Résistance au colonialisme en Amérique du Nord: L’oléoduc Kinder Morgan bloqué en Colombie Britannique (Canada)…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 23 novembre 2014 by Résistance 71

La résistance à la poussée colonialiste des nations premières au Canada et au pays du goulag levant se renforce. Ongeweonweh reçoit le soutien croissant de colons repentis. L’empire tremble sur ses bases criminelles… Nous devons faire en sorte que la pseudo-légalité de sa territorialité soit exposée, annihilée et nullifiée. Um empire sans territoire légitime s’effondre de facto.

– Résistance 71–

 

Les nouveaux Indiens

 

Mohawk Nation News

 

22 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/11/22/the-new-indians/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La loi anti-terrorisme du premier ministre Harper a créé les nouveaux Indiens, qui sont les Canadiens qui se tiennent aux côtés d’Ongweonweh (NdT: peuples des premières nations) et des lois de la création. La guerre a été déclarée pour désacraliser notre terre. Tout comme Ongweonweh, le peuple naturel d’Onowaregeh (Île de la Grande Tortue ~ Amérique du Nord), ils sont brutalement frappés et arrétés sous le couvert de pseudo-lois / règlementations entrepreneuriales par une police corporatrice, alors qu’ils manifestent contre l’oléoduc Kinder Morgan à Burnaby Mountain en Colombie Britannique (Canada occidental).

Ceux qui possèdent des cartes d’identité d’Indiens ont signé sans le savoir sous la contrainte, pour le programme de génocide corporatiste établi pour les Indiens en accord avec la loi de la Couronne/Amirauté. On nous a donné des numéros d’enrôlement corporatiste tribal et de bande. Le terme fictif “d’Indien” nous décrit au sein de leur structure entrepreneuriale afin de nous forcer dans leur structure légale de l’amirauté et de ses règlements. Les tribunaux de l’amirauté sont pour les banques et les entreprises (régies par les lois de la mer) et sont toujours au sujet de litiges et de punitions impliquant l’argent. Ils nous ont tous transformé en entreprise au travers de la délivrance du certificat de naissance où notre nom apparaît toujours en lettres capitales d’imprimerie, ce qui signifie le nom d’une entreprise.

Cette loi est appelée “Capitus Diminutio Maxima”. Si nous utilisons le nom artificiel dans leurs tribunaux, nous leur avons alors donné la jurisdiction sur nous en tant que personnes. Leurs ordres de comparution sont une invitation à nous rendre dans leur lieu d’affaires. C’est tout, rien d’autre ! Si vous vous y rendez, vous avez alors incorporé leur système. Nos alliés de Burnaby Mountain ne devraient faire aucune procédure dans un tribunal de l’amirauté, parce qu’ils suivent la loi de la terre sous sa protection.

Tous les noms anglais, français et espagnols utilisés pour nous décrire ne sont que pure ficition.Les conseillers de bande et de tribus indiens ne sont pas Ongweonweh. Ils ont volontairement rejoint la couronne pour asister au génocide de leur propre peuple. Sous la Grande Loi de la Paix, ce sont des traîtres. Il va à l’encontre de la loi de l’amirauté et de notre loi Ongweonweh d’avoir un pied dans le canoë natif et l’autre dans le bateau de l’envahisseur.

Les INDIENS représentent l’entité entrepreneuriale artificielle. Nous, Ongweonweh, ne sommes pas des INDIENS, ABORIGENES, INDIGENES, METIS, AUTOCHTONES, NATIFS, ou quelqu’autre nom non-Ongweonweh qu’ils ont inventé pour nous décrire.

Le conseil traditionnel des Lakota a récemment géré leur problème avec leurs INDIENS artificiels en les expulsant, eux et leurs cohortes de mercenaires gluants de l’entreprise de l’oléoduc TransCanada Pipeline. Regardez la vidéo ci-dessous qui les montre s’esquiver de la réunion Lakota. Les Lakota ont émis une déclaration de guerre contre le Canada et les Etats-Unis et leur projet d’oléoduc. Ils ont dit: “La prochaine guerre indienne commence maintenant !” Tout Ongweonweh et nos alliés qui sont illégalement appréhendés sont des prisonniers de guerre.

Les alliés qui soutiennent Ongweonweh à Burnaby Mountain en Colombie Britannique appliquent la loi de la terre. Ils n’agissent pas sous la juridiction de la couronne/Amirauté. Lorsqu’ils sont interpelés, mis en détention et comparaissent devant un tribunal, ils sont nos alliés et sont sous la protection de la Grande Loi de la Paix.

Sous la loi de la Grande Paix, ces personnes ont le devoir de défendre la terre-mère pour les générations futures. La gestapo de l’oléoduc reçoit ses ordres des banquiers pour attaquer les nouveaux INDIENS, les frapper fort, les traîner, les attacher comme des pantins, les intimider brutalement, les humilier publiquement, les jeter en prison, les menacer et les mettre derrière les barreaux le plus longtemps possible. Elle surveille et protège le travail des personnels sur chaque mètre de l’oléoduc, tout comme ce fut fait pour le chemin de fer trans-canada, terminé en 1867. La locomotive poussait un wagon-plateforme lourdement armé de mitrailleuses Gatling, de canons et de toute arme de guerre possible. Ce fut une opération militaire pour tuer les résistants ongweonweh qui sont eux, mandatés pour protéger la terre.

Comme se lamente l’immortel Johnny Cash: “Will they think I’m white, or Indian quarter blood, or just half-breed. Let me tell you, Mr. Teacher, when you say you’ll make me right, in 500 years of fighting, not one Indian turned white. And there are drums …” => “Penseront-ils que je suis blanc, ou quart de sang indien ou juste métis. Laissez-moi vous dire Mr le professeur, lorsque vous dites que vous allez me corriger, en 500 ans de combat, jamais un Indien n’est devenu blanc. Et il y a les tambours…”

= = =

Super vidéo de TransCanada se faisant virer des territoires Lakota. A noter que ce sont les femmes qui parlent !

Voilà comment il faut traiter les corporations dans les réunions… On ne négocie pas avec des assassins et des esclavagistes !

A voir et diffuser sans modération (activez le sous-titrage français…)

http://www.youtube.com/watch?v=nz6qkOphrI0

 

Colonialisme, Israël, médias et apartheid… Réflexions sur un super état voyou

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Excellente analyse de Daniel Vanhove à lire et diffuser sans modération…

– Résistance 71 –

 

L’info israélienne et ses relais ou… la nausée garantie

 

Daniel Vanhove

 

22 novembre 2014

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/linfo-israelienne-et-ses-relais-ou-la-nausee-garantie/5415503

 

Comme à chaque fois, il a fallu le meurtre de quelques juifs dans une synagogue de Jérusalem pour entendre les versions victimaires des représentants d’Israël accuser les Palestiniens de tous les maux et les tenir pour uniques responsables de l’état des choses dans le pays. Quand tout le monde sait que ceci n’est que la résultante d’une infâme occupation qui dure depuis plus de 65 ans…

Comme à chaque fois, il a fallu écouter nos journaleux faire semblant de s’interroger sur le pourquoi et le comment d’une telle tension dans la région, se demandant même – ô la perspicacité que voilà ! – si  l’on ne se trouvait pas à l’aube d’une 3è Intifada. Soulignant ainsi la morbidité de ces pervers à l’affût du moindre fait qui pourrait épicer leur bulletin d’informations insipides et faire grimper l’audimat…

Comme à chaque fois, il aura fallu suivre les habituels invités des grands médias venus relayer un méticuleux travestissement de l’information niant ce qui est l’évidence même, à savoir : les seuls réels obstacles à la paix dans la région sont les gouvernements successifs d’Israël et nos Etats complices qui les soutiennent…

Il n’y a là plus rien à démontrer. Tout a été dit. Tout a été écrit. Tout est vérifiable. Tout indique que le projet sioniste de cet Etat poursuit ouvertement une politique de colonisation effrénée, doublée d’un apartheid odieux, écrasant une population depuis des décennies dans la plus parfaite impunité. Et tout le monde sait – même ceux qui font semblant de l’oublier – que tous ces agissements sont en totale infraction avec le Droit international, et qu’aucun Etat ne pourrait faire le centième de ce qu’Israël s’autorise à l’encontre des Palestiniens sans que l’ensemble des pays se proclamant « démocratiques » ne lui tombent dessus à coups de sanctions drastiques et immédiates !

Seulement voilà… A force de n’avoir pas rappelé les limites à cet Etat voyou, personne n’ose aujourd’hui initier la chose, d’autant que les USA, autre Etat voyou s’il en est, le soutient de toutes parts malgré les gesticulations lamentables des différents secrétaires d’Etat valsant à tour de rôle dans cette tragi-comédie d’un soi-disant processus de paix inexistant, pour donner le change à la face du monde… avec pour résultat une colonisation qui n’a jamais été aussi rampante, invasive, envahissante et de plus en plus souvent meurtrière. De plus, il faudrait un courage qu’aucun responsable politique et médiatique n’a, préférant se concentrer, s’acharner sur le maillon faible du moment, à savoir, les pays arabo-musulmans dont les ressources pétrolières sont loin d’être étrangères à leur démantèlement programmé. Que pèse donc la vie d’un citoyen Arabe à côté d’un baril de pétrole !? Je vous laisse deviner…

Et maintenant que n’importe quel observateur un peu sérieux qui s’est rendu sur place suffisamment longtemps et a pu voir qu’aucun Etat palestinien n’est plus viable sur ce qu’il reste des bantoustans de Cisjordanie, le nouvel enjeu de ce plan sordide est désormais la ville de Jérusalem, proclamée « capitale éternelle et indivisible » par ces tarés de sionistes – aussi fous et dangereux que les djihadistes dont on nous rabâche les oreilles ces derniers mois – dont étrangement aucun média ne fait ses gros titres. L’on nous pointe chaque jour tel ou tel jeune européen reconnu sur des vidéos pour sa participation à des exactions sinistres perpétrées par « Daesh » mais on ne pipe mot sur ceux qui reviennent en toute tranquillité au pays après avoir servi dans l’armée israélienne et avoir participé aux massacres de la population de Gaza cet été. La question que les militants de la cause palestinienne doivent se poser d’urgence est de savoir comment contourner ces médias aliénés au grand capital, pour informer les citoyens de ce deux-poids deux-mesures intolérable dans le traitement de l’info. Je pense qu’il y a là un travail essentiel à fournir pour changer les choses.

Par ailleurs, depuis les crimes de guerre perpétrés contre la population exsangue du camp d’extermination de Gaza l’été passé, quelques pays de l’UE semblent soulever une paupière et avancent de manière toute symbolique leur reconnaissance d’un Etat palestinien. Faut-il s’en réjouir ? Sur la forme, ce sursaut tardif laisse songeur et l’on se dit « qu’il est bien tard »… Sur le fond, de quel Etat parle-t-on ? De cet archipel démantelé, à la dérive, avec Gaza comme camp d’extermination où sont parqués les plus déterminés ? Et une fois cette reconnaissance prononcée, que feront ces Etats européens qui auront ainsi rejoint les 135 pays qui l’ont reconnu depuis des décennies !? Ne cherchez pas : nos Etats européens ne feront rien ! Ils ne feront rien tant que les USA soutiendront Israël… Ils ne feront rien parce qu’ils en sont depuis toujours de zélés complices… Ils ne feront rien parce que les différents gouvernements israéliens ne sont absolument pas intéressés par une solution pacifique qui les contraindrait à des concessions… Ils ne feront rien parce que personne ne se mettra d’accord sur les frontières éventuelles de la Palestine sournoisement démantelée depuis 1948… Ils ne feront rien parce que dans le fond, tout le monde sait qu’un tel Etat moribond n’est pas viable tant qu’Israël a toute latitude pour intervenir comme bon lui semble sans que personne ne s’y oppose. Et de la sorte, tous nos Etats et leurs représentants signent par-là leur vile complicité avec Israël. Tous ceux-là sont donc de sinistres collabos ! Et un jour (peut-être ?) seront-ils traînés devant la Justice si tant est que cette dernière émerge des ténèbres, ce qui pour l’heure est loin d’être le cas…

Aujourd’hui, ceux-là préfèrent nous endormir avec leurs commémorations diverses à propos de la « graaande guerre » dont ils affirment l’indispensable devoir de mémoire pour ne pas oublier ni reproduire les mêmes erreurs… quand sous leurs yeux, ils laissent se perpétrer l’innommable ! Ces mêmes pédants cravatés qui prétendent donner des leçons de moralité et de civisme aux peuples dont ils ont la charge sont les premiers à ne tirer aucune leçon de l’Histoire. Suivis par une kyrielle de prétentieux se poussant sur les plateaux télé pour nous étaler leur petite érudition à propos de ce qu’ils auront ressassé sur fiches quelques jours auparavant mais n’ayant, eux non plus, pas le moindre regard sur l’inqualifiable qui se déroule sous leurs yeux. Ces mêmes arrogants toujours en retard d’une guerre, préférant celles du passé où ils ne risquent rien que celles du présent que par lâcheté ils ignorent… quand ils n’en falsifient pas les données ! A vomir, tous autant qu’ils sont…

Personnellement, je ne cède pas à ces visions travesties de la réalité. Et si je regrette profondément  certains actes désespérés de la résistance palestinienne qui sait fort bien qu’elle fait le sacrifice d’elle-même, je ne les condamne pas. Et me rappelle, sans faillir, qu’il y a bien un occupé et un occupant. Et je ne renverserai jamais les rôles. Quoi qu’il advienne.

Enfin, j’affirme qu’en l’état actuel des choses, il n’y aura jamais d’Etat palestinien digne de ce nom aux côtés d’un Etat israélien. Et tirant mes propres leçons de l’Histoire je pense que l’entêtement et l’aveuglement imbécile des représentants d’Israël les mène lentement à leur propre perte, tant l’Histoire nous indique justement qu’aucun Etat colonial moderne ne réussit dans son entreprise. Et que tous les empires d’un moment, pétris de leurs certitudes – Angleterre, France, Allemagne, URSS, et USA bientôt… – finissent tôt ou tard par s’effondrer et perdre leur hégémonie. Ce n’est qu’une question de temps. Et face à l’appendice israélien, les Palestiniens le savent fort bien. La différence entre ces derniers et les Israéliens est que, n’ayant plus rien à perdre, ils sont prêts à en payer le prix. Et cela, personne – ou bien peu – de ces irresponsables, ne semble en avoir pris conscience, ni dans quelle mesure…

Ingérence occidentale au Moyen-Orient: Les raisons de l’acharnement contre Al-Assad…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 23 novembre 2014 by Résistance 71

L’intérêt du renversement d’Assad et l’élimination du Hezbollah

 

Al Manar

 

22 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=203949&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=291&s1=1

 

Elliot Abrahms, un juif conservateur, ex-consultant des présidents US Ronald Reagan  puis de Georges Bush junior, a lancé une bombe devant la commission des relations étrangères de la Chambre des représentants, quand il  a témoigné à propos de la politique américaine en Syrie, a rapporté le quotidien libanais alakhbar.

Car si l’objet de l’audience portait le titre de «quelles sont les étapes de la politique étrangère américaine en Irak et en Syrie» Abrahms a surtout parlé du Hezbollah.

Dans la plupart de son discours sur la stratégie que Washington devrait adoptée en Syrie, Abrahms a souligné que « le Hezbollah était la cible qu’il faut absolument éliminer afin de pouvoir réaliser les intérêts américains et israéliens dans la région ».

Dans ce contexte,  Abrahms a divisé sa présentation autour de deux axes: «l’axe du Hezbollah, l’Iran, la Russie, qui soutient Assad, et l’axe des États-Unis, l’Europe et les pays du Golfe, qui veut son départ». 

Il a ensuite expliqué que « toute approbation de la part des États-Unis de permettre à Assad de faire partie du pouvoir durant la prochaine période sera considérée comme «une défaite pour Washington et une victoire pour Téhéran.»

Et la question de  « qui va gagner? » dans cette bataille au Moyen-Orient, est tellement importante, qu’il va de soi que les Etats-Unis doivent en sortirent victorieux. Comment? 

Abrahms affirme qu’il faut «remplacer le régime d’Assad par un régime sunnite qui évoluera en un Etat voisin sunnite », ce qui serait «une défaite pour la Russie, l’Iran et le Hezbollah.» 

Et d’ajouter : «Vaincre le régime syrien permettra de détruire le Hezbollah au Liban» soulignant que  «la puissance du parti a augmenté au Liban durant ces dix dernières décennies, mais la transformation qui se produit en Syrie peut être le début de son déclin. Cela serait en notre faveur certainement ».

Concernant les intérêts d’Israël, l’ex- responsable américain a déclaré que «la Syrie assure un pont entre l’Iran et le Hezbollah, autrement dit,  l’Iran est aux frontières avec Israël via le parti, ce qui pose un grave problème, et donc si Assad tombe.. Tout  va changer» .

Et Daech dans tout cela ?

Abrahms a fait remarquer que «pour vaincre Daech il faut changer l’équation en Syrie». Comment? «En plus de l’armement de l’opposition … il faut frapper les forces de l’air syriennes»,  justifiant que « Assad utilise cette force pour bombarder son peuple ».

Il est à noter que durant son audience,  Abrahms a déclaré qu’ ‘«une partie des Libanais était  mécontente de la participation du Hezbollah en Syrie, en particulier les chiites, lesquels se demandent pourquoi leurs fils meurent dans la défense de Bachar al-Assad?» selon ses allégations.


A noter aussi qu’Abrahms s’est intéressé au dossier libanais avant l’an 2000, via ses relations avec des hommes d’affaires libanais, et plus tard avec des politiciens du bloc du 14 Mars.

Sachant que le document qui stipule « la nécessité de mettre fin à l’occupation syrienne du Liban » (mai 2000) a vu le jour grâce à la participation de certains d’entre eux, sans compter un grand nombre de faucons néo-conservateurs. Parmi ces Libanais , figurent des noms comme Ziad Abdelnour, Daniel Nassif, Nabil al-Haj, Habib Malik, Samir Boustani, Charles Sahioun … Et parmi les faucons néo-conservateurs , figurent Richard Perle (chef du comité consultatif sur les affaires de défense sous le règne de George W. Bush), Daniel Pipes, Paula Dobriansky , Douglas Viet, Jeane Kurkpatrick …

Le document de 2000 a exigé « le retrait des forces militaires et de renseignement syriens du Liban , n’excluant pas une intervention militaire US rapide contre la Syrie afin de protéger les libertés du Liban et le pluralisme mais aussi défendre les valeurs des États-Unis et leurs intérêts ».

A cette époque, le Liban-Sud n’était pas encore libéré de l’occupation israélienne. Bachar al-Assad n’était pas au pouvoir. Les attentats du 11 septembre n’avaient pas eu lieu. Ni l’occupation de l’Afghanistan et ni celle de l’Irak. La 1559 n’existait pas non plus, ni la vague d’assassinats et d’attentats à la bombe qui avaient frappé le Liban …

Cependant, ce qui existait bel et bien était la planification pour la mise en œuvre, le moment propice, d’incidents dans le but de réaliser  ces objectifs…

Résistance au colonialisme: La confédération iroquoise va traîner l’entreprise de la « couronne » Canada devant le tribunal de La Hague pour génocide…

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Ongwehonwe* contre le serpent

 

Mohawk Nation News

 

20 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/11/20/ongwehonwe-vs-the-serpent/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

* Ongwehonwe: Habitants originels de l’Île de la Grande Tortue (Onowakareh) ou population originelle de l’Amérique du Nord.

 

Dans une réunion récente les Rotinoshonni/Iroquois ont discuté de l’holocauste des pensionnats pour Indiens perpétré contre nous par la Couronne/Vatican. Les membres sont devenus un esprit (NdT: c’est à dire unanime, la seule façon de décider pour les Iroquois et le plus grand nombre de sociétés autochtones des Amériques…) pour dire que la Couronne/Vatican devrait être mise en accusation et forcée de répondre du crime de génocide devant la Cour Arbitrale Permanente de La Hague.

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) menée par le juge Murray Sinclair a déjà réuni bon nombre de preuves et a prouvé le crime de génocide. Il a annoncé que sa commission n’avait pas pour mandat de mettre la Couronne (NdT: qui a deux têtes: la figure royale, marionnette de la seconde tête: la City de Londres et la Banque d’Angleterre qui est la “couronne” et reconnue comme telle par la royauté elle-même…) en accusation, seulement de prouver ce qui s’est passé et de développer une stratégie de réconciliation. Comme il ne peut pas mettre la Couronne en accusation et la traîner en justice, toutes ses preuves au bénéfice des quelques 80 000 enfants Onkweonweh (autochtones) assassinés peuvent être utilisées pour amener l’affaire en justice.

La loi d’Ononwaregeh (l’Île de la Grande Tortue) est la Grande Paix ou Kaianerekowa. Aucun statut de l’amirauté ne peut avoir une quelconque jurisdiction sur nous et l’Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord). Seul Guswentah ou le Wampum Deux Rangées est la base de toute nos interactions. La seule base des corporations pour leur saisie de notre terre sont les doctrines de la découverte, Terra Nullius, etc… qui ne sont que de totales fictions légales. Ces doctrines ont été condamnées comme socialement (et politiquement) injustes, racistes et comme étant une violation des droits fondamentaux de l’Homme. Ces bulles papales ont été la base de l’assassinats de 150 millions d’Ongweonweh sur le continent des Amériques (NdT: Depuis 1492).

Comme chacun sait, tout ce qui est fondé sur un mensonge, est un mensonge. la loi de l’amirauté (la loi qu’applique la Couronne) est pour les banques et les entreprises commerciales. Nous les Rotinoshonni sommes les ongweonweh de la terre. Nous ne sommes ni une entreprise commerciale ni une banque. Il est illégal de faire commerce de notre terre pour de l’argent. Tous les statuts de la loi de l’amirauté sont fondés sur ce mensonge.

Le 25 Octobre 1924, les lois génocidaires sur les terres indiennes (Indian Lands Acts) nous ont été imposées par la colonie de la couronne appelée Canada. Elles ont été faites pour être liées aux provinces comme si elles étaient des législations. Elles ne sont que des régulations d’entreprises commerciales (Couronne/City de Londres). A ce moment, des “réserves” furent établies pour forcer les Indiens en captivité. Puis ils ont enlevé nos enfants et les ont inséré dans leurs pensionnats camps de la mort. Les Palestiniens peuvent s’attendre à ce qu’une version de ce type d’holocauste par pensionnats pour leurs enfants leur soit imposé. Nous allons empêcher que ceci ne se produise pour quiconque et à tout jamais.

Retour en arrière: En 324 Ap. J.C l’empereur romain Constantin érige le christianisme comme la religion officielle de l’empire. La capitale de l’empire était alors Constantinople (NdT: Aujourd’hui Istanboul) et la capitale de l’église était Kiev en Russie. En 910, 500 prêtres quittèrent l’église chrétienne et s’en allèrent établir leur syndicat à Rome dans ce qui deviendra le Vatican. Ils appelèrent leur nouvelle religion “l’église catholique apostolique et romaine”. Les monarques de l‘Europe de l’Ouest étaient en soutien de la création et des opérations quotidiennes de l’entité entrepreneuriale, la Couronne/Vatican. Chaque monarque eut droit à son tour pour placer quelqu’un comme pape au Vatican à vie. Le catholicisme romain est une entreprise commerciale, un “corporatisme”. Toutes les entreprises ont leur numéro ISO. Canada est ISO #1366-2:CA 1867 et USA est ISO #3166-2:US Feb. 21, 1871. La Couronne/Vatican est listée comme actionnaire majoritaire de ces deux entreprises.

Par la loi de l’amirauté tous les tribunaux sont aussi dépendants de l’amirauté et sont des entreprises propriétés de la Couronne. Tous les tribunaux américains, canadiens et britanniques sont des tribunaux de l’amirauté (NdT: c’est à dire régis par la loi de la mer codifiée par l’amirauté britannique). Il est impossible pour nous d’obtenir une action en justice juste dans un tribunal de l’amirauté parce que les propriétaires de ces tribunaux sont coupables du génocide dont nous les accusons (NdT: ils sont donc juges et parties).

Le Tribunal Arbitral Permanent de La Hague a été créé en 1899 par le tsar Nicolas II de Russie et est la première cour internationale pour la paix mondiale. Ce n’est pas un tribunal de l’amirauté. Il est fait pour des affaires comme la notre. Lui et les tsars précédents ont vu le génocide se déroulant sur le continent américain à cause des bulles papales (NdT: Romanus Pontifex 1455 et Inter Caetera 1493). La Russie n’a jamais pris part au génocide du continent américain. Dressons-nous comme une seule famille humaine terrestre, plantons un arbre de la paix dont les racines partiront dans toutes les directions et enterrons les armes de la guerre dessous.

Nous le faisons pour nos enfants et petits-enfants, comme le chante si bien Crosby, Stills, Nash & Young: “You, who are on the road, must have a code that you can live by. And so become yourself because the past is just a good-bye. Teach your children well, their father’s hell did slowly go by, and feed them on your dreams, the one they fix, the one you’ll know by. And don’t you ever ask them why. If they told you, you would cry. So just look at them and sigh, and know they love you”. Enseignez bien à vos enfants.

Truth and Reconciliation Commission of Canada,

1500-360 Main Street, Winnipeg, Manitoba R3C 3Z3, Toll Free: 1-888-872-5554 (1-888-TRC-5554) Telephone: (204) 984-5885 Fax: (204) 984-5915Email: info@trc.ca

Lisez: MNN “Fatally Flawed Decision”.

Permanent Court of Arbitration, Peace Palace, Carnegieplein 2, 2517 KJ The Hague, The Netherlands T:+31 70 302 4165, F:+31 70 302 4167 E:bureau@pca-cpa.org

Résistance au colonialisme: Thomas Sankara, un héros de l’Afrique…

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Vie et combats de Thomas Sankara

 

Saïd Bouamama

 

19 Novembre 2014

 

Url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/Vie-et-combats-de-Thomas-Sankara.html?lang=fr

 

« Notre révolution au Burkina Faso est ouverte aux malheurs de tous les peuples. Elle s’inspire aussi de toutes les expériences des hommes depuis le premier souffle de l’humanité. Nous voulons être les héritiers de toutes les révolutions du monde, de toutes les luttes de libération des peuples du tiers monde ». Thomas SANKARA, « La liberté se conquiert par la lutte », Discours à l’Assemblée générale des Nations unies, 1984. Investig’Action offre à ses lecteurs un extrait du livre Figures de la révolution africaine de Saïd Bouamama consacré à la figure révolutionnaire de Thomas Sankara.

Au sommet de l’OUA, en juillet 1987, le président du Faso lance devant ses homologues ébahis un mémorable discours qui restera dans l’histoire comme l’un des plus marquants manifestes contre les dettes injustes et illégitimes :

La dette s’analyse d’abord de par son origine. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui nous ont prêté de l’argent, ce sont eux qui nous ont colonisés. Ceux sont les mêmes qui géraient nos États et nos économies […].

La dette, c’est encore le néocolonialisme où les colonialistes se sont transformés en assistants techniques (en fait, nous devrions dire en « assassins techniques »). Et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement […]. On nous a présente des dossiers et des montages financiers alléchants. Nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans et même plus. C’est-à-dire que l’on nous a amenés à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus.

La dette sous sa forme actuelle est une reconquête savamment organisée de l’Afrique, pour que sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangers. Faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier, c’est-à-dire l’esclave tout court, de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer des fonds chez nous avec l’obligation de rembourser. […]

Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang […].

Quand nous disons que la dette ne saura être payée, ce n’est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole. [C’est parce que] nous estimons que nous n’avons pas la même morale que les autres. Entre le riche et le pauvre, il n’y a pas la même morale » .

Moins de trois mois après, Thomas Sankara est assassiné. Il avait prévu cette possibilité en soulignant à Addis-Abeba la nécessite d’un refus collectif du paiement de la dette « pour éviter que nous allions individuellement nous faire assassiner ».

Et de prophétiser : « Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas la à la prochaine conférence. »

« ON PEUT TUER UN HOMME MAIS PAS DES IDÉES »

Sankara sait de quoi il est question lorsqu’il parle de la dette. L’expérience révolutionnaire du Burkina est menacée par les remboursements de cette dette, dont le poids est devenu insupportable alors que dans le même temps l’aide internationale chute de 25 % et l’aide bilatérale française passe de 88 millions à 19 millions de dollars entre 1982 et 1985 .

Ce cadre de contrainte conduit, des 1983, à une rigueur implacable que Sankara s’applique d’abord à lui-même et à ses proches. Le président du Faso ne dispose que de deux outils pour améliorer les conditions matérielles d’existence des plus démunis et financer le développement autocentré. Le premier est la baisse des dépenses de fonctionnement des services publics. Le second est la mise à contribution des seuls contribuables qui ont un revenu stable, les salariés urbains et en particulier les fonctionnaires. La hausse des cotisations sociales et taxes diverses s’appliquant aux fonctionnaires est constante. Journaliste spécialiste du Burkina Faso, Pascal Labazée estime à 30 % la baisse du pouvoir d’achat des salaires urbains entre 1982 et 1987 .

Petit à petit, les contradictions s’exacerbent entre les fonctionnaires et le pouvoir. Elles sont en outre entretenues par l’opposition. Le Syndicat national des enseignants africains de Haute-Volta (SNEAHV), dont plusieurs dirigeants sont membres du Front patriotique voltaïque, une organisation s’opposant au CNR se fait le porte-parole du mécontentement.

L’arrestation, le 12 mars 1984, de quatre dirigeants de ce syndicat pour « complot contre la sûreté de l’État » entraîne un mot d’ordre de grève pour les 20 et 21 mars. Dès le lendemain, le ministre de la Défense annonce sur les ondes le licenciement des 1 380 enseignants grévistes. La Confédération syndicale burkinabé (CSB), proche du PAI, reste pour sa part plus longtemps fidèle au régime révolutionnaire. Mais, se montrant plus revendicative à partir de 1984, lorsque le PAI rompt avec le CNR, elle est à son tour confrontée à la répression. Son secrétaire général est arrêté, l’accusation d’« anarcho-syndicalisme » entre dans le discours officiel et le président du Faso perd ainsi un de ses alliés les plus anciens et les plus importants. Confronte à cette grave crise sociale, Sankara explique ainsi son dilemme :

« Il y a un choix à faire. Ou bien nous cherchons à contenter les fonctionnaires – ils sont à peu près 25 000, disons 0,3 % de la population –, ou bien nous cherchons à nous occuper de tous ces autres qui ne peuvent même pas avoir un comprimé de nivaquine ou d’aspirine et qui meurent simplement quand ils sont malades » .

Si l’on peut comprendre que la priorité de Sankara aille à la seconde catégorie, la question du rythme des changements est plus discutable. Pour évaluer ce rythme, il manque au président du Faso un outil de liaison politique permanent avec les différents secteurs sociaux des classes populaires. La division des organisations politiques de gauche les empêche de jouer cette fonction politique. Sankara ne ménage pas ses efforts pour les faire converger mais, comme il l’explique en 1984, il ne veut pas reproduire les erreurs d’autres expériences révolutionnaires africaines :

« Nous pourrions, bien sûr, créer un parti tout de suite […]. Mais nous ne tenons pas à calquer, à reproduire ici naïvement, et d’une manière plutôt burlesque, ce qui a pu se faire ailleurs. Ce que nous aimerions, c’est d’abord tirer profit des expériences des autres peuples. […] Nous ne voulons pas qu’elle [l’organisation] s’impose de manière dictatoriale ou bureaucratique, comme cela a pu se passer ailleurs… Il faut qu’elle soit […] l’émanation d’un désir populaire profond, d’un vœu réel, d’une exigence populaire » .

Les CDR de leur côté ne peuvent pas non plus assurer cette fonction politique. Ce sont les militaires qui héritent dès le début du secrétariat général des CDR. Le capitaine d’aviation Pierre Ouedraogo, « un des amis de Sankara issus du cercle politique de la première heure » ( ), est nommé secrétaire général national des CDR. Il impulse une logique du changement « par en haut » tendant ainsi à transformer ces structures censées être de « démocratie directe » en simple « courroie de transmission ». Plus grave, les CDR sont instrumentalisés au service de la lutte au sein du CNR.

« Ainsi, résume Bruno Jaffré, les CDR ont incontestablement joué un rôle répressif en procédant à des arrestations arbitraires souvent sur ordre du secrétariat général des CDR. Ils ont aussi participé aux différentes offensives qui ont eu lieu contre les syndicats et servi de masse de manœuvre dans la sourde bataille que se livraient les différentes factions politiques pour le contrôle du pouvoir note. »

Les interventions du président du Faso en avril 1986, lors de la première conférence nationale des CDR, soulignent son inquiétude sur les nombreuses dérives de ces organismes. Il y dénonce certains CDR qui « deviennent de véritables terreurs pour les directeurs », épingle ceux qui « arborent tout un arsenal d’armes » et utilisent la menace et condamne ceux qui « ont fait des choses exécrables » et qui « ont profité de la patrouille pour piller note ».

Dans de nombreux villages, les CDR ne jouent pas non plus le rôle prévu et leurs élus sont soit les notables traditionnels, soit des hommes à leur service. Analysant l’évolution du pouvoir local villageois dans l’Ouest burkinabé, le sociologue Alfred Schwartz conclut à la continuité réelle sous l’apparence du changement, c’est-à-dire « à une subordination de fait du pouvoir “révolutionnaire” au pouvoir coutumier note ».

L’ampleur des changements effectués, le rythme intensif avec lequel les réformes sont menées, l’importance des efforts demandes, les rancœurs que suscitent ces bouleversements et l’absence d’élections toujours inquiétante dans un pays qui se revendique du « peuple » tendent à se coaguler pour nourrir une opposition diffuse qui gagne en audience et à reléguer au second plan les améliorations pourtant palpables pour la grande majorité. Quelques mois avant son assassinat, Sankara semble pourtant avoir acquis une vision plus réaliste de la situation. Dans son discours célébrant le quatrième anniversaire de la révolution, le 4 août 1987, il appelle à une pause des reformes afin « de tirer les leçons et enseignements de notre action passée pour […] nous engager davantage dans la lutte de façon organisée, plus scientifique et plus résolue » .

Sankara semble lui-même quelque peu dépasse par les événements, comme il le reconnaît avec humilité dans une interview télévisée :

« Je me retrouve un peu comme un cycliste qui grimpe une pente raide et qui a, à gauche et à droite, deux précipices. […] Pour rester moi-même, pour me sentir moi-même, je suis obligé de continuer dans cette lancée … »

Ces contradictions internes sont attentivement scrutées par les multiples adversaires extérieurs du régime sankariste. Du pouvoir malien, secoue par des agitations lycéennes et étudiantes en décembre 1985 et qui déclenche une nouvelle guerre contre le Burkina dans cette période, à celui de la Côte-d’Ivoire qui accueille les opposants burkinabé, nombreux sont les dirigeants des pays limitrophes que gène le bouillant président du Faso. La France, ancienne puissance coloniale, craint pour sa part ce dirigeant qui condamne ouvertement le franc CFA comme « une arme de la domination française » et la Francophonie comme « une stratégie néocolonialiste » .

Et qui, en plus de boycotter le sommet franco-africain de Lomé (novembre 1986), n’hésite pas à critiquer publiquement François Mitterrand. C’est le cas notamment lors de la visite officielle de ce dernier au Burkina Faso, en novembre 1986, lorsque Sankara critique, dans un style offensif qui rappelle le « non » de Sékou Touré à de Gaulle en 1958, la récente visite du président sud-africain Pieter Botha en France :

Nous n’avons pas compris comment des bandits comme [le guérillero angolais] Jonas Savimbi [et] des tueurs comme [le président sud-africain] Pieter Botha ont eu le droit de parcourir la France si belle et si propre. Ils l’ont tachée de leurs mains et de leurs pieds couverts de sang. Et tous ceux qui leur ont permis de poser ces actes en porteront l’entière responsabilité ici et ailleurs, aujourd’hui et toujours.

Certes, personne ne peut encore dire de manière certaine qui sont les commanditaires de l’assassinat de Sankara, le 15 octobre 1987, lors du coup d’État qui permet à Blaise Compaoré de prendre le pouvoir. En revanche, la question que Sankara lui-même posait à propos de l’assassinat du président mozambicain Samora Machel, décédé en octobre 1986 dans un accident d’avion, est pertinente dans son propre cas :

« Pour savoir qui a tué Samora Machel, demandons-nous qui se réjouit et qui a intérêt à ce que Machel ait été tué. » ( ) On ne peut alors que constater que la mort de Sankara et la politique de « rectification » lancée par Compaoré ont permit au système « françafricain », qui n’a cessé de se reproduire depuis les indépendances de 1960 (voir chapitre 6), de reprendre la main sur un pays qui risquait, sous l’impulsion de son révolutionnaire chef d’État, d’emmener ses voisins sur les chemins de l’insoumission.

Les causes qui ont fait émerger la révolution sankariste, à savoir l’oppression, l’exploitation et l’injustice, n’ayant pas disparu, il est peu probable que les principes que Sankara a tenté de mettre en pratique se perdent dans l’oubli. « On peut tuer un homme mais pas des idées », aimait-il lui-même à répéter.

Extrait du livre « Figures de la libération africaine. De Kenyatta à Sankara », Saïd Bouamama, Paris Zones, 2014.

Résistance au colonialisme: L’empire est attaqué tout azimut… Un tribunal néo-zélandais déclare que les Maoris n’ont pas céder leur souveraineté en 1840…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 21 novembre 2014 by Résistance 71

… contrairement à ce que dit la doxa officielle impérialiste. Nous l’avons dit et ne le répéterons jamais assez: Nous ne vivons aucunement dans un monde « post-colonial » comme l’oligarchie essaie de nous le faire croire, mais dans un monde colonial et colonialiste où en fin de compte nous sommes tous des colonisés.

Nous avons dit qu’au-delà du pays du goulag levant et du Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ainsi en fait que tous les pays du Commonwealth, étaient toujours sous domination et contrôle colonial de la « couronne » britannique, c’est à dire de la City de Londres (Banque d’Angleterre / Vatican). Nous devons soutenir Amérindiens, Maoris et Aborigènes d’Australie ainsi que les Maasaï et peuples toujours sous tutelle, car nous ne pourrons jamais être libres sans qu’ils le soient.

Sans terres l’empire s’effondre. Rien n’est légitime dans son entreprise. Que leur souveraineté soit rendue aux peuples autochtones et que nous marchions enfin la main dans la main pour un monde libre dans une grande confédération des communes libres et émancipées.

– Résistance 71 –

 

Il n’y a pas eu de cession de territoires en Nouvelle-Zélande (par les Maoris)

 

NRTNZ

 

14 novembre 2014

 

url de l’article:

http://norightturn.blogspot.co.nz/2014/11/there-was-no-cession-in-new-zealand.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le mythe fondateur de la Nouvelle-Zélande est qu’au contraire des autres pays comme l’Australie ou les Etats-Unis, la gouvernance britannique a été établie ici pacifiquement par un acte de cession volontaire de territoire. En 1840, par le Traité de Waitangi, les Maoris ont abandonné leur souveraineté au profit de la Grande-Bretagne en échange de la citoyenneté et de la protection de leurs terres (que le gouvernement ensuite vint à frauduleusement voler au bout de plusieurs campagnes militaires, mais comme je l’ai dit plus haut: il s’agit d’un mythe fondateur…) Le tribunal de Waitangi vient tout juste de faire passer tout cela par dessus bord.

Aujourd’hui, le tribunal vient de publier un rapport sur la 1ère étape de son enquête au sujet de Te paparahi o te Raki (La Grande Terre du Nord) et les revendications du traité.

Le rapport est au sujet de “la signification et de l’effet” de traité en Février 1840, lorsque les premières signatures du te Tiriti eurent lieu dans la Bay of Islands et l’Hokianga. La seconde étape de l’enquête qui est en cours, est au sujet des évènements après Février 1840.

“Bien que la GB se rendît aux négociations du traité avec l’intention d’acquérir la souveraineté et donc le pouvoir de faire et de mettre application la loi sur à la fois les Maori et les Pakeha, elle n’a pas expliqué cela au rangatira”, a dit le tribunal.

Le représentant de la Grande-Bretagne, William Hobson et ses agents, ont plutôt expliqué le traité comme donnant “le pouvoir de contrôler les sujets britanniques et ainsi de protéger les Maoris”, tandis qu’on dit à rangatira (l’assemblée traditionnelle des anciens Maoris) qu’ils conserveraient leur “tino rangatiratanga””, leur indépendance et leur autorité pleine de chefs.

“Le rangatira qui a signé le te Tiriti o Waitangi en Février 1840 n’a pas cédé leur souvraineté à la Grande-Bretagne”, a conclus le tribunal. “Ce qui veut dire, ils n’ont pas céder l’autorité pour faire et mettre en application la loi sur leur peuple ou leurs territoires.”

Le tribunal possède l’autorité exclusive de déterminer la signification et l’effet du traité, ceci est donc assez définitif: Comme compris en 1840, le traité n’a pas été une cession de souveraineté, mais un accord de partenariat avec un rôle limité pour la couronne étrangère.

Notez la remarque importante: Comme compris en 1840. Le tribunal a du mal à dire qu’ils n’ont pas tiré de conclusions sur le comment le gouvernement a acquis la souveraineté qu’il exerce ipso facto aujourd’hui. Seulement qu’il ne l’a pas acquise. Mais en éliminant l’élément central de notre mythe fondateur, ils ont soudainement mis notre constitution sur des bases incertaines.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Certainement que certains actes des années 1840 et dans les décennies qui ont suivies deviendront des irrégularités de traité (et nous avons le problème des irrégularités pré-1840, alors que les Britanniques avaient violé une promesse d’enquête sur des transactions foncières et de restitution de territoires qui n’avaient pas été acquis régulièrement). Le système existant de règlement de traité est parfaitement capable de gérer cela. Cela va potentiellement lever la possibilité de nouvelles demandes, car ces irrégularités n’ont peut-être pas été incluses dans les accords passés et cela va mettre une grosse pression sur la date limite des réclamations du gouvernement (qui, dans la mesure où il empêche les justes réclamations, ne peut-être vu que comme une barriere bureaucratique de style texanne afin de prévenir que justice soit rendue). Cela va faire poser des questions sur l’effet légal des lois et des ordonnances passées dans la période de pré-souveraineté et sur leur effet sur la loi coutumière Maorie (qui, légalement, est en vigueur jusqu’à temps qu’elle ne soit objectée par le parlement). Ceci se dirige dans la direction de la cour suprême dans les affaires ayant trait à ces lois.

Mais le plus gros effet sera psychologique. Pakeha (les colons) vont devoir confronter le fait que notre histoire est un peu plus complexe et bien moins confortable que ce qu’ils prétendent. Ou pas. Au regard du passé, ceci va sûrement se terminer en une poussée de racisme envers les Maoris pour avoir dérèglé les mythes, puis ce sera un retour à l’ignorance confortable.

= = =

Article connexe:

“Les Maoris de Nouvelle-Zélande n’ont pas cédé la souveraineté à la Grande-Bretagne” en 1840, dans le Telegraph UK du 14 Novembre 2014:

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/australiaandthepacific/newzealand/11230323/New-Zealands-Maori-did-not-cede-sovereignty-to-Britain.html

Expulsion colonialiste en cours en Tanzanie… Les Maasaï se font voler leurs terres par la famille royale de Dubaï…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 21 novembre 2014 by Résistance 71

Les Maasaï vont-ils devenir la version XXIème siècle du vol des terres ancestrales d’un peuple, en plus de ce qui se passe déjà dans la forêt amazonienne ?

Le colonialisme est bien actif. C’est le fléau de cette planète et à cet égard, il est grand temps de l’éradiquer une fois pour toute…

Merci à Garfy pour nous avoir transmis cet article.

– Résistance 71 –

 

La Tanzanie menace d’expulsion 40 000 Masaaï de leurs terres pour la famille royale de Dubaï

 

Claire Bréguet

 

19 novembre 2014

 

url de l’article:

http://la-nouvelle-gazette.fr/la-tanzanie-menace-dexpulsion-40-000-maasai-de-leurs-terres-pour-la-famille-royale-de-dubai/11235

 

Les Maasaï de Tanzanie ont été sommés de quitter leurs terres ancestrales d’ici la fin de l’année, rapporte le Guardian. Les représentants de ce peuple se réuniront avec le Premier ministre Pinda Mizengo dans la capitale, Dodoma, mardi prochain pour exprimer leur mécontentement. Ils protestent sur la vente de terres considérant qu’on leur vole leur héritage, et qui affecte, directement et indirectement, les moyens de subsistance de 80 000 personnes.

L’année dernière, le gouvernement de la Tanzanie a déclaré qu’ils avaient réservé 1500 kilomètres carrés, «couloir de la faune» qui borde le parc national du Serengeti, pour organiser les chasses commerciales d’Ortelo Business Corporation (OBC), société organisatrice de safari de luxe basée aux Émirats arabes unis et créée par un fonctionnaire proche de la famille royale de Dubaï. OBC opère dans la région depuis environ 20 ans. Le gouvernement tanzanien a offert aux Maasaï une compensation de 1000 millions de shillings (environ 11.000 $). Cette somme ne leur serait pas directement versée mais serviraient aux investissements dans des projets de développement économique. Les Maasaï ont refusé l’offre.

“Je me sens trahi” a déclaré Samwuel Nangiria, coordinateur local de la Société civite Ngonett. Un milliard ce n’est rien, vous ne pouvez pas comparer cela avec la terre. La terre est notre héritage. Nos mères et grands mères y sont enterrées. Il n’y a rien qui se compare à cette terre, » dit Nangiria.

Nangiria pense que le gouvernement n’a pas renoncé à son intention d’obtenir ces terre, mais ne veut pas attirer l’attention mondiale. «Ils vont faire semblant de clore le projet pour tromper la presse internationale », a déclaré le militant, qui n’a pas réussi à contacter l’OBC.

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