de la douleur et de la peine, de la colère et de la peur. Ceci ne se passe pas vraiment ! Et là juste maintenant, l’orchestre de la machine de guerre israélienne recommence son ignoble symphonie, juste maintenant: des salves d’artillerie depuis un navire de guerre juste au large des côtes, le hurlement des F-16, le bourdonnement écœurant des drones (en arabe les “Zennanis” ou “bourdons”) et les hélicoptères Apaches. Tant et tant fabriqués et payés par les Etats-Unis.

Je vous invite à passer une nuit, juste une nuit avec nous ici a Shifa. Déguisé en nettoyeurs peut-être. Je suis convaincu à 100% que cela changerait l’histoire.

Personne possédant un cœur et du pouvoir ne pourrait sortir d’une nuit à Shifa sans être entièrement déterminé à arrêter le massacre du peuple palestinien. Mais ceux sans pitié ont calculé et planifié un autre assaut “dahyia” sur Gaza.

Les rivières de sang vont continuer à couler la nuit prochaine. Je peux entendre qu’ils ont accordé leurs instruments de mort.

S’il vous plaît, faites ce qui est en votre pouvoir. Ceci, tout CECI ne peut pas continuer.

Mads Gilbert MD PhD
.


Professor and Clinical Head
Clinic of Emergency Medicine
University Hospital of North Norway

 

= = =

Source:

http://www.veteranstoday.com/2014/07/22/monsters/

Colonialisme au XXIème siècle… Syrie, Irak, Palestine (Gaza) ou la guerre impérialiste du gaz

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Une nouvelle fois, excellent angle d’analyse de Thierry Meyssan. L’empire le plus simplement dit, c’est l’alliance Exxon-Mobil (Rockefeller), ARAMCO (Rockefeller-Rothschild) et Royal Dutch Shell (Rothschild) qui contrôle tout de l’énergétique à la finance en passant par le chimique… Tout est là. Il faut tuer l’hydre et démanteler le système, il en va de la survie de la planète.

– Résistance 71 –

 

Extension de la guerre du gaz au levant

 

Thierry Meyssan

 

21 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article184791.html

 

Après trois ans de guerre contre la Syrie, les « Occidentaux » ont délibérément étendu leur offensive à l’Irak, puis à la Palestine. Derrière les apparentes contradictions politiques entre partis religieux et laïques, de solides intérêts économiques expliquent cette stratégie. Au Levant, de nombreux groupes ont changé plusieurs fois de camp, mais les gisements de gaz sont immuables.

Toute guerre étant entreprise par une coalition, il est naturel qu’elle ait des objectifs multiples, de manière à satisfaire les intérêts propres de chaque membre de la coalition.

De ce point de vue, les combats qui font actuellement rage en Palestine, en Syrie et en Irak ont en commun d’être menés par un bloc formé par les États-Unis contre des peuples qui leur résistent, de poursuivre le plan de remodelage du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East), et de modifier le marché mondial de l’énergie.

À propos de ce dernier point, deux choses peuvent changer : le tracé des pipe-lines et l’exploitation de nouveaux gisements [1].

La guerre de contrôle des pipe-lines en Irak

Depuis le début de la guerre contre la Syrie, l’Otan tente de couper la ligne Téhéran-Damas (NIORDC, INPC) au profit de couloirs de circulation permettant d’acheminer sur la côte syrienne à la fois le gaz qatari (Exxon-Mobil) et celui d’Arabie saoudite (Aramco) [2].

Un pas décisif a été accompli avec l’offensive en Irak de l’Émirat islamique qui a scindé le pays longitudinalement et séparé d’une part l’Iran et de l’autre part la Syrie, le Liban et la Palestine [3].

Cet objectif visible détermine qui vendra son gaz en Europe et, en conséquence du volume d’approvisionnement, à quel prix il pourra le vendre. Il suffit à expliquer que les trois principaux exportateurs de gaz (la Russie, le Qatar, et l’Iran) soient impliqués dans cette guerre.

La guerre de conquête du gaz syrien

L’Otan a ajouté un second objectif : le contrôle des réserves de gaz du Levant, puis leur exploitation. Si tout le monde sait depuis des décennies que le Sud de la Méditerranée contient de vastes champs gaziers dans les eaux territoriales de l’Égypte, d’Israël, de la Palestine, du Liban, de la Syrie, de la Turquie et de Chypre, seuls des « Occidentaux » savaient depuis 2003 comment ces champs étaient répartis et comment ils se prolongeaient sous le continent.

Ainsi que l’a révélé le professeur Imad Fawzi Shueibi [4], à l’époque, une société norvégienne, Ansis, a mené légalement en Syrie un arpentage du pays, en coopération avec la société nationale des pétroles. Ansis a également travaillé avec une autre société norvégienne, Sagex. Toutes deux ont corrompu un responsable des services secrets, ont secrètement procédé à des recherches en trois dimensions et ont découvert l’incroyable étendue des réserves syriennes. Celles-ci sont plus importantes que celles du Qatar.

Par la suite, Ansis a été racheté par Veritas SSGT, une société franco-états-unienne basée à Londres. Les données ont immédiatement été révélées aux gouvernements français, états-unien, britannique et israélien, qui ont bientôt conclu leur alliance pour détruire la Syrie et voler son gaz.

Après que les États-Unis ont confié, en 2010, à la France et au Royaume-Uni le soin de recoloniser la Syrie, ceux-ci ont formé une coalition sous le nom des « Amis de la Syrie ». Elle convoqua un « Groupe de travail sur la reconstruction économique et le développement » qui se réunit en mai 2012 aux Émirats arabes unis, sous présidence allemande [5]. Une soixantaine de pays se partagèrent alors le gâteau qu’ils n’avaient pas encore conquis. Bien sûr, la plupart des participants ignoraient les découvertes d’Ansis et de la Sagex. Le Conseil national syrien était représenté dans ce groupe de travail par Ossama al-Kadi, ancien responsable à British Gas de l’application des stratégies militaires au marché de l’énergie.

Ce n’est qu’à l’été 2013 que le gouvernement syrien fut informé des découvertes d’Ansis et de la Sogex, comprenant ainsi comment Washington avait réussi à composer la coalition qui tentait de détruire le pays. Depuis, le président Bachar el-Assad a signé des contrats avec des entreprises russes pour leur exploitation future.

Le gaz en Israël, en Palestine et au Liban

De son côté, British Gas explorait les réserves palestiniennes, mais Israël s’opposait à leur exploitation craignant que les royalties ne servent à acheter des armes.

En juillet 2007, le nouvel envoyé spécial du Quartet (Onu, Union européenne, Russie, États-Unis), Tony Blair négocia entre Palestiniens et Israéliens un accord permettant d’exploiter les champs Marine-1 et Marine-2 à Gaza. Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Salam Fayyad, accepta que British Gas verse les royalties dues à l’Autorité palestinienne sur un compte bancaire contrôlé par Londres et Washington de manière à garantir que cet argent soit utilisé au développement économique.

À l’époque, l’ancien chef d’état-major des armées israéliennes, le général Moshe Ya’alon, publiait une retentissante tribune sur le site du Jerusalem Center for Public Affairs dans laquelle il observait que cet accord ne réglait pas le problème, car en définitive, le Hamas toucherait une partie de cet argent tant qu’il serait au pouvoir à Gaza. Il concluait que le seul moyen de s’assurer que cette manne ne financerait pas la Résistance, c’est de lancer « une opération militaire globale pour déraciner le Hamas de Gaza » [6].

En octobre 2010, les choses se sont compliquées encore avec la découverte par Noble Energy Inc. d’un méga-gisement de gaz off shore, le Léviathan, en eaux territoriales israéliennes et libanaises, s’ajoutant à celui découvert par British Gas en 2001, Tamar [7].

Le Liban, à l’instigation du Hezbollah, a immédiatement saisi l’Onu et fait valoir ses droits d’exploitation. Cependant, Israël a commencé à extraire le gaz de ces poches communes sans tenir compte des objections libanaises.

La guerre pour le gaz palestinien

L’actuelle offensive israélienne sur Gaza répond à plusieurs objectifs. En premier lieu, le Mossad a organisé l’annonce de l’enlèvement et de la mort de trois jeunes Israéliens de manière à empêcher la Knesset d’adopter une loi interdisant de libérer des « terroristes » [8]. Puis, le ministre actuel de la Défense, le général Moshe Ya’alon, a utilisé ce prétexte pour lancer une offensive contre le Hamas, en application de son analyse de 2007 [9].

Le nouveau président égyptien, le général Abdel Fattah al-Sissi, a engagé Tony Blair pour le conseiller, sans qu’il démissionne pour autant de ses fonctions de représentant du Quartet [10]. Poursuivant la défense des intérêts de British Gas, il a alors suggéré une « initiative de paix » parfaitement inacceptable pour les Palestiniens, qu’ils ont d’ailleurs refusé tandis qu’Israël l’acceptait. Cette manœuvre vise clairement à donner l’occasion à Tsahal de poursuivre son offensive pour « déraciner le Hamas de Gaza ». Il n’est pas indifférent que Tony Blair ne soit pas rémunéré pour ce travail par l’Égypte, mais par les Émirats arabes unis.

Comme à l’habitude, l’Iran et la Syrie ont soutenu la Résistance palestinienne (Jihad islamique et Hamas). De la sorte, ils ont aussi montré à Tel-Aviv qu’ils ont la capacité de lui faire aussi mal en Palestine qu’il lui fait en Irak par l’entremise de l’Émirat islamique et des Barzani.

Seule la lecture des événements d’un point de vue énergétique permet de les comprendre. Car il n’est politiquement pas de l’intérêt d’Israël de détruire le Hamas qu’il a contribué à créer pour relativiser le Fatah. Ce n’est pas non plus dans l’intérêt de la Syrie de l’aider à résister alors qu’il s’est allié à l’Otan et a envoyé des jihadistes se battre contre le pays. La période du « printemps arabe », qui devait porter au pouvoir les Frères musulmans (dont le Hamas est la branche palestinienne) dans tous les pays arabes, est révolue. En définitive l’impérialisme anglo-saxon est toujours mu par des ambitions économiques qu’il impose au mépris des logiques politiques locales. Le clivage qui structure durablement le monde arabe n’est pas entre partis religieux et laïques, mais entre Résistants et Collaborateurs à l’impérialisme.

 

[1] « La guerre en Syrie : une guerre pour l’énergie ? », par Alexandre Latsa, RIA Novosti/Réseau Voltaire, 18 septembre 2013.

[2] « Jihadisme et industrie pétrolière », par Thierry Meyssan, Al-Watan/Réseau Voltaire, 23 juin 2014.

[3] L’objectif n’est pas nouveau, voir : « Syrie : l’Otan vise le gazoduc » ; « Syrie : la course à l’or noir », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto/Réseau Voltaire, 10 octobre 2012 et 2 avril 2013.

[4] Syrie : 10 ans de résistance, une émission en six épisodes conçue et produite par Thierry Meyssan, Télévision satellitaire syrienne, juin 2014. La version disponible sur le net est accessible au public francophone. Elle est presque entièrement en français ou sous-titrée en français à l’exception des interventions du général Wesley Clark, d’Alfredo Jalife et du général Leonid Ivashov. Par ailleurs, le professeur Shueibi avait déjà donné un aperçu de la question avant d’être informé des découvertes d’Ansis et de la Sagex : « La Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient », par Imad Fawzi Shueibi, Réseau Voltaire, 8 mai 2012.

[5] « Les « Amis de la Syrie » se partagent l’économie syrienne avant de l’avoir conquise », par German Foreign Policy, Horizons et débats/Réseau Voltaire, 14 juin 2012,

[6] « Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza Threaten Israel’s National Security ? », par le Lt.-Gen. (ret.) Moshe Yaalon, Jerusalem Center for Public Affairs, 19 octobre 2007. « Ya’alon : British Gas natural gas deal in Gaza will finance terror », par Avi Bar-Eli, Haaretz.

[7] « Le bassin du Levant et Israël – une nouvelle donne géopolitique ? », par F. William Engdahl, Réseau Voltaire, 29 mai 2012.

[8] « Le chef du Mossad avait prédit l’enlèvement de trois jeunes Israéliens », par Gerhard Wisnewski, Traduction Hélène, Réseau Voltaire, 8 juillet 2014.

[9] « IDF’s Gaza assault is to control Palestinian gas, avert Israeli energy crisis », par Nafeez Ahmad, The Guardian, 9 juillet 2014. « Gaza : le gaz dans le viseur », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto/Réseau Voltaire, 17 juillet 2014.

[10] « Le président al-Sissi choisit Tony Blair comme conseiller économique », Réseau Voltaire, 3 juillet 2014.

(dé)Raison d’état… Sionisme (Israël) et Wahabbisme (RAS)… Copains comme cochon !

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Hypocrisie ultime: en apparence, pour la galerie des gogos, tout les oppose… En vérité: les criminels sionistes israéliens et wahhabites saoudiens se tapent sur le bide et… son copains comme cochon !

– Résistance 71 –

 

Israël et Arabie Saoudite: Une alliance forgée dans le sang des Palestiniens

 

David Hearst

 

juillet 2014

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14744

 

Il y a beaucoup de mains derrière l’attaque de l’armée israélienne sur la bande de Gaza. L’Amérique n’est pas malheureuse de voir le Hamas devoir supporter tant de coups. Alors que les images des scènes de carnage dans les rues de Shejaiya venaient d’être diffusées, John Kerry a déclaré sur Meet NBC le même jour qu’Israël avait le droit de se défendre, et l’ambassadeur américain Dan Shapiro a déclaré sur la chaîne israélienne Canal 2 que les États-Unis feraient en sorte que les forces modérées soient [après le conflit] dominantes dans la bande de Gaza, ce qui veut dire [qu’Israël amènerait dans ses fourgons] l’Autorité palestinienne.

L’Égypte n’est pas non plus écrasée de douleur. Son ministre des Affaires étrangères Sameh Shoukry a tenu le Hamas pour responsable de la mort des civils, après que le mouvement ait rejeté le cessez le feu [concocté par l’Égypte et Israël et totalement à l’écart du Hamas - NdT].

Un troisième partenaire non déclaré dans cette alliance contre nature a cependant donné un feu-vert à Netanyahu, le couvrant à l’avance pour une opération militaire d’une telle férocité. Nous ne parlons pas d’un allié aussi impuissant que les États-Unis, car cette autorisation ne peut venir que d’un État arabe.

L’attaque sur Gaza a été lancée avec une approbation royale saoudienne.

Ce mandat royal n’est rien de moins qu’un secret de polichinelle en Israël et l’ex-ministre de la défense comme celui qui est en fonction en parlent de façon très ouverte. L’ancien ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz a surpris le présentateur sur Canal 10 en disant qu’Israël devait attribuer un rôle à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis dans la démilitarisation du Hamas. Interrogé sur ce qu’il entendait par là, il a ajouté que des fonds de l’Arabie saoudite et des Émirats devraient être utilisés pour reconstruire Gaza une fois le Hamas anéanti.

Amos Gilad, homme-clé au ministère israélien de la défense dans les relations avec l’Égypte de Moubarak et aujourd’hui directeur du département israélien des relations politico-militaires, a déclaré récemment à l’universitaire James Dorsey : « Tout est souterrain, rien n’est public, mais notre coopération sécuritaire avec l’Égypte et les États du Golfe est unique. C’est la meilleure période de sécurité et de relations diplomatiques avec les pays arabes ».

Les félicitations sont réciproques. Le roi Abdallah a fait savoir qu’il avait téléphoné au président Abdel Fattah El-Sisi pour approuver une initiative égyptienne de cessez-qui n’avait même pas soumise au Hamas, ce qui a incité des analystes cités par le Jerusalem Post à se demander si un cessez-le feu avait été sérieusement proposé.

Le Mossad et les responsables saoudiens du renseignement se réunissent régulièrement. Les deux côtés se sont concertés lorsque l’ancien président égyptien Mohamed Morsi était sur le point d’être déposé en Égypte, et ils sont main dans la main en ce qui concerne l’Iran, à la fois dans la préparation d’une attaque israélienne qui traverserait l’espace aérien saoudien, et dans le sabotage du programme nucléaire.

Il y a même été dit de bonne source que les Saoudiens financent l’essentiel de la très coûteuse campagne d’Israël contre l’Iran.

Pourquoi l’Arabie Saoudite et Israël font-ils à ce point bon ménage ? Pendant des décennies, les deux pays éprouvaient une sensation identique quand ils regardaient autour d’eux : la peur. Leur réaction a été similaire. Chacun sentait qu’ils ne pouvaient se prémunir contre ses voisins en les envahissant (Liban, Yémen) ou par le financement de guerres et coups d’État (Syrie, Égypte, Libye). Ils ont des ennemis ou rivaux en commun : l’Iran, la Turquie, le Qatar, le Hamas dans la bande de Gaza, et les Frères musulmans ailleurs. Et ils ont des alliés communs : les lobbys militaro-industriels américains et britanniques, l’homme fort du Fatah et l’atout des États-Unis Mohammed Dahlan qui a essayé autrefois de prendre le contrôle de Gaza et qui serait probablement prêts à le faire à nouveau.

La différence aujourd’hui, c’est que pour la première fois dans l’histoire de leurs deux pays, une coordination militaire a été mise en place. Le prince Turki, neveu du roi Abdallah, est le visage public de ce rapprochement rendu visible par la publication d’un livre sur l’Arabie écrit par un universitaire israélien. Le prince s’est rendu à Bruxelles en mai pour rencontrer le général Amos Yadlin, l’ex-chef du renseignement israélien qui a été inculpé par un tribunal en Turquie pour son rôle dans l’abordage du Mavi Marmara.

On pourrait faire valoir qu’il n’y a rien de sinistre dans l’implication du prince Turki dans le débat israélien et que ses motivations sont à la fois paisibles et louables. Le prince est un fervent partisan d’une initiative de paix proposée par le roi saoudien Abdallah. L’Initiative de paix arabe soutenue par 22 États arabes et 56 pays musulmans aurait effectivement été une base pour la paix si Israël ne l’avait pas ignoré il y a quelques 12 ans.

Le prince Turki est très lyrique sur les perspectives de paix dans un article publié par Haaretz. Il y écrit : « Et quel plaisir ce serait d’être en mesure d’inviter non seulement les Palestiniens mais aussi les Israéliens que j’allais rencontrer de venir me rendre visite à Riyad, où ils pourraient alors visiter ma maison ancestrale dans Dir’iyyah, qui a souffert aux mains de Ibrahim Pacha le même sort qu’a subi Jérusalem aux mains de Nabuchodonosor et des Romains ».

C’est les moyens utilisés, pas la fin en soi qui exposent le véritable coût humain de ces alliances. La promotion par le prince Turki de l’Initiative de paix arabe se fait au prix de l’abandon par le royaume de son soutien historique à la résistance palestinienne.

L’analyste saoudien Jamal Khashogji fait ce même constat quand il parle en langage codé du nombre d’intellectuels qui attaquent la notion de résistance : « Malheureusement, le nombre de ces intellectuels ici en Arabie Saoudite est plus élevé que la moyenne. Si une telle tendance se poursuit, elle va détruire la louable prétention du royaume d’avoir soutenu et défendu la cause palestinienne depuis l’époque de son fondateur, le roi Abd Al-Aziz Al-Saoud ».

La paix serait en effet la bienvenue pour tout le monde, et surtout pour Gaza en ce moment. Mais les moyens par lesquels les alliés d’Israël en Arabie saoudite et l’Égypte veulent y arriver, en encourageant Israël à donner au Hamas un coup fatal, amènent à douter de ce qui se trame vraiment. Le père de Turki, le roi Faisal bin Abdulaziz se retournerait dans sa tombe s’il voyait ce que son fils fait en son nom.

Cette alliance israélo-saoudienne est forgée dans le sang, le sang palestinien, le sang, ce dimanche, de plus de 100 victimes dans Shejaiya.

 

* David Hearst est rédacteur en chef de Middle East Eye. Il est éditorialiste en chef de la rubrique Étranger du journal The Guardian, où il a précédemment occupé les postes de rédacteur associé pour la rubrique Étranger, rédacteur pour la rubrique Europe, chef du bureau de Moscou et correspondant européen et irlandais. Avant de rejoindre The Guardian, il était correspondant pour l’éducation au sein du journal The Scotsman.

Ukraine… Vol MH17… Comment fonctionne la propagande américaine (Paul Craig Roberts)

Posted in actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 22 juillet 2014 by Résistance 71

Culpabilité par l’insinuation

Comment fonctionne la propagande américaine

 

Paul Craig Roberts

 

21 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/07/21/guilt-insinuation-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pourquoi Washington n’a t’il pas rejoint le président russe Vladimir Poutine pour demander une enquête internationale objective et non politisée au moyen d’experts dans l’affaire de l’avion de ligne de la Malaysia Airline ?

Le gouvernement russe lui, continue à fournir des faits, incluant des photos satellites montrant la présence de missiles anti-aériens Buk ukrainiens dans les zones depuis lesquelles l’avion commercial aurait pu être abattu par le système de missiles, ainsi que la documentation de la présence de chasseur ukrainien Su-25 approchant le Boeing malais avant qu’il n’aille au tapis. Le chef du directorat des opérations du QG militaire russe a dit dans une comnférence de presse aujourd’hui (21 juillet) à Moscou que la présence des chasseurs militaires ukrainiens était confirmée par le centre de contrôle de Rostov.

Le ministère russe de la défense a indiqué qu’au moment de la destruction du vol MH17, un satellite américain se tenait au dessus de la zone. Le gouvernement russe demande expressément que Washington fournisse toutes les photos disponibles et les donnés capturées par le satellite.

Le président Poutine a insisté de manière répétée que l’enquête sur le vol MH17 requiert “un groupe d’experts totalement représentatifs travaillant sur place sous la direction de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile (OIAC).” L’appel de Poutine pour un examen d’expert indépendant de l’OIAC ne semble pas être le désir d’une personne qui a quoi que ce soit à cacher…

Se tournant vers Washington, Poutine a déclaré: “En même temps, personne (pas même la “nation exceptionnelle”) n’a le droit d’utiliser cette tragédie pour parvenir à des buts politiques étriqués et égoïstes.”

Poutine a rappelé à Washington: “Nous avons demandé répétitivement aux camps en conflit d’arrêter l’effusion de sang immédiatement et de s’assoir à la table des négociations. Je peux dire avec confiance que si les opérations militaires n’avaient pas été continuées (par Kiev) le 28 Juin en Ukraine orientale, cette tragédie ne se serait pas déroulée.”

Quelle est la réponse américaine ?

Des mensonges et des insinuations.

Hier (le 20 juillet), le ministre américain des AE, John Kerry, a confirmé que des séparatistes pro-russes étaient impliqués dans l’abattage de l’avion de ligne malais et a dit qu’il “était assez clair que ce système de missiles a été transféré depuis la Russie vers les séparatistes. Nous savons avec confiance, que les Ukrainiens n’avaient pas de système de la sorte près de la zone à ce moment précis, ceci fait donc clairement pointer le doigt vers les séparatistes.”

La déclaration de Kerry n’est qu’un mensonge de plus dans la longue liste de mensonges vociférés par les ministres des AE américains en ce XXI`ème siècle. Qui peut oublier la paquet de mensonges proféré devant l’ONU par Colin Powell au sujet des “armes de destruction massive” de Saddam Hussein ou du mensonge de Kerry répété jusqu’à plus soif qu’Al-Assad avait “utilisé des armes chimiques contre son peuple” ainsi que la litanie sans fin de mensonges au sujet du “nucléaire militaire iranien ?”

Rappelez-vous que Kerry en de multiples occasions, a déclaré que les Etats-Unis avaient la preuve qu’Al-Assad avait “franchi la ligne rouge” en utilisant des armes chimiques. Quoi qu’il en soit, Kerry n’a jamais été capable de fournir des preuves concrètes pour ses affirmations. Les Etats-Unis n’avaient aucune preuve à fournir au premier ministre britannique dont la proposition au parlement de participer avec Washingrton à l’attaque militaire de la Syrie, fut rejetté par vote du parlement. Celui-ci dit alors clairement au premier ministre: “pas de preuve, pas de guerre.”

Pourquoi Washington ne fournit-il pas ses photos satellites ?

La réponse est la même que celle à la question du pourquoi Washington ne fait-il pas publier toutes les vidéos qu’il a confisqué, qu’il clâme pourtant prouver qu’un avion de ligne détourné a percuté le Pentagone le 11 septembre 2001. Les vidéos ne soutiennent en rien la version des faits de Washington tout comme les photos satellites ne soutiennent en rien l’affirmation de Kerry.

Les inspecteurs d’armement de l’ONU sur le terrain en Irak avait rapporté que l’Irak n’avait aucune arme de destruction massive. Mais les faits ne soutenaient pas la propagande de Washington et ils furent ignorés. Washington commença une guerre hautement destructrice basée uniquement sur ses mensonges délibérés. Les inspecteurs de l’AIEA (nucléaire) depuis l’Iran ainsi que les 16 agences de renseignement américaines ont rapporté que l’Iran n’avait aucun programme nucléaire militaire. Mais ce fait ne rentre pas dans la ligne de l’agenda de Washington et fut ignoré à la fois par le gouvernement et par les médias de la pressetituée.

Nous sommes les témoins de la même chose maintenant avec les assertions en l’absence de preuves que la Russie est responsable de l’abattage de l’avion de ligne malais.

Pas tout le monde au sein du gouvernement américain est aussi barjot que Kerry ou McCain. Au lieu de mentir, beaucoup d’officiels américains insinuent.

Ainsi la sénatrice Diane Feinstein en est un parfait exemple. Interviewée sur la chaîne pressetituée de CNN, Feinstein a dit: “Le problème est, où est Poutine ? Je dirai, Poutine, soit un homme. Tu dois dire au monde. Tu dois dire si c’est une erreur, ce que j’espère que cela le fut, mais dis-le.”

Poutine a parlé sans arrêt au monde, a appelé pour une enquête d’experts indépendants non-politisée et Feinstein demande à Poutine pourquoi il se cache derrière le silence ? Nous savons que tu l’as fait, insinue Feinstein, simplement dis-nous si tu l’as planifié ou si c’est un accident.

La façon dont le cycle entier du système d’information a été orchestré pour instantanément blâmer la Russie, longtemps avant même que de véritables informations ne parviennent, suggère que l’abattage de l’avion commercial est une opération de Washington. Il est bien sûr très possible que la pressetituée bien entraînée n’ait pas eu besoin d’une orchestration de Washington afin de mettre le blâme sur la Russie. D’un autre côté, quelques unes des performances médiatiques semblent trop suivre un script pour ne pas avoir été préparées à l’avance.

Nous avons aussi la préparation en avance de la vidéo sur YouTube qui affirme qu’un général russe et des séparatistes ukrainiens discutaient d’avoir abattu par erreur l’avion de ligne civil. Comme je l’ai dit auparavant. Cette vidéo est doublement plombée. Elle était préparée d’avance et en impliquant l’armée russe, elle a omis un fait très important, celui que l’armée russe peut parfaitement faire la différence entre un avion de ligne civil et un avion militaire. L’existence même de cette vidéo implique qu’il y avait un complot pour abattre l’avion de ligne et le blâmer sur la Russie.

J’ai vu des rapports sur le système russe de missiles anti-aériens qui disent que le système possède un système de sécurité intégré qui est capable de contacter le transponder (boîte de données) de l’appareil afin de vérifier de quel type d’appareil il s’agit. Si ces rapports sont corrects et que le transponder de l’appareil est trouvé, le contact sera enregistré.

J’ai lu des rapports disant que le traffic aérien ukrainien a changé la route du vol MH17 et l’a redirigé au dessus de la zone de conflit. Le transponder devrait aussi nous dire si cette information est correcte. Si elle l’est, il y a preuve circonstancielle que l’acte était intentionnel de la part de Kiev, une action qui aurait demandé l’accord préalable de Washington.

Il y a aussi d’autres rapports faisant état d’une profonde divergence entre l’armée ukrainienne et les milices non-officielles formées par les mouvements extrémistes néo-nazis, qui apparemment furent responsables des premières attaques sur les séparatistes d’Ukraine orientale. Il est possible que Washington ait utilisé ces extrémistes pour comploter la destruction de l’avion de ligne afin de faire porter le chapeau à la Russie et utiliser les accusations pour faire pression sur l’UE afin qu’elle s’aligne sur les sanctions unilatérales de Washington envers la Russie. Nous savons que Washington est désespéré de briser la croissance économique et les liens politiques existant entre l’Europe et la Russie.

Si l’abbatage de l’avion de ligne a été planifié, tous les ustensiles de sécurité embarqués sur le missile auraient pu avoir été éteints afin de ne donner aucun signe avant-coureur de la frappe ni possibilité de traçage. C’est peut-être la raison pour laquelle un avion de chasse ukrainien fut envoyé pour inspecter l’avion. Il est possible que la véritable cible ait été l’avion de Poutine et que de l’incompétence dans la réalisation du complot ait résulté la destruction du vol MH17.

Comme il y a un bon nombre d’exlications possibles, nous devons garder un esprit ouvert et résister à la propagande de Washington jusqu’à ce que les faits et preuves soient collectés. Dans le meilleur des cas, Washington est coupable d’avoir utilisé l’incident pour blâmer par avance la Russie sans attendre quelque preuve que ce soit. Tout ce que Washington nous a montré jusqu’ici n’est qu’accusations infondées et insinuations. Si c’est tout ce que continue à nous montrer le gouvernemet américain, alors nous saurons qui vraiment blâmer.

Dans le même temps, rappelez-vous l’histoire du petit garçon qui criait toujours “au loup!” Il a tellement menti que lorsque le loup est vraiment arrivé, plus personne ne l’a cru. Ceci sera t’il la destinée finale de Washington ?

Au lieu de déclarer la guerre à l’Irak, l’Afghasnistan, la Libye, la Somalie, le Yémen et la Syrie, pourquoi Washington s’est-il caché derrière des mensonges ? Si Washington veut la guerre avec l’Iran, la Russie et la Chine, pourquoi tout simplement ne pas leur déclarer la guerre ? La raison pour laquelle la constitution requiert un consentement du congrès pour déclarer la guerre est justement pour prévenir que la branche exécutive n’orchestre des guerres pour des agendas privés En adbiquant sa responsabilité constitutionnelle, le congrès des Etats-Unis est complice des crimes de guerres de la branche exécutive. En approuvant le meurtre prémédité (NdT: définition même de “l’assassinat”…) des Palestiniens, le gouvernement américain est complice des crimes de guerre d’Israël.

Posez-vous cette simple question: Le monde ne serait-il pas un endrit plus sûr, moins meurtrier, avec moins de destruction et de gens déplacés, sujet à plus de vérité et de justice si les Etats-Unis et Israël n’existaient pas ?

Résistance au colonialisme: Crimes de guerre envers les Gazaouis contre déculottée militaire sur le terrain… çà sent le sapin pour Israël

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La fin d’Israël

 

Gilad Atzmon

 

21 juillet 2014

 

url de l’article original;

http://www.gilad.co.uk/writings/the-end-of-israel.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans son discours à la nation, le premier ministre Netanyahou a reconnu hier que la guerre de Gaza est une bataille pour l’existence même de l’état juif.

Netanyahou a raison et Israël ne peut pas gagner cette bataille ; il ne peut même pas définir ce qu’une victoire pourrait comprendre. Il est certain que cette bataille n’est pas au sujet des tunnels ou des militants et de leurs opérations sous-terraines. Les tunnels sont juste des armes, de la logistique de résistance et non pas la résistance elle-même. Le Hamas et les résistants de Gaza ont piégé Israël dans une zone de bataille dans laquelle Israël ne pourra jamais avoir de succès et le Hamas dicte ses conditions, choisit le terrain d’affrontement et a écrit les termes mêmes requis pour conclure ce cycle de violence.

Durant dix jours, Netanyahou a fait tout ce qu’il a pu pour empêcher une opération terrestre de la Force de Défense Israélienne (FDI). Il faisait face à la réalité du fait qu’Israël n’a pas la réponse militaire à la résistance palestinienne, Netanyahou savait qu’une défaite terrestre ferait disparaître le peu qui reste du pouvoir de dissuasion de la FDI.

Il y a cinq jours, Israël, du moins aux yeux de ses supporteurs, maintenait une position d’avantage. Il voyait ses citoyens soumis à un barrage sans fin de roquettes depuis Gaza, et il montra une retenue relative en ne tuant des civils palestiniens qu’à distance (aviation et drones), ce qui continua de servir une image totalement imaginaire de force. Mais ceci a changé rapidement depuis qu’Israël a lancé son opération terrestre. Israël est une fois de plus, impliqué dans des crimes de guerre colossaux contre la population civile de Gaza et pire encore, du moins stratégiquement, ses commandos d’élite d’infantrie se font mettre la fessée dans les combats de terrain face à face dans les rues de Gaza. Malgré un certain avantage israélien technologique et une puissance de feu bien supérieure, les militants palestiniens gagnent la bataille de terrain et ils sont même parvenus à porter la bataille en territoire israélien.

De plus, les barrages de roquettes sur Tel-Aviv ne semblent pas vouloir diminuer, encore moins s’arrêter. La défaite de la FDI à Gaza ne laisse aucun espoir à l’état juif. La morale est simple. Si vous insistez de vivre sur la terre de quelqu’un d’autre, la puissance militaire est un ingrédient indispensable pour décourager les dépossédés d’agir et de reconquérir leurs droits. Le niveau de perte de la FDI et le nombre de corps de soldats d’élite israéliens (NdT: dont le véritable chiffre des pertes est soigneusement dissimulé…) retournant à la maison dans des cercueils envoient un message très clair à la fois aux Israéliens et aussi aux Palestiniens. La supériotité militaire d’Israël est un fait du passé. Il n’y a aucun futur pour un état juif en Palestine, ils devront essayer ailleurs.

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